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  • Jeu 13 Juil - 1:43
    La nouvelle atroce lui avait été rapportée par Alais. La jeune humaine lui était fidèle depuis trois ans déjà. Elle apprenait sous ses ordres et conseils discrets, marmonnés d’une voix basse et douce. Une gamine d’à peine vingt ans qui avait poussé dans ses vêtements miteux la porte de l’illustre forge. Les doigts jouaient entre eux, tiraient la peau avec timidité et horreur. L’homme qui lui faisait face n’était pas n’importe qui. Il était l’un des Grands Maîtres Forgerons du Reike, un élémentaire connu dans toute la région – ce qu’il tentait d’ignorer de toutes ses forces – pour ses bijoux et armes spectaculaires. Jour après jour, les merveilles se déversaient sur les draps magnifiques, exhibant leurs métaux précieux, l’or, l’argent et des alliages secrets, convoitises qui attiraient les regards. Hodur au nom de famille inqualifiable, un clan aujourd’hui disparu, des légendes susurrées aux oreilles dont il n’avait cure, Hodur aux traits durs, à la voix sanglante, tendre mais redoutable, Hodur qui fait peur, dont le tempérament effraie. Elle s’était présentée à lui, elle aurait voulu être plus jolie, plus richement vêtue. Il ne l’avait pas jugée, et avait désigné les outils du bout des doigts. Elle les avait saisis, observés, chéris. Sans doute se croyait-il dans une école prestigieuse parce qu’il réclamait à chaque potentiel disciple un difficile test. Point de forge, bien entendu, mais de l’imagination, des feuilles et des crayons, des dessins et des poésies. Quelle arme voudraient-ils créer, ici, dans le feu ardent ? Le rendu était observé attentivement, jugé, et certains repartaient bredouille. L’homme était seul juge. Mais Alais avait réussi, elle, comme son alliée et désormais amie, Fadma. Les deux jeunes femmes venaient de loin et jamais n’avait déçu le légendaire forgeron. Elles demeuraient à ses côtés, apprenant jour après jour par l’observation, les mains souples de Hodur qui glissaient sur leurs bras, froides, glaciales, étonnantes et guidaient leurs gestes. Parfois, la langue jouait dans la bouche et soufflait quelques mots. Il fallait alors déchiffrer.

    Tout à fait. La nouvelle horrible provenait de la dame charmante partie se balader. Il y avait un marché régulier dans les rues de la ville. Hodur le connaissait sans mal. Il se glissait souvent parmi les curieux pour observer. Parfois, il tenait un stand avec quelques armes et bijoux à prix raisonnables. Les métaux n’étaient guère précieux, mais le style de l’artiste était respecté. Voilà le problème qui aujourd’hui occupait son esprit. Cela faisait quelques semaines qu’il n’y avait pas mis les pieds, mais ses apprenantes étaient là pour lui souffler les articles intéressants qu’il pourrait chiner.

    Des armes richement décorées. Rien que ça. Alais avait froncé les sourcils en les remarquant. Elle connaissait son maître. Elle connaissait son style, et jamais ne parviendrait-elle à ce niveau de maîtrise. Le forgeron traître également. Elle avait fui vers la forge de Hodur, haletante, effrayée et furieuse. Elle avait martelé du poing, s’était exclamée avec force. Le garçon n’avait pas compris. Puis les mots, lentement, ont atteint un coin de son esprit. Enveloppé dans une tenue large et couvrante ne laissant dépasser que ses yeux rouges, il s’était pressé avant que le marché ne ferme. Quelques indications, les pieds bientôt plantés devant les quelques tables, il avait contemplé. Rien ne fut répondu au vendeur ignoble qui voulait lui vendre ces merveilles à bas prix. Satisfait mais enragé par la vision de ses créations grossièrement reproduites – un expert ne s’y tromperait pas, mais le peuple n’était pas suffisamment éduqué à reconnaître un faux – il était retourné chez lui. Les filles n’avaient rien dit, mais les mains de l’élémentaire créaient de la glace pour calmer leur énervement terrible. Que faire, que faire ? Qui était à l’origine de ce méfait odieux ? Elles ne lui seraient pas d’une grande aide, ainsi à la nuit presque tombée, il prit le chemin de la forge du Grand Maître Forgeron, allié mais pas encore ami, conseil qui lui serait précieux. Pourtant, il ne savait pas encore à quoi s’attendre.

    Le cheval freine des quatre fers. Il est attaché pour éviter la fuite. L’homme lui flatte tendrement l’encolure, rassemble ses pensées distraites, soupire discrètement, frappe à la porte à grands coups. Cette fois, il n’attend point la réponse de son collègue. Il en est désolé, mais l’affaire est trop urgente, trop dégoûtante. Le langage n’est pas assuré. Il se perd dans les idées qui trottent dans son cerveau agacé.

    Lemrith, bonsoir.
    Je m’excuse de vous déranger, pourrions-nous aller dans un bar ?
    Une auberge suffira, je n’ai pas mangé ce soir.
    Merci encore de me recevoir.
    Même si c’est forcé, et j’en suis désolé.
    L’affaire qui m’occupe me rend tout chamboulé.
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