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  • Ven 17 Fév - 22:03
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    Feat Crocell


    Perdue...

    Loin des contrées connues de Kaizoku, loin du cœur du volcan dans laquelle tu avais grandit... Un climat changeant, qui n'avait que trop peu d'impact sur ce que tu étais. La chaleur, bien que présente, t'étais presque douce en comparaison de celle qui dégagée par tes émotions... Pourtant, bien que confuse quant à la marche à suivre, tu étais calme, peut-être même beaucoup trop lorsqu'on connaissait tes excès fréquents. Loin de la civilisation, loin de la République, de tes tortionnaires, tu étais tel un volcan endormit, n'ayant aucune raison de se soulager en déversant son trop plein de colère sur le paysage.

    Paysage... ? Facile à dire... Tu avais traversé un désert, ou du moins ce qui semblait en être un. Pourquoi te diriger à l'aveugle vers l'inconnu ? Pourquoi pas... Ton île t'était devenu anxiogène, et les autorités semblaient être en alerte depuis tes derniers actes qu'on qualifier de terrorisme à petite échelle. Te cachais ne suffisait plus, et il te fallait fuir pendant un temps avant de tempérer ceux qui pouvaient être à ta poursuite.

    Tu regrettais cet état de fait... Mais c'était peut-être là l'occasion de s'ouvrir à d'autres choses. D'évoluer par l'expérience que tu vivrais loin de ton cocon, bien que chaque pas de plus où tu t'en éloignais, te paraissait être semblable à une lame plantée dans le cœur que l'on remuait sans cesse. Tu n'aimais pas l'inconnu, l'imprévu, encore moins les surprises...

    Finalement après plusieurs longues heures de marche, voir même des journées, si tentait que tu avais compté, tu venais à arriver dans ce qui s'apparentait être une ville. Une ville bien différente de celles que l'on retrouvait sur ton île, et heureusement, tout autant différente de celles qui peuplaient la République. Ici, rien ne te rappelait tes oppresseurs, si bien que tu pouvais respirer un bon coup librement sans craindre de te faire submerger par tes démons.

    Tu étais en terre inconnue certes, mais aussi totalement neutre vis-à-vis de toi. Peut-être que tu pourrais te trouver un coin, une ruelle, un placard, dans lequel t'endormir pendant de longues semaines. Un nouveau cocon temporaire où personne ne viendrait t'emmerder, où personne n'essayerait de se servir de toi à leurs profits. Si seulement...

    Clairement, tu faisais étrangère. Ton incapacité à t'adapter rapidement et ton air perdu sur le visage, tu étais sans doute le pigeon idéal pour l'escroc en herbe voulant se faire ses crocs sur une personne crédule. Tu ne le savais pas encore, mais le Reike avait le don de punir l'innocence des étrangers... Bien que tu étais tout sauf innocente, loin de là...

    Te faisant alors rentrer dedans par un gros malabar, un homme recouvert d'écailles avoisinant les plus de deux mètres, tu venais à tomber par terre sur tes fesses, ne pouvant que constater l'agression. Un autre, plus rachitique, le sourire serti par des dents recouvertes de dorure vint à se frotter les mains. Finalement... Le monde n'était pas si différent, que ce soit à Kaizoku ou ailleurs... Tous voulaient dévorer les plus faibles d'une manière comme d'une autre.

    - Madame ! Vous avez blessé mon ami ! Vous avez perpétré un affront qui ne pourrait être réglé que par le sang ! Ou... par quelques pièces... Vous ne voudriez pas que l'on vous dénonce aux autorités ? krkrkrkr.


    Tu le comprenais à peine... Cependant, tu pouvais observer les grognements toujours plus bruyant de l'armoire vivante... Et petit à petit, face à l'agression, l'incompréhension la plus totale, tu pouvais sentir le volcan se réveiller peu à peu... Si personne ne venait t'aider, tu ferais sans doute émerger le premier cratère dans l'existence de Kyouji.

    CENDRES
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  • Sam 18 Fév - 20:44
    “Monseigneur que faites-vous ?”

    Encore un importun qui questionne tout. Crocell ne pouvait décidément plus se déplacer à son aise dans les quartiers de sa ville. Sa propre cité. Lui. Nouveau seigneur depuis maintenant plus de quelques mois. Il avait œuvré, orchestré des améliorations, des tas de changements pour qu’enfin, on le laisse un peu en paix. Mais non ! Il suffit qu’il bouge d’un bras, et une dizaine de personnes se retrouvait à serrer les fesses de peur de se f…

    Sois dit passant, c’était une position de pouvoir, de principes, de notoriété. Il était normal que l’on questionne sur ses intentions futures. Et le malheureux qui eut la curiosité plus forte que les autres, allaient apprendre de quelle température son maître était.

    “Dis-moi, tu es… Nouveau ? Justement. Je ne sais pas qui tu es. Alors, pour ta gouverne, sois un bon serviteur : tais-toi, et laisse-moi aller où je souhaite. Sinon, je te renvoie dans le désert. T’as saisi ?”

    Il pouvait sentir le dérangement provoqué, et par conséquent se retira, implorant le pardon de son affront à Crocell. En réponse, il eut un visage de dégoût, et un va-et-vient d’une main voulant le faire disposer à faire de son espace vital un peu plus vide, vu qu’il empiétait dessus. Le Seigneur de Kyouji voulait un peu se défouler, que ça soit la marche, les plaisirs nombreux de sa cité, ou encore, quelques autres activités spécifiques, pour ne plus trop penser à sa gouvernance.

    *Je comprends pourquoi Vaal avait plus de cheveux. Il devait se les arracher à force d’entendre des branquignols à ses pieds. Heureusement que j’étais différent.*

    Oui, quand l’oni était seul, il pouvait lâcher prise sur sa façon de parler, ça lui permet aussi de descendre un peu en pression. Et pour permettre que cet effet perdure, pourquoi ne pas aller visiter le quartier des pauvres ? L’enceinte de la cité permettait sa sécurité après tout, aucun danger, aussi fou soit-il, s’attaquerait à sa personne.

    Bien sûr, il ne passait pas inaperçu à sa sortie. Pour éviter que la foule se fâche, il leur souriait. Il s’arrêtait de temps à autre à certaines boutiques, qui lui offrait grâce, et parfois même quelque présents, qu’il refusait, faute de son déplacement sans transporteurs attitrés. Ce fut un peu la totalité de son trajet, jusqu’à ce qu’il passe dans le quartier un peu mal famé du coin. Sa présence eut plus des regards indiscrets, médisants, et d’autres, se délectaient de peut-être lui désister de quelques pièces. Mais toujours un coup d’avance, il jeta quelques pièces à des miséreux, leur ordonnant de le protéger le temps de son séjour ici.

    Seulement quelques heures après, quelque chose d’assez spécial pouvait se voir. Enfin, se sentir. Une odeur de cramé, non pas d’un bois chauffé au feu, mais quelque chose qui dégageait comme une odeur de soufre, de cendre, d’effet tussif. Pas commun dans le coin, et ça venait de derrière cette porte.

    Il posa son oreille doucement contre cette dernière, et entendit un rire raillé, et un autre gras. Et toujours cette odeur particulière. Il s’était promis d’éliminer toute activité illégale officiellement. Officieusement, s’il n’avait pas cure d’une de ses activités, il en jugeait lui-même si cela devait rester en place. Pas de poignée extérieure. Cela voulait donc dire… D’un coup sec, il usa de sa force surhumaine pour faire sauter l'emplacement supposé du mécanisme, ce qui eut pour effet de permettre l’ouverture de la porte, qu’il poussa doucement.

    De sa position, il observait la scène. Une femme sur le sol, et deux hommes autour, surpris de l’entrée un peu fracassante. D’un long soupir, il secoua la tête.

    “Décidément, aucune classe. De la bassesse pure. Vous insultez de rats viendrait à les insulter.”

    De frustration, l'homme aux dents d’or lança un couteau, chose qui fut arrêtée à quelques centimètres de sa cible. Une force invisible semblait l’avoir stoppé. C’était l'œuvre de la télékinésie du seigneur. Un claquement de langue fut la réponse du reikois à cette tentative d’agression.

    “Sale cloporte.”

    Il retourna l’arme, mais le lança en direction du malabar, qui hurla de douleur, tenant son œil crevé. L’autre tenta de dégainer une dague, mais d’un geste habile, la terre formée par magie autour du membre du petit vaurien s'alourdit. Dans un geste rapide, il cassa la distance entre lui et sa cible piégée, avant d’attraper le cou de sa victime, et d’utiliser sa force une nouvelle fois, lui brisant net les articulations. Une fois cela fait, il se tourna vers l’inconnue, qui semblait virer au rouge de seconde en seconde.

    Interloqué par cette dernière, il décida de piéger la jambe de l’autre malandrin, avant de s’accroupir face à la femme, emplit d’une curiosité enfantine. Il était à peut-être une distance de bras et demi de celle-ci, avant qu’il s’exprime, un sourire radieux.

    “Bonjour. Rien de cassé ?” L’autre mastodonte commençait à s’agiter, mais Crocell l’ignorait complètement. “Vous êtes d’ici ?” Il pointait dans les directions aux alentours, mais il semblait voir que la compréhension entre les deux personnes semblaient ne pas aboutir.

    Entre temps, l’homme s’extirpa du piège rocheux, se ruant vers les deux personnes.
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  • Dim 19 Fév - 19:51
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    Feat Crocell


    Bizarre...

    La situation aurait pu prendre une tournure macabre... Kyouji paraissait être une belle ville, bien plus belle que celles qui gangrenaient la République. En comparaison, même ton île, pourtant ton seul et unique foyer, faisait pâle figure. Pourtant, tu n'aurais pas hésité une seule seconde à y creuser un cratère béant et bouillonnant simplement pour te défouler sur ces raclures qui s'en étaient prit à toi. Ceci dit, il ne fallait pas grand chose pour que tu ai une envie soudaine de tout cramer... Te lever du mauvais pied était souvent bien suffisant.

    Les femmes...

    Cependant, pas besoin de faire l'étalage de ta colère... L'espace d'un instant tu en venais même à être totalement confuse alors qu'un autre acteur vint à se joindre à la situation. Une armoire de muscle et d'élégance, bien différente de celle du malabar qui hurlait de douleur à peine quelques secondes après son intervention. Non... Lui semblait raffiné, te rappelant un peu les parures des hautes sphères de la République qui n'hésitait pas à se pavaner avec leurs airs de grandeurs.

    Pour autant, difficile de haïr une personne qui paraissait te venir en aide sans quémander quoi que ce soit en retour. Un acte de bravoure et de bonté qui t'était bien inconnu. On ne faisait pas ça à Kaizoku. Se tournant vers toi, il semblait s'adresser à toi, tandis que tu bouillonnais encore, ayant déclenché un processus qui aurait du mal à s'arrêter net. Heureusement pour toi, tu avais la parfaite cible pour te soulager, alors que l'un des deux hommes, plus tenace que l'autre, vint à se ruer vers vous, ayant bien envie de se venger.

    Ni une ni deux, tu te redressais, venant à poser ta main violemment sur ton visage avant de le faire tomber au sol. Il hurlait, se débattait même, alors que son faciès commençait à fondre, se faire défigurer par le température ardente d'un volcan en fureur. Ton sauveur, si tu pouvais l'appeler comme ça, pouvait alors te voir t'enflammer par endroit, tandis qu'une fumée noir et dense s'échappait de ta bouche, de ta chevelure, venant envahir les lieux avant de se perdre dans l'atmosphère.

    Finalement, après les cris d'agonie vint à frapper un silence lourd de sens. L'homme n'était pas mort... Enfin peut-être ? Dans tout les cas, il n'était plus en état de s'agiter, ni même de parler, pour peu que son visage se recolle avec le temps.

    Ayant pu te défouler, tu revenais alors dans un état stable,  n'ayant pas besoin de compenser un quelconque surplus d'énergie. Tel un électron satisfait de sa position, tu reprenais une apparence plus charmante, moins encline à dévoiler ta vraie nature. Tout cela, tu le faisais naturellement, sans vraiment te contrôler, en l'espace d'une poignée de second alors que tu te tournais à nouveau vers le bel âtre. De ton courroux, seul restait ton regard. Deux boules de feu embrasés, semblable au soleil qui rayonnait sur ces terres.

    - Je euh... Merci.


    Un ton neutre, d'une voix cassée. Tu t'apprêtais à lui tendre la main, pour signifier ta sympathie, comme on avait pu te l'apprendre, mais tu la rangeas bien rapidement, alors que ta paume était encore rouge.

    - Je suis une étrangère.

    De base, tu avais des difficultés pour communiquer. Non par par manque d'intelligence, mais plutôt par manque de pratique. N'ayant que rarement quitté ton île, tu n'étais pas vraiment connue pour tes talents de diplomate et de communication. D'autant que l'accent prononcé des hommes d'ici rendait la conversation des plus complexes. Il te fallait toute ta concentration pour décrypter leurs paroles, une concentration qui changeait au fil de tes humeurs.

    - Pardon. Pour le dérangement.

    Tu venais à sourire, bien que te forçant quelque peu. Le sourire semblait faux sur ton visage pourtant il était sincère. Ayant pu te défouler, tu n'étais plus une bombe à retardement. Jusqu'à la prochaine fois...

    - Je suis... Rulka. Je viens... découvrir la ville.

    Étonnamment... Tu étais entièrement honnête bien qu'il avait toute les raisons de penser autre chose. Tu n'avais absolument aucun objectif, aucune raison d'être ici plus que pour le simple frisson de la découverte, de la tranquillité. Tranquillité qui t'avait été dérobée bien rapidement d'ailleurs. Heureusement pour toi, ils en payaient désormais le prix.


    CENDRES
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  • Lun 27 Fév - 21:52
    Il avait suffi d’un instant de non-attention de la part de l’ex-conseiller pour se faire assaillir. Cependant, la première personne qui s’interposa n’était pas lui, mais celle qui se tenait plus en face de lui, mais au niveau du malfrat.

    Il tomba à terre, criant d’une douleur aiguë qui se tua sur le temps, tandis que du magma en fusion s’échappait de la main de l’inconnue, son faciès entre ses digitales. Puis, le silence s’installa, le crépitement de la roche en fusion se dissipa, ainsi que les soubresauts de l’homme, qui ne donna plus un signe apparent de vie en lui. Son visage était maintenant culminé d’une matière sombre et solide.

    Du côté de la femme, son teint rougeâtre aussi proche de la lave qui en avait excrété de sa peau, revint à une couleur bien plus proche de la chair humaine. Ses cheveux, qui épousaient ses formes, étaient d’un flamboyant étonnant. Presque au-delà du naturel. Cela n’attisait pas plus longtemps un retour à la curiosité de Crocell. Et de ses yeux, restaient comme les braises d’un feu qui avait été attisé, mais encore prêt à étinceler d’un brillant éclat.

    D’un remerciement qui se traduisit par une hésitation, surtout quand la main était toujours rougeoyante, elle se définit assez rapidement en se qualifiant d’étrangère.

    *Sans rire, je ne l'avais pas remarqué.*

    Non, elle avait un accent très différent des reikois. Mais cela lui disait vaguement quelque part. Peut-être avait-il traité ou négocier des articles et produits de provenance similaire. En-tout-cas, c’était très loin d’être républicain, et encore moins shoumeien.

    De son excuse une peu bancale, autant que son sourire qui montrait bien une inexpérience à l'interaction sociale, et au savoir de masquer sous un véritable sourire sa vraie humeur, le Seigneur de Kyouji se frotta l’arrière de la tête, le regard un peu ailleurs, regardant les deux bandits, morts, gisants sur le sol.

    “Ils méritaient. On va dire que j’aurais été moins clément dans la durée de leur souffrance… S’ils ne m'avaient pas forcé la main.”

    En vrai, tôt ou tard, l’oni avait bien promis de faire disparaître la pauvreté et l’infamie de la ville. Il n’avait pas précisé comment, qui, et quand. De beaux discours suffisaient à faire suivre une foule, mais les quelques actes qu’il faisait de sa propre initiative, permettait aux kyoujiens de le soutenir dans son projet. Mais pour l’heure, une arrivée du nom de Rulka, souhaitait découvrir son appartenance.

    “Mes salutations, Dame Rulka. Je me nomme Crocell. Veuillez m’excuser de l’accueil que ces moins-que-rien vous ont réservé. Permettez-moi de vous guider à travers Kyouji.”

    Il ouvrit la marche, passa à travers la porte qui n’avait plus raison d’exister, avant de congédier ceux qu’il avait demandés protection. Avec la flamboyante personne qui se trouvait à le suivre, il ne risquait pas d’être pris pour cible pour un bon moment. Il s’assura même de laisser la vue sur l’intérieur de leur petit échange. Ils sortirent du quartier pauvre, pour arriver dans les ruelles composées de quelques marchands indépendants, et surtout des habitations.

    “Dites-moi, Rulka, que voudriez-vous voir ? Ou savoir même !”
    Invité
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  • Lun 13 Mar - 21:29
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    Feat Crocell


    Perplexe...

    Intriguée peut-être ? Il était intervenu pour t'aider, et contre toute attente, il ne paraissait pas condamner tes agissements, tes excès de violence. L'homme était tout aussi étrange que toi, ou peut-être que son comportement n'était il que le produit d'une existence passée au Reike ? Tu ne savais rien de lui, mais cela te semblait être suffisant. Tu n'étais pas du genre à faire confiance à un étranger, encore moins à t'attarder sur lui, mais il t'avait aidé par deux fois déjà et semblait être encore enclin à passer du temps en ta compagnie. Pourquoi tant de générosité ? Qui sait. A Kaizoku, rien n'était fait au hasard. Si quelqu'un devait te tendre la main, alors c'était qu'il attendait un service de toi en retour.

    Tu venais à penser la même chose de lui. Cependant, il valait mieux encore profiter de ses services que prendre le risque que de réduire à néant le quartier et finir dans les geôles de ce pays dont tu ne savais rien.

    Tu réservais ta folie destructrice à la République. Jusqu'à preuve du contraire, ce pays exotique n'avait encore rien fait pour participer à ta débâcle. Évidemment, tu avais toujours en souvenir ces hommes t'ayant agressé. Mais tu t'en étais mieux sortie qu'espérée encore une fois. Tu avais su te soulager de ta charge émotionnelle... D'autant qu'en comparaison des bandits de Kaizoku, ils paraissaient bien pathétique. Surtout le corps encore fumant laissant des fragrances de cochon fumé trouver un chemin jusqu'à vos narines.

    - Merci... Crocell ?

    Quel étrange prénom... D'habitude, ton apathie t'empêchait d'être curieuse. Tu ne t'intéressais qu'à ton monde et ce qui pouvait bien vouloir graviter autour. Pourtant, cet intrus dans tes plans s'était attiré ton intérêt. Peu de gens t'avaient tendu la main dans ta vie. Encore moins après avoir constaté les horreurs dont tu étais capable de faire preuve... Encore moins après avoir saisi que tu faisais surtout cela dans un élan presque sadique de pulsions bestiales.

    - Je... Visiter. Ce monde est si différent du miens. Il y a... plus de sable.

    Entre autre. Peut-être que tu aurais beaucoup à apprendre de cette sphère exotique, s'étant tenu jusqu'ici très loin de ton chemin. Tu étais un volcan sur une terre inconnue... Tu espérais apprendre d'eux. Bien que jusqu'ici, même s'ils avaient beau être différent de toi, ils n'en restaient pas moins combustibles. Des mortels, qui avaient certes apprit à vivre autrement qui vivaient quand même...

    - Manger. J'aimerai manger. Crocell.

    Avec quel argent... Et bien... Te penchant en avant, dans un acte presque trop délicat pour toi, le postérieur aligné avec la vision de l'Oni, tu prenais une bourse remplie d'or du cadavre brûlant. Il n'aurait certainement plus besoin de cet argent.

    - J'ai de quoi payer.

    Tu prêtais même à sourire très légèrement alors que tu remuais la bourse remplie de pièce devant les yeux de ton sauveur.

    CENDRES
    Invité
    Invité
    Anonymous
  • Ven 17 Mar - 2:24
    Un remerciement suivi presque d’une curiosité à peine voilée au nom de l’oni, était une chose qui n’échappa pas à l’audition du Seigneur. Était-ce un patronyme emprunt d’un côté mystique, sonnant très étranger à sa mémoire, ou une mémoire d’un temps plus reculé ? Par ailleurs, qu’elle était ses origines, ses gènes, son appartenance dans ce qui était la multitude d’humanoïdes aux formes et tailles diverses qui composaient ce beau monde qu’était Sekai. Une mage puissante ? Un Titan en état dormant ? Une nouvelle espèce ? Tant de questions qui pouvaient alimenter les esprits les plus curieux et désireux de compléter une encyclopédie du monde vivant. Bien tout cela n’était pas le fort du dirigeant de Kyouji, s’afférant plus sur le moment actuel, à savoir, montrer le positif de sa ville qui était sous sa responsabilité.

    Lors de la visite temporaire qu’offrait Crocell, Rulka se permit de faire une remarque, qui laissait sous-entendre un début d’indice sur son lieu familier. Un endroit où le sable serait en moindre quantité, pouvait signifier plutôt un bon nombre de lieux. Dans le Reike, des lieux ne possédant pas de sable ou peu, existaient aussi bien que ceux de la nation bleue. Mais au moins, il savait qu’elle connaissait plus les berges des terres que le cœur central des territoires des factions. Une réflexion rapide, qui s'effaça quand ce dernier proposa à son invitée l’envie qu’elle souhaitait assouvir. Et c’était la faim qui semblait prendre le dessus.

    Dans un geste presque trop innocent, elle se dirigea vers encore le corps calciné, se pencha en avant, dans une ligne complètement droite, telle un parallèle unique entre la vision de l’oni, pour s’emparer d’une bourse contenant la monnaie reikoise du bandit. De sa position, le Seigneur de Kyouji n’avait pas bougé, ni détourné le regard. En quoi ça serait dérangeant ? Apprécier ce que le monde pouvait vous offrir, était depuis longtemps un code moral que l’ex-conseiller s'évertuait à suivre pour garder son libre-arbitre, et les plaisirs associés à ses activités.

    Enfin, elle se retourna, l’objet dans sa main, heureuse d’avoir pu obtenir de quoi offrir en échange d’un bon repas. Il lui rendit presque instantanément une expression heureuse et de satisfaction.

    “L’argent ne sera pas gaspillé, et vous le méritez. Suivez-moi, je connais un endroit qui pourrait vous plaire.”

    Après quelques minutes de marche, les deux âmes se trouvaient à présent dans le cœur de la ville : les halles marchandes, et les nombreux petits commerces du coin. Ici, on pouvait trouver toute sorte de marchandise, qu’elle soit du territoire ou importée d’autres nations. Par ailleurs, les quelques shoumeiens continuaient à vivre en adaptant du mieux qu’ils pouvaient pour leurs activités d’autrefois. Pour l’heure, l’homme maîtrisant l’énergie tellurique, cherchait ces petits étals à la vente de nourriture rapide, mais qui caractérisait bien le côté d'emporter en manger, tout en marchant à travers les rues et ruelles.

    Dans son champ de vision, il observa le début de ces commerces, et d’un signe de la main, invita la jeune femme à le talonner. Il faisait aussi attention à observer si aucun contact physique ne venait à l’interrompre, lui comme elle. Peut-être d’un tempérament similaire, il savait se contrôler. Elle était plus de l’ordre de la supposition.

    L’un des étals, présentait comme un amas de viande différent composant des petits bols. On pouvait observer le riz coloré jaune, et sentir les épices qui caressaient les récepteurs olfactifs des nez avoisinants. De plusieurs sortes de viandes, allant du bœuf au poulet, au porc, et aux fruits de mer, une étiquette indiquait la spécialité servie : du jambalaya.

    “Ma foi, essayons donc cette denrée ! Il paraît que certains au bout d’une bouchée auraient craché du feu. Que d'exagérations. Souhaitez-vous prendre avant moi ? Par principe d’honneur et de courtoisie.”

    Si elle venait à s'avancer, Crocell restait en retrait, et servirait d'interprète à la volée pour l'étrangère. Et à la moindre remarque désobligeante, son regard noir se ferait sur le vendeur.
    Invité
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  • Ven 17 Mar - 23:12
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    Feat Crocell


    Chanceuse... ?

    C'était bien une des rares fois où tu l'étais vraiment. Tu aurais pu évidemment te méfier de lui, de sa gentillesse qui t'était si peu naturelle... Mais ce monde inconnu, loin de tout ces républicains, avait le don de t'apaiser naturellement, quand bien même avait-on essayé de s'en prendre à toi quelques minutes auparavant. Il t'avait vu faire de ses compatriotes, une bouillie informe, et il prenait encore ta défense.

    Quelle chance ? Certainement.

    Haussant les épaules face à sa remarque, tu le suivais, curieuse de jusqu'où cela pouvait bien te mener. Tu avais pu te défouler tantôt, tu étais en territoire neutre, en pleine découverte, suivant les traces d'une personne qui avait été jusqu'ici bienveillante avec toi. Tout s'alignait pour que tu passes un des rares bon moment de ton existence, si bien que tu prêtais même à sourire légèrement. Un miracle que peu d'individu était capable d'engendrer... Étonnant.

    - Pourquoi faites vous-cela pour moi ?

    Même si tu acceptais cette bonté, tu ne pouvais pas t'empêcher d'être méfiante, légèrement parano... D'habitude, ça ne se finissait que rarement bien pour toi ou les gens gravitant autour de toi. Et hormis massacrer deux criminels, tu n'avais pas fait grand chose pour mériter les louanges de cet inconnu, aussi généreux et bel étalon qu'il était.

    Finalement, vous veniez à vous arrêter près d'un petit point de restauration semblable à aucun autre que tu avais déjà pu rencontrer dans ta vie. Ici, tout était différent de ton île, les bâtiments, la culture, les gens... Sans cette aide bienvenue, tu aurais été à nouveau perdue dans les ruelles anxiogènes de cette ville inconnue.

    - Cracher du feu... ?

    Il disait cela comme si c'était un fait surprenant. Évidemment, il ne savait pas ta vraie nature, mais son expression était clairement mal avisée dans ton cas. Haussant les épaules, tu venais à hocher les épaules avant d'engloutir ce que les locaux appelait du jambalya. Perplexe, tu dégustais cela avec un air un peu dépité... Généralement, tu mangeais des choses plutôt sucrées, n'ayant pas les récepteurs gustatives pour savourer la complexité de la haute cuisine.

    - C'est plutôt fade...

    Cette chose, qui aurait fait pleurer même un Drakyn dans la fleur de l'âge, ne provoquait chez toi qu'un simple haussement de sourcil. Les épices, pas assez fortes pour résister à ton feu intérieur se contentait de se dilapider dans le néant dès qu'elle entrait dans ta bouche. Et même si tu paraissais offensante en disant cela, tu ne pouvais pas t'empêcher d'être franche. Il t'avait promit quelque chose de surprenant... Malheureusement, il ne pouvait pas deviner ta vraie nature et ton incapacité à apprécier les aliments.

    - Enfin je euh... Merci !

    Tu disais cela, un peu peinée alors que le restaurateur, offensé, commençait à s'agiter dans tout les sens à cause de ta dernière remarque. Par ailleurs, comme s'il mettait en jeu son honneur, celui-ci s'agita à nouveau avant de te préparer une assiette à part qu'il noya dans les épices les plus puissantes que l'on pouvait trouver sur le continent. A vrai dire, ton assiette vint très vite à ressembler davantage à un amas d'épice qu'à un véritable plat de cuisine.

    Haussant à nouveau les épaules, tu vins à prendre à une nouvelle bouchée, qui ne déclencha pas plus de réaction chez toi. Cette fois-ci, tu eus au moins la décence de te taire afin de ne pas être encore plus déplacée. Cependant, c'était ton manque de réaction qui fit tomber sur les joues du pauvre malheureux quelques larmes. Jamais, il ne s'était senti aussi bafoué par un client depuis qu'il exerçait son métier.

    -... J'ai fais quelque chose de mal ?

    Tu tournais ton regard vers Crocell. D'habitude, tu déversais ta lave sur le monde... Ici... Tu n'avais encore rien fait. Pourquoi pleurait-il...

    CENDRES
    Invité
    Invité
    Anonymous
  • Sam 18 Mar - 18:19
    Pourquoi faisait-il cela ? Voilà une bonne question. Lui-même cherchait à comprendre l’élan de générosité et de bienveillance qu’il faisait part à une parfaite inconnue, où seul le nom et l’accent étaient les traits d’identité de sa personne. Il faut dire que depuis sa montée au pouvoir, il fallait garder l’opinion publique de son côté. Quoi de mieux que d’avoir un esprit ouvert à toute nouveauté ou curiosité ?

    Devant l’étal, l’étrangère semblait intriguée par l’histoire, la rumeur du plat épicé. Elle se dirigea vers le côté pour commander, et dans sa bouchée première du plat, aucune réaction. Par contre, le vendeur commençait à écarquiller les yeux devant l'impassibilité de Rulka, et eut presque une syncope quand elle annonça le manque de saveur dans la spécialité.

    Cela eut même l’effet de déclencher un rictus étouffé du Seigneur. Il n'en croyait pas ses oreilles. Ce n’était pas juste un manque de tact, mais plus une vérité. Puis, comme douteuse de la réaction de l’oni, elle se retourna pour tout de même le remercier de lui avoir présenté ce lieu. Il fit un signe de la main, comme pour modérer l’effort qu’il avait fait.

    “J’avais raison. Certains devaient avoir le palet trop sensible. Mais je t’en prie. Je pense que notre cher vendeur voudrait se rattraper en te proposant le top du top du jambalaya.”

    De derrière, il fit signe au préparateur de mettre le maximum d’épices, pour voir si d’une, c’était de la fumisterie, et de deux, pour anéantir le commerce de cet homme. Il avait eu des échos comme quoi il s’amusait à doser ses plats différemment, en plus de charger les frais bien au-delà d’un prix raisonnable. L’avantage d’avoir un réseau d’informations interne, ça aidait à déceler les combines de petits gens pensant s’engraisser dans l’argent. Mais aussi, de voir si ce n'était pas justement un plat mal dosé en épices fortes. Une pierre, deux oiseaux.

    Au fur et à mesure qu’il ajoutait les épices, le Seigneur ne pouvait s’empêcher de réprimer un sourire malsain, et d’éclater de rire, quand la jeune femme se délecta d’une seconde bouchée, sans le moindre signe une nouvelle fois. Défait, l’homme s’était mis à genoux, les larmes lui coulant sur les joues. Ce qui eut l’effet de faire tourner à nouveau la femme aux cheveux de couleur automne vers l’ex-conseiller, demandant si son acte avait une quelconque forme de malice.

    Terminant de rire, il reprit sa posture, et d’un léger soupir, se rapprochait de l’homme, toujours pleurant de son échec. Il s’agenouilla à sa portée, pour lui susurrer quelques mots.

    “Bienvenue à Kyouji. Fallait pas arnaquer mon peuple. Maintenant, remballe ton bordel, et tire-toi d’ici.” Il se releva et vint aux côtés de son invitée. “Il ne pourra vous satisfaire. Je m'excuse. Avez-vous peut-être un palet bien plus fin que je l’espérais ? Une douceur peut-être ? Ce n’est pas ce qui manque, surtout celles au miel de Shoumei.”

    Il entama une nouvelle marche, talonné de la curiosité de la visiteuse qui devait découvrir les halles, où plusieurs personnes finissaient déjà de remballer leurs affaires, et d’autres mettre en place des tables. Le temps d’arriver à la destination promise, il reprit le dialogue.

    “Vous m’avez demandé pourquoi je faisais cela ? Eh bien, c’est simple : je vous accueille personnellement dans Kyouji. Ma Kyouji.” Certaines personnes se penchaient et saluaient le Seigneur à son passage. “Ma présence ne passera plus inaperçue à chacun de mes gestes ici. Désolé de vous mettre dans une situation où la foule va n’avoir que cesse de me tourner autour.”

    C’était le cas : plus Crocell se déplaçait, et plus de gens venaient à l’entourer, demandant à la fois des conseils, des avis, et des tentatives de lui vendre tel objet ou projet. Il ne faisait que de leur répondre avec un sourire, un signe de la main, ou une phrase quand son intérêt était piqué au vif.
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    Anonymous
  • Jeu 8 Juin - 14:56
    I don't like sand
    Feat Crocell


    Perplexe...

    L'homme était difficile à cerner pour ton esprit primitif... Qu'importe ton angle d'approche, tu avais du mal à véritablement le comprendre. Bien que cela te mettait légèrement mal à l'aise, tu n'en étais pas au point de perdre pieds, arrivant quand même à garder ton calme tandis que tu contemplais la scène. Apparemment, le vendeur avait essayé de vous arnaquer ? Difficile à dire, même à Kaizoku, tu étais du genre à tomber dans le premier traquenard que l'on te tendait... La véritable différence se trouvait néanmoins dans le fait qu'il n'y avait pas des gens comme Crocell pour prendre les choses en main, loin de là.

    Ceux qui s'en prenaient à toi ne vivaient généralement pas assez longtemps pour réitérer leurs prouesses. Même si tu étais une femme discrète au quotidien, tout les vétérans de l'île avaient apprit à ne plus t'approcher, à ne plus se jouer de toi, quand bien même tu ne les connaissais pas. De la même manière qu'on ne se moquait pas du volcan qui dort, plus personne connaissant ta véritable nature n'osait se frotter à toi.

    Même ici, c'était bien différent. Ton historique était inconnu de tous, si ce n'était peut-être du seigneur de Kyouji qui se fichait bien de ce que tu pouvais être. Après tout... Jusqu'ici, il s'était montré serviable et ne t'avait donné aucune excuse pour que tu te déchaînes sur lui. Sans doute que s'il avait eu des intérêts divergents des tiens, son avis sur toi aurait été drastiquement différent.

    - Votre Kyouji...

    Tu restais silencieuse tandis que tu voyais peu à peu la foule s'accumulait autour de ce qui était une célébrité locale. Le Seigneur devait être un grand nom dans ce pays ensablé. A bien des égards, il s'apparentait à ceux qu'on appelait Maire, dans la République. A Kaizoku, il serait certainement un dirigeant de l'ombre, à même de tirer les divers ficelles de la multitude de trafic qui circulait au quotidien sur votre petite île. Dans tout les cas, même si tu ne savais cerner avec précision l'immensité de son importance, tu savais qu'il l'était, d'une manière ou d'une autre.

    Et cela ne te plaisait guère...

    Car avec sa popularité venait les parasites qui s'accumulaient en masse autour de sa présence. Populaire ou non, il était naturellement un aimant à personne. Chose qui ne t'arrangeait guère, commençant à sentir à nouveau l’anxiété parcourir tes veines. Combien de temps avant que tu n'exploses ? Combien de temps avant que ta patience ne s'érode au profit d'une colère froide ? Le brouhaha environnant agressait tes oreilles, et tu pouvais sentir les regards se poser sur toi par intermittence.

    - Partons...


    Cette fois-ci, il lui faudrait plus qu'un beau sourire et une main tendue pour te calmer. Le sol semblait déjà se perdre en ébullition tandis que quelques moucherons aux alentours criaient déjà de douleur face à leurs pieds en contact avec une chaleur infernale. Tu perdais peu à peu contrôle de ta réalité, tandis que tu réagissais naturellement à cette agression par ton seul mécanisme de défense. Une agression totale et absolue ne pardonnant personne...



    CENDRES
    Invité
    Invité
    Anonymous
  • Mer 12 Juil - 21:45
    Crocell s'était un peu habitué au bain de foule quand son déplacement se faisait à travers sa cité. Le physique particulier du Seigneur de Kyouji ne passait pas incognito dans les rues qu'il arpentait. Et tout cela, alors qu'une étrangère le suivait non loin de lui.

    Par ailleurs, cette dernière avait comme ralenti le pas, le regard perdant peu à peu de son éclat, et la température qui augmentait autour d'elle. De même, certains commençaient à s'écarter, comme possédés par une force fantasmagorique, pu plus concrètement, parce que du feu se déclarait sous leurs souliers. Petit à petit, la foule se dispersant, mais entre les cris, et le commencement d'une panique généralisée par le fait d'une seule femme. Il sentait que quoiqu'il se passe, elle allait déchaîner sa magie de lave, et des innocents seraient touchés. Étrangement, il se serait éclipsé avant que mal ne se déroule. Mais quoi de mieux que d'agir parfois en bien ?

    "Sieurs et dames de Kyouji, rentrez chez vous immédiatement, ma garde s'assurera de ce léger couvre-feu temporaire. Veuillez m'en excuser par avance."

    Ceci, en premier lieu, était de limiter la présence à la fois de victimes, mais aussi de personnes qui découvriraient la suite des actes du demi-oni.

    Se dirigeant à présent pas trop loin de sa compagnie du jour, il lui posa une question.

    "Souhaitez-vous vous rendre à un endroit en particulier ? Mon palais ? Non, peut-être un lieu plus calme. Je vous écoute."

    Son plan ? D'un geste de derrière son dos, il souhaitait la présence de deux mages spécialisés dans la téléportation : un pour chacun d'eux.

    Son but ? La mettre vite et loin de la ville, pour qu'elle exprime sa puissance à plein volume, et pour qu'il soit là quand tout sera terminé.

    Celui qui sera l'âme qui déplacera par magie Rulka ? Dommage, il aurait pu vivre plus vieux. Mais ce sera dans un grand honneur que sa vie sera mis à contribution de la cause de Crocell.
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