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    Les vicissitudes du Reike sont autant de fissures à exploiter [PV Valka] - Page 2 EFZvhIHe_o
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  • Ven 30 Déc - 16:22
    Les vicissitudes du Reike sont autant de fissures à exploiter
    C'est moi ? Où il y a une ambiance de merde.


    - Valka Trygg! Toujours aussi véhémente à ce que je vois. Écoute, on veut pas faire d'histoires, mais si toi et la donzelle qui t'a payé voulez nous prendre notre butin, on ne va pas apprécier, tu comprends ?

    Je me tournais vers la personne qui m'avait appelé. Akash, une ordure d'orc et pourtant, j'en avais vu des raclures. Celui-ci trempait dans tout ce qu'il ne fallait pas, au point même de faire des accouplements forcé inter-espèces simplement pour le plaisir des plus vicelards et détraqués de ce monde. Il ne manquait plus que lui. Comment n'avais-je pas remarqué sa présence puante et abjecte. Il était rare que je refuse du travail, mais lui, un jour, m'avait proposé une petite fortune pour ramener bons nombres d'humains et d'elfes pour pouvoir les accoupler suivant ces envies. Mes yeux étaient comme des lances en le regardant.

    - Akash, vile saloperie. Que je sache, rien n'est défini pour la demoiselle qui est à vendre. Si la dame qui m'accompagne veut donner une mise, elle en a le droit.

    Les gens autours regardait la scène. Certains étaient amusés, d'autres médusé et l'assemblé ne souhaitait savoir comment cela allait se terminer. Morndrizel prit la parole et un échange loin d'être cordiales se fit entre Akash et elle. De mon côté, j'observais les deux protagonistes, mon épée à la main. On ne pouvait pas dire que la liche n'avait pas d'aplomb, elle tenait tête. Une nouvelle pique de la part de l'orc et j'entrais à nouveau en scène.

    - Mes contrats me regardent. Et je pense que ce qu'elle pourrait me demander sera moins horrible que tes propres demandes. N'est ce pas ? Espèce de cinglé.
    Le dévisageant.

    Ma comparse de la soirée s'était levée et un détail m'apparut, sur elle, une couleur violette s'était dessinée sur elle. Sans rien dire, je restais sur mes gardes. La liche avait envoûté l'orc par des flammes noir et violet en très peu de temps. Elle cachait bien son jeu face à moi, mais là, j'avais vu son potentiel. Morndrizel avait mon vrai nom, alors que de mon côté, j'avais vu une partie de ses capacités, de la magie noir, j'en étais certaine. Cela faisait un moment que je n'en avais pas vu. La raclure s'était interposé, stupéfait de ces mots, mais surtout d'avoir protégé celle qui l'avait ensorcelé. Quant à ses hommes, aucun n'avait le courage de se ruer sur les deux. Dans tout cela, tout ce petit monde m'avait même oublié.

    - Qu'est-ce que tu m'as fait ?! Sorcière ! C'est une sorcière !

    Le souterrain était tombé dans un silence digne d'un cimetière. On pouvait entendre des chuchotements, ci et là, certains avaient des regards furtifs entre Akash, Morndrizel et moi-même comme pour regarder un match. L'ambiance était retombée, tendue, si bien qu'à la moindre étincelle, l'explosion éclaterait.

    L'orc parti en courant, peu fière et dans l'entrebâillement de l'escalier, on pouvait entendre "c'est pas fini". Et pourtant, si, c'était terminé pour lui. En revanche, sa clique restée sur place était sur le qui-vive pour donner l'assaut. La liche, dans ce silence, proposa vingt-cinq pièces d'argent qui résonna dans la salle.

    Silencieuse, je m'approchais d'elle d'un regard amusé et m'assis à côté. Ironiquement, le menus frottins de l'orc attablé à la même table, grinçaient des dents, leurs regards en disait long sur le fait de vouloir nous faire la peau. De mon côté, mes yeux azur observèrent la jeunette qui semblait ne pas comprendre ce qu'il se passait, tout en m'adressant aux sbires d'Akash avec dédain.

    - Messieurs, simple conseil, ne tentez rien. Il serait bête d'ensanglanter les lieux de votre sang. N'est ce pas ? Allez-vous en, allez dorloter votre mignonne petite cheffe pleurnicharde. Il a besoin d'une consolation. Dites-lui que vous venez de ma part, vous lui dégorgerez le poireau ensemble. C'est tout ce que vous savez faire.
    D'une voix calme, presque suave.

    Provocatrice ? Moi ? Absolument pas. Les sbires se levèrent tout en sortant leurs armements. D'un regard vers ma comparse du soir, à mon tour, je me levais, ma lame à la main. Le vendeur ne savait plus où se mettre, les spectateurs se faisait un malin plaisir de regarder la scène comme un dîner spectacle. On pouvait même voir certains se faire des plaisirs personnels.

    - Je pense que je dois parler à des illettrés ?

    - Vingt-cinq ! Vingt-cinq argents ! Qui dit mieux ! Messieurs ! Là ! Debout ! Vous misez pour ma tendre viande à vendre. Elle pourra faire ce que vous voulez !

    Il était en panique, il cherchait à ramener l'attention à sa vente, mais là... Personne ne s'y intéressait vraiment.

    - Voulez-vous m'accompagner ma chère, pour torpiller ces gredins ?
    Tout en pointant ma lame vers eux.
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  • Ven 30 Déc - 20:48
    Après son tour de force, qui pouvait certes passer pour un acte irréfléchi au vu du danger que représentaient encore les sbires de Akash, mais qui était en réalité savamment calculé, Morndrizel s'était patiemment installée sur la table précédemment occupée par le capitaine pirate. Elle se serait honnêtement attendue à plus de réactions de prime abord, mais il fallait croire que les reikois superstitieux étaient facilement impressionnés... Du moins pour ceux qui osaient montrer leur hostilité, car une bonne partie des participants à cette étrange soirée étaient affairés à autre chose. Elle aurait également cru que la valkyrie aurait été rebutée par sa magie, inquiétée ou dégoûtée, mais au lieu de cela, elle vint s'asseoir à ses côtés comme si de rien n'était. En voilà une femme intéressante... En guise de bienvenue, la liche posa une main froide sur sa cuisse sans la moindre gêne. Elle avait elle aussi un tempérament pour le moins joueur et taquin, et la valkyrie n'hésita donc pas une seule seconde à mettre en garde ses lieutenants du malheureux qui avait croisé sa route, avec cependant un vocabulaire un peu trop cru au goût d'une liche plus familière du raffinement.

    " Oh non, je doute qu'ils soient illettrés, mais il ne savent probablement pas ce que cela fait de se trouver sous les bottes de demoiselles comme nous... Ceci étant, ils n'ont peut-être jamais croisé de Valkyrie de leur existence ? Et puis, allez donc leur faire comprendre qu'il ne faut pas se tenir sur le chemin d'une liche millénaire, c'est quelque chose de difficile à appréhender lorsqu'on est mortel. "

    Bien entendu, la liche avait tout à fait volontairement révélé sa vraie nature à son amie du soir comme si de rien n'était, uniquement pour voir ses réactions. Pour beaucoup, elle était une aberration contre-nature, une créature qui ne devrait pas exister. D'autres, plus rares, la voyaient comme un puits de connaissances et d'expérience, une savante et une érudite hors du commun. Enfin, pour les fidèles, elle était un objet de vénération en ce qu'elle était intimement liée à X'o-Rath, le titan des morts. Dans quelle catégorie la valkyrie se rangerait-elle ? La question méritait d'être creusée. Sanguine, Valka, puisque c'était là sa véritable identité, semblait avoir envie d'en découdre avec ces ruffians. D'ordinaire, Morndrizel n'aurait pas jugé bon de se salir les mains pour des enfantillages pareils, et l'aurait surement laissée régler ça seule, mais cette fois-ci était différente, et il fallait croire que les avertissements ne suffisaient pas. Son sourire plus cruel et carnassier, elle passa une main sous sa joue.

    " Proposition tentante ma chère... Voyons si l'on peut faire quelque chose d'utile et de distrayant de ces gens. "

    De nouveau une pulsation violacée parcourut les marques du corps de la liche, des marques qui n'étaient ni plus ni moins qu'une transcription en bas-parlé du concept même de la mort. L'ombre de la liche se fit plus épaisse, s'étendant jusqu'aux hommes et engloutissant les leurs dans une flaque de noirceur infinie. Et puis, de ce puits d'abysse, des mains surgirent, noires comme la nuit, les mains des damnés qui saisirent aux mollets les malheureux pour les immobiliser. Puis vinrent des vrilles de ténèbres, comme des pointes effilées et minces qui empalèrent le poignet de l'un des hommes, lui faisant lâcher son arme et déclenchant un cri étouffé. Il voulait garder la face, sans doute, car il ne voulait pas être battu par une femme, cela dit, contre une valkyrie combattante et une sorcière noire, quelles chances pouvaient-ils bien avoir ? La seule réserve que gardait Morndrizel concernait sa nécromancie, une magie interdite et donc plus risquée à utiliser en raison des possibles répercussions. Et puis, pour torturer... L'ombre était tellement plus efficace.
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  • Ven 30 Déc - 23:45
    Les vicissitudes du Reike sont autant de fissures à exploiter
    Des négociations ensanglantées.

    Ainsi donc j'avais bel et bien raison. Une mage noire, voilà ce qu'elle était, désormais, j'en avais la certitude. Il y avait pas mal de temps que je n'avais pas vu une pratiquante, mais quand on connaît la réputation, il vrai qu'on évite de le montrer. Du coin de l'œil, j'observais ma comparse. Sans réelle réaction, je n'étais pas plus choqué que ca. La dernière personne que j'avais connu n'était plus de ce monde, décapité lors d'un combat perdu. Je devais revoir cette personne pour un travail, mais jamais je ne saurais pourquoi.

    Morndrizel prit la parole et c'est là qu'elle avoua sa nature. Bordel, une morte-vivante, cela expliquait tellement de choses. De mémoire, je n'en avais jamais rencontré. C'était rare ce genre de personne. En y réfléchissant, je me demandais si sa condition n'était pas égale à la mienne, solitaire. Les valkyries étaient peu nombreuses et disséminées dans des endroits que je ne connaissais pas. Encore... Pour celles qui étaient encore vivantes. Pour elle, il était probable que ce soit la même situation. Qui l'aurait cru... Une liche qui disait être millénaire. Mon regard se posa sur elle, curieuse de qui elle était vraiment au fond.

    La liche commençait à faire son spectacle. La lumière mauve se fit voir sur elle et cette fois, l'ombre avait comme quelque chose de vivant. Je ne pouvais pas vraiment l'expliquer. Morndrizel, elle avait un visage devenu diabolique, comme si elle allait se délecter de ce moment. Les sbires se trouvaient dans l'entité noire, ne bougeaient plus, des mains ténébreuses sortant du sol, de nulle part finalement se matérialisaient pour se saisir des fou qui nous avais défié. Une pique transperça le poignet d'un des hommes qui lâcha sa masse d'armes.

    *Eh bien... À mon tour de jouer*

    - Remarquable, je ne suis pas déçu de ce petit jeu.
    Lançant un petit sourire sadique et discret à la liche.

    Je me saisis de la masse d'armes d'une main et mon épée de l'autre avant de m'approcher.

    - Retenez vos mains, je ne pense pas que vous désirez me faire du mal. Me tromperais-je dans mon affirmation ?

    Un peu amusé, j'allais voir si ces dires, de ne pas être mon ennemi allait se confirmer. J'avançais d'un pas assuré dans l'ombre sur le sol. Je reprenais d'un ton plus sérieux, mais surtout plus meurtrier.

    - La prochaine fois que l'on vous dit de dégager, alors vous dégager. Encore faut-il qu'il y ait une prochaine fois. Bande de fou, stupide, vous n'êtes rien, même votre pleureuse de chef n'est plus rien désormais. Vous pensez avoir le pouvoir. Vous pensez avoir la force. Avant votre mort, vous verrez que les femmes sont fortes également. Cela vous donnera un sujet de conversation dans le néant. Vous ne serez que la risée des hommes morts. Tuer par des femmes, l'éternité du néant pour que les autres se moquent de vous. Un destin que vous avez cherché.

    Je déployais mes ailes noir, contrastant avec ma tignasse blanche telle la neige et terminais par " Nous sommes les dernières que vous verrez, vous verrez La Mort".
    Celui qui avait lâché son arme se retrouvait avec la boule à pic à la place de la tête, s'effondrant aussitôt. Les autres commencèrent à crier de peur. Et même la peur n'était rien face au sentiment qu'ils devaient ressentir dans leurs tripes. Le second, je lui enfonçais ma lame lentement dans le corps. Il sentait chaque centimètre pénétrer dans sa chair et ses entrailles. Son sang coulant de la plaie et de sa bouche. Ce fut quand mon épée le transperça que je la retirai d'un coup sec d'un quart de tour. Il cria de tous ses poumons avant de s'effondrer. Le troisième, quant à lui, sa tête roula au sol, trancher net d'un coup. Le sang giclant de son cou libre de tout poids.

    - Le reste, je vous le laisse. Gardez en juste un, très chère. Il va nettoyer le sang de ses compagnons. D'ailleurs monsieur l'esclavagiste... Que diriez-vous d'échanger cette frêle femme pour un de ces gaillards ? Celui de votre choix. Je suis certaine que mon amie se fera un plaisir de l'obliger à être à vos ordres et de rester un gentil petit esclave. Ne serait-ce pas ironique ?

    Je me tournais vers le pseudo-commissaire-priseur pour avoir sa réponse.

    - Heuu... Eh bien... Pourquoi pas, mais je veux aussi un paiement. La valeur n'est pas la même. Vous le comprenez. La femme coûte plus chère qu'un homme, surtout vu la douceur de sa peau. Si on est d'accord, je prendrai celui-ci.
    Désignant du doigt, un des hommes grands et très costaud, une montagne de muscle.

    J'avais l'impression qu'il acceptait par peur de représailles s'il refusait. A mon sens, j'avais une idée qui allait ravir Morndrizel, l'esclavagiste, moi-même et qui allait faire encore plus plier le dernier survivant, tout comme ceux pouvant être mis au courant de ce situation. Les gens autour ne faisait plus rien. Beaucoup étaient subjuguer de voir un tel spectacle, d'autres étaient outrés, encore, pour beaucoup, la peur se lisait sur eux à la vision de la magie noire.

    - Bien, si mon amie est d'accord, faisons cela. Et pour vos pièces, ce sera votre nouvel esclave qui vous versera la somme. Tout ce qu'il lui reste, même ses habits.
    Dans un retournement rapide, ma robe virevoltant dans l'air, je retournais vers la brune. Rabattant mes ailes, j'allais m'asseoir à côté de la liche.

    Non loin d'elle, je me penchais pour lui chuchoter qu'il faudrait qu'on s'excuse de tout ce désarroi.

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  • Lun 2 Jan - 20:20
    La liche aimait à laisser son côté sadique s'exprimer avec ceux qui ne méritaient pas son attention, et définitivement, ces imbéciles d'humains sous-éduqués et hérétiques ne la méritaient pas. Est-ce que cela effrayait ceux qui l'entouraient ? Elle n'en avait cure, bien au contraire, cette peur primaire devant la mort couplée à sa majesté naturelle contribuaient à imposer son autorité et son charisme. Mais si les mortels alcoolisés semblaient peu réceptifs à ses menaces, la magie qu'elle déploya les fit commencer à ressentir cette peur primaire. Contrairement à Valka qui semblait se délecter du spectacle avec un amusement bien trop sadique. Oh, cette valkyrie avait beaucoup pour plaire, assurément, et en tout cas Morndrizel était convaincue qu'elle ne serait pas de celles qui fuiraient devant des tâches salissantes ou moralement répréhensibles.

    " La Mort, hm ? La place est prise je le crains ma chère... "

    La suite fut des plus surprenantes, car si la nécromancienne s'était attendue à voir Valka en découdre rapidement avec ces messieurs, les écrasant sous ses bottes et les forçant à prendre la fuite, celle-ci opta plutôt pour une mort brutale et rapide. Un meurtre donc, et de sang froid ? La valkyrie ne cessait de surprendre, certes, mais même si personne n'allait se plaindre du décès de ces gens liés au banditisme, encore moins dans ce lieu où avaient lieu toute sorte d'actions répréhensibles par l'empire, la liche ne s'était pas attendue à voir une exécution. Dire qu'elle avait cru avoir plombé l'ambiance de cette soirée reikoise, elle était désormais loin du compte. Et puis, l'air de rien, la mercenaire choisit de lui laisser le reste de ce menu fretin en proposant une idée aussi délicieusement horrible qu'outrageusement scandaleuse. L'immortelle sembla songeuse un moment, faisant comme si elle réfléchissait sérieusement à la proposition. Pensait-elle vraiment pouvoir lui donner des ordres de la sorte ? La liche prit un air joueur en se levant.

    " J'apprécie votre sens cruel de l'ironie, mais ce ne sera pas nécessaire je crois. Regardez-les, terrifiés à l'idée de finir comme leurs amis dans une mare de leur propre sang, pensez-vous vraiment qu'une magie noire soit nécessaire ici ? Non, bien au contraire, je pense qu'il n'y a nul besoin de châtiment supplémentaire, car ils savent ce qu'ils encourent si ils ne se plient pas à cet accord... A leur futur acquéreur ensuite de savoir les dresser comme il se doit. Si je les maudits, alors ils n'auront plus le moindre choix... Les laisser se débattre contre ce milieu qu'ils ont eux-mêmes contribué à alimenter est mille fois plus cruel. "

    Elle se leva, toujours en confiance. Elle n'avait pas l'intention de faire plus usage de la force qu'elle ne l'avait déjà fait, et ici, user de ses pouvoirs de nécromancie était exclu si elle ne voulait pas créer de mouvement de panique. Peu lui importait, elle se contenta de trancher des artères vitales de ses victimes, les laissant se vider de leur sang devant elle avant de marcher sur leur cadavre. Il n'en restait plus qu'un, celui qui lui semblait être le plus défiant, et qui se sentait désormais abattu. Oui, la punition était appropriée, ce ne serait pas elle qui le briserait mais ceux-là même qu'il avait voulu rejoindre et aider dans leur soif de domination des hommes par les hommes. Après l'avoir forcé à se mettre à genoux avec l'aide de ses liens de ténèbres, elle écrasa sa botte sur sa tête pour l'étaler au sol avant de s'intéresser à nouveau à l'autre esclave. Elle claqua des doigts, s'attendant à être obéie quand elle demanda qu'on couvre cette pauvre demoiselle désormais libre. Enfin seulement elle s'éloigna, suivie de la jeune femme qui oscillait entre peur et soulagement, pour rejoindre la valkyrie assise. Un rapide coup d'œil autour lui confirma que si leur petit manège n'avait pas choqué grand monde dans ce milieu, on les regardait désormais assez étrangement... Elles n'étaient plus vraiment bienvenues, et cela se comprenait.

    " Vous avez raison, mieux vaudrait que l'on prenne congé désormais... Vous avez un point de chute non loin d'ici peut-être ? "

    Une fois les choses posées, la liche prendrait la direction de la sortie, suivie par sa nouvelle esclave qui n'osait pour le moment dire mot. Elles seraient bien mieux ailleurs qu'ici pour poursuivre leur discussion.
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  • Mar 3 Jan - 14:56
    Les vicissitudes du Reike sont autant de fissures à exploiter
    Les trois femmes.

    À l'entendre, elle n'avait pas compris que je parlais de nous deux, mais soit, les choses sont ce qu'elles sont. Morndrizel était venue parmi les victimes et terminé les derniers restant. Simple et efficace, une lacération bien placée à la gorge et la zone se retrouvait inondée de liquide rouge. Déjà, mes victimes avaient sali le sol, mais avec ces dernières... C'était pire. Le ménage allait être marrant pour le survivant. La liche me fit remarquer que ce dernier énergumène était trop brisé pour se rebeller et en effet, son regard était comme vide. Il était encore conscient de ce qu'il se passait, mais sûrement trop choqué pour rétorquer, encore moins se battre.

    D'une certaine manière, on faisait bien la paire. J'appréciais son sens glacial d'amener les choses et de poser son autorité, le tout dans une classe de beauté froide. Alors que moi, je suis plus impulsive et dur. Le feu et la glace qui pouvait créer quelque chose d'intéressant. La jeune qui était sur le pilori était détachée et couverte, les gens et surtout les hommes voyaient tout ceci d'un mauvais œil. Ils savaient qu'ils n'avaient pas le choix que d'accepter, surtout en vue de ce qu'il venait de se passer. La fille sous sa couverture venait s'asseoir près de moi, par terre. Je la saisis par le bras et je sentis un tressaillement de peur sous ma main. Elle avait dû être frappée plusieurs fois et pas qu'un peu pour avoir aussi peur au moindre contact.

    - Asseyez-vous ici. Vous n'avez plus à être assise à même le sol. Révolu est ce temps pour vous. Venez.
    Lui indiquant une place à côté de moi.

    La jeune me regardait perplexe, dans l'incompréhension de ce qu'il se passait. Elle avait sûrement connu que cette vie, alors qu'une inconnue lui propose d'utiliser un vrai fauteuil. Je la sentais que peu sereine, comme si, à tout moment, les choses pouvaient tourner au vinaigre. Je la pris sous mon bras, essayant de la réconforter, la sentant trembler de froid, de peur et de tellement de vécu néfaste. Les ravages de l'esclavagisme, autant pour les hommes, cela m'était égal. Ils n'avaient que le revers de la médaille, mais une femme devenue esclave... Sa vie n'était que pour être détruite.

    - Vous avez raison, mieux vaudrait que l'on prenne congé désormais... Vous avez un point de chute non loin d'ici peut-être ?
    En réponse à ma phrase.

    Les gens reprenaient une conversation probablement centrée sur les événements actuels. Le Lapin semblait effaré, tandis que d'autres avait vomi dans leur coin. Il faut dire que ce genre de spectacle n'est pas pour tout le monde.

    - Valka, comme toujours, t'sais t'montrer sans pitié. À pein'arrivé, et qui j'vois faire l'spectacle ? Toi. T'donnes d'travail pour l'nettoyage et pour les croquemorts, t'contribues à l'économie, c'bien.

    Dans l'escalier, Bjark, un autre mercenaire, avec qui j'avais travaillé quelques fois. Lui, c'était un lycanthrope qui n'avait pas peur de se lâcher à ses instincts primaires de chasseur, même sous sa forme humaine. Je lui répondais qu'ils avaient cherché et manqué de respect. Avec quelques explications, il rétorqua.

    - Et t't'es dis, quoi de mieux pour les faire taire queud'remplacer la tête par une masse d'armes ? J'reconnais bien ton style. On peut dire qu't'es une sacré toi !
    Riant au éclat.

    - T't'souviens quand t'on s'est amusé à découpé l've...
    Un regard noir lancer vers lui et il s'arrêta aussitôt.

    Je me levais, faisant comprendre aux deux personnes avec moi qu'on y allait. Je le connaissais et une fois qu'on parlait avec lui, on en avait pour des heures. Certes, c'était un mangeur de viande incontrôlable, mais c'était un bon vivant et joyeux. Une fois arrivé à son niveau, je me retournais vers la scène.

    - Mon cher monsieur, le dernier, est à vous. Il sera votre esclave comme convenu. Comme l'a dit mon amie, il est sous votre responsabilité. Qu'on ne le retrouve pas en liberté, où je saurais venir vous trouver. Qu'en a toi Bjark, je te souhaite une bonne soirée, ne picole pas trop, tu sais ce qu'il advient sinon.
    De mon ton froid habituel.

    Je montais les escaliers arrivant au rez-de-chaussée, là où se trouvaient le bar et la salle. Sans traîner et en discrétion, j'entamais une montée d'étage pour aller au niveau des chambres et j'indiquais aux deux autres femmes de rentrer. Une fois à l'intérieur, je posais mon épée à côté de mon lit et m'asseyais dessus. Pourquoi a-t-il fallu que ça tourne de la sorte ? Je ne pouvais déjà pas supporter les hommes, mais avec ce genre de comportement, je les aimaient encore moins. Ils m'exaspéraient, ils étaient tellement ridicules à penser que c'étaient eux les forts. Ce sont juste les faibles, régit par leurs envies, guidées par leur queue et sans cerveau fonctionnel. Certes, peu trouvé un semblant de grâce à mes yeux, mais la plupart ne servaient qu'à faire du bruit pour rien et envoyer le monde vers de nouvelles guerres. J'étais dans mes pensées et revenant à moi, je voyais la jeune ne pas savoir où se mettre.

    - Assis toi là. Tu n'as pas à avoir peur. Nous ne te ferons rien. Tu es libre à partir d'aujourd'hui. Comment tu t'appelles ? Ygvi ? D'accord, tu as de la famille ? Non, eh bien...
    Mon ton froid était plus gentil, presque chaleureux. Comme une mère avec sa fille, je voulais l'aider.

    Je regardais ma comparse d'un œil interrogateur.

    - Je ne peux pas la garder avec moi et elle ne peut pas rester seule. Je suis tout le temps sur les routes, elle ne suivrait pas, et seule... Elle se ferait ravoir au premier coin de rue. Mais peut-être que vous auriez une idée, très chère ?

    Mon regard était plus doux. J'espérais que Morndrizel avait une idée pour cette Igvi.

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  • Lun 9 Jan - 22:04
    Rapidement après son coup d'éclat, la valkyrie qui accompagnait Morndrizel pour cette soirée décida de s'occuper de l'esclave qu'elles venaient de libérer. La liche ayant d'autres chats à fouetter, elle la laissa faire pour le moment, mais elle reviendrait bien assez tôt sur cette petite demoiselle pour qui elle avait quelques projets en tête. La demoiselle avait une gestuelle non pas seulement soumise, mais également brisée, qui dénotait une vie passée à servir les autres, et sans doute à sentir la morsure de leurs coups, de poing ou de fouet. Bien qu'elle veuille garder un visage froid et inquiêtant, Valka semblait bien plus avenante avec la jeune esclave, à croire qu'elle se souciait de son sort. La liche, elle, n'avait pas spécialement d'avis, et si elle abhorrait l'esclavage qui était une pratique allant à l'encontre de la nature même des mortels, crées par les divins, elle ne voyait en cette femme qu'une femme à libérer pour mieux la guider vers la vérité.

    Elle n'eut, heureusement, que peu à attendre avant que la valkyrie se décide à quitter les lieux, leur présence n'étant visiblement plus vraiment appréciée. On les regardait avec un mélange d'appréhension, de crainte, mais aussi d'amusement ou de plaisir. Ces mortels étaient vraiment tous des dépravés, et surtout, de profonds imbéciles de regarder ainsi une liche millénaire comme un animal de foire. Oh, elle aurait sa vengeance, certes, mais elle pouvait prendre tout son temps pour cela... Le temps était toujours le meilleur allié d'une immortelle. Leur sortie ne se fit pas discrètement donc, car tous les regardaient avant de pouvoir enfin reprendre leurs immondices, et c'est là qu'une voix se fit entendre. Un autre homme, un mercenaire qui visiblement était aviné, mais pas totalement saoul, et une connaissance de la valkyrie qui ouvrait la marche. Après s'être fait clouer le bec par un regard assassin de la grande guerrière, il crut bon de siffler la délicieuse créature à la chair froide qui la suivait. Le sourire qu'elle lui jeta était aussi charmeur que menaçant, mais les ombres qui avaient émergé du mur sur lequel il était adossé pour l'y maintenir auront surement fait pencher la balance pour l'une des deux options. Elle passa le dos de sa main sur sa joue, y faisant courir ses ongles pointus.

    " Je ne suis pas d'humeur... "

    Et une fois éloignée, les ténèbres relâchèrent le malheureux. Les trois femmes montèrent les étages, d'abord pour revenir au rez-de-chaussée plus présentable et classique de l'auberge qui servait de façade à ces réunions clandestines, puis pour accéder aux chambres, à l'étage. Depuis combien de temps la liche intemporelle n'avait-elle plus dormi dans une simple auberge ? Des siècles tout au moins, ou si cela lui était arrivé, elle avait au moins eu le goût de mieux choisir. A en juger par sa robe pourtant, Valka devait bien avoir quelques moyens... La liche n'attendit pas pour s'asseoir sur une chaise, croisant ses jambes et posant simplement ses mains sur ses cuisses. Sa nouvelle esclave allait pour se placer à genoux à ses côtés, mais la liche porta sa main glacée sur sa joue pour la rassurer en lui souriant, ajoutant aux paroles apaisantes et plus chaleureuses de la valkyrie.

    " S'agenouiller est indigne d'une dame comme toi... Tu n'auras plus à le faire désormais, assieds-toi. "

    Seuls les divins méritent qu'on se mette à genoux, mais cela, elle évita volontairement de le mentionner. Valka se montrait soudain plus chaleureuse, plus maternelle avec l'esclave, signe que derrière sa carapace de force brute, elle était une femme un minimum sensible au sort des autres, du moins des femmes de ce qu'elle en avait compris, ce qui n'était pas pour déplaire à la nécromancienne éternelle. La liche était elle aussi pareille à une mère pour beaucoup de fidèles, elle qui avait connu la genèse de la religion sur le Sekai, alors dans un sens il lui arrivait aussi d'en avoir les traits. La liche se contenta de hocher la tête à la demande de sa comparse du soir.

    " Oui, on ne peut pas lui rendre sa liberté comme ça, il la reprendraient... Mais je connais un endroit où elle serait parfaitement en sécurité, sans personne pour l'asservir ou la rabaisser. Elle y serait bien traitée, et je pourrais veiller sur elle constamment pour m'assurer qu'elle puisse s'épanouir. "

    Et également, bien que Morndrizel se garde de le mentionner, elle lui permettrait également d'avoir des informations sur les actions des différentes forces en présence dans le Nouvel Ordre. Après-tout, la liche n'aurait jamais trop d'une espionne supplémentaire, et si ses réseaux dans le Reike et la République s'étendaient en profitant des retombées de la guerre, elle n'avait encore que trop peu de fidèles de confiance dans l'ordre naissant, dans lequel elle n'avait pas une confiance aveugle. Posant une main sur l'épaule de l'humaine, qui se déroba, la liche l'interrogea du regard. Celle-ci était curieuse, sans doute comme Valka, du contact glacial des mains de l'immortelle.

    " Comme je le disais à mon amie avant d'être si grossièrement interrompue, il se trouve que je suis une non-vivante... Pour autant tu n'as pas à me craindre Ygvi, et vous non plus Valka. Je suis venue ici uniquement pour briser la monotonie de ma longue existence. "

    Mensonge ou vérité ? Difficile de le dire lorsque c'est une menteuse hors pair qui prononce ces mots. Si Morndrizel cherchait parfois à se divertir d'une manière ou d'une autre, elle associait souvent l'utile à l'agréable...
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    Valka Trygg
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  • Ven 27 Jan - 22:11
    Les vicissitudes du Reike sont autant de fissures à exploiter
    La petite chambre.

    J'écoutais ce que la femme en face de moi, toujours assise dans la même position. Elle était à la fois fascinante, mais aussi redoutable comme moi. Chacune à notre manière avions notre façon de faire et d'être, mais nous avions comme des similitudes.

    - Oh... Pensez-vous que je puisse avoir peur. J'avais des interrogations, j'en ai encore d'ailleurs dont nous discuterons en privé, mais je n'ai pas peur. Rare sont les fois où ce sentiment me saisit. En ce qui concerne cette femme nouvellement libre, je vous la confie, mais j'espère que vous dites vrai. Je ne souhaite pas la voir dans un autre traquenard. Et avant que vous me posiez la question, je compte bien suivre son évolution comme il me sera possible.

    Je regardais par la fenêtre où la transparence n'était plus vraiment sa propriété principale et je pouvais deviner que des gens partaient de la bicoque. Par extension, des personnes qui devaient être présente à la soirée. Des torches s'éloignant des lieux, des voix tonitruantes résonnant dans les rues à réveiller un mort. On ne pouvait pas dire que la discrétion était leurs points forts.

    - Remarque, cela permettra de nous revoir. À moins que vous ne vouliez pas ?

    Me retournant avec un rictus à peine perceptible. Seul le muscle tirait à peine la partie du visage, tendant très légèrement le zygomatique.

    Dans l'armoire, j'avais remarqué qu'il y avait une paillasse supplémentaire dont je me saisis pour la mettre au sol dirigé face porte. Je me saisis de mon armure que je mis sur mon lit et là, sans gêne d'aucune sorte, me déshabillais devant les deux autres femmes. Nue, dos à elles, je m'équipais de mon habit habituel.

    - Je ne sais pas si vous voulez dormir ici ou non, mais si tel est le cas, je vous laisse le lit. Je dormirais la-dessus... Ce n'est pas comme si je n'avais pas l'habitude. Ygvi, le lit est à toi aussi.

    Je me retournais vers elle, vêtu de mon apparat de métal

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    Morndrizel
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  • Sam 28 Jan - 17:17
    Guerrière brutale et redoutable, à l'inverse de la perfidie et de la manipulation dont Morndrizel s'était faite la maîtresse, Valka clama haut et fort ne pas être effrayée par l'anonce de la nature de morte-vivante de la liche. Morndrizel sourit, pensant qu'elle aurait pourtant dû, si elle était raisonnable. Mais la valkyrie semblait plus fascinée par sa personne qu'effrayée, ou alors c'était un mélange des deux qu'elle ressentait et qui la faisait tenir en sa funeste présence. Malgré son statut, Morndrizel n'avait pas pour habitude d'effrayer ses interlocuteurs, elle semblait généralement au contraire charismatique et attirante, ce qui la rendait d'autant plus dangereuse.

    " Non, je ne pense pas, ma chère, et vous l'avez prouvé maintes fois ce soir. Mais je vous comprends, il est difficile de décrire ce que l'on ressent face à une entité qui a cent fois notre âge... Ce sera avec plaisir que je vous reverrai en tout cas, cela nous laissera le temps de dissiper toutes vos interrogations. "

    Morndrizel n'était pas de celles qui tyrannisent et terrorisent, aussi elle prendrait soin de Ygvi comme elle a pu prendre soin de milliers de fidèles durant sa très longue existence. Elle veillerait à ce qu'elle se trouve une place à sa convenance sur Célestia, mais la mettrait également à profit pour lui remonter des informations au sein même du Nouvel Ordre. Même si l'entreprise de Seagan était louable, elle préférait garder un oeil sur son développement, et la jeune ancienne esclave l'y aiderait.

    Et puis, après avoir regardé un temps dehors, Valka se leva pour se dévêtir devant ses invitées. Ygvi, sans doute par gêne ou par pudeur, détourna le regard. Morndrizel, elle, ne manqua pas une miette du spectacle, en profitant pour détailler la peau claire de la valkyrie sous laquelle on devinait aisément sa musculature puissante. Une femme pleine de charme sans aucun doute, et la liche se doutait qu'elle n'avait pas fait cela au hasard. Voulait-être savoir si Morndrizel était intéressée ? Probable, et auquel cas, elle était maligne. Ce genre de subterfuge, la nécromancienne était elle aussi tout à fait à même de l'utiliser, cela ne la dérangeait guère. Elle se garda cependant de faire la moindre réflexion, le poids de son regard serait bien assez équivoque. Et une fois son armure enfilée, la guerrière se retourna pour leur indiquer de prendre son lit; ce qui fit rire délicatement la dame en robe violine.

    " Ma chère, je vous remercie de cette attention, mais vous pouvez partager votre lit avec notre amie plutôt. Il se trouve que je ne dors pour ainsi dire jamais, une des nombreuses joies de la non-vie. Aussi, je n'ai aucunement besoin de m'allonger sur un lit quelconque, bien que cela m'arrive de temps à autre... "

    Elle n'avait toujours pas décroisé ses jambes, et le regard qu'elle lança à la mercenaire, couplé à son sourire en coin, laissait imaginer bien des choses sur le sens à donner à ses mots. En vérité, elle s'allongeait parfois pendant qu'elle méditait ou communiait avec son maître, mais c'était uniquement une habitude qu'elle avait prise. Elle pouvait parfaitement entrer en transe assise. Et même si elle le voulait, elle ne pourrait simplement pas dormir, le mieux qu'elle pourrait faire étant de se plonger d'elle-même dans une sorte de coma, donnant l'illusion d'un sommeil, alors qu'elle était toujours parfaitement consciente de son environnement. Si on l'invitait à dormir ? Alors elle donnerait le change bien sûr, elle n'était pas le genre à ne pas profiter de ces moments, mais ensuite elle ne serait guère plus qu'une peluche froide dans les bras de son amante quand elle se serait endormie.

    " Nous partirons demain matin, tôt, je suppose, pour ne pas être suivis. Si vous souhaitez accompagner notre route, chère Valka, vous êtes la bienvenue. "

    Ygvi alla timidement jusqu'au lit. Elle était encore sous le choc, c'était à peine si elle arrivait à parler. Elle avait vu beaucoup de choses cette nuit, et elle ne réalisait surement pas encore qu'elle était désormais libre. La nuit lui ferait du bien. Morndrizel, elle, ne bougea pas. Sa petite chaise lui convenait amplement... Pour le moment.

    " Vous dormez toujours avec votre armure, ou vous l'avez enfilée parceque vous comptez partir faire un tour à l'extérieur ? "
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