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  • Lun 18 Sep - 15:53

    Comptant encore et encore les pièces de la dernière représentation, Violette laissait un grand sourire glisser sur ses lèvres. Particulièrement rentable, la foire enchainait les soirées à profit depuis une bonne semaine. Installée en périphérie de Taisen, l'assemblée d'artistes séduisait petits et grands dans de merveilleux spectacles mêlant magie et acrobaties. Si les frais d'installation et la taxe à l'Empire avait été payée grassement et s'était avérée particulièrement couteuse, le jeu en valait largement la chandelle. Encore quelques jours comme cela, et la foire aurait réalisé un profit bien supérieur à celui obtenu lors des représentations dans le Nord. Peut-être deux ou trois fois plus, pour être exact. Relevant subitement la tête à l'approche de Markar, Violette lui fit un signe de tête approbateur tandis qu'il venait déposer un lourd coffre devant son bureau. Sous la tente de la gobeline, l'oni à la peau blanche faisait encore plus géant que d'habitude.

    - Alors, ça avance bien?
    - Ouais, Sylvia et Gigi m'ont dit que tout sera prêt pour ce soir. Comme d'hab, tout le monde a fait un sacré boulot.
    - Super! Elle quitta ses comptes, refermant le grimoire correspondant avant de descendre de son siège. Notre huitième jour à Taisen. C'est pas rien! Je veux que la représentation de ce soir soit aussi impeccable que les autres jours. Meilleure, même! Que ça chante, danse, et achète tout ce qu'on a à leur vendre. Et pour ce que je t'ai demandé?
    - J'dois rencontrer le type dans l'après-midi. Mais la discussion va être compliquée.
    - Fais au mieux, sinon envoie le moi. On a un contrat avec ce bouffon.
    - Ca marche.

    Quittant la compagnie du géant en lui tapotant doucement le bras, Violette s'élança doucement en dehors de ses quartiers pour observer l'ensemble des autres tentes. Contrairement aux tentes, chapiteaux et comptoirs "de spectacle", les lieux de résidence étaient disposés en cercle autour d'un grand feu qui brûlait doucement. Autour des tentes, les caravanes et autres roulottes se retrouvaient également placées de façon à protéger éventuellement les artistes d'agressions extérieures. Puis, un peu plus loin, se trouvaient l'emplacement de la foire à proprement parler. Pour l'heure, les différents monteurs s'occupaient à vérifier les structures et à réparer les petits dégâts potentiels. Tout devait être parfait pour cette nouvelle soirée de représentation. Violette l'avait spécifiquement demandé.

    Marchant d'un pas rapide au sein des différentes tentes, la petite furie prit le temps de saluer chaque familles qu'elle croisait, particulièrement de bonne humeur. Les chiffres allaient bien, alors elle aussi. Quand elle arriva enfin au niveau de la tente d'Elise, cette dernière était déjà occupée à se contorsionner dans des positions étranges. Etirant un large sourire, l'hybride salua la gobeline alors que sa tête était plus proche du sol que le reste de son corps.

    - Salut patronne, on vient faire son inspection?
    - Nan, Markar m'a dit que tout était ok pour ce soir. J'voulais juste venir tailler le bout de gras avec toi.
    - Oh. Par rapport à la conquête de l'autre jour?
    - Ouais, le Mikael là. Une angoisse.
    - Hahahha, je t'avais prévenue, mais t'en fais qu'à ta tête.
    - Oui, bon. J'avoue, t'avais raison. Mais j'pouvais pas savoir!
    - Oh crois moi, ça se voyait quand même. S'étirant de nouveau, la demoiselle reprit finalement une position plus "normale". T'as encore beaucoup à faire pour ce soir?
    - Juste récupérer un peu de matériel en ville. Sinon pas grand chose non.
    - Merveilleux, tu veux manger un truc avec moi?
    - Ok mais pas trop longtemps, ça serait triste d'être en retard pour le début des représentations ce soir hahahaha.

    *
    *  *

    Sous le chapiteau, le cochon dort. [Lardon] U8k54MP



    Disposés en de grandes rangées, les tentes, chapiteaux et comptoirs de la foire s'étalaient sur des dizaines de mètres. Depuis l'entrée de la foire, les visiteurs pouvaient ainsi admirer et se perdre dans la contemplation silencieuse de divers spectacles d'acrobaties ou de jonglage puis, alors que leur route continuait, dépenser quelques pièces dans des activités ludiques afin de tenter de remporter divers prix. Jeu du chamboule-tout, tir à l'arc, jeu d'équilibre, tout était fait pour permettre aux plus nombreux de s'amuser tout en dépensant leur argent dans les caisses de la foire. Puis, à la fin du parcours, un grand chapiteau dominait le reste des autres structures. C'est là bas que se trouvait le gros du spectacle. La "représentation des cinq". Un enchainement de pirouettes, prestidigitations et autres secrets que les plus curieux pourraient découvrir.

    Ainsi, alors qu'elle se tenait à la lueur de bougies violacées, Violette observait les différents artistes se préparer pour le prochain spectacle. Elise refaisait sa coiffure, les siamoises ajustaient leurs tenues, Gigi se peignait la face tandis que Sylvia achevait d'aiguiser ses couteaux. Seul Markar manquait à l'appel, trop occupé à échanger les billets d'entrée pour le chapiteau aux différents visiteurs. Violette, quant à elle, regardait une dernière fois sa tenue de madame loyal afin d'être certaine de ne pas faire tâche. Puis, quand tout fut en ordre, elle ordonna à ses plus talentueux artistes d'aller se mettre en place.

    La représentation fut un franc succès. Tout d'abord, Sylvia entama les hostilités en jouant de jongles et autres preuves d'adresses à l'aide de ses lames et autres flambeaux. Puis, dans un mélange de comédie et de talent, Markar et Gigi entrèrent en scène afin de mêler spectacle humoristique et crachat de feu. Ensuite, ce fut Elise qui s'étendit depuis le haut du chapiteau dans de grandes pirouettes et balais aériens, suspendue aux fils qu'elle tissait peu à peu. Et enfin, pour clôturer le tout, les siamoises entrèrent en scènes. Dans une atmosphère à la fois mystique et légèrement inquiétante, elles usèrent de leur magie illusoire et tours de passe-passe pour provoquer l'émoi chez les spectateurs. Violette était fière. Fière de diriger des artistes comme ceux-ci et de pouvoir elle même saluer la foule à la fin de la représentation. Markar et Gigi, toujours dans leurs costumes, vinrent récolter les nombreux dons que le public pouvait laisser alors qu'il quittait les lieux. Tout sourire, la gobeline se décida donc de quitter elle aussi le chapiteau pour voir comment le reste de la foire se déroulait.

    Alpaguée par le bruit des nombreuses étales, la petite furie verte laissa son sourire s'étendre un peu plus en voyant le monde qui circulait dans le circuit qu'elle avait elle même conçu. L'argent. L'argent allait encore couler à flot. Soudainement sortie de ses pensées par un toussotement, la gobeline se retourna pour remarquer Jiruk, l'orc qui était sensé avoir rencontré Markar plus tôt dans la journée. S'il était là, cela voulait dire qu'aucun accord n'avait pu être conclu. Agacée, la gobeline sentit ses traits amusés disparaître tandis qu'elle se dirigeait vers le marchand de bêtes. Et ainsi, une longue et ennuyeuse discussion commença. Négociation des couts, mensonge éhonté sur la difficulté de se procurer les bêtes, puis enfin, aveu de refus de livraison. Furieuse, la gobeline explosa, perçant presque le brouhaha de la foire de sa petite voix cristalline.

    - COMMENT CA, TU REFUSES DE ME LIVRER MES LANCONDAS???
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  • Mar 19 Sep - 1:14
    Il était rare que Siline et Lardon se retrouvent absent de Luxuriance en même temps. En leur qualité de Superviseur et Superviseur adjoint, même si leurs équipes pouvaient s'auto-gérer durant plusieurs jours, il serait catastrophique pour l'étude de perdre les deux têtes pensantes initiatrices du projet. Comme cela avait failli être le cas à Sable-d'Or.
    Cependant, justement comme pour le cas de Sable-d'Or, il y avait parfois des exceptions qui obligeait le duo à devoir faire acte de présence, pour la signature d'un contrat lors de négociations extérieures par exemple.
    Et lorsque les astres s'alignaient, pendant que certains invoquaient de puissants démons millénaires, la naine et l'hybride voyaient leur date de permission se chevaucher et leur accorder quelques jours communs. C'était un de ces grands alignements planétaire qui leur permettait de s'éloigner jusqu'à Taisen pour profiter de l'ambiance festive de la ville grâce à une foire itinérante qui y était de passage.
    En réalité c'était surtout Siline qui était au courant de ces choses là, même si Lardon ne dépréciait pas ce genre de divertissement, il n'était pas le premier à les rechercher, ni s'infliger un jour entier de calèche, à moins d'être traîné par la couenne du cou par son amie.

    La foire de la Lune Rouge.
    L'hybride ignorait d'où lui venait son nom mais le terme de "foire" était presque un euphémisme pour décrire le lieu qui ressemblait presque à une petite ville tant elle était animé et fourmillait de vie.
    Ils étaient partit à l'aube d'Ikusa et malgré la disparition du soleil à l'horizon lorsque le duo rejoignait enfin Taisen, l'endroit était aussi bondé qu'un marché à midi, les stands et les allées brillant de milles et une lanternes aux teintes variées et harmonieuses. A peine leurs bagages déposés à l'auberge que Siline entraînait son ami porcin en le tirant par la manche jusqu'à, et à travers, la foire.
    La naine donnait l'impression de vouloir tout faire en une nuit et sautillait d'attractions en activités comme une enfant surexcité un jour d'anniversaire.
    L'ambiance festive n'était pas pour lui donner tort, Lardon avait l'impression qu'un musicien différent se tenait derrière chaque tente car hormis quelques endroits silencieux qui devait l'être pour renforcer le mysticisme de l'attraction, comme la diseuse de bonne aventure, leur visite était rythmé par la mélodie entrainante de plusieurs instruments, le son d'une flûte par ci, celui d'un tambourin par là, cymbales et grelots en fond.

    Lardon et Siline s'essayaient avec un enthousiasme certain aux divers jeux de force ou d'adresse proposé. Le marteau-gong, le lancer d'anneaux ou encore le bras de fer contre un des artistes de cirque, mais pour celui là Lardon fut recalé sous le prétexte éhonté que sa prothèse n'était pas en fer mais en bronze. Ces forains étaient de tels filous !
    Heureusement de déboire n'aurait su gâcher leur visite, surtout pas avec la diversité des stands de nourriture autant salée que sucrée disposés à travers toute la foire. Les odeurs se mélangeaient avec une rare harmonie, ouvrant l'appétit à plus d'un visiteur à en juger par le nombre de clients. Si la naine jetait son dévolu sur des brochettes et une bière locale, le porcin préférait une gaufre au miel accompagné d'un gobelet de thé.
    Leur appétit comblé, ils reprenaient leur exploration du cirque ambulant.

    Au terme de la visite de bien des comptoirs, le duo arrivait sous l'un des plus grands chapiteaux de la foire où se tenait un spectacle "à vous couper le souffle" d'après le crieur, et après avoir payé les billets d'entrée, ils prenaient place pour y assister.
    Si toutes les représentations n'avaient pas couper le sifflet au cochon, il devait admettre que la majorité avait été remarquable de talent, d'adresse et de technique et il applaudissait volontiers en chœur avec les autres spectateurs qui acclamaient aussi bien les artistes que l'organisatrice qui saluait son public à la fin du spectacle.
    Tandis que Lardon et son amie déambulait en se remémorant les tours et performances auxquels ils venaient d'assister en partageant leurs préférences, la naine lui demanda soudainement de l'attendre pendant qu'elle allait "trouver un coin où pisser sa bière". Si Siline était capable d'être féminine, elle ne faisait que rarement d'effort en présence de son ami, après tout, ils avaient fait l'académie militaire ensemble, sués comme des bœufs pendant les manœuvres jusqu'à sentir le cadavre décomposé en pleine canicule (uniquement la naine en fait), ont été de corvée de latrine bien plus souvent qu'à leur tour, et plus d'une fois elle s'était retrouvé dans le plus simple appareil entre les mains de Lardon, au sens médical de l'allusion.
    Si les bons amis pouvaient échanger librement sur leur sexualité, les meilleurs amis eux le faisait à l'identique sur leurs déjections corporelles.

    Retenant un rire à l'expression imagée de la naine, Lardon se tenait à faire le pied de grue jusqu'à son retour, quand soudain, parmi le tapage ambiant, un mot clef activa son ouïe aussi sûrement qu'un coup de canon.
    Tel un suricate du désert, le porcin se redressait, ses oreilles déjà droites à chercher l'origine d'où avait été prononcé LE mot, glissant instinctivement dans la direction de la voix aigu qui avait percé l'ambiance de la foule comme un rat charmé par le son d'une flûte magique. D'autres exclamations le guidait à dépasser deux stands et un coin d'allée pour trouver un étrange duo en train de discuter, ou plutôt s'engueuler d'après le ton. L'un d'eux était d'ailleurs l'organisatrice du "spectacle des cinq", la grande représentation du chapiteau à laquelle il avait assisté.

    - Vous avez des Lancondas ? demandait en ouverture le cochon qui s'incrustait lorsque la gobeline reprenait son souffle entre deux invectives.

    Ce porcin là ne payait pas de mine à cet instant car si Lardon portait habituellement des habits communs et passe-partout, il était actuellement affublé de deux chapeaux haut au très large bord, d'un jaune paille bien que décoré d'un tissu coloré pour les différencier, les deux empilés sur son crâne. Il portait également trois "capes", grands rectangles percé d'un trou en leur centre où il avait passé la tête, la plus sobre cousue d'une capuche, alors que les deux autres étaient aussi bariolées de couleurs vives que de motifs. Plusieurs colliers et bracelets fantaisies siégeait autour de son cou et l'un de ses poignets et il tenait en plus dans ses mains des sacs qui devaient certainement contenir plus d'un bibelot ou autre souvenir de la foire.
    Siline était bien plus dépensière que le drakochon et visiblement le rôle du porteur lui avait été attribué.
    Au moins la gobeline avait elle une preuve supplémentaire que sa fête était un franc succès, même avec les plus saugrenus des visiteurs.
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    Violette de Mirrah
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  • Mer 20 Sep - 12:27


    Furieuse, la gobeline soupira longuement après le cri enragé qu'elle venait de pousser. Devant elle, l'orc balbutia un peu, frottant doucement sa chemise comme gêné par ce qu'il se passait. Violette n'allait rien lâché, et le peau verte le savait. Il était piégé, et même s'il refusait de faire sa livraison, l'orc se devait d'encaisser toute la furie de la directrice de la foire. Comme elle le disait si bien, ils avaient un accord. S'apprêtant à prendre la parole pour répondre à cette dernière, le grand bonhomme tout vert écarquilla les yeux face à la personne qui venait de débouler. Violette quant à elle se retourna vivement pour analyser le nouvel arrivant. Avant de simplement exploser de rire face à sa tenue et tous les sacs qu'il portait. Ce n'était pas foncièrement méchant. Mais... Voir un hybride cochon avec tout cet accoutrement, c'était quand même assez marrant.

    - Hahahaha, pardonnez-moi ma réaction mais qui êtes... HEY!

    Profitant de l'attention détournée de la petite furie, l'orc avait pris ses jambes à son cou. Disparaissant dans divers buissons tout en hurlant un "désolé mais je dois filer", le grand gaillard ne fut bientôt plus à portée d'observation. Dans un nouveau soupir, cette fois profondément agacé, la gobeline se tourna de nouveau vers l'origine de la distraction ayant permis à son fournisseur de partir la queue entre les jambes. Ancrant ses perles violacées d'abord sur le groin puis les yeux de l'homme-porcin, la petite chose prit finalement la parole.

    - Non, j'en ai pas non. Et grâce à votre intervention, ma seule capacité d'en obtenir vient de partir dans les buissons comme un amant surpris par l'époux de sa conquête du jour... Nouveau soupir. Violette de Mirrah, pour vous servir. Elle fit une courbette exagérée, la même que sous le chapiteau. Je suppose que vous avez assisté au spectacle et à nos festivités? J'imagine que le tout a dut vous plaire, vu votre tenue.

    Elle étira un léger sourire, les affaires - et surtout la compréhension de l'argent dépensé - lui remettant l'humeur au beau fixe. Posant ses mains sur ses hanches, la petite femme écouta les réponses de l'interlocuteur aux vêtements fantasques avant d'enchainer.

    - Maintenant que les présentations sont faites, vous pouvez me dire pourquoi vous vous êtes précipité ici à venir perturb...
    - Hey Violette ça se passe avec l'autre imbécile d'orc?

    Markar, aussi discret et fin que d'habitude, fit donc irruption à son tour, coupant lui aussi la parole de la gobeline qui commençait sérieusement à perdre patience. Puis, lorsque l'Oni albinos aperçu l'homme cochon, et surtout son accoutrement, il ne put retenir un fou rire qui fit tonner sa voix particulièrement grave.

    - Hahahahahaaha, mais pourquoi il a plusieurs chapeaux sur lui celui-là?
    - Ta gueule Markar, tu devrais plutôt être heureux que quelqu'un achète les chapeaux de Myreille. C'est une partie de ta solde que cette personne fournit. Elle se tourna vers l'intéressé. Pardonnez notre cracheur de feu, le liquide inflammable qu'il souffle a sans doute dut lui monter au cerveau. Hein qu'il t'est monté au cerveau?
    - Ou-Ouais c'est ça.
    - Et pour te répondre, cet imbécile d'orc s'est taillé par les buissons là bas. Il est sûrement reparti vers sa putain de cache là où tu l'avais rencontré. Et où ses putains de serpents étaient normalement installés pour que je les récupère. Oh, d'ailleurs!

    Se retournant vers Lardon, et taisant volontairement le fait qu'elle avait elle même éclaté de rire à la première vision du drakochon, elle planta de nouveau ses yeux violets sur le porteur de capes.

    - On a été interrompus mais je me permets de vous reposer la question. Pourquoi étiez-vous aussi intéressé par ces lancondas? Et pourquoi avoir traversé ainsi les roulottes pour venir dans les coulisses de la foire? Vous êtes de l'armée ou quoi? Si c'est le cas sachez que je les avais acheté en règle, ces foutus serpents. Et c'bien ça le problème.

    Car cela voulait dire qu'elle avait dépensé de l'argent pour rien. Qu'elle s'était faite avoir et, surtout, qu'elle ne pourrait jamais rentabiliser cet investissement puisque les créatures n'étaient actuellement pas dans une cage de sa foire et prêts à capter l'attention de visiteurs aux poches pleines. Ah. Si son père venait à apprendre cela, elle s'en mordrait les doigts. Le connaissant, il en profiterait alors pour le lui rappeler dans les cents prochains courriers. L'idée, plus que tout autre chose, lui était particulièrement insupportable.

    - Markar, pendant que j'obtiens mes réponses ici, va chercher Elise et allez voir auprès de l'étale de Marco s'il aurait pas vu l'orc filer ou quoi. J'ai besoin de savoir s'il s'est effectivement barré là bas ou non.
    - C'comme si c'était fait patronne.

    Laissant l'Oni partir, Violette écouta donc les réponses du cochon sans sourciller. Si elle n'était pas agressive à l'égard de cette interruption, la petite furie restait agacée de n'avoir pas pu rattraper le bougre qui l'avait "arnaqué". En temps normal, elle aurait sorti ses arbalètes et criblé de carreaux le fuyard. Mais, face à des inconnus qui appréciaient visiblement la foire, il était évident qu'elle s'était retrouvée pieds et mains liées. D'ailleurs, l'Orc aussi l'avait compris. Quand l'hybride acheva sa réponse, Violette pesta doucement, toujours furieuse de cette situation grotesque. Puis, avec tout le professionnalisme dont elle pouvait faire preuve, elle se mit à sourire à son interlocuteur.

    - Je vous remercie pour votre réponse. Etant donné que la foire semble vous plaire, que diriez-vous d'y retourner? Je peux vous guider jusqu'à quelques étales particulièrement amusantes. Nous avons un jeu consistant à tenir un œuf dans une cuillère tout en sautant dans un sac en lin jusqu'à la ligne d'arrivée. Vous seriez en compétition avec d'autres équipes de deux mais l'amusement est garanti, tout comme les prix! Sinon, je vous recommande aussi le tape-champa. Ca défoule un peu et c'est pas très cher!

    Tout sourire, la gobeline espérait en réalité qu'ils retournent dans la foire pour ne plus parler de cette affaire. Selon les informations obtenues, elle pourrait aller les chercher le lendemain. Mais, ce soir, l'esprit était à la fête. Et, surtout, au profit.
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    Lardon
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  • Mer 20 Sep - 18:54
    La première fois, c'était un peu embarrassant. Conduit par son obsession, Lardon avait fini par faire fi de son rôle de porteur et de mannequin, ce que les éclats de rire de la demi-portion eu tôt fait de lui rappeler à son bon souvenir.
    Au moins se consolait il qu'elle s'esclaffe de son costume improvisé plutôt que de lui même, durant leur visite de la foire, à deux reprises des enfants l'avaient tirés par la manche pour lui demander s'il était un cochon savant et s'il faisait partit du cirque.

    - Ouais.. heu.. Lars Petitgroin. Répondait il après la courbette. J'y ai assisté en effet, et le tout plaît surtout à l'amie qui m'accompagne.

    La seconde fois, ça pouvait commencer à devenir un peu agaçant, surtout si tout le personnel du cirque finissait par se rouler par terre de rire un par un en se tenant les côtes. Heureusement le rire franc de Markar était plutôt communicatif et ne sonnait pas mesquin, le cochon en prenait moins ombrage mais ce serait bien la dernière fois qu'il allait jouer les porte-vêtements pour Siline.
    Après le rappelle à l'ordre du grand gaillard par sa petite patronne, Lardon entreprit de répondre à ses quelques questions qu'elle lançait à débit rapide, parfois il arrivait à donner réponse lorsqu'elle reprenait son souffle, mais souvent il ne pouvait en placer une qu'en fin de phrase.

    - Bin.. ouais, je suis dans l'armée. Même si actuellement il était difficile de l'imaginer porter l'uniforme réglementaire. Les Lancondas c'est un peu ma manie, je... travaille avec. Le ton évasif, il enchaînait vite. Je n'étais pas si loin en fait. Désignant vaguement du pouce par dessus son épaule d'où il venait. Et j'ai entendu votre jolie voix couvrir un instant la foule, justement quand vous vous emportiez à propos des Lancondas. Un petit compliment glissé pour adoucir l'humeur contrariée de la gobeline fonctionnerait peut-être même s'il avait l'impression qu'il obtiendrait d'avantage sa sympathie en exhibant tous ses achats. Et j'suis du genre curieux, sinon je ne serais pas venu profiter de votre incroyable foire, un spectacle de Lancondas aurait été une attraction supplémentaire des plus stimulantes de frissons, ce n'était d'ailleurs pas impossible qu'un crieur annonçait le début de celle-ci, alors je me suis empressé de vérifier.

    Lardon taisait un début d'opinion à propos de la "légalité" d'achat de Lancondas. En effet s'il n'y avait aucune règlementation véritable sur la capture et  la vente des créatures sauvages, à quelques exceptions près dont ces serpents ne faisaient PAS partie, le bon sens instaurait bien souvent des règles implicites à ne pas franchir. Si par exemple l'acquisition de bêtes dangereuses n'était pas soumis à contrôle, les éventuels dommages causés seraient directement imputés à leur propriétaire. Donc hormis des nobles inconscients ou excentriques ou des directeurs de foire avides de profit, très peu se risquait à pareille entreprise.
    Les bêtes exotiques étaient particulièrement surveillées si elles devaient être introduite en ville, et certaines même interdites, mais ces contrôles n'étaient effectués qu'aux portes de la ville, mais puisque la grande foire de la Lune Rouge se tenait en dehors, personne ne pouvait s'arroger la prérogative de venir enquiquiner la directrice de cirque à ce sujet.

    - Hé bien, c'est que...

    Avant qu'il n'ai pu à son tour la questionner, l'hybride se faisait ramener vers l'une des allées de passage. La petite verte n'avait pas besoin de vraiment forcer le cochon, un grand sourire, un bagout certain dans les tournures de phrase et les offres de divertissement, il était difficile pour le porcin de forcer le dialogue face à cette jolie frimousse avenante, d'autant qu'en l'état c'était lui le vilain curieux, il n'avait aucun droit d'exiger quoi que ce soit sans être en tort. Et on dit bien que le tort tue, alors que Lardon était un cochon.

    - HA SACRÉ TRAÎTRE DE COCHON ! s'écriait une voix à peine étaient ils revenu parmi les visiteurs.

    Lardon sursautait et déglutissait en reconnaissant la voix de son amie. Il avait visiblement prit trop de temps à fureter, ayant tendance à oublier le proverbe que la rousse scandait parfois "J'ai p't'être souvent envie d'pisser, mais j'pisse vite !".
    Il n'avait à peine eu le temps de pivoter qu'il prenait un crochet dans le ventre, Siline trop petite pour viser l'estomac devait se contenter de frapper la sangle abdominale de son collègue pour le punir, même si le cochon bien portant encaissait le coup rageur sans mal en contractant ses abdominaux.

    - Gurf !.. Si..Siline, c'est pas ce que tu crois !
    - Z'êtes qui vous ? Demandait la rousse contrarié en toisant d'un œil mauvais la gobeline plus grande qu'elle qui se tenait de l'autre côté de l'hybride.

    Si elle avait prit le temps de l'observation, la naine aurait certainement reconnue celle qu'elle avait applaudit à tout rompre il n'y avait même pas une vingtaine de minutes, mais la frustration face l'outrecuidance de l'hybride l'emportait sur sa capacité d'analyse ou de raisonnement, et le bon alcool jouait d'un petit rôle aussi.
    Même si elle avait posé la question, Siline n'avait même pas laissé une seconde à la réponse avant de décocher un magistrale coup de pied dans le tibia du porcin, qui cette fois fléchit de douleur. Malgré son large couvre-chef, ses oreilles dépassaient en dessous, juste ce qu'il fallait pour que la rouquine en profite et l'attrape, tirant dessus pour faire courber l'échine au grand dadais jusqu'à son visage.
    La technique semblait si parfaitement maîtrisée qu'elle donnait l'impression que ce n'était pas la première fois que la naine l'employait contre le porcin.

    - T'es pas en train d'me dire que tu m'as lâchement abandonnée pendant que je pissais pour aller draguer ? Découpant chaque syllabe de ses mots d'un ton assassin. T'as des couilles, mon gros, mais plus pour longtemps là.
    - Gruiiik ! Si..Siline, c'est Violette Mirage, la directrice de la foire ! Ecorchant malgré lui le nom de la gobeline dans la panique de se faire émasculer sur place.

    Siline, l'expression mi-furieuse mi-amusée de l'audace de son collègue, mais qui n'en semblait pas moins prête à lui bastonner le groin, clignait plusieurs fois des yeux en fixant la peau verte qu'elle détaillait de nouveau. Passant des sourcils froncés à un large sourire contemplatif, la rouquine lâchait prise et applaudissait Violette, admirative.

    - Mais oui c'est vous ! J'étais au spectacle des cinq ! Les siamoises étaient incroyable, ce sont mes préférées ! J'adore votre foire ! Cela fait des semaines que j'ai entendu parler de votre passage à Taisen, on devait absolument venir profiter et on est pas déçu ! C'est tout simplement magique !

    Avec une toute nouvelle humeur amicale, Siline trépignait en rencontrant son idole de la soirée.

    - Ce gros cochon vous embêtais pas, j'espère ? Toisant son comparse d'un regard réprobateur.
    - Hé ! Indigné. Elle voulait me montrer leur jeu du Tape-Champa, je l'embêtais pas !
    - Qu'elle bonne idée ! Tout sourire vers Violette alors qu'elle lançait un regard assassin à son ami la seconde d'après. J'vais pouvoir écraser quelque chose pour me défouler ! Dommage que ce soit pas des roubignoles de cochon, hein ? Marmonnant ses derniers mots entre ses dents serrées à travers un grand sourire de façade.

    Lardon masquait un roulement d'yeux en détournant son regard, il n'avait pas fini d'entendre parler de sa petite escapade par son amie revancharde, ça il en était certain.
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  • Jeu 21 Sep - 13:44

    Quand la naine fit son apparition, Violette arqua un premier sourcil amusé. Quand elle la pointa presque d'un doigt accusateur en l'observant, la furie verte haussa son deuxième sourcil. Visiblement, le cochon hybride semblait particulièrement bien entouré. S'apprêtant à se présenter, Violette fut prise de court par les gestes particulièrement violents et rapides de l'amie du cochon. Une prétendue Siline, à la poigne visiblement aussi féroce que ne l'étaient ses coups. Ne pouvant retenir un ricanement, la gobeline observa la scène tout en se demandant si elle devait spécifiquement intervenir. Puis, amusée, elle resta finalement en retrait, se disant que ce n'était pas à elle d'agir dans cette histoire et qu'il valait mieux qu'ils règlent ça tous les deux. Était-ce uniquement pour voir comment les choses allaient évoluer? Oui. Totalement. Quand finalement Lars déclara à son amie l'identité de la petite femme verte, cette dernière manqua presque d'éclater de rire, encore plus face à l'erreur sur son propre nom de famille. Elle ne pouvait vraiment pas lui en vouloir, surtout vu sa posture actuelle. Observant ensuite la naine qui trépignait devant elle, c'est avec un sourire franc que la gobeline ancra ses yeux violacés dans ceux de la rousse qui lui faisait face.

    - Ravie que le spectacle vous ait été agréable. Nous travaillons dur pour que tout le monde puisse en profiter! Elle ricana doucement face à sa remarque concernant l'hybride. Non non, ne vous inquiétez pas, il n'est pas importunant. Et effectivement, je l'orientai vers le tape champa. Ce n'est effectivement pas des "roubignoles" mais je vous garanti que l'expérience sera amusante! Allez, venez!

    Sans plus attendre, la gobeline ricana de nouveau et guida le duo étrange jusqu'à l'étale concernée. En chemin, elle commenta les différents participants à la foire et les spécificités des activités. Pour elle, il était important que le divertissement soit à la hauteur de l'argent investit. Elle voulait s'enrichir et être rentable, oui. Mais nuire à l'image de la foire en arnaquant de manière visible les clients? Sûrement pas. Son père ne l'aurait pas supporté, et Violette non plus. Il y avait une marge entre gérer ses affaires et aller pratiquer le vol à la tire sur quelques imbéciles aux bourses trop lourdes. Enfin. Vraiment. La foire était véritablement à part. Arrivant finalement au niveau du tape champa, la petite furie verte passa de l'autre côté du comptoir dans une acrobatie volontairement fantasque, jouant de sa souplesse et son agilité pour impressionner ses deux invités. Une fois de l'autre côté, elle salua le tenancier de l'activité, avant de tendre ses deux bras vers l'atelier en question.

    - Voici notre tape-champa! Naturellement, je vous demanderai de n'utiliser que le maillet rembourré mis à votre disposition. Nos petites bêtes sont fragiles. En parlant d'elles... Elle appuya sur l'une des pédales se trouvant sous le comptoir, faisant sortir l'une des figures en bois. Le but du jeu est simple! Vous tapez sur ces jolis minois chaque fois qu'ils osent sortir de leurs terriers! Globalement, il s'agit d'un "combat" contre la personne usant des pédales. Chaque fois que vous touchez un champa, vous marquez un point. Chaque fois qu'ils s'échappent, vous en perdez un! A la fin, on compte vos points et si vous dépassez un certain seuil, vous remportez un prix. De base, l'activité est à trois pièces de cuivres. Mais comme vous êtes sympa, j'vous offre les deux premiers essais!

    Quittant le système de pédales, la gobeline laissant le gérant venir se placer à sa place. S'appuyant ensuite contre l'étale derrière elle, la petite femme verte passa ses mains dans sa nuque tout en observant le duo et la machine. Puis, amusé, il ricana doucement lorsque le premier champa fut écrasé.

    - Bien joué! On ne lâche rien, ses petits potes vont sûrement vouloir venir voir ce qu'il se passe!

    La voix était enjouée, entrainante. De l'animation pure et dure. Et Violette en connaissait un sacré rayon dans le domaine. Alors, elle entraîna le duo dans leur jeu, tandis que le tenancier jouait de son agilité et sa dextérité pour manier les différentes pédales. L'ambiance était à la fête après tout, alors autant en profiter. A quelques moments, la gobeline laissait cependant son regard glisser vers le reste de la foire, admirant l'activité toujours présente et les nombreux visiteurs de la ville du lion qui venaient dépenser leur monnaie et se détendre. Une huitième nuit, pour un huitième succès. A la fin des deux premières manche du tape-champa, la petite chipie compta à haute voix les points accumulés. Tapant dans ses mains, elle esquissa un grand sourire.

    - Bravo! C'est un score très honnête! Selon l'échelle établie... Elle posa son index sur ses lèvres. Je crois que vous avez le droit à cette peluche, là!

    Elle sautilla doucement jusqu'à l'objet concerné, le décrochant du support sur lequel il pendait. Une peluche de champa, cousue à la main par la femme du tenancier. Et dont la valeur aurait été inférieure au prix d'entrée des deux parties. Mais, cette fois, Violette couvrirait les frais pour le duo qu'elle avait invité. Déposant le petit lapin en tissu près de Lars, la gobeline étira un nouveau sourire.

    - Si vous voulez gagner plus, n'hésitez pas à payer pour des parties supplémentaires. Sinon, comme je vous le disais plus tôt, la course en sac est vraiment amusante. Je me demande ce que votre duo pourrait battre dans ces courses folles. Elle marqua une pause, reprenant par la suite un air un peu plus sérieux. Au fait, si vous faites effectivement partie de l'armée. Et comme vous êtes au courant pour les lancondas... Si ça vous intéresse, retrouvez moi à l'entrée de la foire demain matin. On va dire en milieu de matinée. Je compte bien aller retrouver la planque de mon "fournisseur". Si j'peux pas avoir mes serpents, autant dire que j'aimerai qu'ils se baladent pas en pleine nature. Elle ricana doucement, reprenant par la suite son air amusé. Enfin nous verrons ça demain matin! En attendant, profitez bien de la soirée et de la Foire de la Lune Rouge!

    Repassant alors par dessus le comptoir, la petite furie fit une nouvelle révérence exagérée, la même que sous le chapiteau, encore. Puis, elle prit finalement congé du duo afin de retourner à ses affaires. C'est que la nuit était encore longue, et il y avait encore beaucoup d'étales à inspecter, et où il faudrait récolter une part des profits.

    *
    *  *


    Le lendemain matin, c'est dans sa tente que Violette se réveilla. Ecartant doucement les bras en baillant, le petit bout de femme appuya machinalement sur le côté de son lit pour voir si une tête inconnue s'y trouvait. Remarquant qu'elle était seule, c'est avec un profond soupire de satisfaction qu'elle se laissa retomber sur son coussin. Enfouissant sa bouille contre le tissu aux broderies sublimes, la madame loyal ne pouvait s'empêcher de sourire. La foire avait été tellement rentable! Restant ainsi quelques longues minutes, la gobeline se rappela alors du rendez-vous qu'elle avait fixé à Lars et Siline et se releva donc subitement. Bondissant de son lit pour courir machinalement vers les cuves qui servaient de baignoires aux membres de la foire, elle retira sa robe de nuit dans un mouvement vif avant de s'immerger complètement dans l'eau. Savourant l'odeur de lavande qui régnait dans la baignoire, elle laissa un long râle de plaisir quitter sa gorge alors qu'elle commença à se laver. Quelques minutes plus tard, elle en ressortait enfin pour s'entourer dans un linge sec et filer de nouveau vers sa caravane, sautant de caisses en caisses pour éviter de marcher bêtement dans la terre.
    Une fois de retour sur le bois de ce qui représentait sa "chambre", la gobeline esquissa un large sourire alors qu'elle s'observait dans le miroir. Une véritable beauté! Ricanant pour elle même, elle se jeta alors presque littéralement dans sa malle à vêtements afin de saisir ses affaires du jour. Quand enfin elle eut fini de s'habiller et de fixer un énième chapeau sur sa tête, la dirigeante de la foire se décida enfin à quitter ses quartiers pour se diriger vers l'entrée de la foire.

    Contrairement à la veille, les différentes étales manquaient à présent de couleurs et de sons. Ici et là, de grands volets de bois avaient été abaissés afin de protéger les matériaux qui serviraient de nouveau le soir venu. Les tenanciers et autres artistes, quant à eux, s'occupaient en nettoyant ou rafistolant leurs ateliers et échoppes. Seule l'odeur de la nourriture flottait ici et là, les cuisiniers de la foire préparant le repas pour les différents membres. Ainsi, Violette vint attraper rapidement une grande brioche parsemée d'éclats de sucre et de miel qu'elle enfourna dans sa bouche tout en continuant sa marche. A l'avant de la foire, près de l'entrée, Markar attendait doucement l'arrivée de sa patronne.

    - F'alut Mar'kf'ar, fa va?
    - Salut Violette. Ouais, et toi?
    - Fa va! Elle sortit la brioche de sa bouche, achevant une énième bouchée. Alors, t'as une piste pour l'orc?
    - Ouais, avec Elise on a appris qu'il stockait ses bêtes un peu au nord, un peu avant les collines menant à la langue d'eau. Globalement deux bonnes heures de route, je dirais. Il observa la gobeline. Peut etre trois, pour toi.

    Elle ricana en guise de réponse, avant de lui demander de la fermer. Malgré la contrariété de ne pas avoir eu ses serpents, Violette était de bonne humeur. Cela ne durerait probablement pas mais, pour l'heure, tout allait bien. Et quand le duo qu'elle attendait fit son apparition, son sourire ne fit que s'intensifier, jusqu'à ce qu'elle enfonce de nouveau ses dents dans la délicieuse brioche qu'elle dévorait.
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  • Ven 22 Sep - 22:53
    Lardon était le premier à tester son adresse et sa rapidité au jeu du maillet, faisant un score, disons le, un peu ridicule pour un premier essai. Comme un loupé retirait un point, chaque échec était rudement puni. Ce système ne récompensait donc que les meilleurs et assurait au stand de ne pas se ruiner. Quand ce fut le tour de Siline, elle accusait un score négatif de cinq points avant que, sans raison apparente, elle ne se mette à enchainer les frappes réussies successives. C'est d'ailleurs elle qui permit à ce que le score misérable devienne "très honnête".
    Le "truc" de la naine, c'était qu'elle avait l'ouïe particulièrement fine lorsqu'il s'agissait de métaux, alors pour elle c'était moins un combat contre le forain qui activait les leviers et pédales que la machine elle même et ses petits engrenages qui cliquetaient derrière la caisse en bois qui cachait toute la mécanique. Quand chaque petits raclements, claquements, grincements avaient signifié à quelle taupe ils étaient affiliés, Siline était capable de prédire lesquelles allaient sortir, avec un taux de réussite assez élevé. Bien sûr, cela ne l'empêchait pas d'en louper quelques unes pour la forme, afin que le cochon ne puisse pas l'accuser de "tricherie".

    Après que leur hôte leur ai offert une peluche à l'image des cibles du jeu de maillet, et qu'elle s'en repartait à ses affaires, le duo la regardait s'éloigner jusqu'à sa disparition dans la foule.
    Durant ce petit moment de flottement, Siline glissait sa main sous la chemin de Lardon pour lui choper un bout de couenne et le pinçait entre ses doigts, puis de le faire tourner. Elle usait de sa magie secrète : torsion de téton P4, et n'avait même pas besoin de téton pour l'infliger en plus d'avoir la poigne d'un maître forgeron.

    - Gruiiii-iiik !
    - C'est quoi cette histoire de Lanconda ? Et comment elle sait qu'on fait partie de l'armée ? Qu'est-ce que t'es allé raconter encore ? Demandait la naine, qui connaissait tous les points faibles de son partenaire, d'un nouveau ton assassin à mi-voix.
    - C'est.. une conversation que j'ai surpris par hasard ! Elle.. sait rien pour le reste, tu me prend pour qui ?
    - Je te prend pour un cochon prudent mais souvent beaucoup trop loquace à propos de ces bestioles. Disait elle en relâchant sa victime.
    - Tu abuse Siline, j-
    - Tu m'as abandonnée. Les joues gonflées et la mine boudeuse digne d'une gamine un peu trop gâtée.

    Lardon roulait des yeux. Bon sang qu'il était difficile de composer avec la gente féminine lorsque vous vous attiriez leur ressentiment. Les troubles de Sable-d'Or lui apparaissaient moins insurmontables que la colère de son amie.

    - Quoi ? Comme si elle avait lu ses pensées.
    - Je heu.. si on refaisait quelques parties de tape-champa ?
    - Tu paie les miennes.
    - Je... paierais les tiennes. Abdiquait l'hybride.
    - Le cochon qui perdra paiera toutes les autres attractions à la naine qui gagnera ! Imposait la rouquine qui avait retrouvé sa bonne humeur.

    Bien évidemment, le porcin malchanceux, bien qu'il n'avait pas une fois feint de louper ses coups, perdait face à la petite astuce de la naine futée.
    Le forain était un peu vert de cette compétition à son stand qui allait lui coûter de nombreux prix au vu des hauts scores de la petite cliente mais celle-ci se contentait d'une unique peluche à l'apparence d'un cochon tout rose, un peu plus grosse que celle de lapin cornu offerte par la responsable de la foire. Le gérant du tape-champa s'en sortait donc à très bon compte, après tout, l'intention de Siline n'était pas de l'escroquer lui mais d'enquiquiner ce vilain lâcheur de Lardon.
    Et comme exigé, l'hybride en fut de sa poche pour toutes les autres attractions et consommations. Au moins l'incident était il pardonné bien avant de quitter la foire.

    *
    * * *

    En fait du duo, il s'en présentait bien un, mais pas celui de Lardon et Siline. En remplacement de la naine, c'était une silhouette courbée par les années, le visage aussi fripé qu'un linge mal secoué après la lessive au baquet, accroché au bras de l'hybride qui portait une caisse visiblement pour elle puisque une fois arrivé Lardon rendait le bien à la grand-mère qui le remerciait de l'avoir aidé.

    - Bonjour, heu.. je l'ai rencontrée en venant et... Commençait à se justifier Lardon par réflexe. Enfin bref, je suis là.

    Lardon n'était pas du genre à aider le moindre de ses prochains dans le besoin, même s'il tendrait sûrement la main à quelqu'un qui s'est vautré sur le pavé, mais il avait surtout "la bonne tête du bon couillon" au naturel. Un peu comme certains animaux qui ont une frimousse engageante, drôle ou mignonne, et avec sa tête de cochon, il se passait rarement une visite à la surface sans qu'il croise le chemin de quelqu'un qui y réagisse.
    Lorsque c'était en mal, il n'y prêtait que rarement attention, mais dans le cas contraire, il avait bien souvent du mal à s'en dépêtrer, comme quand, par exemple, une vieille femme rusée l'interpelle au milieu des badauds de l'avenue du marché de Taisen en quémandant son aide pour transporter une caisse lourde.
    L'hybride portait des vêtements simples, et en par-dessus l'un des ponchos de la veille, celui à la couleur uni et sobre pourvue d'une capuche. Peut-être voulait il se faire discret ou alors simplement se protéger du soleil si l'escapade s'éternisait jusqu'aux plus chaudes heures de la journée.
    Comme il se présentait seul alors qu'il était visiblement accompagné la veille, Lardon s'expliquait auprès de la gobeline.

    - C'est.. elle veut pas vraiment en entendre parler, ce genre d'affaire l'intéresse moins que moi... Et en plus elle n'est pas du matin.

    Heureusement personne ne pouvait voir la belle trace de morsure que portait le cochon qu'il avait reçu pour avoir essayé de la réveiller. Siline faisait partit de ces gens qui sont comme des monstres tant qu'ils n'ont pas ingérer un jus de fruits pressés ou une infusion, aussi après avoir tenté de grailler un bout de cochon et braillé une volée d'insultes fleuries, elle retourna se cacher sous l'oreiller moelleux de l'auberge, cramponnée à sa nouvelle peluche, bougonnant maintes malédictions envers son compère porcin. Les activités d'hier s'étaient poursuivis jusqu'à tard dans la nuit et quand la naine n'avait pas son quota d'heure minimum, elle était pire qu'un cerbère.

    - Par contre, je préfère mettre les choses au clair tout de suite. C'est vous la chef, mais je vous accompagne en tant qu'expert, donc si tout d'un coup je préviens "Ho mon dieu, on est foutu, courrez !", faudra juste courir, d'accord ? Pas se mettre en position d'attaque, pas fouiller dans son sac pour trouver un objet utile, pas essayer de l'amadouer avec un morceau de viande crue. Disait Lardon avec le ton du négociateur qui prévoit le pire. Le ton calme, sans aucune prétention dans la voix, il observait la réaction de la gobeline. Les exemples précis pouvaient laisser comme impression qu'ils n'étaient pas énumérés au hasard. Enfin, je dis ça, mais ça se passera peut-être bien, hein ? D'un rire de groin maladroit qui se voulait rassurant malgré qu'en l'état l'hybride n'y croyait guère. Les choses se passaient rarement bien avec des Lancondas dans l'équation. Puis il changeait de sujet. Pour le reste, je fais peut-être partie de l'armée mais hu-heum, je suis en permission, donc je ferais pas de rapport sur vos affaires, il y en a d'autres pour qui c'est le travail, pas le mien. A moins que vous ne complotiez des trahisons contre le Reike et son peuple. Il marquait une courte pause d'un sourire. Mais j'ai comme l'impression que vous préférez le bon peuple Reikois bien vivant à s'amuser dans votre foire avec leurs bourses bien pleines, non ? Essayait de blaguer le porcin pour détendre le ton de mise en garde précédent afin de ne pas passer pour le gros lourdaud ennuyant de service.

    Il ne voulait pas vraiment se faire renvoyer du groupe avant même de partir, curiosité Lanconda oblige, mais il voulait également éviter que la foire de la Lune Rouge se voit privé de sa géniale organisatrice. Ils allaient chercher "les Lancondas" de Violette, sans plus d'information que cela sur leur nombre exacte ou leur taille. Si ça ne tenait qu'à Lardon, il aurait fait dépêcher une équipe complète de chasseurs émérites, ou une unité de Serre-Pourpres, ou mieux, ses propres Lancondas dressés. Il se demandait d'ailleurs de combien allait être composé leur groupe d'expédition.
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  • Sam 23 Sep - 13:00
    Arquant un sourcil en apercevant la vieille qui se trouvait aux côtés de Lars, Violette manqua de s'étouffer avec sa petite brioche.

    - Hey mais c'la vieille Mathilde! Markar, pourquoi elle était encore partie en ville sans son fils? Faut qu'il fasse gaffe hein, on aura pas toujours quelqu'un de sympa qui pensera à la ramener jusqu'à la foire. Je le dis, un jour on va se barrer sans elle et Mathéo aura l'air con! Elle soupira doucement, reportant son attention sur le cochon qui achevait son discours. Vous inquiétez pas, généralement quand on m'hurle de partir en courant, j'ai tendance à obéir. Sauf si c'est face à champa endormi, naturellement.

    Elle ricana doucement, invitant Lars à la suivre tandis qu'elle commençait à marcher en direction de la route qui les mènerait jusqu'à leur destination. Globalement, et si les renseignements étaient corrects, ils allaient devoir marcher un peu avant d'arriver jusqu'au repère. Ce n'était pas plus mal, en vérité, car cela éviterait sans aucun doute les problèmes si les choses tournaient mal. C'est qu'il fallait pouvoir fuir et, surtout, ne pas avoir de témoins gênants s'il fallait faire du sale. La foire ne devait pas s'empourprer d'une mauvaise réputation. C'était un lieu de fête, et ça devait le rester. Repensant aux mots de Lars, Violette reprit finalement la parole.

    - Et vous inquiétez pas, on fait pas partie d'un réseau rebelle ou quoique ce soit. A vrai dire, j'suis même plutôt liée à l'Empire de par mon ascendance. Mon père détient notamment les mines d'argent au Nord. Donc autant vous dire que l'on est plus amis qu'autre choses avec les forces impériales. Courte pause, alors qu'elle laissa glisser ses yeux sur quelques cactus aux formes amusantes. Pour le reste ouais, j'préfère un peuple sympathique qui vient s'amuser dans la foire que des autorités furieuses qui chercheraient à la faire fermer.

    Globalement, cela arrivait très rarement. Violette savait user de ses mots et ses avantages pour permettre à la foire de se dérouler sans accroc. Les maires étaient généralement bien plus agréables et sympathiques lorsqu'on leur proposait une partie des recettes générées et qu'on demandait à rester en dehors de la ville. Une nouvelle source de revenue sans investissement couplée à un divertissement pour la population? Comment pouvait-on refuser quand on était un minimum intelligent? Sortant de ses pensées alors qu'ils contournaient un rocher aux contours taillés, la gobeline porta son attention sur Lars.

    - Pour info, on sera que nous trois. Vous, Markar et moi. Inutile d'être plus nombreux car de base les choses ne sont pas sensées tourner mal. Elise et les autres resteront à la foire pour prendre le relais, au cas où. Quoiqu'il arrive, la foire doit continuer. Maaaaiiiiis, pas de souci, tout va bien se passer. Vous savez, il s'agit que de deux lancondas, pas encore adultes et d'une taille respectable mais pas énorme non plus. Enfin, c'est ce que mon fournisseur m'avait promis. A ce compte là, j'm'attends tout autant à ne découvrir que deux lombrics maquillés.

    Elle repensa à comment le contrat s'était fait de base. L'orc l'avait approchée tandis qu'elle installait la foire, lors de leur précédente venue à Taisen. Il avait échangé rapidement avec Elise et Markar, puis était allé voir Violette pour lui proposer la fourniture de bêtes dressées et en pleine forme. Il avait insisté sur la rentabilité de l'achat et, surtout, de l'effet que cela allait pouvoir avoir sur la foule. Si elle n'avait d'abord pas été complètement convaincue, les illusions crées par les siamoises pour imager la présence des serpents termina de convaincre la petite furie verte de procéder à l'achat. Enfin, à une partie de l'achat. Cinquante pourcents, avant la livraison. Et même si aujourd'hui elle n'avait pas payé le reste, la gobeline restait profondément agacée d'avoir déjà payé autant pour du vide. Après tout, le seul argent qu'elle acceptait de dépenser pour rien, c'était généralement le sien, et en lien avec son propre plaisir. Alors là, elle bouillonnait.

    - Au fait, l'imbécile qui gère ces serpents géants s'appelle Ivnar. C'est un reikois natif de Kyouji, ça explique sans doute son sens désastreux des affaires. D'après Markar, le bougre gère toutes sortes d'animaux. De manière légale.
    - Enfin, de ce qu'il m'a dit.
    - Ouais, voila. Fin bref tout ça pour dire que dans son repère là, on pourrait trouver toutes sortes d'animaux étranges ou d'entités fantastiques. D'ailleurs, vous savez vous battre Lars?

    La question se posait après tout. Même s'ils n'étaient pas certain de ce qu'ils trouveraient, il fallait tout de même se préparer au pire.

    - Markar possède une force de malade et se bat avec ses poings. Moi, j'utilise ces deux bébés. Elle montra ses arbalètes de poignet. Mais comptez pas sur moi s'il faut cogner fort. C'pas vraiment ma spécialité.

    Elle ricana légèrement, se recentrant sur la route. Le soleil était naturellement haut et s'ils continuaient d'avancer à leur rythme, le trio arriverait sur les coups du midi à leur destination. Par précaution, Violette avait ordonné que la foire du soir ne se fasse pas. Un jour de chômage pour les artistes, qu'elle paierait de sa poche. L'idée ne l'enchantait pas mais elle préférait largement cela à une soirée d'ouverture sans le spectacle des cinq. Et surtout, sans qu'elle ne puisse vraiment se balader parmi les étales pour voir si aucun problème ne se présentait.

    Ainsi, le reste du trajet se fit relativement dans le calme. De temps en temps, l'hybride et la gobeline échangeaient sur quelques sujets sans vraiment partir dans de grands débats philosophiques. Puis, se dessinant parmi les collines sableuses, une sorte de grande maison minière fit son apparition. Le repère d'Ivnar. Pointant du doigt la bâtisse, l'Oni albinos laissa un léger grognement quitter sa gorge.

    - On y est. De ce que j'ai vu, le bâtiment cache un long tunnel qui s'enfonce dans les profondeurs. C'est là bas que l'orc y dépose ses bêtes en cages. La demeure ne sert que de lieu de réception et de vie pour le braconnier et ses employés.
    - Parfait. Et bien. Préparons nous à toute éventualité mais partons tout de même du principe que ce maudit marchand ne nous soit pas hostile.

    Ils s'avancèrent donc, marchant d'un pas habituel mais prudent. Quand elle fut enfin près de la porte d'entrée, Violette tapota doucement contre le bois, dans l'attente d'une réponse. Quelques minutes plus tard, lorsqu'aucun son ne lui parvint, la gobeline perdit patience et ouvrit soudainement la porte, s'enfonçant au passage à l'intérieur de la demeure.
    Entièrement décorée, cette dernière donnait l'impression d'être la reproduction d'un petit manoir modeste. Quelques tapisseries murales, des chandeliers, du mobilier de qualité... Tout semblait propre et préparé. Pourtant, aucune trace de l'orc, ni de ses hommes de main. Une chose bien curieuse, compte tenu de sa présence la veille à la foire. Cela ne laissait que deux hypothèses: soit ils avaient fuit, soit ils se trouvaient dans le fameux tunnel dont parlait Markar. Dans le doute, la petite furie s'avança dans le vestibule pour permettre à ses deux compagnons de la suivre.

    - Bon. Aucune trace d'Ivnar ni de ses gars. Et aucune trace du tunnel. On va se séparer et fouiller chaque pièce. Si l'un de vous trouve quoique ce soit, il fait comme toute personne prudente. Il hurle.

    Et ainsi, commença l'investigation de la demeure du braconnier.
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  • Dim 24 Sep - 15:48
    Lardon ne préférait pas lui dire que face à certains Champas, même endormis, il valait mieux fuir, se contentant d'opiner sur ses mots précédents. Il espérait qu'elle se tiendrait à son discours si par malheur les choses dégénéraient jusqu'à là.
    L'hybride méditait ensuite sur l'affiliation que lui révélait la gobeline. Bien sûr ce n'était que ses mots et n'avait pour l'heure aucun moyen de vérifier ses dires mais si effectivement il y avait quelqu'un d'aussi influent derrière elle, même de loin, cela lui accordait certaines largeurs à bien des égards et faisait d'elle une personne importante qu'il valait mieux avoir de son côté.
    Violette ne ressemblait pas à une gobeline à papa dont elle aurait invoqué le nom ou l'influence pour obtenir tout ce qu'elle veut mais comme elle en avait au moins mentionné son statut pour souligner son lien à l'Empire, ce dernier ne devait pas être totalement étranger à ses affaires et devait peut-être lui octroyer un certain soutien, dans l'ombre. Du moins c'est ce qu'imaginait Lardon.
    Feinte ou vérité ? L'hybride devrait faire attention dans le doute, c'était bien joué de la part de la Madame Loyale.

    - Bien que cela entraînerait votre désarroi, je ne peux que souhaiter qu'il ait éhontément fraudé votre contrat et qu'on y trouve que des lombrics. Disait le cochon prudent en toisant le troisième larron de leur équipe.

    Deux Lancondas donc. Ils n'accuseraient pas une si grande taille s'ils n'étaient pas adulte en effet, cependant selon la classification au sein du projet de Luxuriance, cela voulait dire que dans le pire des cas, pour deux "adolescents" c'était une fourchette de un à huit mètre de long maximum.
    Markar avait l'air très costaud mais ce ne serait peut-être pas suffisant. Lardon chassait ces pensées défaitistes, les circonstances, c'était ce qui allait déterminer s'ils allaient droit à la mort ou s'il repartirait avec la marchandise, c'était inutile de se faire du mauvais sang jusque là.
    Cependant à moins de repartir avec deux bestioles juvéniles de moins d'un mètre de long, qu'est-ce qu'ils allaient en chier à rentrer avec leur butin.

    - Je sais user de quelques tours mais ce sera certainement d'aucun secours si votre bonhomme décide de nous lâcher ses Lancondas sur le râble. Je suis pas plus mauvais qu'un autre pour me battre mais je suis meilleur à la parlotte avec les bestioles. Je ne sais pas si ce sera vraiment utile, nous verrons bien ce qu'il se passera sur place. Il toisait les petites arbalètes de la directrice confiante. Elles pourraient nous êtres bien utile en effet. Encore une fois seulement si les circonstances étaient en leur faveur.

    Lardon avait tiré sa capuche sur son crâne pour encaisser l'éclat de l'astre du jour qui arrivait lentement à son zénith, il avait chaud mais moins que si les rayons lui tapaient directement sur la caboche.
    Durant les quelques échanges, le plus important s'était trouvé autour d'une question posé par l'hybride "Pourquoi la foire ?" adressé à la Madame Loyale, car en effet son avarice pour les jolies pièces frappées de bronze, d'argent et d'or, pouvait très bien être comblé par un autre choix de carrière, plus lucratif et même peut-être moins fatiguant, cette interrogation était donc entière pour le porcin quand à cet orientation pour les métiers du divertissement, itinérant qui plus est, encore plus lorsqu'on a un papa d'argent derrière soit comme le propriétaire des mines du Nord. Lardon était un grand curieux.

    - Un souricière donc... Lâchait un Lardon pensif qui analysait déjà le terrain autour de la bâtisse.

    Finalement la fuite ne serait peut-être pas une solution raisonnable si "le pire" survenait, spécialement s'il s'agissait de Lanconda des sables dont les attributs les rendent particulièrement efficace et meurtrier dans cet environnement précis. Quel casse-tête ! Il aurait du prévenir avant même de partir qu'être au minimum le double de l'effectif actuel de leur groupe était plus raisonnable. Se jeter dans la gueule du Lanconda n'était vraiment pas son activité favorite, du moins pas de celle des sauvages, car à Luxuriance c'était une chose qu'il pratiquait souvent.
    Après avoir pénétré dans le bâtiment qui laissait entrevoir à quel point son propriétaire avait son petit orgueil, le trio commençait à fouiller les lieux.
    Une maison est le reflet de la personne qui l'habite, avait dit un vieux collègue une fois en jaugeant la chambre de Lardon, suivit d'un "Alors enlève moi ce balai que t'as dans l'cul et décore un peu." mais ça c'est une autre histoire.
    Donc, orgueil et prétention, pouvoir se montrer à son avantage en accueillant le client, le braconnier ne devait pas bien se contenter de son faible statut et aspirait à mieux, chose compréhensible. On était tous souvent de grand insatisfait. Le fameux Ivnar négociait peut-être aussi avec des nobles, après tout l'utilité est moindre d'impressionner un petit client comparé à celle de faire bonne figure devant un mécène.

    L'hybride laissait "l'entrée" au soin d'un autre et jetait son dévolu sur l'une des portes closes mais non verrouillée. L'espace de la pièce était rempli par une kitchenette au fond et trois petites tables entourée de trois ou quatre chaises chacune, et une armoire. Le mobilier n'était pas aussi raffiné que dans l'entrée, cela devait donc être la cantine des acolytes d'Ivnar.
    Des sacs et des vestes pendaient à des crochets muraux se trouvant juste à côté de la porte. Lardon se mettait à leur fouille sans gêne aucune, après tout il n'y avait personne pour l'empêcher de mettre ses mains où il ne fallait pas. Il trouvait au fil des poches ; un couteau de survie d'une vingtaine de centimètre dans son fourreau qu'il subtilisait le plus naturellement du monde en l'accrochant à sa ceinture et qui demeurerait camouflé par le port de son poncho, cela tombait bien il n'avait pas d'arme jusque là, un bel ouvrage qu'il rendrait à son propriétaire légitime avant de partir. Un trousseau de trois clefs simples, elles pouvaient aussi bien déverrouiller des casiers, des portes ou des grilles, des cages même, à prendre absolument. Bien sûr si le personnel était simplement partit répondre à un urgent appel de la nature, l'hybride allait passer pour le pire des voleurs et s'attirerait assurément quelques ennuis, mais cela il gèrerait en temps voulu. Et enfin dans les derniers éléments importants de sa fouille, il récupérait un papier plié-chiffonné sur lequel était griffonné une liste, qu'il prenait le temps d'examiner en ouvrant les sacs de voyage en dessous du porte-manteau.
    Un liste de course, corroborée avec le contenu des sacs, bien qu'il manque quelques produits, c'était principalement de l'équipement dont un braconnier aurait besoin mais également des denrées comestibles et périssables, de la nourriture pour certaines bêtes dont Lardon pouvait dresser une liste exhaustive d'à qui pourrait être destiné certains des aliments. Bien sûr la pitance n'était pas présente à l'intérieur des sacs, déjà transférée ou conservée ailleurs.

    Du reste de l'examen de la pièce, il flottait à l'intérieur une très légère odeur de graillon et la pierre de cuisson de la cuisinette était encore tiède, l'utilisation en était donc encore relativement récente. Sur l'une des tables, deux assiettes siégeaient, laissées à l'abandon dont le contenu avait été entamé de la moitié, et les aliments refroidissaient eux aussi. Un départ précipité et urgent mais pour quelle raison, là était la vraie question.
    Le porcin essayait d'utiliser les clefs du trousseau sur l'armoire verrouillée mais la serrure ne correspondait à aucune. Il pensait reconnaître une odeur de viande séchée en collant son groin contre l'interstice du double battant de porte, sûrement un cellier à provision. Lardon s'en désintéressait et poursuivait son inspection, bien qu'il ne trouvait rien de plus intéressant dans cette cantine.

    En rejoignant le vestibule, il faisait part de ses découvertes et suppositions aux deux membres de son groupe, principalement le trousseau de trois clefs. Avec de la chance, peut-être que l'une d'elle ouvrirait l'accès au fameux tunnel caché, ou alors c'était les clefs des latrines. Difficile à dire dans l'immédiat.
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  • Mar 26 Sep - 11:46

    Fouillant l'entrée comme une petite fouine, Violette se penchait, rampait ou se contorsionnait afin d'aller observer le plus d'éléments possibles. Recroquevillée sous une table afin de repérer la trace d'un éventuel bouton ou mécanisme caché, le petit bout de femme grognait de temps à autre face à son manque de découvertes. L'entrée du tunnel était là, c'était sûr. Mais où?

    Se dégageant de sa cachette en acajou, la gobeline épousseta ses vêtements avant de reprendre son investigation, cette fois au niveau d'une grande armoire. Ouvrant cette dernière, Violette toussa doucement lorsqu'un nuage poussiéreux vint s'échouer sur son visage aux traits fins. Puis, furieuse, elle fit voler la pile de vêtements se trouvant à l'intérieur. Chemises, braies et autres chapeaux volèrent ainsi au travers de la pièce tandis que la furie passait ses nerfs sur ces derniers. Quand enfin sa tâche fut achevée, la gobeline aussi un sourcil étonné. Au fond de l'armoire, une sorte de plan semblait avoir été griffonné à la va-vite. Si elle ne comprenait pas totalement l'entièreté du "plan" en raison de sa mauvaise qualité et de l'obscurité, le petit bout de femme comprit néanmoins une chose, l'entrée du tunnel se trouvait probablement vers l'une des chambres un peu plus loin.

    Quittant donc rapidement l'entrée pour se précipiter vers la dite chambre, Violette croisa Markar qui s'affairait à soulever et déplacer divers meuble de la salle d'eau. Si elle aurait pu lui dire de venir l'assister, la petite furie estima qu'il était encore préférable de laisser chacun à sa place et d'ainsi couvrir une zone plus large. Une fois dans la chambre, Violette ancra son regard sur la pièce. Disposés maladroitement, quatre lits superposés se retrouvaient plaqués contre les murs de la chambre. Au fond, deux armoires permettant de ranger des vêtements et près de l'entrée, des crochets sur lesquels pendaient des manteaux de cuir abandonnés. La fenêtre de la pièce, quant à elle, claquait doucement à cause d'un courant d'air sifflant entre ses fentes. Bien. Qui disait courant d'air, disait autre sortie. Ainsi, Violette reprit de nouveau son enquête. Farfouillant un peu partout, déplaçant matelas sales et autres vêtements, son but n'était pas uniquement de trouver l'entrée du tunnel mais également de repérer le moindre objet intéressant. C'est ainsi qu'en déplaçant le tiroir de l'une des tables de chevet, la gobeline trouva une bourse remplit d'une vingtaine de pièces d'argent. Souriante d'un bout à l'autre de ses oreilles, la jeune femme rangea cette dernière dans son sac avant de reprendre son enquête, toute contente de sa trouvaille. Au moins, elle avait de la chance. Cette dernière se confirma d'ailleurs à nouveau lorsqu'une fois approchée des armoires, la peau verte capta une lueur dansante derrière les gros meubles. Bingo.

    - Markar? Lars?

    Appelant ses deux compagnons et attendant qu'ils n'arrivent, la gobeline indiqua de ses bras fins les lourdes armoires dans un sourire entendu.

    - S'il vous plaiiiiit?

    S'écartant des meubles pour laisser les deux mâles forts et ô combien virils se charger de déplacer le meuble en bois, Violette se posa nonchalamment sur l'un des matelas, battant des pieds comme une enfant impatiente. Puis, lorsque les armoires furent dégagées, elle retourna près d'eux et observa ce qui ressemblait à un long escalier creusé dans la roche. Se tournant vers ses deux compagnons, la gobeline demanda à ses derniers ce qu'ils avaient trouvé dans leur fouille. Si Markar n'apporta aucun élément intéressant, l'hybride quant à lui avait trouvé un trousseau qui, elle en était certaine, leur serait bien utile plus tard. Contente de cette fouille et cette découverte, la peau verte se tourna donc vers l'escalier tout en décrochant une des torches murales après un bond particulièrement acrobatique. Allumant cette dernière, elle la tendit ensuite tout sourire à l'oni alors qu'elle commençait à descendre les marches. Il fallait dire que, pour elle, la lumière qui se dégagerait de la torche via la hauteur de Markar serait identique à un phare éclairant les bateaux s'approchant des côtes.

    *
    *  *


    Cela faisait bien vingt minutes que le petit groupe évoluait dans le tunnel souterrain. Si aucun individu ou créature ne s'était encore présenté à eux, c'est dans un profond ennui que la gobeline avançait. Frustrée de marcher dans le vide depuis tout ce temps, la peau verte jetait de temps à autres des regards à ses compagnons, comme si de par leur taille ils auraient remarqué quelque chose d'autre. Seulement, comme elle s'y attendait, rien. Nada. Pas la moindre activité. Ce ne fut que dix minutes plus tard qu'enfin un nouvel élément vint s'ajouter à cette folle progression. Au bout du couloir, une grande alcôve séparait le tunnel en quatre parties bien distinctes. Au centre de cette dernière, une table était posée avec quelques chaises et l'on pouvait aisément observer des cartes non triées et non rangées qui siégeaient sur le bois ainsi que d'anciennes chopes vides. Sur les murs, des torches encore allumées éclairaient doucement les lieux en les baignant dans une lueur orangée.

    - Vu la tronche des torches et des cartes, quelqu'un était encore là il y a peu.

    S'avançant prudemment, la gobeline marchait d'un pas discret, ses deux arbalètes dressées devant elle. Si la moindre présence osait venir l'attaquer, elle serait prête à répondre avec férocité. Fort heureusement, aucune âme ne vint tenter l'expérience et c'est une fois au niveau de la table que la peau verte commença à se détendre. Outre les cartes et les chopes, un plan de la région mal dessiné se trouvait cloué sur le bois. A plusieurs endroits, des croix avaient été marquées. Puis, des traits avaient été tracés pour rejoindre la position actuelle de la souricière. Se frottant la joue, le petit bout de femme se tourna vers Lars.

    - On dirait une carte de braconnier. Regardez. Ici et là, ces croix représentent des lieux de reproductions de cerberus et de vezkang. Je le sais, on les évite avec les caravanes de la foire pour pas risquer des attaques inutiles. Cette croix là par contre vers la jungle, je sais pas ce que c'est. Probablement un truc en rapport avec des bestioles pas commodes? Bordel. Je savais qu'Ivnar était un con, mais j'l'imaginai pas faisant partie d'un réseau de braconnage aussi poussé, pour moi c'était qu'une petite frappe... Bon bha faites vraiment gaffe à partir de maintenant, ses gars seront sûrement pas si sympa que ça si on leur tombe dessus.

    Elle quitta alors la table des yeux, observant les différents tunnels qui se présentaient à eux. Chacun partait dans une direction différente et tous avaient leur spécificité. Un était haut mais étroit, un autre petit et large. Un troisième relativement "normal" et enfin le dernier semblait particulièrement... Humide? C'était assez curieux mais vu la fraicheur du souterrain, l'humidité murale n'était pas si déconnant. Soupirant doucement alors qu'elle ne savait pas par où aller, la gobeline tenta une question du désespoir alors qu'elle se retournait vers l'hybride cochon, espérant que son flair serait meilleur que sa propre envie de s'engouffrer au pif dans un des tunnels.

    - Alors Lars. Selon vous. Quel tunnel mènerait vers nos précieux serpents?
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  • Jeu 28 Sep - 8:49
    L'oni et le cochon, unis dans l'effort physique, le labeur viril, que seuls peuvent accomplir les fiers à bras, les costauds, les gaillards, les robustes, en un mot comme en cent, les vrais hommes.
    Leurs puissants muscles saillants se dessinaient à travers leurs vêtements lorsqu'ils se contractaient durant le déplacement et le transport des meubles d'un bout à l'autre de la pièce. Ha! Il ne manquait au spectacle qu'ils soient torse nu pour exhiber leurs corps nobles et énergiques, légèrement huilé pour faire ressortir leurs musculatures magistrales, peut-être aussi quelques mouvements ralentis et des poses suggestives, un peu de sueur coulant sur ces mâles aux corps taillés, sculptés par une vie de rudes travaux, pour souligner davantage le physique de ces deux puissants représentants du genre masculin.
    Enfin c'était peut-être le cas pour Markar car Lardon lui trichait comme un vilain cochon en usant de sa télékinésie sur les objets à l'intérieur de son armoire afin d'en diviser le poids total et n'avoir à se trimballer qu'une carcasse de bois bien moins lourde. Au moins le faisait il avec virilité, blablabla.

    Progressant durant la très longue demi-heure dans le tunnel, Lardon trouvait la disposition des lieux étranges, et après l'examen de la salle de détente qu'ils venaient d'atteindre et des indices il se rangeait à l'avis de la gobeline lorsqu'elle mentionnait un "réseau de braconnage".
    Pendant que Violette étudiait l'apparence des tunnels, le porcin se tenait près de la table et examinait la carte. Il n'était pas mauvais en orientation et avec les plans, même grossier.

    - Lequel nous mènerait vers la mort, vous voulez dire, non ? Ricanant à moitié d'un ton entre le cynisme et l'amusement. Mmh.. si je me fie à ce plan.. Ces deux là -désignant les deux premiers tunnels- devraient mener aux lieux de reproductions que vous avez cités. La direction semble bonne. Levant le groin vers la petite meneuse. Il y aura certainement une ménagerie au bout pour garder les proies et ne les déplacer qu'en cas de commande. Plutôt astucieux, il évite d'attirer l'attention en se déplaçant sous terre. Votre Ivnar est loin d'être idiot, ou alors a-t-il été bien conseillé.

    Lardon reprenait sa lecture du plan, se tortillant ou tendant un bras comme s'il se référait à des repères invisibles pour s'assurer de ne pas se tromper pour les deux derniers.

    - Grumph... Le dernier est orienté dans la bonne direction pour aller vers la jungle... Il se grattait machinalement son large menton, l'air embêté. S'il y a une chance de trouver des Lancondas c'est par là, mais... Il évitait de faire durer le suspens de ses hésitations, surtout en voyant la petite verte au regard qui brillait à la fois d'impatience et d'intérêt. J'avais supposé qu'ils étaient partit précipitamment en laissant leur assiette à moitié entamée à cause d'un problème mais ça pourrait être pire que cela. On est presque à la fin d'une période de l'année propice à la reproduction des Lancondas, la seule d'ailleurs, généralement dans une fosse, et tous les mâles du territoire à portée de phéromones rappliquent pour féconder la femelle. C'est la grande baise quoi. Si votre gars vous a fait faux bond jusque là c'est qu'il n'avait peut-être pas trouvé de nid ou une femelle enceinte pour lui voler ses œufs.

    C'était la pire période à vrai dire, car si les Lancondas étaient moins territoriaux le temps d'aller s'entremêler de longues heures durant pour assurer la perpétuation de la race, cela signifiait également qu'allait bientôt naître par centaines à travers le Sekai une toute nouvelle génération de monstres affamés.

    - Si vous avez l'étoile chanceuse, c'est par là qu'il faut aller. -indiquant de l'index le tunnel humide- Au bout y aura vot' Ivnar et ses acolytes avec un beau butin et qui vous donnera volontiers deux œufs contre le du reste du paiement prévu dans le contrat en mettant de côté qu'on s'est faufilé chez lui et farfouillé dans ses affaires et qui nous laissera repartir sans faire d'histoire en comptant sur notre bonne foi pour garder son petit trafic secret. C'était la finalité la plus incroyablement optimiste qui pouvait subvenir. Ou alors y a vraiment eu un problème, une invasion ou une échappée et ils sont tous déjà mort ou en train de se faire grailler. Et il y a encore bien sûr l'option où tout va bien pour eux mais qu'il décide de changer de ses proies habituelles pour s'en intéresser à une plus jolie et lucrative dont il serait certain de tirer un généreux prix auprès d'un acheteur qui aurait en gestion quelques mines d'argent sous sa coupe par exemple. Soulignait il l'éventualité non négligeable d'un gobelinnaping.

    Il toisait Markar en coin, dans cette dernière finalité, le duo de gaillard se faisait fumer comme des jambons et n'auraient pas droit à une fin heureuse.
    Lardon sortait le couteau de survie précédemment récupéré dans les affaires de la cantine, le manipulant dans sa main avec une dextérité certaine comme pour présenter un léger avant-goût de sa formation au sein de l'armée Reikoise, suivit ensuite de mouvements complètements aberrants de l'arme qui s'affranchissaient des lois de la physique et qui ne pouvait signifiait qu'une chose, que le cochon savait utiliser la magie et pouvait déplacer le couteau selon sa volonté.

    - Je sais me battre, oui, mais mieux vaut se mettre d'accord tout de suite sur l'attitude à adopter en cas de confrontation, que ce soit contre Ivnar et ses hommes... ou autre chose. Il grognait brièvement du groin en se rapprochant de l'ouverture dont les parois suintaient d'humidité, jaugeant des dimensions du passage. Si nous y allons, je propose de prendre la tête. Je serais plus apte à réagir quelle que soit la rencontre et je suis moins massif que Markar, vous pourrez facilement vous glisser à côté, que ce soit pour intervenir rapidement en négociation ou pour trouer rapidement ce qui sera en face avec vos "bébés", si ça tourne au vilain. Il y a peu de chance qu'ils aient des boucliers ou portent même du fer, les chasseurs et les braconniers privilégient le cuir, et là d'dans il n'y aura pas vraiment d'espace pour esquiver non plus. Lardon exposait les éventualités et la façon dont il voyait les choses. Markar fermerait la marche. Sait-on jamais, des fois qu'il y ai un retardataire ou qu'il en revienne des autres tunnels. Ca vous convient à tous les deux ?

    Les questionnant du regard tour à tour pour répondre à leurs éventuelles questions ou objections. L'hybride leur faisait également part qu'en cas de conflit armé, si les conditions le permettaient et en raison de leur nombre réduit, il privilégierait un repli dans les tunnels qu'il pourrait toujours en faire s'écrouler une partie pour ralentir d'éventuels poursuivants. C'était un meilleur choix logique et stratégique qu'une bataille ouverte contre des adversaires trop nombreux ou trop forts.
    Une fois les derniers détails réglés et si Violette était toujours partante pour l'aventure, Lardon s'engagerait dans le quatrième tunnel.
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  • Mer 4 Oct - 16:12
    Se balançant doucement de gauche à droite, la petite gobeline avait écouté Lars avec attention. Malgré son esprit vif et son impatience naturelle, la petite furie prenait tout de même le temps d'écouter sagement les remarques de l'hybride. Puis, elle répondit doucement à ses propos, s'empêchant au préalable d'éclater de rire à la mention de l'orgie de serpents.

    - Nan, je vois mal Ivnar tenter plus tard de me prendre en otage. Il sait que j'peux être détestable. Et avec mon charme naturel, la moitié de ses gars auront déjà changé de camp avant l'échange pour s'attirer mes faveurs. Elle ricana légèrement, redevenant sérieuse. Je prends note de tout ce que vous dites, allons donc dans ce fameux tunnel, qu'on puisse enfin les retrouver et voir de quoi il en est.

    Ainsi, ils empruntèrent donc le grand tunnel humide. Métaphore ou jeu du destin, ce dernier était capable tout comme la mère de Markar d'accueillir plusieurs personnes en même temps. Souriante en pensant à son jeu de mot vaseux, la petite gobeline vint se placer aux côtés du drakochon afin de pouvoir potentiellement négocier avec une tête familière s'ils finissaient par tomber dessus, ou bien pour tirer quelques carreaux le temps que le groupe n'entame une fuite précipitée. Par mesure de sécurité supplémentaire, Violette activa son invisibilité tandis qu'elle progressait, informant au préalable l'hybride afin qu'il ne s'étonne pas de la disparition soudaine de la peau verte.

    Ce ne fut qu'au bout d'une bonne vingtaine de minutes supplémentaires qu'enfin ils tombèrent sur quelque chose. S'étendant soudainement dans un vaste vestibule "aménagé", le tunnel s'ouvrait ainsi sur une scène plutôt étrange. Un lanconda, sifflant et de "petite taille", qui s'était enroulé autour d'un des braconniers d'Ivnar. Au départ, le groupe pensa que le pauvre homme se faisait dévorer mais... Compte tenu de la façon dont le serpent avait de s'enrouler et l'expression "concentrée" du dresseur illégal, les choses semblaient bien plus... Libidineuse. Se retenant d'exploser de rire, Violette se contenta de chuchoter le plus discrètement possible, un sourire particulièrement étendu sur le visage.

    - Putain le con, il baise un serpent!

    Elle en pleurait presque, tant la scène était... Bizarre. Ils étaient partis chercher des serpents qu'on lui avait promis. Ils s'attendaient à tomber sur des scènes violentes ou bien à devoir se battre. Pourtant, la première scène sur laquelle ils tombaient était... Bien plus étrange. Commençant à évoluer sur le côté, le groupe commença à bouger doucement pour continuer son avancée le plus discrètement possible. AU fond de cet étrange vestibule, une grande porte délimitait la suite du tunnel qu'ils comptaient emprunter. Seulement, et même si Violette se retrouvait littérallement invisible, ce n'était le cas ni du drakochon, ni le l'oni les accompagnant. Ainsi, c'est alors qu'ils approchaient de la porte que le zoophile les remarqua, se tortillant presque en tentant de les alpaguer.

    - H..Hey vous!... C'est... Hmpf.. Qui êtes vous?

    La scène était pitoyable. Au mieux. Imaginez un homme en train de copuler avec un serpent géant. Prisonnier de sa constriction et de l'étrange ébat qu'il s'infligeait alors qu'il tentait de s'en sortir pour réprimander les intrus qui évoluaient dans la planque de son supérieur. Pour peu, Violette fut jalouse face à son cruel manque d'inventivité au niveau de son spectacle. Le gros Gigi allait devoir faire des numéros bien plus convainquant à l'avenir car visiblement, la nature avait décidé d'être bien plus moqueuse. A moitié enfourner - littéralement - dans le serpent, le garde commençait à grogner alors que son manque d'oxygène l'empêchait visiblement d'hurler. Pour Violette, la solution la plus simple aurait été d'abattre purement et simplement le bougre afin de pouvoir continuer sans aucune crainte de voir un violeur de serpent revenir les embêter. Seulement, la gobeline n'avait aucune idée de comment la femelle serpent allait réagir si son "partenaire" du moment rendait subitement l'âme. Aussi, la petite furie interrogea rapidement le drakochon afin qu'il l'aide dans son choix. Puis, quand la solution serait enfin trouvée, ils pourraient ensuite se remettre en route.

    Evoluant donc une fois ce souci réglé dans la suite du tunnel, Violette ne put cette fois retenir son rire lorsqu'elle repensa à la scène qui s'était déroulé devant eux. Séchant les larmes qui coulaient sur ses joues vertes, la petite furie posa ses yeux améthystes sur l'hybride qui l'accompagnait, tout sourire.

    - Non mais, vraiment, il baisait le serpent quoi! Avouez que c'est quand même marrant. Je sais que c'comme ça que les hybrides naissent mais bon... Vous pensez que c'était professionnel ou purement pour le plaisir? Genre... Ivnar cherche peut-être à forcer le destin et se créer une armée d'hybride lancondas-humain? Des lancumains. Ou des Humandas? Bref... On a encore du chemin, remettons nous en route. Je reste à vos côtés Lars. Markar, tu surveilles nos arrières.

    Et donc, ils se remirent de nouveau en route. En y repensant, la gobeline espérait que son nouvel ami ne prenne pas mal sa remarque vis à vis de l'accouplement du serpent et de l'humain. Après tout, en tant qu'hybride, peut être que la question était une corde sensible que la petite furie avait non pas touché mais tranché en deux. Pourtant, elle n'était pas du genre à se moquer des créatures de la sorte, sa meilleure amie étant elle même une hybride femme-araignée. C'était juste toute cette scène... L'improbabilité de tomber dessus comme ça et la réaction du type... Rien allait. Et c'était vraiment ça qui avait fait mourir de rire la peau verte, bien plus que le fond de la chose. Enfin. C'était surtout le braconnier, qui l'avait mise au fond.

    Retenant un nouveau sourire tandis qu'elle réactivait son invisibilité, Violette reprit ses deux arbalètes tout en continuant d'avancer. Ils approchaient de la zone principale où se terrait probablement Ivnar et le reste de ses hommes. Et cette fois, la gobeline était persuadée qu'ils ne tomberaient probablement pas sur une scène aussi fantasque. Quoique, vu l'étrangeté de ce qu'ils venaient de voir, elle n'était plus trop sûre d'elle. Après tout, sa théorie de la création d'hybrides était peut être véridique. Souhaitant profiter de la période de reproduction des lancondas, les braconniers auraient pu... Non. C'était vraiment trop farfelu pour Ivnar. Les chances pour que ce dernier ne soient venu régler un problème ou préparer sa fuite étaient bien plus hautes que l'idée d'une orgie pré-organisée pour des personnalités étranges.

    Mais ce qui était bien avec ce monde, c'est que tout pouvait devenir subitement incroyablement fou.
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  • Mer 11 Oct - 12:31
    Lardon tenait le couteau, la lame contre l'intérieur de son avant-bras afin de la dissimuler d'un peu. Malgré toutes ses mises en gardes, la gobeline avait choisit d'aller au devant de l'inconnu, ce n'était pas pour lui déplaire, avoir peur de l'inconnu et ne pas tenter les choses étaient en inéquation avec le côté "scientifique" qui s'était développé chez l'hybride, sinon son propre projet ne serait resté qu'une vague idée de soulard.

    Si Violette avait levé le nez vers l'hybride au moment de son fou rire, elle aurait vu la tronche que tirait Lardon en découvrant le chasseur zoophile, une trogne égale à s'il avait reniflé un pet omelette-fayot-piment-oignon-citron, une combinaison maudite à vous faire cramer les poils du groin et regretter d'avoir un odorat de cochon.

    - Attendez, ne vous agitez pas, sinon elle va resserrer son étreinte et vous étouffer.

    D'un mouvement simple, l'hybride plaçait son arme à sa ceinture, tendant son autre main vers l'improbable duo d'amoureux, captant ainsi en se rapprochant, l'attention de la femelle qui tournait sa tête vers le cochon et venait renifler sa main.
    Le gaillard, qui visiblement était de moins en moins à l'aise avec sa concubine du jour, obéissait, il ne pouvait pas vraiment faire mieux de toute façon, laissant Lardon approcher sans broncher, plus impatient dans l'immédiat d'être secouru avant de sentir ses os craquer comme des allumettes.
    Faisant mine de tendre les mains vers le corps du Lanconda, les paluches du drakochon saisissaient finalement rapidement la tête du braconnier et la lui pivotait sur son axe avec assez de violence et plus loin que ne le permettait sa rotation cervicale pour lui briser la nuque simplement et proprement, laissant le corps choir au sol comme une poupée molle.
    L'animal eut comme un instant d'hésitation lorsque son partenaire s'effondrait et fixait le duo de mâle, semblant même à un moment observer l'endroit où se trouvait Violette mais ce fut finalement vers Lardon qu'elle jetait son dévolu en quittant le corps inanimé au sol pour ramper jusqu'à lui et s'enrouler autour de sa jambe, remontant lentement le long de lui, si le Lanconda femelle avait encore faim ce n'était pas de viande, c'était certain.
    La façon dont elle ondulait, sifflait, se tortillait et se lovait contre l'hybride avait quelque chose de sensuel, même une telle bête pouvait paraître "douce" en cet instant, du moins si tant est que l'observateur ait un tant soit peu... bah, choisissez l'adjectif qui vous plaît.

    Le porcin se laissait conquérir par le serpent, ce dernier frottant sa partie féminine contre l'aine du mâle jusqu'à ce qu'une profonde pénétration mette fin à tout ce désir en suspension, non pas d'un sexe dans l'autre, mais d'une lame se glissant à un endroit précis à la base du crâne de la femelle Lanconda pour lui infliger une mort rapide.

    -  Il semblerait qu'elle n'était pas la seule. Regardant autour de lui, stoïque, Lardon repère une caisse perforée de plusieurs trous. Celui-là devait peut-être la mettre en boîte pour une commande et...  se sera laissé aller à... un peu de "zèle". Il parlait avec un calme olympien, d'un naturel complètement détaché, comme d'une habitude. On dirait qu'il y en a d'autres plus loin, braconniers et Lancondas, c'est ce qu'elle avait l'air de dire en tout cas. Disait-il de façon énigmatique même s'il y avait une certaine évidence à deviner de ses propos.

    Un tunnel se poursuivait dans une unique direction depuis le fond du vestibule, lui aussi creusé et aménagé assez large pour que deux marcheurs s'en tiennent côte à côte sans difficulté. Après avoir essuyé son couteau sur les vêtements du cadavre du chasseur mort, Lardon se remettait en route avec Violette alors que celle-ci semblait encore atteinte d'hilarité.

    - Les femelles Lancondas sont attirées par tout ce qui "sent le mâle" en période de reproduction, même si vous vous en doutez, les seules créatures saines d'esprits qui osent les approcher en temps normal sont les mâles Lancondas. Commençait à expliquer le cochon.

    L'hybride pouvait donner l'impression d'être un peu plus sérieux après l'événement qui paraissait drôle aux yeux de la petite verte, peut-être était-ce un sujet sensible d'une manière ou d'une autre. Il souffla brièvement du groin comme pour se décider à arrêter de faire la trogne ou le rabat-joie, coulant son regard vers le petite silhouette qui marchait à côté de lui, forçant un sourire.

    - Et imaginez que les mâles peuvent sans problème gérer deux partenaires à la fois. Il tendait son index et majeur pour former un V, ou le chiffre deux, remuant ses deux doigts avant de fermer le poing et de lever son auriculaire qu'il agitait, cette fois le signe faisant référence populaire au sexe masculin, indiquant par cela que les mâles étaient doublement membré, laissant à l'imagination de Violette, qu'il pensait fertile, se créer autant d'image mentale qu'elle le voulait. L'invisible gobeline semblait à l'aise avec le sexe et les facéties graveleuses, peut-être cette information la ferait rire et détendrait un peu le cochon par la même.

    En vérité, Lardon espérait vraiment que Violette se trompait sur les intentions d'Ivnar, que ce qu'il s'était passé dans le vestibule n'était juste qu'un écart de la part d'un déviant et qu'il n'y avait pas un réel projet de créer des hybrides Lancondas là dessous. Si tel était le cas, le cochon devrait se charger de le résoudre dans la mesure de ses moyens, quand bien même avait-il dit qu'il n'était pas en service.

    - Enfin on sera fixé assez vite si ça commence à puer l'sexe en arrivant.

    De nouveau avec son couteau en main qu'il planquait presque dans sa manche, l'hybride porcin progressait toujours plus loin dans le tunnel humide avec ses deux accompagnateurs, la petite rusée à son flanc et le grand massif derrière qui était bien silencieux.
    Lardon était aux aguets, sans nul doute qu'avant de pénétrer dans une nouvelle salle, il pourrait entendre des bribes de conversation ou sentir quelque chose de particulier qu'il pourrait exploiter en informations et prévenir les deux autres en conséquence. Peut-être.
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  • Dim 26 Nov - 23:58

    Tandis qu'ils continuaient d'avancer, Violette écoutait le drakochon tout en cherchant à stopper son envie de reprendre un nouveau fou rire. A vrai dire, outre l'insulte potentielle que cela pourrait représenter, la gobeline savait pertinemment qu'ils se rapprochaient également d'une zone dangereuse. En fait, il n'y avait que deux options qui finiraient par se présenter à eux. Soit Ivnar se complaisait dans les orgies étranges mêlant animaux et humanoïdes. Soit ce serait le chaos. En fait, la furie verte ne pensait pas que celui qui lui avait promis les serpents était en parfaite maîtrise de la situation. Surtout depuis qu'ils avaient observé l'un de ses sous-fifres en train de copuler avec un lanconda. Alors... Que pouvait-il en être? Et bien, ils allaient vite le savoir.

    Quand la dernière porte fut franchie, le trio improbable put aisément observer le gigantesque espace qui avait été taillé dans la roche. Enfin. Gigantesque. Surtout pour le petit bout de femme. En vérité, la pièce n'était pas "si grande" mais permettait tout de même à de grandes cargaisons d'être entreposées. Et par cargaisons, on entendait ici des cages d'animaux plus exotiques les uns que les autres. Geomis, cerberus, diablotins même. Toutes sortes de bestioles aussi étranges qu'exotiques. Et, plus bas, deux lancondas. Majestueux. Frappant avec fureur les surfaces vitrées de leurs cages. Visiblement excités par la période dont avait parlé Lars, les serpents géants ne semblaient pas très heureux de leur situation. Se rapprochant du drakochon, la peau verte chuchota rapidement en pointant d'un doigt invisible la cage, comme si cela allait être utile.

    - Bordel! Il avait vraiment des spécimens intéressants ce con! Dis, tu leur donnes quel âge? C'des mâles ou des femelles?

    Car bon, en soit, ils semblaient impressionnant pour la gobeline qui ignorait globalement le fonctionnement de ces créatures. Elle avait, comme tant d'autres, entendu et lu des choses les concernant. Mais elle n'était pas experte et, dans son esprit, les mots de l'hybride résonnaient dans son esprit à la mention d'une fuite ordonnée. Pour le reste, le petit bout de femme plissa les yeux dans le but de rechercher celui qui lui avait fait faux bond.

    - Je vois pas Ivnar. Soit il est planqué, soit il est un peu plus loin. Regardez là bas, il y a une sorte d'alcôve, on va voir?

    Car c'était là toute la difficulté de la chose. Soit ils choisissaient de confronter l'orc et ainsi faire en sorte que la madame loyale trouve compensation pour le litige qu'on lui avait fait. Ou bien... Ils laissaient le chaos faire son oeuvre. En fait, le petit bout de femme gratta instinctivement son menton tandis qu'elle se posait la question. Puis, prise d'une épiphanie, elle décida de s'avancer subitement en longeant les murs, accompagner de ses petits compagnons. La salle grouillait d'activité. On y retrouvait plusieurs braconniers qui riaient ou s'engueulaient selon leur niveau d'alcoolisme et de craintes vis à vis des deux serpents. Ainsi, ils ne remarquèrent pas vraiment le cochon et le géant blanc qui glissaient contre la roche. Enfin. C'est ce que Violette pensait, jusqu'à ce que les serpents ne se tournent dans leur direction, attirant ainsi le regard des différents malfrats.

    - Hey vous! Qu'est-ce que vous foutez là! Vous savez pas qu'on rentre pas chez les ge....

    Paniquant. Violette décocha ses premiers carreaux et laissa ce dernier venir se planter directement entre les deux yeux du péquenaud ayant eu l'audace de les interpeler. A présent, il n'y avait plus vraiment moyen de négocier quoique ce soit. Enfin. Si. Avec Ivnar. Eventuellement. S'il ne s'énervait pas trop qu'un de ses types se soit retrouvé au sol le crâne transpercé depuis le ombres.

    - Ok bon j'pense que là vaut mieux se battre ils sont incontrôlables!

    Une réflexion amusante, quand on savait que le branle-bas de combat qui avait lieu et la réaction des bandits étaient une simple réponse à sa propre action. Mais bon. Pour sa défense, Violette n'avait jamais dit être de bonne foi. Surtout quand l'argent était en jeu. Et Ivnar. Il avait fait jouer beaucoup d'argent. Sans parler du fait que les braconniers auraient sans aucun doute tenté de les arrêter. Alors. Pourquoi avoir pitié du bon Eustache, chef de cellule mafieuse qui prêtait assistance à un orc peureux pour gérer ses propres fautes. Triste fin, en vérité, pour lui. Il ne reverra sans doute jamais sa femme et sa fille, la petite Clémentine. Mais peu importait dans l'instant. Car à présent c'était une bonne dizaine de zouaves qui agitaient leurs armes et braillaient tout en avançant vers eux. Réarmant ses arbalètes de main, la gobeline étira un large sourire tandis qu'elle se mit à courir pour prendre à revers les bandits, inconscients de son invisibilité.

    - On se les fait! Et ensuite on regarde pour les gros serpents et l'autre con d'Ivnar! Faites juste gaffe, la cage a pas l'air extrêmement solide!

    Et, comme pour ironiquement appuyer les propos de la peau verte, une longue fissure fit son apparition sur l'une des surfaces vitrées.
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  • Mer 29 Nov - 17:53
    A la découverte de "l'entrepôt" souterrain, Lardon n'était pas impressionné.
    Il faut dire qu'il vivait à Luxuriance, presque toutes les bêtes mise en cage ici, il avait pu les apercevoir, les côtoyer, et même les fuir sur un terrain grandeur nature, en toute liberté, et parfois des versions plus exceptionnelle encore.
    Cependant il ne pouvait dénigrer l'acharnement et la productivité qu'avait eu les braconniers à rassembler autant de spécimens diversifiés, même s'il aurait à redire sur les conditions de captivité.
    A la question, l'hybride réfléchissait, la croissance d'un Lanconda variait en fonction de l'abondance des proies, un individu pouvait donc atteindre la même taille qu'un autre avec plusieurs semaines ou mois d'écart. La classification qu'il avait établi, basé principalement sur la taille, était plus simple bien qu'elle ne départageait que vulgairement l'étape de leur croissance.

    - Ils ont l'air de mesurer environ deux mètres... Murmurait il en réponse, au jugé. Ils sont encore dans leur phase adolescente. Et ce sont des mâles, tous les deux, ils proviennent des territoires de la jungle.

    Lardon évitait de s'épancher en plus de détail bien que cela lui brûlait un peu les lèvres d'étaler sa science, ou plutôt de la partager, mais le moment actuel, celui où ils progressaient comme des voleurs au milieu des caisses et cages tout en tentant de rester discret, ne s'y prêtait pas.
    Cependant il ne se trompait pas, si la mesure n'était pas exacte, la forme spécifique de leur crâne et de leurs écailles étaient assez évidentes pour lui pour jauger de leur sexe, de la même façon que leur couleur et certaines autres caractéristiques physiques lui assurait qu'ils avaient été capturé au sein de la forêt humide.
    La saison des amours les rendait bien plus "docile" et la présence de la femelle rencontrée plus tôt expliquait pourquoi ils ne s'étaient pas déjà entre-dévoré dans leur cage de verre, bien que la captivité ne les rendait guère calme pour autant.

    Des éclats de voix et du mouvement parvenait de plus loin, et instinctivement, presque comme si la gobeline les avait tiré par la manche, les deux gros patauds rentrait le ventre pour se faufiler entre des grandes caisses plus hautes qu'eux dont une odeur de fauve s'échappait par les trous perçant le bois, sûrement y en avait-il un à l'intérieur qui s'y tenait tranquille.
    Plusieurs hommes, et femmes, s'affairaient en braillant, blaguant, jurant, des membres d'une équipe ou deux s'il devait faire une estimation maladroite, ils avaient l'air de revenir d'une chasse pour certains et entreposaient leurs proies nouvellement acquises, des bruits de cage en fer s'entrechoquaient au milieu des jappements de différentes créatures.
    Ils auraient peut-être pu passer inaperçu si les deux Lancondas n'avaient pas été immédiatement intéressé par Markar et Lardon, plus qu'intéressé même puisqu'ils se mettait à cracher et que le coup de tête de l'un deux dans la vitre n'alerte les braconniers de l'entrepôt qui n'eurent aucun mal à repérer le géant tout blanc et son compère tout rose.

    Le porcin n'eut pas le temps d'ouvrir la bouche que le léger son d'une corde qui se détend subitement retentit proche de lui et que le gaillard le plus proche devant lui n'ait un mouvement de recul abrupt de la tête, un carreau planté au milieu du front, s'écroulant au sol dans une expression d'incompréhension aussi évidente que celles de ses compères qui regardèrent le corps durant une seconde... avant que la voix de Violette ne leur donne tous, à eux, le signal du début des hostilités.
    Ho s'il avait pu l'attraper par les oreilles celle-là, il ne se serait pas gêné. Cette petite femme verte qu'il avait trouvé jusque là amusante venait de ruiner toute tentative de pourparlers sans aucune raison, puisqu'elle était la seule à ne pas pouvoir être vu par autrui et donc la plus à même d'être en sûreté, mais en plus elle lançait en l'air l'ordre d'engager le combat.
    Lardon jetait un coup d'œil à son voisin comme pour y trouver une forme de soutien mais Markar lâchait simplement un long soupir en attrapant un outil contondant posé nonchalamment à portée. Ce soupir valait mieux que milles mots et l'hybride avait une seconde de compassion pour le géant blanc qui semblait être routinier des facéties de son employeuse.
    Il n'avait cependant pas le temps d'être plus sentimental que cela, les braconniers qui n'étaient pas deux, ni trois, ni quatre, avaient tous récupérés leurs armes, pour la plupart des épées courtes, des machettes ou des couteaux à lame crantée semblable à celui que Lardon avait subtilisé dans la cambuse plus tôt. L'agencement des caisses entre eux et les chasseurs ne permettait pas à leurs assaillants de tous fondre en même temps sur le duo de malchanceux mais l'allonge de leurs épées étaient nettement supérieure.
    Et à côté, les deux Lancondas continuaient de s'agiter, des coups de tête supplémentaire venant agrandir la fissure du verre.

    - Arrêtez ! Je suis pas avec eux ! Je me rend ! Trahissait Lars en levant les bras pour ses opposants en jetant son couteau. Regardez je suis désarmé ! J'ai été obligé de les suivre !

    Il y eu une seconde d'hésitation du gaillard en tête de file avant qu'il ne se fasse rappeler à l'ordre par ses collègues sur le fait qu'un des leur était déjà mort. En fait ces mots fut les derniers que le pauvre gars pu entendre puisque la seconde d'après venait s'enfoncer profondément dans son oreille la lame du couteau de survie lancé en l'air par l'hybride qui avait fait mine de se rendre. Personne n'avait plus fait attention à l'arme une fois que celle-ci avait quitté les mains du porcin mais bien parce qu'ils ignoraient les talents de mage du cochon.
    Lars jetait un coup d'oeil vers le grand blanc qui n'avait pas encore bougé, était-il surpris comme les autres du retour de la lame ou s'était il laissé prendre à la comédie de Lardon ?

    - Reste pas planté là, attrape un truc et lance leur à la gueule !

    Tonnait l'hybride alors qu'il joignait lui même le geste à la parole en attrapant une petite cage contenant une espèce de chauve-souris immonde pour la lancer sur les assaillants qui écumaient de rage de ce nouveau meurtre en les chargeant. Le geste laissait le temps à l'ouvrier du RSAF de ramasser l'épée courte de sa victime et pouvoir réceptionner avec plus d'aisance l'attaque du premier chasseur.
    Des "Yarh !", des "Rah", et bien d'autres jurons fusaient pendant que les épées s'entrechoquaient, que des choses lourdes étaient balancés à travers l'entrepôt souterrain au milieu des cris d'animaux devenu hystérique par le combat. C'est à peine si on entendait les coups répétés de plus en plus frénétique contre le verre.
    Markar avait l'air de bien s'en sortir, sa taille et sa force tenait en respect ceux qui avait le courage de braver leur peur. Lardon ne savait pas où se trouvait la gobeline mais la dernière fois que celle-ci s'était manifesté, sa voix résonnait depuis derrière les lignes ennemis. Il faisait face à quelques difficultés de son côté, très vite, le chamboulement des cages et caisses laissaient petit à petit plus de place à ses adversaires pour manœuvrer et d'un un contre un, il allait bientôt devoir en gérer trois en même temps.
    Cela le brûlait d'utiliser d'avantage sa magie que celle qu'il utilisait déjà pour faire bouger sa prothèse et avait déjà surpris plus d'une fois ses vis à vis en parant avec son bras droit qui ne prenait aucun dégât ni douleur, mais en l'état, avec Violette invisible, il craignait qu'une volée de couteau ou de roche ne l'atteigne par mégarde puisqu'il ignorait où elle avait décidé d'aller se percher avec ses arbalètes. Il ne voulait pas prendre le risque d'abîmer la jolie petite furie, même si une fessée ne serait pas de trop pour avoir déclenché ce foutoir.

    Soudain un assaillant dépassait Markar pour venir attaquer le cochon par le flanc, à la limite de sa vision périphérique, Lardon jurait intérieurement en calculant qu'il n'allait pas pouvoir se dépêtrer de cet assaut facilement, mais avant même qu'il puisse amorcer une esquive ou une parade, une ombre fauchait le braconnier en plein élan. Projeté à terre, le quidam s'égosillait de douleur alors que des grognements furieux presque semblables à celui d'un chien en train de mordre une proie retentissait. Lardon aurait préféré que c'en soit un, mais ce n'était pas un des Cerberus captif mais l'un des Lancondas dont il n'avait même pas entendu la cage rompre avec tout ce vacarme.
    Il faut savoir que si les Lancondas peuvent persifler comme des serpents, ce n'est le cas que pendant leur phase juvénile, dès l'adolescence leur corde vocale leur permettent de grogner plus ou moins comme l'équivalent d'un chien et les adultes peuvent même rugir de manière bien plus sonore que les grands fauves.
    L'homme mourrait rapidement entre les mâchoires du Lanconda mais peut-être pas assez au goût de ses collègues qui avait eu le temps de voir la victime se faire prélever d'énormes morceaux de chair et d'entrailles à chaque morsure du serpent géant. Comme il ne chassait pas pour manger, la viande arrachée était aussitôt recraché afin de permettre à l'animal de pouvoir mordre à nouveau rapidement. La vision était terrible de cette bête à la gueule maculée du sang de leur compère qui venait d'être éventré à une vitesse folle, même sa tentative de blesser la bête s'était soldé par un échec, la lame ripant sur les écailles solides, les égratignant à peine.
    Du côté de Lardon, plus personne n'osait bouger une oreille, pas même lui, ils s'étaient même tous instinctivement tourné vers la nouvelle menace écailleuse, seul le petit cri étranglé de l'une des braconnières indiquait à l'hybride cochon qu'il était en pire situation puisque son regard se portait vers une chose derrière lui. Le second Lanconda, qui en se redressant, atteignait presque la hauteur du cochon. Ils faisait un peu plus de deux mètres finalement.

    Lars déglutissait avec un malaise palpable qui s'inscrivait sur son expression porcine tandis que le Lanconda dans son dos venait de faire un tour complet autour de lui, ses narines frétillantes à renifler ce bon morceau de gras bien dodu et appétissant.
    Même avec sa magie, Lardon n'avait ni la puissance, ni la rapidité de se défaire seul d'un Lanconda adolescent, les réflexes de la bête était déjà supérieur aux siens et ses attaques bien plus mortelle, surtout dans cette configuration, ne laissant aucune chance de survie au cochon. Du moins c'est ce que pensait déjà Lardon avec fatalisme jusqu'à ce qu'une puce vienne lui gratter l'oreille.
    Plutôt que de le grailler purement et simplement, le serpent le reniflait encore avec intérêt, et le premier qui avait intercepté son assaillant venait le rejoindre à son tour pour le même balai étrange d'inspection.

    C'est là que l'hybride eut son épiphanie à lui, pariant à la fois sur son intuition et sa bonne étoile, il entreprit de saisir cette mince opportunité. Après des secondes qui s'écoulaient à la vitesse de l'éclair tout en paraissant interminables à observer l'homme-porc échanger de langoureux regards avec les deux monstres, l'un des braconniers le plus éloigné amorçait un pas de recul et un geste pour attraper une arbalète bien plus lourde que celles de Violette. Son mouvement déclenchait immédiatement l'hostilité des deux Lancondas qui tournaient leur museau vers lui, quittant Lardon pour se positionner en chien de garde, lançant de furieux feulements-grognements d'avertissement à l'attention des chasseurs.

    - Allez, la fête est fini. Lâchez vos armes et rendez-vous. J'ai deux Lancondas et j'hésiterais pas à m'en servir.
    Annonçait l'hybride d'un air menaçant.
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  • Ven 15 Déc - 15:26

    * BORDEL BORDEL BORDEL *

    Courant aussi vite qu'elle le pouvait, le gremlin qu'était Violette tentait d'échapper à la situation inconfortable dans laquelle ils se trouvaient. Bon. Certes. Cette situation avait dérâper par sa faute mais ça, elle ne l'avouerait jamais. Se faufilant parmi les ombres tout en profitant de son invisibilité, le petit bout de femme plissa les yeux tout en activant de nouveau sa nyctalopie afin d'y voir plus clair. Lardon et Markar semblaient se défendre plus ou moins, et dans le chaos qui régnait, une foule d'animaux en tout genre se baladaient à présent sans la moindre retenue. Ils piaillaient, grognaient, voletaient comme s'ils ressentaient un besoin monstre de participer au désordre global. S'élançant alors rapidement, la gobeline passa par dessus une cage de perroquets retournée. Ouvrant la cage tandis qu'elle demeurait invisible, la petite furie attrapa l'un des volatiles pour le projeter soudainement sur l'un des braconniers qui visait Lars avec un arc. L'oiseau s'écrasa, littéralement, sur le visage du pauvre homme avant de commencer à beugler tout en griffant la face de ce dernier avec ses petites serres.

    - Coco n'a plus de gâteau! COCO N'A PLUS DE GATEAU!

    Oui, bon, les perroquets c'était pas toujours malin. Mais au moins, ça offrait la diversion nécessaire pour que l'hybride cochon ne se retrouve pas percé de quelques traits empennés. N'attendant pas que l'archer termine de se débarrasser de ce magnifique haras bleu, Violette arma ses propres arbalètes avant de faire détonner ces dernières. Les carreaux, projetés à haute vitesse, se plantèrent respectivement dans la gorge et la nuque du pauvre homme qui s'effondra dans un pitoyable gargouillis sanglant sur le sol. Dans de petits tressautements macabres, son corps commençaient à convulser doucement tandis que l'oiseau agressif repartait dans les hauteurs de la salle. Ne s'arrêtant pas plus que cela sur ce qu'elle venait de faire, la madame loyal reprit alors sa course, se dirigeant peu à peu vers la porte se trouvant au fond de l'entrepôt. Si elle ne voulait pas spécialement abandonner le cochon et l'oni, le gremlin qu'elle était voulait absolument savoir ce qui se trouvait derrière la dite porte, et surtout si Ivnar, l'ordure qu'elle était venue retrouver, était bien là. Et puis, en vérité, elle avait surtout très confiance en l'hybride et son garde du corps improvisé. Passant donc la porte, le petit bout de femme plissa les yeux face au changement drastique d'atmosphère.

    Sous le chapiteau, le cochon dort. [Lardon] Mj8bZYp


    Baignée dans une grande lumière diurne, la salle était un amoncellement de caisses et de cages, posées méticuleusement contre les parois rocheuse de la pièce. Au centre, un bureau relativement simple siégeait silencieusement. Mais ce qui attira le regard violacé de Violette, se fut la grande herse qui venait à peine de retomber lorsqu'elle était entrée, et qui la séparait de la masse verte qui s'éloignait d'un pas pressé.

    * Oh le fils de pute!  *

    Sprintant autant que possible, le petit bout de femme se retrouva rapidement au niveau de la gigantesque grille, s'accrochant aux barreaux avec un air particulièrement mauvais sur le visage. Emplissant ses poumons d'air, elle beugla alors de toutes ses forces, tentant d'attirer l'attention d'Ivnar qui semblait de nouveau fuir.

    - OH LE TOUT VERT!  Ironique, quand on connaissait sa couleur de peau. T'AS UN CORNICHON A LA PLACE DE LA QUEUE QUE TU ME FUIS COMME SI J'ETAIS TA FEMME ET QUE JE VENAIS DE DECOUVRIR QUE TU TE TAPAIS MA SOEUR???? VIENS LA SALOPE!  

    Les mots étaient fleuris. Pleins de bonnes intentions. On pouvait facilement y lire toute la délicatesse légendaire de la petite séductrice ainsi que son amour absolu de son prochain. Et, surtout, on pouvait y voir à quel point elle était agacé que celui qui lui devait autant d'argent tentait de nouveau de s'enfuir. Ce dernier, d'ailleurs, se retourna finalement pour observer la herse avant d'étirer un sourire moqueur.

    - Derrière toi, Violette!

    Comme appuyant les mots du peau-verte, une main vint rapidement attraper le petit bout de femme pour commencer à la maintenir face contre sol. Grognant, cette dernière chercha à se débattre mais la force de l'humain qui la plaquait était trop grande. Ah, et dire que dans d'autres circonstances elle aurait pu apprécier cela. Seulement, ce dernier semblait avoir des intentions bien moins intéressantes que ce que l'esprit obsédé de la gobeline pouvait imaginer. Passant une corde autour de son cou, le bougre commença à serrer dessus de toute ses forces. Sous la strangulation soudaine, les yeux de la jeune femme se révulsèrent tandis qu'elle ressentit la brûlure du coton tressé contre sa peau de jade. Si elle savait que la force ne ferait rien, la demoiselle commença à se contorsionner de nouveau, glissant cette fois comme une petite anguille sous le corps musclé du braconnier. Parvenant grâce à sa manœuvre à dégager l'un de ses bras, Violette - qui commençait à étouffer et sentir son esprit se vider - attrapa une pierre qui trainait pour la projeter avec précision sur la tempe du bougre. Le choc fut sourd, et le juron qu'il lâcha en titubant sur le côté dénonçait clairement sa volonté belliqueuse. Touchant son crâne, le malfrat remarqua le liquide carmin qui coulait depuis la plaie provoquée par le gremlin en face de lui qui se remettait peu à peu de son expérience bondage improvisé.

    - Sale petite peste!

    Sautant de nouveau sur elle, le malheureux n'avait plus qu'un but: finir ce que sa strangulation précédente avait tenté de réaliser. Seulement... Cette dernière venait de se relever, et tenait dans sa main de nouveau l'une de ses arbalètes. Dans un claquement aigue, le carreau quitta son encoche et fila rapidement dans la pièce, perforant le crâne du braconnier qui retomba mollement sur le sol sans vie. Sentant son coeur battre à tout rompre, Violette mit quelques instants à rationaliser ce qui venait de lui arriver; Haletante, elle posa ses mains sur ses genoux et se pencha en avant tandis qu'elle toussotait doucement. Elle avait laissé sa colère dominer et elle s'était mise en danger bêtement. Il fallait agir plus intelligemment. Savoir rebondir et se maîtriser, surtout, il fallait...

    Sa prise de conscience fut alors brisée par le violent fracas de la porte de la salle qui volait en éclat. Projetés et massacrés par deux gigantesques lancondas, les derniers personnages antipathique qui semblaient s'être opposés à Lardon venaient de traverser le faible mur qui séparait le petit bout de femme à l'hybride. Sentant son sang ne faire qu'un tour, la gobeline ignora la trace rouge au niveau de sa gorge et sautilla presque sur place d'excitation, montrant la herse derrière elle.

    - Il est parti par là ce gros con! Il faut le rattraper vite!

    En fait, certaines choses ne changeaient jamais.





    Sous le chapiteau, le cochon dort. [Lardon] BuL32eP

    " Bienvenue à la Foire de la Lune Rouge! De grands plaisirs et enchantements vous y attendent! "
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