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    Gunnar Bremer
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  • Sam 31 Déc - 18:53
    -Messieurs, j’ai besoin de volontaires.

    Quand le chef a dit ça, j’ai levé des yeux placides vers lui alors que j’étais en train de mettre un point final à mon rapport sur une sordide affaire de cambriolage d’un bourgeois où le simple officier républicain que je suis ne serait pas qu’enquêteur dans l’affaire. Il est toujours particulièrement agréable de passer derrière soi avec la tunique de la République pour effacer les traces qu’on aurait pu laisser. ça pourrit un peu les chiffres, il est vrai, mais je ne serais pas le premier gus à se mettre lui-même en prison. Restons simples.

    Le commissaire nous toise avec son air impassible habituel. Rien ne laissait présager d’un quelconque plan foireux, même si quand le commissaire cherche des volontaires, c’est qu’il finit souvent pas compléter par des désigner volontaires. C’est toujours un peu foireux, mais ça fait partie du boulot. Un silence s’est installé dans la salle des officiers, chacun jaugeant ses disponibilités et sa motivation personnelle. Évidemment, il y a toujours des officiers modèles qui se proposent instantanément, mais ils doivent déjà être comptés. Là, on demande plus aux récalcitrants chroniques. Comme les autres, je fais le point sur mes dernières exactions et résultats. J’ai plutôt une balance négative. Beaucoup d’affaires non résolues. Quelques petites frappes qui ont pris pour les autres. On va commencer à me foutre sur des missions pourris. J’en ai pas envie. J’essaie d’être un minimum maître de ma destinée au sein de l’Office. Alors, c’est sans surprise pour mon introspection que je lève la main. Le commissaire hausse un sourcil. Lui est surpris. Mais ça lui va. D’autres gars finissent par suivre. Si Gunnar se bouge, on se bouge, pas vrai les gars ?

    J’aurais mieux fait de me couper la main, ce matin-là.

    ça a commencé à sentir mauvais quand, réunis dans l’entrée de l’Office, on a vu un Limier sortir du bourreau du commissaire et sortir sans nous adresser un regard. A ce moment là, Terry, un petit boutonneux aussi con que naïf a chuchoté.

    -Peut-être que ceux qui s’illustreront lors de cette mission pourront prétendre à être Limier ?

    C’est l’une des légendes urbaines qui a cours dans l’office républicain. Celles que les peignes-culs comme nous peuvent accéder au mérite au titre de Limier, ce qui est quand même plus classe qu’officier républicain, mais sans doute plus dangereux et probablement plus chiant si ton boulot, c’est de se mouiller le cul au Razkaal. Je comptais pas déjà briller au-delà même de savoir si cette légende est fondée ou pas, mais qu’il y ait un Limier à n’importe quelle endroit de l’histoire, c’est mauvais. C’est un peu plus tard que le commissaire nous a mis au parfum.

    La demi-douzaine de fiers officiers républicains qu’on était allait partir en mission dans la campagne proche, vers le lac Rebirth afin de faire la jonction avec un autre groupe d’officiers républicains pour mettre un terme aux agissements d’un groupe de bandits officiant de ce côté là, particulièrement efficaces et particulièrement sans pitié pour nettoyer des convois de marchandises. De plus, des patrouilles plus réduites s’en sont sorties sans aucun survivant. Un vrai plaisir. Autant vous dire que ça commence à en énerver pas mal dans la haute société et qu’il est temps d’intervenir rapidement et fermement.

    Pour la suite, le commissaire n’a pas souhaité nous donner d’avantages de détails à ce moment-là. Évidemment, on l’a interrogé sur la présence du Limier, mais il a répondu laconiquement que toutes les éventualités sont envisagées. Une éventualité comme quoi il y aurait peut-être des gus un peu trop portés sur le massacre ou la magie dans le tas de sorte que des officiers républicains comme nous se retrouveront rapidement en situation difficile ? Vous voyez comment on nous met rapidement dans de bonnes conditions pour partir protéger le bon peuple républicain de la lie de l’humanité.

    Alors, on est parti. Et sur la route les rumeurs et les suppositions allaient bon train. Paraîtrait qu’on serait pas loin d’une trentaine dans l’opération et fort heureusement, pas que des tocards comme Terry. Si on a pas de Limier, paraît-il, au moins a-t-on droit à ce qui se fait de solide au sein de l’Office républicain. c’est que grand sorcier ou pas dans les rangs d’en face, il est certain que les sbires seront équipés en coupe-chou et autres instruments de mort. Mais ça, un autre vous le détaillera davantage.

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    Kahl
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  • Dim 1 Jan - 3:33
    Au rythme des pas des brigands, leurs lourdes armures rouillées émettaient une multitude de cliquetis, transformant leur marche annonciatrice de mort en un véritable orchestre d'acier et de cuir froissé. Le succès de leurs précédentes aventures les rendaient confiants et d'autant plus courageux que lors de leur arrivée en terre républicaine. Abreuvés par le sang qui coulait à flots, les hommes et femmes d'armes menés au combat avaient d'abord cru la main gantée d'acier des officiers qui régnaient en maitre mais, au fil des assauts, les crapules avaient réalisé que les représentants de l'ordre n'étaient, au final, que de simples combattants qu'une flèche bien placée permettait d'anéantir, qu'ils fussent hérauts de la justice ou non.

    En vérité, pour qui avait vécu l'horreur des batailles sanglantes qui faisaient légion dans le grand Nord, cette excursion punitive semblait finalement bien paisible. Lors de leurs virées, les malfrats armés jusqu'aux dents s'en prenaient principalement à des convois de marchands qu'ils massacraient sans une once d'humanité, broyant et dévorant tout sur leur passage en véritable fléau qu'ils étaient devenus. Dans les rangs de ces fous de violence, on ne discernait plus des hommes mais bel et bien des bêtes assoiffées de carnage, nées pour tuer et prendre. Ce que certains peinaient encore à comprendre toutefois, c'était qu'un seul et unique atout avait permis à leur petite brochette de s'en tirer à si bon compte.

    Siégeant au milieu de l'escouade, une titanesque fissure se dressait par dessus celle des autres. Peu vêtu, le colosse barbare dont la crinière blanche voletait derrière lui s'avançait à pas lourds, portant sa massue aux impensables dimensions sur l'épaule. Son fidèle masque rouge accroché au visage, il progressait sans se voir gêné par ces compères qui, peu téméraires, ne se risquaient jamais à l'approcher de trop près de peur de se manger une gifle suffisamment méchamment placée pour leur déraciner quelques chicots. Tout allié qu'il était à cette troupe, l'Ogre n'en était pas moins un sauvage capable de blesser ses compagnons au moindre coup de sang.

    Et étrangement, là où beaucoup souriaient et échangeaient diverses anecdotes sur les précédents coups menés par la bande, l'oni restait parfaitement silencieux, observant les alentours avec une précaution toute particulière. Il était étrange de le voir si consciencieux, lui qui avait pour habitude de se montrer aussi jovial malgré l'effroi qu'il inspirait souvent à ses congénères. Les plus avertis d'entre eux trouvaient d'ailleurs curieux qu'il se montre si calme, lui dont l'exubérance naturelle constituait le peu de charme qui le séparait d'une bête vorace. Tout prédateur qu'il était, il était doté d'un instinct et, pour une raison qu'il ignorait lui-même, Kahl le terrible se sentait aujourd'hui bien mal à l'aise. Un pressentiment, une impression que quelque chose de mauvais se tramait.

    "Attendez les gars."

    Lorsque le brouhaha ambiant stoppa net suite à l'appel de l'un des brigands en tête de convoi, un son tout à fait perturbant leur apparut soudainement. Par delà les arbres qui masquaient l'horizon, l'écho d'une marche toute aussi rythmée que la leur se fit entendre. Aussitôt, les combattants alertés se préparèrent à l'éventualité d'un affrontement, chose qui motivait justement leur déplacement. Celui qui avait prononcé la mise en garde sourit allègrement et passa une langue grise sur ses lèvres desséchées par le froid. Après un coup d'œil plein de sous-entendu belliqueux adressé à la foule de voyous, il fit un signe de tête pour intimer à la troupe d'accélérer le pas. C'était toujours ainsi qu'ils avaient procédé, en prenant d'assaut tout ce qui semblait à leur portée sans se soucier des risques potentielles.

    C'était d'ailleurs ce qui, inévitablement, les mèneraient à leur perte.

    L'avancée reprit, armes sorties et prêtes à frapper cependant. S'avançant avec plus d'attention, les prédateurs se tapirent dans l'ombre, profitant d'un terrain certes inhospitalier mais regorgeant de cachettes et autres renfoncements pratiques afin de faciliter leur infiltration. Coutumiers  de tels opérations, ils prenaient soin de se déplacer dans un calme surprenant en vue de leur nombre. Leur progression se faisaient sans peine, car tous étaient habitués à des zones aussi contraignantes. L'oni géant, quant à lui, jubilait intérieurement à l'idée de pouvoir jouer de sa massue malgré cette désagréable sensation qui lui martelait toujours l'esprit. S'il ne connaissait pas la peur, il ressentait une forme d'excitation assimilable à de l'anxiété, chose rare pour celui que seul le combat animait. Son regard insistait allait d'un arbre à l'autre, cherchant inlassablement entre les feuillages les signes de la troupe dont ils avaient entendu les mouvements. Puis vint enfin le premier signe et, avec lui, les inquiétudes du colosse s'effacèrent instantanément.

    Voir sa proie s'avancer au loin en une fine apparition entre deux sapins fut assez pour chasser les doutes de son esprit. Sourire invisible derrière son masque, le monstre pointa de son doigt griffu une direction et son indication fut aussitôt assimilée par ses pairs. Tous se tournèrent silencieusement dans le sens indiqué, jouissant du privilège de la surprise pour mener à bien leur attaque. Une embuscade, froide et sanguinaire, voilà qui entrait parfaitement dans leur domaine de compétences. Accroupis, les voyous s'approchèrent encore un peu, escaladant la pente afin de prendre l'ascendant sur la troupe qui passait juste à côté d'eux mais, une fois rapprochés, ils discernèrent sans mal que les agneaux supposés étaient peut être finalement une belle meute de loups. L'un des brigands se retourna, laissant transparaître son angoisse lorsqu'il murmura :

    "Kahl, c'est un foutu bataillon là. C'est pas des marchands, c'est des officiers républicains."

    La grimace mauvaise du géant se renfrogna alors. Ce n'était pas le genre de cibles auxquelles le monstre souhaitait se frotter. Il avait certes foi en ses aptitudes martiales, mais les pertes occasionnées par une attaque sur de tels adversaires risquait de susciter plus de problèmes qu'autre chose. D'un signe de tête, le géant fit comprendre à ses hommes qu'il valait mieux faire profil bas, ordre inhabituel de sa part. Que faisaient-ils ici, au beau milieu de nul part ? Leur tomber dessus paraissait impensable mais, en vue de leur nombre, les crapules risquaient d'être vite découvertes par les représentants de la loi. Allongés dans les fourrées, ils se turent, cherchant à laisser passer le groupe sans se faire remarquer. D'un coup, les bruits de pas des traqueurs s'estompèrent pour laisser place à un silence pesant.

    Cela sentait mauvais.
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    Gunnar Bremer
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  • Lun 2 Jan - 16:25
    -Messieurs, j’ai besoin de volontaires.

    Comme un air de déjà vu, non ?
    Je lève mon regard vers le capitaine d’escouade, droit dans ses bottes, nous toisant de haut, nous, les gars de Courage qui jouent tranquillement aux cartes dans un coin du camp. C’est pas parce qu’on est en mission qu’il ne faut pas décompresser. Le repos est important avant de combattre, c’est ce que me disent tous les vétérans. Et comme ils ont survécu avec ce genre de conseil, on les prend aux mots sans rechigner. Tout le monde n’est pas encore là. Il paraît qu’on doit recevoir encore une unité de la Grande Armée Républicaine spécialisée dans le combat forestier. En attendant, on a fait la jonction il y a quelques heures avec les troupes de Justice. La zone d’opérations des bandits étant à cheval sur les zones de contrôles des deux garnisons, les officiels ont décidé de mener une opération commune pour la bonne santé des manœuvres inter-garnisons, d’après le charabia qu’on nous a pondu. Moi, de ce que je lis, c’est qu’il préfère diviser les pertes dans les deux garnisons, elles se verront moins sur le papier. Ambiance. Pour l’instant, on a pas trop l’occasion de se plaindre. On s’est installé dans une vaste clairière avec un cours d’eau non loin. On est bien équipé et on a pensé au tour de garde. Je me suis arrangé pour que j’en sois exempté avec un collègue qui me devait un service. C’est un coup à se faire étrangler par surprise, ça, et vous savez ô combien je tiens à la vie.

    Mais les volontaires, donc. La proposition du capitaine n’enchante personne. Ce qui devait arriver arriva, surtout avec le petit sourire qu’il avait quand il arriva, il nous a tous désignés d’office volontaire. Réunis avec une douzaine d'autres pelos à la gueule maussade, on écoute les instructions du Commissaire en charge de l’opération, dont j’ai même oublié le nom, car il n’est pas important à l’histoire, mais il faut bien avoir un. D’après les premiers rapports, la présence de la troupe de bandits dans les environs a été confirmée. C’est qu’une aussi grosse quantité de gaillards en armures, ça finit par laisser des traces. Pour l’instant, ils sont mobiles, bénéficiant de toute la liberté pour se mouvoir dans le secteur, mais ce n’est pas au goût du Commissaire qui compte quadriller le secteur avec les volontaires que nous sommes. Personne ne rigole.

    du coin de l'œil, j’observe une dizaine d’autres gars, prêts au combat. Clairement des vétérans. Ils n’écoutent pas les instructions. Ils ne sont pas là pour ça. De ce que j’arrive à lire entre les lignes, c’est que les simples gars comme nous, on est envoyé en première ligne pour identifier la présence ennemi, resserrer l'étreinte sur eux et servir d'appât pour l’intervention d’un groupe armé et compétent au meilleur des moments. Je me permets alors une question loin d’être anodine.

    -On fait quoi si on repère l’ennemi ?
    -Vous venez au rapport. Ou vous le signalez au cor.

    Bravo la discrétion. Les petits cors qu’on a à disposition sont parfaits pour se faire entendre, mais ça nous met une cible en plein milieu de la figure. Des archers pourraient nous tirer au bruit avec des instruments pareil. Vous vous rappelez quand je vous disais qu’il voulait diviser les pertes ? Je sens qu’ils ne compteront pas pour tout ce qui est éclaireurs. Le commissaire du bataillon semble prêt à avoir son succès, qu’importe le prix qui sera à coup sûr élevé. Quand on met bout à bout les exactions de ce groupes de bandits, on peine à croire qu’on va s’en tirer héroïquement sans perte. A moins qu’ils ne lâchent les armes. On peut rêver ?

    Dix minutes plus tard, je pars avec Terry et Gontran, un gars sûr qui a l'œil vif, même s’il n’en a plus qu’un. On a laissé le cor à Terry, il est tout de même plus agile pour écrire des rapports que pour pointer son arme dans la bonne direction. La demi-douzaine de groupes se sépare dans de multiples directions, bravant la végétation dense des bois, se séparant de plus en plus pour ratisser le plus d’espace. Je suis pas un grand fan des balades champêtres, si vous voulez mon avis. Heureusement que le cuir de notre équipement nous protège des fougères et des autres saloperies du genre. Pour le reste, c’est silencieux. J’aime pas trop quand c’est silencieux. ça donne l’impression qu’il y a une mauvaise ambiance et je raconterais bien des conneries avec Gontran, mais ça ne serait pas productif. Alors, on avance et on ferme sa gueule, maussade, en gardant à l’esprit que ça nous préserve des inepties de Terry, ce silence forcé.

    -Et si on les croise, on fait quoi ?

    Finalement, il a parlé, de sa voix blanche, de celui qui a bien compris que ça ne va pas être joli. Gontran ne lui lâche pas un regard.

    -Tu souffles dans le cor et tu cours.
    -Où ?
    -Dans la direction opposée à ceux qui veulent te buter.
    -Vous me protégerez ?
    -Si ça ne tenait qu’à moi, je t’abandonnerais derrière, Terry.
    -... pas très gentil, Gunnar.

    On ne survit pas en étant gentil. ça suffit à le faire taire. Et on continue d’avancer. Je sais pas pendant combien de temps. En tout cas, jusqu’à ce qu’on attend ce produit. Le son d’un cor. Sur notre droite.

    -Je peux courir ?
    -Non. On avance.

    On bifurque dans la direction. Comme dirait l’autre, ça sent mauvais. On va bientôt finir par se renifler le cul.
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  • Mar 3 Jan - 7:08
    Les soupçons des brigands se confirmèrent. Malgré leur positionnement furtif, les hommes de loi se tournèrent les uns après les autres dans leur direction, marmonnant des directives tout en revoyant leur formation. Avaient-ils réellement repéré leurs adversaires, ou se préparaient-ils simplement à l'éventualité de les croiser dans les broussailles. Si seuls les bruits de pas des militaires brisaient le silence de la forêt, chacun savait que le tonnerre risquait d'éclater d'un instant à l'autre. Coutelas armés et arcs bandés, les hommes de main patientaient dans l'ombre, attendant nerveusement une directive de la part de l'un de leurs supérieurs. Toujours à plat ventre, quant à lui, le bonhomme qui avait interpelé le géant tourna la tête pour faire part de ses doutes à son frère d'arme.

    "J'crois qu'ils viennent vers nous, Kahl. On prend l'initiative, ou on les laisse approcher ?"

    Kahl ne répondit pas immédiatement, jaugeant ses cibles tel un prédateur affamé qui hésite encore avant d'abattre un adversaire plus imposant que lui. Après une pause marquée, il se contenta d'ouvrir fébrilement la bouche derrière son masque pourpre. Une brume glaciale s'en échappa en un mince filet, traduisant aussitôt ses pulsions meurtrières et offrant la réponse tant recherchée par son compère. Ce dernier ne se fit pas prier et se redressa d'un bond, puis effectua toute une série de gestes pour signifier aux combattants qu'il était temps de passer à l'action. Le premier coup fut alors porté dans un sifflement long et poignant.

    Une flèche, tirée avec habileté par un archer émérite qui, déjà, avait fait la fierté de la bande dans de nombreuses altercations. C'était l'un des hommes du Nord, membre d'origine de la bande de l'Ogre. Un combattant formidable formé par la chasse et la bataille, un homme qui...

    ...Venait tout juste de se faire réduire en une bouillie sanglante dans un éclair assourdissant. Juste après la flèche, un éclair violacé avait filé droit en direction du voyou, le touchant de plein fouet. Là où se tenait quelques secondes plus tôt le fier tireur nordique, seule une paire de jambes à moitié carbonisée se trouvait. Les muscles tendus par l'impact léthal du projectile magique, les jambes conservèrent un instant leur posture martiale avant de s'écrouler sur le côté. Les yeux écarquillés par la surprise et la peur, les brigands réalisèrent enfin à qui ils avaient affaire. Loin d'une patrouille passablement assoupie, ils étaient cette fois-ci confrontés à de véritables guerriers, parés à toute éventualité et bâtis pour faire face aux menaces.

    "Ils ont eu l'un des nôtres ! Chargez !"


    Le cri de guerre résonna en un écho meurtrier lorsque chaque homme et chaque femme, loin d'être dérouté par la mort de leur frère d'armes, se dressèrent en chœur tel un seul homme pour partir au front, fondant sur les républicains avec une brutalité sauvage. Alors que flèches et projectiles magiques fusaient dans un océan cauchemardesque de violence, un cor se fit entendre et l'oni, pourtant paré au combat, fut décontenancé par le son produit. Des renforts ? Son pressentiment revint à la charge, plus incisif cette fois-ci, l'Ogre sut alors que quelque chose clochait bel et bien. Les patrouilles lancées en solitaire n'avaient pas pour habitude de se scinder, il s'agissait donc une autre équipe complète qui risquait de leur tomber dessus. Il était cependant trop tard pour revenir en arrière, aussi le colosse fit enfin son entrée.

    Les troupes de crapules s'amincissaient à chaque coup porté et les membres de la bande réalisaient, non sans stupéfaction, qu'ils étaient finalement loin d'être aussi invincibles que ce qu'avait laissé supposer leurs précédentes victoires. Ce combat hargneux les renvoyait au Nord, aux cadavres gelés de leurs pairs et à la haine qui suintait en chaque chose de leur quotidien bestial. Ce fut alors que l'espoir s'affaiblissait qu'un énorme cratère se forma non loin de la mêlée, ce dans un fracas gargantuesque qui attira l'attention de chacun sur le nouvel arrivant. Au beau milieu des décombres, une silhouette se forma dans un nuage de poussière, une ombre titanesque qui surplombait chaque guerrier, impérieuse et terrifiante.

    Un rugissement s'échappa de la fumée et un nuage glacé se forma à l'épicentre de l'étrange explosion. Des sourires mauvais se dessinaient déjà sur les faciès des crapules,  car ils savaient tous que leur atout avait enfin décidé de se révéler, se joignant à l'effort de guerre après son entrée spectaculaire. En un éclair, un bras monstrueux s'extirpa des ténèbres, armant un coup de massue pour ensuite frapper latéralement les soldats. Ceux qui furent spectateurs de l'attaque furent ébahis par la toute-puissance de cet assaut frontal car, pire que d'être blessés, les cinq hommes frappés par l'arme anormalement grande furent projetés en l'air tels de vulgaires poupées, ce dans une insupportable symphonie de hurlements plein d'agonie. Le sang glacé par ce terrible évènement, beaucoup de militaires eurent bien de la peine à conserver leur esprit combattif, une opportunité que les brigands saisirent pour reprendre le dessus.

    "Vous pouvez rien contre nous ! On a l'Ogre, bande d'imbéciles ! L'Ogre va tous vous bouffer !"

    Le hurleur rendu fou par le sang qui maculait sa gueule cassée se fendit d'un éclat de rire sardonique avant de replonger ses haches dans une gorge qui passait bien trop près de ses lames. Le regain d'assurance des bandits alimenta encore davantage le courroux du démoniaque personnage à l'origine de ce vivifiant retour de bâton. D'un coup porté dans le vide, il chassa toute la poussière accumulée en l'air et révéla ainsi à ses adversaires sa terrible apparence, toute en muscle mais aussi en glace. Le corps partiellement couvert d'éclats glacés, il avait apparemment laissé parler sa rage intérieure dans ce premier assaut et ne comptait pas s'arrêter en si bon changement. Après un énième beuglement bestial, il releva son gourdin et se prépara à frapper le sol pour créer une immense onde de choc, mais ce fut à cet instant précis que les renforts se dévoilèrent depuis les ombres.

    Leur adressant un regard haineux, l'oni pivota à la dernière seconde et frappa le sol de toute sa force destructrice, brisant le sol avec une précision si absolue qu'une fissure parfaite s'y forma. L'onde de choc générée à l'impact fonça droit vers les nouveaux arrivants, les punissant dés leur entrée tout en leur offrant un avant-goût de ce dont était capable le monstre qu'ils avaient osé défier.
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  • Dim 22 Jan - 17:58
    Plus tard, le soldat Massue nous racontera qu'il n'a pas flanché face à cette démonstration de force mais que ces pairs n’ont pas eu autant de détermination que lui. Il aura ce petit sourire emplit de fierté en nous affirmant que s’il est encore en vie ce jour, c’est qu’il a tenu bon. Nous autres, pauvres gars qui ne devront notre survie qu’à une grosse dose de chance, on se contentera de fixer l’endroit où devrait se trouver son bras et se disant que c’est une perte sacrément moche. Mais ceci, c’est une autre histoire qui n’a pas lieu d’être récitée aujourd’hui. Si l’attaque des bandits a surpris la troupe de la Grande Armée Républicaine, les hommes étaient sur le qui-vive et au courant de la stratégie choisie par le commissaire. Ebranlé par l’apparition de l’Ogre, les ordres étaient de se resserrer pour laisser les unités mobiles entourés l’ennemi. Les unités mobiles, c’était genre moi et les autres trouffions.

    Finalement, on s’en est pas trop mal tiré. On pensait davantage se faire cueillir à un contre vingt pour servir d'appâts pour les autres unités. Heureusement que les gardes forestiers sont tombés dessus. Ou plutôt l’inverse. L’apparition de l’Ogre, on l’a observé en haut d’un talus, derrière des arbres. Si Gontran était moyennement chaud pour accomplir son devoir, Terry caressait doucement l’hypothèse de la désertion. Mais la République n’est pas tendre avec les déserteurs, peut-être plus qu’au Reike, mais il ne faut pas s’attendre à de la pitié. Moi, j’envisageais de me prendre le pied dans une racine. La jambe cassée, c’est plutôt une bonne excuse, non ? Mais l'éventualité de perdre ce combat et de finir achever au sol par l’autre monstre, ça vous enchante pas un honnête homme. Quand c’est pas de finir attacher à une corde à pourrir des jours pour le plaisir de brigands sadiques.

    Faut aussi se dire que nos chances étaient à l’image de la météo ; maussade. Et v’là qu’il se met à pleuvoir, jetant un voile sombre et grisâtre sur la scène de combat, dégorgeant d’eau la terre, les hommes et les armures plus vite qu’on ne l’aurait cru. Le vent souffle à travers les branches, donnant un bruissement léger au brouhaha de métal, d’ordres beugler et de cris de souffrance. Pas sûr que la Grande Armée Républicaine soit très grande à la fin de ce grain. Il est temps de faire quelque chose de ces dix doigts et de peut-être mériter son salaire, qu’on viendra dépenser en grand réconfort après ça. Si on s’en sort. Les deux gars sur mes talons, on esquive la pente raide du talus pour une piste tangente, passant avec prudence entre les racines apparentes et esquivant les pentes raides ou la terre devenant boue est le meilleur moyen de se casser un truc, maintenant qu’on souhaite rester entier. A travers les arbres, on observe la bataille qui devient petit à petit un foutoir sans nom. De plusieurs directions, des escouades d’éclaireurs, comme nous, d’officiers républicains prennent leur courage à deux mains et foncent dans la mêlée. Peu survivront sans doute, car l’ogre est toujours là, tenant en respect à lui seul les unités d'Élite de notre corps d’intervention.

    C’est en plissant les yeux qu’on finit par déceler les traits qui viennent faucher de braves gars. Si une grosse partie des brigands est sur ses flancs, les tireurs embusqués s’en donnent à cœur joie. J’en repère plusieurs, vidant leur carquois comme si les flèches leur brûlaient les doigts, apportant la mort aussi efficacement que les mouvements brutaux de leur arme secrète. Justement, une nouvelle explosion de magie vient soulever des mottes de boues dans les airs, retombant dans un bruit flasque, débordant les joints des armures et obstruant les visières des casques. Ma lame en main, j’arrive en toute discrétion dans le dos des archers, Gontran non loin. Terry n’est pas visible. Peut-être qu’il est mort. L'idée ne me fait ni chaud ni froid. Par contre, l’injection d’adrénaline que j’ai en plantant mon coupe-chou entre les omoplates de ma cible qui pousse un cri de douleur silencieux, trop choqué par la surprise pour émettre un son. Les tireurs, habitués en cadence, sentent bien vite qu’il manque un tireur qui lui n’a pas explosé dans un trait magique. C’est que je préfère les bouts métalliques. On se jette dans la mêlée pour les empêcher de nous poinçonner à distance et un combat au corps à corps s’engage. Sauvage. Brutal. Les flammes de la peur et de la folie brillent dans le regard de chacun, luttant pour sa vie, luttant pour donner la mort. On ne pense à rien d'autre que le fait de tuer. Pour ne pas être tué. Alors j’use de tous mes talents pour passer derrière mon vis à vis avant de le poinçonner à coup répété, comme si ça allait servir à quelque chose. Le sang poisseux vient baigner mes mains tandis que j’envoie valdinguer le corps encore vivant descendre la pente devant nous.

    J’ai un regard alors pour le combat là, en bas. L’antichambre de l’enfer. L’Oni est un véritable Maître de la Guerre. Imposant. Ruisselant de pluie et de sang. Il abat ses coups qui font trembler tous les hommes présents. Les corps gisent à ses pieds qu’il broie à chacun de ces déplacements sans risquer de perdre l’équilibre. L’est pas humain. Pour sûr. Je suis pas raciste, mais j’aime pas trop ce qui n’est pas humain. Même chez les humains, il y a des différences. Regardez, moi, je suis en vie. Alors que Gontran, derrière, au moment où j'arrive à éloigner mon regard magnétisé par la présence du monstre, je l’aperçois se tenir la poitrine dans une veine tentative d'empêcher ses tripes de sortir prendre l’air. Dégueulasse. Il s’en sortira pas. Il aura eu au moins la bonne idée de finir son adversaire d’une façon encore moins propre que pour lui. Je pourrais venir à son chevet, mais il n'y a pas de sentiment sur le champ de bataille. Il n’y a qu’un besoin sauvage d’une nouvelle dose d’adrénaline. Parce qu’en manquer, c’est le meilleur moyen de perdre ses moyens.

    Je plante un gars au sol qui respirait encore. J’abrège ses souffrances qu’on dira, je prends juste une nouvelle dose de folie furieuse. La guerre, c’est de la folie, pour sûr. Requinqué, je descends la pente douce vers les abords de la bataille, il y a là toujours là des bandits. Et surtout un Oni monstrueux. Ou l’on commence à se demander comment on abat ce genre de monstres. En espérant que quelqu’un ait une réponse en la matière.
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