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    Kassandra
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    Info personnage
    Race: Humaine
    Vocation: Mage élémentaliste
    Alignement: Chaotique Neutre
    Rang: D
    qui suis-je ?:
    https://www.rp-cendres.com/t2446-kassandra-whype-mage-malgre-elle-terminee
  • Sam 2 Mar - 15:37
    Dans les ruelles animées d'Ikusa, la liesse régnait en maître. Depuis quelques jours déjà, les héros de la célèbre Marche du Vent d'Acier étaient revenus chez eux, déclenchant ainsi une festivité toute particulière en leur honneur. Les bâtiments de la capitale arboraient fièrement les drapeaux aux couleurs des Serres Pourpres, emblème de l'armée reikoise qui avait brillamment mené cette campagne.

    Nul ne pouvait ignorer qu'un nouveau titan était tombé. La nouvelle que ce soit une main humaine qui ait accompli cet exploit suscitait un sentiment de fierté parmi le peuple, démontrant que le Reike était une terre d'opportunités pour tous. Avec détermination et courage, il était possible de défier même les dieux. Pour un jour, les soucis majeurs du Reike étaient relégués au second plan pour célébrer cette victoire sur les divinités.

    La félicité, la libation et la joie étaient palpables dans l'air, du moins pour les passants qui ignoraient les événements tragiques qui s'étaient déroulés. Nombreux étaient les civils présents lors de la marche qui préféraient rester discrets, encore marqués par les horreurs qu'ils avaient vécues ou la perte de leurs compagnons.

    Je faisais partie de ceux qui ne participaient pas à la fête. Je m’étais éclipsée après notre retour à Ikusa et j’avais disparu dans le dédale de rues et de places qui constituaient les bas-quartiers de la ville, préférant éviter les bains de foule. De plus, l’événement serait sans doute encore une fois utilisé comme cache-misère par les pouvoirs en place, ce qui me mettaient en horreur. D’ailleurs, les drapeaux aux couleurs des Serres Pourpres accrochés partout en ville le montraient bien. Tout l’honneur et la gloire leur reviendrait, tandis que les nombreux mercenaires, janissaires et autres civils tombés pour la cause seraient vite abandonnés aux ténèbres de l’oubli.

    Enfin, qu’importe. J’avais moi aussi quelques tracas que je ne pouvais pas me permettre d’ignorer plus longtemps. En plus des séquelles psychologiques provoquées par la rudesse de l’expédition, j’étais revenue du Grand Nord avec un certain nombre de blessures qui nécessitaient une attention immédiate. Le chemin du retour avait d’ailleurs été un calvaire à cause de cela et j’en étais d’autant plus irritée et fatiguée que d'incessantes douleurs et irritations provoquées par des plaies mal traitées m’empêchaient de dormir correctement.

    Il me fallait les bons soins d’un soigneur aguerri car j’avais découvert, par l’expérience, que les médecins de l’armée pouvaient être de véritables bouchers, plus meurtriers encore que l’Archonte lui-même. Quant à l’état de leur travail, bon nombre de mes points de suture avaient lâché, certaines plaies s’étaient rouvertes et montraient les signe d’une infection et mon épaule démise m’empêchait encore d’utiliser correctement mon bras gauche. Je devais toutefois admettre que je n’avais pas non plus été très prudente, forçant plus que nécessaire malgré les mises en garde des guérisseurs. Cela dit, les conditions de voyage dans le Grand Nord laissaient peu de place au repos.

    Malheureusement, après des heures à arpenter les différents cabinets et cliniques de la cité, je n’avais trouvé aucun médecin disposé à m’apporter les soins nécessaires, faute de temps, de place ou d’argent. Certains voyaient également d’un mauvais œil le fait de s’occuper d’une mercenaire à l’air patibulaire, craignant que cela n'entache la réputation de leur établissement. J’arrivais à court de solution et je me voyais déjà en train de dépérir dans un coin de rue sous l’indifférence des passants.

    “ Bordel, je vais quand-même pas crever dans le caniveau comme un chien galeux… ”

    En disant cela, je lisais la petite note laissée par l’assistante du dernier médecin chez qui j’étais entrée. Elle s’était laissée apitoyer par mon sort et, faute de mieux, m’avait redirigée vers une soigneuse qui, semblait-il, logeait dans une auberge dont l’adresse était inscrite sur le bout de parchemin que je tenais entre mes doigts. Ce serait mon dernier recours de la journée, ne me sentant pas la force de faire un mètre de plus. La fièvre arrivait inexorablement à bout de mes forces et la chaleur et la poussière s’infiltrant sous mon armure n’aidaient pas à soulager mes plaies. Heureusement, j’arrivais enfin à destination et je pus m’abriter des affres du soleil à l’ombre dudit hôtel.

    J’entrais sans me faire désirer et je me dirigeais directement vers l’accueil, faisant tinter la petite sonnette jusqu’à ce que le tenancier des lieux ne se présente à moi.

    “ Qu’est-ce qu’vous voulez ? ”

    L’homme au faciès peu avenant me dévisageait avec insistance.

    “ Je cherche quelqu’un. ”

    Je sentais son regard de crapaud mort s'appesantir sur mon front ruisselant de sueur.

    “ On cherche tous quelqu’un. ”

    Mes yeux roulèrent dans leur orbite d’exaspération.

    “ Une soigneuse, je cherche une soigneuse. On m’a dit qu’il y en avait une ici. ”

    L’aubergiste gratta pensivement sa barbe mal taillée.

    “ Mouais p’têtre. Qui la demande ? ”

    Au même moment, une douleur lancinante me fit grimacer et acheva de me faire perdre patience. J’attrapais le pauvre homme par le col, l’attirant jusqu’à moi, nos deux visages se touchant presque.

    “ Où ? ”


    Le ton ma voix et mon regard ne laissaient aucun doute quant à ce qui l’attendait si je n’obtenais pas satisfaction, blessure ou non. Un doigt tremblotant fut tendu par-dessus mon épaule, m’indiquant des escaliers.

    “ T-t-troisième étage. Chambre 5. ”

    Je relâchais ma prise et laissais le tenancier retomber lourdement sur sa chaise dans un juron que je préférais ignorer, pour notre bien à tous les deux. J’entamais ensuite la pénible ascension. Entre la fatigue, la douleur et le poids de mon armure, je crus ne jamais parvenir à l’étage indiqué. De plus, la cage d’escalier étant trop petite, ma lance ne cessait de cogner contre les différents éléments la composant, provoquant un vacarme pas possible. Lorsque j’arrivais devant le numéro de chambre indiqué, j’étais à bout de souffle, et de force, et c’est avec l’énergie du désespoir (j’en fais un peu des caisses, certes), que je tambourinais contre la porte en bois.

    “ Il y a quelqu’un ? Il me faut un médecin… je vous en supplie… ”

    Le souffle court, je m’appuyais contre le battant en bois, peinant à me tenir debout.
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