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    Cendres ᚠ ᛊ ᚢ ᛟ ᚪ ᛊ ᛥ ᛉ
    Relevez-vous, peuple des cendres ! Les Titans existent, la guerre d'il y a 5000 ans résonne davantage dans vos cœurs depuis que ces immortels sont revenus revendiquer leurs droits. La victoire vous est une nouvelle fois acquise, mais à quel prix ? Suite à cette nouvelle guerre plus violente et mortelle que toutes les précédentes, il en va de votre responsabilité de vous accrocher à la vie et de rebâtir sur les ruines. Vers un nouveau futur encore incertain.

    Shoumei, autrefois membre des trois grandes nations régnant sur les terres des cendres et capitale de la religion diviniste, a payé le tribut ultime pour offrir la victoire aux vivants. Désormais, son peuple se retrouve égaré, dispersé. Privés de leur nation, de leurs foyers, les shoumeiens tentent tant bien que mal de retrouver un semblant de paix, mais la tâche est ardue. Le Reike, nation guerrière en proie à une lutte intestine contre le dirigeant s’étant imposé dans un sillage de sang, ainsi que la République, nation de l’ordre et des lois, ont tous les deux beaucoup à gagner avec ces nouveaux territoires à revendiquer. Choisiront-ils la voie de l’alliance et tendront-ils la main aux shoumeiens ? Où feront-ils passer leur peuple avant le reste des cendres ? Seul le futur écrira l'histoire de ces deux nations que tout oppose depuis des temps immémoriaux. Enterrer ou reluire la hache de guerre pour les combats à venir.

    Quoi qu’il en sera, peuple des cendres. C’est à vous de faire pencher la balance. Battez-vous pour le futur que vous chérissez. Entamez votre ultime chant du cygne, et brisez une bonne fois pour toutes ce cycle incessant de guerres contre les titans, ou tentez de poursuivre ce dernier selon vos convictions. Il ne tient qu’à vous d’offrir au monde des cendres la paix qui lui est due ou de le plonger à jamais dans les flammes…
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    24.07.22
    Ouverture du forum et début du jeu. Bienvenue sur Cendres !
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    17.06.22
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    Kahl
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  • Mer 23 Nov - 18:08

    Cet interminable périple touchait enfin à sa fin, au grand bonheur des militaires qui escortaient ce maudit convoi depuis des jours. A mesure que le temps passait, les soldats affectés à cette corvée commençaient pour la plupart à ressentir les effets néfastes de repos bien trop courts pour des heures de marche qui, quant à elle, semblaient bien trop longues. A travers l'épais feuillage forestier qui masquait partiellement les rayons du soleil, les hommes de loi apercevaient déjà avec un certain soulagement le sentier qui les mènerait jusqu'à Liberty. Enfin, ils touchaient au but.

    En vue du trajet, ils avaient tous été dotés de montures mais, parmi eux, certains estimaient justement que l'un des membres de ce convoi aurait mérité d'effectuer le voyage à pied. Ce moins que rien n'était autre que l'objet de leur mission, à savoir un prisonnier qui avait déjà passé un certain temps au fin-fond d'une cellule de la prison du Razkaal. En vue du danger conséquent qu'il représentait, on avait jugé bon de l'enfermer dans une diligence blindée en prenant soin de restreindre ses mouvements au strict minimum, le contraignant dans une posture grotesque, pensée pour émousser le corps comme l'esprit, mais il y paraissait insensible.

    La plupart des militaires présents n'avaient pas eu l'occasion de voir la frimousse grotesque du monstre défiguré, mais tous savaient de quels actes ignobles il s'était rendu responsable, c'était donc avec un véritable dégout qu'ils le traitaient, se contenant de lui jeter un crouton de pain à l'occasion ainsi qu'un peu d'eau, lorsqu'ils estimaient qu'il risquait d'en manquer, si bien sûr ils trouvaient en eux le courage de s'approcher de la gueule de ce cauchemar afin de lui offrir sa pitance.

    Bien entendu, la grande majorité des présents auraient préféré le voir se dessécher et crever la gueule ouverte dans son cercueil à roulettes, toutefois les ordres étaient très clairs : le colis se devait d'arriver à bon port à Liberty, puisqu'il avait été décidé qu'un jugement devait être effectué. Il fallait donc maintenir cet animal en vie mais surtout au moins assez conscient pour qu'il soit capable d'entendre les faits qui lui étaient reprochés.

    C'était un aspect de la loi qui échappait à d'ailleurs à beaucoup d'entre eux, car nul ici n'ignorait les motifs qui avaient mené cette créature sadique jusqu'à l'arrestation. Les rapports concernant le massacre dont il s'était rendu responsable contenaient à eux seuls suffisamment de détails sordides pour susciter l'effroi chez les lecteurs, sans compter qu'il avait justement mené cet assaut contre des défenseurs de la Republique. Pourquoi tant d'égards pour un fauve tel que lui, pourquoi lui accorder le respect dû aux Hommes alors qu'il ne méritait que d'être abattu et jeté dans une fosse ?
    Personne ici ne détenait la réponse, toutefois ils continuaient d'avancer malgré cette haine viscérale qu'ils éprouvaient tous pour cet Oni monstrueux. D'une certaine façon, c'était cela qui les différenciaient de ce fauve. Leur goût de l'ordre et de l'honneur, cette volonté d'accomplir quelque chose de grand, de faire partie d'un tout et d'évoluer ensemble vers un avenir meilleur même si, parfois, les intentions de leurs dirigeants avaient de quoi susciter de nombreuses interrogations.

    C'était justement ce qui rebutait la bête enchaînée qui semblait sommeiller dans les ténèbres de sa geole mouvante. Malgré ses liens, il se sentait plus libre que tous ces imbéciles qui l'épiaient à chaque fois qu'ils en avaient la possibilité pour s'assurer qu'il ne s'échappe pas, comme s'ils craignaient de le voir se changer en brume pour ensuite les assassiner dans leur sommeil. Ils dissimulaient leur angoisse derrière un masque de dédain, mais l'instinct de Kahl ne le trompait pas. Ils avaient peur de lui et il s'en nourrissait, jubilant intérieurement à cette simple idée.

    Les apparences étaient trompeuses car, si depuis des semaines déjà, l'Ogre avait donné l'illusion d'avoir sombré dans l'apathie la plus totale, il était en vérité aux aguets, aujourd'hui plus que jamais. Il se savait suffisamment puissant pour démolir l'acier de la diligence, cependant il avait également pu établir que le convoi comptait une quinzaine de soldats et potentiellement des Limiers. Dans une telle configuration, ses chances de fuite s'avéraient bien minces.

    Immobile malgré sa colère brûlante, il attendait inlassablement qu'une occasion se présente, l'oreille tendue et l'oeil vif, ce dans un silence religieux qu'il n'avait pas rompu une seule fois durant cette aventure qui était potentiellement la dernière. De bien des manières, sa folie était pour lui une bénédiction, car seul son courroux l'empêchait de perdre espoir.

    Son heure arriverait, tôt ou tard. Une fois libéré de ses chaînes, il ferait pleuvoir son intarissable rage sur ceux qui avaient eu l'audace de l'enfermer, marquant l'histoire de la Republique d'un bain de sang si terrible qu'il serait conté aux recrues pour des décennies à venir.

    Patience.
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    Nargulg
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  • Jeu 24 Nov - 16:57
    La République, une terre maudite. La République, une nation grandement haït par notre orc. Qu'était la République, si ce n'est la quintessence de l'égalité appliquée à tous, de l'abaissement de l'individu réduit à la seule quête de fortune ? Démocratie, république, matérialisme, vide spirituel. Le néant, voilà ce qu'incarnait la fange républicaine. Nargulg avait à cœur de retrouver les dieux en Shoumei, aucunement pour se confondre en excuses à l'image de la populace diviniste non, c'était bel et bien pour les célébrer, louer leurs actes et jubiler devant la ruine et le chaos qu'ils répandirent en Shoumei. Que le Sekai s'enorgueillisse d'amoindrir l'influence des divins ! Le colosse s'en allait infliger un carnage au nom des dieux, rappeler comme il est bon d'avoir un monde régit par l'absolue inégalité et plus encore : savourer la divine correction qu'il infligera à la vermine républicaine.

    Au-delà de ces irréconciliables dissensions, Nargulg avait en tête de libérer le monstrueux Kahl, d'où sa présence sur le chemin de Liberty, loin, trop loin de Shoumei. Seul au milieu d'une route cernée de bois frissonnants avant la venue de l'hiver, le gigantesque tueur poireautait. Son attention toute entière portée sur le seul horizon par lequel le convoi ne pouvait que poindre, Nargulg avait prit soin de déposer son barda au bord de ce chemin encore trop fréquenté à cette heure. L'on évita de le déranger, car l'orc dégageait ce petit quelque chose faisant craindre le pire. On l'évita tout court en vérité, le spectacle d'une gigantesque créature verte murée dans le silence et la réflexion, sa hache d'armes presque aussi grande que lui reposer sur l'épaule, devait y être pour quelque chose. Sa sale gueule aussi, disons-le clairement.


    Un air frais bousculait feuillage et branchage, tout autant que sa crinière tressée, agitée à même son poitrail d'acier. Soudain, des sons singuliers vinrent le délivrer des bras de la torpeur. Soldats, limiers, flicailles, quelle que fut la profession de ces types, ils portaient les uniformes de la République. La crainte, doublée d'une prudence bien sentie, imposait à ces fiers messieurs en armes de freiner l'escorte à bonne distance. Les sabots de leurs montures ancrés au sol, finalement immobiles, ils allégèrent celles-ci de leur poids afin de tancer vertement un Nargulg qui jeta un regard noir sur la troupe.

    - Dépose tes armes et écarte-toi de la route !!

    La réponse du tueur fut d'entamer la marche dans leur direction, suite à quoi les chevaux s'agitèrent peu à peu, des hennissements craintifs percèrent le voile de silence qui était, jusque-là, à moitié perturbé par le pas lourd de Nargulg. Jouant de ses naseaux, le géant vert repéra toutes les cibles pour ne surtout pas les perdre, pas de survivants, telle était la règle de Nargulg quand il s'adonnait aux tueries de cette sorte. Enfin, ce fut au tour de l'odeur de Kahl de se manifester et avec elle, la certitude de trouver la bête à l'intérieur de cette geôle sur roue.

    - N'avance plus ! C'est un ordre ! Dernière sommation !!

    Les soldats dégainèrent leurs lames, de timides rayons de soleil caressèrent celles-ci offrant une poignée de lueurs éclatantes quand la tension parvint à son paroxysme. Le tueur errant se figea, impassible, sa hache d'armes soulevée de son seul bras droit, l'ensemble formait un tout parallèle au sol. Nargulg se délecta de l'appréhension ambiante, parce qu'elle était ce signal lancé par les dieux. Les hostilités pouvaient commencer.

    - Soyez réduits en cendres ! Républicains !!!

    D'instinct, l'orc livra sa cruelle sentence en Bas-parlé et avec elle un souffle de terreur balaya les environs tandis que son premier assaut ne tarda pas à se manifester sous la forme d'un coup de hache horizontal distribué dans le vide, aussitôt une onde tranchante percuta un pan de l'escouade. En sus de l'ennemi, Nargulg désirait clouer sur place la diligence par la nette mise à mort d'une paire de chevaux saignés sur le coup. Étant rendu impossible de tracter la cage du prisonnier présentement renversée, le capitaine de l'unité alerta tout ce beau monde de se ressaisir tandis qu'un soldat agonisait bruyamment dans une gerbe écarlate.

    Sans l'ombre d'une hésitation, le tueur s'élança corps et âme dans la mêlée, fier de revenir à ce qu'il y a de plus jouissif en ce bas monde : trucider. Par cet acte guerrier, le mastodonte communiait avec les divins. Lorsque les agents de la paix œuvrèrent de concert pour l'abattre, qu'un des leurs déforma la terre pour le saisir aux chevilles et entraver ses déplacements. Oui, à cet instant précis Nargulg, l'ennemi naturel de la paix, percevait les contours d'une volonté céleste lui indiquant de batailler avec la malchance contre lui. Quel plus beau spectacle pour un dieu que de voir un serviteur endurer et triompher malgré tout ?

    Une étincelle de passion embrasait les yeux dorés de l'orc, ses crocs révélaient enfin un sourire tiré jusqu'aux oreilles malgré les échanges de coups ininterrompu. Décidément, battre le fer dans ces conditions le comblait de joie. Diverses taillades s'imposaient à son visage dès lors rougeoyant, néanmoins, rien n'arrêta sa poigne d'acier encore et toujours scotchée au manche de sa terrifiante hache d'armes teintée de pourpre. Trancher, repousser, décapiter, s'il en est que nombre de républicains se relevèrent, d'autres, cependant, épousèrent le terrain ensanglanté sans jamais s'y dérober.

    Étrangement, la canaille républicaine s'enragea à mesure que ses rangs périclitaient. Un sursaut de courage et ténacité plus que bienvenu. Ainsi, la République avait plus à proposer qu'un ramassis de pédales se pignolant sur la paix et ses obscurs bénéfices. Mieux encore, deux archers se signalèrent à leurs camarades soumis aux insoutenables frappes de l'orc, lesquels se retirèrent comme pour dégager le champ de vision du duo à l'arc. La réplique du colosse fut d'embrocher un mourant du bout de sa hache et de s'en servir comme bouclier face aux flèches. Brusquement, sans crier gare, l'astuce des vauriens s'emparait du champ de bataille.

    Le pensant prisonnier d'une salve de flèches, trop occupé à devoir les encaisser ou encore distrait par tout ce cirque cauchemardesque, trois troufions saisirent l'opportunité d'en finir et cernèrent le monstre. Poussé dans ses retranchements, Nargulg devinait une flopée de ricanements depuis le domaine céleste et avec eux, le délice de l'euphorie n'était plus très loin. Le sang du tueur bouillonnait autant qu'il se répandait dessous sa carcasse d'acier, sa chair à vif sur une portion des bras ruisselait encore de fluides corporels quand il éradiqua instantanément ses blessures les plus légères.

    Jusqu'à présent, notre orc tenait son arme fétiche d'une main seulement, l'autre usait de sa liberté pour empoigner, repousser, étrangler et tuer les plus aventureux de sa seule prise. Mais puisque les déités exigeaient plus de Nargulg, d'avantage d'efforts et un sacrifice digne de leurs attentes, l'orc avait résolu de s'exposer à un risque plus grand, car la victoire en serait mieux goûtue. Joignant les deux mains au manche sanguinolent de sa hache d'armes, elle décolla puis pointa le firmament d'un cadavre méconnaissable toujours embroché à celle-ci. La petite unité républicaine pressentait le pire lorsqu'il offrit ce spectacle macabre à l'assemblée guerrière, la frayeur tourmentait les trois à proximité plus que jamais inspirés à fuir. En revanche, les archers ne perdirent pas le nord et décochèrent instantanément deux flèches, l'une fut accueillie par son épaisse fibre musculaire du pectoral droit quand l'autre vint perforer l'abdomen. Sans surprise, sa cuirasse ne servait pas à grand chose contre ces armes de trait. Nargulg fera avec, il endurera parce que rien n'était en mesure de stopper la frappe dévastatrice s'abattant sur un sol imprégné d'hémoglobine.

    Le choc défigura la route, un gigantesque cratère avalait les arbres environnants. Les trois vermisseaux ayant eu l'outrecuidance de le défier au corps-à-corps furent déchiquetés ou broyés, peut-être tout cela à la fois, le fait est qu'il n'en restait plus rien. L'armure de Nargulg tombait en morceaux, tout autant que sa hache devenu poussière épaisse. Ensuite, les restes de la cage de Kahl valdinguaient dans tous les sens jusqu'à ce que la gravité ne la rappelle à elle au fin fond du gouffre. Cette fois-ci, l'ogre bleu était libéré de toute entrave et notre orc obtint la grâce divine : l'euphorie absolue et l'illumination.

    Le courage et l'abnégation des laquais de la République s'ébranlaient devant l'abîme de puissance les séparant de l'orc, les survivants - et il y en avait - ne pensaient désormais qu'à sauver leur peau. Leur dernier espoir était l'arrivée de renfort, car un tel barouf alerta sans doute la capitale. Qui sait ce qui arrivera d'ici-là ? En attendant, le géant verdâtre se tint debout au cœur du cratère, l'esprit frappé d'une brève absence, son regard se perdait dans les nuages loin de l'infâme République et du Sekai.
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  • Jeu 24 Nov - 21:20
    Depuis la cage blindée, les sons de l'extérieur parvenaient avec une certaine difficulté, toutefois une voix tonitruante arriva jusqu'aux oreilles tendues de l'Ogre enchaîné qui laissa échapper un long soupir de soulagement. Ce voyage n'était pas donc pas son dernier, car le perturbateur qui venait de se planter devant le convoi était loin d'être un simple bandit de grands chemins. Une secousse colossale vint frapper la geôle mouvante, déracinant sa structure passablement enfoncée dans la boue dans un fracas assourdissant. Nargulg avait lancé l'assaut dans un rugissement bestial et à en juger par les sons qui résonnaient à l'extérieur, ce dernier avait fait mouche. Si Kahl ne partageait pas la ferveur de l'Orc dévoué, il devait bien reconnaître que son intervention de dernière minute détenait quelques faux airs de manifestation divine.

    Surexcité par cette perspective, l'Ogre du Blizzard commença à s'agiter lentement au sein de sa prison, forçant sur les chaînes qui le maintenaient en place avec une impulsion telle que l'acier commençait, imperceptiblement, à grincer sous la pression exercée par la force colossale du prisonnier. A l'extérieur, le combat fit rage et, par la minuscule fenêtre de la diligence, Kahl apercevait parfois une gerbe de sang, un éclat de roche ou même un corps tout entier, projeté avec une puissance qu'on aurait jugé divine. Puis vint le grand clou du spectacle, un impact si terrible qu'il fit hurler la terre elle-même, soulevant même l'Ogre prisonnier et réduisant en miettes ses entraves par la même occasion.

    Il rencontra le sol dans un bruit sourd de métal froissé et aperçut enfin le soleil au travers d'une gigantesque fissure qu'avait causé l'attaque de l'Orc sanguinaire. Un sourire bestial se dessina sur le faciès défiguré de l'Ogre lorsqu'il réalisa qu'il était désormais libre de ses mouvements puis, avec une lenteur mesurée, il s'extirpa de la carcasse de sa cage. Lorsque ses cornes bleutées apparurent, de nouveaux hurlements s'ajoutèrent à la symphonie. Les quelques courageux qui pensaient encore pouvoir interrompre la tentative d'évasion pointèrent du doigt la fuite de l'Oni, mais l'information ne fut accueillie que par bien peu de militaires car la majorité étaient déjà affairées à fuir la zone du carnage.

    Passablement blessé par le tourbillon de violence ayant mené à sa libération, Kahl mit enfin le nez à l'extérieur et observa avec un enthousiasme absolu l'étendue du massacre causé par son sauveur. Il connaissait déjà la puissance épatante de ce dernier, toutefois il n'avait pas pu se douter de sa réelle valeur, c'était donc avec une surprise difficilement contenue qu'il découvrait avec quelle aisance l'orc s'était débarrassé de cette vermine républicaine. Kahl posa ses paumes sur la structure détruite de la diligence et se souleva jusqu'à l'extérieur, dévoilant par la même occasion son corps titanesque que des semaines de malnutrition et de torture infructueuse avaient passablement affaibli. Il détailla un moment ses poignets, toujours solidement enfermés dans les bracelets de métal qui l'avaient tenu en place jusqu'à présent, mais il les laissa ainsi pour le moment, ayant bien mieux à faire que de s'en débarrasser.

    Il aperçut du coin de l'œil un soldat blessé qui tentait de s'échapper et, d'un bond étonnamment vif en vue de sa taille gargantuesque, il tomba face à lui pour lui barrer la route.Terrifié, le militaire à bout de souffle leva les yeux mais, lorsqu'il croisa le regard de la bête qui souriait à pleines dents, il manqua de s'écrouler de terreur. Tout en douceur, l'Oni se contenta de poser sa paume gigantesque sur la nuque de son vis-à-vis puis, dans un murmure furtif, il glissa entre ses crocs :

    "Mes possessions. Où sont-elles ?"

    Il était vrai que l'arme du monstre ainsi que son masque avaient été récupérés et transportés avec lui, car elles jouaient un rôle potentiellement important lors de son procès. Machinalement, le jeune militaire qui n'avait en vue que sa propre survie coopéra silencieusement avec le monstre et pointa d'un doigt tremblant la charrette éventrée dans laquelle avait été déposées les affaires de Kahl. L'Oni plongea son regard d'ébène dans celui du garçon puis, sans crier gare, il lui brisa le cou d'une simple pression pour ensuite le jeter plus loin sans y accorder la moindre attention. Toujours sans se presser, le géant fit volte-face et se dirigea jusqu'au coffre qu'on lui avait indiqué.

    Son bras droit se contracta subitement, laissant apparaître des veines épaisses qui semblèrent gagner en taille alors que la magie affluait dans le corps de l'Oni. Il vint alors abattre sa main sur le cadenas et celui-ci explosa aussitôt sans opposer la moindre résistance. Kahl souleva la partie supérieure du coffre partiellement détruit et son sourire s'agrandit encore lorsqu'il découvrit son imposante massue ainsi que son masque tâché de sang séché. Il enfila d'abord son accessoire, puis s'empara de son arme fétiche qu'il vint reposer sur son épaule. Il se dirigea finalement vers le cratère énorme qu'avait causé Nargulg, espérant l'y retrouver.

    "De toutes les surprises qu'on aurait pu me réserver aujourd'hui, celle-ci était la plus inattendue, mais surtout la meilleure !"

    Loin d'être dupe malgré son goût prononcé pour le massacre, Kahl ne connaissait que trop bien les conséquences qui l'attendaient suite à cette évasion, de même que les répercussions que subirait son compagnon si la République venait à découvrir que c'était suite à l'intervention de l'orc qu'il était parvenu à s'enfuir. Surplombant Nargulg qui lui tournait encore le dos, l'Oni vint s'accroupir et déposa sa main libre sur le sol fracturé, balayant du regard la zone, non sans une pointe d'inquiétude naissante.

    "Te penses-tu capable d'arrêter une seconde vague de ces parasites ? Si ce n'est pas le cas, nous ferions peut être mieux de nous mettre en route, car ils seront probablement sur nous d'ici peu de temps."
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  • Ven 25 Nov - 20:34
    La réapparition de l'ogre aux côtés de l'orc et le premier échange qui s'ensuivit délivraient le terrifiant Nargulg de cette absence imprévue. L'on devait cette dernière à l'euphorie l'ayant submergé plus tôt, probablement. Dès lors, les deux géants se retrouvèrent l'un en face de l'autre et l'orc de s'interroger sur l'état de Kahl. L'un comme l'autre paraissaient se jauger mutuellement. Nargulg observa ses paumes dégantées et en resserra les poings pour s'assurer de leur efficacité. Il poursuivit ces différents essais sur d'autres articulations et s'assura ainsi du bon fonctionnement de son corps, globalement, à deux ou trois détails près. La paire de flèches logées en lui, retirées à l'arrache, le tueur s'appliqua à déployer sa capacité régénératrice. Il s'avérait que les deux plaies se résorberaient lentement, au moins ne pissait-il plus de sang, il était apte à déclencher un nouveau carnage.

    - Oui. Tuons-les, ils arrivent.

    C'était limpide, toute la volonté de Nargulg pointait en direction de Liberty, le trou à merde d'où était pondu la crasse républicaine, celle-là même qui rappliquait précipitamment et constatera sous peu l'horreur et le désastre prégnant à tout point de vue. Sans protection d'acier, le mastodonte n'était recouvert que de haillons déchiquetés, imbibés de rouge et de sueur.

    - Tu dois être affamé. Dis-le si tu veux te retirer.

    Nargulg ne pouvait qu'imaginer le sort réservé à l'oni masqué derrière les barreaux, cependant, il devina les restrictions alimentaires imposées à tout taulard digne de ce nom. Kahl était de ceux-là, une force de la nature, un diamant brut en la matière, c'est pourquoi il était si parfait et en totale adéquation avec la salutaire voie du carnage pointée par les dieux à chacune de leurs apparitions.

    L'orc n'ignorait pas le total désintérêt de Kahl pour la foi et tout ce qui s'ensuit, ses lubies étaient tout autre, c'est certain, c'était sans importance, les actes de l'ogre givré allaient dans la bonne direction, inutile d'en vouloir plus. Si Nargulg entretenait rigoureusement ce lien ténu avec le plan céleste, c'était pour lui et lui seul car cela ne regardait que le monstre vert pâle et les déités. Nargulg n'était pas un prêcheur, bien au contraire ! L'authentique spiritualité se réservait aux plus dignes, c'est-à-dire les plus forts et sanguinaires des êtres. Peu d'individus pouvaient prétendre surmonter d'aussi hautes exigences, moins encore s'en targuer. Les mièvres palabres divinistes étaient bien peu de chose en comparaison.

    - Je retourne là-haut.

    Le monstre se décida à remonter à la surface, il enfonça ses doigts épais dans la paroi terreuse du cratère dans ce but. Cette ascension fondée sur son armature musculaire achevée sans ambages, il contempla un décor torturé, des restes de dépouilles réduits en bouillie et un profond sentiment de satisfaction remuait dessous sa peau. L'imminente arrivée des renforts incita l'orc à demi vêtu d'empoigner son glaive, auparavant laissé à proximité de son bagage renversé non loin d'un arbre déraciné. Son œil repéra un fuyard, il va sans dire que l'impitoyable Nargulg soumit cette petite chose geignarde à souhait dès qu'elle fut à portée de bras. Cris et pleurs ponctuaient cette scène qui vit le tueur briser les jambes du malheureux à coup de savate bien sentie. À aucun moment, Nargulg ne lui adressa la parole, en lieu et place de cela, il se posta derrière le souffrant prostré, occupé à souiller la terre de larmes et son froc d'urine. Dans le dos de l'orc s'étendait le cratère et à nouveau, il attendait, le flair sur le qui-vive.

    - Ils sont plus nombreux !

    Au loin, la nuée républicaine fit son entrée en scène. Bruyante et prête à en découdre tout autant que lui qui perdit le compte de soldats que compose cette nouvelle unité.

    - Une trentaine, peut-être plus !

    Il n'était sûr de rien en matière de chiffre, pourtant, une autre évidence s'inscrivait sous le nez grossier de l'orc. La peur et le dégoût, fruits de la découverte par les nouveaux venus de ce théâtre ô combien funèbre, s'inséraient alors dans ces esprits troublés. Par soucis d'accueillir ces misérables insectes comme il se doit, Nargulg saisit son pitoyable otage par les poignets et, au vu et au su de tous, employa sa force à une fin aussi claire que le cristal : arracher les bras de la victime. Immédiatement, des cris déchirants agressèrent les tympans de tous et l'orc de défier le tas de cafards d'un regard ambré, suintant de haine à leur égard. Tombé inconscient, le prisonnier du tueur n'en fut pas épargné pour autant, lequel était maintenu suspendu par l'étreinte cruelle du meurtrier. Quand enfin les épaules et les bras du type cédèrent à sa force titanesque, qu'il ne restait plus de lui qu'un tronc étendu dégoulinant de sang, Nargulg accorda le repos éternel à cette immondice d'un coup de talon détruisant le crâne et la cervelle.

    Dorénavant, ils savaient à quoi s'attendre : au pire. L'orc jeta les bras du cloporte aux pieds d'une troupe républicaine plus enragé que jamais, confiante dans sa supériorité numérique et lui dans tout ça ? Ah, le puissant Nargulg dégaina son glaive, détourna brièvement son attention des officiers républicains en quête d'un regard complice de l'oni masqué. Paré à toute éventualité, le bain de sang étant sa favorite.  
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  • Sam 26 Nov - 0:50
    Visiblement, l'orc n'était pas décidé à sonner la retraite malgré le nombre conséquent de renforts qui, de toute évidence, s'étaient déjà mis en marche. Kahl lui-même fut d'ailleurs pris de court lorsque son compagnon lui annonça froidement que les soldats venus les affronter allaient pénétrer leur champ de vision d'un instant à l'autre. L'Oni releva la tête, balayant l'horizon du regard et constata aussitôt que Nargulg disait vrai car, par delà les épais feuillages, on apercevait au loin les silhouettes des représentants de l'ordre. Lorsque l'orc proposa à son camarade de se retirer, ce dernier laissa échapper un gloussement rauque. Loin d'être convaincu que s'exposer à un combat aussi dangereux était une riche idée, l'Ogre était surtout guidé par son égo démesuré et si Nargulg décidait de combattre, il ne pouvait décemment pas refuser cette invitation.

    "Mon estomac gronde, mais je saurai me nourrir de ma propre rage jusqu'à ce que la victoire soit nôtre."

    Après s'être lentement redressé, il s'avança aux côtés de l'orc qui tenait tête aux militaires en approche. Nargulg s'éloigna alors pour malmener violemment un fuyard qui tentait vainement d'implorer pour sa vie, offrant à Kahl un spectacle dont ce dernier se délecta silencieusement, attendant de découvrir quel sordide traitement son compagnon réservait à ce malheureux. Ils furent toutefois interrompus dans cette manœuvre sadique lorsque Nargulg flaira leurs adversaires, établissant avec une certaine précision leur nombre ainsi que leur position. Une trentaine, disait-il ? C'était un défi que l'Ogre n'avait jamais relevé jusqu'à présent, toutefois il avait confiance en les capacités extraordinaires du combattant qui s'était allié à lui. D'un ton curieusement enjoué, l'Oni s'exprima à nouveau :

    "C'est une bataille mémorable qui s'annonce. Allons inscrire un massacre légendaire dans l'histoire de cette République de pacotille."

    Enfin, les visages de leurs adversaires se révélèrent et avec eux, des expressions aussi diverses que délicieuses aux yeux de l'Ogre qui, aussitôt s'était tourné vers eux pour les accueillir. Colère, dégoût, terreur, tout cela inspirait le colosse des glaces à un point tel qu'il sentait ses poils s'hérisser doucement sur sa peau bleutée. Un craquement bruyant attira alors l'attention du monstrueux Oni et il pivota pour découvrir que Nargulg avait décidé d'en finir avec son otage, le réduisant en charpie dans un bain de sang immonde. Un sourire invisible se dessina sur le visage du bandit lorsque son compagnon lui lança un regard complice puis, d'un seul coup, Kahl éclata d'un rire tonitruant avant de prendre la parole en pointant de sa massue ses opposants :

    "C'est pour réaliser mon jugement que ces pauvres nuisibles m'ont amené jusqu'ici. Eh bien, allez-y ! Jugez moi, Républicains ! Vengez vos frères et vos sœurs ! Tâchez toutefois de vous montrer plus combattifs qu'eux car nous sommes restés sur notre faim, jusqu'à présent."

    Alors qu'il complétait tout juste son discours, un râle d'agonie vint attirer son attention. Il pivota prestement, découvrant avec joie qu'un survivant grièvement blessé se trouvait juste à côté de lui. Assommé par l'effroi et la douleur, le pauvre gaillard rampait aussi vite que ce que son corps lui permettait pour tenter de rejoindre ses compagnons. L'esprit malade de Kahl trouva cela plutôt comique et un ricanement sournois lui échappa. Il se mit en marche, ce qui suscita une réaction de recul précautionneux chez les soldats puis, d'un coup, l'Ogre empoigna le garçon par la jambe, le soulevant comme un lièvre mort avant de rugir :

    "Que les lâches se dispersent maintenant, car nous ne ferons pas de prisonniers !"


    Son bras se contracta une nouvelle fois et, alors que la magie affluait brutalement dans tout son être, il effectua une ample rotation du bassin et projeta le corps de sa victime en faisant appel à sa force surhumaine. Changé en projectile de chair et d'os et propulsé à une vitesse telle qu'il fendit l'air comme un boulet de canon, le corps du soldat se déchiqueta en plein vol avant de heurter sa cible dans un fracas assourdissant, tuant un trio d'hommes à l'impact pour enfin finir sa folle course dans un arbre. La peur saisit beaucoup de recrues au cœur mais les vétérans, malheureusement habitués à de telles horreurs, ne se laissèrent pas impressionner par cette démonstration de puissance. L'un des militaires beugla un ordre d'assaut et ainsi, le second combat débuta dans une cacophonie de rugissements guerrier. Surpris par tant de hargne mais néanmoins ravi, l'Oni se permit de crier une dernière fois avant de s'engager dans la mêlée.

    "J'aurais salué votre courage s'il n'était pas alimenté par la crainte de ceux qui vous gouvernent. Montrez-moi ce dont vous êtes capables, Vous qui avez fait le choix de mourir en esclaves !

    Il eut à peine le temps de prononcer ces mots qu'une vive lumière orangée l'aveugla. Jouissant d'une habile formation, les guerriers avaient chargé en colonne, laissant à d'autres combattants le loisir de tirer des projectiles magiques via les couloirs ainsi tracés. Des gerbes de flammes furent propulsées à vive allure en direction de l'Oni et de son compagnon mais Kahl fut plus habile. D'un bond, il se plaça devant son allié et décrivit un cercle à l'aide de sa massue, ce avec une telle force qu'il généra une puissant onde de choc, repoussant sans mal le feu qui gagnait du terrain et forçant les guerriers à ralentir leur avancée par la même occasion. Mais après les flammes, ce fut un véritable barrage de glace et de roche qui vint s'abattre sur l'Ogre. Derrière les rangs des soldats équipés de boucliers, d'autres mages spécialistes de la magie élémentaire catapultaient leurs sorts avec une précision étonnante.

    De toute évidence, rien n'avait été laissé au hasard dans cette formation qui, de prime abord, avait pourtant paru tout à fait classique. Agacé par ces tirs qui s'avéraient plus précis et plus dangereux à chaque tentative, l'Oni finit par administrer un coup de massue rageur dans l'une des pierres qui filaient droit vers sa trogne. Si la roche se brisa lors de la frappe, un bloc de glace tout aussi imposant le heurta en plein torse l'instant d'après, laissant derrière lui une première plaie sanguinolente. Kahl grogna malgré son insensibilité à la douleur puis décida d'adopter une autre stratégie, se sachant en péril s'il attaquait de front.

    Il positionna son bras devant son visage et aussitôt, une pellicule de givre se forma depuis son coude et s'épaissit à grande vitesse, formant un petit bouclier qui le protégeait sommairement alors qu'il reculait en prenant soin de bloquer la plupart des projectiles. Il parvint enfin jusqu'à son objectif, qui était tout simplement l'une des roues de la diligence broyée par Nargulg quelques minutes plus tôt. Kahl empoigna sauvagement l'objet puis sa magie fit à nouveau son office, lui permettant de jeter la roue avec une force suffisamment importante pour la changer en un véritable disque mortel. L'objet frappa de plein fouet une colonne de soldats, broyant leurs colonnes vertébrales sur le coup et provoquant la chute d'un arbre qui vint s'abattre sur les militaires. Cela fait, il se mit en quête d'un nouvel objet assez imposant pour lui permettre de réaliser encore des dégâts similaires. Le but de l'Ogre n'était pas de tuer l'ensemble de ses cibles par ses lancers herculéens, mais bel et bien de perturber leur formation afin de permettre à Nargulg d'effectuer une première percée dans les lignes ennemies.

    D'ailleurs, que faisait son compagnon ? Dans ce chaos, l'Ogre l'avait déjà perdu de vue.
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  • Dim 27 Nov - 21:59
    Ce champ de bataille se métamorphosait en bordel sans nom. Croiser le fer avait de quoi être plaisant pour sûr, hélas, ces combattants-là faisaient de bien meilleurs adversaires car mieux organisés. Nargulg lutta sans relâche, mais, cerné de toute part au contact puis, harcelé qu'il était par les assauts de magiciens, un brin trop planqués à son goût, il dut s'astreindre aux actions défensives. Par la parade d'abord, parce que l'on attentait à sa vie son glaive se faisait plus protecteur qu'à l'accoutumé. Les républicains ne goûtèrent guère les rapides pas de côtés de l'orc, c'est qu'il était plus grand et massif que la piétaille. Ce qui démarra comme un jeu vicieux provoqué par Nargulg engendra un acharnement contre sa personne. En bon guerrier surpassant cette piétaille, son être tout entier transit d'allégresse.

    L'on se devait de l'abattre, ses crimes ne devaient pas rester impunis, ce monstre devait périr ! La plus grande des volontés - et celle des républicains était perceptible à des lieues à la ronde - ne pesait pas bien lourd devant l'énorme tueur au rictus prononcé. Quantité de maigres balafres naquirent de cet interminable et jouissif affrontement, là encore, Nargulg fit usage de son don de régénération et sans attendre elles disparurent. Le découragement de ces valeureux, mais pitoyables soldats s'enracinait peu à peu dans leur cœur car, si l'orc ne disposait point d'opportunité de les abattre sans risquer sa peau une fois de plus, eux-non plus n'y parviendrait pas. Il plaçait donc sa confiance dans la fureur et la passion destructrice de l'oni masqué qui reculait alors en quête d'un quelque chose. Désireux de soutenir l'initiative de Kahl, l'orc redoubla d'efforts pour occuper autant d'ennemis que possible. Le fracas des armes retentit plus bruyamment que jamais, le spectre du terrifiant X'o-rath juché au-dessus de la mêlée, en bon spectateur invisible, allait bientôt être rassasié. L'instant précis où tout bascule était sur le point de renverser le cours de cette lutte, distrayante pour le duo de meurtriers, futiles pour la masse de soldats. Cette vaine résistance de leur part s'effondrera sous peu.

    Un savant mélange d'os brisés et de douleur exprimée à grands cris, le tout accentué par l'effondrement d'arbre, de quoi provoquer un vacarme assourdissant perceptible d'ici à Liberty. Enfin... Cet appel au déchaînement total trouva son opportunité. La frénésie et la joie de Nargulg s'amplifiaient brusquement, puisque pléthore de soldats étaient trop blessés ou sonnés pour réorganiser leur formation, les magiciens de la troupe devenaient les proies privilégiées de notre orc avide de sang. Des cuissots aux orteils, ses membres inférieurs s'évertuèrent à déclencher une course aussi rapide que brève au travers de cette horde républicaine tant éberluée que blessée dans son ego. L'ombre de Nargulg rejoignit celle des petits sorciers, pétrifiés qu'ils étaient. L'on observa une incontestable perte de moyen de leur part, d'exquis effluves d'effroi, accentuées par l'inévitable et cruelle fin qui les attendait. Leurs camarades pouvaient bien s'alarmer de la présence de l'orc si proche de leurs mages de combats, c'était trop tard.

    Debout, à côté d'un magicien tétanisé par la peur, Nargulg releva un genou au-dessus de ce dernier et le transperça d'un ultime regard implacable à l'animosité sans limite.

    - MOUREZ ! LARVES DE LA RÉPUBLIQUE ! MOURREEEEZ !!!

    Une fois de plus, Nargulg ordonna cette mise à mort dans l'ignoble langue noire qu'est le Bas-parlé, parce qu'ils méritaient mille tourments, son devoir fut de les terroriser jusqu'au bout.
    Son pied s'enracina au travers le tronc du frêle mage soldat et par-delà chair et sang, c'est la terre qui fut secouée, le choc titanesque qui en résultait n'était pas sans rappeler le précédent. Un gouffre engloutit tout ce beau monde dans un fracas savoureux, dans leur chute au tréfonds de l'abysse tous témoignèrent de la détresse des uns et des autres. Nargulg chérissait chaque seconde de ce moment tandis que sang, tripes et membres défaits pleuvaient autour de lui. C'en était fini de l'affrontement, ne restait plus qu'à achever les survivants dans cette fosse commune improvisée qu'était le cratère.

    Le tueur tout de vert consacra un peu de son temps à mettre à mort les derniers républicains à coup de glaive dans le cœur, méthodiquement, jusqu'à être interrompu par un rampant qui lui agrippa la cheville, était-il fou pour ne pas jouer les morts comme les autres ? Non, c'était l'insolence des derniers instants qui poussaient ce petit homme à la bravade.

    - E-Enfoiré ! Tu jouais avec nous pendant tout ce temps ! T'as pas honte de t'amuser contre plus faible que toi ?!

    La béatitude coulait en Nargulg tandis que son expression se fermait pour livrer sa réplique.

    - En effet, cela m'amuse. Quand on devient assez puissant pour jouer avec plus faible que soit, n'est-ce pas grisant ? Ne t'es-tu jamais senti supérieur à quelqu'un ?

    - Qu'est-ce que tu racontes ?! Être fort ne te donne pas le droit d'agir comme tu le fais !

    Le soldat peinait de plus en plus à parler, essouflé et épuisé, il soutenait malgré tout le regard de l'orc dont la mine s'assombrit suite à ses dires.

    - Bien sûr que j'en ai le droit, le fort domine le faible et le faible ne doit pas avoir voix au chapitre. C'est parce que les puissants de ce monde daignent vous protéger que les minables donneurs de leçons de ton espèce pullulent partout sur le Sekai. C'est à cause de ça que le Sekai est sens dessus dessous et que mes divins maîtres en sont venu à massacrer Shoumei.

    Se jugeant trop loquace pour l'occasion, Nargulg conclut l'échange à coup de glaive en pleine gorge, laissant le soldat étouffer dans son propre sang et dont l'ultime réplique se composait exclusivement de gargouillement. Il partit retrouver Kahl après s'être extirpé de cette fosse puante. Il fallait partir, Nargulg n'avait plus qu'une idée en tête : quitter la République, cette patrie répugnante qui l'avait vu naître.
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  • Hier à 3:28
    L'oeil habile de l'Ogre finit par distinguer la silhouette de son camarade qui bataillait sans relâche au beau milieu des rangs ennemis. Visiblement, les attaques à distance de Kahl avaient porté leur fruit, ne serait-ce qu'un peu tout du moins, car Nargulg semblait avoir effectué avec brio sa fameuse percée. Le sourire de l'Oni s'élargit mais sa satisfaction laissa vite sa place à une intense concentration lorsqu'un nouveau projectile glacé fila en sa direction. Kahl releva son bouclier de givre qui fut heurté et détruit sous le choc, laissant derrière lui diverses balafres causées par les échardes gelées. Davantage vexé que blessé, Kahl estima qu'il était temps de passer également à l'action frontale et de joindre ses forces à celle de l'orc enragé.

    "Vous me vouliez ? Eh bien me voici !"

    Il empoigna à deux mains sa masse énorme et s'élança en avant, préparant une frappe terrible en courant à une allure folle jusqu'aux troupes en déroute. Trop perturbés par Nargulg pour préparer leurs boucliers afin d'atténuer la gravité de l'impact, ils ne virent pas arriver le colosse qui les prenait par le flanc et furent totalement pris au dépourvu par la violence de l'assaut. L'attaque de Kahl heurta un premier soldat aux cotes mais ce dernier fut projeté avec une impulsion telle qu'il vint rencontrer un second soldat, puis un troisième et encore un autre. Au final, l'ample mouvement de l'Oni vint balayer cinq hommes et en blessa encore trois autres après eux. Le monstre rendu fou par l'appel du sang hurla de rire avant de rugir d'un air moqueur :

    "Vos jambes faiblardes ne parviennent donc pas à vous soutenir, insectes ?"

    L'effectif déjà amoindri se retrouva totalement démuni lorsqu'au lieu d'une seule furie, ils se retrouvèrent contraints de traiter deux menaces à la puissance surhumaine. La formation pourtant si bien préparée perdit totalement en intégrité lorsqu'elle fut brisé par les assauts répétés des deux géants qui décimaient les militaires à tour de bras. Perpétré à une allure folle, le massacre ne semblait pas connaître d'issue favorable pour les Républicains et les deux tueurs aveuglés par la rage s'enfonçaient si profondément  dans la mélée qu'ils s'approchaient dangereusement l'un de l'autre. Dés lors qu'ils se tournaient vers l'Oni pour lui faire face, c'était l'orc qui leur sectionnait les membres depuis l'arrière.

    L'affrontement semblait toucher à son terme, car les ordres hurlés à la hâte se faisaient infiniment rares alors que les sanglots et les râles d'agonie, quant à eux, se multipliaient. Lui-même surpris par ce dénouement qui s'annonçait plus que positif pour lui et son compagnon, l'Ogre savourait les derniers instants de ce carnage faisant pour lui office de vengeance contre ceux qui avaient eu l'audace de l'enfermer. Avec un détachement et une froideur inhumaines, il abattait inlassablement son arme sur les crânes de ses adversaires blessés car, comme Nargulg, il n'avait pas pour habitude de laisser des témoins derrière lui.

    Ce dernier semblait par ailleurs affairé à moquer les valeurs de l'un des vermisseaux qui, dans son impertinence infinie, se permettait maladroitement de lever le ton face aux deux monstres assoiffés de violence. La tête relevée, l'Oni écoutait silencieusement le discours de l'Orc dont la foi semblait inébranlable. Malgré leurs divergences au sujet des raisons qui les poussaient à commettre de telles atrocités, Kahl devait bien reconnaître que le propos de son allié possédait quelque chose de grisant. Nargulg ne laissa pas à son interlocuteur le luxe des dernières paroles cependant car, d'un coup de glaive bien placé, il ôta la vie au malheureux qui avait eu la bêtise de vouloir forcer sa morale sur lui.

    "Nous en avons terminé."

    Les deux prédateurs n'eurent pas besoin d'échanger afin d'établir qu'il était temps de quitter les lieux. Laissant à Nargulg l'occasion de se préparer à lever le camp, l'Ogre tâcha de profiter de ce que les soldats avaient laissé derrière eux. Se dirigeant vers les restes broyés des divers attelages qui avaient composé son convoi d'escorte, il retrouva sans difficulté les rations disséminées un peu partout et s'empressa de les réunir dans un paquetage de combat qu'il arracha à l'un des cadavres. Sans même attendre d'avoir quitté la zone, il engloutit au passage plusieurs miches de pain ainsi qu'une gourde toute entière avec voracité. Après l'adrénaline de la bataille, ses besoins primaires refaisaient peu à peu surface et il réalisa alors que les quelques plaies qui parsemaient son corps gigantesque s'avéraient, dans certains cas, plus sérieuses qu'il n'y paraissait.

    N'étant pas doté des facultés surnaturelles de son compagnon, Kahl n'allait pas pouvoir jouir d'une régénération accélérée et se retrouva donc forcé de baisser le nez à la recherches d'équipements de premier secours, chose qu'il ne tarda pas à retrouver dans les décombres. Quelques aiguilles, des herbes médicinales, du tissu de facture médiocre ainsi qu'un peu d'alcool. C'était peu, mais cela ferait bien l'affaire. Il avait vu bien pire dans le Grand Froid.

    Son sac enfin bouclé, il jeta sa massue sur son épaule puis vint tranquillement rejoindre Nargulg et lui fit signe qu'il était temps de se retirer.

    "Je ne sais pas où tu vas mais j'imagine que, comme moi, tu préfères t'éloigner de cette maudite cité pour le moment."

    Alors qu'il se mettait en marche en tournant le dos au carnage qu'ils venaient de semer, une interrogation se fraya aussitôt un chemin dans son esprit. Kahl fit rouler sa tête sur le côté puis, après avoir capté le regard de son camarade, il lui glissa avec curiosité :

    "Pourquoi m'as-tu sauvé, Nargulg ?"

    Bon nombre de motifs pouvaient sembler valables, mais l'Ogre ne se voyait pas jouer aux devinettes dans des circonstances aussi sérieuses que celles-ci. Avait-il besoin de l'Oni pour mener à bien l'une de ses quêtes ? Etait-ce par respect ou, plus étrange encore, par amitié ?
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