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    Cendres ᚠ ᛊ ᚢ ᛟ ᚪ ᛊ ᛥ ᛉ
    Relevez-vous, peuple des cendres ! Les Titans existent, la guerre d'il y a 5000 ans résonne davantage dans vos cœurs depuis que ces immortels sont revenus revendiquer leurs droits. La victoire vous est une nouvelle fois acquise, mais à quel prix ? Suite à cette nouvelle guerre plus violente et mortelle que toutes les précédentes, il en va de votre responsabilité de vous accrocher à la vie et de rebâtir sur les ruines. Vers un nouveau futur encore incertain.

    Shoumei, autrefois membre des trois grandes nations régnant sur les terres des cendres et capitale de la religion diviniste, a payé le tribut ultime pour offrir la victoire aux vivants. Désormais, son peuple se retrouve égaré, dispersé. Privés de leur nation, de leurs foyers, les shoumeiens tentent tant bien que mal de retrouver un semblant de paix, mais la tâche est ardue. Le Reike, nation guerrière en proie à une lutte intestine contre le dirigeant s’étant imposé dans un sillage de sang, ainsi que la République, nation de l’ordre et des lois, ont tous les deux beaucoup à gagner avec ces nouveaux territoires à revendiquer. Choisiront-ils la voie de l’alliance et tendront-ils la main aux shoumeiens ? Où feront-ils passer leur peuple avant le reste des cendres ? Seul le futur écrira l'histoire de ces deux nations que tout oppose depuis des temps immémoriaux. Enterrer ou reluire la hache de guerre pour les combats à venir.

    Quoi qu’il en sera, peuple des cendres. C’est à vous de faire pencher la balance. Battez-vous pour le futur que vous chérissez. Entamez votre ultime chant du cygne, et brisez une bonne fois pour toutes ce cycle incessant de guerres contre les titans, ou tentez de poursuivre ce dernier selon vos convictions. Il ne tient qu’à vous d’offrir au monde des cendres la paix qui lui est due ou de le plonger à jamais dans les flammes…
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    Saan Nequtili
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  • Ven 29 Juil - 23:11
    C'est de l'Aleurolite ?

    Le Marché du port de Courage, République
    Juin de l'An 3


    C'était le jour du marché sur la place du port de Courage. La matinée venait d'être annoncée par l'arrivée du soleil brûlant déjà le sol pourtant trempé de la tempête de la veille. Micro-climat par ici il faut dire, on est jamais à l’abri de partir en mer avec une belle météo et revenir quelques heures plus tard tout bredouille de s'être mangé une pluie torrentielle en pleine face. Saan n'était toujours pas reparti en mer ou envoyé par on-ne-sait encore quel autre haut gradé de Courage pour aller botter les fesses à des réfugiés qui n'obéissait pas aux règles de la belle démocratie. Pour l'heure il vagabondait parmi les premiers arrivés sur le marché, observant un instant les étalages sans y prête plus que ça attention, perdu dans ses pensées. Il y'avait bien là quelques beaux poissons pêchés du matin même. Mais bien moins impressionnants que ceux que l'on peut trouver à Kaizoku. Son île lui manque terriblement, Daga lui manque terriblement. Sa femme aussi. Mais ça ne change pas de d'habitude on va dire.
    Alors qu'il s'approchait, les mains derrière le dos et le sabre bien en évidence pour montrer son appartenance, d'un vendeur de bijoux qui n'inspire absolument pas confiance il fut presque ébloui par l'éclat d'une pierre qu'il connait très très bien. Une pierre d'Aleurolite. Un petit sourire apparu alors sur son minois jusque là renfermé. Ignorant les gémissements inaudibles du marchand apparemment mécontent qu'on ignore son offre de deux bijoux achetés pour le prix d'un, il s’avança devant le magnifique établi d'une marchande à peine plus haute que son présentoir. Évidemment ici on vend l'Aleurolite comme simple épice se rapprochant du sel mais donnant un arrière goût si particulier qui se mélange divinement bien avec du poisson, comme la lotte noire par exemple. La marchande, sans doute itinérante, devait le prendre pour un cuisiner à regarder seulement les poissons et maintenant cette petite roche qui se vend à peine 2 pièces de cuivre. Saan devait se montrer mal aimable à ne pas faire attention à la jeune dame qui devait attendre quelque chose de lui, peut-être ? Il finit enfin par la regarder, et même s'adresser à elle :

    - Bonjour ! Je ... Est-ce que- il semble hésiter un instant.
    Je vais te poser une drôle de question.

    L'accent prononcé du sud devait faire mal aux oreilles de la vendeuse, mais il avait fait en sorte de bien articuler. Plongeant sa main d'un coup dans ses vêtements au niveau de son cou, il en sorti un collier assez étrange. La lanière noire aux reflets verdâtres et d'écorce marin tien en son bout une pierre taillée d'Aleurolite. C'est du très beau travail et il est difficile de travailler cette pierre pour la rendre solide. Après l'avoir montré à la marchande, il détacha alors avec grande précaution le cadeau que lui avait fait son épouse il y'a très longtemps. Ce collier ne vaut rien sur le marché mais pour Saan il compte beaucoup. Posé là dans le creux de sa main, elle peut voir que la lanière n'est plus en très bon état et aurait besoin d'être recousu à certains endroits tout comme la pierre doit être rafistolé par des petits morceaux très fins et ressoudé à des endroits où l'argent utilisé pour décorer et entouré la pierre a mal vieilli. Le collier est vraiment dans un piteux état et n'importe qui l'aurait jeté. Mais pas Saan.

    - Est-ce que tu fais ça ? Enfin, est-ce que tu peux le réparer ? Il est dans un sale état mais j'y tiens beaucoup.
    J'ai un peu d'argent, pas grand chose. Tu aurais le temps ?


    En attendant le voisin du stand d'à côté continue de grommeler, il avait l'air chaud pour faire de la réparation et lui prendre toutes ses économies au passage. Mais Saan sait faire de suite la différence entre un vendeur de toc et une marchande itinérante qui sait ce qu'il est en train de lui présenter.


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    Gerda
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  • Sam 30 Juil - 13:56
    Aaaaaah la mer ! Une sensation inconnue, nouvelle, grisante. L'odeur vive des embruns chargés de sel prend au poumon alors que le bruit constant des vagues s'abattant sur les rochers forme un murmure constant qui berce jusqu'à mon sommeil.

    Petite Melornoise en quête de découvertes, je ne pouvais pas faire autrement que pousser une petite pointe jusqu'à Courage pour voir de mes yeux à quoi ressemble la vie au bord de l'océan. Sous prétexte de commerce et de tenir boutique, je peux découvrir la ville et ses habitants. Et je dois avouer que je ne suis pas déçue ! La danse des immenses bateaux dont les voiles me font penser aux jupons des grandes dames les jours de bal. Ils se croisent, glissent avec légèreté sur l'eau sans jamais se toucher. Ils sont beaux, je passe des heures à les regarder de loin ... Je les admire en secret ... mais pas au point de vouloir monter dessus tout de même ! Je crois qu'en dépit de toute ma bonne volonté, j'aurais de la peine à aller contre l'aversion de ma race envers l'élément liquide. C'est dommage dans un sens. Mais c'est ainsi. On ne peut pas entièrement lutter contre sa nature.

    J'ai installé ma roulotte dans un campement en bord de mer où d'autres marchands de passage (dont quelques connaissances) sont autorisés par les autorités à stationner. A deux pas d'une petite crique, l'endroit est joli, je suis contente de m'y être installée. En revanche si je veux commercer, il faut que je loue un petit espace commercial dédié à cela en ville. Les rues sont étroites, très fréquentées. Les étals tiennent sur quelques planches disposées sur des tréteaux. Alors c'est ce que je fais.

    On ne peut pas dire que j'ai fait une trop mauvaise journée. La routine je dirais. J'ai gagné de quoi rentabiliser la location de mon stand et un petit peu plus que ce qu'il faut pour manger, boire et remplacer mes matières premières. J'en demande sincèrement pas plus.  La chaleur est présente mais pas insupportable. Le vent marin apporte d'ordinaire une fraicheur bienvenue et la tempête de la veille a nettement fait chuter les températures. (J'ai d'ailleurs du éponger dans ma cariole ... ca m'apprendra à laisser une ouverture entrouverte et oublier de la refermer.) La rue dans laquelle je commerce est ombragée et je n'hésite pas à donner une petite pièce aux gamins qui s'improvisent porteurs d'eau quand la soif me prend. J'ai troqué mes vêtements de voyage un peu trop chauds contre une tenue modeste achetée dans un magasin local. J'apprécie avoir les épaules et la gorge dégagées et (n'en déplaise aux vieux nains traditionalistes) j'ai toujours trouvé que les corsets ne m'allaient pas trop mal, mettant en valeur ce que je peux avoir à offrir.

    J'en suis à envisager de doucement remballer quand au milieu du va et vient de la foule, un homme finit par se détacher et approche de mon étal jusqu'à m'interpeller. Un gars que je pourrais qualifier d'ordinaire en apparence. Quasiment un "n'importe qui" s'il ne portait un sabre au côté. Le gaillard avec un accent à couper au couteau m'aborde et n'y va pas par quatre chemin en me tutoyant. Je répond à la familiarité de l'homme par un ton jovial.

    - Hey salut !

    Mon visage doit changer imperceptiblement quand il évoque une "drôle de question". Je pose la main sur la hanche, penche un peu la tête de côté et répond d'un ton prudent.

    - Vas-y, pose ?

    Ah ! Je m'attendais à pas mal de choses mais pas à voir un vieux bijou en pierre de sel être sorti. Un éclat de pierre qui vaut quelques sous, sculpté, monté en pendentif et quasi religieusement porté par cet homme. Un souvenir sans doutes précieux dont la valeur dépasse toute valeur matérielle. Mon regard s'adoucit encore et je souris alors que je prend avec prudence le petit objet dans le creux de ma paume. Mon regard s'attarde sur les petites fissures au sein du bijou. Il a du bol d'être tombé sur une Géomancienne spécialisée dans la bijouterie, réparer ca sans magie aurait été sacrément coton.  

    - Il est beau.

    Vieux. Déglingué et fissuré. Il ne répond à aucun critère esthétique objectif. Pourtant il s'en dégage quelque chose qui me plait. La beauté est dans l'oeil de celui qui la regarde parait-il, n'est ce pas ? Je trouve que cette petite pierre de rien a quelque chose de touchante et poétique et j'ai envie de faire quelque chose pour elle.  

    - J'peux le remettre à neuf oui. J'dois avoir quelques lanières d'cuir voire une p'tite chainette en acier pour remplacer celle-là dans ma roulotte. Et faire c'qui faut pour que tout soit lisse et brillant.

    J'interrompt mon examen que pour jeter un coup d'œil à l'allure du gars. Il ne roule clairement pas sur l'or et j'ai pas envie de lui siphonner sa petite monnaie pour quelque chose qui me coûtera si peu.

    - Ecoutez, j'vous propose un truc. J'suis pas d'ici et j'rêverais d'connaître une adresse sympa où y'a moyen d'écouter un peu d'musique de marin sans qu'ce soit un coupe-gorge.  J'allais pas tarder à remballer. Le matériel dont j'ai besoin pour vot'bijoux est dans ma roulotte. Vous m'confiez votre pendentif, vous m'donnez une adresse, j'vous r'trouve là-bas et on sera quitte avec une bière. Ca vous va ? Si vous craignez qu'je vous la fasse à l'envers, j'ai mon étal ici, vous êtes capable d'me retrouver sans peine.

    J'écarte les mains après avoir énoncé mon offre, une manière de dire au bonhomme "allez-y, la balle est dans votre camp". Je suis melornoise, il est naturel pour moi de faire abstraction de la monnaie et des services plutôt que des biens.
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    Saan Nequtili
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  • Dim 31 Juil - 17:17
    C'est de l'Aleurolite ?

    Le Marché du port de Courage, République
    Juin de l'An 3


    - Il est beau.

    La marchande tenait à présent le collier dans ses mains.
    Bien sûr qu'il est beau, même si cela doit bien faire presque dix ans qu'il le porte à son cou et qu'il ne l'avait jamais retiré. C'est presque un miracle qu'il soit dans cet état de "conservation" après avoir vécu tant de choses. Ne plus sentir la lanière dans sa nuque lui fait une étrange sensation, comme un sentiment de vide. Il pourrait presque repartir dans se phases de mélancolie mais la jeune femme le réveil de ses pensées. Elle n'a pas l'air d'hésiter un instant, elle sait de quoi il est question et elle aurait moyen de la lui réparer avec ce qu'elle a dans sa roulotte. Saan retrouve alors son sourire, le visage illuminé comme il ne l'avait pas eu depuis longtemps. Voir cette femme prête à l'aider et travailler comme son épouse le faisait, ça lui donner du baume au cœur. C'est quelque chose qui le manque terriblement, juste s'asseoir auprès d'Eoth et l'observer en silence tailler ses pierres et les incruster pour en faire des bijoux, petits objets et parfois des couteaux.
    Elle observe un instant le mercenaire en silence, Saan sait qu'elle réfléchie à un moyen d'être payée. Pour tout avouer, il n'a vraiment pas grand chose en poche et il attend avec impatience un autre contrat pour récupérer un peu de pièces qui lui serviront principalement à payer ses dettes et faire quelques petites économies pour plus tard. Pas pour réparer un bijou qui n'est pas "nécessaire" à sa survie. Il était prêt à renoncer à réparer son collier et s'en aller mais la marchande lui proposa une offre qui ma foi ... était vraiment très correct. Des lieux avec de la musique de marins il y'en a énormément et Saan a très vite repéré les lieux propices. À quelques minutes d'ici se trouve une immense taverne posée là sur une plage où se retrouve beaucoup de marins et de soldats pour y boire des coups, goûter aux spécialités de fruits de mers locaux et écouter en chantant des marins se proposant pour un concert improvisé. Le genre d'endroit où on fini par nager tout nu ensuite dans la mer, la tête retournée, pour se purifier. Elle allait adorer. Il était prêt à acquiescer, ravie de cette proposition, prêt à attendre qu'elle termine pour lui montrer le chemin mais il était clair qu'ils allaient devoir se retrouver là-bas. Et tout le monde sait qu'un.e nain.e fait toujours qu'une seule proposition, à prendre ou à laisser. Le gros soucis c'est qu'elle lui demandait de se séparer un instant de son collier, et il était hors de question. Saan était prêt à attendre le temps qu'il faudrait plutôt que de s'en séparer juste une heure. C'était ok pour la marchande de ne pas savoir l’importance que cette pauvre pierre a pour lui, et même si il lui faisait confiance, il avait déjà fait confiance auparavant et aujourd'hui avait perdu un cadeau précieux que son épouse lui avait confié.


    - J'ai un endroit que tu vas adorer. Je veux bien t'emmener là-bas.
    Mais je vais devoir te suivre à ta roulotte. J-Je ... Je ne peux pas me séparer de ce collier. Trop précieux.


    Sa voix se casse en disant ces derniers mots. C'est peut-être le moment de lui dire pourquoi il allait se la jouer pot-de-colle. La confiance chez le peuple nain, c'est très important, et il savait qu'il allait la vexer en lui montrant l'inverse. Mais il avait ses raisons que peut-être elle comprendrait.

    - C'est ma femme.
    E-Elle a fabriqué ce collier et me l'a offert pour nos fiançailles.
    Je l'ai toujours porté, jamais enlevé. J'ai perdue ma Eoth et je n'ai pas envie de la perdre encore.


    Peut-être que la vendeuse allait se moquer de lui, lui rendre son collier et fermer boutique. Peut-être qu'il ne trouverait pas d'autres personnes aussi qualifiés et que le collier finirait par se briser. Mais il a vécu trop de choses dans sa vie pour accepter comme ça de confier la chose la plus importante actuellement à ses yeux, même en gage.

    - Laisses moi te suivre à ta roulotte. Je te protège si quelqu'un vient te casser les noix. Tu vois ce que tu fais avec le collier et après je t'emmène à la taverne au bord de la plage. Je sais pas si t'aimes le crabe grillé au feu de bois mais c'est très bon là-bas. Très bien cuisiné.
    Il se gratte la nuque, un instant son cœur s'arrête de ne pas sentir son collier. Et ... J'aimerais bien voir comment tu fais. Ma femme me montrait, avant. J'ai déjà fabriqué des boucles pour les oreilles en chalcocite. Je ... Je t'aide ? Comme assistant ? On va plus vite à deux. Et après on ira manger du crabe. Ou autre chose !

    Dis oui ... dis oui qui d'ailleurs ?

    - Mon nom c'est Saan et toi ?


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  • Dim 31 Juil - 18:21
    Je n'ai jamais directement fait l'expérience de l'Amour mais je sais le reconnaître quand j'en observe les signes chez quelqu'un. La tendresse et l'affection qui transparaissent chez Saan quand il parle de sa femme me touchent. Je suis un cœur d'artichaut, je n'y peux rien. J'aime les belles histoires. Je souris avec douceur au marin et hoche simplement la tête après avoir entendu son plaidoyer.

    - Pas de problèmes. Viens avec moi, ca ne pose aucun soucis.

    Je ressens une étrange mélancolie dans le ton de l'homme quand il évoque le passé avec son aimée. L'a t'il perdue ? C'est ce qu'on pourrait croire en voyant son expression.  La pie curieuse que je suis aimerais savoir tout de leur histoire. Pouvoir m'en émouvoir. Verser une petite larme pour eux, qui sait ? Mais je n'ai pas le cœur à obliger Saan à déballer sa vie. Je préfère rebondir sur ses propositions, accepter en levant le pouce et en souriant de nouveau.

    - Ca a l'air parfait. J'ai jamais mangé de crabe, c'est l'occasion !

    Une taverne sur la plage cuisinant des produits de la marée ? Que demander de plus typique et exotique ? On ne peut pas dire que les fruits de mer soient la grande spécialité de Melorn.  Et puis je serai accompagnée par un gaillard qui m'a l'air réglo, je n'aurais aucune raison de m'inquiéter.

    - Et tu peux m'appeler Gerda. J'viens d'Melorn.

    Une main rapidement serrée, tant pour conclure la présentation que sceller l'accord entre nous et voilà que nous rangeons mon étal. La fermeture a lieu un peu plus tôt que prévu mais ce sont les aléas de la vie. Qui va m'en vouloir ? Je trouve en Saan des bras volontaires pour m'aider. Je le met un peu à contribution pour accélérer la manœuvre, ce qui ne semble pas trop le déranger.

    Je profite du trajet pour lui poser des questions innocentes. "D'où tu viens ?", "Tu fais quoi dans la vie ?". "Tu connais bien la ville ?". Des banalités. J'évite pour l'heure toute mention de sa femme. Qui sait, peut-être qu'un moment plus approprié viendra au cours de la soirée. Il ne faut qu'une poignée de minutes pour rejoindre le petit camp de caravaniers et ma bien fameuse roulotte où je dépose mes marchandises, déverrouille la porte enchantée et invite mon "assistant" à s'installer. Je lui désigne un petit tabouret a côté du petit établi où je travaille. Même si la lumière du jour filtre à travers les ouvertures, j'allume une des lanternes magiques histoire de nous faire de la lumière.

    L'intérieur de ma caravane est égal à lui même. Propre, bien rangé. Tout est étiqueté, rangé dans des compartiments ou des tiroirs qui permettent d'accéder rapidement à tout ce dont j'ai besoin. Seul le plancher laisse un peu à désirer, le sable a tendance à s'y accumuler malgré ma lutte quasi quotidienne pour le déloger de là.

    Une fois installés, je propose à mon assistant du jour de poser le bijoux sur l'établi. Consciente qu'il ne m'aiderait pas beaucoup sur la rénovation de la pierre, je trouve une manière de proposer à Saan un moyen de participer à sa mesure.

    - Tu avais envie de t'occuper de changer la lanière ?

    Je tire deux tiroirs et les pose devant lui. L'un contient une série de cordons de cuir, plus ou moins bruts, ou travaillés. L'autre contient des petites chaines en acier. De la "camelote" mais de la camelote solide, renforcée par la métallomancie. Tirer sur ce genre de collier revient à étrangler le mec qui le porte plutôt que risquer de faire rompre ses mailles.  

    - Je vais m'occuper de la pierre si tu veux bien.

    Je lui adresse un bref sourire, pleine de confiance.

    - Ton épouse utilisait la magie pour faire ses bijoux ? Si non mes méthodes risquent de te surprendre un peu tu sais ...

    Une petite démonstration de Géomancie pour réparer les fissures et une autre de métallomancie pour raviver l'éclat de l'argent. Voilà le spectacle que je m'apprête à lui offrir !
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  • Dim 31 Juil - 20:05
    C'est de l'Aleurolite ?

    Le Marché du port de Courage, République
    Juin de l'An 3

    Saan n'avait pas rencontré de personne aussi douce et gentille depuis ... une éternité. La vie à Kaizoku et à Courage ne lui avait pas fait de cadeau et il n'avait pas été épargné par la dureté des Hommes qu'il rencontrait. Si bien que l'humain doux et sage qu'il avait été s'était transformé en une personne froide et qui ne s'ouvre pas aussi facilement aux autres. Solitaire il n'avait plus l'habitude de demander de l'aide, ou de rire aux stupidités de ses amis. Cette petite marchande sortie tout droit de nulle part, nommée Gerda et venant de Melorn (ce qui lui disait vaguement quelque chose), venait de lui donner l'espoir qu'il peut encore rencontrer des personnes avec un cœur. Elle accepta bien évidemment sa compagnie sans aucune autre formalité, lui serrant la main en forme de gage. Saan ne s'habituera jamais à ça : "serrer des mains", il ne sait jamais si il doit rester un moment ou juste serrer rapidement, pas trop fort ou assez fort. En tout cas la dame semblait bien plus habitué que lui et s'occupait déjà de ranger son étal pour partir vers la roulotte.
    Et le voilà à porter deux énormes caisses bien remplies. La force du peuple nain est légendaire, elle avait réussi à transporter tout ça toute seule ? Lui restait à l'arrière, essayant de maintenir la même vitesse de marche. L'avantage c'est que les gens de petites tailles n'iront jamais plus vite que ceux qui font au minimum deux fois leur taille. En tout cas elle était pipelette, ce qui mit en déroute le mercenaire qui n'avait pas l'habitude qu'on s'intéresse aussi facilement à lui.

    - J-Je viens de Daga, l'île sud de Kaizoku. Gnnnnh la caisse était vraiment lourde quand même. Je suis à Courage depuis presque un an déjà et je ... suis mercenaire.

    Heureusement le camp n'est pas très loin. Ses bras semblaient aussi léger que des ailes d'ange quand il déposa (ou jeta) les caisses au sol, prenant un temps pour bien étirer tous ses muscles qui avaient travaillés. Saan eu un hoquet d'admiration en voyant la porte de la roulotte s'ouvrir toute seule avec l'aide de la magie. Encore plus quand il découvrit l'intérieur. C'était similaire à l'établi de son épouse, et pourtant si différent. Tout est si bien rangé, étiqueté, à sa place. Un vrai établi de confectionneuse. Mais Saan est étonné de voir aussi peu d'outils aidant à la fabrication, peut-être qu'eux aussi sont bien rangés ? Il fait à peine attention au sable laissé là sur le vieux parquet, habitué à ça depuis toujours sur son île, et s'installe alors sur le tabouret que lui présente sa nouvelle cheffe. Il dépose le collier et commence déjà à décroché la pierre de la lanière pour récupérer cette dernière. Ça lui allait très bien de s'occuper de cette partie, il savait parfaitement bien travailler les cordages en chanvre, créant des filet de pêche par exemple. Le mercenaire devenu apprenti bijoutier se mit à observer Gerda sortir deux tiroirs de leur support pour les déposer juste à côté de lui. Tel un enfant découvrant un trésor, il eu un éclat dans les yeux en apercevant les petites chaines en acier. C'était du très beau travail, la magie étant pour quelque chose. Saan devinait à présent ce qu'elle s'apprêtait à faire et il était encore plus excité qu'un gamin. De la géomancie, il en avait toujours rêvé. Il aurait aimé que sa femme soit là pour voir ça. Une part de lui sait qu'elle est quelque part, peut-être retourné à Aquaria, et qu'un jour il pourra lui raconter la fois où il a été dans un établi de géomancienne. Elle serait verte de jalousie. Il avait bien fait de venir sur le marché et de croiser la route de cette marchande qui était plus qu'une simple vendeuse de babiole.

    - Attends ! Tu as de l'arbre marin ? Pour la lanière.

    Sûrement qu'elle en avait du séché, ce qui était amplement suffisant pour ce qu'il voulait en faire. Tout en prenant du cuir brut de mouton noir, qu'il reconnu de suite parmi la multitude de possibilité, et parce qu'il a toujours connu que ça et qu'il tien à reprendre la même chose que son épouse avait choisi, il commença à préparer de quoi les tresser à la main, sans l'aide d'outils ni de magie. Bien que ses mains soient en sale état, sèches et aux doigts et ongles abimés, il faisait preuve d'une immense délicatesse et d'une aisance qui surprenait toujours les nouveaux arrivants.

    - Eoth me parlait de la géomancie, mais non, jamais vu. Elle utilisait les meilleurs outils possibles : ses mains. Elle travaillait l'Orichalque et maîtrisait l'eau comme beaucoup de sirène. Jamais vu de plus beaux couteaux en Orichalque. J'en avais un, mais la République me l'a pris.

    Les yeux tantôt en direction de Gerda et tantôt sur la nouvelle future lanière, il haussa les épaules comme pour dire qu'il était résigné à retrouver un jour ce couteau. C'était peine perdu, comme chercher une aiguille dans un champ de foin. En attendant il allait réparer son collier, et c'était une bien plus grande valeur qu'un couteau. En tout cas pour lui.


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  • Lun 1 Aoû - 12:19
    J'en apprend un peu davantage sur Saan. Un homme marié à une Sirène ? Quelle étrange et triste romance. Terre et eau, deux mondes qui se touchent, s'effleurent. Mais ne se mélangeront jamais tout à fait. C'est le drame des Amours qui naissent entre deux personnes dont les races n'étaient pas supposées se rencontrer. Je compatis avec sa peine.

    - Mercenaire, vraiment ?

    Comme c'est étrange. Je ne ressens aucun désir de violence chez cet homme. Il me fait l'effet d'être un homme simple. Est-ce que ce sont les circonstances qui le forcent à vendre ainsi son bras ? Je n'ai pas réagi sur le moment mais a présent qu'il est installé là, concentré sur ses travaux de tressages, je m'arrête quelques instants pour l'observer à la dérobée. Il met du coeur à l'oeuvre. C'est beau à voir. Je lui fournis sans rechigner les fibres d'arbre marin qu'il réclame avant de complimenter son travail.

    - Tu fais ca superbement. Je ne sais pas si tu as beaucoup de contrats en ce moment mais si tu as envie de m'aider à l'étal les prochains jours, j'aurais l'utilité d'un gaillard pour m'aider à surveiller. Surtout si en plus il fait de si jolis cordons.

    En ai-je vraiment besoin ? Non. Ai-je les moyens de m'offrir un peu d'aide et d'agréable compagnie en plus d'aider ce garçon à joindre les deux bouts ? Clairement oui. La paye ne sera pas mirobolante mais j'imagine qu'elle vaudra mieux que rien si il est en galère.

    - Ne te sens pas obligé d'accepter. Fais comme ca te plait. Si tu as un meilleur contrat saute dessus sans hésiter.

    J'ai un bref sourire et me concentre sur l'étude de la pierre. Pipelette comme je suis malheureusement, ma concentration ne dure pas.

    - Ils t'ont pris un couteau en orichalque ?

    Je grimace.

    - Quelle tristesse. Je n'ai pas eu souvent l'occasion de travailler ce métal. Ca me plairait de le faire un jour.

    Je doute malheureusement qu'on puisse un jour remettre la main sur ce couteau. Mais qui sait ? Peut-être porte t'il encore la marque de sa créatrice et il serait possible d'un jour la "sentir" quelque part. On verra. L'analyse de la pierre ne prend pas longtemps. Il n'y a rien de complexe à executer. Aucune réparation majeure. Je n'ai qu'à remonter mes manches et déclarer sobrement.

    - Si tu souhaites regarder, c'est maintenant.

    Quelques mots en elfique s'échappent de ma bouche alors que j'incante les premiers sortilèges. Mes mains dansent autour de la petite pierre qui semble s'auréoler d'une lumière blanche pâle. Des craquements se font entendre. Les fissures se résorbent sous l'effet de ma magie qui opère. La pierre cristalline retrouve son intégrité et son éclat alors que simultanément, toute oxydation disparait de sa surface. Les ciselures d'argent retrouvent leur éclat. Il n'a fallu au final qu'une grosse poignée de secondes pour que tout soit fait. Je déclare.

    - Voilà c'est fait. Tu vois que ce n'était pas grand chose.

    Un peu de temps. Une dépense d'énergie très modérée. Rien qui ne vaille que ce pauvre homme dépense toutes ses économies pour ça.

    - Tu peux l'attacher à la lanière. Ne sois pas surpris, la pierre sera peut être encore un peu chaude.


    Je me laisse aller sur le dos de mon siège et m'étire comme un chat.

    - Bon on va pouvoir passer aux choses moins sérieuses maintenant ! Dis moi, quelle sera la tenue adaptée pour aller là bas ??

    Je n'emporte pas des dizaines de tenues avec moi dans ma roulotte. Maaaaaais je suis amenée à côtoyer des milieux très différents, alors j'ai sûrement de quoi m'adapter.
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  • Lun 1 Aoû - 14:36
    C'est de l'Aleurolite ?

    Le Marché du port de Courage, République
    Juin de l'An 3

    - Mercenaire, vraiment ?
    - Pas choisi. Saan se mit à faire comme elle, lui donner des petits sourires. Parfois, la vie ne laisse pas la place au choix.

    Autrefois peut-être, quand il avait choisi d'être pêcheur, d'acheter ce petit bateau pour lâcher ses filets et récupérer les plus beaux poissons du coin de l'île du sud. Choisi d'épouser sa femme. Le seul choix qu'il n'avait pas fait c'était d'un jour être père ... puis de perdre sa fille à cause de la peste, puis sa femme à cause des titans. Puis de faire parti des pirates, puis ensuite d'être jugé par La République pour avoir frappé l'un de leurs commerciaux, puis avoir rejoint la flotte maritime et ses mercenaires. Il ne pouvait choisir ses contrats, c'était la flotte qui choisissait pour lui et l'envoyait. Saan était comme ce bateau de pêche qu'on accroche au port et qu'on envoi braver les vagues déchainés.
    Le voilà perdu dans ses pensées, oubliant un instant où il était, tressant le cuir avec l'arbre marin. Sa façon de faire semblait plaire à la marchande qui lui donna sûrement l'un des premiers compliments sincère reçu depuis bien deux ans. Il ne s'y attendait pas et stoppa net, la regardant dans les yeux avec un petit air de chien battu. Son cœur avait fait un bon, comme si il revivait un instant, petit être sensible. Voilà qu'elle lui proposait même un travail, ce qui ma foi était correct au vu de sa gentillesse et de son temps passé pour lui réparer son collier. C'était la moindre des choses de l'aider à son établi. Sa proposition lui plaisait terriblement, et elle réussi même à le rassurer que si jamais on lui confiait un meilleur contrat il sauterait dessus. Mais un instant Saan oublia les combats, se voyant tresser du cuir pour le restant de ses jours en compagnie de cette parfaite inconnue rencontrée il y'a une heure. Il avait simplement hoché la tête, réfléchissant à la proposition, et était retourné à son ouvrage en tournant le dos à la marchande, un grand sourire affiché sur son visage soudain devenu radieux. Mais ce n'était pas si simple et la réalité lui revint en pleine figure.

    - Ils t'ont pris un couteau en orichalque ?

    Tout en l'écoutant parler, il s'était retourné dans sa direction, ne faisant que bouger sur son tabouret presque trop petit pour lui. Il avait même le dos vouté pour être à peu près à la même hauteur que Gerda. Ce couteau n'était plus attaché à sa ceinture depuis trop longtemps, et il espérait bien un jour le retrouver même si c'était peine perdu. Et si un jour il le retrouvait, officiellement il appartenait toujours à l'Ordre des pirates auprès desquels il doit encore de nombreuses dettes. Ordre écrasé par celui de la République aujourd'hui. Vous voyez le tableau.

    ...

    L'analyse de la pierre terminée, la marchande proposa alors au mercenaire de regarder le spectacle. Et Saan stoppa net son travail qu'il avait presque déjà terminé pour entendre soudain une langue qu'il n'avait que très peu entendu dans sa courte vie. De l'Elfique pensa t-il tout haut, bouche bée face à ce qu'il voyait : la pierre était auréolé d'une lumière blanche vive, que la femme faisait apparaitre en laissant ses doigts danser une valse élégante. Il ne s'écoule que quelques secondes, mais pour Saan c'est comme une éternité. Son cœur s'arrête un instant, parce qu'il repense à son épouse, aux moments passés à la regarder comme il le fait en ce moment même avec la marchande. Il lui faut même un temps avant qu'il ne se rende compte qu'il la regarde elle, et plus la pierre.

    - Voilà c'est fait. Tu vois que ce n'était pas grand chose.

    L'humain cligne des yeux et c'était terminé.

    - Impressionnant.

    Saan restait planté là, la pierre d'Aleurolite en parfaite santé et éclatante. Ce qu'Eoth mettait du temps à concevoir, elle l'avait fait en un battement de cils. C'était vraiment impressionnant comme il disait. Même l'argent avait été réparé et brillait de sa superbe. Vraiment, le bijou avait prit d'un coup de la valeur pour tous marchands. La pierre en main, c'est vrai qu'elle était un peu chaude mais c'était comme si un cœur venait de recommencer à battre et Saan ne pu s'empêcher d'attraper Gerda pour la prendre dans ses bras. Installés tous les deux sur une chaise, ils arrivaient presque à la même taille. En tout cas elle lui arrivait au niveau des épaules, écrasée contre son torse. Parce qu'il serrait très fort. Il ne pu retenir ses larmes, essayant de ne pas les faire tomber de ses joues en redressant la tête.

    - Merci Gerda ...
    Merci à l'infini.


    C'était peut-être rien pour elle, une affaire de tous les jours. Réparer un petit bijou, en quelques secondes et pouf on part sur autre chose. Mais pour lui c'était comme le refaire démarrer, lui donner de l'espoir et une nouvelle vie. Au bout d'un moment il fini par la lâcher, pour la laisser respirer et enfila la pierre dans sa lanière elle aussi terminé. Le collier pouvait revenir entourer son cou et Saan pouvait sentir de nouveau cette sensation dans la nuque. La pierre était aussi un peu plus lourde, ce qui lui fit une drôle de sensation, une étrange nostalgie. Voyant bien que Gerda attendait quelque chose, il se réveilla enfin de ses pensées, essuyant ses petites larmes et frappa dans ses mains comme pour leur donner un peu de courage. Tel un enfant il sauta de son tabouret pour s'étirer lui aussi et réfléchir à la question de la marchande. Bien sûr qu'une femme telle qu'elle possède plusieurs vêtements. Un instant, la main venant gratter sa barbe, il observa la tenue actuelle de la dame : un magnifique corset, venant serrer tout le haut du corps (et la poitrine mais il n'ose pas trop regarder) et la robe bleue qui lui va plutôt bien. C'est un habit simple, comme on en trouve partout dans le coin, sûrement acheté ici d'ailleurs car il reconnait ce type de cuir. Elle a l'air en bonne état, donc récente. Saan pensait aux tenues portaient par son épouse, habituée à être entre terre et mer. Cette marchande doit être bien plus habituée à l'air sec des montagnes que l'humidité des bords de mer.

    - Hmmm. La tenue que tu tiens pt'être le moins.
    Là-bas c'est rustique. Familial. Et sur la plage. Met toi à l'aise, surtout s't'aimes danser.


    Elle voulait des chants marins, elle va être servie. Et puis on mange beaucoup avec les mains là-bas, et l'alcool coule à flot. Si elle débarque dans une belle robe tout le monde va la regarder un peu de travers. Ou bien l'admirer. Finalement c'est comme elle veut, Saan pense surtout au côté pratique.
    Bon, voilà, maintenant il reste planté là. Sauf que peut-être qu'elle voudrait un peu d'intimité pour se changer ? Comprenant la situation bien après, il se met à bégayer et à vite retrouver la porte de sortie qui est maintenue par magie. Il se tourne alors vers Gerda, intimidé, et fini par enfin sortir rapidement, presque en fuyant. Lui n'a rien pour se changer, il va rester donc dans cette simple tenue de tous les jours, qu'il a d'ailleurs prit soin de nettoyer il y'a peu. Reniflant sous ses aisselles il se dit que ça pouvait être pire. Peut-être qu'il aurait pu faire l'effort de se raser la barbe mais un instant il se rappela que c'était une simple soirée avec une belle femme qu'il venait de rencontrer et dont il était juste un client. Pas de quoi s'affoler.
    Installé confortablement sur une caisse d'une caravane voisine, il attendait que Gerda soit prête, ne cessant de caresser la nouvelle pierre d'Aleurolite à son cou. C'était agréable de retrouver ce côté lisse propre à la pierre. Elle avait fait vraiment du très bon travail et si il pouvait il la couvrirait d'or et de minéraux en tout genre. À la place il allait lui promettre de visiter l'un des lieux les plus étonnant du coin. Et au moins lui faire passer une bonne soirée !

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  • Lun 1 Aoû - 16:56
    Je ne m'attendais pas à une démonstration d'affection et de reconnaissance si spontanée et tactile de la part de Saan. Une autre naine se serait sans doutes figée, surprise voire outrée de voir son espace personnel ainsi envahi. Mais je suis une naine qui a grandi parmi les elfes. Beaucoup d'habitants de Melorn sont émotifs et spontanés. C'est alors avec un rire plein d'indulgence aux lèvres que je tapote gentiment le dos de ce grand sentimental de marin, faisant mine de ne pas remarquer l'eau qui emplit ses yeux.

    - Allons allons ... c'était pas grand chose.

    Avais-je besoin d'une preuve supplémentaire pour me convaincre que la vraie valeur d'un bijou dépasse la richesse de ses matériaux ? J'ai déjà vu des enfants gâtées jeter des regards dédaigneux à leurs pères qui leur offraient des parures de diamants. Je vois aujourd'hui un homme comblé par la restauration d'une pierre de rien.  Sans hésiter je me sens bien plus accomplie d'avoir œuvré pour plaire au deuxième.

    En temps normal, j'aurais pu me demander si l'attitude de l'homme aurait pu être équivoque. Je connais la musique. Les dragueurs ont le contact facile, ils jouent à créer l'intimité et se font une place petit à petit dans l'espace intime de la donzelle qu'ils convoitent. Mais non. Saan est amoureux de sa femme, ca crève les yeux. Alors je n'y songe pas. L'accolade se termine et je lui souris gentiment alors que nous nous redressons.

    - Danser ! Ah merveilleux !

    Encore mieux qu'espéré.

    - Oui t'as raison j'vais éviter de ruiner ma tenue de travail avec du sable.

    Voire de la bière renversée par des maladroits. Je les connais les loulous dans les tavernes des fois.

    -J'vais essayer de trouver quelque chose qui convienne.

    Méticuleuse, presque maniaque, je range à leur place les deux petits tiroirs et place les chutes de cuir dans une petite poubelle. Je fais place nette avant de bondir de mon tabouret comme un diable à ressort et regarder le placard que je sais contenir ma garde robe d'un air pensif. Le grand dadais semble se rappeler entre temps qu'observer une fille qui se change n'est pas une conduite de parfait gentleman et je l'aide à quitter les lieux. Je ne le fais patienter dehors que quelques minutes. Je ressors vêtue d'une grande jupe beige et d'une chemise à lacets blanche. J'ai passé autour du cou quelques colliers de mon stock (des babioles, je n'ai pas envie d'attirer les voleurs !) et j'ai choisi après délibérations de laisser mes cheveux relâchés. Un choix que je regretterai peut-être si le vent joue des siennes.


    C'est de l'Aleurolite ou je me trompe ? [ft. Gerda] Tenuep11


    - Et voilà ! A vous d'honorer votre part du contrat maintenant "monsieur".

    Mon ton est enjoué. Passer brutalement au vouvoiement et au dialogue formel est évidemment un trait d'humour. Si ca n'était pas évident en soit, mon regard rieur ne peut pas le tromper sur mes intentions.

    - En route mauvaise troupe. Toutes voiles dehors, capitaine Saan !
     
    Les promesses de mets exotiques, d'alcool, de musique et de danse me donnent littéralement des ailes. Mon enthousiasme débordant m'incite à presser le pas et faire accélérer mon malheureux compagnon qui ne s'attendait peut être pas à devoir trotter pour rester à hauteur d'une naine énergique.
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  • Lun 1 Aoû - 18:25
    C'est de l'Aleurolite ?

    Plage vierge de Courage, République
    Juin de l'An 3

    - En route mauvaise troupe. Toutes voiles dehors, capitaine Saan !
    - Tout le monde sur le pont ! Cap sur la plage vierge !

    Les deux mômes s'en allèrent donc faire la fête jusqu'à tard dans la nuit. La tenue de Gerda était parfaite, elle avait bien choisi se disait le mercenaire. Elle allait pouvoir bouger et danser toute la nuit comme ça, sans aucun problème. C'est presque ce qu'elle faisait d'ailleurs, pressant le pas, excitée comme une petite puce. Les nains sont connus pour leur bonne humeur, surtout quand il s'agit d'aller à la taverne boire un coup et Gerda ne dérogeait pas à cette règle bien sacrée. On raconte même qu'ils tiennent très bien l'alcool et qu'il est difficile de les faire mettre le genoux à terre. L'humain n'allait même pas essayer, il vrillait souvent dès les deux premières chopes.
    La taverne n'était pas la porte d'à côté mais le chemin se faisait bien, longeant tout le port jusqu'à faire arriver sur un sentier englouti par le sable blanc de la plage. Au bout du chemin se trouvait quelques petites bâtisses dont le soleil presque couchant n'allait pas tarder à venir taper de sa lumière rouge. L'endroit parait abandonné, laissé là à l'écart de la grande ville. Il suffit de passer par là, gravir quelques pentes rocheuses et TADAM, nous y voilà ! Une belle vue sur la plage vierge au sable fin comme perdue parmi les grands arbres. Au loin sur l'océan des navires suivent le chemin du retour avant la tombée de la nuit, et on peut voir un vieux gobelin débarquer avec son bateau de pêche.

    - Ah, notre repas de ce soir !

    Saan, qui montrait de la main le petit homme au loin déchargeant tous ses paniers plein à craquer, invita un instant la marchande à le suivre pour lui montrer un peu le trésor des pêcheurs. Son amour pour les minéraux n'était rien par rapport à son envie de montrer au monde la richesse de nos océans. Saluant de la tête le monsieur qui avait l'air de l'avoir déjà croisé et bien discuté ensemble, il ouvrit l'un des paniers et attrapa d'une main une immense araignée de mer bleue azur.

    - Une araignée azura ! T'es parti loin cette fois-ci Klegorh !
    - Oui, eh eh, la mer était vraiment calme aujourd'hui, j'en ai profité.
    - Bien vrai ! Gerda, c'est Klegorh, c'est lui qui grille l'poissons et fruits d'mer à la taverne, . Attends Kleg on va aider.

    C'était le meilleur moment pour débarquer et s'installer dans cette taverne. La foule n'est pas encore arrivé, seulement quelques habitués qui viennent s'y poser pour se reposer et partir (ou plutôt fuir) quand les fêtards débarquent pour mettre le souk. Saan montrait en même temps les crabes pêchés ainsi que quelques petits poissons colorés qui allaient très bien comme petits apéritifs, à peine cuits, dans une sauce au beurre et à l'ail. Est-ce que la marchande avait l'habitude de ce genre d'endroit ? Le mercenaire, lui, avait eu la chance de découvrir cette taverne où les bagarres sont très rares et se terminent très souvent par une tournée générale de la paix. Ça lui rappelait un peu Kaizoku, et cette ambiance si particulière appartenant aux marins. Portant un panier chacun, ils avancèrent jusque la taverne plantée là à même le sable, surélevée par des grosses fondations faites de bois qui sont parfois englouties par la marée haute. Tout le reste aussi est fait de bois de chênes, et quelque fois de bambous, rappelant le style des cabanes de pirates et de marins sur des îles perdues. Des bougies et des plantes sont accrochés et pendent, donnant une petite décoration et une ambiance ma foi plutôt agréable. Une terrasse sur le côté dévoile encore plus le paysage et l'océan, pleine de tables basses et de petits coussins et tabourets où se poser. Saan dépose dans le coin des grillades le panier qui est bien moins lourd que les caisses de la marchande étonnamment, et lui propose d'aller faire rapidement un tour à l'intérieur avant de revenir ici. Le mercenaire est ce qu'il est mais il a toujours aimé faire découvrir à quelqu'un un endroit. Habitude prise sur son ancienne petite île où il faisait souvent le guide touristiques aux pirates et voyageurs curieux de découvrir Daga. Décrivant le moindre endroit et moindre détail, il présenta la cheffe des lieux en tout premier, une humaine ancienne marine reconvertie en barmaid. Le genre de femme de 2 mètres qu'il ne faut pas trop aller chatouiller. La pièce n'est pas très grande, c'est une petite taverne, mais le centre de la pièce est décoré d'une immense cheminée où on peut faire chauffer des petits plats ou brochettes. L'endroit est définitivement spécialisé et reconnu pour ses grillades. Mais aussi ses boissons diverses et variées que Gerda n'allait pas tarder à découvrir.

    - J'te conseil de prendre leur bière brune.
    Mais vas-y, sers toi. J't'offre la tasse.


    Saan avait déjà passé commande et se retrouvait avec son pichet de bière, prêt à remettre les voiles pour jeter l'encre sur l'un des coussins de la terrasse. Ils allaient avoir une jolie vue sur le soleil qui se couche et ça c'est chouette !
    Une fois dehors ils se posèrent enfin à une table, et le mercenaire s'effondra de tout son poids sur un coussinet ma foi fort confortable. Pour les remercier Klegorh s’avança à leur hauteur et déposa sur la petite table une coupole remplie de petits dés de poissons baignant dans un étrange jus huileux orange rougeâtre. L'humain se léchait déjà les babines et invita les dames d'abord en proposant à Gerda de goûter la première. Sans lui dire évidemment que ce petit met délicat est en réalité extrêmement relevé.



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  • Lun 1 Aoû - 20:36
    Voilà un coin que j'aurais jamais trouvé seule ! Sitôt arrivés sur la plage, je libère mes pieds des sandales légères que je portais et suis mon guide avec enthousiasme. Je fais la connaissance du pêcheur gobelin, le saluant avec chaleur et détaillant avec curiosité le contenu de ses paniers. La pêche a été bonne pour lui semble t'il, c'est heureux. Peut être que la tempête d'hier a été d'une quelconque manière bénéfique pour eux ?
    En tout cas j'apprécie beaucoup l'endroit. C'est calme. Je découvre une façon de vivre douce et paisible qui peut rappeler par certains aspects à ce qu'on peut parfois voir à Melorn.

    Mon guide fait les choses bien. Il me montre chaque recoin. Me présente à chaque personne (Même la grande dame intimidante qui semble être la patronne ? Elle a l'air d'être le genre de fille à savoir se passer de videur). Il me recommande même la boisson.

    - Okay va pour la bière brune sur la première. La prochaine est pour moi !

    Et peut être quelques suivantes si l'ambiance est bonne. Je ne sais pas depuis combien de temps je n'ai pas eu l'occasion de fêter quelque chose et de me lâcher un peu.  La carte ne doit pas être si large, il doit y avoir moyen de tout goûter ?

    L'établissement est encore assez vide. Ca nous laisse le loisir de nous installer sur ce que je perçois être la meilleure des places : Dehors au frais, avec vue sur les vagues. Ca nous laisse le temps également de déguster et apprécier ce que j'imagine être les spécialités locales. La première bouchée me surprend beaucoup. Je ne m'attendais pas à quelque chose d'aussi épicé !

    - Goddverdome !

    Dis-je par reflexe, davantage surprise que brûlée. Evidemment s'exclamer de la sorte quand on a la bouche pleine n'est pas sans conséquence et mes efforts se portent rapidement à essayer de conserver une allure digne en m'essuyant le menton avec une serviette. Le marin à côté de moi se retient de rire. Je vois au regard rieur du comparse que non seulement il était au courant et pire : il guettait ma réaction !

    - Han tu savais !  

    Par pur esprit de chamaillerie, j'expédie dans sa direction un des nombreux coussins qui trainent au sol autour de nous. Le lancer manque singulièrement de conviction mais il parait suffisant pour marquer le coups. Sale gamine que je suis, je conclus la représailles en tirant une langue ferme et évocatrice dans sa direction avant de reprendre le plat et me servir dedans. J'affirme avec une dignité feinte, alors que je picore dans le bol.

    - J'ai voyagé au Reike, j'sais manger ces trucs. Ca m'a juste surprise.

    Je souris à ce moment là, lève la bière et l'invite à trinquer.

    - On est supposés trinquer à quoi du coups dans l'coin ? On dit simplement "santé ?". Ou un truc marin poétique et inspiré du genre "Qu'le vent guide vos voiles et qu'les courants soient bons ?".

    Je dois quand même à ce moment là vous avouer quelque chose. Le poisson n'est pas un de mes plats favoris. Je ne sais pas si ca vient de la rareté des prouits de la mer à Melorn ou mon sang nain, mais ce n'est pas nécessairement le plat qui me fera le plus saliver. Néanmoins je dois avouer qu'agrémenté d'épices et surtout dégusté dans un décor pareil, ca rend la chose sympa. J'apprécie. Je me retourne, constate que nous sommes encore assez seuls. Ca m'amène à formuler le commentaire.

    - C'était une bonne idée d'arriver tôt.

    Comme si c'était planifié d'avance de notre part tiens.

    - Ca permet de papoter un peu avant que les gens arrivent. Enfin j'imagine ? Ou alors c'était un piège grossier pour m'attirer seule ici cette histoire de chansons ?

    Le sous-entendu est explicite. Souligné deux fois au crayon gras, impossible de le louper ni dans mon intonation ni dans mon regard rieur. J'observe en coin la réaction du pauvre homme, joueuse.  Oui je sais ce que vous vous dites. Je le fais marcher. Et ce n'est pas bien. Déstabiliser les gens trop sages fait parfois partie de mes petits plaisirs. Je m'amuse d'autant plus avec le feu que je suppose cette flamme là incapable de brûler. C'est un juste retour des choses pour le coups du poisson épicé.
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  • Lun 1 Aoû - 21:30
    C'est de l'Aleurolite ?

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    - Goddverdome !

    Saan ne s'attendait tellement pas à ça, c'était tellement dur de se retenir de rire. Ses joues avaient gonflé d'un coup du cri qu'il était prêt à lâcher. Bien sûr qu'il savait, il attendait que ça. Lui aussi s'était fait avoir la première fois, c'était un peu la tradition d'emmener de nouvelles têtes ici et leur faire goûter cette petite spécialité. Han tu savais ! Elle en avait partout sur le menton c'était absolument magique à voir. Elle ne tarda pas à prendre sa revenge en lui balançant un coussin en pleine face. C'était mérité. Tout en ne pouvant s'arrêter de rire dans sa barbe, il prit de quoi picorer lui aussi et les avalait sans aucune peine. La dignité des nains en avait prit un sale coup.

    - J'ai voyagé au Reike, j'sais manger ces trucs. Ça m'a juste surprise.
    - C'est l'truc l'plus doux sur la carte tu sais.

    Mais elle avait l'air de s'en être vite remise. Prête d'ailleurs à trinquer à ... hm, très bonne question en effet.
    Les deux le verre levé, Saan ne tarda pas à faire rencontrer son pichet dans celui de la marchande avec vigueur, manquant d'en renverser un peu sur la table.

    - AHOY, AHOY ... *tchin* à l'abordage !

    Et le navire chavire, toute comme la mousse épaisse. Le voilà qui se met à boire une grosse gorgée, reprenant son souffle une fois celle-ci terminée. La bière avait un goût très prononcé de houblon et avec ce petit apéritif c'était parfait. Tous les deux se posèrent un instant pour souffler, et Saan était parti dans la contemplation des vagues. Il aimait venir de temps en temps ici, un peu plus tôt, pour s'installer sur le bord de la terrasse. Des fois on lui offre même un petit verre pour tenir compagnie. Tout marin a son port d'attache, et pour lui c'est sans doute ici. Gerda semble apprécier aussi l'atmosphère et le décor. Et puis voilà que la marchande se met à dire n'importe quoi. Saan n'a jamais été très bon pour tenir face aux propos des femmes, et Eoth en jouait énormément. C'est un pauvre petit chiot qui se retrouve très vite la queue entre les jambes à ne plus savoir comment se tenir. Le rouge lui monta aux joues et même aux oreilles. Peut-être que la bière et ce poisson en dé étaient pour quelque chose ? Ou le regard perçant de Gerda, va savoir. C'est vrai qu'il aurait très bien pu emmener son épouse ici, à cet endroit, pour un rendez-vous romantique. En plus d'être quasiment les seuls avec un couple juste en face ... vraiment en face, en train de se tenir la main et se dire des mots doux en regardant le paysage. Saan se réfugia bien vite dans sa boisson qui n'allait pas tarder à être terminée avant même d'être entamée. Vite, quelque chose ? Dis quelque chose, damn you !

    - N-Non. C'est que- on est arrivé trop tôt. P't'être.
    Tu veux que je chante ? J'peux chanter qu'que chose. Attends.


    C'est vrai qu'elle était venue pour des chants marins, pas pour traîner avec lui. Quel idiot, il ne voulait pas la gêner. Quoi que là c'était plutôt lui qui l'était. Bravo tu as trouvé son point faible Gerda. Fuyant- Non, partant tranquillement en courant en direction du bar à l'intérieur, il croisa le regard de la barmaid et plongea dans sa direction avec vivacité. Cette dernière eu un réflexe de recul et le regarda de long en large, perplexe.

    - T'aurais ta guitare ?
    - Saan, t'paniques là ?
    - C'est rendu.
    - T'vas jouer pour ta p'tite donzelle ? Elle est mignonne la sirène.
    - AH, M-MAIS.
    - T'es rouge.
    - N-Non- Elle veut une chanson.
    - T'vas chanter ? J'veux voir ça.
    - Ta guitare !
    - Rhoooô ça vaaaaaa.

    L'humaine de deux mètres sortie de nulle part la fameuse guitare en question et la lui tendit. Elle la tenait fermement, avant de lui lancer un petit clin d’œil, puis Saan tira assez fort pour la récupérer et repartir. Pourquoi les femmes sont elles aussi vipères ? Allez courage p'tit matelot, ça va bien se passer. Revenant encore plus rouge que tout à l'heure, il se mit en face de la marchande qui n'avait pas fuit en courant, ouf ?, et commença à accorder sa guitare avec nervosité. Ça va, ça va disait-il. Il bu une dernière gorgée et réussi à reprendre son calme et son souffle. Un peu de concentration.

    - Qu'est c'que j'te joue ... hmmm. J'ai c'petit air qui m'trotte en tête.

    Way, hay, up she rises. Saan avait déjà un très fort accent, mais ce dernier revenait encore plus quand il chantait. Le gobelin qui faisait cuir son poisson chantonnait même avec lui. La guitare servait seulement à donner une petite ambiance et à connaître le bon tempo, mais tout était dans la voix du marin. Franchement ... il chante pas terrible. Mais le cœur y est, et finalement au milieu de la chanson un groupe de marins arrivèrent sur la terrasse et se mirent à chanter à leur tour, pour l'accompagner. Cinq bonhommes, de tout âge, de toute race, un elfe, un gobelin, un humain et peut-être même un triton, hurlaient des Way, hay, up she rises jusqu'à ne plus avoir de souffle et finir la chanson en bousculant l'humain qui manqua de se faire un croche pied tout seul. Riant aux éclats ils se jetèrent tous dans les bras et partirent tranquillement se poser à l'intérieur en remerciant Saan pour ce bel accueil. La mercenaire avait presque oublié l'existence de la marchande, se grattant la tempe en bavardant brièvement avec Klegorgh et la propriétaire sur le groupe qui était arrivé. Des mercenaires, eux aussi, qui n'étaient pas bien méchant. Juste paumés. Ils n'avaient pas encore bu aussi, plus tard peut-être qu'on entendra qu'eux et leurs chants marins ? Saan se tourna enfin vers Gerda, presque aussi gêné qu'au départ, et déposa la guitare juste à côté.

    - P't'être qu'c'est encore tôt. Faut boire plus. Mais vos désirs sont des ordres, r'connais qu'j'ai chanté pour toi !



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  • Mar 2 Aoû - 0:05
    Ha ha ha ! C'était cruel ? P'têtre un peu. Mais j'ai bien ri ! Sa réaction est allée bien au delà de mes espoirs. Le pauvre.

    Je profite de sa fuite  du temps qu'il passe éloigné pour m'étendre et profiter un peu du paysage. Le soir tombe sur la mer. Ca a quelque chose d'hypnotique, relacant et un petit peu effrayant quand on y pense trop. Tant d'eau. Tant d'espaces hostiles où nous autres sommes des intrus. QU'est-ce que ca doit faire de dépasser l'horizon et de se retrouver seule âme à perte de vue, entourée par les éléments qui veulent ta mort et n'ayant pour seul salut qu'une brindille de bois poussée par un drap tendu ? J'en frissonne rien que d'y penser.

    Saan finit par revenir, un instrument à corde à la main. Je lève un sourcil amusé et me retiens de faire une remarque sur l'idée qu'il va jouer une sérénade. J'ai donné ma parole après tout !  Il s'installe, l'air gêné, prêt à jouer. Il est rouge pivoine pendant qu'il commence à accorder l'instrument.

    - Han, t'en as profité pour aller vider un sac de piments en douce ?

    Oupsie. Ma promesse de lui ficher la paix a tenu deux minutes approximativement. Bien joué Gerda. Saisie d'un bref remord j'agite la main et lui ouvre une porte de sortie honorable en affirmant avec l'air d'y croire fermement.

    - J'rigole. Il fait très chaud.

    J'affiche un sourire de pure innocence. Qui se transforme vite en sourire de ravissement quand il commence à jouer. Ce n'est pas la performance du siècle. Et alors ? C'est joyeux. C'est vivant. Ca vient du cœur. Je commence immédiatement à reprendre le rythme d'un battement de main joyeux. La langue commune n'étant pas ma langue maternelle, je peine souvent à comprendre les paroles des chansons. Cette fois ne fait pas exception à la règle. Je comprend tout de même dans les grandes lignes qu'il s'agit d'une chanson parlant de bateaux et de marins bourrés.  Exactement le style de choses que je voulais entendre en venant ici!

    J'accompagne donc le chant d'un battement de mains joyeux. Je vais même jusqu'à me risquer à reprendre le refrain à la fin ! Je me trompe dans les paroles,  bafouille, fais un yaourt de paroles incompréhensibles.  Je pourrais avoir ridicule à m'enflammer toute seule ainsi pour une chanson. Mais non car quelque chose de réellement magique se produit à ce moment. Ce n'est pas que le cuisinier qui donne de la voix en même temps que nous mais tout un groupe de gens totalement étrangers qui débarquent soudainement. Ils chantent, se chahutent presque en se tenant par l'épaule et en se balançant. Je ne peux que rire en voyant la scène et je ne suis pas la seule.

    Quand vient le dernier accord, j'applaudis à tout rompre.

    - Wouw bravo ! Super ! Vous avez assuré !

    Je m'aperçois cependant rapidement que les hommes ont des choses à se dire. Que je suis un esseulée le temps que de viriles accolades et quelques messes basses soient échangées.  Ce n'est pas grave. Je sais que je suis une étrangère ici. J'ai déjà de la chance de pouvoir m'immiscer dans leur petit monde le temps d'une soirée. Je n'en demandais pas beaucoup plus au départ.

    Alors je profite de l'instant pour vider ma choppe. Chanter donne soif. Je repose le godet vide au moment où Saan revient vers moi. La star de la soirée est couleur pivoine. Cette fois je ne comprend pas bien pourquoi. Vient t'il de se faire chambrer par ses "connaissances". C'est fort possible. Et dans ces circonstances, je me déclare totalement innocente.

    Sans relever son état, je souris chaleureusement et m'exclame.

    - Un peu que t'as chanté ! T'as assuré.

    Je pose le menton sur mon poing fermé, un coude posé sur la petite table, le fixant avec des yeux rieurs.

    - T'as jamais envisagé de te reconvertir en barde ? Le grand Saan. Mariages, banquets, concerts. Ambiance assurée.

    Je fais mine de m'attarder quelques instants sur sa tenue.

    - Avec quelques grelots et un chapeau à large bords, ca le fera. Un petit ponpon par-ci par-là peut être ?

    Je me retiens in extremis de faire une plaisanterie sur la réputation qu'ont les guitaristes de ramasser toutes les nanas lors des soirées. Pourquoi il me vient que des vannes là dessus au moment où j'essaye de me retenir fort d'en faire ? Esprit de Gerda, tu es frustrant et contrariant !  Mais je reviens vite aux choses essentielles quand je me rappelle qu'il vient de déclarer qu'il faut boire plus.

    - Hoy ! La prochaine est pour moi.

    Je me relève d'un bond rapide, embarquant ma choppe vide et baissant un œil critique sur la bière de Saan, pas tout à fait vide encore. Je sais que l'alcool n'a pas tout à fait le même effet sur nains et humains et que même ces petites bières légères peuvent avoir un effet sur eux.

    - Ah t'as pas encore fait le vide. Je fais un tour sans toi alors ? Il s'agirait pas que nous quittes trop vite !

    Je ne sais pas s'il va vider sa choppe en vitesse pour me la confier ou effectivement passer ce second tour, mais moi j'ai la ferme intention d'ensuite aller à l'intérieur, de jouer des coudes entre les  consommateurs pour atteindre le comptoir et de revenir avec une des spécialités du coin, le fameux alcool de canne à sucre venu des îles, le fameux Rhum.
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    Saan Nequtili
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  • Mar 2 Aoû - 11:27
    C'est de l'Aleurolite ?

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    Saan ? En barde ? Quelle drôle d'idée. Si toutes ses connaissances entendaient la marchande parler ils le chambreraient encore plus. Le mercenaire est tout sauf un bon chanteur, il connait juste un nombre incalculable de chants marins et c'est tout, il ne doit son succès qu'au mouvement de foule des autres matelots. C'est le nombre qui fait la force d'un chant marin, l’écho de toutes les voix et les pieds qui tapent le sol. À choisir il préférait rester mercenaire. Il ne serait pas obligé de porter des petits pompons comme elle disait si bien. C'était assez amusant à imaginer cela dit.
    Saan avait déjà reprit dans les bras la guitare de la patronne, et s'amusait à rejouer sur le tas quelques morceaux, jouant tout doucement en caressant des doigts les cordes. Heureusement que Gerda n'avait pas fait sa remarque, il n'aurait plus jamais joué de guitare après ça.
    Mais voilà que la marchande se lève d'un bond, toute excitée, alors que lui doit reprendre son souffle et tranquillement finir son pichet. Elle est prête pour un second round, pour les nains ce verre est tout autant buvable qu'un pauvre verre d'eau. C'est presque si ils ont pas ça dans leur biberon à la naissance. L'humain fait un geste d'abdication à la naine.

    - Naaah. Vas-y. J'vais rester sur ma bière pour l'moment.

    Amuses toi Gerda, profites de ta soirée. Elle allait sûrement se faire arrêter par presque tout ceux qui étaient arrivés à la taverne, lui demandant depuis combien de temps elle connaissait Saan et quand est-ce qu'elle était arrivée à Courage. On va alors lui conseiller le fameux rhum, bien corsé et qui brûle la gorge pendant un petit moment. De quoi lui ouvrir les boyaux et les intestins. Ce que les humains et elfes prennent à la fin comme digestif, les nains et orcs en font leur amuse-gueule. Sûrement que la barmaid allait la suivre, finissant souvent la tête à l'envers à chaque soirée. Les rires et les cris se sont entendre à l'intérieur, beaucoup commencent déjà à raconter leurs périples en mer. Une fois la nuit tombée ces histoires se transformeront en chanson et peut-être que certaines seront inventés et chantés ici-même, à la taverne de la plage vierge.
    Saan continuait de jouer un peu de guitare, face au sable et aux vagues qui viennent doucement s'échouer sur la plage, quand Klegorh l'appela à vitesse. Il déposa la guitare à sa place et accourra. Le gobelin avait besoin d'aide pour sa cuisine et le mercenaire profita que sa compagne soit occupée à l'intérieur pour aider le vieil homme qui n'avait plus toute sa force. Transporter la marmite pleine d'huile à l'autre bout pour la conserver au frais, retourner des brochettes de dorades, préparer quelques sauces et servir des personnes au passage. Saan faisait ça pour le plaisir d'aider et parce que ça lui rappelait quand il était sur son île, mais aussi parce que Kleg est le gobelin le plus généreux de la terre, n'en déplaise à ceux qui disent le contraire sur eux, et qu'il allait forcément lui offrir un bon repas après ça. Et impossible de refuser, il va fortement insister. Alors c'est la table basse pleine à craquer d'un peu de tout (comme des tapas) que Saan décida de retrouver Gerda qui avait tout bonnement disparue, surement entrainée par la foule du bar. Elle ne devait pas être bien loin ... et une fois repérée dans son champ de vision il alla à sa rencontre, déposant au passage sur le comptoir sa choppe vide.

    - Une autre s't'plaît, c'est Gerda qui offre !

    Se retournant vers elle, le coude adossé au comptoir et la tête posé dans sa main, il fit un petit sourire à la marchande.

    - Le repas est prêt ! T'vas rater le coucher d'soleil.
    On danse après !


    Qu'est-ce qu'on trouve sur cette petite table ? Un peu de tout. Fromage, évidemment, un peu de verdure, mais surtout du crabe, du poisson et poulpe fris, du calamar dans sa sauce, du pain qu'on fait tremper dans une sauce au cidre et paprika, et des petits morceaux cuit au feu de bois de poissons colorés en tout genre.


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  • Mar 2 Aoû - 14:36
    Et c'est ainsi que nos chemins se séparent pour un temps Saan et moi ! Je l'abandonne sur la table tout seul, avec l'intention initiale de juste aller chercher un godet et de revenir.  Et l'aller retour se transforme en petit tour tout court. Je me fais alpaguer par des gens et ma nature sociable prend la suite.

    Il y a plusieurs types de personnes.

    Tout d'abord les connaissances de Saan qui me pressent avec plus ou moins de subtilité de questions du genre "Bon alors entre toi et lui ? Y'a quelque chose ? Hein hein ?". A ceux là je suis obligée de faire une réponse qui ne peut que les décevoir. - Holala non. Paaaas du tout. Relation de travail. Je pourrais rajouter "il est raide dingue d'une autre" mais je ne sais pas exactement l'information est secrète et par respect pour le gaillard, je m'abstiens de l'ajouter.  Mais je pense que ma déclaration ferme et sans ambiguïté suffit à les convaincre.

    Il y a ensuite des fêtards réguliers. Ceux avec qui je passe plus de temps au final. Des pêcheurs, des travailleurs des docks. Des gens dont je peux m'approcher, avec qui je peux tailler le bout de gras pendant quelques instants en demandant ce qu'ils font dans la vie, rebondir sur les anecdotes que j'apprend et parler d'aussi bon cœur de ce qui m'amène ici ce soir. (En un mot : le tourisme !). Ca se passe bien surtout que je n'hésite pas à payer un coup de temps en temps. C'est pas cher. Ma boutique marche bien. J'en profite. J'assiste à une partie de dés, écoute la variante locale des règles avec intérêt (même si à mes yeux rien ne remplace le cul de chouette) et décline pour l'heure la proposition de rejoindre une partie.

    Et enfin il y a la catégorie des "dragueurs". Plus ou moins subtils. Certains appartenaient à la première catégorie des "amis de Saan" avant que je mette les choses au point et assure qu'il y avait rien de particulier entre le mercenaire et moi. Avec eux je dois marcher sur des œufs. Je ne suis fermée à rien sur le principe (vous devez finir par le savoir) mais je ne suis pas là "pour ça" ce soir. Loin s'en faut. J'ai heureusement de l'expérience en la matière et grosso-modo je m'en tire à bon compte, recevant un discret coup de main au bon moment de la part de la grande baraquée du comptoir
    à qui je finis par adresser un signe de remerciement.

    C'est ce moment que choisis Saan pour réapparaitre.

    - Heyyy ! On s'était perduuus !

    Mon ton est enjoué, joyeux. Visiblement je n'ai pas été traumatisée par cet "abandon" et lui non plus. Il commande sur mon compte. Je hoche, attestant prendre pour moi la consommation et je répète avec entrain.

    - Oui chef. Gerda qui offre très bien ! Tu restes à la bière ?

    Parce que moi clairement, je suis passée à autre chose. Mon premier verre de rhum est depuis longtemps oublié. J'ai du boire une nouvelle bière entre deux histoire de me rafraichir avant de commander une espèce de vin cuit. Encore une spécialité du coin je pense. Ca a un goût boisé qui ne me déplait pas, tout en restant assez léger (selon mes standards et comparativement au rhum).

    - Wow diner devant un coucher de soleil ? Danses ? Tu fais les choses en grand ! J'arrive !

    Franchement le bonhomme voudrait draguer il s'y prendrait pas mieux. Se rend-il compte à quel point tout ca ressemble à s'y méprendre à un rencard ? J'ai l'impression que non ! Une p'tite gazelle qui serait pas au courant de son histoire s'y laisserait prendre et ca ferait sans doutes une malheureuse au bout du compte. J'échange un regard entendu avec la fille derrière le comptoir (celle qui vient de me sauver et à qui j'ai un peu exposé la situation aussi) et je lis dans ses yeux qu'elle est d'accord avec moi. On en dira pas un mot devant lui mais ... ouais on se comprend.

    Je saute au pied du tabouret (et pouf je perd 50 centimètres) et entreprend de suivre Saan jusqu'à notre table où effectivement, tout est prêt.

    - Impressionnant !

    De la poiscaille, évidemment. Mais pas que. Je m'installe en tailleur devant la petite table, prête à goûter à tout.  L'endroit est plus calme. Le brouahaha de l'intérieur fait concurrence au bruit des vagues qui s'écrasent en rythme sur la plage de sable. Les reflets d'un soleil mourant fait miroiter la surface des eaux dansantes. C'est beau ... Et c'est effectivement plutôt romantique. Je jette un regard en coin à Saan, l'observant un moment et je suis prise de nouveau d'un élan de compassion pour lui. Dans un tel moment, il ne peut que penser à "elle" ... Et ca doit être douloureux pour lui. Je regrette mes taquineries de tantôt. Alors dans le but de le distraire de ses pensées, j'engage la conversation gentiment.

    - Merci de m'avoir emmenée ici. C'est vraiment chouette. Les efforts que tu fais vont bien au delà de ce que tu t'étais engagé à faire pour moi, je t'en suis très reconnaissante.

    Je souris gentiment et reprend, en montrant la table.

    - Tu m'expliques ce qu'on a là ? Tu connais le nom de tous ces poissons ? Tu sais, en dehors de trois mots, je dois pas savoir quoi dire pour désigner un plat de la mer. Même dans ma langue natale je saurai pas nommer la moitié des trucs que tu m'as mis sous le nez.
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    Saan Nequtili
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  • Mer 3 Aoû - 15:49
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    Saan baissa son regard en direction du verre de Gerda et ne pu s'empêcher d'écarquiller les yeux jusqu'à presque les faire sortir de leurs orbites. Damn, la barmaid n'y était pas allé mollo sur ses recommandations. La marchande avait tout simplement du "tord-boyaux dans la main : le truc qu'on prend entre matelot avant de prendre la mer quand celle-ci est déchaînée, pour se donner du courage. Le truc qui ... bah, ouais, tord les boyaux. Sauf que Gerda semblait boire ça dans un plus grand verre, avec une plus grosse dose, et tranquillement comme si c'était du petit lait. Saan ne pourrait jamais enquiller autant de verre comme elle faisait, c'était impressionnant. Est-ce que les foies des nains sont ultra supra-résistants ?
    En tout cas lui son estomac criait famine et il parti en éclaireur jusqu'à leur table. Il n'avait pas eu trop d'inquiétudes sur le fait que Gerda apprécierait l'endroit, mais il ne s'attendait pas à ce qu'elle prenne aussi facilement ses aises, comme si elle était une habituée depuis longtemps. Même la barmaid semblait déjà l'avoir adoptée. Sûrement un truc entre femmes, vu que la plupart de la clientèle sont des hommes saouls et parfois lourds en fin de soirée. La marchande avait l'air d'être ce genre de petit soleil à qui tout lui va et qui arrive à un endroit et se fait de suite plein de connaissances, le genre de personne curieuse de tout et qui saura être à l'écoute. Saan était comme elle autrefois, petit pêcheur sur son île qui était toujours heureux et souriant, continuellement dans la bienveillance et qui réservait toujours un petit poisson ou deux pour les familles en difficulté. Cette facilité pour Gerda à accepter de réparer, en plus d'inviter dans son atelier, le collier d'un parfait inconnu était une belle preuve de générosité qu'il partage aussi. C'est pour ça qu'il lui avait proposé de découvrir cet endroit hors du commun avec ses clients atypiques. Ça ne lui coutait presque rien, en plus de se faire offrir un pichet par la marchande au final, ainsi que la nourriture.

    - Pfft. Qu'est-ce tu dis ? Des efforts ? J'mange comme un roi. Et au fait, l'nourriture est offerte par Klegorh.
    Bon, j'avoue j'ai un peu aidé. T'me diras c'que tu penses du poulpe fris.


    D'ailleurs il alla chercher un petit morceau pour l'engloutir tout entier et fondre de bonheur. Son petit pêché mignon le poulpe, il faut bien l'avouer. Ça et la seiche baignant dans son encre. Gerda avait l'air plus hésitante, et c'est normal quand on est pas habituée à voir ce genre de plat sur la table. Beaucoup de choses provenant de la mer, cuisinés d'une certaine manière et mélangeant toutes les cultures. Oui, Saan connaissait bien ce genre de nourriture de son côté. Sans trop faire attendre plus longtemps la marchande, il lui montra un par un chaque plat proposé sur la table : du crabe et des brochettes de dorades grillés au feu de bois, du calamar dans son jus d'encre, du poulpe fris (le tout avec une petite sauce mayo ou du citron), du fromage de brebis avec un peu de salade, radis et carottes, du pain fait maison aux céréales avec du cidre et paprika, et des petites bouchées à picorer de bélier bleu, poisson-perroquet ou encore coq rouge. Oui on aime bien nommer les poissons avec des noms d'animaux terrestre, pour le lol. Saan était déjà en train de prendre dans un peu de tout. Ici on fait pas de chichi on mange avec les doigts (puis on va tremper ses mains dans un saladier d'eau fraiche après les avoir nettoyé avec un petit savon au citron) (je rassure). Un moment le mercenaire eu souvenir qu'il n'avait pas précisé une information importante à sa compère :

    - C'est vrai que j't'ai pas dis : j'étais pêcheur, avant. Sur mon île.

    La question qu'on peut tous se poser et qui suit évidemment juste après c'est "qu'est-ce que tu fous ici ?"

    - J'ai cassé l'nez d'un type important de Courage. J'ai été jugé et maintenant m'v'là à devoir rester ici pour payer ma dette.
    Pêcher tu l'fais parce que t'aimes ça, mais t'gagnes rien. Mercenaire il en faut toujours, partout, pour faire l'sale boulot. Mais à la fin t'bien payé.


    Et plus il gagnera de l'argent plus vite il pourra partir d'ici. La question c'est aller où ? Kaizoku n'est plus Kaizoku et les pirates ont une dent contre toi pour avoir soi-disant fraternisé avec l'ennemi. Chercher son épouse reste sa principale préoccupation. Est-ce qu'elle est toujours en vie quelque part ? C'est vrai qu'elle ne donne aucune nouvelle. En deux ans, c'est long. Très long. Peut-être qu'elle a fini par l'oublier, retournant à Aquaria. Saan n'aimait pas trop penser à ça, et il préférait vite chasser ses démons pour profiter de là, maintenant, la bonne bouffe et son pichet de bière à la taverne de la plage vierge. Il n'allait pas casser l'ambiance avec ses histoires quand même.

    - Et toi Gerda, t'm'as dis que tu v'nais de Melorm, c'est où ça ?
    C'pas trop loin d'ici ?


    Saan et l'histoire, ainsi que la géographie, c'est pas trop ça.
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