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    Berceuse démoniaque | Libre EFZvhIHe_o
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    Citoyen du monde
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    Info personnage
    Race: Démon
    Vocation: Mage noir
    Alignement: Chaotique Neutre
    Rang: D
    qui suis-je ?:
    https://www.rp-cendres.com/t654-nomme-moi-terminehttps://www.rp-cendres.com/t669-chroniques-innomables
  • Mar 20 Sep - 19:27
    RP Libre:

    Berceuse démoniaque

    Eté de l'an 3
    Montagnes de l'ex-Shoumeï


    L'odeur de la sève de pin est partout sur ma peau. Après toutes ces heures passées à griffer le tronc, elle a fini par masquer complètement la mienne. Une chenille vient même ramper sur mon doigts à la recherche d'un peu de gomme. Elle nettoie un moment le tour de l'une des mes griffes avant que je ne la repose sur une branche parallèle, l'invitant a se réfugier hors de vue maintenant qu'elle a le ventre plein. Les oiseaux rodent. La harfang plane et observe. Le martinet somnole en tournoyant. Le gorgebleue vient de fermer son bec sur une petite chose volante qui ne viendra plus me piquer à présent.

    Assise sur une branche haute,  je profite d'une cime à moitié arrachée par le gros temps pour admirer le ciel d'été. Mes ailes dégringolent mollement dans mon dos, piquées par la surface rugueuse de l'écorce. Ma queue s'enroule paisiblement autour de mon perchoir, assurant ma stabilité. Mes pieds oscillent dans le vide au rythme de la mélodie qui me vient aux lèvres.


    Les loups sommeillent au creux des sylves.
    Les chauves-souris dansent dans la brise.
    Mais une âme seule reste en alerte.
    Guettant les faits des goules, démons et sepctres...


    Je l'ai entendue, il n'y a pas si longtemps, perchée sur un bouleau dans la valée, non loin d'une route humaine. Une vieille femme la chantait près d'un feu aux couleurs dorées. Sa peau bleue en prenait toutes sortes de teintes oniriques. Elle m'avait intrigué... En fait, elle ne chantait pas très bien, mais je n'arrive pas à me sortir la mélodie lanscinante de l'esprit et d'autres paroles ont finies par me venir, issues de lointains souvenir.

    Autour de mes épaules et lové le long de mon bras, Serpent me caresse du bout de la langue comme pour me rassurer sur cette époque révolue. Il a bien mangé hier et est encore un peu lourd mais il aime l'odeur des pins. Je souris, le laissant profiter de ma chaleur. La douceur de ses écaille glisse paresseusement sur le renflement de mon sein. Sous la Lune, mon ami est presque aussi blanc que les aiguilles des pins argentés qui nous entourent de toute part. C'est comme si lui aussi se gorgeait de la lumière de l'astre. Peut-être que c'est pour ça qu'on devient blanc ? Moi aussi je deviendrai blanche ?

    En de lents mouvements amples pour ne pas trop le déranger, je termine enfin de retirer chaque aiguille opaline qui s'était prise dans ma chevelure pendant la journée. Libérée, je me relève, debout sur la branche, et m'étire de tout mon long. Mes ailles frissonnent et tremblottent en un froissement de cuir. Les yeux admirant l'immensité du ciel et des étoiles innombrables, les mots s'échappent sans que j'y pense vraiment. Ma voix chaude amplit l'air, portée par le vent. Elle repousse quelques prédateurs ailés mais c'est à la Lune que j'offre ces souvenirs lancinants. Je sens sa lumière couler sur moi, plus douce que l'eau la plus pure.


    Le sommeil en silence m'a quitté
    Ne me laisse pas seule à trembler
    Car le Veilleur au coeur de glace
    Que l'or jamais ne lasse
    S'en va, s'en vient,
    Ne laissant rien,
    Que malheur et chagrin.
    Grand Chagrin.


    En ombre chinoise sur la lune gibeuse, l'étrange silhouette d'une femme aux ailes de chauve-souris se tient là, debout sur la plus haute branche d'un grand pin. Je ne pense pas un instant pouvoir être vue. Les terres sauvages sont paisibles ce soir. Alors je guette plutôt la réponse que l'échos me rend de ma propre voix rebondissante sur les versant des montagnes.


    ... Grand chagrin...

    CENDRES



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