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  • Sam 14 Jan - 21:02
    - Moi je pense que vous vous trompez.

    Elle haussa simplement les épaules. Elle n’était pas certaine que Dactyle avait bien la même vision qu'elle de l'apparence que pouvez avoir des rêves. Elia ne sous entendait pas des envies grandiloquentes. Simplement les choses que tout un chacun pouvait espérer du quotidien. Des amis, des passions, un amour. Avec la volonté, le « rêve », de passer le restant de ses jours a pouvoir continuer d'en être proche jour après jour.

    - Exister sans rien autour est un fardeau. C'est pour ça que vous semblez si fatiguée. Alors que vivre, vivre c'est avoir l'envie que le lendemain soit plus agréable que le jour que nous venons de vivre. C'est l'envie d'atteindre des objectifs, d’obtenir de l'amour, de la joie.

    Son sourire s'élargit un peu. En parlant, Dactyle reflétait exactement tout ce qu'Elia avait pensé d'elle en la voyant. Quelqu'un ayant perdu la volonté de vraiment vivre, pour simplement survivre au jour le jour, a l'instinct. Elle avait un visage de quelqu'un qui a perdu la volonté d'esperer plus. Et en ça, elle trouvait ça triste.

    - Tous le monde ne parvient pas a vivre comme il en a rêvé. Mais personne n'y arrive sans avoir essayé.

    Elle se leva a son tour, et se frotta les fesses énergiquement pour essayer de faire disparaître un peu le vers qui s’était incrusté sur son pantalon, après avoir longuement était assise sur un tronc recouvert de mousse. Tout en s’exécutant, elle écouta la question, la proposition. Et une deuxième fois en moins de cinq minutes, elle haussa les épaules, et la regarda avec un sourire large cette fois, proche du rire.

    - Pourquoi ? Parce que j'avais envie, voilà tout. Le pire dans la vie c'est d'avoir des regrets. Je ne veux rien regretté. Si je meurs a cause d'une erreur. Je pourrais maudire mon idiotie. J'aurais du être meilleure, je n’étais pas assez forte. Mais si je reste en vie, avec une impression que je n'ai pas fais tout ce dont j’étais capable, alors la, ce sera vraiment difficile. La vie est un combat permanent avec soi même. Nous sommes notre plus grand ennemi.

    Elle se tourna vers le chariot en mauvais état et s'y dirigea, les mains dans le dos, d'une démarche souple. Ses pas étaient mesurés, la posture de ses hanches, de ses cuisses, de ses fesses, de ses pieds, tout était mesurés pour pouvoir réagir a la moindre seconde, en diminuant au maximum le besoin d'énergie et le temps de réflexe que son corps avait naturellement. Elle était plus qu’entraîné, elle était affûté comme peu de gens.

    - Je ne suis pas une experte en bricolage, mais si le chariot a du mal a avancé, on peut ptet faire quelque chose pour la roue ?

    Elle se retourne en entendant la louve se relever a son tour. Et écoute sa proposition. Son sourire ne fait encore que s’accroître, a croire qu'elle était capable de s'élargir la mâchoire a force de sourire. Il y avait bien trop de bonne humeur dans un si petit corps pour que ce soit tout a fait honnête.

    - Oh, mais c'est une invitation ? Ne me dis pas que vous êtes inquiète pour moi ?

    Son sourire devient plus fin, plus moqueur, avec un petit regard goguenard, amusé, pour accompagner le tout. Histoire de l’embêter un peu, elle fit un petit signe de la main et ajouta.

    - Moi qui pensait que vous n’étiez que froideur et lamentation, en fait vous êtes mignonne et attentionnée. Je prend votre invitation aux mots. Rejoignons ce village.

    Elle commença a rassembler ses affaires en chantonnant, contente d'avoir un petit bout de chemin a faire avec de la compagnie.
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    Dactyle Venari
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  • Jeu 19 Jan - 23:56
    Après les rêves et l’espoir, voila que l’amour venait de se joindre à la partie sans y être invité. Décidément, il lui en manquait des choses. Mais Dactyle se contenta d’un roulement d’yeux exaspéré, oui, mais amusé aussi. Leur point de vu était si diffèrent  et le fossé si grand, que s’en était aberrant.  Et si elle n’en croyait pas un mot, cette conversation était la première depuis des lustres à dépasser le stade  de la pluie et du beau temps. Alors, si l’idée de là planter là l’avait traversé, de même qu’elle avait très brièvement songé à l’éliminer, se débarrasser du le seul témoin de ses égarements nocturnes. Elle n’en fit rien.

    De solides vestiges d’un socle morale  l’empêchait de mettre en pratique la deuxième option. Quant à la première, si elle n’avait plus grande estime pour elle même, elle tachait néanmoins, pour contrebalancer, de se montrer aussi intègre que possible. Une tentative de décapitation nocturne contre quelques provisions et un éventuel repas, l’échange était équitable. Non ?

    Elle tourna la tête vers Elia, et la dévisagea un instant, pesant le pire et le contre, une mou d’approbation pour toute réponse. ça faisait sens, dans les grandes lignes.  Il y’a quelques années encore, elle aurait acquiescé sans l’ombre d’une hésitation. Tant elle avait passé de temps à lutter contre sa propre nature. Un combat perdu d’avance, certes, mais qu’elle avait mené de front des année durant. Mais, des ennemis, elle en connaissait un plus grand encore. Bien moins philosophique. Qu’il vienne des profondeurs du Razkaal ou de Sancta. Il y avait là une floppée d’ennemies et de cauchemars ambulants qui avaient au moins eut le mérite de la faire relativiser sur ses  problèmes de développement personnels. C’est d’ailleurs, à Shoumei, qu’elle avait commencé à baisser sa garde. Permettant à une faille de se former dans son esprit. Une brèche qui avait laissé s’échapper ses pire cauchemars et semée les graines du doute dans son sommeil. Ou depuis, elles n’avaient fait qu’éclore et prospérer. D’où la nuance qu’elle apporta aux propos de la reikoise :

    - Vous n’avez pas totalement tort, je vous l’accorde. En fait, je vous souhaite d’avoir raison. Que vous n’ayez jamais à croiser pire ennemie que vous même. Parce qu’il y’a, pire..  Elle hésita quelques secondes avant de nuancer, et s’autorisa même une pointe de moquerie. Enfin, heureusement pour nos rêves et espoirs… rien qu’on ne risque de croiser par ici !

    La louve aurait dû le savoir, il ne fallait jamais parler trop vite. C’est à faire preuve d’optimisme un peu trop zélé que l’on s’attire les foudres de l’univers et les pires ennuis. Mais pour le moment, rien à l’horizon. Alors qu’Elia inspectait la vielle charrette, elle en arriva à la même conclusion que Dactyle avait elle même fait quelques heures plus tôt. Elle était probablement aussi marchande que Dactyle était bergère. Mais à deux, elle réussirait bien à bricoler quelque chose, assez pour tenir jusqu’au village du moins.

    - Bien vu, je crois que la roue est sortie de la jante. Il faudrait juste..humm l’encaster et la fixer pour l’empêcher de bouger. Je dois avoir un morceau de corde à l’arrière.


    Oui peut être qu’en soulevant un cotés de la charrette, elle pourrait refixer la roue dans l’axe. Perdu dans ses réflexions bricolage, c’est avec un léger décalage qu’elle remarqua le sourire béat que lui affichait Elia. S’en était presque inquiétant. Dactyle ne voyait pas en quoi la perspective de faire escale avec une inconnue mal aimable, dans un village paumé, pleins de paysans tout aussi peu aimables , était si incroyablement réjouissante.

    Enfin, c’était bizarre. Bizarrement agréable et rafraichissant. Un peu niais et agaçant, mais vivant. La jeune femme était aussi enjouée qu’elle même était blasée.  Toujours en train de farfouiller le tas de bois à la recherche de la corde en question, elle ne la regarda même pas lorsqu’elle lui répondit

    - Inquiète ? non, j’irais pas jusque là. Mais je vous dois au moins un repas et des provisions.

    Et sortant le nez de l’arrière du charriot d’un aire triomphant, corde en main, elle reporta son regard Elia, qu’elle ne pût s’empêcher de corriger, d’un air boudeur qui lui donnerait probablement raison  :

    - Et, je ne me lamente pas.

    Remontant ses manche, Dactyle se plaça sur le cotés, près de la roue désaxée, et lâcha la corde à ses pieds. Pour pouvoir glisser ses doigts sous une des planches de bois.

    - Enfin, allons y, avant que je ne regrette ma proposition.  Si je soulève ce coté, est ce que vous pourriez remettre la roue dans l’axe et l’attacher ?

    Si Elia acquiesçait, alors  elle soulèverai la charrette pour dégager le cotés gauche et lui permettre de remettre la roue. Et enfin, elles pourraient quitter cette foutue forêt.


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  • Sam 21 Jan - 19:37
    - Un repas, vous y aller fort, je vous ai fait cuir trois tranches de viande séché, quelques champignons qui auraient tout a fait pu être dégueulasse, saupoudré d'une plante que j'ai cuillit pour aromatisé. Nous ne sortons pas d'un grand restaurant de la capitale de la Republique non plus.

    Elle éclata de rire et hocha la tete quand a la demande de son homologue. Remettre la roue oui. Elle se souvint de cours de construction qu'elle avait vaguement suivi durant sa formation. Notamment au niveau des fondements des composants nécessaires a la bonne marche d'une roue. Roue a eau, moulin, roue de chariot et de carriole. Ce n’était vraiment pas ce qu'elle avait préféré, mais au moins, elle voyait mentalement toute la continuité de la forme du chariot, allant jusqu'à la roue et ce qu'elle devait faire.

    - Bien sur que je peux le faire. Une marchande ne sachant pas faire marcher un chariot ? Je ne suis pas si ridicule que ça !

    Elle attrapa la roue et observa Dactyle la contourné pour faire levier et ainsi décoller le coin du sol. Elle plaça la roue bien droite et l'enfonça sur son support, avant d'attraper la languette permettant de l’empêcher d’être branlante sur la longueur de son emplacement. Elle tira avec une force impossible a feindre, et l'immobilisa parfaitement

    - Pfiou, et voilà.

    Elle se redressa, et passa le revers de sa main sur son front en observant la louve relâcher le chariot et se redresser de toute sa hauteur simultanément. Elle songea qu'avec son air froid, elle ne se mettait pas bien en valeur. Si elle avait sourit un peu plus, et avait arrangé ses cheveux, elle avait le potentiel pour être une très belle femme. Mais si elle commençait a partir la dessus, déjà que la conversation précédente avait eu un peu de tension, ca risquait encore une fois de mal se passer.

    - Le village est dans cette direction ? Allons y alors, mauvaise troupe ! Ahah !

    Elle alla jusqu'à sa monture qu'elle détacha de l'arbre, tout en observant sa camarade faire de même pour pouvoir harnacher la sienne au chariot pour le tirer. Il n’était pas léger a première vu et ça ne devait pas aider l'animal a être plus fringuant. Elle approcha son cheval en le tenant par sa longe et s’arrêta a coté d'eux :

    - Je peux peut être attacher une autre corde a la selle du mien, ca l'aidera a tirer. Il y a quand même du poids.Il va finir par vous claquer dans les pattes.

    Avant même d'avoir une réponse, elle sortit une corde d'un des sacs accrochés a sa selle et commença a la nouer environ a l'endroit ou était attaché harnachement de bois. Elle fait un nœud solide, clairement venu tout droit des entraînements militaires que tout soldat devait savoir faire. Elle prend la corde des deux mains et tire avec tous son poids en arrière pour que la corde tienne au maximum.

    - Je vais aussi marcher a coté ! Le chemin n'est pas trop compliqué ?

    Il y avait tellement d'arbres partout avec des passages étroits qu'elle se demandait même comment elle avait pu arriver jusqu'ici. Mais si elle travaillait la, elle devait avoir l'habitude après tout. Elle se mit en tete de fil, sa silhouette juste devant celle de Dactyle qui avait tous le loisir de voir une démarche encore une fois sans hésitation, avec des pas clairement embrigadés par un entraînement particulier. La démarche que seul les guerriers avaient. Souple, assuré, précautionneuse.

    - Vous m'avez pas dit d'ailleurs. Vous avez dit que vous etiez actuellement en train de travailler dans cette foret...mais avant, vous faisiez quoi ?

    Elles commencerent ainsi a se déplacer vers le village.
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    Dactyle Venari
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  • Lun 30 Jan - 0:42
    La remarque de la Reikoise lui soutira un discret sourire amusé. Ce n’était certes pas grand chose, mais elle s’était toujours contenté de peu. Alors un morceau de viande séchée et des champignons qui, coup de chance, n’étaient pas dégueulasses, c’était déjà pas mal. Dactyle nota au passage que la marchande s’y connaissait en plantes et en repas de fortune. Ce qui, vu son statut n’avait rien d’étonnant. Mais elle le nota tout de même. Pour l’heure, sa concentration était requise ailleurs.

    Le chariot n’était pas si lourd, enfin, lorsqu’il était vide. Ce qui était loin d’être le cas, mais il faudrait faire avec. Elle ajusta sa position,  jambes parfaitement alignées avec les épaules, à une distance égale, pour disposer d’un appuie stable et forcer avec tout son corps et non uniquement ses bras. Elle parvint ainsi à dégager un des cotés, sans grande difficulté, mais non sans effort. Effort qu’elle maintint tout le temps dont Elia eut besoins pour replacer la roue, s’efforçant de garder sa respiration aussi régulière que possible, même lorsque ses muscles encore endoloris par les efforts de la nuit, lui arrachèrent un douloureux rictus. Heureusement, Elia était efficace, aussitôt qu’elle eut finit, la bergère reposa le chariot avec précaution, accompagné d’un soupir de soulagement. Cette ruine n’aurait pas supporté un choc de plus. Elle se redressa aussitôt, étirant ses épaules endoloris, et  s’épousseta les mains pour en chasser les éventuelles échardes. Puis elle adressa un bref regard reconnaissant, et un remerciement à la jeune femme. Sobre, mais honnête sa gratitude était sincère. Bien consciente que seule, la tâche se serai révélée bien plus laborieuse.

    - Merci.

    Tandis qu’Elia, toujours aussi enthousiaste finissait de rassembler ses affaires et son cheval, Dactyle en profita pour rattacher ses cheveux en arrière de manière un peu plus présentable, plus pratique surtout. Puis elle fit de même, balayant brièvement le campement de fortune du regard, avant de toiser son cheval, avec un certain scepticisme. Et ce dernier ne se priva pas de faire de même lorsque la louve s’approcha pour le détacher. Le vieil équidé raclait la terre de ses sabots, les oreilles plaquées en arrière, témoignant d’une certaine animosité. Si en le lui confiant, le propriétaire l’avait qualifié de “vieux bourricot obstiné”, il était en fait bien en dessous de la vérité.  Et les évènements nocturnes auxquels il assisait régulièrement n’avaient probablement pas aidé à rendre l’animal plus avenant. Pourtant, il s’en était toujours miraculeusement tiré indemne, mais ne semblait pas décidé de s’en satisfaire. Aussi récalcitrant qu’il fut, il finit par obéir. Et Dactyle acheva de l’harnacher en soupirant. Avant de s’apercevoir qu’Elia s’était approché

    - Il en a vu d’autre. Je commence à croire qu’il est increvable. Mais oui, bonne idée, on ira plus vite.

    Elle s’apprêtait à chercher une corde pour harnacher ce renfort bienvenu, mais avant qu’elle n’ai eut le temps de bouger, la reikoise s’en était déjà chargé. A une vitesse impressionnante, et avec l’assurance de l’habitude. Logique, pour une marchande, pour qui les voyage devaient être monnaie courante. Dactyle la dévisagea un instant, toujours aussi troublée par autant d’enthousiasme et de dévouement. Si elle continuait ainsi, la Bête du Razkaal lui serait redevable à vie.

    - Euu merci. Oui, c’est par là. Non ça ira. Si on avance bien, on devrait atteindre le village avant midi.

    Elle adressa un signe à Elia, avant de lui emboiter le pas.  Une main sur le licol de son cheval pour lui ordonner d’avancer. Il la gratifia alors d’un hennissement mécontent avant de s’exécuter. Heureusement, la monture d’Elia semblait de meilleure volonté. Enfin, elles étaient en route et Dactyle pût profiter du silence un moment. Laissant ses pas s’enchainer machinalement  le long du chemin. Depuis un an déjà qu’elle était là, elle avait développé un certain nombre d’automatismes. Et laissait son corps s’exécuter tandis que son esprit était ailleurs. La marchande devant elle en revanche, ne semblait rien laisser au hasard. Et se déplaçait d’une façon bien particulière, qui rappelait un peu la manière dont les loups se déplaçaient en groupe. En ligne, marchant dans les empreinte de leur prédécesseurs pour laisser le moins d’empruntes possibles. Bizarre, encore une fois. Tout comme l’étrange scintillement entre les arbres qui avait attiré son regard. Mais comme le bref silence, sa réflexion fût coupée nette par les questionnements de la reikoise.

    Songeant que le silence avait été de courte durée, elle se laissa le temps de la réflexion. Qui ne s’éternisa guère, puisqu’elle en conclut  rapidement qu’il n’y avait pas grand chose à raconter. Livrer des détails à une inconnue, qui plus est une marchande étonnamment affuté, lui paraissait un peu étrange. Mais après tout, elle ne la recroiserait sûrement jamais, et il n’y avait rien à savoir. Alors pourquoi mentir ?  

    - Je travaillais dans une des prisons de la République. En tant que limier.  Mais c’était…. avant la guerre.

    Elle avait laissé sa phrase un suspens, avant de la terminer d’une traite. Cependant, sa réaction n’avait rien a voir avec quelque sentiments ou  souvenir douloureux. Mais était motivée par une émotion bien plus concrète.

    Immobile fixant la cime des arbres, c’est avec un sérieux implacable qu’elle arrêta net les chevaux et combla en un instant la distance qui la séparait d’Elia, et lui signala sa présence d’une main sur l’épaule. L’ex limier lui adressa un regard grave, une main devant la bouche pour lui intimer de rester discrète. Elle s’assura d’avoir toute l’attention de la Reikoise, avant de lui montrer l’objet de son inquiétude. Un peu plus haut entre la cime des arbres, des fils transparents faisaient danser les reflets du soleil. De GROS fils. Des toiles de geomi. Depuis quelques temps, les quelques spécimens qui peuplaient la forêt s’était de plus en plus approché du village. Et avait même causé la perte d’une quantité non négligeable de bétail.

    - Des Geomi.On ne peut pas faire demi tour, au risque qu’elles nous tombent dessus. Il va falloir passer. En espérant ne pas se faire remarquer.

    La situation n’était certes pas idéale, mais avec un peu de chance, elles passeraient sans encombres, et au pire …

    - Vous avez une arme ?

    S’enquit Dactyle, toujours très calme, malgré sa tension évidente qui lui serraient les poings. Presque certaine d’avoir perdu hier soir la seule arme dont elle disposait. Enfin, presque la seule. Il lui restait bien toujours un bras maudit et quelques griffes. Mais c’était loin d’être idéal.


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  • Jeu 2 Fév - 20:48
    Elia se tendit aussitôt en entendant la nouvelle information qui venait de sortir de la bouche de sa camarade de route. Un limier. D'une prison. Elle n'avait pas vraiment besoin de détail, elle ne pouvait pas venir de beaucoup de prison différente. Les chiens du Razkaal etaient moins connu au Reike, et la prison Republicaine encore moins. Mais comment une femme éduquée comme elle aurait pu laisser passer l'information ?

    Les limiers faisaient partis des menaces numéros un qu'elle devait éviter. Ils étaient mortels, souvent a moitié fou, implacables. L'élite de la Republique. Et voilà qu'elle n'avait même pas terminée son premier voyage vers l’état voisin qu'elle tombait nez a nez avec l'un d'entre eux. Enfin, elle avait précisé « ancienne », mais ca ne changeait pas ses capacités. Elle avait lu assez sur eux pour savoir que ça pouvait dégénérer a tout moment.

    - La guerre a changé beaucoup de choses n'est ce pas ? J’étais bien contente qu'elle s’achève.

    Et c’était assez vrai, bien qu'elle ne l'avait connue que de très loin, a moitié enfermée dans sa tour sans possibilité d'aider d'une quelque façon que ce soit. Aurilia y avait veillée. Elle n’était pas prête, c’était ce qu'on lui avait longuement dit a chaque fois qu'elle avait proposé de participer a l'effort de guerre. La moindre chose. Mais non. « Ce n'est pas ton rôle ». « Tu devras être prête pour l’après ». L’après était arrivé.

    - Uh ? Des quoi ?

    Elle fit mine de ne pas comprendre, et pour le coup, elle n'avait pas vu les créatures, plongées dans ses pensées. Elle se tu en voyant l'expression de son acolyte, plus concernée qu'auparavant. Elle lui indiqua quelque chose et elle leva la tete en fronçant les sourcils, pour que son regard tombe sur des sortes d'araignées de bonnes tailles qui semblaient en phase de sommeil. Parfait. Après le loup-garou, ça. C'etait la foret maudite de République ou quoi ? Enfin, elle était devenue compagnon de route avec son premier adversaire, peut être que les créatures allaient se changer en humain aussi.

    Visiblement, d'aprés elle, il fallait forcément continuer, et elle voulu bien la croire, puisqu'elle semblait assez habitée des lieux. Elle hocha silencieusement la tête, mais eu un mouvement d’arrêt sur la question de l'arme. Ne pas se défendre pouvait être un problème, mais en même temps, trop en montrer a un limier pouvait aussi devenir un problème d'ici quelque minutes.

    Elle pouvait d'ailleurs aisément voir l’entraînement qui se reflétait dans le calme apparent de la Républicaine. Elia, de son coté, si elle semblait aussi garder son sang froid, avec les émotions bouillonnantes. Oui, elle avait une arme. Pas qu'une d'ailleurs, elle en avait un peu partout sur le corps, sous ses vetements. Ses poignards, ses aiguilles. Elle pouvait tout faire avec ça dans de multiples situations. Elle sortit uniquement un poignard, le moins gros.

    - J'ai...j'ai de quoi me défendre. Il faut surtout protéger les chevaux.

    Si l'un d'eux se faisaient atteindre, elles n'auraient pas le temps de les libérer et serait obligée de tout abandonner sur place pour protéger leur vie. Et la Reikoise n'avait pas vraiment envie de voir son cheval se faire boulotter par des monstres.

    - Vous auriez pas un conseil, ou quelque chose... ?

    C'etait elle l'experte des lieux, après tout. Elle avait peut etre une tactique, retenir sa respiration, faire des pas chassés, ou bien faire une diversion. Elia était prête a tout entendre.

    - Dans cette foret, c'est bien vous la boss...
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