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    Cendres ᚠ ᛊ ᚢ ᛟ ᚪ ᛊ ᛥ ᛉ
    Relevez-vous, peuple des cendres ! Les Titans existent, la guerre d'il y a 5000 ans résonne davantage dans vos cœurs depuis que ces immortels sont revenus revendiquer leurs droits. La victoire vous est une nouvelle fois acquise, mais à quel prix ? Suite à cette nouvelle guerre plus violente et mortelle que toutes les précédentes, il en va de votre responsabilité de vous accrocher à la vie et de rebâtir sur les ruines. Vers un nouveau futur encore incertain.

    Shoumei, autrefois membre des trois grandes nations régnant sur les terres des cendres et capitale de la religion diviniste, a payé le tribut ultime pour offrir la victoire aux vivants. Désormais, son peuple se retrouve égaré, dispersé. Privés de leur nation, de leurs foyers, les shoumeiens tentent tant bien que mal de retrouver un semblant de paix, mais la tâche est ardue. Le Reike, nation guerrière en proie à une lutte intestine contre le dirigeant s’étant imposé dans un sillage de sang, ainsi que la République, nation de l’ordre et des lois, ont tous les deux beaucoup à gagner avec ces nouveaux territoires à revendiquer. Choisiront-ils la voie de l’alliance et tendront-ils la main aux shoumeiens ? Où feront-ils passer leur peuple avant le reste des cendres ? Seul le futur écrira l'histoire de ces deux nations que tout oppose depuis des temps immémoriaux. Enterrer ou reluire la hache de guerre pour les combats à venir.

    Quoi qu’il en sera, peuple des cendres. C’est à vous de faire pencher la balance. Battez-vous pour le futur que vous chérissez. Entamez votre ultime chant du cygne, et brisez une bonne fois pour toutes ce cycle incessant de guerres contre les titans, ou tentez de poursuivre ce dernier selon vos convictions. Il ne tient qu’à vous d’offrir au monde des cendres la paix qui lui est due ou de le plonger à jamais dans les flammes…
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    Forum RPG Dark Fantasy. Avatars illustrés 300 x 500 px. Cendres est un monde magique où plusieurs puissances économiques et politiques règnent. Ici, les enjeux sont importants et une situation peut changer du jour au lendemain. Incarnez un simple paysan, un talentueux magicien ou même un riche seigneur ! De nombreuses possibilités et combinaisons différentes vous attendent avec impatience !

    from the ashes

    24.07.22
    Ouverture du forum et début du jeu. Bienvenue sur Cendres !
    28.06.22
    Le forum est accessible au public.
    17.06.22
    Début des travaux de construction.
    2 participants
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    Citoyen du Reike
    Citoyen du Reike
    Hanna Meji
    Hanna Meji
    Messages : 10
    crédits : 1466

    Info personnage
    Race: Humain
    Vocation: Guerrier assassin
    Alignement: Neutre bon
    Rang: C
    qui suis-je ?:
    https://www.rp-cendres.com/t164-hanna-requiem-aeternam-termine
  • Mar 26 Juil - 18:53
    nom du personnage
    Race :  Hanna Meji
    Sexe : féminin
    Âge : 22 ans
    Métier : travaille dans le restaurant familial
    Taille & poids : 1 mètre 70 pour 61 kilos
    Alignement : Neutre Bon
    Faction : Reike
    Rang : C
    Religion : Shierak
    Avatar : ici

    Pouvoirs et objets



    OBJETS :

    ► Un sabre de parade, orné de pierres précieuses, bien qu'il soit avant tout un héritage symbolique, ce sabre est suffisamment aiguisé pour trancher ce qui a besoin de l'être. Don de Grand-mère Seji.
    ► Un luth, ayant sûrement appartenu à de nombreuses générations avant ma naissance. Son son est médiocre et son bois vieillit, mais le luthier qui l'a créé peut être fier de son travail.
    ► D'anciennes lettres rangées par ordre chronologique. Quelques larmes s'y sont greffé au cours de ces derniers mois.

    POUVOIRS :

    ► Agilité et précisions augmentées - Palier 3 (1000 + 2000 + 4000)/2 = 3500 crédits
    ► Magie élémentaire des Ombres - Palier 1 : 300 crédites

    Guerrière - assassin.

    Description physique et mentale



    Hanna est une jeune fille, aux portes de l'âge adulte. Ses traits d'ailleurs marquent souvent une différence entre elle et ceux du Reike. Elle possède de longs cheveux noirs comme l'encre, semblant absorber tous les regards comme un papier buvard. Les traits de son visage sont quand à eux très ronds : yeux bridés, grandes joues, et lèvres charnues, il dégage de son regard une sorte de simplicité, comme si elle n'était jamais ni heureuse ni triste, simplement solennelle. Son corps quand à lui est somme toute assez banal. Des formes simples, drapées dans des vêtements qui le sont tout autant. Pour les grandes cérémonies, ainsi que les fêtes, Hanna revêt des longues robes pourpres aux motifs fleuris, mais le reste du temps, l'humilité du quotidien l'emporte sur la fulgurance. même son tatouage de citoyenne du Reike semble être fait pour ne jamais être brandi ; à peu près aussi grand qu'une demi-paume, la silhouette de dragon demeure sur le côté intérieur de sa jambe gauche, assez discret pour ne pas être vu. Seul détail qui semble échapper à sa sobriété exemplaire : ses coiffures, sopistiquées, soignées et travaillées, concentrant entre les broches et les chignons tout le charme de son être.

    Pour ce qui est de sa personalité, ce qui caractérise avant tout Hanna est sa force de caractère. Une chose chez elle prime sur tout le reste : la vie. Hanna est vivante, et chaque instant, elle prend cela comme une chance. Les plus beaux instants comme les plus terribles, elle refuse de fuir, elle accepte tout et le ressent aussi fort que si dix coeurs battaient en un. Hanna est inébranlable, et rien ne saurait faire plier sa volonté. Si elle peut paraître pourtant docile, c'est parce qu'elle considère le sens de l'honneur comme essentiel, et est prête à obéir pour défendre la grandeur de son clan. Atteindre à l'honneur de son clan est pour elle plus grave que tout, et elle sera prête à se battre en duel si il le faut, pour défendre ce que sa famille a construit jusqu'ici.  

    Histoire ou test-rp



    Bien avant ma naissance.

    Par où commencer mon histoire ? Il y a tant de choses à dire, tant de choses à raconter. Des détails les plus insignifiants aux éléments clef, tout semble être si important pour expliquer qui je suis réellement. Il me semble que le commencement de ma propre histoire date d'il y a bien avant ma naissance, dans ce conte que l'on m'a si souvent raconté lorsque j'étais petite, et que je raconterai certainement moi aussi un jour à mes enfants. Je dois vous raconter cette histoire d'autrefois, car sans elle, la mienne n'aurait jamais existé.

    Ils étaient dix. Hommes, femmes, jeunes, vieillards, couples heureux ou anciens ennemis. Dix à quitter leur petit village situé dans l'Est de Shoumei. Nul ne sait réellement ce qui les poussa à quitter leurs terres, mais de tous les récits que j'ai entendu, les raisons semblent plus ou moins trouver leur source dans le même évènement : une mauvaise récolte qui aurait frappé la région. Des nuisibles s'attaquant aux céréales, un été trop sec, une saison sans pluie, ou au contraire, de fortes inondations, la véritable raison semble être tombée dans l'oubli, toujours est-il que la famine grondait dans cette petite région paysanne, et la faim se lisait dans les creux des visages. L'année fut rude, et l'hiver qui suivit, bien plus encore. C'est ensuite que les sources divergent. On parle parfois de violentes révoltes qui ont touché la région, de paysans se soulevant contre le pouvoir central et l'autorité religieuse, avant d'en subir de plein fouet la terrible répression. Parfois, cette rébellion change de visage et est présentée comme un groupe armé de bandits terrorisant la région et pillant les villages alentour pour récupérer leurs maigres récoltes. D'autres versions encore, bien que moins probables, évoquent une petite communauté refusant de s'adonner aux cultes des ombres ou au divinisme, les dénonçant comme responsables de cette catastrophe. Les paysans devinrent alors de plus en plus hostiles à l'égard de cette communauté, pourtant paisible, et organisèrent des pogroms contre eux. Je ne sais pas très bien laquelle de ces raisons poussa ces dix villageois à quitter leurs champs, leurs familles et leur histoire, mais toujours est-il qu'un petit matin, après avoir dit adieu à ceux qu'ils aimaient, ils prirent les chemins les plus escarpés pour vivre une nouvelle vie, là où la terre et les hommes seraient plus accueillants. Ils traversèrent les montagnes, les plaines, des chemins escarpés, découvrirent des créatures qui n'existaient que dans leurs légendes, et parfois durent en affronter. Quand, au bout de plusieurs semaines de périple, ils arrivèrent à Ikusa, cité rayonnante du royaume du Reike, ils étaient épuisés les vêtements sales, le ventre vide, et le visage couvert de boue. Bien qu'ils aient du faire le deuil d'un de leurs compagnons, ils étaient toujours dix en arrivant à la capitale : une petite fille, blottie contre le cœur de sa mère, venait de poser son premier souffle sur le monde : Je venais d'ouvrir les yeux.

    Les voyageurs comprirent bien vite que leur nouvelle vie allait être périlleuse, peuplée d'obstacles, de labeur et de dangers, mais rien ne saurait les arrêter. Exaltés de l'avenir qui les attendaient, ils prêtaient tous serment et décidèrent de ne désormais plus former qu'une seule famille : le clan des Meji. Tous n'étaient pas uni par les liens de sang, mais  le voyage qu'ils venaient de vivre avait suffisamment serré l'étreinte entre leurs cœurs, et ils le savaient mieux que quiconque : dans un monde si hostile, entouré de gens si différents qui vous regardent et vous jugent à chaque instant, rien n'est plus important que d'avoir une grande famille sur qui compter. Mes parents dépensèrent toutes leurs économies pour s'acheter une petite maisonnée dans la capitale, où ils ouvrirent leur restaurant, "le refuge aux étoiles", pendant qu'à l'étage au-dessus, le reste du clan s'entassait pour dormir. Les premiers jours furent très compliqués : on s'inquiétait que je ne puisse pas manger à ma faim, et seuls quelques voyageurs venaient se restaurer chez nous. Je crois que les gens d'ici se méfiaient beaucoup de nous, notre accent et notre visage étaient celui d'ailleurs, et d'une certaine manière, je pense que ça les effrayait. Pendant que les autres membres du clan allaient un à un s'engager à l'armée ou dans les chantiers pour nourrir la famille, mes parents s'occupaient restaient dans notre refuge à s'occuper de moi et du restaurant. Ils travaillaient dur et presque toute la journée pour que leur commerce fonctionne, et avec le temps, la cuisine de ma mère était si bonne et si exotique qu'elle finit par se faire un nom derrière les portes de la capitale. Bientôt, notre nourriture, pourtant bon marché, commença à attirer les nobles du Reike. Au fil des années, le clan Meji fut reconnu pour sa nourriture divine.

    Si je vous raconte cette histoire, ce n'est pas seulement parce qu'elle a bercé les cent première nuit de mon existence, mais surtout parce que c'est là tout mon héritage, celui des Meji, un clan formé de quelques étrangers, rassemblés artificiellement en une seule et même famille. Et oui, je suis une métèque, une étrangère. Même si ma vie est ici, même si j'ai toujours vécu à Isuka, ma culture n'est pas celle des gens d'ici, mon histoire est celle de vagabonds, d'étrangers, d'immigrés, et j'en suis fière.

    Je suis une métèque.



    Voilà où j'ai grandi. Entre deux mondes. Quand j'étais entre les murs de ma maison, alors que nous étions tous entassés à l'étage à jouer aux cartes et à boire le thé, le monde me paraissait petit, comme familier. Dans ma famille, on aimait beaucoup raconter des histoires, des légendes de Shoumei, et il dégageait toujours une odeur familière, celle de la cuisine de ma mère. Un mélange d'épices qui donnait délicieusement de faim, même si l'on venait de manger. En revanche, quand je sortais dans la rue, c'était un tout nouveau monde qu'il me restait à explorer, de nouvelles odeurs, de nouvelles couleurs, de nouveaux accents qui semblaient si différents de ce que nous parlions à la maison ... Le monde entier semblait bien différent. Au fond, je n'ai jamais vraiment su si j'étais d'ici ou de là-bas. J'étais comme perdue, quelque part entre ces deux mondes, quelque part entre ces deux cultures, et ce n'était pas pour me déplaire. Bien sûr, parfois je ressentais la douleur d'un exil, mon pays me manquait, alors que je n'y avais jamais mis les pieds. Bien sûr, parfois je me sentais bien seule, les enfants de mon âge étaient bien différents de moi, mais pour eux, c'était moi qui étais différente d'eux : on me jugeait du regard, on me faisait comprendre que je n'étais pas la bienvenue, certains parents disaient à leurs enfants de se méfier de moi, mais la vie a toujours trouvé un chemin. Mes meilleurs amis trouvaient toujours un moyen de venir me voir en secret, en passant par le restaurant de mes parents, et les autres, bah ... J'ai déjà oublié leur nom. Je dois dire aussi que j'avais un certain succès avec les garçons. Quelque chose dans mon physique semblait les attirer, et d'une certaine manière, c'est assez plaisant de se sentir importante.

    Les années passèrent, et plus je grandissais, plus se posait pour moi et ma famille la question de la dynastie. Bien sûr, mes parents ne souhaitaient que mon bonheur, et bien sûr, la naissance d'Aiko, mon petit frère, trois ans après moi, sembla trancher pour de bon la question : c'était à lui d'hériter de l'affaire familiale, mais je crois que mes parents prenaient beaucoup trop à cœur l'idée que je devrais être la fierté du clan. Donnez à des vieux paysans une princesse et un palais en bambou, et ils en deviendront les terribles tyrans ...  On me prodigua une éducation stricte, on m'apprit à jouer du luth, on me drapa dans de belles soies, beaucoup trop chères pour de simples cuisiniers. On me fit apprendre par cœur les plus belles légendes de Shoumei, et on m'apprit toute la grâce et la distinction dont une jeune fille comme moi devait faire preuve. Comme mes parents travaillaient beaucoup, quand je ne les aidaient pas, c'était grand-mère Seji qui venait m'enseigner. Avec le temps, le clan se dispersa, chacun trouva sa propre demeure et son propre commerce dans la capitale, mais nous n'étions jamais loin les un des autres. Nous nous retrouvions souvent en milieu de semaine pour boire le thé ensemble, et pendant que les adultes refaisaient le monde, Grand-mère s'occupait de faire de moi une femme. Elle était très sévère, mais toujours juste. Ses paroles étaient apaisantes, et lorsqu'elle se mettait en colère contre moi, son courroux s'arrêtait très vite devant mes gloussements. Elle me mettait alors quelques tapes sur l'épaule, feignant l'énervement.

    Seji m'apprit tout ce qui comptait, et bien plus encore. Elle me transmit le culte de Shierak, ou en tout cas celui que pratiquait ma famille, le respect des autres, l'harmonie entre les âmes, encenser la vie et honorer les morts, prier le soleil, la lune et les étoiles, mais aussi tous les rudiments du combat. Pour mes dix ans, elle m'offrit un sabre, qu'elle avait emporté avec elle pendant son grand voyage pour me l'offrir quand je grandirai, et, selon ses dires, qui lui avait sauvé la vie à deux reprises. Elle me le tendit et me dit "Aucune femme, même la plus belle, la mieux éduquée et la plus pieuse, n'est vraiment femme si elle ne sait se battre contre les plus redoutables guerriers de ce monde. Je t'apprendrai à te battre, mais bats-toi seulement pour sauver ta vie, tes proches, ou ton honneur". Toutes les semaines qui suivirent, et ce pendant onze ans, nos cours terminaient toujours par quelques passes d'armes, de plus en plus longues et de plus en plus intenses. Peut-être que je grandissais, peut-être qu'elle vieillissait, mais bientôt, je ne lui laissai plus aucune chance de me battre.

    Finalement, à mes 21 ans, je fus très triste lorsque je compris que Grand-mère me donna son dernier enseignement : toujours honorer ceux que l'on aime, et apprendre à retrouver leur âme parmi les étoiles.

    Loin du coeur.



    Plus le temps passait, et plus l'avenir semblait radieux pour les Meji. Notre restaurant connaissait un essor de plus en plus florissant, et, malgré quelques difficultés économiques qui pointaient leur bout de leur nez certains hivers, notre clan s'était fait un nom au sein même de la haute société. De nombreux généraux, nobles  grands érudits ou aventuriers venaient faire une halte par le refuge aux étoiles, couvrant d'éloges et de propositions la  ravissante serveuse, tandis que je leur apportait le plat du jour. Je commençais à devenir une femme, et les regards que les adultes posaient sur moi n'étaient plus les mêmes, plus au même endroit, ce n'était plus ceux d'adultes attendris de voir une petite fille si bien élevée. A mes dix-huit ans, je remplis mon devoir envers la nation en effectuant mon service militaire. L'ambiance était assez calamiteuse, loin du luxe et de l'innocence que tentaient de m'offrir mes parents. Perdue dans un environnement majoritairement masculin, je tentais tant bien que mal de me faire une place, et d'éviter au mieux tous les désagréments de ma condition de femme. Ce fut une année éprouvante, pleine de douleur physique, d'humiliations psychologiques de la part de nos instructeurs, mais, il faut croire que l'infortune unit les hommes, c'est aussi là que j'ai fait de précieuses rencontres, qui m'ont beaucoup apporté humainement. Pour être honnête, je ne m'en suis pas rendue compte tout de suite, mais je suis sortie bien plus mure de cette époque. J'ai, bien sûr, appris à me battre (ou en tout cas, on compléta les enseignement que Seji m'avait prodigué jusqu'à présent), et il faut le dire, si en batailles rangées, je ne faisais pas le poids, je pouvais tenir de violentes passes d'arme contre n'importe quel membre de notre régiment en combat singulier. Si à mon arrivée, les autres citoyens retenaient leurs coups de peur de me décoiffer, à force de duels et d'entrainements, ma lame fit oublier à ses adversaires que le bras qui la tenait était celui d'une femme. Finalement, après douze longs mois de labeur, je pus enfin retourner chez moi. J'étais à présent une citoyenne du Reike.

    Mon retour coïncidait justement la période où mes parents songeaient à me marier, avec un peu de chance, belle comme je suis (je cite), un noble voudrait sûrement m'épouser, et je vivrai une vie heureuse, pleine de richesse entourée par toute l'aristocratie du pays. Autant vous dire que je n'en avais vraiment pas envie. Passer ma vie avec un homme, devoir courber le dos devant lui, ça ne m'intéressait pas. Les tensions grandissaient entre mes parents et moi, voyant que je refusais toutes les avances que l'on me faisait, ils me reprochaient d'être une enfant irresponsable, et Aiko, mon frère, les années passant, prenait de plus en plus fréquemment leur défense. Je me sentais seule, mon frère à qui j'avais si longtemps pu me confier devenait à son tour aussi horrible qu'un homme. Au fond, je sais que mes parents eurent beaucoup de patience, et souhaitaient simplement que je trouve un homme qui me plaise, quel que soit son rang, mais moi, je voulais simplement reprendre l'affaire familiale, pourquoi était-ce à mon frère que revenait ce droit ?

    En même temps, papa entretenait des liens de plus en plus étroits avec des membres de son ancien village. Il y passait des commandes, principalement les épices que nous ne trouvions ici, et dont nous avions besoin pour faire nos plats. Je me suis toujours demandé comment les gens de là-bas nous voyaient réellement. Des traitres ayant fui, ou des lointains cousins participant à la richesse locale ? Toujours est-il que la situation semblait aller mieux là-bas, puisque nous y retournions parfois. A 19 ans, nous sommes retourné au pays, durant la période de célébrations du Koshin no Oiwa, une fête nationale. Le village était réuni, dans une bonne ambiance, pour célébrer le passage à l'équinoxe, et c'est à ce moment précis que j'ai rencontré Malik. Je ne saurais pas trouver les mots pour vous décrire Malik, c'est un sourire d'enfant, un regard perdu, et une lueur qui vous invite à l'être à deux. Malik, c'est un garçon qui semble échapper au monde, et sur qui le monde semble s'échapper. En fait, je crois que je l'avais déjà rencontré quand j'étais venue, quand j'étais petite, mais c'est comme si on s'était vraiment rencontré durant cet équinoxe, à mes 19 ans. Nous étions venu une semaine avant la célébration pour profiter un peu du pays et aider aux préparatifs (nous avions confié le restaurant au reste de la famille pendant ce temps), et dès le premier jour, Malik  et moi étions inséparables. Il travaillait dans les champs, et je le regardais, étudiant avec beaucoup d'attention ce qu'il faisait. Au bout de quelques minutes, il s'est arrêté, et m'a demandé de l'aider. Nous étions là, tous les deux, trempant dans la boue, à récolter le riz, et à nous raconter nos vies. Je me suis tout de suite senti bien avec lui, je lui racontais ma vie, mes problèmes, les histoires de mariage, mais aussi juste tous les petits moments que j'aimais dans la vie, regarder le ciel, les étoiles, compter les âmes, y retrouver les miens, sentir l'odeur de la nourriture en rentrant chez moi, bref, tous les deux, c'est comme si nous redécouvrions ce que c'était de vivre. Il me répondait souvent avec humour, avec douceur, mais surtout beaucoup d'intérêt. Il semblait accorder une importance très grande à ce que je disais. On n'était pas souvent d'accord, mais je crois que j'aimais bien quand on se battait à propos de choses sans importance. Bref, nous ne nous sommes pas séparé un seule instant de toute la semaine, et le dernier jour, la célébration de l'équinoxe avait une saveur très particulière. Les gens souriaient, les lanternes éclairaient la nuit, le monde était si beau. Alors, je l'ai invité à danser. C'était le plus beau moment de mon existence. "Tu vas me manquer" lui ais-je dit. "Je t'écrirai" ma-t-il répondu.

    Loin des yeux




    Quelques semaines plus tard, c'est avec beaucoup de joie que j'appris que Malik faisait partie de ces quelques hommes à tenir leurs promesses. Nous avions engagé un marchand, qui faisait deux fois par mois le voyage du Reike à Shoumei, pour livrer ce que nous commandions là-bas. Un beau jour, il me tendit une lettre froissée, sur laquelle Malik avait posé une armée de mots. Le marchand me dit que le service était gratuit, en compensation du gracieux salaire que ma famille lui donnait, mais je crois surtout que l'histoire l'attendrissait un peu (je le soupçonne d'avoir lu toutes nos lettres). Son écriture coulait un peu, et je ne parvenais pas à tout déchiffrer, mais l'essentiel était là. S'en suivit alors une longue correspondance, durant laquelle, deux fois par mois, nous nous échangions banalités, belles formules, mots tendres, et petits éléments de notre quotidien que nous voulions nous raconter. Lorsqu'approchait l'automne, nous préparions nos plans, nous rêvions de nos retrouvailles et de tout le temps passé ensemble. Ma vie était belle, j'attendais chaque jour avec impatience ses lettres, et quand celles-ci arrivaient, je prenais bien le temps de tout lire, m'arrêter sur chaque bavure de son écriture, et contempler chaque mot. J'avais comme l'impression d'avoir trouvé quelqu'un qui serait toujours là pour moi, avec nous serions capables de faire face au reste du monde, tant que nous étions tous les deux.

    J'avais à présent 20 ans, et à vrai dire, j'étais de plus en plus inquiète pour mon avenir. Mes parents parlaient de plus en plus souvent de me marier, et venaient de trouver un général d'armée, quinze ans de plus que moi, prestigieux et respecté.  Moi, je ne voulais pas. L'idée de devoir partager mon lit avec un homme me terrifiait. Un jour, alors que mon cœur était trop lourd, je décidai de tout lui avouer. Tout lui expliquer, ma peine, mon problème, mes peurs. Et tant pis si le marchand venait de repartir, j'attendrai deux semaines si il le faut pour lui remettre la lettre, et encore deux semaines pour attendre la réponse. C'est ce que je fis. Et l'attente valait vraiment le coup. De toute sa lettre, quelques mots semblaient résonner plus que d'autres : "Et si je t'épousais ? Ca peut te sembler être une idée assez étrange, mais tu sais, j'y ai bien réfléchi, et je me dis qu'on serait heureux tous les deux. Ca  éloignerait ton fiancé, et nous, ça nous rapprocherait un peu". Je ... J'avoue que je ne m'y attendais pas. Bien sûr, le lien que j'entretenais avec lui était très fort et unique, et il comptait pour moi plus que n'importe qui, mais nous n'avions jamais ressenti le besoin d'aller plus loin que les longues discussions enflammées et les nuits à contempler le ciel et racontant nos secrets. D'un autre côté, la perspective du mariage me semblait bien moins terrible à ses côtés. Il nous fallut un mois entier pour y réfléchir tous les deux. le temps jouait contre nous, et nous le savions, alors, à la première occasion, à mon prochain voyage à Shoumei, je présentai à nos parents notre projet de mariage. Il fallut encore beaucoup d'efforts pour les convaincre, mais ils finirent par céder. Au fond, ils ne voulaient que mon bonheur et faire perdurer l'honneur de notre famille, et Malik était un bon gars. Gentil, respectueux, travailleur, et courageux. Son seul défaut était de ne pas être bien riche, mais les Meji étaient d'anciens paysans, et ils connaissaient mieux que personne la véritable valeur de la terre. Le mariage était prévu au printemps suivant, à Shoumei. Ensuite, Malik et moi irions mener une petite vie paisible, sur les terres de mes ancêtres.

    Ce jour-là, l'humanité s'en souvint.



    Le jour où sonna la fin du monde, je jouais du luth.
    Je travaillais un morceau particulièrement compliqué, attendant avec impatience la lettre de Malik. Le marchand avait déjà plusieurs jours de retard, comme il lui arrivait parfois, mais mon impatience commençait à grandir. Finalement, ce n'est pas de lui que je reçus les dernières nouvelles de Malik, mais d'une rumeur, grandissant dans la ville, comme un éclair ébranlant la terre entière : les titans avaient pris le contrôle de Shoumei. Le monde sembla s'effondrer. Le mariage n'existait plus, nos longues lettres non plus, la promesse d'une vie future dans une certaine quiétude non plus. Je n'étais plus tout à fait certaine que Malik lui-même existait encore. Pendant que le monde tremblait, moi, je pleurais. S'en suivit alors une longue guerre de deux ans, durant laquelle le Reike combattit vaillamment contre les titans. Nous étions bien loin des combats, et pourtant, ce fut comme si nous subissions la guerre de plein fouet. Sans Shoumei, plus de matières premières pour nous approvisionner, il a fallu réinventer notre manière de cuisiner. Economiquement, le Reike était au plus mal, et on le ressentait jusque dans notre restaurant. Et puis ... Le moral. Le moral de tout le monde était tremblant. Parfois, quand je marchais dans la rue, la tête baissée, que je levais les yeux, mon regard croisant celui d'autres citoyens. Ils me regardaient avec ce sourire un peu triste, comme pour me dire "moi aussi j'ai peur, mais si on reste unis, ça va aller". Moi, je n'avais pas peur. J'étais simplement dévastée. Quand je fermais les yeux, je voyais des étendues entières de corps entassés, prêts à attendre le repos de leur âme. Sans personne pour leur rendre les derniers sacrements. Bien sûr, de tous, très peu partageaient ma foi, et beaucoup avaient prié depuis bien trop longtemps le retour des titans pour que je ne leur pardonne. Mais tout de même ... Grand-mère m'avait toujours appris d'honorer les morts pour espérer que leurs étoiles brillent éternellement dans le ciel. Je déteste les titans. Du plus profond de mon âme. Bien sûr, si Seji était encore là, elle me dirait que je me trompe, que je dois d'autant plus de resspect à ce que je ne comprends pas. Mais ces créatures ont fait du mal à tant d'humains ... Tous les récits que j'ai entendu de réfugiés Shoumeiens étaient si terribles que si je dois me battre pour défendre ceux que j'aime, alors je le ferai.

    Et puis, il y avait Malik. Je ne voulais pas y penser. J'étais sûre qu'il était toujours vivant, je le ressentais au plus profond de moi, mais ... Ca n'était pas la question. Il ne répondait plus à mes lettes, il n'y avait personne pour les lui transmettre. Peut-être qu'il s'était caché quelque part dans la montagne, avec les gars du village, qu'ils étaient parvenu à survivre. Les gars de là-bas étaient des braves, ils savaient se battre, ils savaient survivre. Seulement voilà, moi j'avais besoin de lui. J'avais besoin de le voir, de sentir son coeur pour m'assurer qu'il vivait encore, de voir ses lèvres pour m'assurer qu'il souriait encore, et d'entendre ses morts pour m'assurer qu'il m'aimait encore. Il m'avait promis qu'on se marierait. Il me l'avait promis. Rien ne peut arrêter une promesse. Rien ne peut se mettre en travers de nous deux. Ni quelques jours de voyage, ni une invasion de titans. Rien. Rien.

    Voilà. Vous connaissez mon histoire. Après deux 2 ans de guerre, le monde me semble différent. Comme reprenant peu à peu ses esprits. Le danger n'a pas disparu, aussi vrai que Malik n'est pas revenu. Je l'attends encore, mais mes parents cherchent déjà à me remarier. Je n'aurai pas le courage d'affronter d'autres hommes sans Malik à qui me plaindre. Chez nous, l'ambiance est triste. Bien que notre réputation soit intacte, notre situation économique est difficile, et les épices que nous importions à bas prix autrefois nous coûtent aujourd'hui le double, pour trois semaines de voyage. Quand elles ne sont pas totalement introuvables. Plus les jours avancent, plus une idée semble s'imposer : partir sur les terres de Shoumei. Ne plus être un poids pour mes parents qui sont obligés de se serrer la ceinture pour défendre leur commerce, fuir un mariage dont je ne veux pas,  combattre l'incarnation du mal, honorer les morts d'un dernier Requiem, et retrouver Malik. C'est dur de partir de son pays, dire au revoir à tous ceux que l'on aime, quand on ne l'a pas vraiment choisi, mais mes parents en ont été capable dans leur jeunesse, ne serait-ce pas à mon tour de prouver ma valeur ?


    Groupes d'intérêts


    Shierak : la foi est un élément important qui a rythmé ma vie a bien des moments. Si le culte de Shierak tel que nous le pratiquons dans notre famille est intime et très personnel, les valeur que l'on m'a enseigné sont très fortement liées à la foi.
    Lutte contre les titans : Je ne veux pas combattre les titans par volonté religieuse ni par goût de l'aventure. Vivre et laisser vivre. Seulement, aujourd'hui le danger est bel et bien réel. Les titans sont en train de marcher sur le monde, et pour pouvoir donner les derniers sacrements aux défunts de Shoumei, je me battrai si il le faut.

    derrière l'écran

    Pseudo : Coucou, j'ai plus trop de pseudos en ce moment, donc appelez-moi Hanna !
    Comment avez-vous connu le forum ? Houlà ça remonte ! Ben j'sais plus trop pour être honnête
    Avis sur le forum : Il est bien sinon je serai pas venue. En vrai, la V2 était une surprise incroyable.
    Fréquence de connexion : Normalement, deux fois par semaine grand minimum. De toute façon dès qu'il faut RP je serai là.
    Citoyen du Reike
    Citoyen du Reike
    Hanna Meji
    Hanna Meji
    Messages : 10
    crédits : 1466

    Info personnage
    Race: Humain
    Vocation: Guerrier assassin
    Alignement: Neutre bon
    Rang: C
    qui suis-je ?:
    https://www.rp-cendres.com/t164-hanna-requiem-aeternam-termine
  • Jeu 28 Juil - 23:59
    Wesh !

    J'ai terminé ma fiche perso, bonne lecture à tous !
    Citoyen du monde
    Citoyen du monde
    Louise Aubépine
    Louise Aubépine
    Messages : 209
    crédits : 1318

    Info personnage
    Race: Démon
    Vocation: Mage - Elémentaliste
    Alignement: Neutre Bon
    Rang: S
    qui suis-je ?:
    https://www.rp-cendres.com/t183-louise-aubepine-protectrice-du-sekaihttps://www.rp-cendres.com/t257-amities-sinceres-louise-aubepine#859https://www.rp-cendres.com/t256-les-enseignements-du-passe-louise-aubepine#857
  • Ven 29 Juil - 2:51
    Bonsoir,
    Comme tu as modifié ce que nous avons vu en privé, je ne vois aucune raison de ne pas te valider !

    J'espère avoir un jour l'occasion de pouvoir goûter à la cuisine de ton restaurant et continuerais de croiser les doigts pour que le pire ne soit pas arrivé à Malik. Un jour peut-être vous serez réunis. Je prie pour vous deux.
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