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  • Dim 31 Déc - 18:57
    Nul ne peut échapper au Trésor Public — w/ Tulkas W-tulkas-v2

    Cette histoire se déroule à Ikusa trois semaines avant La Marche du Vent d’Acier.

    Ce qui devait être un simple contrôle, c'était avéré plus complexe que prévu, en cause le genre humain. Wilhelmina devait percevoir l'affermage des pêcheurs exerçant sur le port de la Capitale comme à chaque début de mois. Malheureusement, trois capitaines s'étaient extraits de cette redevance obligatoire. Impossible pour la Mage de mettre la main sur ces derniers, leurs équipages qui se trouvaient à quai au moment de la visite de la Contrôleuse Royale, répondaient par la même affirmative lorsqu'elle demandait où se trouvait leur chef : le Capitaine n'est pas là et nous ne savons pas quand il reviendra, mais nous vous préviendrons de son retour. Arkham savait pertinemment qu'elle ne serait pas prévenue. Trois prélèvements manquaient et la trentenaire n'allait pas fermer les yeux pour autant.
    La veuve était irritée par cette déconvenue et elle ne le cachait pas afin que les différents membres d'équipage puissent le percevoir. Néanmoins, ces derniers restaient toujours sur les mêmes positions, prétextant ne pas connaître la localisation des Capitaines. La femme aux prunelles flamboyantes n'avait pas d'autre choix, elle allait employer une méthode moins courtoise. Elle était donc revenue aux locaux des finances de l'Empire et avait émis une demande spéciale dès son arrivée.

    « Contrôleuse Royale Arkham. Je demande l'assistance d'un gradé de l'armée afin de m'aider à débusquer trois Capitaines de navire de pêche s'étant soustraits à leur contrôle mensuel. Il me faut un fin limier, je veux que cette histoire soit réglée avant la tombée de la nuit. » La voix de la trentenaire était ferme et stricte.

    L'assistante avait noté les doléances de la femme à la chevelure blanche comme la neige et avait hoché de la tête une fois qu'elle avait tout noté. À peine s'était-elle levée de sa chaise, Wilhelmina venait de reprendre la parole.

    « Une dernière chose. Dites à notre homme de me rejoindre à l'entrée du port et ce dernier pour me prouver qu'il est bien l'assistance que j'ai demandée devra se présenter à moi en disant ces mots précisément ! Nul ne peut échapper au Trésor Public. » Wilhelmina était une femme méfiante, elle le prouvait encore une fois.

    Il n'était pas encore midi et déjà la Mage était furieuse. Elle n'aimait pas les imprévus, les surprises ou tout autre événement non contrôlable par ses soins. Les règles de l'Empire du Reike étaient simples, pourquoi diable vouloir s'y soustraire ? Que ces trois hommes finissent avec les Titans ! Se disait-elle avant de se remettre en route pour le port.
    Il fallait une bonne heure pour arriver sur la partie côtière de la Capitale en marchant et en prenant son temps. À travers les différentes échoppes et étals, la Contrôleuse Royale pouvait sentir les différents parfums enivrants qui étaient proposés par les différents commerces qui jonchaient les rues et ruelles avoisinantes du port. La femme qui approchait bientôt des quarante ans réfléchissait aux différents lieux où pouvaient se trouver les trois Capitaines qui manquaient à l'appel de ce matin. Malheureusement, il y avait beaucoup de choix et la Mage ne savait pas par quoi elle pouvait commencer. Il ne faisait aucun doute, qu'elle devait retourner au port pour interroger de nouveau chaque équipage. Néanmoins, elle espérait que l'assistance du gradé allait jouer en sa faveur et faire délier des langues bien trop muettes.

    La Contrôleuse Royale avait suffisamment flâné et tergiversé, il était temps pour elle de se trouver devant l'entrée du port. Comme convenu, la femme à la longue chevelure blanche se trouvait au point de rendez-vous, elle se tenait droite dans ses vêtements sombres*, les mains reliées entre elles, Wilhelmina patientait et attendait son soldat. Les yeux flamboyants d'Arkham balayaient la zone qui se trouvait devant elle. De nombreux marins, mais également des badauds sortaient et entraient du port, il y avait de la vie à cette heure-ci, alors qu'il était tout juste midi, d'après le positionnement du soleil dans le ciel.

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  • Mer 3 Jan - 8:22
    - Ikusa, ça fait longtemps n’est-ce pas ?
    - Mh-mh.

    Depuis le sommet d’une colline, ils pouvaient tous voir le joyau du Reike de leurs propres yeux. Avec ses hauts murs et ses bâtiments somptueux. Le palais Impérial trônant au sommet d’une fourmilière qui débordait de vie. Plissant les yeux, le Luteni pouvait même voir les files interminables aux entrées de la ville. Les paysans des villages avoisinants qui venaient s’acquitter du cens et des autres taxes perçues par l’Empire.

    Des caravanes, débordantes de marchandises devant s’acquitter du tonlieu pour avoir le droit de vendre leurs biens en ville. Des tonneaux remplis d’alcools venus des quatre coins du Sekaï qui n’attendaient que d’être mis en perce, du bétail pour les marchés qui n’attendaient que d’être remis aux artisans bouchers de la ville. Et si l’on tournait le regard vers le désert azuré de l’océan, on pouvait voir des navires approcher et s’éloigner constamment de la ville. La capitale de l’empire, l’une des plus grandes villes du monde.

    La plus grande ville du monde pour ce qui concernait les citoyens impériaux.

    - Remettons nous en route, Weserian.

    La voix de Tulkas était grave mais douce, mélancolique mais autoritaire. Les événements de ces derniers mois avaient transformé le gladiateur arrogant en un officier respectable et surtout, efficace. Le poids de l’opération de la Peste Obscure et les derniers jours qu’il venait de passer à Cœur-ébène étaient lourd sur ses épaules. Mais cela ne l’empêchait pas d’honorer ses engagements et de suivre les ordres. Et sa présence à la capitale n’était pas vide de sens.

    Bientôt, une grande marche allait avoir lieu, une opération d’envergure avec le protectorat de Melorn, une opération où l’ensemble du régiment d’élite de la Griffe allait être mobilisé. Pour affronter à nouveau le Fléau et ses Enfants, prendre les armes contre la mort.

    Le Luteni serrait la bride de son cheval dans sa main, résistant à la vague de terreur qui tentait de l’emporter quand il pensait au futur. Inspirant un instant, la voix de stentor de Weserian le ramena à sa tâche. Et c’est avant le zénith que les hommes de la Griffe retrouvaient leurs « quartiers d’été », leur caserne dans la cité d’Ikusa où ils allaient pouvoir se reposer deux jours avant de reprendre la route pour Cœur-ébène la gelée. Le quartier général des Serres Pourpres, point de ralliement et de rassemblement de l’élite militaire du Reike qui se préparait à entamer la marche du Vent d’Acier.

    Tulkas lui retrouva les quartiers communs dans lesquels il dormait avec ses frères d’armes, il y a tout juste quelques mois. Maintenant, son statut d’officier lui donnait le privilège d’avoir des quartiers privatifs. Mais toujours sans fioritures, les Serres Pourpres étaient réputées pour être autonomes et surtout, spartiates.

    Et c’est alors, qu’ôtant sa cape, on toqua à sa porte. Derrière elle, Weserian lui tendant un pli.

    - Une missive de l’office des contrôleurs royaux, Luteni.
    - Voyez-vous ça. J’était persuadé qu’Usha avait pourtant fait ses rapports ? C’est à elle qu’ils doivent s’adresser en temps normaux. Maugréa il dans sa barbe.

    Grondant, Tulkas déplia la missive en fronçant les sourcils. Il venait d’être mandaté par l’office pour apporter son aide à une contrôleuse royale, une certaine Wilhelmina Arkham. La missive contenait une description brève de la dame, du lieu de rendez-vous et de l’objet de la mission.

    - De l’affermage. S’étonna le Luteni.
    - Qu’est-ce que c’est ? Demanda Weserian.
    - Hm ? Usha pourra probablement mieux t’expliquer que moi. Disait Tulkas en tappant le papier du dos de sa main. De ce que j’ai cru comprendre, au niveau du ministère du Cœur, le Reike est divisé en plusieurs « districts » de taxation, chacun avec son contrôleur royal. La capitale doit en compter au moins une bonne dizaine à elle tout seul. Il y a des soucis aux quais.

    Et le Luteni, homme de Lettre qu’il était, ne prenait pas à la légère les sommations de l’office des contrôleurs royaux. Oh, bien évidemment, ils n’avaient pas primauté sur son autorité en tant qu’officier, mais il est toujours préférable d’être en bon termes avec un contrôleur royal, personne ne veut se retrouver sous une montagne de procédures et de documents.

    - Je mobilise nos gars ?
    - Non. Déclara Tulkas. Je préfère que nos hommes se reposent, je vais mobiliser une dizaine d’hommes d’armes du quartier des quais. Avec mon rang et mon mandat, ils m'obéiront. J’préfère qu’les gars se reposent, la marche jusqu’à Cœur-ébène sera longue.
    - A tes ordres, Luteni.

    Congédiant Weserian, Tulkas se prépara, réajustant cette armure noire et cet écusson qui faisait la fierté des Serres, insignes glorieux de son rang et de son expérience. Quittant le berceau originel des Serres, Tulkas enfourcha son cheval pour se diriger au petit trot jusqu’au point de rendez-vous.

    La ville était propre, la capitale était un symbole que l’on respectait et pour lequel on mobilisait des efforts colossaux, il était hors de question que la puanteur et la pestilence ne se répandent dans les rues de cette terre sacrée. Hors de question que le joyau du Dragon ne soit terni.

    Il y faisait chaud, mais un peu trop humide au goût du natif du cœur du désert, l’air était chargé de cette odeur iodée qui agressait ses narines. Passant par plusieurs marchés, il pouvait profiter de l’odeur des épices, du bruit de la vie et des esclandres typiques de la vie de ville. Un acheteur potentiel négociait, un vendeur de légumes faisait la publicité de ses produits en criant, deux hommes se disputaient un quintal de viande fraiche, d’autres tentaient de voler une poignée d’épices avant d’être battus à coups de bâtons par le marchand et la garde de la ville.

    Tant de vie à laquelle il était devenu étranger. Lui qui autrefois se plaisait à écouter, accoudé à la fenêtre de ses quartiers dans l’arène de Taisen, les cris et les bruits de la vie citadine, se surprenait désormais à trouver tout cela vide de sens, inutile.

    Enfin, il ne lui avait pas fallu trop longtemps pour arriver à la poterne fortifiée qui menait au port. Descendant de son cheval pour le confier à l’un des hommes d’armes en garnison. Observant les alentours, Tulkas identifia rapidement une femme gracieuse, à la peau trop blanche pour être une native de la ville, aux cheveux trop blancs pour son âge. Vêtue d’une tenue noire qui évoquait le deuil, le Lion de Taisen haussa un sourcil avant de s’approcher d’elle.

    - Luteni Tulkas, des Serres Pourpres. Commença-il en se frappant le cœur, tenant son bras à l’équerre. Nul ne peut échapper au trésor public. Vous avez demandé l’aide de l’armée, les Serres répondent.

    Il leva les yeux vers le Soleil, posant sa main en visière un instant. Le zénith était descendant. Retournant son attention vers son homologue. Il ajouta.

    - J’ai lu le rapport qui m’a été transféré par votre office, dame Arkham. Vous avez une préférence ? Je peux réquisitionner les hommes de la caserne des quais pour faire une descente musclée, ou privilégiez-vous une approche plus subtile ?


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  • Mer 3 Jan - 19:22
    La femme au teint blafard attendait, les mains jointes. Un homme vêtu d’une armure noire s’approchait d’elle. Les prunelles flamboyantes observaient l’individu, au même moment l’inconnu se présentait tout en énonçant la phrase qu’avait exigé la reikoise. Il était bel et bien le soldat gradé qu’avait demandé la veuve plus tôt aux locaux des finances publiques de l’Empire.

    « Luteni Tulkas. » Lançait d'un ton laconique la trentenaire. « J'ai effectivement une préférence et vous vous en douterez, ce ne sera pas par le biais de la manière forte. Du moins, cette dernière ne doit être utilisée qu'en cas d'extrême recours. Sommes-nous bien d'accord, Luteni Tulkas ? » Le Trésor Public n'avait pas vocation de punir physiquement les citoyens de l'Empire, la mission de Wilhelmina était de récolter de l'argent et non des dents pleines de sang.

    Bien qu'elle ne l'affiche pas sur son visage préférant conserver son expression froide, la femme à la chevelure blanche avait apprécié les différentes propositions d'approche du gradé, il semblait faire preuve d'intelligence, une qualité bien trop rare au sein des soldats de l'armée. La Contrôleuse Royale invitait son escorte à la suivre, il était temps pour eux de franchir les portes qui n'en étaient pas du port.

    « Nous avons trois Capitaines à trouver. San Fintel, dit San Pied-de-Bouc ; Rukven la Teigne et pour finir Octave Huckabee plus connu sous l'appellation de Capitaine Marmite. » Disait la Mage tout en levant les yeux au ciel à l'énoncé des surnoms ridicules des individus recherchés. « Je vous propose que nous allions voir une à une les différentes embarcations. Je compte sur votre présence pour faire délier les langues des pêcheurs. Tout à l'heure, les membres d'équipage ont été dans l'incapacité de me dire où se trouvait leur capitaine respectif tout en me promettant de m'informer une fois que ce dernier serait revenu à leur navire. Évidemment, je ne crois pas un seul mot de ces bonnes volontés de marins d'eau douce. Le Trésor Public se moque des promesses, seuls les faits ont de l'importance. » Le ton qu'emploie la trentenaire était hautain voire déshumanisant.

    L'odeur de la mer était suppléée par celle des poissons, crustacés et coquillages qui reposent pour la plupart d'entre eux dans des caisses en bois. Arkham le savait, elle allait ramener cette odeur chez elle, le simple fait d'imaginer de ramener cette odeur d'entrailles des océans chez soi, donnait des hauts-le-cœur à la Mage. D'un pas décidé, elle se dirigeait vers l'emplacement du navire du premier capitaine absent, Rukven la Teigne.
    Les marins et fidèles de Rukven reconnaissaient Wilhelmina, il était facile de se souvenir d'elle étant donné son physique et son style vestimentaire aux antipodes de la mode de la cité impériale.

    « M'dame la Contrôleuse Royale, j'vous dit que j'vous préviendrai quand le Capitaine sera d'retour. Il n'est toujours pas revenu. » Lançait le matelot tout en serrant son couvre-chef dans ses mains.
    « Oui, vous m'avez déjà servi ce couplet tout à l'heure. J'aimerais que vous m'en dites un nouveau. Cher citoyen de l'Empire, observez attentivement l'homme en armure à mes côtés, que voyez-vous sur son plastron ? N'hésitez pas à vous approcher si la vue vous fait défaut. » La reikoise jubilait dans son fort intérieur.
    « Les Serres Pou… pourpres. Le capitaine … il est à la taverne du Champa Heureux. Vous savez m'dame la Contrôleuse Royale, pas d'ma faute d'vous avoir menti, les ordres du capitaine étaient de … » Balbutiait le matelot, mais il fut coupé par Wilhelmina.
    « Je n'ai guère de temps pour écouter le reste de vos paroles. Luteni Tulkas, nous pouvons passer au deuxième équipage. » La trentenaire au teint blafard tournait les talons immédiatement.

    La première localisation en poche, l'agente des finances publiques était prête à obtenir la seconde cachette du deuxième capitaine. Le navire d'Octave Huckabee ou Capitaine Marmite se trouvait à deux embarcations de celle de Rukven la Teigne.
    Mais à la grande surprise de la veuve, il n'y avait pas un seul marin sur le quai, le bateau de pêche semblait vide. Où étaient-ils tous passés ? Pourtant, ce matin quand la Mage était venue, il y avait du monde qui s'attelaient à la tâche.

    « Il semble n'y avoir personne. Devons-nous monter à bord de l'embarcation ou bien nous atteler à obtenir des informations concernant San Fintel ? » Demandait la femme au gradé Tulkas.
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  • Ven 5 Jan - 13:40
    - Quelque chose cloche, dame Arkham.

    Répondait-il, mettant un terme à son mutisme. Jusqu’ici, il avait simplement servi de « muscles » à la contrôleuse royale. Dans son armure noire à l’écusson de sable et de sang, croisé à ses insignes de rang, l’imposante épée attachée à son ceinturon, le tout couplé à son expression sévère avaient le don de délier les langues.

    Les talents de Wilhelmina en intimidation et son usage judicieux de la menace que représentait le Luteni avait porté ses fruits. Une taverne, le Champa Heureux, où Rukven se réfugiait, probablement entre les seins d’une ribaude ou au fond d’une timbale d’un quelconque alcool. Et à en croire les stéréotypes que véhiculaient la littérature qu’il avait dévorée durant sa vie d’antan, c’était probablement du Rhum. Tulkas se frotta un peu le nez un instant, l’odeur de l’iode agressait ses nasaux qui peinaient à se faire à l’air de la côte.

    - Je n’ai pas le nez du Tovyr Crudelis, dame Arkham. Reprenait-il, à l’intention de la belle d’albâtre, a un volume réduit. Mais vous ne trouvez pas ça étrange qu’un navire de la marine marchande ne soit pas au moins gardé par une vigie ? Il y a du matériel à bord, cordages en chanvre, filets de pêches, recettes…

    Depuis les quais, les mains se reposant autour de son ceinturon en observant le navire-mort, il plissa les yeux. Passa en revue le bastingage pour chercher les amarres. Plissant les yeux, plongé dans des réflexions, le Luteni se gratta la barbe pour désigner du menton, puis d’un index les amarres.

    - Et ce foutu navire n’est pas amarré, dame Arkham. Souligna-il. Ils pourraient quitter les quais et tenter de se faufiler à la lueur de la lune.

    Levant les yeux vers les voiles, il tortilla du nez, ces dernières étaient bien attachées, et en bon état. Tournant son attention sur les quais, il reprit.

    - C’est le plus grand port de l’Empire, je m’avance peut-être avec mes suppositions mais… Il inspira un peu. Je suis persuadé qu’il suffit de graisser la patte aux maîtres des quais pour tourner l’œil et quitter discrètement le port de nuit. Nous pourrions les interroger, mais ça éveillera des soupçons… Peut-être interroger les débardeurs ?

    Se redressant un peu, abandonnant finalement son ceinturon pour reposer sa paume sur le pommeau de son épée, il regardait autour de lui, cherchant un garde du regard avant d’ajouter, tout simplement.

    - Ou je peux ordonner a des gardes d’investir le navire, au nom de votre office. Un tel navire devrait pouvoir renflouer les dettes de son capitaine, non ? Mais je me doute bien que vous ne voulez pas arriver là.

    Il resta comme un instant, inspirant. Drôle de situation, laisser le navire là sans surveillance, c’est risquer que l’un des trois capitaines parvienne à échapper au Trésor Public, chose qu’il imaginait inacceptable pour la contrôleuse royale. Et lui, intolérable pour sa fierté soldatesque. Se reposant les mains sur les hanches, il pondéra ses options en même temps que la gracieuse froideur qui l’accompagnait. Observant la dame, il s’excusa un instant pour se rendre vers les débardeurs qui travaillaient à décharger un autre navire, pour les interpeller.

    - Holà, les débardeurs. Lançait-il. J’ai une question pour vous.
    - Quoi ?! Voyez pas qu’on bosse ?

    Sans répondre à cette question, le Luteni tirait une pièce d’argent de sa bourse pour l’envoyer vers l’homme musclé, couvert de la tête aux pieds de tatouages qui venait de poser une énorme caisse sur le sol. Le malabar l’attrapa au vol pour la croquer, puis satisfait, il répondit.

    - J’vous écoute m’sieur l’officier.

    Tournant à peine le buste pour pointer le navire de l’index. Tulkas posa enfin la question fatidique.

    - Le navire là, vous savez où est l’équipage ?
    - Oh ! C’lui d’la Marmite ? Bah… Ils nous ont d’mandé d’charger l’navire fissa et j’crois qu’ils sont à bord entrain d’dormir.
    - Et la Marmite ?
    - Qu’est-c’qu’j’en sais moi ? J’l’ai pas vu.

    Satisfait, le Luteni remercia l’homme d’une autre pièce, en or celle-là.

    - Merci l’ami. Buvez la pièce à la santé de l’empereur et de l’impératrice.  

    Les autres débardeurs ayant suivi, de loin certes, l’échange, s’élancèrent dans un cri de joie. Tulkas venait d’offrir une somme pharamineuse pour un travailleur des quais. Qui pour lui, ne représentait pas grand-chose, l’avantage de cumuler le salaire d’un officier et d’un soldat d’élite. Revenant vers Arkham, il fit son rapport.

    - Il semblerait que l’équipage soit à bord. Vous voulez que j’aille les secouer ?


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  • Dim 7 Jan - 17:21
    « Je fermerai les yeux pour la pièce d'or, on dira que ceci est un don exempt d'impôts. » Lâchait la Mage qui n'oubliait jamais son rôle de Contrôleuse Royale bien trop zélée.

    Les informations que venaient d’acquérir le soldat furent précieuses. Tout portait à croire que l’équipage se trouvait dans le navire et que ce dernier se cachait, attendait-il la nuit pour pouvoir filer discrètement ?
    Le Luteni avait proposé à la veuve de prendre les choses en main si elle le souhaitait. Le fier soldat dans son imposante armure noire était prêt à « les secouer » afin de les faire sortir de leur trou ou en l'occurrence de leur navire. Wilhelmina semblait en accord avec cette méthode, même si elle allait à l'encontre de ses habitudes, cette fois-ci il s'agissait d'un cas exceptionnel. Néanmoins, la reikoise à la peau blanche avait une seule et unique condition qu'elle s'empressa de donner à son comparse du jour.

    « Très bien, vous pouvez les secouer. Mais, et ce dernier est très important, faite en sorte de ne pas abîmer le navire. Si jamais nous devons le saisir, j'aimerais qu'il soit dans un bon état, sinon nous devrions payer pour des réparations et cela entraînera un coût et en conséquence moins d'argent sur une éventuelle vente … » La trentenaire s'était lancée dans un monologue tout en bougeant sa main, puis remarquant qu'elle allait trop loin de son raisonnement y mettait un terme. « Bref, pas de casse et ce sera parfait. »

    La femme des finances publiques regardait le flanc du bâteau, les passerelles reliant le navire au quai avaient été retirées. Les prunelles flamboyantes de la Mage parcouraient les lieux afin d'en trouver dans les environs.
    Malheureusement, il n'y en avait pas de disponible. La reikoise n'avait pas d'autre choix que d'en réquisitionner une. Elle indiquait à Tulkas de bien vouloir patienter quelques instants, qu'elle revenait tout de suite. Dans une démarche fière et autoritaire, Wilhelmina s'approchait du navire qui se trouvait à sa gauche et prit une grande inspiration.

    « Au nom du Trésor Public je réquisitionne votre passerelle, cette dernière vous sera rendue dans un bref délai. » Celle qui servait le Cœur n'attendait pas une réponse de ses interlocuteurs qui la fixaient avec de grands yeux.

    Avec ses mains longues et fines, Arkham utilisait le pouvoir qui était le sien. Elle se concentrait pendant une poignée de secondes et la passerelle faite de bois qu'utilisait l'autre équipage qui avait réglé son impôt plus tôt ce matin se mit à bouger.
    La télékinésie faisait partie des dons de la native des Terres du Nord. Elle était suffisamment expérimentée dans ce domaine pour pouvoir déplacer de gros objets. En même pas une minute, le navire de la Marmite était doté d'une passerelle reliant le pont de son navire au quai de la Capitale. Wilhelmina s'approchait du Luteni.

    « Maintenant, nous avons un moyen de monter. Luteni Tulkas, à vous l'honneur. » Un léger rictus s'affichait sur le visage de la femme blanche vêtue de noire.
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  • Sam 20 Jan - 17:13
    - Il en sera fait celons vos désirs, contrôleuse. Avait répondu l’officier, avant d’ajouter. Je ferais en sorte de ne pas endommager la coque ou les ponts.

    Disait-il, la paume reposée sur le pommeau de son sabre. Il regardait, d’un œil amusé, la passerelle voler à travers les airs pour se poser gracieusement sur le bastingage du navire. Pour certains, la déclaration du Lion de Taisen n’était rien de plus qu’une expression de son arrogance sans limites. Pourtant, son potentiel destructeur était bien réel, il faisait partie des ces hommes et femmes d’exceptions dotés d’un potentiel magique surdéveloppé. Qui s’exprimait chez lui par des prouesses physiques dignes des plus grands héros du Reike.

    Prouesses qu’il utilisait autrefois pour amuser le public du cœur martial de l’Empire, terrassant à mains nues les béhémoths de la nature, les ogres et les trolls. Non, ce n’était pas de l’arrogance, observant la ligne de flottaison, le Luteni savait qu’il pouvait couler ce navire d’un coup de poing s’il le souhaitait.

    - Et je vous remercie de ne pas prendre ombrage de ce don. Dit-il en lui adressant un sourire poli, mais sincère. L’humain est cupide, après tout. Continua-il. L’or reste le plus puissant élixir de vérité.

    Avant de tourner son attention vers le navire, cette caraque marchande qui ne payait pas de mine, mais qui devait valoir au moins le prix d’un petit village. Les capitaines de navires étaient, après-tout, parmi les hommes et femmes les plus riches de l’Empire.

    Il était amateur de démonstrations de pouvoir théâtrales, autrefois. Mais aujourd’hui, c’était un homme bien plus réservé qui était aux commandes. Qui retenait, comme une bête enragée, le gladiateur assoiffé de gloire qu’il avait pu être.

    Inspirant un peu, il passa la main à sa ceinture pour récupérer son heaume qu’il tenait contre sa paume gauche, l’autre main se posant sur la plaque faciale de ce dernier pour en chasser les poussières soulevées par les allées et venues des innombrables carioles qui traversaient les quais. Retournant le heaume pour en chasser le camail et écarter les lanières qu’il callait entre ses pouces, Tulkas enfila son heaume. Adoptant à nouveau ce rôle de bourreau et d’exécuteur de la volonté de l’Empire. De la volonté de la Griffe. Et pour une fois, d’exécuteur du Trésor Royal.

    Tirant son sabre de sa ceinture, la lame au clair, sans fioriture autre qu’un tranchant brillant tant il a été aiguisé et poli, le Lion monta à bord. Certains passants, voyant la scène, décidèrent soit de s’éloigner judicieusement, ou au contraire, d’observer la scène. Disons qu’aussi bien la contrôleuse que le Luteni n’étaient disposés à donner vie à une rumeur d’impunité dans les quartiers portuaires de la capitale.

    Posant pieds à bord du navire, le Luteni jeta d’abord un œil aux cordages et aux voiles, pour s’assurer que personne n’y était caché. Puis, il tourna son attention vers le pont supérieur, identifia assez facilement le passage vers la calle, dissimulé sous d’épaisses caisses recouvertes d’un tissu de jute. Enfin, il regarda la porte qui menait à la cabine du capitaine.

    - Vous, dans le navire. Commença-il en haussant la voix. Je vous laisse dix secondes pour sortir sinon je viens vous chercher moi-même !

    Une, deux, trois, quatre, cinq… Toujours pas de bruit, rien, pourtant, Tulkas faisait confiance aux secrets achetés à prix d’or quelques instants plus tôt. L’équipage était bien à bord, le capitaine l’était probablement tout autant. Six, sept, huit, neuf. Le prenaient ils pour un imbécile ? L’idée fusa dans son esprit, de planter le poing dans le sol et d’arracher la moitié du pont supérieur dans un seul élan brutal. Mais non, il n’avait pas particulièrement envie de s’attirer les foudres de la belle contrôleuse royale.

    - Dix. Termina-il de compter.

    D’une main, il tira le tissu de jute des caisses et, canalisant cette énergie brute qui résidait dans ses tripes pour renforcer ses muscles qui devinrent noueux sous l’effort et sous la pression arcanique, le Luteni planta ses doigts dans le flanc de l’une des grosses caisses qui « cachaient » le passage vers les calles. Pour l’envoyer par-dessus bord d’un geste vif et violent. Le navire était intact, et puis, les cargaisons les plus précieuse devaient être dans la cale, pourquoi laisser un objet précieux à la vue de tous, après tout.

    Alors qu’il allait forcer le verrou de la cale, Tulkas fronça les sourcils. Quelque chose bougeait sous lui, des bruits de pas. Bien trop ordonnés pour être les pas de personnes paniquées. Non, quelqu’un se positionnait sous lui.

    Une pression légère sous la semelle de ses solerets. Qui ripe contre la voute plantaire, ne parvient pas à forcer l’acier de l’armure. Le luteni décale la jambe, reculant. Une douleur vive qui remonte le long de sa jambe comme une griffe douloureuse. Une lance vient de surgir du pont supérieur. Forçant un passage, laissant une longue estafilade le long de l’intérieur de son mollet. D'un geste vif, la Serre trancha le manche de la lance en se repositionnant, agrippant sa cuisse de sa main libre alors qu'il sembla focaliser son énergie magique. Alors que la porte de la cabine du capitaine s'ouvrit grand, qu'un homme vêtu simplement de braies un peu courtes et d'un casque-marmite déboula sur le pont, deux sabres au clair.

    - Laissez-le-moi. Sembla-il ordonner.

    Gronda une voix depuis son dos. Le capitaine Marmite, en personne. Prêt à se battre pour son navire. Et face à lui, Tulkas, la jambe en sang qui semblait pourtant déjà guérie, le sabre au clair qui recula pour éviter un nouveau coup de lance.

    Visiblement, ils allaient devoir se battre pour obtenir leurs dû.


    Nul ne peut échapper au Trésor Public — w/ Tulkas 5CwAax9
    - Ud rea, ud sura rea -
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