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    Aeglos Aglareb | Un souvenir nommé Empire [Terminé] EFZvhIHe_o
    Gazette des cendres
    Hiver 2022-2023
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    #1
    RP coup de coeurCoeur

    RP coup de coeur

    Titre du rp
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    Citoyen du monde
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    Aeglos Aglareb
    Aeglos Aglareb
    Messages : 8
    crédits : 330

    Info personnage
    Race: Elfe
    Vocation: Mage soutien
    Alignement: Loyal Neutre
    Rang: B
    qui suis-je ?:
    https://www.rp-cendres.com/t1089-aeglos-aglareb-un-souvenir-nomme-empire-termine
  • Sam 24 Déc - 1:09
    Aeglos Aglareb
    Race : Elfe
    Sexe : Masculin
    Âge : 864 ans
    Métier : Ex-professeur à l'université de Melorn, actuel ambassadeur
    Taille & poids : 1m97 – 71 kilos
    Alignement : Loyal Neutre
    Faction : Citoyen du monde
    Rang : B
    Religion : Agnostique
    Avatar : Fanart

    Pouvoirs et objets

    Vocation : Mage
    Sous-spécialisation : Soutien


    Maîtrise de la glace – Pallier 3 (2100)
    Télékinésie – Pallier 2 (750)
    Illusion – Pallier 2 (750)
    Bouclier Psychique – Pallier 1 (250)
    Vol – Pallier 1 (250)

    4100 crédits au total (reste 400)

    Immunité : Poison/Venin
    Faiblesse : Psychique


    Potion mana intermédiaire

    Sans être un ascète, Aeglos ne possède cependant pas une profusion d'objets matériels. Ses biens les plus précieux sont sans aucun doute les ouvrages de sa bibliothèque, dont certains sont d'une grande rareté et qu'il a mis toute une vie à rassembler, classifier et parfois traduire. Cette bibliothèque représente donc neuf siècles d'accumulation de savoir magique, artistique et historique.

    Parmi ses possessions se trouvent aussi de beaux vêtements à la mode de Melorn, c'est-à-dire une mode qui semble avoir des siècles de retard par rapport à celle des autres nations du continent. Pas de pourpoints élégamment ajustés ou de chausses rayées et brochées, pour un elfe de la libre et lumineuse cité, mais d'amples pièces de tissu nouées les unes avec les autres, formant un drapé si complexe qu'il confond l'œil novice et abolit la silhouette au lieu de la mettre en valeur. Les toges que portent Aeglos sont en général d'un bleu si profond qu'il en semble noir, et ornées de passementeries en fil d'argent, qui représentent son statut de mage initié et de mystagogue de la Tradition, ainsi celui - plus récemment acquis  - d'ambassadeur de la cité.  

    En dehors de ses livres et de ses vêtements, il possède également sept anneaux d'argent qui ne sont en réalité pas de simples ornements. Les anneaux de Saeros ou "anneaux du malheur" sont d'anciens artefacts passés de génération en génération dans la famille Aglareb, à partir du fondateur de leur lignée : le Mage noir Saeros. Certaines de leurs fonctions sont simples, comme amplifier le pouvoir de leur porteur, à la manière de catalyseurs magiques. D'autres sont plus obscures, perdues dans les méandres du souvenir, et même des décennies minutieuses de recherche n'ont pas suffi à Aeglos pour en découvrir tous les mystères.

    Description physique et mentale


    Un souvenir nommé Empire


    « Nouveau venu, qui cherches Rome en Rome
    Et rien de Rome en Rome n'aperçois,
    Ces vieux palais, ces vieux arcs que tu vois,
    Et ces vieux murs, c'est ce que Rome on nomme.

    Vois quel orgueil, quelle ruine : et comme
    Celle qui mit le monde sous ses lois,
    Pour dompter tout, se dompta quelquefois,
    Et devint proie au temps, qui tout consomme. »

    Joachim Du Bellay - Les antiquités de Rome


    Aeglos est à l’image de la société elfique dans son ensemble, une sorte de métaphore vivante de la belle mais décadente ville de Melorn. Quand un visiteur pose pour la première fois les yeux sur la cité des elfes, ses sens sont submergés par la profusion des choses belles et remarquables qu’il a l’heur de découvrir : des temples d’une pierre si blanche qu’ils semblent se fondre dans la neige qui tombe sur la ville, des statues et bas-reliefs dépeignant la gloire inégalée des elfes de jadis et mille lieux dans lesquels évoluent ces êtres dont la grâce semble appartenir à un autre monde ; de somptueux jardins enneigés, de longues colonnades de marbre rose et d’innombrables places animées d’une vie ordonnée et belle.

    Mais derrière cette beauté protéiforme et aveuglante se cache une réalité moins reluisante. Melorn est le dernier joyau d’un Empire ayant totalement disparu, l’ultime vestige d’une statue que les outrages du temps ont tellement érodée qu’on ne la reconnait quasiment plus. Les temples, si beaux et bien entretenus soient-ils – car la magie des elfes assure la parfaite préservation de tous les bâtiments composant la ville – sont bien souvent vides de fidèles, faute d’une population suffisamment importante pour les occuper. Les statues et les bas-reliefs dont la beauté surréelle coupe le souffle des visiteurs représentent des exploits que mêmes les plus érudits des elfes ont parfois oubliés, car plusieurs dizaines de millénaires séparent bien souvent les habitants actuels de Melorn de ces antiques héros. Quant aux exploits d’aujourd’hui, plus personne ne prend la peine de les immortaliser, tant ils semblent inférieurs à ceux du glorieux passé des elfes.

    Et tout autour de cette ville si grande et si belle qu’elle pourrait être la capitale d’un empire, rien ne demeure. Autour des hautes murailles de cette colossale épave, infinies et nues, les neiges blanches et solitaires s’étendent à perte de vue.

    Qu’il suffise de dire, pour décrire Aeglos, que son apparence est à l’image de cette ville dont il est citoyen et à laquelle il a consacré toute sa vie. Bien souvent, un homme finit par ressembler aux choses qu’il aime et auxquelles il sacrifie son temps. Bien souvent, un homme finit par se confondre avec les circonstances de son propre destin. Au premier abord, donc, ce qui frappe dans l’apparence d’Aeglos est sa beauté majestueuse et la richesse de ses atours. De grands yeux d’un bleu aussi clair que le ciel au printemps mangent son visage aux traits fins et réguliers ; son front est haut et ses pommettes sont hautes ; ses longs cheveux sont d’un blanc aussi pur que la neige tombant incessamment sur Melorn ; son corps, grand et élancé comme la flèche d’une cathédrale, est recouvert de soie coûteuse et de nombreux bijoux d’argent.

    Mais cette apparente splendeur n’est en réalité qu’un mince vernis, une fine couche de glace sous laquelle se cache la décadence et le déclin. Tout comme sa ville, Aeglos est d’un âge trop avancé pour que la légendaire longévité des elfes le préserve entièrement. Bien que le beau-peuple soit considérablement moins sensible que la plupart des autres races aux avanies du temps, son passage ne se fait jamais complètement oublier, et même chez un elfe peut se remarquer de mille différentes petites manières.

    Les années ont terni et figé des yeux qui, jadis, pouvaient resplendir avec le même éclat et la même chaleur que les rayons du soleil à la surface d’un lac. Désormais, ses prunelles ne sont plus que deux éclats de glace froide et terne, d’une fixité troublante, qu’on ne voit presque plus jamais ciller. Son corps, qui semble élancé et majestueux sous les multiples couches d’habits qui le recouvrent, est en réalité d’une minceur terrifiante, comme si trop peu de chair avait été étalée sur trop d’os, ou que la substance de son être s’était progressivement étiolée avec le temps. Quant à sa peau, qui semble parfaitement blanche et lisse au premier abord, elle est en réalité recouverte d’un millier de petites stries entrecroisées et diaphanes, qui sont à la fois l’œuvre du temps et le témoignage des multiples batailles que l’elfe a dû livrer au service de son peuple.  

    Son caractère, en revanche, se démarque de ce diptyque grandeur/décadence. Quand il n’était encore qu’un jeune elfe, Aeglos était d’un caractère irréductiblement optimiste, joyeux et curieux. La décrépitude de son peuple ne lui semblait pas être un mécanisme irréversible, une fatalité que même les plus grands efforts ne parviendraient à enrayer. En se tournant vers l’extérieur et en acceptant que le passé ne reviendrait jamais tel qu’il avait été, Aeglos était persuadé qu’un nouvel âge pouvait s’ouvrir pour les elfes. Contrairement au parti isolationniste, qui comptait nombre de soutiens à l’époque, et qui théorisait que l’ouverture de la dernière cité des elfes aux influences extérieures signerait son déclin et sa chute, Aeglos croyait au contraire que cette ouverture permettrait aux elfes de se renouveler et de trouver une nouvelle place dans un monde changeant.

    Souvent, pour se galvaniser, il se répétait pour lui-même une maxime que son maître, l’érudit Agarfín, lui avait enseignée : « Au-delà de l’horizon, le monde est plus vaste que tu ne le crois. Ne pas voir chez autrui ce qu'il peut nous enseigner, c’est faire preuve d’étroitesse d’esprit et manquer de générosité. » Comme son maître, Aeglos fut l’un des plus fervents partisans de l’ouverture de Melorn vers les grandes puissances extérieures, fussent-elles dominées par des races plus jeunes et moins parfaites que la race elfique. Et en définitive, leur parti, celui de l’ouverture, finit par triompher des isolationnistes.

    Plusieurs centaines d’années plus tard, les embruns de cet optimisme survivent chez Aeglos. Quand il enseignait encore, Aeglos était l’un des professeurs de l’académie de Melorn qui était le plus heureux d'avoir dans sa classe des élèves venant de l’université Magic de Liberty ou de Draakstang, bien qu’il se gardât bien de le montrer, préférant conserver une apparence stoïque et inaffectée. Rencontrer génération après génération de jeunes élèves venus de l’extérieur lui permettait de satisfaire sa curiosité dévorante, que sa longue présence à Melorn ne pouvait qu'aiguiser sans satisfaire. Maintenant qu'il est ambassadeur, il profite de ce rôle pour défendre au mieux de ses capacités les intérêts de sa cité, tout en repaissant sa faim inextinguible de connaissances.

    Cependant, comme la plupart de ses compatriotes, la longue déchéance de l'Empire a fini par affecter sa psyché. Aeglos est bien souvent la proie d’humeurs mélancoliques et froides, qui le font soudainement se rembrunir au beau milieu d’une conversation ou lui font perdre le fil de pensées qui seraient joyeuses sans ce poids. Le vieux magicien passe trop de temps enfermé dans son interminable bibliothèque, encerclé par des livres relatant la gloire ancienne de son peuple, plutôt qu’à planifier un futur qui l’effraie de plus en plus. Plus grave encore, l’antique orgueil de la race elfique a fini par grandir et s’épaissir en lui au fil du temps, et le fait que Melorn dépende presque entièrement d’une politique de soumission vis-à-vis du Reike et de la République le remplit d’une aigreur grandissante.

    Histoire ou test-rp


    Une désolation nommée Paix


    « Dévaster, massacrer, usurper avec de faux titres, voilà ce qu'ils nomment Empire, et là où ils font un désert, ils l'appellent paix. »

    Tacite (citant Calgacos) - Vie d'Agricola, XXX

    ---

    Melorn, année -67

    - Mystagogue Aglareb ?

    Aeglos ne répondit pas tout de suite. Non pas qu’il n’avait pas entendu le jeune humain qui s’était aventuré dans sa bibliothèque, mais il avait presque fini le dernier paragraphe de l’avant-dernier dernier chapitre des « Annales » de Llewelyn Neirmani, un ouvrage écrit dans un dialecte elfique si ancien et obscur que le déchiffrer – même pour lui, qui pourtant était loin d’être jeune – requérait un haut niveau de concentration et d’efforts. De plus, nonobstant la langue déjà difficile, le sujet de l’avant-dernier chapitre, qui se voulait être une liste exhaustive des causes de la chute du haut-empire, exigeait une attention indivisée. Aussi ne fut-ce qu’après avoir pris le temps de bien terminer sa page qu’Aeglos referma le livre pour se tourner vers son interlocuteur.

    Plusieurs dizaines de secondes s’étaient écoulées depuis que celui-ci avait élevé la voix, sans que le jeune humain n’ose prendre de nouveau la parole. Les yeux fixés sur ses pieds, il attendait que son professeur daigne lui accorder l'attention qu'il requérait. Aeglos ressentit une pointe de culpabilité que son visage froid et impassible ne laissa transparaître d’aucune manière.

    - Voyons, Riah. Il me semble t’avoir déjà dit de m’appeler « professeur ». Plus personne n’utilise les anciens titres.

    Ce n’était qu’un demi-mensonge. Entre eux, les elfes de l’Académie de Melorn persistaient dans leur observation minutieuse de la Tradition. Les élèves continuaient à appeler leurs professeurs « mystagogues » ou plus rarement « sapientissimes » et les professeurs continuaient à appeler leurs élèves « novices », « adeptes » ou « éclairés », en fonction de leur degré d’initiation aux mystères de la Tradition. Mais ces formules avaient été jugées trop lourdes et ampoulées pour des langues humaines. Les rangs avaient été simplifiés.

    - Bien sûr, mystagogue Aglareb, pardonnez-moi…

    Aeglos retint un grognement d’exaspération. Soit cet élève était une véritable tête de mule, soit il était incapable de se détendre.

    - Que puis-je pour toi, Riah ?, décida-t-il d’abréger.

    Timidement, le jeune homme sortit de ses robes bleues passementées d’or – les couleurs distinctives des adeptes – un petit objet en pierre. Aeglos tendit la main pour le recevoir.

    - Il s’agit de la tâche que vous nous aviez demandé de réaliser, mystagogue Aglareb.

    Aeglos faillit reprendre le jeune humain une nouvelle fois, mais décida finalement de garder sa langue derrière ses dents. A quoi bon, après tout ? A la place, il fit tourner la petite figurine près de la bougie qui l’avait solitairement accompagné au cours de sa lecture des annales, observant le petit objet sous toutes ses coutures.

    Il s’agissait d’une petite figurine en roche basaltique, qui ne devait pas faire plus de cinq centimètres de longueur pour deux de hauteur. Il était difficile de dire ce qu’elle représentait. Une sorte de lièvre ou de lapin, peut-être, mais les proportions n’étaient pas justes et la créature semblait dotée de trois oreilles au lieu de deux. Les contours, malhabiles et grossiers, semblaient avoir été façonnés par un enfant.

    Soulever la roche, fendre la terre en deux, invoquer la foudre et les éclairs… toutes ses choses pouvaient être réalisées sans beaucoup de difficulté par un Magicien disposant de suffisamment de puissance. Mais la puissance n’était pas tout. Pour pouvoir maîtriser complètement une discipline magique, il était d’abord nécessaire de maîtriser la discipline elle-même. Sans retenue ni finesse, un magicien risquait de perdre le contrôle de son pouvoir et de provoquer de terribles catastrophes, des scarifications horribles vis-à-vis de la nature et des hommes.

    L’exercice qu’avait donné Aeglos à ses élèves visait à renforcer le contrôle qu'ils exerçaient sur leurs pouvoirs. A partir d’un bloc de granite naturellement sensible aux énergies magiques, l’adepte devait façonner une statuette représentant un petit personnage, animal ou plante. La représentation devait être aussi fidèle que possible, car il ne s’agissait pas là de mesurer le talent artistique de l’élève, mais bien de s’assurer qu’il maîtrisait suffisamment son pouvoir pour façonner avec précision et grâce.

    - Qu… qu’en pensez-vous, Maître ?, interjeta Riah, visiblement nerveux.

    Aeglos regarda une dernière fois l’objet malhabilement façonné avant de poser sur son élève le regard froid de ses yeux qui ne cillaient presque jamais. Le teint de son élève Reikois, qui venait pourtant des régions désertiques de l’Empire, semblait presque pâle à la lumière de l’unique bougie qui éclairait cette portion de la bibliothèque. Visiblement nerveux, il faisait successivement passer le poids de son corps d’un pied à l’autre sans oser demander à Aeglos s’il pouvait chercher un tabouret pour s’asseoir.

    Au cours des trois années que Riah avait déjà passé à étudier à l’académie dans le cadre des échanges entre l’Empire Reikois et la libre et lumineuse Cité de Melorn, il avait excellé dans tous les domaines relatifs à la puissance et au combat, mais pas une seule fois avait-il réussi à satisfaire les exigences d’Aeglos en ce qui concernait la précision, la finesse et la maîtrise. Et ce n’était pas un cas individuel. Les performances de la plupart des élèves issus de l’Empire obéissaient à une logique similaire.

    Aeglos connaissait l’origine de ce déséquilibre. L’Empire ne s’intéressait pas à la magie pour ce qu’elle était, c’est-à-dire une science essayant de comprendre et modéliser les phénomènes naturels de l'Univers, mais pour ce qu’elle lui permettait d’accomplir : semer la destruction et la mort. La magie, pour le Reike, n’était pas une fin en soi mais le simple moyen d’étendre toujours plus loin sa domination brutale et excessive. Quant à la république… malgré ses prétendues valeurs humanistes, elle ne se débrouillait guère mieux. Engagée dans une lutte sans merci pour le contrôle du continent, elle obéissait en réalité aux mêmes logiques de domination impériale que le Reike. Et les résultats des étudiants issus des deux puissances, malgré leur rivalité légendaire, se ressemblaient terriblement.

    - C’est adéquat, mentit-il effrontément avant de rendre sa figurine au jeune homme.

    Depuis bien des décennies, ses collègues de l’académie le poussaient à retirer de son cursus la majeure partie de ce genre d'exercices. De les remplacer par d’autres moyens d’accroître la force brute des élèves, sans se soucier de la retenue ou la précision . « Les autres races n’apprendront jamais, Aeglos. Pourquoi te fatiguer ? Tu vois bien qu’ils n’ont aucun désir de pratiquer la vraie magie. Et puis… mieux vaut ne pas leur dévoiler tous nos secrets. » Voilà le discours qu’il s’était entendu répéter, année après année. Année après année, il avait pourtant persévéré sur cette voie. Et année après année, il avait été récompensé par la même déception.

    Après tout, ses collègues avaient sans doute raison. Peut-être n'y avait-il pas d'espoir à placer dans les autres races. Il jeta un regard par la fenêtre et contempla le spectacle sans cesse renouvelé de la neige tombant sur les toits de Melorn. Soudain, il se sentit très vieux. Très vieux et très fatigué.

    - Mystagogue Aglareb ? Est-ce que tout va bien ?

    L’expression sur le visage du vieux magicien n’avait pas changé d’un iota. Et pourtant, Riah avait dû sentir que quelque chose n’allait pas chez son professeur, car il s’était rapproché de lui et arborait une expression inquiète. Pris de court, Aeglos ne sut que répondre. Il pointa du doigt la figurine qu’il venait de rendre au jeune Reikois.

    - Dis-moi… ta figurine… s’agit-il d’un lièvre ou d’un lapin ?

    Une manière grossière de changer le cours de la conversation. Pourtant, cela sembla fonctionner, car le visage de Riah passa rapidement de l’inquiétude à la surprise.

    - Ni l’un ni l’autre, Maître. C’est un champa.

    - Un… champa ?

    Ce fut au tour d’Aeglos de sembler surpris. Un champa ? Il n’avait jamais entendu parler de cet étrange animal. Même le nom sonnait bizarrement à ses oreilles. Riah dut lire l'incompréhension sur le visage de son maître, car il ajouta :

    - Vous savez bien, maître, cette petite créature toute  mignonne... quatre pattes, deux oreilles et une corne au milieu du front. Pas plus gros qu'un renard, mais deux fois plus malin ! Une pause. Vous êtes sûr que ça ne vous dit rien ?

    Aeglos secoua lentement la tête.

    - En même temps, je comprends que vous n'ayez pas eu l'occasion d'en voir beaucoup par ici. Les champas, ça vit plutôt dans les déserts, ou d'autres zones vraiment chaudes et arides. Comme de par chez moi.

    Le vieux magicien posa de nouveau ses yeux sur son élève. Le timbre de sa voix trahissait la nostalgie qu'il ressentait à l'évocation de son foyer, un endroit qu'Aeglos n'avait jamais vu, dont il n'avait même jamais vraiment entendu parler ailleurs que dans des livres poussiéreux. Il reporta son attention sur la petit figurine. Ainsi, ce que l'elfe avait pris pour une troisième oreille malhabilement sculptée par Riah était en réalité une corne. Quel autre détail avait-il ainsi omis de remarquer, dans son arrogance de vieux professeur persuadé d’avoir tout vu et de tout connaître ?

    - Riah ?

    - Oui, professeur ?

    - Parle moi de chez toi.

    Son élève sourit de toutes ses dents et prit une profonde inspiration avant de reprendre la parole.

    Groupes d'intérêts


    Melorn - L'intemporelle cité des elfes est au cœur de toutes les préoccupations d'Aeglos. Il a passé plus de huit cents années à son service, d'abord en tant que professeur et plus récemment en tant qu'ambassadeur. S'il avait encore huit cents années à offrir, alors il les consacrerait également à Melorn.

    Université Magic - En tant qu' ex-professeur à l'Académie de Melorn, Aeglos a eu la chance de pouvoir enseigner à de nombreuses générations d'élèves républicains. Malgré le manque de finesse de certains d'entre eux, il apprécie énormément la perspective sur le monde que ces échanges lui ont permis à lui et l'université d'avoir.

    Université de Drakstrang - En tant qu' ex-professeur à l'Académie de Melorn, Aeglos a également eu le privilège de former de nombreuses générations d'élèves venant de l'Université de Drakstrang. Bien souvent brutaux et féroces, Aeglos respecte néanmoins la fougue des élèves en provenance  du Reike, bien qu'il déplore le fait que la magie ne soit pour bon nombre d'entre eux qu'un moyen visant à l'acquisition de plus de pouvoir.

    derrière l'écran

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  • Sam 24 Déc - 1:40
    Et voilà, c'est terminé ! o/

    Désolé si c'est un peu long et que la lecture est rébarbative. Je me suis permis de prendre quelques libertés avec le lore de Melorn, en inventant des titres imaginaires pour les professeurs, par exemple. J'espère que c'est ok, mais si ça ne l'est pas, n'hésitez pas à me le dire et je changerai en conséquence !

    En vous remerciant par avance pour la lecture de ma fiche.
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    Aeglos Aglareb
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  • Ven 30 Déc - 19:06
    Bonjour !

    Je me permets ce petit up de ma fiche pour signaler que j'ai fait quelques modifications depuis mon dernier post, avant tout sur mes pouvoirs et ma spécialité, qui ne sont plus les mêmes ! =3


    Aeglos parle en #FCF7F8
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  • Dim 1 Jan - 20:38
    Petit up ! J'ai de nouveau fait quelques changements, mais cette fois-ci ça y est, promis, j'y touche plus ! D:


    Aeglos parle en #FCF7F8
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  • Dim 1 Jan - 23:17
    Après lecture, tout me semble en ordre. Au sein de ton dialogue avec ton élève, tu parviens à nous prouver que tu as les épaules pour être un bon professeur. A présent, ta nouvelle tâche sera de nous prouver que tu sauras incarner avec sagesse les ambassadeurs de la cité elfique. Qui sait ou tes aventures diplomatiques te mèneront ?

    Quoi qu'il en soit, monsieur l'ambassadeur, j'ai le plaisir de vous annoncer que vous êtes à présent validé !
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