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  • Lun 3 Juin - 17:19
    Vestoria sut parfaitement rebondir sur les dires de son ami. D'abord, elle sut jouer de pseudo-exigence vis-à-vis d'une tenue plus présentable vu qu'elle était de haute lignée. Altarus n'était pas noble de naissance, sa famille ne se positionnant pas vraiment comme telle, mais était assez ancienne au sein de Melorn pour mériter un certain respect de la part des grandes familles nobliautes elfiques. Bien qu'une branche des Aearon s'étaient installés à Kaizoku, versant un peu dans la piraterie, elle avait encore bonne réputation, bien que lui, un bâtard humain, se mêle à leur sang. Lui n'avait pas la pression familiale que subissait son amie, par son sang mêlé angélique.

    Bon, concernant sa tenue… Il voulut répliquer de manière plaisantine, que la jeune femme le devançant en aborder un point un peu... particulier. Altarus, au lieu de rougir au rappel qu'il n'avait aucune femme qui l'attendait dans un manoir ou dans une riche demeure, ou même à Kaizoku, porta silencieusement son verre de vin pétillant de Melorn, savourant une petite gorgée qui lui chatouilla déjà le palais. Ainsi, il n'aura pas à répondre et laissera la part belle à la jeune femme, même si elle avait parfaitement raison. C'est juste... que ce n'était pas dans ses priorités. Il était demi-elfe, il avait le temps pour lui, après tout, comparé à un simple humain.

    Il posa son verre.

    "Les familles comme la tienne ne prendront pas le risque de "bannir" un de leur membre, même pour des prétextes... de lignée. "

    Oui, il savait que certains nobles n'appréciaient pas les sangs-mêlés, estimant que cela corrompait le sang pur de leur race. Mais ils n'étaient pas des barbares, ni des animaux. Ils ne tuaient pas ce qu'ils estimaient être "sale". Certains toléraient les individus à moitié elfiques, à certains égards. Les demi-humains passaient encore... mais dans le cas de Vestoria, c'était une autre affaire.

    Il reprit une autre petite gorgée, le temps d'entendre la suite des dires de son amie. Il y avait effectivement une possibilité que son père opte pour un mariage avec une autre famille, loin de Melorn. Ainsi, il ne l'aurait plus dans les pattes, mais resterait dans les intérêts de sa lignée, sans se préoccuper plus que cela du sort de sa propre fille, qui n'avait pas choisi d'être demi-ange.

    "Tu ne dois rien à ta famille, même si actuellement, ils veillent aux finances de tes études actuelles. De la manière dont ils te traitent, tu auras tout à fait le droit de prendre une autre voie, même si cela ne sera pas aisé. "

    Elle n'aura pas les facilités que lui avait pu bénéficier.

    "Je te souhaite de réussir dans tes objectifs. Tu es douée, tu sauras te faire un nom au sein de tout le Sekaï"

    Il tut la suite de ses songes. Il ne voulait pas briser ses espoirs de se faire reconnaître comme un véritable membre de sa famille en essayant de prouver sa valeur. Ses proches étaient trop renfermés sur eux même pour accepter Vestoria comme une des leurs à part entière. Elle aura beau faire, pour lui, elle ne pourra que s'y approcher, sans jamais avoir la reconnaissance espérée de la part des siens.

    La suite de la soirée se fit plus joviale, plus amusante. Les deux amis s'échangèrent des anecdotes croustillantes comme amusantes. Altarus n'était guère bavard d'ordinaire, mais en la compagnie de Vestoria, il se relâchait plus aisément. Il y avait une confiance instaurée depuis plusieurs décennies qu'il n'avait pas avec son propre équipage. Plus que de l'amitié ? Peut-être ? L'alcool aidait aussi, dans cette partie de conversation, même si le demi-elfe veillait à ne pas vider son verre trop vite, pour ne pas trop s'enivrer. Puis vint le moment de quitter les lieux.

    Dehors, Altarus inspira longuement l'air frais. Cela soulagea cette sensation de chaleur qui montait à ses joues. L'alcool échauffait le sang. Il était bien, il devait le reconnaître. Demain, il n'aura même pas la gueule de bois. Durant leur marche, ils ne croisèrent personne. Et ce n'était pas plus mal. Puis, après avoir passé une petite ruelle, à l'éclairage un peu faiblard, la jeune femme reprit la parole. Aux deux mots qui sortirent en premier de la bouche de Vestoria, Altarus cessa presque de respirer, tellement la surprise était grande ?

    *Pardon ? *

    Sa pensée interrogative eut l'explication à cette soudaine affirmation. Son amie lui avait attrapé le bras, il croisa son regard. Elle était vraiment sérieuse. Plus encore, quand elle lui prit la main, le pressant avec une chaleur qu'il ne lui connaissait pas. L'alcool, peut-être ? Non, elle était sérieuse. Son visage était marqué par cette décision poussée par le désespoir de se retrouver à jamais dans une vie qui ne lui correspondait pas. Le jeune homme réfléchit quelques secondes et son autre main vint couvrir celle de la métisse angélique.

    "Vestoria, je...."

    C'était si soudain. Et puis, il ne pouvait pas réellement cacher qu'il l'appréciait. Savoir qu'elle endurait un total déni de son propre beau-père, de sa propre famille... Qu'elle ne sera qu'une simple marchandise pour la renommée de gens qui ne connaissaient pas le véritable cœur de Vestoria. Et s'il prenait cette voie, s'il acceptait de répondre à son attente ? Il sait qu'il y avait une forme d'engagement derrière.

    "L'appui des Amala m'importe peu. Si cela peut t'aider à t'apporter une voie d'avenir plus heureuse, pour enfin te libérer de ton beau-père. Alors oui, je lui demanderai ta main en personne. Mais prend le temps de réfléchir une fois bien reposée, Vestoria. Même si ce ne sera qu'un moyen pour te soutenir à ma manière, te permettre de t'échapper de la tyrannie familiale... qui sait ce qu'on tentera contre toi pour t'empêcher d'accomplir tes souhaits personnels. ".

    Il attendit quelques secondes avant de reprendre.

    "Si tu es toujours décidée à t'orienter sur ce chemin-là, il faudra me dire à quoi je dois m'attendre, et ce qu'on attend d'un prétendant en termes de dot, car nul doute qu'il y aura une. "

    On serait capable de lui demander l'impossible, juste pour contrecarrer les projets de son amie.
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    Sixte V. Amala
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  • Ven 14 Juin - 13:48
    Vestoria n’avait jamais envisagé de se marier, elle ne l’avait jamais souhaité non plus. Virkas le savait. Mais elle avait compris très tôt que son jour viendrait, non pas parce qu’elle changerait d’avis mais parce qu’il ne lui en laisserait pas le choix. La demi-sang, n’était à ses yeux qu’un poids pour sa famille et qu’y avait-il de plus à faire que de la marier avec l’espoir de la voir partir loin d’ici ? Pas grand chose. Mais là encore, son ascendance posait problème ; elle avait peut-être l’apparence d’un elfe mais ni dans son esprit, ni dans son âme elle n’en était une. Il l’avait su dès son plus jeune âge, dès qu’elle s’était montrée médiocre en magie, qu’elle s’était désintéressée de l’alchimie au profit des dagues et des bagarres avec ses frères aînés. Vestoria était la plus petite de sa fratrie, la plus mince également mais c’était sans nul doute celle qu’il avait le plus de mal à maîtriser. Ses sœurs étaient toutes tempérées et délicates, elles ravissaient leurs époux et étaient une véritable source de fierté pour Virkas et les Amala. Mais Vestoria elle… Était comme sa mère. Cette pensée lui donna la nausée. Elles avaient les mêmes cheveux blonds, le même caractère impétueux et irrévérencieux mais la fragilité que portait cette enfant était différente de celle de sa mère, c’était comme si elle avait appris à en tirer avantage. Contrairement à sa mère qui avait été d’une facilité déconcertante à châtier.

    - Alors comme ça, le bâtard Aearon souhaite t’épouser. Ca n’avait rien d’une question et son ton était volontairement glacial. Devant lui, bien droite sur une chaise avec le menton haut comme si elle le défiait de le lui faire baisser, se tenait sa belle-fille. Avec son visage aux traits ronds, à peine sortie de l’adolescence et ses yeux bleu-vert - ceux de sa mère encore-. Les sourcils sombre de Virkas convergèrent l’un vers l’autre. - Combien lui as-tu promis ? Il vit un nerf se contracter sur la mâchoire de la jeune femme.

    - Oui, répondit-elle poliment mais malgré ses efforts pour le dissimuler l’on sentait la sécheresse de ses paroles. - Je ne lui ai rien promis. Je… J’ai.

    - Il ne t'aime pas. Affirma Virkas tout en sondant les émotions qui se bousculaient sur le visage de Vestoria. Il fut surprit d’y lire de la résignation, elle savait qu’il ne s’agissait guère d’amour que de stratégie. Pourtant Altarus était venu lui demander sa main en personne et Virkas, pris de cours, avait eu du mal à dissimuler sa surprise. Evidemment, marier Vestoria était un projet qui prenait forme années après années mais il n’avait encore pu mettre la main sur le prétendant idéal : celui dont le prestige ne serait pas un déshonneur pour sa famille et qui voudrait bien d’un demi-sang au caractère détestable et bagarreur. Virkas s’était arraché les cheveux sur cette dernière question. Ses filles étaient si simples à modeler et à discipliner qu’elles avaient trouvé de bons époux avec une facilité déconcertante. Ses fils, également, avaient été aisé à marier quoique les empêcher d’engendrer des bâtards fut sans doute la tâche la plus ardue. Mais Vestoria, par les huit, était une vraie plaie et surtout, elle n’était pas sa fille. Elle était celle de sa mère et de cette créature maudite. Il ne l’aimait pas, ne l’avait jamais aimé et ne tenait pas à ce que cela change. Néanmoins, il se refusait à entacher son nom en la promettant à un mariage risible et sans valeur, elle était déjà une humiliation suffisante. Alors si une famille aussi honorable que les Aearon voulait de sa bâtarde aux ailes décharnés, ils pouvaient bien la lui prendre.

    - Asaël, son frère aîné, non plus n’aimait pas Varda lorsqu’ils se sont mariés.

    C’était vrai, Asaël avait consenti à épouser sa prétendante uniquement par devoir mais ce mariage avait finalement été couronné de succès puisque Varda avait mis au monde le premier petit-fils Amala moins d’une décennie après leur mariage.

    - Tu n’as pas tort. Je m’entretiendrais avec ton fiancé pour les modalités de ton mariage. Maintenant sors d’ici. Les yeux de Virkas, si sombre qu’on en distinguait à peine la pupille la jaugèrent une dernière fois alors qu’elle était en train de se lever et pendant un instant il eut l’impression que c’était sa propre épouse qui était en train de s’en aller.

    ***



    An - 150 | Melorn

    Vestoria était engoncée dans une robe dont le corset lui donnait l’impression d'étouffer. C’était néanmoins une très belle pièce faite de dentelles de Melorn, de détails brodés, de pierrerie et de finesse. Ses épaules étaient dégagées et ses cheveux relevés dans un chignon compliqué qui lui avait arraché une multitude de grimaces de douleur. Un voile opaque recouvrait son visage et en dessous, ceignant son front, le diadème en pierre d’amant de sa mère. Malgré le désamour de Virkas à son encontre, il n’avait pas lésiné sur les moyens pour son mariage et elle n’avait rien à envier à ses sœurs. L’une d’elles attendait d’ailleurs à ses côtés dans le vestibule où un tapis rouge passait sous la porte en face d’elle, à la manière d’un chemin tracé tout droit vers son destin.  

    - Arrête de marcher, tu me donnes le tournis. Pesta son aînée en lui lançant un regard désapprobateur.

    - Je ne suis plus très sûre d’avoir envie d’épouser qui que ce soit. Lui confia Vestoria.

    - C’est ton devoir de femme.

    - Et si je décidais de…

    - Évite de t’enfuir, papa ne le pardonnera pas. Tu as déjà été bien trop choyée.

    - Je n’ai pas…

    - Tu as été trop choyée. Ta naissance à été le début de notre déchéance à tous et pourtant tu respires encore. Alors je t'assure, tu as bien plus que ce que tu mérites.

    Vestoria se tut. Si certains de ses frères et sœurs ne lui tenaient pas rigueur de la mort de leur mère, ce n’était pas le cas de tous et elle devina que la présence de celle-ci était exactement ce qu’avait voulu Virkas. Il était certain que sa fille l’empêcherait de s’en aller au contraire d’Asaël ou Célébrian qui auraient pu être tentés de lui offrir un échappatoire.

    - Ah. Murmura son aîné lorsque, de l’autre côté de la porte, les notes de musiques moururent pour entamer une autre mélodie qui fit louper un battement au cœur de Vestoria. - Tiens. Elle lui lança presque un bouquet de fleurs bleues, réajusta d’un mouvement sec le voile sur son visage. - Je serais derrière la porte, si tu t’avises de renoncer… Un sourire malsain étira les lèvres joliment dessinées de sa sœur. - Ne t’avises pas de le faire. Sinon je te ferai regretter d'avoir voulu échapper à ce mariage moi-même. Vestoria déglutit péniblement et vint se placer devant les portes.

    Grandes, gravées d’entrelacs et d’arabesques dont elle n’arrivait pas à saisir les histoires, les portes de la cathédrale de Melorn lui semblaient infranchissables. Elle n’avait qu’une envie, soulever ses jupes et fuir aussi loin qu’elle le pourrait de cette maudite cité, de ce mariage et de sa famille. Mais elle savait ce qui l’attendait au-delà, un mariage dont elle ne voulait certes pas mais un ami aussi, qui avait consenti à lui sacrifier sa liberté au profit de la sienne. Malgré ses inquiétudes, elle savait qu’il valait mieux que ce soit Altarus, son ami, qui obtienne d’elle ce qu’un époux était en droit de réclamer plutôt qu’un inconnu qui la forcerait à devenir l’épouse serviable qu’on attendait d’elle. Altarus au moins la comprenait et l’appréciait, tout espoir n’était pas vain. Alors lorsque le crescendo fit vibrer l’air et que les portes s’ouvrirent sur elle, elle avança les épaules droites et le menton haut, vers l’avenir inéluctable auquel elle avait été promise.
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    Altarus Aearon
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  • Ven 28 Juin - 22:21
    Altarus se retenait de tirer le col qui le démangeait. Ça grattait même. D'ordinaire, il n'avait aucun souci à porter des tenues adaptées pour les circonstances très... particulières. La cérémonie d'aujourd'hui en était même une qu'il n'aurait jamais cru devoir "subir" en personne, en étant même un des deux acteurs mis en avant. Mais là, ce qui entourait... non, ce qui enserrait son cou le collait comme une seconde peau. Le maître-couturier avait donc été contraint de se surpasser, y passant quelques nuits d'ailleurs. Et tout avait été fait sur mesure. Il avait cousu de ses propres mains chaque pièce vestimentaire pour que le demi-elfe soit le plus resplendissant possible, et ce, malgré les fortes exigences de celui-ci. Le jeune capitaine avait tenu à garder sa sobriété habituelle et la couleur qui était sienne depuis bien des années, à savoir le sombre, le noir... l'obscurité. Ainsi, échappait-il aux couleurs trop vives ou trop colorées à son goût, et ce, au grand dam de ses proches vivant à Melorn.

    Pour cette journée unique, la veste, d'un noir profond aux reflets mats, était ajustée presque à la perfection et s'évasait légèrement vers le bas, évoquant la noblesse de sa moitié elfique. Les épaules légèrement structurées et les coutures discrètes perfectionnaient l'ensemble. De délicats entrelacs brodés en fil d'argent, rappelant les vagues de la mer, ornaient avec une belle simplicité les manches et le bas de la veste. Le pantalon, assorti à la veste, descendait droit et ajusté. Une bande de satin noire entourait chaque pan du pantalon à mi-mollet pour offrir une petite transition avec le cuir noir des bottes lustrées. Une bande argentée qui descendait sur leur bord extérieur donnait l'impression de contempler une petite gravure d'une longue et fine cascade de montagne.

    En somme, Altarus était splendide. Comme jamais il ne l'avait été auparavant. Et aujourd'hui, il se sentait très mal à l'aise. Pour qui le connaîtrait, cela se verrait à son visage serré par un stress tout à fait classique pour des hommes en âge de prendre femme. Donc, il n'y avait pas que ce col serré dans cette histoire : il se mariait.

    Il avait accepté d'aider Vestoria en la "demandant" en mariage, réussissant à négocier tant bien que mal avec les bien-pensants de sa famille que le beau-père acariâtre de la demi-angélique. Les Aearon étaient une vieille lignée elfique, qui demeurait discrète malgré ses bonnes positions sociales. Ils étaient un peu plus ouverts que la famille de Vestoria pour ce qui était des demi-sangs, mais visaient avant tout leurs intérêts. Quelle famille de bonne réputation ne faisait pas cela ? Heureusement, Altarus avait trouvé ce qui convenait aux deux parties et maintenant, il était là, attendant la venue de sa "promise". Il appréciait profondément la jeune femme. Leur première rencontre avait été... percutante. Il eut envie de sourire à ce souvenir pour la peine. Mais la tension croissante n'aidait en rien à paraître serein. Et puis, il y avait tous ces invités présents, qui patientaient en murmurant, en ragotant. Il n'y prêta pas attention, se concentrant sur les décorations qui embellissaient les lieux comme elles embaumaient. Celle ou celui qui avait contribué à cela avait réussi, avec une extraordinaire prouesse, avec un peu de magie sans nul doute, englobant le minéral de la salle en quelque chose d'un poil plus sauvage, d'une nature à moitié domptée... À croire que la nature en personne avait conçu avec amour et patience chaque colonnade fleurissante de plantes verdoyantes, aux larges feuilles gris-bleutées couronnées ici et là de grandes fleurs à la blancheur fragile. Ces couleurs dominaient la teinte crémeuse du marbre des murs. La voûte elle-même était faite des mêmes lianes fleuries, s'entrelassant, s'enroulant... comme pour marquer l'union entre la terre, la mer et le ciel.

    Il porta doucement son attention sur le vieil elfe qui patientait dignement pour l'arrivée de la jeune métisse à marier. Quand les premières notes de flûte s'élevèrent en de douces mélodies, Altarus manqua de sursauter et pivota en direction de la porte qui s'ouvrait pour laisser apparaître la personne tant attendue. Il fut surpris de l'emballement de son cœur dans sa poitrine. Et cette sueur froide soudaine entre ses omoplates, elle n'avait pas lieu d'être normalement. Elle était une amie. Une amie proche certes, mais une amie qu'il appréciait en toute amitié sincère. Alors pourquoi se sentait-il si mal ?
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  • Dim 7 Juil - 19:35
    Vestoria avait le cœur au bord des lèvres lorsque les grandes portes s’ouvrirent en un grincement sinistre. Dans son dos, sa soeur était comme une dague dont on aurait enfoncé la pointe entre ses reins pour la forcer à avancer, elle ne pouvait plus faire demi tour sans se couvrir de honte, ni sans encourir le courroux aussi bien de sa soeur, que de sa famille mais aussi de sa belle famille. Sa salive s’épaissit et elle déglutit bruyamment alors que l’intérieur de la cathédrale était si grand qu’elle eut l’impression que les titans en personne s’étaient penchés pour la regarder avancer. Tous les regards avaient d’ailleurs converger dans sa direction, scrutateurs, jugeants, mauvais et quelques rares, heureux. Asaël qui était au plus prêt de l’autel eut un bref mouvement de tête, quelque chose qui voulait dire : “avance bon sang !”. A cet instant, Vestoria regretta qu’il ne l’ait pas accompagné. Elle aurait voulu s’accrocher à son avant bras pour se soutenir aussi longtemps que possible, pour aider ses jambes de coton à la porter jusqu’à son futur époux. Mais elle était seule, personne n’avait voulu se dévouer. Ni Virkas, ni Célébrian, ni Asaël, ni aucun de leurs frères et sœurs. Vestoria avait alors compris une chose qu’elle savait pourtant depuis longtemps : elle resterait toujours l’enfant de la disgrâce, celui dont la naissance les avaient privés de leur mère. Peu importe qu’elle eut été un bébé, qu’elle n’ait rien demandé à personne, son visage était associé à une douleur si profonde chez eux que même les siècles n’avaient pu les guérir complètement. Même si certains membres de sa famille la traitaient correctement, presque avec affection, elle resterait toujours à l'illégitime. A cette pensée, la jeune elfe releva le menton et son regard les défia tous.

    Altarus était beau. Plus qu’elle ne l’avait jamais vu. D’aussi loin qu’elle se trouvait, elle pouvait deviner la finesse du tissu autant que sa qualité et la manière dont il enserrait la courbe de son dos musclé était délicieuse. La couleur de ses vêtements était sombre. C’était à se demander s’il n’assistait pas à son propre enterrement. Peut-être était-ce le cas, après tout il venait de se sacrifier par égard pour elle, uniquement parce qu’elle lui avait demandé. Petite égoïste qu’elle était, capable d’enfermer son ami le plus cher dans un cage dorée qui le rendrait sans nul doute malheureux, uniquement par peur d’être seule. Vestoria le savait et parfois cela lui faisait perdre le sommeil mais elle avait plus peur encore de cet inconnu à qui l’on aurait offert son corps, sa dot, son existence et ses plus belles années.

    Ses yeux azurin se rivèrent sur ceux du pirate et elle se concentra uniquement sur lui, réduisant son monde aux deux saphirs d’un bleu si profond qu’il lui rappelait les eaux du large. Bientôt, elle n’entendit plus les notes de musique qui continuaient de jouer pour combler son immobilité, ni les chuchotis qui s’étaient élevés tout autour deux,  elle ne vit plus Asaël qui lui lançaient des regards moitié furieux moitié inquiet, Virkas qui jetait des regards à sa sœur dans son dos pour la forcer à avancer. Elle ne voyait plus que lui : sa planche de salut au milieu de la tempête. Enfin, elle avança et la cathédrale elle-même sembla pousser un soupir de soulagement.

    Contrairement à l’attente qui avait précédé son cheminement, la traversée passa en un éclair. Avant même de s’en rendre compte Vestoria était en train de grimper les marches qui la menaient au nouveau chapitre de sa longue existence. Son voile traînait derrière elle comme un linceul près à l’accueillir, il lui semblait aussi lourd qu’un cadavre mais elle ne cessa d’avancer jusqu’à ce que la main d’Altarus ne s’empare de la sienne, presque timidement. Là, remarqua-t-elle, elle tremblait des pieds à la tête. Ses doigts serrèrent ceux de son promis et son regard exprima tout son désarroi. “Je suis désolée” eut-elle envie de lui dire. “Tu devrais t’enfuir tant que tu le peux encore”. Aurait-elle ajouté. “Ils trouveront quelqu’un d’autre pour moi et je saurai m’en accommoder, file tant que tu le peux. Ils ne te forceront pas à épouser quelqu’un tout de suite, tu as le temps de faire un mariage d’amour”. Mais elle était incapable de prononcer le moindre mot. Elle était bien trop égoïste pour cela. Alors elle ne fit rien d’autre que de s’accrocher à lui comme si sa vie en dépendait et d’une certaine façon c’était le cas.

    L’office dura une éternité durant laquelle ses yeux ne cessèrent d’accrocher le visage d’Altarus, exactement comme ses mains qui restèrent agripper aux siennes avec tant de force que ses phalanges étaient blanches comme neige. Ce ne fut que lorsqu’il dû les lâcher pour relever son voile et révéler son visage qu’elle consentit à le libérer. L’homme des divins se tourna vers elle et Vestoria sut exactement ce qu’elle avait à faire.

    - Sous le regard des huit, moi, Vestoria Amala, lie mon âme à la tienne. Aujourd’hui je te promets… Sa voix se brisa, ses mâchoires se contractèrent et elle manqua de broyer le bouquet qu’elle n’avait pas lâché de sa main qui ne tenait pas celle d’Altarus. - Aujourd’hui, je te promets mon éternelle fidélité et mon respect le plus profond. Ses yeux balayèrent pour la première fois l’assemblée, s’assurant que son beau-père était satisfait puis elle accrocha à nouveau les yeux du pirate et prononça des vœux qui n’étaient adressés qu’à lui. - Je jure de protéger tes rêves autant que ta liberté, Altarus. Hélas, Vestoria était jeune. Elle ne savait pas encore à quel point cette petite promesse serait difficile à tenir.
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