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  • Lun 8 Mai - 15:23
    Une once d'empathie, de confusion et de jeunesse. Où était-elle née pour décrire ce lieu avec une telle crainte ? Où l'avait mené son existence, pour qu'elle s'attende déjà à de la dureté de la part d'autrui ? J'écoutais sombrement, prêt à lui répondre, à trouver mille arguments pour défendre mes valeurs : que la vie des mortels méritent d'être prôtégée. Et pourtant... Pourtant les questions de ma sauveuse trouvait un écho en moi. Ah ! COmment aurait-il pu en être autrement ? Des landes de réponses attendaient sur ma langue, mais je n'en choisis qu'une, aussi risquée que riche... D'imprévue. Soumise à ses questionnements, ma sauveuse s'était laissée allée sur le sable, et je finis par en faire de même. Nul souffle ne m'animait plus, pourtant elle entendit mon soupir sous son crâne, après qu'un long silence ait succédé à ses questionnements.

    "Permettez, Dame Qaguia... Que je vous conte une histoire. Ce que je vais évoquer... Peut-être y trouverez-vous quelques réponses... Car vos questions sont de celles qui n'ont de cesses d'être débattues, par les générations passées, comme celles à venir. J'oubliais, pendant un temps, où nous nous trouvions, j'oubliais le Soleil et le sable chaud, j'oubliais les morts derrière nous. Il y en avait bien d'autres pour m'emplir l'esprit.Je pourrais évoquer des temps anciens, si anciens que presque personne en ce monde n'en a une véritable image. Je pourrais vous narrer les contes expliquant ce monde, et sa création. Mais... Cela nous prendrait bien longtemps, et nous n'aurions pas assez d'eau pour ne pas finir désséchés avant la fin. L'une de mes mains vint caresser du pouce l'autre, en une imitation de vie dont je n'étais plus qu'un maigre écho. L'on dit que des êtres à la puissance infinie créerent les vivants parcourant ce monde. Par goût pour la création ? Par envie de descendance ? Par souhait d'amener la civilisation sur cette terre sauvage ? ... Ou par ennui ? Bien chanceux serait celui qui pourrait les questionner en la matière, et survivre à leur réponse pour nous la faire parvenir. Ce que l'on suppose, c'est que leurs actes, les vivants sont l'échos, et de leurs humeurs, les victimes."

    Mon sombre timbre s'était allégé à la faveur du ton de conteur ancien, et sous les yeux de ma sauveuse... L'air-même prit forme. Des silhouettes de sable et de poussière se dressèrent entre elle et moi, certaines géantes parmi des minuscules, en créant de leurs mains, en écrasant bien d'autres de leurs pieds.

    "Aussi loin que portent nos yeux, nous ne saurions les voir sur cette terre... Ils demeurent en un autre lieu, pourtant elle leur est accessible. Et les rares fois où ils la foulèrent du pied, leur passage eut des conséquences désastreuses. Des guerres dont l'ampleur rendent ridicules les balivernes entre les petites gens, leurs cité et leur royaumes. Les géants sableux balayèrent des cités, des vagues de minuscules silhouettes s'égayant alentours.Laissant derrière eux ravage et désolation, ils abandonnaient aussi sur cette terre nombre de leurs serviteurs, livrés à eux-mêmes. Des pantins qui avaient pris part dans les vagues mortelles ayant assailli les remparts des vivants... Des pantins ayant eux-même été vivant, mais ayant été englouti par la magie titanide. Des pantins que la vie avait déserté, mais que la magie maintenait envers et contre tout sur cette terre. Les silhouettes géantes disparurent, au profit des plus petites qui furent enfin reconnaissable : humains, elfes et bien d'autres, fuyant ou armés, luttant... Contre des reflets mort-vivants de leurs propres rangs. Et puis... Ceux-ci s'égayèrent, semblant errer à droite et à gauche, sans oplus d'objectif, devenant bientôt des silhouettes inquiétantes au pas traînant et à la conscience douteuse. Parmi ces restes délaissés, certains retrouvèrent conscience d'eux-même, là où jusqu'alors, la volonté de leur maître avait primé. Mort et pourtant conscient, sans attache au monde qui les avait vu naître mais qu'ils avaient trahi, des résidus sans raison d'être après l'abandon de l'être les ayant créé. Et pour eux, cette question est d'autant plus vraie : pourquoi marcher encore ? Pour quelle raison lutter en ce monde ? Pourquoi ne pas lui prendre tout ce qu'on lui jugerait bon, pour soi et ses intérêts ?"

    Lentement, je fis s'évanouir dans le néant les créatures imaginaires que mon esprit avait animé, et je présentais mes deux mains gantées à la jeune femme. L'une vint tirer fermement sur le cuir de l'autre, la rendant un instant informe et étirée, jusqu'à ce qu'enfin... Ma magie ne fit rien pour cacher la vérité, et des bandes de tissus se délièrent de mes os, révélant ceux-ci, jaunâtres et fins, à la vue de la mortelle. Nulle illusion, nulle fausse chair rosâtre pour camoufler cette vérité. Sous le cuir et le tissu, il n'y avait que des os... Se mouvant pourtant. des doigts squelettiques s'étirant comme ceux d'un mortel... Peau, muscle et sang en moins.

    "Pour moi, c'est un choix, dame Qaguia, que d'avoir plus d'égard pour ce monde et ses habitants... Que mon créateur n'en eut pour moi. Pour que chaque jour soit paré des milles couleurs d'une vie pleinement vécue... Plutôt qu'un éternel horizon de cendres et de combats pour une existence absurde."

    Un rire spectrale, bien loin du chaleur qui avait retenti jusqu'alors, se fit entendre sous le crâne de la jeune femme.

    "Mes excuses dame Qaguia... Je vous ai menti."
    Invité
    Invité
    Anonymous
  • Sam 13 Mai - 20:31
    Qaguia savait que ses questions seraient sans réponses, d'ici à maintenant jusqu'à peut-être la fin de ses jours, quand viendra le moment de replonger dans l'abysse dont elle s'était extraite. Quand elle avait posée sa question, elle ne s'attendait pas à entendre la vérité universelle entendue par les forces cosmiques ou divinités responsables de la création de tout, autant du ciel au dessus de leurs têtes que du sable foulés par leurs pieds, en passant par l'air qu'ils respiraient, les couleurs qu'ils voyaient, mais plutôt la vérité comme comprise par eux, les petits habitants de l'Univers. Ce qu'elle pourrait entendre, si Tadlos était suffisamment réceptif, c'était simplement sa conclusion à lui sur la vie, la mort et tout le reste. Et si ça lui plaisait, elle pourrait "adopter" cette façon de faire. Ou au moins, se décider à l'essayer un peu, comme une paire de chaussure que l'on essayerait avant de définitivement les acheter. Ou fuir avec.

    Mais quelque part, il lui restait l'idée que ce n'était pas la vérité. D'où venait t-elle ? Pourquoi avait t-elle était extirpée du néant ? Quel était son but sur cette terre ? Quelque part, ce n'était là qu'une partie de sa plus grande question, concernant la Vie et sa jumelle opposée, mais Qaguia pensait que comprendre le tout dans sa grandeur lui permettrait de plus facilement déduire son rôle dans la vie. Oh, elle avait essayée par elle-même, en observant les gens voyager, mais la violence avait rendue son observation peu concluante. Les mortels viennent au monde, se reproduisent, puis meurent, très très souvent par la lame d'un ennemi, les crocs d'une bête ou la chaleur du Soleil. Et quelques fois, leurs progénitures offertes par la grue meurent avec eux, rendant leurs efforts inutiles alors que leur lignée est effacée de l'Histoire.

    Car elle avait cru comprendre que le but des espèces... fragiles au cours du temps temps est de laisser des enfants derrière eux, avec l'aide de la Grue -du moins, elle pensait- pour entretenir l'héritage d'un clan, d'une famille ou d'une personne. Et s'il est possible pour un mortel de bâcler sa tâche, en finissant haï de sa descendance, en la voyant mourir sous ses yeux ou autres coups de malheur du destin, avoir un enfant semblait être le but de l'humain. Ce qui "expliquait" un peu cette tendance au chaos et à la mort chez l'humain : leurs espérances de vie étaient limitées pour les forcer à bien s'occuper des bébés que la Grue leur donnait. Mais alors, pourquoi autant de mort et de destruction? Par effort de faire triompher un héritage par rapport à un autre ? Manque de ressources, naturel dans un désert? Méchanceté ? Les explications allaient, mais Qaguia-

    Le soupir qu'elle entendit dans sa tête la fit sursauter, regardant des quatre côtés avec un air presque paniqué au visage. O-oh, c'était sa télépathie. Diantre, ça communiquait jusqu'à ça ? Un peu bizarre mais, heu voilà, elle lui dira de pas recommencer s'il venait à refaire le coup après. C'est que c'était déstabilisant !

    Mais passons, donc, tout ce qu'elle avait pu en conclure, c'était que la vie humaine ou naine avait moins de valeur que la sienne, qui allait vivre tellement plus longtemps. Qu'il y en avait tellement parce qu'ils étaient remplaçables et que donc, ce n'était pas grave si elle les tuait, quand eux-mêmes se massacraient tellement pour un oui ou pour un non.

    tu vivras longtemps qu'il lui avait dit, cet Ombra. Mais... pourquoi était t-elle venue alors ? C'était quoi, son but ? La raison de son existence ? Chaque année qu'elle passait sans savoir ce qu'elle devait faire l'angoissait plus qu'elle ne voulait l'admettre. Et si survivre au désert était suffisamment préoccupant pour la distraire de ses pensées existentielles, voir ses principes remis en question comme ça éveillait quelques doutes subsistants, dans son esprit si fragile.

    Devant elle, des images défilaient, alors qu'elle écoutait Tadlos lui parler de vieilles divinités, créatrices de vie mais aussi incroyablement destructrice, de façon paradoxale. Ses yeux s'écarquillèrent : elle aurait été crée par ces entités divines ? C'était ça, le secret de son existence ? Elle allait savoir la raison de sa présence sur Terre ? Qaguia se pencha en avant, en silence, espérant mieux comprendre ses vraies origines. Plus ça s'approchait, et plus sa question générale lui la vie perdait en importance. Ce qui comptait, c'était de savoir d'où elle venait. Et quel était son but, pour de vrai. Où devait t-elle aller ? Par quel vent du destin serait t-elle portée vers son objectif ? Quel était la raison de son existence ? Elle n'accepterait jamais de n'être que le produit de la chance, une réaction magique aléatoire qui l'aurait crée.

    Même alors qu'elle pensait de façon incorrecte à l'existence de la Grue, Qaguia se disait qu'au moins, un bébé était désiré de ses parents. Qu'il était spécifiquement choisi, que ce soit par l'oiseau ou par les mortels. Quand leurs yeux se posaient sur le tout petit bambin, à peine né, ils s'imaginaient quelque chose pour leur enfant. Un avenir. Une destinée. Et elle ? Qu'est-ce qu'elle avait ? Elle n'allait pas passer un millénaire à apprendre la magie de glace, non ? Il devait y avoir un plus grand but à sa vie. Et peut-être qu'il avait été décidé par des dieux, destructeurs qu'il soit.

    Mais en fait, non. Tadlos résumait sa "vie". Qaguia ne réagit pas, toujours fixée vers l'avant, mais elle sentit une petite vague de frustration lui agripper le coeur, tempérée par son côté rationnel. Qu'est-ce que Tadlos pouvait donc connaître de sa vie à elle ? Jusqu'ici, elle le pensait simplement paladin humain, après tout. Mais en fait, il était... hmm, il l'avait peut être été dans une autre vie. Mais il était différent, maintenant. Un squelette, détaché de ses maîtres, errant et aidant les gens. Lui, qui en avait perdu jusqu'à sa propre vie, s'était tout simplement donné un autre but avant de continuer. Admirable, vraiment.

    Ça expliquait la sensation sur son bras, un peu.

    Heuuu, j'imagine qu'il n'y aura que moi qui finira desséchée si on prend trop de temps ? Elle glissa après un moment de silence, un mince sourire aux lèvres. Tadlos semblait être un bon gars, avec ou sans peau. Et si elle comprenait la raison de son secret, elle ne pensait pas l'abandonner pour ça. En tant qu'êtres magiques, autant se serrer les coudes et tout. Mais quand même, en elle, Qaguia était frustrée. Parce que Tadlos au moins savait d'où il venait. Il avait eu un but. Et même s'il l'avait ensuite perdu, elle ne pouvait pas être d'accord avec son but. Il était noble, véritablement, mais la vérité était que Qaguia ne savait pas si elle pourrait jamais autant donner à un monde qui ne la remercierait jamais pour ses efforts.

    Lui était déjà mort, quelque part. C'était dur à dire mais il avait moins à craindre, lui. Elle, elle pourrait se prendre un couteau, être incinérée, tabassée, dévorée... Elle n'était pas prête à tout donner pour ne rien avoir en retour, sinon la gratitude de gens qui mourront bien assez tôt, emportés par la violence ou la vieillesse. Aider quelqu'un qui était perdu au fond d'un trou long, oui, elle le ferait, ça lui donnait du baume au coeur. Mais jamais elle n'irait délibérément chercher les trous longs du désert, tous, pour secourir des gens. La bleutée devait suivre son chemin à elle. Et trouver le destin qui l'attendait quelque part.

    Mais il avait été gentil avec elle, donc Qaguia décida de ne pas tout lui dire. Si elle ne pouvait pas se permettre d'être gentille avec tout le monde, elle pouvait bien l'être avec lui, nan ?

    C'est très admirable, Tadlos. Je pense que ce désert serait beaucoup plus agréable à vivre s'il y avait plus de gens comme toi à l'intérieur, fit t-elle, tirant un peu sur sa capuche blanche pour se gratter la peau bleue en dessous, avant de la remettre. Ah, les mensonges ! Il fallait juste qu'elle fasse assez semblant et ça passerait, non ? Quoi d'autre pouvait être dit ? Elle ne voulait pas qu'il voit le manque d'effet de son discours sur elle. Ou qu'il lui fasse un autre discours sur les vertus d'aider les gens.

    Mais, dis-moi, dans le désert, tu n'es jamais dépassé ? Par tout ce qui se passe à l'intérieur ? La violence, le vol, la convoitise, tu comptes lutter contre ça pour des siècles ou des millénaires ?
    Invité
    Invité
    Anonymous
  • Mer 7 Juin - 23:52
    Prenez un ton mystérieux, évoquer l'histoire du monde, mêlez-y un peu de la vôtre, révélez finalement votre petit secret - que vous êtes un mort qui marche, cela arrive parfois ma bonne dame -, et regardez l'intérêt mourir dans les yeux de la jeunesse, qui s'esquive d'un mot d'esprit avant de vous donner un soupçon d'approbation pour vous remercier pour votre jolie contine. Et voilà !... Ah, la jeunesse. Ou les vieux ? Ah ha, je ne sais plus !
    Dans un moment de doute gêné aussi profond que son embarras, j'éclatais d'un rire pathétique.

    "Désséché, pour sûr ! m'esclamais-je, avant d'ajouter. De différentes manières cela dit. Voyez-vous, si nous restons-là mille ans, sans eau ni nourriture, eh bien je vous verrai sécher comme un poisson laissé sur l'étendoir, avec peut-être quelques créatures qui viendront vous délester de votre chair, si elles ne vous trouvent pas trop sèche à leur goût. Eh puis, puisque la magie ne vous retiens pas ici bas, vous vous en irez, tandis que je continuerai à prendre la poussière - et le sable ! - par ici, si cette terre ne change pas d'allure d'ici-là. Cela dit, mes os se conservent bien en effet, mais je ne garantis pas que mon esprit avance encore droit, hahaha ! L'éternité a cela de triste qu'elle devient vite ennuyeuse, sans bonne compagnie."

    Oups, parbleu, quelle idée que d'évoquer cela. Et pourtant, regardant un instant la belle peau bleutée de Dame Qaguia, j'en ris de plus belle. Qui sait, avec un peu de rosée, peut-être demeurerait-elle plus longtemps que les mortels par ici ? A survivre de goutelettes et de cactus, avec un petit scorpion à l'occasion. Quoi, les vivants ont besoin de plus que cela ? Quelle idée ! Je me tenais la panse comme si je me bidonnais, mes os révélés tintant sur le métal, mais nul souffle avivés n'agitait mon torse. L'on ne trouvait plus que des courants d'air dans celui-ci !

    "Mais - Hahaha - je crois que je peux dire - mhh hihihi - que je - hmm - que je m'égare. Là n'était pas un sujet que je comptais particulièrement aborder. Chose faite n'est plus à faire ! Enfin... Aaaah... Un soupir m'apaisa dans mon délire. Vous disiez... Dépassé, c'est cela ? Parfois, il me semble, car les vivants ne sont pas toujours très tendres avec les leurs. Cela dit, le désert abrite aussi des tribus où l'hospitalité est une obligation, un gage de valeur... Quand bien même je ne pus les apprécier, de nombreuses gourdes, bols de nourriture, de lait d'ânesses comme de fruits séchés, me furent tendues, et chaque fois je tâchais de leur rendre la pareille, puis de faire de même avec le voyageur suivant venant à croiser ma route. Il m'est plus plaisant de transmettre des sourires - même si j'en suis dépourvu, l'intention est là, haha ! - que des coups de couteaux."

    Je me tapotais le heaume un instant.

    "Le désert est sans pitié il est vrai, et les charognards n'y manquent pas... Tandis que les villages et les villes sont moins... Rigoureux, dira-t-on. Il n'est pas nécessaire d'être capable de marcher des jours entiers pour y survivre, alors on voit davantage encore d'êtres aux pensées différentes. La sagesse du désert n'est pas celle des plaines, car le manque d'eau n'y assèche pas les coeurs. Ailleurs, il y a un peu de gras pour arrondir les moeurs. Je pouffais. " Passez du bon temps au coeur d'une ferme, à regarder les ruminants brouter, et l'existence vous semblera une tâche laborieuse mais confortable. Croisez un peu trop de bandits sur la route, et les mortels vous paraîtront bien hostiles pour quelques temps. Dites-moi Dame Qaguia, a quand remonte la dernière fois que vous avez pu apprécier un peu de bonté de la part des vivants ?"

    RP ABANDONNE
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