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  • Mar 4 Avr - 21:12
    Patte Blanche
    Mi-Janvier an 4


    Je me réveille doucement aux côtés de Fay, enroulée contre mon abdomen. Le ciel est dégagé et les rayons du soleil éclairent mon visage, tandis que mon refuge de fortune est balayé par une petite bourrasque de vent. Dans cette grotte, nichée dans un petit canyon, il est l'heure de partir. Le sable et la roche m'accueillent à bras ouvert depuis plusieurs jours, je n'ai pas vu une seule âme qui vive depuis que j'ai emprunté des chemins escarpés. Je me faufile contre la paroi, frottant mes yeux et enveloppant de nouveau mon visage sous la capuche de ma houppelande. Un nouveau jour, un nouveau voyage, sans jamais savoir où je vais, laissant seulement mes pas me guider. La soif et la faim me tenaillent, mes lèvres sont sèches et je sens faiblir le démon-chat qui se protège du soleil en pleine journée. Depuis ma rencontre avec l'entité, je n'ai fait que marcher, de peur d'utiliser mes ailes dont l'une est encore bien amochée. La multiple m'a impacté, de part des souvenirs, de la pitié et une douleur psychologique. Elle me hante et ne me quitte jamais.

    Alors que nous nous engouffrons sur un sentier, je commence à trembler et perds l'équilibre. Mon corps est faible et mon estomac ne fait que gronder. Étendue sur le sol, Fay se retrouve un peu plus loin contre la pente rocheuse des suites de ma chute. Je me relève avec difficulté, du sable dans la bouche et commence à avancer à quatre pattes vers celle que je considère comme ma fille. Prenant le corps du félin entre mes bras menu, je n'arrive pas à pleurer. Vais-je pouvoir trouver de l'aide dans ce canyon ? Nous sommes si faibles et je ne connaissais nullement le désert. Ces contrées sont si différentes des terres Shouméïennes. Ne sachant réellement où je me trouve, ni même si je suis proche d'un village, je tente le tout pour le tout en me relevant et continuant mon périple. Serrant le chat noir contre moi, pas après pas, je continue et manque de tomber plusieurs fois.

    Je ne saurai dire combien de temps j'ai marché sur ce chemin abrupt. Le vent ne cesse de m'apporter son lot de sable et de poussière, tandis que je rêve d'eau et de merveilles. Je crois apercevoir une espèce d'alcôve d'où s'écoule de l'eau aussi limpide que les ruisseaux qui bordent Célestia. Un regain d'espoir, je me précipite jusqu'à l'endroit avant de poser le corps de Fay à mes côtés et de plonger mes mains dans le trou qui me fait face. Hélas, ce n'est qu'un filet de sable. Mes espoirs s'envolent et je n'ai même pas la force de hurler ma colère. Reprenant la route, nous avançons parmi les ombres qu'offre le paysage rocheux. Soudain, je vois une femme un peu plus loin avec un enfant, portant une espèce de vase sur son épaule. Je n'arrive pas à l'appeler, je n'arrive pas à hurler un mot et alors que je tends une main pour essayer de l'interpeller, je m'écroule sur le sol.

    *    *
    *

    Lorsque je reviens à moi, je suis sous une tente plutôt modeste et sens mon corps fatigué et endoloris. Allongée sur un lit de fortune, à même le sol, divers tapis et étoffes sont étendus ici et là pour couvrir la roche. J'entends le son d'une flûte au-dehors et tandis que j'essaie de me relever, j'aperçois Fay à mes pieds. Rassurée, je sais désormais que nous ne sommes pas dans le royaume des gardiens. Une femme rentre, les cheveux auburn et le regard bleuté. Sa beauté est sans égal et je remarque une pointe de tendresse lorsqu'elle s'aperçoit que je suis réveillée. S'installant à mes côtés, elle dépose une miche de pain et verse dans une tasse en terre cuite un peu d'eau, tout en déposant près de Fay une gamelle du même liquide. Sa main derrière mon dos, la femme m'aide à relever la tasse pour que je puisse boire. Je me sens revivre. D'une voix agréable et douce, celle-ci m'interpelle :

    Je vous ai vu tomber, voyageuse. J'ai d'abord cru à une attaque armée. Lorsque je vous ai vu vous effondrer, j'ai tout de suite compris.
    Prenant une pause, me laissant reprendre mes esprits tout en passant ma langue sur mes lèvres sèches, je déclare avec une voix un peu cassée :
    Cela fait plusieurs jours que mon chat et moi-même errons sur les terres du Reike.
    Vous n'aviez pas de provisions ? Demande-t-elle, incrédule.
    Non. À vrai dire, je découvre le monde, dis-je avec un sourire en coin.
    La femme pose son regard sur les aiguillettes au-dessus de ma tête, sans me poser la moindre question sur mon apparence, ni même sur mon regard particulier.
    Où sommes-nous ?
    Dans un petit village assez éloigné entre Taisen et Kyouji. Il est plutôt rare de trouver des voyageurs dans nos contrées, d'autant que nous avons fait un appel à l'aide il y a peu.
    Que vous arrive-t-il ?
    Un monstre rôde la nuit. Il vient chercher les enfants. Cela va faire le cinquième en l'espace de deux semaines, dit-elle avec une grande tristesse. Ses yeux s'humidifient et elle balaie d'un revers de main son regard avant de reprendre d'une voix plus calme. Il reste encore mon fils et une dizaine d'enfants. Seulement, la situation devient critique et nos hommes ne sont pas revenus de leur expédition. Il ne reste que femmes et enfants au sein du village.

    Cette femme est en détresse. Je le perçois si intensément dans sa gestuelle, dans son parler, sur son visage. Elle se relève et déclare :
    Nous avons fait appel à l'Empire, afin qu'il nous envoie des hommes capable de remédier à la situation. Nous espérons ... Qu'ils arriveront, tôt ou tard.

    Serrant la tasse en terre cuite entre mes mains, je ne peux pas lui expliquer ma nature ni même mes pouvoirs, mais je sais qu'il serait judicieux d'apporter mon aide en retour à ces reikois. Cette femme vient de me sauver la vie, il est normal que j'en fasse tout autant. Je hoche la tête et déclare :

    Sachez que je vous suis grè de ce que vous venez de faire pour moi, et pour Fay, mon chat. Je vous aiderai du mieux que je le puisse.

    La femme ferme les yeux, s'incline légèrement et s'en va de la tente, me laissant seule avec le félin qui dort paisiblement.

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    Invité
    Invité
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  • Dim 9 Avr - 13:13
    Alors que je prends appui contre le coussin dans mon dos, j'entends une voix d'homme s'élever dans la direction où est partie la femme à la chevelure flamboyante. J'entends alors vaguement le mot "Empire" et commence à me demander s'il s'agit des hommes tant attendu. Je tente de me relever en plaquant mes mains contre le sol et me relève avec difficulté, encore affaiblie. Fay reste endormie, je préfère la laisser tranquille d'autant que du repos lui fera le plus grand bien. Je commence à balayer d'un revers de main la toile qui sert d'entrée et y aperçoit un homme excellemment bien vêtu, des drapés de soi et une chevelure blanche impeccable. Son visage me dit quelque chose, je n'arrive pas à me remémorer concrètement qui il est. La femme se tourne dans ma direction, les mains sur les hanches et un ton légèrement plus incisif :

    Ah non ! Vous, vous devriez vous reposer !
    Je souhaite vous aider. Je retrouverai bien vite des forces, ne vous inquiétez pas, dis-je avec un bref sourire.

    La mine renfrognée de celle-ci me met mal à l'aise, seulement, je sais pertinemment de quoi je suis capable. Mon teint de porcelaine est frappé par les rayons du soleil, je sens la chaleur en provenance du désert contre ma peau. Emmitouflée dans ma houppelande, aucun signe diviniste est perceptible seulement, je dois me méfier. Entourée de reikois dans un village certainement pro-shierak, il va falloir être prudente et ne surtout pas laisser quiconque comprendre d'où je viens. Pourtant, lorsque je regarde de nouveau les yeux de l'inconnu au regard bleuté, je sens à l'intérieur de moi quelque chose de troublant. Ce visage m'est familier. Réfléchis, Luvïel. La femme s'approche de moi et me prend par le bras avant de déclarer au ministre :

    Je vais m'occuper de cette jeune femme. Elle a manqué de rendre l'âme, déclare-t-elle envers lui. Je tiens tout de même à vous présenter mon cousin, Tagar Reys, ministre devenu Cœur du Reike, dit-elle fièrement à mon encontre.

    Mes aiguillettes en arrière, mes sens son en éveil et c'est alors que mes yeux s'écarquillent. Tagar. Ce nom fait l'effet d'une bombe dans mon cœur et je revois parfaitement la scène à Célestia. Cet homme était accompagné d'une bête verte et hirsute, affrontant maints dangers avant de se retrouver face à Seagan et à moi-même. Je me demande s'il me reconnaît. J'attends de voir sa réaction avant d'entamer le dialogue.

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    Invité
    Invité
    Anonymous
  • Dim 9 Avr - 19:37
    Tagar se place derrière, ce qu'il semble être, un officier reikois. Il déclare d'un ton sec qui je suis, face à tous ces guerriers qui nous entourent. La femme m'ayant pris le bras me regarde avec un air inquiet, se demandant si son cousin ne s'est pas trompé sur la personne qu'il accuse. Après tout, les apparences peuvent être trompeuses. Pourtant, le Cœur du Reike l'affirme bel et bien, d'autant qu'il n'a pas tout à fait tort. Je m'avance lentement, déplaçant le bras de l'hôte qui s'est occupée de moi et me tient face à l'officier et au ministre lui-même. Enveloppée dans ma houppelande pleine de sable et crasseuse, je m'incline légèrement avec une main sur le plexus et déclare avec une once de véracité :

    Je suis une humble voyageuse parcourant les terres du Reike. Je n'ai aucune foi envers les titans et n'ai aucune intention de nuire à l'encontre de qui que ce soit.

    Un mensonge. Je crois bien que c'est la première fois que j'omets une partie de la vérité. Cela me fait quelque chose dans le fond de mon âme, je n'ai jamais menti délibérément pour me couvrir. Toutefois, ma foi vacille réellement et si je suis venue dans les contrées reikoises, c'était pour trouver des indications sur le démon Hava, ma chère amie captive de brigands. Malheureusement, tout ne s'est pas passé comme prévu et je souhaite dorénavant retrouver la Griffe après avoir perdu la trace du démon rose. Je fronce les sourcils et me redresse fièrement, bien que je me sente encore fatiguée sous l'effet du manque d'eau et de nourriture dans mon estomac.

    J'ai appris par l'intermédiaire de cette jeune femme, que ce village avait des ennuis liés à des disparitions d'enfants. Je souhaite leur venir en aide. Pensez-vous vraiment qu'une diviniste seule au milieu du désert, s'aventurerait ainsi dans les terres du Reike ? Ce serait du suicide.

    Je garde confiance et montre une grande détermination dans mon regard. Il faut qu'au moins l'officier me prenne au sérieux et sache que mes intentions sont bonnes. Si Tagar a une appréhension envers moi, c'est tout à fait normal. Néanmoins, je dois couvrir mes arrières et ne peux pas me laisser embarquer aussi facilement par les dires de l'homme à la chevelure impeccable. Il va falloir que je lui fasse mes preuves.

    Je vous connais de nom, Tagar Reys, Cœur du Reike. Je peux vous assurer qu'aucun mal ne vous sera fait. Saviez-vous que le temps apportent son lot de changement ? Si vous me le permettez, j'aimerais m'entretenir avec vous. D'autant que, sauf votre respect, il serait judicieux d'établir un plan concernant ce kidnapping d'enfants.

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    Invité
    Invité
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  • Lun 10 Avr - 8:36
    L'officier prend des dispositions et laisse deux hommes auprès de Tagar, bien trop concentré sur ce qu'il se passe au sein du village et souhaitant organiser le campement. La garnison de plusieurs dizaines de guerriers s'en va un peu plus haut, permettant ainsi de garder un œil sur ce qu'il s'y passe. À vrai dire, plusieurs tours de garde risquent d'être effectués afin que les villageois dorment sur leurs deux lauriers. De plus, il faudra tenter de retrouver le groupe d'expédition mené il y a deux semaines environ. Pour le moment, ce n'est pas mon problème, car j'ai devant moi un homme qui aurait pu très bien me prendre en tenaille et m'emmener au fer. J'entre dans la tente en suivant de près mon hôte, puis Tagar nous rejoint à l'intérieur de la pièce. Une fois le thé servit sur un joli plateau en bois, la douce femme se retire et nous laisse avec nos coupelles et la théière encore bien chaude. Sans prendre de pincette, le Cœur du Reike me toise tandis qu'il tranche dans le vif, toujours avec un ton sec. Je comprends parfaitement son ressenti. Lorsque nous tombons nez à nez avec une personne nous ayant déjà menacées par le passé, il est difficile de faire abstraction du premier ressenti. Fay se réveille, s'étire de tout son long et s'approche de Tagar en miaulant timidement. Elle le jauge tout en restant à une certaine distance. Peut-être n'aime-t-il pas les animaux. Je serre les poings contre mes genoux, assise de nouveau en seiza et déclare avec fermeté :

    Nous sommes partis du mauvais pied.  Je prends une inspiration et continue avec douceur.Beaucoup de choses ont changé depuis la dernière fois que nous nous sommes vus. Je n'ai même pas cherché à vous connaître ou à savoir qui vous étiez. Pour moi, seul le message qui vous a mené au Lumina importait.

    Je fronce les sourcils et serre davantage les poings contre mes jambes. Je devrais faire attention au ton et aux mots employés face au Cœur du Reike. Je sais aujourd'hui que cet homme détient un des postes les plus importants au sein des terres reikoises et qu'il détient un immense pouvoir. Je m'incline légèrement et demande :

    Je ne pensais pas vous trouver ici, messire Reys. Je m'excuse lors de notre première ... Entrevue dans les hautes-terres. Je me nomme Luvïel. Vous n'aurez certainement pas confiance en moi, ou du moins, pas tant que je vous montre patte blanche, mais sachez que mes intentions sont nobles. Je ne suis pas venue au Reike pour semer le trouble ou récolter des informations. Je suis venue ici pour trouver quelle est ma place dans ce monde. Je murmure pour éviter que les gardes à l'entrée de la tente nous entendent. On m'a tendu la main sans que je ne connaisse véritablement ce qui m'entoure. Depuis que j'ai quitté les montagnes, j'explore et me rends compte que le monde n'est pas simplement régi par des règles préétablies. Je souhaite apporter de la bienveillance autour de moi. Pour cela, il me faut grandir et c'est pourquoi je suis ici aujourd'hui.

    Mon regard ambré croise celui du ministre, déterminée et espérant que mes mots soient bien perçus.

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