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    Cendres ᚠ ᛊ ᚢ ᛟ ᚪ ᛊ ᛥ ᛉ
    Relevez-vous, peuple des cendres ! Les Titans existent, la guerre d'il y a 5000 ans résonne davantage dans vos cœurs depuis que ces immortels sont revenus revendiquer leurs droits. La victoire vous est une nouvelle fois acquise, mais à quel prix ? Suite à cette nouvelle guerre plus violente et mortelle que toutes les précédentes, il en va de votre responsabilité de vous accrocher à la vie et de rebâtir sur les ruines. Vers un nouveau futur encore incertain.

    Shoumei, autrefois membre des trois grandes nations régnant sur les terres des cendres et capitale de la religion diviniste, a payé le tribut ultime pour offrir la victoire aux vivants. Désormais, son peuple se retrouve égaré, dispersé. Privés de leur nation, de leurs foyers, les shoumeiens tentent tant bien que mal de retrouver un semblant de paix, mais la tâche est ardue. Le Reike, nation guerrière en proie à une lutte intestine contre le dirigeant s’étant imposé dans un sillage de sang, ainsi que la République, nation de l’ordre et des lois, ont tous les deux beaucoup à gagner avec ces nouveaux territoires à revendiquer. Choisiront-ils la voie de l’alliance et tendront-ils la main aux shoumeiens ? Où feront-ils passer leur peuple avant le reste des cendres ? Seul le futur écrira l'histoire de ces deux nations que tout oppose depuis des temps immémoriaux. Enterrer ou reluire la hache de guerre pour les combats à venir.

    Quoi qu’il en sera, peuple des cendres. C’est à vous de faire pencher la balance. Battez-vous pour le futur que vous chérissez. Entamez votre ultime chant du cygne, et brisez une bonne fois pour toutes ce cycle incessant de guerres contre les titans, ou tentez de poursuivre ce dernier selon vos convictions. Il ne tient qu’à vous d’offrir au monde des cendres la paix qui lui est due ou de le plonger à jamais dans les flammes…
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    Citoyen de La République
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    Athénaïs de Noirvitrail
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  • Jeu 3 Nov - 1:08
    _________________________________________


    La nomade sous le toit

    _________________________________________


    L’atelier de mademoiselle de Noirvitrail était situé dans la partie la plus isolée du manoir de la famille, dans l’une des ailes qui avait autrefois abrité une branche éloignée du clan. C’était dans cet endroit désaffecté, à l’abri des regards indiscrets – et surtout ceux des branches mineures du clan – qu’elle avait installé son atelier de travail. Fermé à clef et soigneusement défendu par des enchantements de protection, aucun Noirvitrail n’osait y pénétrer sans son accord. C’était probablement le seul espace au monde dans lequel elle pouvait être elle-même. Le seul endroit dans lequel aucun Noirvitrail ne pouvait l’atteindre.

    Son atelier était un assemblage de grandes et de petites pièces regroupées en une grappe plus ou moins organique formant un labyrinthe étrange. Il s’agissait d’un espace au sein du manoir qui avait été créé par l’agrégation des pièces des différentes familles depuis que les Noirvitrail avaient mis le pied à Justice. Petit à petit, l’extension de ce qui était désormais le manoir des Noirvitrail avait permis l’apparition d’ailes à l’architecture hybride, fruit des expérimentations progressives d’un peuple qui tentait de préserver sa culture au sein des terres républicaines, puis, de générations en générations, s’était acculturé à la civilisation qui l’avait accueilli.

    Athénaïs aimait cet endroit. Il lui ressemblait, du moins, après quelques ajustements ça-et-là. Il était devenu, après des années de travail, un petit cocon douillet plein de matériel et de créations diverses et variées. Tout ce qu’Athénaïs possédait se trouvait dans ce sanctuaire à plusieurs niveaux et aux pièces disparates : des tonneaux remplis de flèches à son plan de travail, en passant par sa forge, ses râteliers, ou même son lit. La grande majorité de ce qu’elle pouvait invoquer se trouvait entre ces murs, soigneusement rangés dans des casiers, organisés sur les étagères ou suspendus à des filets. La demoiselle mettait un point d’honneur à ce que le lieu, bien que fourmillant de petites curiosités, reste agréable à vivre et soit à l’image de son esprit : un temple de sérénité.

    Enfin, ça, c’était sans compter ses sœurs et leur fâcheuse tendance à tout réorganiser derrière elle.

    Six sœurs jumelles … Six tempêtes dans sa vie et pourtant, elle ne pouvait imaginer son existence sans elles.

    Il y avait tout d’abord Eulalie, la courageuse et volontaire. Elle était la première à foncer dans les ennuis et n’avait jamais hésité à faire entendre sa voix face aux injustices. Des six sœurs, elle était la plus téméraire et c’était tout naturellement que le ruban rouge lui était revenu, à l’image de son esprit enflammé. Venait ensuite Augusta, logique, raisonnée et appliquée ; celle qui était capable de tempérer les ardeurs de son ainée. Augusta était peu loquace, mais souriante et aimable, préférant passer sa journée dans les livres et les manuscrits. Des six, elle était la plus érudite et portait avec élégance le ruban vert. Venait Chrysabelle, l’artiste. Probablement la plus douée et la plus inventive de toutes, mais fière comme pas deux et ne supportant pas de perdre son temps en bavardages. Elle portait le ruban violet, comme preuve de sa virtuosité, mais aussi de son caractère changeant. Des six, Nicée était de loin la plus timide. Douce comme un nuage de lait, mais angoissée comme jamais à l’idée d’interagir avec des gens, elle était une petite boule de bonheur dans la vie d’Athénaïs. Elle était de loin la plus douée pour les tâches requérant de la patience et de la délicatesse, quand sa sœur ainée était plutôt dans le jaillissement et l’instant de génie. Elle portait le ruban cyan, preuve de sa douceur et de son tempérament délicat. Venait ensuite Myrthelle, qui a elle seule était un poème. Joueuse, pétillante et incontrôlable, elle était ce grain de folie et d’humour qui égayait les longues soirées d’étude et de travail. Peu portée sur les choses trop sérieuses, elle était clairement la plus douée pour se faire un tas d’amis. Myrthelle portait le ruban orange, eut égard à son tempérament enjoué et tenant plus d’un rayon de soleil dans la vie des gens. Enfin, restait Théodora, qui par sa personnalité, était capable de canaliser les énergies dispersées des sœurs. Fine psychologue, elle connaissait parfaitement ses sœurs et savait les mener par le bout du nez pour les faire avancer dans la bonne direction. De toute, elle avait l’âme d’une commandante et savait parfaitement tenir sous la pression grâce à son attitude affable et mesurée.

    Six sœurs … toutes différentes. Et pourtant, si semblables à l’originale …

    Lorsque Athénaïs ouvrit la clef de son sanctuaire, c’était peut être … la troisième fois au cours de son existence qu’elle ouvrait la porte de son atelier à une étrangère. La pièce principale sentait bon l’encens au bois de santal, signe qu’Augusta était passée par là il n’y a pas longtemps. La nomade – Parwan – était sur ses talons, l’ayant patiemment suivie jusqu’à chez elle. Durant tout le trajet, la magicienne n’avait que peu parlé. Son esprit était préoccupé, focalisé sur le fait d’imaginer les multiples scénarios qui pouvaient se dérouler une fois la nomade dans son atelier. Qu’en penseraient ses sœurs ? Etaient-elles présentes ? Et si elles lui faisaient mauvais accueil ? Et si la nomade n’aimait pas ses sœurs ? Et si elle posait des questions sur leur nature véritable ? Les questions s’amoncelaient et se bousculaient dans sa tête si bien qu’elle arriva à la conclusion qu’il valait mieux, tout simplement, que ses sœurs ne soient pas là.

    Oui … tout simplement …

    « Bienvenue chez moi, Palouane Sahriki. dit-elle dans un sourire. Mettez-vous à l’aise, je vais nous préparer du thé. »

    Elle n’en avait pas l’air comme cela, mais Athénaïs de Noirvitrail, fière représentante du clan Noirvitrail … cherchait à gagner du temps. Oh, pas grand-chose. Juste le temps de s’assurer que ses sœurs ne trainaient pas dans le coin. La dernière des choses dont elle avait envie, c’était bien de les avoir dans les pattes. Bien entendu, elle les aimait, de tout son cœur … mais pour une fois, elle avait une invitée rien qu’à elle et elle ne se sentait pas l’envie de la partager et …

    *Bonk*

    Il y eut un bruit de casserole tombant sur le sol. La jeune femme sursauta et s’enfuit vers la cuisine de l’atelier, en agitant les bras et en parlant d’un air prit entre la panique et la panique. Par les étoiles, pourvu que …

    « Oh la la ! Par les étoiles, tout est mal rangé ici. Désolée, je vais arranger ça. Ne bougez pas, c’est probablement un plat qui était en équilibre et qui est … hum … tombé. Probablement ! Assurément ! Indubitablement ! Ne bougez pas, laissez-moi faire. Mettez-vous … à l’aise. Touchez à tout et … non, non, ne touchez à rien. Enfin … non ! Pas à rien. Touchez si vous le souhaitez, mais pas trop. Enfin. Faites comme vous voulez et … non, désolée, je ne veux pas vous obliger à quoi que ce soit et … aaaaaaah ! Je reviens ! »

    La fière et composée héritière des Noirvitrail s’enfuit vers la cuisine improvisée de son atelier, au fond de son labyrinthe. Traversant les espaces, gravissant les marches et tournant au moins trois fois, elle finit par trouver la cuisine et …

    Ses sœurs …

    Myrthelle et Chrysabelle, se battant pour une part de tarte. Augusta et Nicée, tentant désespérément de tenir à bout de bras une pile de casseroles à moitié en train de s’effondrer. Augusta et Théodora, les bras chargés de couverts de cuisine.

    « Mais qu’est-ce que … ! »s’exclama-t-elle.

    Elle n’eut cependant pas le temps de poser la moindre question qu’Augusta laissa tomber de ses bras les couverts, qui se répandirent sur le sol dans des cliquetis sonores et assourdissants. Les bruits furent à peine couverts par le chambardement sonore des casseroles qui se renversèrent au même instant. Les sœurs émirent des cris de panique étouffés. Athénaïs paniqua. Tout le monde paniqua et s’agita dans tous les sens, dans un ballet muet !

    Un véritable cauchemar en cuisine.



    [Flashback] La nomade sous le toit [Parwan] Signat12
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    Parwan Sahriki
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  • Ven 18 Nov - 16:09
    Parwan ne discute pas davantage en remontant les rues vers la demeure Noirvitrail.

    Silence n’était pas absence d’échange. Il permettait de déceler les forces invisibles qui habitaient le monde.

    Alors qu’elle marche, en effet, Parwan voit la curiosité d’Azher irradier son esprit plus fort que jamais auparavant. A travers elle, son défunt mari comble ce besoin inassouvi de visiter la République. Mais Parwan sent ce regard pourtant bienveillant agripper son âme, comme une intense volonté de réincarnation. Il voudrait si fort être présent, physiquement. Ce sont comme des ongles qui s’enfoncent en vain dans l’essence de son esprit.
    La Sahriki doit poser une main sur sa poitrine pour calmer son cœur qui accélère.

    Vois ce que je vois, Azher. Sens ce que je sens. Apaise-toi, nous sommes liés pour toujours. Je te le promet.

    Le serment renouvelé suffit à alléger son esprit du regard de l’étoile. Les paroles d’une Sahriki étaient puissantes, car elles portaient le poids de la vérité.

    Leurs pas s’arrêtent devant une demeure remarquable. Parwan lève le nez vers les hauteurs de la façade, déconcertée par l’étendue du bâtiment. Elle croit se rappeler que le « de » avant Noirvitrail est un symbole de richesse, ici.  Athénaïs était une femme de bien ? Ça alors…
    Parwan se redresse consciencieusement au bruit du verrou dans la porte.
    L’instant était solennel, entrer en invitée dans la demeure d’un sédentaire, dans sa tente permanente, c’était un honneur.

    Elle avait, bien sûr, déjà vécu dans une maison, celle de sa famille puis de son second époux, toutes deux des retraites estivales dans un village de montagne.
    Mais une maison Sahriki tenait dans un rectangle de briques crues, d’espaces définis par des tapis et des panneaux amovibles. Les chèvres allaient et venaient à loisir à travers les entrées en toile et seules les demeures les plus dignes possédaient une porte en bois. Même la demeure du patriarche se traversait en moins de dix pas.
    Rien à voir avec le manoir Noirvitrail.

    L’influence de la Lune s’estompe alors qu’elle franchit le perron  et qu’elle se dérobe au regard des étoiles.

    Les couloirs sont déserts sur leur chemin. Alors qu’elle parcoure les espaces sobrement meublés du manoir, elle se demande distraitement combien de têtes de bétails vaudrait une  dot  comme celle d’Athénaïs.
    Parwan évolue dans une maison comme on se déplace dans une grotte : Consciencieusement, les yeux souvent au plafond, examinant le dessus des linteaux de porte qu’elle traverse comme s’ils pouvaient cacher un péril inconnu.
    C’est de ne pas entendre les bruits du dehors qui était le plus frappant. Même dans les cités Reikoises, il était rare d’apposer du verre à ses fenêtres. Tout cela, tous ces murs, ces plafonds offraient un paysage sonore inhabituel à ses oreilles, faisant ressortir le *tok* rythmique de son bâton kerikh contre le sol.

    Elles entrent dans le domaine d’Athénaïs. Parwan peut le ressentir, le sentir, ce soudain changement d’atmosphère et d’odeur dans l’espace qu’elle pénètre. Tous ces dessins aux murs, ces étagères pleines d’outils, ces maquettes, ces filets au plafond…
    Un confort diffus l’envahit. Les quartiers d’Athénaïs infusent dans son cœur un sentiment d’aise.

    « Bienvenue chez moi, Palouane Sahriki. Mettez-vous à l’aise, je vais nous préparer du thé. »

    « Soit bénie, ma soeur, c’est très beau chez toi, très grand ! Merci ! » répond Parwan, tout sourire.

    Elle tient son kerikh à deux mains, embouteillant toute effusion de reconnaissance qui pourrait passer pour inconvenante. Elle veut se montrer digne de l’honneur qui lui est fait.
    Les deux pigeons qui pendaient plus tôt à l’extrémité de son bâton s’étaient mystérieusement volatilisés.

    Quand soudain : *bonk*

    Le bruit de casserole interpelle Parwan avec la même force qu’Athénaïs. Mais celle-ci fronce les sourcils et tourne la tête comme le général Bruss Weyn à la vue du Bahat Signal. On ne plaisante pas avec la cuisine !

    Mais Athénaïs se confond en excuses et part s’en charger. Parwan hoche la tête avec circonspection mais fermeté. Ses instructions manquaient de clarté, mais au moins elle se chargeait du plus important.

    Elle compatissait. Une cuisine en désordre était une vraie source d’embarras pour une femme mariée.

    Une fois la jeune femme disparue, Parwan décide qu’elle toucherait tout ce qu’elle comprenait. Et vu que la pièce où elle se tenait était jonchée de mystères, elle ne toucherait à rien. Quant à se mettre à l’aise…

    La Sahriki observe autour d’elle et pince son index entre ses lèvres, la mine grave. C’était l’occasion d'ôter son voile et ses bottes. Elle était bien masquée au regard des Astres, comme le voulait la règle...
    Mais si l’époux d’Athénaïs ou un autre homme survenait ? Rien dans cet endroit n’indiquait qu’il était réservé aux femmes. Pas question de passer pour une personne de moeurs légères, même auprès d’un étranger.

    Quand soudain, une apocalypse domestique se déchaine à quelques pièces de là ! Des casseroles encore ! Quelqu’un doit faire quelque chose !
    Parwan s’approche en hâte de la porte où elle avait vu Athénaïs disparaitre mais ne quitte pas la pièce. Elle lui avait bien instruit deux fois de ne pas bouger. Alors Parwan reste là. Agrippée au montant, elle choisit de demander :

    « Athénaïs, Tu es consciente ?! Est-ce que… Je peux t’aider si tu veux ! Je sais servir le thé ?»

    Son ton instable trahit sa bougeotte interne. Parwan voulait vraiment aider. La simple idée d’une cuisine en péril alarmait tous ses sens. Au risque de le répéter, on ne plaisantait pas avec la cuisine ! Si elle n'entendait pas de réponse dans les trois secondes, elle interviendrait malgré tout !


    - Parwan parle Shierak qiya en italique et Commun en bold color=#ffcc00 -
    [Flashback] La nomade sous le toit [Parwan] N5r423
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  • Dim 27 Nov - 23:52
    Les sœurs tournèrent immédiatement leurs yeux médusés vers Athénaïs. Un immense sourire illumina le visage déjà recouvert de tarte à la myrtille de la sœur au ruban orange.

    Oh toi …

    Athénaïs tenta de reculer et d’appeler à l’aide, mais les sœurs agirent comme une seule et même entité. Saisissant la jeune femme par les bras et l’emmenant séance tenante au fond de la cuisine, elles la bâillonnèrent avec un torchon de grosse toile et la saucissonnèrent comme un jambon. Manu militari, elles flanquèrent l’originale dans le vieux placard à balais et refermèrent la porte d’un coup sec, cassant au passage quelques ustensiles de fortune. Chrysabelle bloqua la porte avec une table d’appoint en acajou et s’assit dessus. Immédiatement, elle sortit d’un vieux pot de terre six baguettes de bois de tailles diverses, qu’elle tendit aux sœurs.

    Chacune d’entre elles tira le plus vite possible une des baguettes tandis que Myrthelle répondait à l’étrange voix au fond de l’atelier. Pendant ce temps, les sœurs étaient assaillies de phrases assassines par le biais du lien télépathique qui existait entre elles et l’originale. Rapidement, elles coupèrent la communication avec Athénaïs.

    « Tout va bien ! Ne vous inquiétez pas mademoiselle ! Je m’occupe de tout ! » cria-t-elle à l’autre bout de l’atelier.

    Six baguettes … une chance sur six. Au milieu du chaos régnant dans la cuisine, chaque sœur tira une baguette. Ce fut Nicée qui tira la plus petite … laissant comme un flottement dans l’air. Les autres sœurs se regardèrent, avec un air … concerné, tandis que la jeune fille se mettait à contempler le bout de ses ballerines, en bredouillant maladroitement. Chrysabelle descendit de la table et posa ses deux mains sur les épaules de la plus timide des sœurs en soupirant. Eulalie se pinça les lèvres. Myrthelle avala un morceau de tarte.

    « Ma chère sœur … C’est à toi de jouer.déclara-t-elle sans grande conviction sur les capacités sociales Nicée. Ne nous déçois pas. »

    Elle souhaita rajouter une remarque acerbe, mais sentit qu’à la mine déconfite de sa petite sœur, il n’était pas nécessaire de lui donner une pelle pour faciliter le trou qu’elle était en train de se creuser. Nicée était timide, anxieuse et ne regardait jamais les gens dans les yeux. Il n’en restait pas moins qu’elle était la plus douce des sœurs et une véritable petite touche de chantilly.

    Théodora et Augusta poussèrent Nicée en-dehors de la cuisine en lui murmurant des paroles rassurantes avant de fermer la porte. La jeune fille se retrouva dans le couloir, avec un plateau de thé et des biscuits, complètement terrorisée à l’idée d’avoir une interaction sociale avec une inconnue pour … pour faire quoi exactement ? Soudain, le lien télépathique entre les sœurs et Nicée s’activa et la jeune fille put obtenir de précieux renseignements sur ce qu’il fallait exactement faire. Cela tenait en quelques questions : Qui était cette invitée ? Etait-elle gentille ? Où Athénaïs l’avait-elle rencontrée ? … et tant d’autres questions qui arrivaient au compte-goutte dans l’esprit de la timide Nicée tandis que ses sœurs rangeaient discrètement la cuisine et surveillaient l’originale dans son placard.

    Incertaine de la marche à suivre et totalement terrorisée, la jeune fille se rendit à pas feutrés vers la pièce principale. C’est là qu’elle vit pour la première fois la nomade. Elle trembla, ne sachant pas quoi dire à cet instant précis, la théière tremblant sur le plateau de bois. Elle ne sut dire pourquoi à cet instant, mais son cœur loupa un demi-battement.

    « Ce …. Ce … ce n’est rien … Je … J’ai … préparé le thé. bredouilla-t-elle en évitant soigneusement le regard de la nomade.

    Passant devant elle à toute vitesse, elle alla poser le plateau de thé sur une petite table circulaire en bois autour de laquelle étaient disposés de moelleux coussins dans une alcôve. Ne sachant trop quoi faire, elle resta debout, à gigoter quelques instants sur place, avant de s’assoir maladroitement, tremblante. C’est alors qu’elle remarqua que dans sa main se trouvait un petit papier avec les questions qu’elle devait poser : un pense-bête d’Augusta. Mais quand allait-elle bien pouvoir poser ces questions ? Devait-elle le faire avant le thé ? Pendant le thé ? Après le thé ? Pourquoi ces instructions étaient aussi peu claires ?! Elle massa son bras gauche et jeta des regards inquiets sur la théière dont le fumet délicat emplissait l’air.

    Prenant son courage à deux mains, elle émit un petit couinement et se massa les joues avant de secouer sa chevelure au ruban cyan. Il fallait qu’elle se ressaisisse avant de paraître suspecte !

    « V-venez … Asseyez-vous … je … je vais servir le … le thé … »

    Si Myrthelle avait été capable de rougir, elle aurait donné à voir le visage d’une tomate cramoisie en cet instant. La nomade semblait sévère … allait-elle la gronder ? Elle sentait si bon. Ce devait être une bonne personne dans le fond. Si ça n’avait pas été le cas, Athénaïs ne l’aurait jamais amené ici. Non ?

    Pas rassurée pour autant, elle versa le breuvage dans deux tasses et se mit à triturer machinalement le pan de sa robe or et azur.


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  • Hier à 13:53
    Un nouveau fracas étouffé s’échappe des profondeurs de l’atelier et Parwan doit se crisper toute entière, au risque d’arracher le montant de porte auquel elle se tenait, pour ne pas bondir à la rescousse.

    Heureusement, la voix familière lui répond avec assurance que la situation est maîtrisée, mettant fin à cette angoisse intenable. Mademoiselle ? La nomade relâche sa prise et pousse un grand soupir. Elle s’ébroue afin de reprendre contenance et s’éloigne un peu.

    « Je n’en sais rien et je n’ai rien à savoir, je n’en sais rien et je n’ai rien à savoir … » répète-t-elle. Un mantra que sa mère Merhya lui avait fait intégrer durant son enfance trop pleine de curiosité.

    Pour guérir sa bougeotte coupable, qu’elle-même trouve indigne de quelqu’un de son âge, Parwan se rend au centre de la pièce et s’assied sur ses talons.

    « Voilà qui est mieux. Assied-toi, femme.» déclare Parwan intérieurement, se fendant d’un petit sourire satisfait, petite montagne qu’elle était au milieu de la pièce.

    Votre corps est un outil au service des vôtres et de votre époux. Mais plus que tout, c’est la coquille, don de Shekh Tout Puissant, que l’Astre absolu façonna pour vous. Entretenez-le, de crainte de l’offenser. Gardez le sain, de crainte de provoquer son ire. Soyez en maîtresses, et peut-être il vous sourira.

    Ainsi parlaient les matriarches Sahrikis en leur maison, Okra Krista.

    Parwan était maîtresse de son corps. Replié au sol comme maintenant, ses muscles se détendaient dans ses jambes et dans ses bras, prêts à méditer ou à rester immobiles des heures durant.

    Voilà comment Nicée découvre la nomade en entrant dans la pièce, les mains couvrant sagement ses genoux posés au sol, comme sa longue canne en bois. La joie d’apercevoir la fumerolle transparente de la théière est de courte durée, car il ne faut qu’un instant à la nomade pour voir que quelque chose ne va pas. Et ne va pas du-tout-du-tout.

    Les jambes de la jeune femme semblaient prêtes à lâcher son corps, ses bras prêts à lâcher le plateau, et les tasses elles-mêmes tremblaient en voyant les biscuits s’émietter sous les secousses.

    « Ce …. Ce … ce n’est rien … Je … J’ai … préparé le thé. »

    Le cœur de Parwan chute d’un étage sur le coup de l’effroi. Athénaïs… On l’avait brisée. Un drame sépulcral était parvenu à briser la jeune femme pleine d’entrain qui l’avait accompagnée jusqu’alors ! Elle, toute étrange et gesticulante en la quittant, lui revenait figée et hésitante.

    Ce n’était pas « rien ». Mensonge, mensonge, mensonge, mensonge ! entend-t-elle aboyer entre ses oreilles. Un tel changement d’entrain ne pouvait qu’augurer de la gravité du fracas entendu juste avant.  Mensonge ! « C’est un drame, j’ai préparé le thé. » Voilà ce que Parwan aurait voulu entendre !

    La Sahriki se relève prudemment au passage de Nicée qui file droit vers l’alcôve meublée. Elle la rejoint à pas lent, fixant avec inquiétude et précaution la jeune Républicaine comme si elle était une statue de cristal fissurée.

    Pauvre Athénaïs, pauvre hôtesse en détresse ! Elle restait debout face au plateau qu’elle venait de poser, envahie de petits gestes inachevés et nerveux. Son regard la fuyait, hors d’atteinte. L’expression de Parwan se contrit de condoléances silencieuses, debout à ses côtés. Elle venait de trop loin pour deviner avec certitude la nature de la catastrophe. Une poterie transmise par sa bisaïeule réduite en morceaux ? Une faïence familiale brisée au sol ? Une statuette de pèlerinage décapitée ?

    Elle l’observe s’installer maladroitement et l’encourage d’un hochement de tête quand elle passe ses mains sur son visage et dans ses cheveux, créant un déplacement charmant pour l’œil. Oui, il fallait se ressaisir.

    Parwan s’assied en face de Nicée, à son invitation. Quel étrange sentiment, lorsque votre postérieur se prélasse d’aise, que le thé est prêt mais que le cœur est chagrin ! Parwan partage le deuil mystérieux d’Athénaïs et sa tête n’est pas au thé qui asseombrit le fond de sa tasse. Tentant sans succès d’accrocher son regard, la nomade se penche et demande doucement :

    « Athénaïs.  Qu’est ce qui s’est passé ? Est… Est-ce que ton mari est présent ? »

    Son ton a la chaleur d'une confidente de toujours, les graves d'une voix familière, comme un écho d'une existence passée. Et les iris de Parwan, comme deux coulées de lave au pied du mont Kazan, interrogent l'âme de Nicée.

    Si d’aventure la jeune femme devait recevoir une correction, elle serait là pour soutenir son hôtesse. Elle savait ce que c’était.
    Au final, l’absence d’homme serait une heureuse nouvelle, pour sa camarade comme pour ses propres aspirations à se déchausser...


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