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  • Mer 16 Aoû - 3:27



    HRP: DISCLAIMER: Ce rp comporte de nombreux passages pouvant être choquant et parlant de choses difficiles. Si la violence et la torture vous sont choquants / difficiles, merci de ne pas lire ce rp. Sinon, lisez à vos risques et périls, les passages les plus violents ayant été mis en hide.


    Tapotant doucement sur le parchemin qui se trouvait devant moi, je laissai un léger soupir glisser sur le bord de mes lèvres pincées. Un rapport, que je relisais une énième fois. Et, toujours, ce désagréable sentiment qui venait empoisonner ma gorge. Une "demi réussite" selon certains esprits étriqués. Vraiment, les gens pouvaient s'avérer être d'une telle... Ignorance. J'avais pu voir les résultats de la maladie sur le sujet. J'avais utilisé mon don pour empêcher la fin de quelque chose de merveilleux. Et, surtout, j'avais observé les dégâts et ce qu'ils impliquaient. Il ne s'agissait pas d'une vulgaire chasse au bandit. Ou d'une vulgaire bataille rangée entre des membres de la GAR trop alcoolisés et des eunuques révoltés. Non. Le mal combattu par Mortifère avait été aussi insidieux qu'efficace. Aussi féroce que malin. Il avait été vaincu, oui, car Mortifère se devait de réussir dans sa tâche, mais la victoire avait été lourdement acquise. Et, contrairement à ce que certains pensaient, je voyais cela comme une réussite totale. Ce n'était pas avec de petits combats et des défis inexistants que l'on stimulait les processus d'évolution. Ce n'était pas avec un effet de stase que l'on permettait à un être comme Mortifère de s'améliorer. La République voulait des résultats? Alors ils se devaient de lui permettre de se rendre dans des missions plus difficiles encore.

    Frustré, je déchirai purement et simplement le parchemin, savourant intérieurement le bruit du papier s'étirant doucement de part et d'autres. Calomnies. Stupidité et ignorance. Le parfait cocktail politique qui me donnait envie de vomir. Je voulais des mécènes, des fonds. De la liberté. Et l'on m'offrait cela. Cependant, je n'accepterai tout de même pas qu'on puisse remettre en doute le plein potentiel de mes travaux. Je n'accepterai pas qu'on lui fasse du mal aussi impunément. Non pas physiquement, mais au niveau de son image. Ce projet était le fleuron républicain. L'avenir. Et aussi difficile son premier combat avait-il pu être, il n'en demeurait pas moins victorieux. Alors, si l'obèse gratte-papier ayant eu l'audace de juger les performances de Mortifère osait de nouveau m'envoyer pareille missive, je ferai en sorte de lui renvoyer une réponse pleine de produits néfastes. Une mort lente, douloureuse et sans pitié. Condamné à périr lamentablement tandis que ses amis se poseraient la question du pourquoi et du comment. Ah, comme cela me serait agréable. Seulement, Zélévas en serait sûrement grandement fâché. Je voyais d'ailleurs déjà le vieil homme froncer les sourcils, mécontent, à déblatérer de nouvelles phrases clichées concernant l'ordre, l'importance du projet et le fait qu'on ne pouvait pas tuer simplement les presque-analphabètes qui occupaient les postes prestigieux de la République.

    Quittant finalement mes pensées et mon bureau, je traversai l'étage supérieur du laboratoire dans un silence habituel, ne prenant même pas la peine de souligner les quelques laborantins qui croisaient ma route et avaient l'audace de tenter de m'interpeller en me souhaitant une bonne journée. Non, Jeremy, la journée ne pouvait pas être bonne lorsque j'avais dut lire que mon protégé était la cible de moqueries à peine dissimulées par des êtres intellectuellement inférieurs. Et non, savoir que le sujet zéro-neuf-cinq avait enfin montré des capacités motrices après les diverses expériences ne suffirait pas à illuminer ma journée. Quoique, pour ce dernier point, je devais au moins avouer que ma curiosité avait été touchée. Aussi, je continuai ma marche solitaire en intégrant cet état de fait dans mon carnet.

    Assez vite, mes pas me menèrent au sous-sol. De nouveau bercé par la multitude de cris résonnant aux travers des couloirs et les hurlements étouffés provenant des salles calfeutrées servant de chambre pour les différents sujets d'expérience, un sourire vint s'installer naturellement sur mes traits. Comme il était bon de pouvoir travailler dans de bonnes conditions! Marchant d'un pas à présent assuré mais toujours lent, je me dirigeai naturellement vers la salle de test qui m'attendait. L'emplacement numéro trois. Spécialement réaménagé suite au combat de Mortifère. La prisonnière, considérée comme hautement dangereuse par les autorités, y avait été "déposée". Ouvrant donc la porte de cette partie du laboratoire, mes yeux se déposèrent naturellement sur l'objet de mes déplacements.

    Etendue sur une table d'opération, la demoiselle se voyait entièrement attachée au niveau des poignets et des chevilles. En plus de ces liens, un long tube pendait de sa gorge et remontait doucement jusqu'à une grande poche emplie de liquide coloré. Une drogue, forte, dont les effets servaient à neutraliser chez la demoiselle toute envie d'user de ses pouvoirs. Et, dans le doute, les liens pouvaient de toute façon servir à cela. Ses vêtements, inutiles, avaient été partiellement retirés pour permettre plus de manipulations. Dans le reste de la pièce, une multitude d'outils, de potions et autres moyens étaient mis à ma disposition afin que je puisse procéder à ma future "auscultation". Kylian, quelques lunes plus tôt, avait été un sujet intéressant mais dont l'intérêt s'était vite épuisé. J'espérai, sans aucun doute, que cette... "Sorcière" comme certains l'appelaient, puisse au moins servir la science. Après tout, je n'étais pas homme prompt à la vengeance. Seulement aux études peu éthiques.

    Arrivé au niveau du corps de la demoiselle, je lui tapotais doucement la joue pour la faire revenir peu à peu dans le monde des vivants. Ouvrant ses paupières et y faisant danser quelques lumières vives à l'aide d'une flammèche et d'une pierre de lumithrite. Constatant une réponse cognitive de la patiente, je venais ensuite prendre sur la table adjacente un paquet de cartes, possession du sujet que j'avais pris soin d'étudier au préalable. Un jeu de tarot. Tout ce qu'il y avait de plus simple. Amusé en observant la liche qui semblait se perdre dans les hallucinations provoquées par la drogue inoculée, je laissais ma voix résonner directement dans son esprit. Résonnante, déformée, distordue. Propre à mon esprit inhumain.

    * Voyez-vous, je me suis posé beaucoup de questions à votre sujet. Outre la raison de votre arrivée ici, et les rapports vous concernant, j'ai remarqué plusieurs anomalies sur votre corps tandis que je l'analysais. La teinte de votre peau est anormalement blanche. Des yeux noirs et brillants. Des oreilles abimées et "grignotées"... Mais... Surtout... Je m'approchai, pointant du doigt la plaie béante siégeant au centre de sa poitrine puis l'aspect squelettique au niveau de sa jambe. Je dois avouer que c'est une première. Jamais je n'aurais crut pouvoir pratiquer sur une liche. *

    Je me retournai alors, retournant près de la table pour tirer trois cartes du paquet après l'avoir mélangé. Silencieux, comme d'habitude, je plaçai ces dernières contre la table tandis que mes pensées entraient de nouveau dans le crâne de la mort vivante.

    * Deux fois la dose normalement indiquée pour un être humain lambda. Vous allez nous couter cher en drogue très chère. Enfin. Ce n'est pas très grave. Après tout, vous nous apporterez également bon nombre de réponses. *

    Prenant la carte la plus à gauche, je vins alors dévoiler la face cachée de cette dernière. Derrière mon masque corbin, un léger sourire siégeait sur mes lèvres.

    * La Force renversée. "Faiblesse, impulsivité, intolérance, agressivité et cruauté". Ne trouvez vous pas que cela sonne bien avec notre situation actuelle? *

    Je laissai finalement les cartes, pour revenir vers Mélantha, attrapant au passage une lame fine et acérée.

    * Je me suis toujours demandé... Les liches ressentent-elles la douleur de la même façon? Comme pour appuyer mon propos, je laissais la lame glisser doucement le long de son biceps, ouvrant la chair jusqu'à révéler le derme profond et laisser s'échapper une longue cascade sanglante sur sa peau pâle. Au fait, j'ai lu les rapports mais j'aimerai l'entendre de votre bouche. Comment vous appelez-vous? *

    La lame se stoppa, attendant la réponse de l'intéressée avant de se dégager finalement du bras de la malheureuse.

    * Je ne compte pas vous tuer. Sachez le. Enfin. Je n'en vois pour le moment pas l'intérêt. Aussi, j'aimerai avoir un peu de contexte quant à votre affaire. Celle qui vous a lié à Mortifère et qui vous a ensuite conduit à... Ceci. Je montrai vaguement du bout de la lame ensanglantée le laboratoire. Travaillez-vous pour une quelconque organisation? Agissez-vous seule? Dans quel but? Et, surtout... Avez vous besoin de cet organe, là. *

    J'enfonçais alors ma lame violemment dans son ventre, creusant dans les muscles avec une précision chirurgicale. Le stiletto s'enfonça rapidement, sans résistance, évitant soigneusement un organe vitale. Le but, après tout, n'était pas de la tuer, simplement lui faire comprendre où je venais en venir. Je voulais des réponses et qu'elle me parle d'elle. Que je puisse en apprendre un peu plus sur ma première liche.

    Pour le reste, le confort de cet interrogatoire ne serait lié qu'à sa coopération. Et fort heureusement pour elle, la drogue avait au moins l'effet de ne pas trop l'ancrer à notre réalité.  
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  • Mer 16 Aoû - 5:47
    Cela faisait une éternité que le néant prônait sur ses pensées. Il n'y avait rien, pas même une once de conscience depuis des lustres. Jusqu'à maintenant. Maintenant quand ? La notion n'était pas claire. Mais voilà que son esprit s'éveilla. Une chansonnette, des cris, ses rires... Des couleurs dansantes sans réelles formes. Pleins d'images et de sons défilaient suivant leur cours onirique. De mauvais souvenirs, très mauvais mais... pourquoi déjà ? Ça n'avait que peu d'importance, tout était si flou, si brouillé.
    Cependant, un rêve fit une apparition précise, son combat récent avec... le chien de la république. Oui, elle s'en souvenait. Qu'est-ce qu'elle lui avait fait mordre la poussière à celui-là. Et puis... ça avait été difficile oui, mais... Comment cela avait-il terminé déjà ?

    Un tapotement léger et froid, semblant lointain, venait s'effectuer sur sa joue... Peut être ? Mélantha se réveilla à moitié, les lueurs dansantes prenaient vie une fois les yeux ouverts. Une lumière particulièrement vive s'agitait devant ses yeux, relativement désagréable. Que se passait-il ? Fallait-il rire ou entrer en crise de rage ? En l'absence de raisonnement et d'analyse de la situation, la liche était plus que confuse. Elle ne sentait presque pas son corps, seulement une légère gêne au niveau de sa gorge, mais au delà, les sensations étaient mortes. Les yeux écarquillés et les pupilles se baladant de partout, comme suivant des formes imaginaires, il était difficile d'être lucide. Même dans sa folie.

    Une voix déformée et distordue résonna avec les silhouettes mouvantes qui peinaient à se stabiliser, la rendant nauséeuse. "Anomalies", "Grignotées", "Liche". Les premières phrases étaient indiscernables, seuls quelques bribes résonnaient en échos. Mais d'autres sons, plus réels, évoquaient plus d'importance en elle, comme le son des cartes qui frottaient entre elles et glissaient sur une table. La voyante reconnaissait ses cartes entre milles. Soudain comme interpellée par ce bruit, la liche clignait des yeux à plusieurs reprises, cherchant à effacer ce qui semblait être encore un rêve. Avec ceci elle poussa un soupir de réveil, étouffé par ce qui la maintenait sur la table d'opération.

    Avec un peu plus de raison mais toujours avec une sensation d'être ailleurs, elle entendit une description d'une carte de tarot, qu'elle discernait un peu mieux que les phrases précédentes. La vois résonnait dans sa tête, impossible de la situer dans l'espace. Elle tourna la tête avec difficulté pour espérer apercevoir quelqu'un, la vue étant trop brouillée, elle ne put apercevoir son interlocuteur que lorsqu'il revint à elle. La dominant en hauteur, voilà qu'elle découvrit une image plaisante. Un masque de peste. LE masque de peste du Docteur qu'elle voulait rencontrer. Le souvenir qu'elle avait pu soutirer au toutou de la République correspondait avec l'homme qu'elle avait au dessus d'elle.

    Mélantha ne put se présenter convenablement, sa situation de léthargie mental l'en empêchait. Jusqu'ici elle laissait parler le Docteur dans ses pensées, manquant parfois de le comprendre complètement. Ce brouillard d'incompréhension s'estompa lorsque, suivi d'un reflet discret, une petite lame provoqua une douleur vive dans son bras. Dans un premier temps, la liche serra les dents, démontrant une souffrance évidente jusqu'à ce que la lame arrêta sa course. Puis elle se mit à glousser. Ça y est, elle se sentait vivante. Elle avait la sensation d'avoir passé une éternité dans le néant et maintenant la douleur la faisait vivre. Même si tout semblait être un rêve, le sang qui coulait était bel et bien réel.
    La lame s'était arrêtée, attendant sa réponse. Cette pause lui fit se souvenir ce que son tortionnaire avait demandé.

    "É... Éris"

    La voix du réveil peinait à se faire claire. Mais cela suffisait et cela la faisait sourire. Elle ne se présenterait sous aucun autre nom que celui-ci. Le réel ne regardait personne, et tant pis pour ce qu'il y avait écrit dans les rapports. De manière générale, elle aurait souhaité répondre par de la répartie au lieu de répondre bêtement à des questions futiles. Mais la fatigue prenait le dessus. La vraie sorcière qu'elle était ne saurait tarder à faire son apparition.
    Il parlait et parlait tellement. Mélantha se mit à rire comme à son habitude avant même d'entendre les dernières questions dont elle n'avait aucune envie de répondre. Pourquoi était-il si intéressé ?
    Son amusement s'arrêta d'un seul coup lorsqu'à nouveau la lame frappa. Plus rapidement et plus violemment. L'on entendait l'imperceptible bruit liquide des muqueuses et des organes se faire traverser par ce scalpel qui s'enfonçait plus que nécessaire. Le souffle court, après avoir lâché une onomatopée de surprise et de douleur, Mélantha haleté comme si l'on plongeait dans de l'eau glaciale. Essayant de rester calme face à la panique que pouvait provoquer cette situation. La douleur parfois vive, elle serra les dents et manquait de gémir mais elle ne lui donnerait pas ce plaisir. Elle le confrontait du regard, le mettant en garde qu'elle n'était pas du même genre que ce qu'elle appelle "les pucelles". Apparemment le tortionnaire lui, savait ce qu'il faisait de ses doigts de fées. Il attendait toujours des réponses, regardant sa victime, il savait qu'elle serait apte à répondre.

    "Quel intérêt aurais-je à travailler avec des mortels ?"

    La voix se faisait fébrile, elle se voulait confiante mais la souffrance n'était pas dissimulable. A défaut de pouvoir rire avec une lame dans le ventre, elle se contenta de sourire toujours avec un air mauvais et vicieux, propre à elle.

    "Si Mortifère est le chien de foudre, il semblerait que je vous ai aperçu dans ses souvenirs et que je suis tombée sous votre charme, mais je ne me souviens plus vraiment."

    'Sous le charme' était un bien grand mot pour la véracité de son intérêt. Mais la clarté d'esprit n'était toujours pas au rendez-vous et elle avait choisi les premiers mots qui lui passaient par la tête. Le réel charme qu'elle avait trouvé chez lui était ce qu'il avait été capable de faire à ce Mortifère et notamment quelques bribes souvenirs plutôt sanglants qu'elle avait aperçu.
    Elle reprit une longue inspiration, avec précaution cependant, ne voulant pas enfoncer la menace plus loin dans ses organes. Puis reprit la parole avec plus d'aisance.

    "Si vous voulez vraiment me torturer, il faudra y aller plus lentement. Mais bon, je ne vais pas vous apprendre votre métier n'est-ce pas ?"

    Quelle idée de vouloir jouer au jeu de la provocation dans de telles conditions. Mais la réalité lui semblant être un rêve, lui donnait l'impression d'être sur une aire de jeu. Elle voulut rire mais elle savait qu'un simple spasme ou hoquètement pouvait lui être fatal. Le Docteur, en revanche, n'avait pas l'air de vouloir plaisanter. Avant qu'il ne s'apprête à lui faire subir d'autant plus de souffrances, elle l'interrompit dans la précipitation.

    "Mais avant ! Si vous voulez vraiment des réponses, je suis peut-être d'humeur à discuter. Mais je ne parlerais pas sous la torture, ça, tu... Vous pouvez me croire."

    Se faisant toute sage aux yeux de biches, elle insinua évidemment de se faire libérer, ne supportant pas sa position de faiblesse. Rien ne laissait penser qu'on pouvait lui faire confiance. Cependant, une chose était sûre, c'est qu'elle ne se ferait pas entendre sous l'agonie.


    Mélantha parle en b20202
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  • Mer 16 Aoû - 12:26
    Je l'observai. Silencieux, j'analysai chacun des mouvements de la liche au travers de mes lentilles teintées. Son sang, noir et visqueux, glissait doucement des plaies que je lui avais infligé. Quel charmant spectacle. Et surtout, quel intérêt! Je laissai subitement la lame qui avait servit à lui ouvrir la chair pour attraper un bocal dans lequel je déposai des échantillons sanguins appartenant à cette dénommée Eris. Si je me moquai bien de la véracité potentielle de son identité, j'avais pour ma part de quoi l'identifier bien plus efficacement que n'importe quelle dénomination. Elle était ma prisonnière et, de ce fait, n'importe laquelle de ses spécificités étaient notifiées et enregistrées dans mes notes. Et dans mon esprit.

    Sa remarque sur les "mortels" me fit presque ricaner. C'était toujours ainsi, avec les êtres se sachant pluri centenaires ou immortels. Ils toisaient le reste des espèces avec la même arrogance que des dieux, quand bien même ils devaient fouler le même sol et obtenir la même assistance que n'importe qui d'autres. Si l'on prenait cette "sorcière", elle incarnait typiquement cet exemple. Immortelle et visiblement hautaine, mais contrainte de voyager en roulotte et de tirer les cartes. Un potentiel partiellement gâché pour un être aussi "immortel" et "supérieur". D'ailleurs, toute cette supériorité se voyait bien à présent qu'elle était là, attachée et à la merci d'un homme de science. Comme quoi, l'immortalité ne faisait pas tout.

    * Je comprends que vous soyez tombée sous mon charme, cela arrive tout le temps. Soit je suis irrésistible, soit les drogues le sont. D'ailleurs... *

    Comme pour appuyer mon propos, je lui injectai une dose de stimulant. Couplé aux drogues qui circulaient dans son corps, cela ferait l'effet d'un cocktail explosif, éveillant son esprit mais également toutes les douleurs qui parsemaient son corps, et qui n'étaient pas liées à son état... Cadavérique. Enfin. Elle n'était de toutes façons pas vraiment à la fin de ses peines.

    * Oh vous savez, je peux vous faire parler de bien des façons. Il serait stupide de votre part de penser que votre esprit serait suffisamment fort pour résister à la torture. Quelle soit physique, chimique ou mentale. Je me penchai un peu plus vers elle, mon bec dominant son visage émacié. Dans le pire des cas, une potion de vérité suffirait. J'ai largement assez de langues-de-chat et de daturas pour en créer. Mais où en serait l'intérêt? Je veux des réponses honnêtes. J'appuyais sur le pommeau de la lame, faisant râcler la pointe de cette dernière à présent contre la table elle même. Nous avons tout notre temps, vous et moi. Vous probablement plus, d'ailleurs. *

    La liche m'intriguait. Si je voulais certes des réponses, son comportement et le côté "unique" de son corps éveillaient chez moi une curiosité morbide. A quel point ses organes fonctionnaient-ils encore? Était-elle capable d'avoir les mêmes fonctions qu'un corps lambda? Quid de la lubrification de sa gorge lorsqu'elle respirait et la génération de salive? Quid du maintien de son hémoglobine et des déplacements à l'aide de cette jambe sans muscle? La magie était naturellement à l'œuvre aussi il m'était impossible d'obtenir toutes mes réponses mais... Au moins, je souhaitai observer tout cela un peu plus.

    * Si vous avez bel et bien fouillé dans les souvenirs de Mortifère, alors vous savez déjà sans doute les diverses pratiques auxquelles je peux me vouer. Vous devez sans doute vous doutez que, derrière moi, ces outils ne sont pas là pour simplement créer une atmosphère. Dans l'état des choses, je peux vous découper chaque membre, un à un. Réorienter vos organes après avoir commencer à les disséquer tout en vous maintenant en vie le plus longtemps possible et de manière purement artificielle. Sans parler des drogues et autres joyeusetés que je peux vous administrer. Connaissez-vous les fleurs du diable? Non? Bientôt peut-être. *

    Je la laissai alors là contre la table quelques instants, afin qu'elle puisse mesurer tout le poids des mots que je venais de prononcer. Attrapant une scie à os, je revins ensuite à son niveau. Faisant glisser ma main le long de sa jambe squelettique, je caressais du bout des doigts les os parfaitement nettoyés de la demoiselle avant de venir ancrer ma dextre au niveau de sa cuisse, en saisissant l'intérieur tandis que mon autre main venait déposer doucement la lame crantée contre sa peau anormalement pâle.

    * Jouons à un jeu, tous les deux. Je vais vous poser des questions. Et chaque fois que vous ne répondrez pas, je ferai un mouvement, comme celui-ci. La lame à dents glissa, provoquant une légère gerbe de sang noir et poisseux. Et chaque fois que vous me répondrez, j'envisagerais le fait de vous soigner et de baisser la quantité de drogue qui plonge dans votre corps. Partante? Merveilleux. *

    Mes doigts tapotèrent doucement sa cuisse, comme si je prenais le temps de réfléchir à mes propres questions. Le geste n'était ni brutale, ni spécialement doux. Plutôt similaire à un tapotement habituellement réalisé sur un bureau. Cela la montrait à quel point elle n'était pour moi, qu'un énième sujet.

    * Premièrement, pourquoi êtes-vous venue en République? Pourquoi chercher à dire la bonne aventure à tous ces citoyens et, surtout, pourquoi les cartes? Je marquai une pause, attendant une réponse éventuelle et potentiellement de commencer à trancher, avant de reprendre. Depuis quand êtes-vous sous cette forme? Quels sont vos besoins quotidiens? A quel point s'étend votre perception du toucher? Du gout? Et enfin, pourquoi vouloir me rencontrer? *

    Les premières questions étaient posées. Et c'était à elle de choisir si elle y répondrait, ou si la scie se chargerait d'extraire de sa gorge un son tout aussi plaisant à mes oreilles que ses propres mots.
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  • Mer 16 Aoû - 18:02
    Les verres du masque l'empêchait d'apercevoir son regard et lui donnait l'impression de regarder un objet inanimé. Malgré tout, immobile, il l'écoutait. Il ne torturait pas pour juste le plaisir de torturer, il voulait des réponses. Et ce fait, Mélantha s'en rendrait bien compte. Il ne la lâcherait pas du temps qu'elle n'avait pas satisfait son attente.

    En réponse à sa demande de discussion hors souffrance, Mélantha se vit être injectée un nouvel élément. Le brouillard s'estompa pour laisser place aux sensations. La liche prenait conscience de son corps, elle ressentait l'air froid sur sa peau dénudée ainsi que les liens qui maintenaient poignets et chevilles. Cette légère gêne qu'elle avait à la gorge semblait comme un trou béant dont quelque chose s'immisçait dedans. Elle ressentie des palpitations, son cœur battant beaucoup trop lentement, de manière générale, se voyait maintenant accéléré. Son corps entier était endoloris et les plaies, récemment ouvertes, pulsaient d'une douleur plus exacerbé. Ce fut une nouvelle surprise, et l'intensité des sensations ne put l'empêcher de lâcher quelques gémissements toujours accompagnés d'un gloussement. Signe qu'il lui était toujours amusant de se sentir vivre à travers la douleur. Pour ce qui était du mental, elle était maintenant bien plus que consciente, même surexcitée de par ce mélange adrénolytique.

    Alors que son tortionnaire se rapprochait d'elle, la mettant en garde sur ses capacités. Mélantha grimaça. Finalement il était plus équipé que ce qu'elle n'aurait pu croire. Elle l'avait sous-estimé et elle s'était surestimé. La fine lame la transperçait alors avec toutes ces nouvelles sensations. Cette fois-ci la liche ne pouvait pas rester de marbre et subissait maintenant la réelle agonie que le Docteur souhait lui faire subir. La torture lui ramena à la réalité qu'elle n'était pas du tout en position de force et que son interlocuteur n'était pas maniable.

    Elle encaissait encore ce qu'elle ressentait, que le Docteur lui détaillait ce dont il était capable tout en faisant des promesses de torture. Sa voix était insupportable et ne cessait de résonner dans sa tête, et pourtant ses propos éveillaient en elle son intérêt qui était jusqu'ici qu'une petite flamme. Il était si méticuleux et précautionneux dans sa manière de torturer. Tout l'inverse de ce qu'elle avait l'habitude de faire.

    Bien que la douleur avait ses vertus dans cette sensation d'être vivant, elle n'était pas moins redoutée, cela restait désagréable au possible malgré tout. Voir la scie à os et ressentir ses promesses sur sa jambe fit accélérer sa respiration bien que sa fierté essayait de la faire rester calme. Le côté joueur morbide du Docteur la fit sourire, oh oui qu'elle aimait jouer mais être en posture de faiblesse était bien une condition de merde. Son rictus avait répondu à sa place mais à vrai dire, son tortionnaire aurait commencé le jeu sans même attendre de réponses. Il avait tellement de professionnalisme dans un domaine si peu exigeant, la torture ne demandait pas à être méticuleuse. Elle était charmée par cette approche nouvelle.

    Puis il recommença avec ses questions incessantes. Et en même temps, elle ne pouvait pas se permettre de l'ignorer et de jouer comme précédemment. Elle se mordait les lèvres de frustration, n'ayant pas connu cette situation depuis déjà plusieurs années. Être soumis face à autrui, quelle honte.

    "Disons que nous faisons la même chose... Je n'ai pas autant d'instruments et je ne prends pas le temps de m'appliquer mais... Je collectionne on va dire. L'anatomie du vivant me plaît, en plus qu'elle soit fraîche et croquante, j'ai une certaine satisfaction à m’exécuter. Un peu comme la chasse ou... la torture."
    Elle regarda le Docteur avec ses yeux de liches-biches, comme pour tenter de lui évoquer de l'intérêt.
    "Je suis venue ici parce que je n'avais pas encore touché aux petites têtes républicaines et elles étaient sur ma route."
    Elle esquissa un sourire.
    "C'est plus facile d'attirer les pigeons avec des sornettes, seul un abruti demanderait son avenir à une inconnue."

    Concernant ses cartes, c'était un sujet plus sensible. Cette position d'être victime d'un interrogatoire commençait à lui taper sur le système. Et elle ne voulait clairement pas répondre au sujet du tarot. Après tout, il pouvait assimiler la divination et la lecture des cartes, non ? Il pouvait se permettre cette hypothèse sans qu'elle n'ait à développer la réalité de ce paquet.
    Mélantha s'attendait à subir un nouveau coup de scie n'ayant peut-être pas satisfait son interlocuteur, ou peut-être pour le simple plaisir.

    Puis l'interrogatoire reprit, elle leva les yeux au ciel concernant les questions inutiles. Repenser au passé et le ressassé n'était qu'une perte de temps. Elle perdit patience et ne se montrait plus aussi docile que lorsqu'elle avait répondue aux premières questions. Avec un râle, elle reprit la parole.

    "Raah, je ne sais plus. Mes seuls besoins sont de me sentir vivante, de m'amuser et de me venger. Et avant que vous ne me demandiez me venger de quoi, je ne sais pas !... Je ne sais plus."

    Un peu perplexe, en ayant fait l'erreur de répondre, elle faisait l'erreur de réfléchir. Cela l’enragea d'autant plus, voilà qu'elle se mettait à répondre, tellement sagement. Elle serra les poings, jouant avec ses doigts, frottant les uns contre les autres de manière troublé.

    "Tes questions sont tellement stupides, fais tes expériences par toi-même si tu le souhaites."

    Voilà qu'elle ne s'amusait plus. Comme pour compenser avec sa position inférieure, elle était plus à l'aise de le tutoyer, et d'avoir cette image de le rabaisser. Elle commençait à s'agiter et à subir sa colère. Cependant le Docteur ne manqua pas de la ramener à l'essentiel en la menaçant de ses coups de scies. La douleur la forçait à se calmer, après avoir piaillé sa souffrance, elle reprit sa respiration par à-coups, n'ayant plus la force ni l'envie de plaisanter.

    "Je... Je pense qu'on peut trouver un terrain d'entente. Avoir des intérêts communs peut nous servir à tous les deux. Peu de monde comprendrait notre passion pour la chair, l'anatomie. Même si pour l'un, la passion est plus scientifique et pour l'autre plus par plaisir, on peut se comprendre non ? N'est-ce pas si plaisant d'entendre brailler ? Ou de découvrir ce qui se cache à travers ces organes ainsi que les réactions suite à cette découverte ?"

    Sa respiration se calma. Elle reprit son sourire, charmeuse.

    "Et d'ailleurs j'ai plus de faciliter à recevoir des "patients" que... vous."

    Après avoir subit la douleur, elle avait reprit sa docilité vicieuse. Ça ne servait à rien de lutter, et de toute façon ce n'était pas le but final qu'elle voulait atteindre. Malgré son égo surdimensionné, elle ne voulait pas sincèrement le provoquer mais seulement conclure un marché. Seulement, il était difficile de suivre son réel but dans une telle position.


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  • Mer 16 Aoû - 20:12



    Amusant. Voila ce qu'était cette personne. Ses gémissements douloureux, couplés aux ricanements et autres grimaces éveillaient chez moi un intérêt insoupçonné. La lame de ma scie sur sa cuisse, j'écoutai religieusement ses mots. Chaque paroles. Chaque réactions. Tout était analysé méticuleusement afin de délier vérité et mensonge. Colère et panique.

    * Et cette passion pour l'anatomie, sous quel angle se présente-t-elle? Ai-je affaire à une cannibale notoire ou bien plutôt à une folle à lier?*

    La question était plus rhétorique qu'autre chose. A vrai dire, je n'attendais pas véritablement de réponse pour cette dernière. Plus qu'autre chose, je souhaitai continuer de l'écouter. Elle montra étonnamment de la frustration, tranchant drastiquement avec ses provocations précédentes. Pire encore, elle se permit presque de redevenir agressive. Pour lui rappeler sa place, la lame glissa doucement, mordant la chair et le derme dans un mouvement vicieux.

    Je me moquais bien du tutoiement. Les règles de l'étiquette m'étaient particulièrement insignifiantes et à vrai dire je n'utilisais le vouvoiement que parce que la plupart des personnes se sentaient moins... Agressée, par ces tournures de phrases. Et puis il s'agissait aussi sans doute d'une question d'habitudes. Mes lentilles oscillèrent doucement alors que je reportai mon attention sur celle qui se présentait sous le nom d'Eris. Ma lame enfoncée dans sa cuisse, je venais me pencher doucement pour déplacer les mèches de cheveux de mon sujet d'expérience actuel.

    * Un intérêt commun? *

    Je retirai finalement la scie, la déposant sans ménagement sur la table derrière moi tandis que je contournai ma patiente. Amusé, je venais placer mes mains gantées contre les oreilles décharnées de la liche avant de les caresser doucement tandis que je me courbai pour venir placer mon masque corbin au dessus du visage de la cadavre réanimée. Dans cette posture, ma silhouette ressemblait bien plus à un vautour s'apprêtant à dévorer sa proie plutôt qu'à un humain auscultant une créature étrange.

    * Regardez autour de vous ma chère. Et écoutez. Je laissai un long silence régner entre nous, tandis qu'au loin les hurlements de nombreux sujets se faisaient entendre. Pensez-vous réellement que je peine à me procurer ce dont j'ai besoin en matière de... Patients? Ne pensez pas que votre condition d'arriver et l'obscurité de la pièce sont les reflets de ma potentielle popularité et efficacité de mon travail. *

    Mes mains glissèrent doucement, venant à présent frotter ses tempes tandis que, du pied, j'actionnais le mécanisme de la table pour la redresser un peu. Un fin ouvrage à pédales et à roues permettant de placer jusqu'à la verticale le sujet. Se faisant, le liquide noir qui s'échappait du corps de la liche venait tâcher doucement le sol de la salle d'examen. Approchant de nouveau mon bec, ce dernier se retrouva près de la tête de la mort vivante, comme si je cherchai à lui murmurer mes pires attentions. Ironique, quand on était au courant de mon mutisme. Seulement, le geste était au moins là. Et l'impact psychologique potentiel aussi.

    * Vous avez cependant éveillé ma curiosité. J'ai envie de voir jusqu'où va, cette passion commune. Jusqu'où vous pensez que mes appétences s'étendent. Comment vous pouvez les faire... "brailler". Si vous répondez à mes attentes, nous pourrons alors peut-être envisager de déposer les charges à votre encontre. Et, surtout, de quitter potentiellement ce laboratoire. En un seul morceaux, j'entends. *

    Dans un mouvement sec, je laissai sa tête et me dégageai de la table. La laissant là, étendue et retenue par les liens qui l'entravaient. A vrai dire, seul le collier était important. Par son facteur limitant, le reste n'était que secondaire. Attrapant sur l'étagère une potion rougeâtre, je soupirai doucement avant de me rapprocher de la liche. D'un geste vif, j'attrapais son menton et ouvrai sa bouche de force, y insérant le goulot du flacon pour déverser dans son gosier la mixture rougeâtre. La longue plaie sur son bras, sa cuisse et son ventre se refermèrent subitement, dans un bruit aussi visqueux qu'humide. Une potion régénératrice, qui fonctionnait visiblement également sur les corps des non morts. Amusant. Dommage qu'il ne s'agissait que de la seule présente dans cette salle. Déposant la potion vide près de mes outils, je vins ensuite détacher un à un les différents liens qui retenaient les membres de la concernée, attrapant son corps alors que ses jambes droguées ne parvenaient plus à soutenir son poids. Assez vite, elle fut déposée sur une chaise, sa gorge toujours prisonnière du collier et de la poche de drogue.

    Déposant cette dernière a l'arrière de la chaise aux roues grossières, je poussai doucement "Eris" en dehors de la salle. Peu m'importait qu'elle soit nue, de toutes façons, personne dans le laboratoire ne pourrait la voir ainsi. Poussant donc ma nouvelle patiente aux travers des couloirs labyrinthiques du sous sol, je terminai cette petite balade en entrant dans un nouveau lieu d'examen. Contrairement à la salle où se trouvait au préalable la liche, celle-ci n'était composée que deux trois grandes cuves en verre, dans lesquelles baignaient des corps de sujets endormis. Seules leurs têtes dépassaient de ces dernières, leur permettant de respirer. Sur leurs corps, de nombreux tubes s'étendaient de plaies plus ou moins grandes et se rassemblaient en une sorte de complexe étrange qui déversait en eux les drogues permettant de les anesthésier. Me penchant de nouveau vers la liche, j'en profitai pour sortir de ma sacoche une nouvelle seringue de stimulant.

    * Trois corps. Trop faibles pour rejoindre le même projet que Mortifère. Trop intéressants pour être renvoyés au rebus. Utilisez mes outils. Ils sont tous nettoyés et sans la moindre souillure. Les acides se trouvant sur les étagères. Peu m'importe, je veux voir ce qui vous anime et surtout comment vous comptez me démontrer votre savoir anatomique. Quels sont les spécificités de ces corps. Mais... Tentez quoique ce soit de stupide, et je ferai en sorte que notre premier rendez-vous en tête vous reste comme le plus doux des souvenirs. *

    Marquant la fin de mon propos, je lui injectai la seringue comportant la drogue énergisante. A présent, elle aurait retrouvé pleinement les fonctions motrices de sa personne, mais serait tout de même limitée dans ses actions à cause du collier. Retirant au passage le tube de drogue qui se déversait en elle, je posai sur sa peau une pommade cicatrisante et hémostatique. Tapotant par la suite ses épaules dénudées, je la poussai en avant comme pour l'encourager.

    * Allez. Je vous regarde. *    
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  • Mer 16 Aoû - 23:14
    Ça y est, la scie avait arrêtée sa course dans la plaie. Le Docteur se penchait à elle, balayant quelques mèches de son visage, dévoilant le rictus mauvais qui répondait à sa question rhétorique. Un intérêt commun, oui. C'était la seule façon d'être gagnante pour l'instant. La scie se retira et le Docteur se présenta à nouveau à elle sans armes ni torture. Bien qu'elle semblait être une proie au vautour, elle lui souriait, complice et maintenant hors d'état de tout supplices. Pour l'instant.

    Ses caresses qui lui semblaient douces n'étaient évidemment qu'un jeu malsain dont lequel elle se complaisait et jouissait de le comprendre. Elle en était également friande, tourner autour de ses victimes et de les frôler du bout des doigts, les mettant en garde sur sa dangerosité. Le Docteur ne lui semblait pas bien différent d'elle.
    Elle fixait ce qui semblait être ses yeux, jonglant son regard sur le verre de gauche et de droite. Tout en écoutant son environnement comme le Docteur l'invitait à faire. Elle esquissa un énième sourire en coin en entendant les hurlements lointains. En revanche dans son discours, le vautour ne semblait pas avoir besoin d'aide.

    "Qui sait... Je pourrais peut être vous surprendre et m'avérer utile."

    Peu importe ce qu'elle aurait dit, son interlocuteur savait ce qu'il faisait et ne prenait en considération que ce qui l'intéressait. Cependant il avait l'air tout de même convaincu, appuyant sur une pédale déclenchant un mécanisme, la table se redressa. Il possédait des mécaniques relativement innovantes. Le liquide frais de ses plaies coulèrent le long de son corps avant de couler au sol. Comment pouvait-elle perdre autant avec une aussi petite coupure ? Elle se rendit compte qu'elle n'avait pas conscience à quel point il pouvait l'amocher.

    Elle eut un frisson lorsqu'il s'approcha comme pour lui murmurer quelque chose. Décidément, il savait comment s'y prendre pour intimider ses victimes. Mélantha s'en cru tomber amoureuse, pour le peu d'émotions qu'elle pouvait ressentir. C'était plus de l’idolâtrement malsain d'une image supérieure que de réels sentiments, mais la liche y trouvait son compte. Il était sadique et certes effrayant, de quoi imposer le respect.

    "Si je suis capable de quitter ce laboratoire, j'y repasserais sûrement. L'ambiance est de mon goût."

    Puis il reparti à ses étagères, toujours aussi silencieux. Attrapant une fiole au liquide rougeâtre, il revint à sa victime la forçant à l'ingérer. La liche fut dans un premier temps réticente et forcée, ne sachant pas vraiment quelle était cette concoction. Mais au vu du résultat qu'était la guérison, elle en fut bien heureuse de ne pas s'être débattue. Par la suite, elle se laissait manipulé par le Docteur, après tout, il ne la voyait comme un simple sujet. Il valait mieux pour elle de le laisser faire. Et étant encore trop faible pour marcher, elle ne pouvait pas faire autrement.

    Depuis son siège roulant, Mélantha survola du regard les couloirs labyrinthiques et similaires. Les pièces étaient toujours aussi lugubres les unes que les autres.

    "Je me demande comment vous avez pu vous procurer un endroit comme celui-ci. Mais surtout, quel luxe de pouvoir pratiquer en paix sans se faire interrompre par on ne sait quel autorité."

    Elle leva la tête pour apercevoir le masque de celui qui poussait sa chaise ambulante.

    "Mais je suppose que cela a un certain coût sur la liberté d'actions... non ?"

    Arrivés dans une salle plus spacieuse que la précédente. Mélantha découvrit ses compères de jeux. Le Docteur donna ses indications, qu'elle prit à cœur. Elle devina déjà ce qu'elle allait faire de ces malheureux. Les idées fusaient tellement qu'elle voulait tout accomplir d'un seul coup. Elle était pressée d'agir. Une piqûre se planta dans un de ses muscles, envoyant une pulsation nouvelle. Elle était enfin entière et complète. Ou presque, sa magie ne fusait pas encore en elle. Le feu vert était lancé lorsque le juge lui tapota l'épaule. En se levant, elle tangua quelques peu reprenant soudainement la marche. Tout d'abord, sa nudité ne la gênait aucunement. Se trimballait devant les victimes ou le Docteur n'évoquait strictement rien en elle. En se pavanant, elle jeta un premier coup d’œil au matériel dont il y avait beaucoup d'ustensiles qu'elle n'avait jamais vu ou utilisé auparavant.


    La liche commença avec le premier sujet. Cela aurait été plus pratique si elle pouvait directement briser le verre de cette cabine empli de liquide. Mais elle sentait que l’œil avisé et silencieux du Docteur n'allait pas permettre que l'on détruise tout son matériel, sous risque de repartir en case départ, voire pire.

    Elle arracha le premier corps de tous ses fils, et le sorti de son bassin, non sans difficultés, avant de l'installer sur le premier siège qui lui tombait sous la main. Elle ne prit pas la peine de l'attacher, il serait beaucoup trop assommé et elle irait beaucoup trop vite pour qu'il ne prenne conscience de quoique ce soit ou qu'il n'ait l'idée d'agir. La nouvelle chirurgienne de fortune ne perdit pas de temps et, en inspectant les outils, elle prit ce qui lui paraissait pertinent. De quoi couper et forcer. C'était ses seuls critères. Elle ne tarda pas à découper le haut de la tête de son patient qui, lui, s'éveillait peu à peu, mettant du temps à comprendre et à ressentir ce qu'il se passait. Cependant, il commençait bientôt à gémir petit à petit, ce par quoi Mélantha lui intima de se taire par une onomatopée.

    La fine lame traversait du haut de son front jusqu'au point le plus haut de son crâne, visant vers l'arrière. Les drogues faisant encore effet sur le malheureux, permettait à la liche de pouvoir pratiquer sans trop dans les hurlements. Elle fit joujou avec ses nouveaux outils pour retirer ce qui était plus solide encore, le volet osseux, qui recouvrait le cerveau. Peut-être les utilisait-t-elle mal, mais son but était de se débarrasser de ce qui la gênait.

    Une fois qu'elle jeta lâchement cet os inutile, elle agitait ses doigts comme pour choisir une délicieuse pâtisserie mais en réalité elle cherchait un endroit précis du cerveau qui était en surface. Amusée, elle plongea ses deux mains sur le lobe frontal, plus particulièrement sur le cortex moteur, appuyant sur les deux côtés de cette partie, elle regarda le Docteur, amusée telle une enfant qui se pensait faire quelque chose de spectaculaire. En effet, cette action provoqua chez la victime, des mouvements spasmodique des bras, le nerf provoquant ces mouvements involontaires. Pour rajouter plus de pertinence à ce qu'elle faisait, elle se justifia.

    "Cela fait au moins trois-cents ans que je manipule des organes, je connais à peu près toutes les réactions que cela devrait faire en les stimulant."

    Elle voulait démontrer qu'elle n'en avait pas terminé. En enfonçant sa main plus profondément, abîmant de manière évidente le cortex, elle jouait sur le complexe amygdalien. Elle attrapa une sorte de gros nerf que, seule elle, pouvait sentir entre ses doigts.

    "Et là on devrait l'entendre crier..." Le silence lui répondait en retour. "Mais je crois qu'il nous a déjà quitté le pauvre."

    Elle jeta un bref coup d’œil sur le visage du patient qui était effectivement inanimé depuis qu'elle avait plongé ses mains sans précautions.

    "Qu'est-ce que je peux être tête en l'air parfois."

    Elle arracha ce qu'elle maintenait, sectionnant avec la petite lame ce qui l'empêchait de pouvoir le retirer entièrement, et le présenta au Docteur. C'était l’amygdale centrale, ce qui permettait de ressentir les stimuli et la douleur. Mélantha n'avait pas connaissance des noms de tous ces organes et ces nerfs par-ci par là, et pourtant elle les connaissait bien. Le retrait plutôt violent de cet organe, fit gicler une bonne dose de sang qui aspergea la liche. Quelque chose encore dont elle ne prêta pas attention.

    Si elle devait démontrer ses connaissances anatomiques dans un premier temps, elle survolerait ses capacités avec ce premier cadavre. Elle repassa devant le corps pour cette fois-ci s'attaquer au organes de son tronc. Elle n'utilisa les outils seulement pour faire une découpe grossière au niveau de son centre, juste en dessous des côtes, jusqu'à son nombril. Pour le reste, elle délaissa ses petites lames et se servit de sa main droite ainsi que de ses griffes pour plonger dans la plaie, naviguant entre les différents organes. De manière externe, elle semblait fouiller son intérieur comme lorsque l'on cherche quelque chose sous un meuble. Elle cherchait à atteindre son cœur.

    A sa grande surprise, son cœur battait encore, apparemment son cerveau abîmé n'avait pas tout éteint. La protubérance du cervelet qui était au niveau de la nuque était encore intact et permettait à la victime d'avoir le cœur qui battait encore quelques instants. Ce fut pour le grand plaisir de la liche que celui-ci était encore actif. Les cœurs étaient encore meilleurs chaud. Elle frotta ses griffes contre les nerfs qui maintenait le cœur pour le couper de ses attaches, même si cela aurait été plus rapide de le faire avec des lames. Puis une fois extirpé, elle regarda le Docteur faisant mine de croquer dedans avec malice, mais préférait le garder pour plus tard. Pour l'instant elle voulait jouer. Elle déposa son trophée sur une table environnante, avec plus de précaution que n'importe quel instrument qu'elle avait pu manipuler jusqu'ici.

    En se léchant le bout des doigts, elle se mettait enfin à rire de plus bel. Et ce n'était que le premier ! Et encore, pour l'instant elle ne faisait que de brèves démonstrations. Certes sa manière d'opérer était grossière et laissait un carnage dans le corps des victimes mais prendre son temps était perdre son temps.

    Elle tira le cadavre de la chaise pour qu'il s'effondre à terre et qu'elle ne le pousse un peu plus loin à coup de pied. Puis elle sortit le 'frère' de sa cabine, de la même façon que le précédent. Elle l'installa sur cette même chaise maintenant ensanglanté. Cette fois-ci elle lui attacha les poignets ainsi que les chevilles avec les liens qui étaient incrustés au siège.
    Elle lui donna des claques plus ou moins violentes et quelques pichenettes pour le réveiller plus rapidement. Il réagissait plus activement que son compère qui jonchait maintenant sur le sol.

    "Bonjour mon mignon, bien dormi ? On est prêt pour la journée ?"

    Le regard perdu du jeune homme se balada de partout pour essayer de comprendre sa situation. Il ne put à peine balbutier une question que la liche lui asséna une grande gifle.

    "Chh, chh, chh... Je ne t'ai pas demandé de parler. Jouons à un jeu, tu vas devoir me dire ton nom, si je ne comprends pas ce que tu dis, alors je n'arrêterais pas."

    Mélantha prit le temps d'essayer les ustensiles qui lui étaient à sa disposition. Cela dura un moment. Certains lui permettait d'arracher la peau, de perforer, couper, pincer... Elle s'essaya également à l'acide, ce qu'elle n'avait pas encore essayer. Remarquant à quel point la peau fondait si facilement, laissant une odeur chimique ainsi que de porc brûlé. Voilà qui était intéressant. Et pendant tout ces essais, le pauvre malheureux qui hurlait jusqu'à s'en casser la voix, n'arrivait toujours pas à dire ne serait-ce son nom. Et s'il avait eut la chance de pouvoir le dire, Mélantha aurait fait mine de ne pas l'avoir entendu, et lui aurait demandé de répéter. Le jeu n'avait pas de fin.

    "Mon plaisir à moi, c'est d'essayer de nouvelles choses pour voir comment le faire chanter plus aiguë."

    Elle se mit à rire, et avec un énième outil, elle arracha violemment un ongle, ce qui provoqua un hurlement qui se confondait avec son éclat de rire. Elle jeta un œil au juge discret, s'impatientait-il ou appréciait-il ce qu'il voyait ? Peu importait. Elle cessa finalement le massacre, s'étant lassé de ne plus entendre son petit porc crier. Elle mordit à grand coup de dents dans la nuque du miséreux afin de l'achever et pourquoi pas, se faire un petit encas.

    Pendant toutes ses manipulations, elle ignorait la plupart du temps la présence du Docteur, laissant libre court à son imagination. Mais maintenant qu'elle venait de finir avec les deux premiers cobayes, elle revint à lui. S'essuyant le coin de la bouche ensanglanté, elle se rapprocha si proche du Docteur qu'ils se frôlaient presque, si il n'était pas aussi grand, son masque l'aurait fortement gênée. La tête levée vers lui, des étoiles pleins les yeux et la tête penchée sur le côté, elle le songea du regard en premier lieu, avant de se faire charmeuse.

    "Alors... ? Est-ce que je dois continuer ?"

    Elle pouvait presque paraître innocente si son visage maculé de sang ne tâchait pas ce maigre minois. Lorsqu'elle posa sa question, elle jouait de ses doigts contre le buste de son interlocuteur, son indexe et son majeur se balançant comme de petites jambes, grimpants son torse. Qu'il la repousse ou non, ne la ferait pas réagir.


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  • Jeu 17 Aoû - 4:02
    Silencieux, je me tenais droit. Les mains ancrées dans mon dos, ma main gauche se retrouvait captive de ma dextre qui venait la saisir au poignet tandis que, derrière mes lentilles, j'observai la brune aux mèches décolorées se diriger vers les cobayes de cette nouvelle expérience. Malgré elle, la liche devenait un nouvel outil du laboratoire et allait me permettre non pas de tester la résistance des sujets mais le compas moral de celle que je torturais encore quelques minutes plus tôt. Etant parvenue à éveiller ma curiosité, je souhaitai à présent savoir si je m'étais trompé à son égard et s'il allait falloir de nouveau la plonger dans cet état désagréable où la torture reprendrait. Si tel était le cas, alors ma sentence deviendrait encore plus cruel et il ne resterait dès lors plus que quelques lambeaux de chair rappelant au monde la triste existence de cette femme aux formes faméliques. Mais... Je m'en doutai un peu, cela n'allait pas être le cas.

    Quand elle se dirigea vers sa première victime, mes yeux analysèrent chaque mouvement d'Eris pour ensuite observer les ustensiles qu'elle comptait utiliser. Si j'étais certain qu'elle n'allait pas être des plus raffinées ni des plus talentueuses dans son œuvre, je tenais tout de même à voir pareil spectacle. Lorsqu'enfin elle se mit à l'œuvre et vint arracher le premier corps de la cuve où il beignait, un large sourire se posa sur mes lèvres fines. Ainsi, le cerveau serait la première cible de sa malveillance. C'était un peu radical mais... Soit. Tout le monde ne pouvait pas nécessairement prendre son temps et compte tenu du nombre d'individus à "tester", je ne lui en tenais pas rigueur.

    Si la tâche fut particulièrement salissante et peu délicate, elle eu au moins le mérite d'être efficace. Je l'écoutai, toujours silencieux, alors qu'elle me parlait de son expertise et du plaisir qu'elle prenait à le faire. Enfin, c'était ainsi que je le percevais. Les gens de cet acabit agissaient souvent de la même manière et, lorsqu'ils étaient confrontés à des êtres partageant globalement leur propre moralité, il n'était pas compliqué de lire entre les lignes. Me présentant l'amygdale centrale, je demeurai stoïque tandis que son acte venait de la recouvrir de sang. Pour peu, je la trouvai même plus.. Intéressante, ainsi. Elle reprit ensuite son œuvre, s'attardant cette fois sur la poitrine du pauvre cadavre après une réflexion qui sembla grandement l'amuser. Déchainée. Voila ce qu'elle était. Tant mieux, cela signifiait clairement son attrait pour ce genre de choses. En temps normal, j'aurais pu trouver cette soif de violence et de chaos un peu trop dispersée pour m'être utile mais... Nous n'étions encore qu'au début de sa démonstration et un jugement trop hâtif n'aurait été ni honnête ni intéressant. Aussi, lorsqu'elle arracha finalement le cœur encore battant du pauvre homme pour mimer une morsure dans ce dernier, un nouveau sourire déforma mes traits. Oui, elle semblait véritablement prendre plaisir à faire ce qu'elle faisait et je pouvais au moins en déduire qu'elle ne m'avait pas menti sur ce point particulier. Quand elle se lécha les doigts, savourant le raisiné qu'elle avait déversé avant de rire de plus bel, ma tête se pencha légèrement sur le côté. Captivé? Je l'étais peut être. Non pas par la violence dont elle faisait preuve, mais pour la faciliter avec laquelle elle s'était prise au jeu. Sekaï regorgeait définitivement d'âmes bien étranges. Que cela soit Mortifère, Zélévas ou Dahlia, on pouvait dire que j'avais rencontré des profils bien particuliers depuis mon arrivée à Melorn puis mon départ vers la République. De longs mois de travaux, qui m'avaient timidement mené jusqu'à cette rencontre. Un être visiblement cruel et sadique, masochiste aussi dans une certaine mesure... Et parfaitement incontrôlable par les autorités. Oui, ma chère Eris, je commençais effectivement à imaginer de potentielles collaborations...

    Elle passa alors au second sujet, mettant en place un tableau tout aussi sordide que lors de sa première démonstration. Attachant le pauvret à la chaise où se trouvait quelques instants plus tôt un cadavre au cerveau mutilé, elle sembla jouer avec sa proie. Amusant, quand on savait que quelques instants plus tôt, c'était elle, qui s'était retrouvée dans une situation aussi délicate. Fort heureusement, nos méthodes divergeaient un tant soit peu et, surtout, je voyais en elle une curiosité naissante tandis que ces imbéciles n'étaient que de la viande fraiche jetée en pâture à la liche au regard noir. Elle enchaina ensuite sur le nouveau cobaye en usant de divers moyens mis à sa disposition. Scies, lames, piques et autres joyeusetés servant tout aussi bien au médical qu'à l'art de la torture. Quand elle usa enfin de l'acide, je fus tenter d'intervenir non pas pour l'en empêcher, non au contraire, mais plutôt pour lui recommander de meilleurs dosages. Pour des résultats plus cruels encore. Pour moi, ces êtres n'étaient que des sujets d'expériences. Des échantillons permettant à la science de s'élever via l'observation minutieuse des différents produits sur les corps. Ou bien via l'analyse parfaite de l'écoulement du sang après diverses hémorragies. Ce genre de choses. Mais jamais, ces personnes ne possédaient encore des droits. Il n'étaient que des êtres de classe inférieure. Des sous-espèces assez pauvre pour ne pas être considérés par la société mais suffisamment précieuses pour servir mes intérêts. Aujourd'hui, l'intérêt qu'ils représentaient se montrait sous la forme d'un massacre complètement gratuit. Dans l'observation silencieuse d'une liche complètement folle qui... Démontrait un potentiel remarquable. La curiosité s'était à présent mue en un intéressement sincère. Je n'en avais pas encore terminé avec elle et il fallait encore qu'elle puisse me convaincre sur de nombreuses choses. Mais elle progressait. Cependant, le collier demeurerait encore un peu. Juste par pure sécurité. J'écoutai finalement ses mots, alors qu'elle acceptait enfin de mettre fin aux jours du malheureux étant passé entre ses griffes. Quand elle chassa le sang qui siégeait autour de sa bouche, j'en fus presque déçu, même si je n'en montra rien.

    A présent presque contre moi, frôlant quasiment ma personne, elle en venait à me fixer de son air sanguinolent et fou. Ses doigts courraient doucement sur mon torse, et plus précisément mon manteau de cuir, tandis qu'elle me demandait presque la permission pour son prochain méfait. Amusé. Vraiment, je l'étais totalement. Dégageant mes mains de mon propre dos, je venais soulever ses mèches blanches avant d'ensuite retirer du bout de mes doigts un caillot sanguin qui s'était frayé un chemin parmi sa tignasse en bataille. Ou bien était-ce un bout de cerveau? Peu importait. Décalant mon masque pour ne pas lui crever un œil tandis que je baissai la tête pour la fixer de mes lentilles, ma main gauche vint la toucher à l'épaule, comme pour l'inviter à me suivre.



    * Non. Celui-là, nous le traiterons ensemble. *

    Il fallait un comparatif. Une tâche commune pour voir jusqu'où pouvait s'étendre notre coopération. Jusqu'où nous pourrions aller au milieu de tout ce sang et tout ce vice. Je tirai alors assez aisément le malheureux siégeant dans la dernière cuve. Trainant la chevelure rousse de ce qui ressemblait à une jeune femme elfique, je vins par la suite l'attacher doucement contre une des tables d'opérations présentes. Invitant Eris à me rejoindre, je lui indiquais sommairement les différents ustensiles dont j'allais avoir besoin.

    * La plupart du temps, il me faut certains organes spécifiques. Le cœur, les poumons, la rate, le foi. Tellement d'éléments qu'il est parfois délicat d'obtenir sans pouvoir créer de suspicion chez celles et ceux qui servent quotidiennement la République via leurs champs ou leurs services. De ce fait, je fais en sorte d'extraire le maximum de ressources possibles. Prenez cette jeune elfe, par exemple. Nous allons la traiter. Tous les deux. Presque main dans la main. Je vais vous laisser le champ libre sur les mutilations. Je veux qu'elle souffre, le plus possible. Amenez là à la folie. Qu'elle hurle à la pitié et à la délivrance. Pendant toute votre œuvre, je refermerai les chairs déchirées via mes talents de chirurgiens. Je la droguerai pour la maintenir éveillée et consciente tout en épargnant son cœur du flot incessant d'adrénaline causé par les membres déchirés. Nous allons créer une balance. Vous de furie, moi de science. Et quand, enfin, elle se retrouvera entièrement brisée, nous mettrons fin à ses jours. De la manière qui vous sied le plus. Seulement... Je veux que vous m'extrayez de sa personne l'entièreté de son appareil reproducteur. Utérus, ovaires, tout. J'ai parfois des demandes très... Particulières. Et il me faut pouvoir y répondre. Ce jour, vous allez m'y aider en me faisant gagner du temps. Et puis... Je lui caressai alors la joue doucement, comme une douce promesse. Autant lier l'utile à l'agréable, n'est-ce pas? *

    N'attendant pas de réponse particulière, je m'emparai du premier outil dont j'allais avoir besoin. Une petite bourse de cuir, emplie d'une poudre aux effets dévastateurs. De l'aether, mélangé à un composé alchimique de ma création à la suite de la découverte d'un prototype ambitieux. Une poudre verte, aussi néfaste qu'euphorique. Des effets poussés, paradoxalement sans danger pour la victime mis à part son étant psychologique anéanti. Certains devenaient serviles. D'autres, excités. Parfois quelques individus se voyaient même piégés par une libido déchainée! Les effets étaient aussi aléatoires que puissants mais, dans l'ensemble, la drogue était semblable à un excitant aux effets secondaire abrutissant. Attrapant donc un peu de cette drogue, je venais la déposer sur les lèvres et les narines de notre future victime, l'éveillant ainsi de son sommeil forcé de la pire des manières. Car, aussitôt avait-elle rouvert les yeux, qu'Eris sembla se déchainer. Pour ma part, je laissai la drogue pour venir m'emparer de mes outils chirurgicaux. Plongeant une dernière fois mon regard sadique sur la liche entièrement nue et couverte de sang, je ne pus retenir un nouveau sourire sous mon masque alors que, déjà, mon scalpel venait glisser sur la chaire de la rousse prisonnière. Dans la pièce, le son de ses hurlements commencèrent à résonner.

    Un doux orchestre à mes oreilles alors que le massacre continuait. La science était cruel et, dans des expériences comme celles-ci, elle s'avérait également particulièrement sadique.
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  • Jeu 17 Aoû - 6:48

    Après avoir effectué un léger contact avec ses cheveux, démêlant ainsi un morceau sanglant de sa chevelure, le Docteur l'invita à traiter le dernier cas ensemble. Une étrange sensation la parcourait. Elle n'avait jamais torturé qui que ce soit de façon accompagnée. Cela allait être une nouvelle expérience.
    Son excitation fut cependant entravée à la vue du dernier cobaye. La silhouette féminine. C'était une femme, une elfe même. Une putain.
    Elle tiqua de l’œil, une légère ride au coin du nez. Elle n'irait pas de main morte avec celle-là.

    Cette première rencontre fut brève, ils ne s'attardaient pas tout de suite à elle. S'en suivit une courte explication sur les outils et sur leur procédé, mais surtout une consigne. L'extraction d'un organe bien précis après l'avoir saigné de toutes parts. Jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus chanter.

    A cette dernière caresse avant de commencer les hostilités, ses yeux pétillants promettaient fidélité pour cette expérience. Ainsi, le Docteur commença en étalant une certaine poudre aux couleurs vive sur les lèvres de la petite. Mélantha se plaça directement, prête à jouer son personnage perturbant dès le premier réveil. Elle était en bout de table, au niveau de la tête de la rouquine. Se penchant face à son visage de manière inversé, la dominant alors et faisant tomber sa chevelure tout autour d'elle. La pauvre elfette, en plus de se réveiller avec une certaine hystérie, ouvrit les yeux sur un visage terrifiant aux yeux écarquillés et de jais, avec de multiples tâches de sang.

    "Bonjour ma jolie !"

    Les bras tendus, les mains empoignant ses trapèzes et les griffes s'enfonçant dans la chair, tout juste en dessous des clavicules. Mélantha savait faire son entrée. Pendant que le Docteur commençait à ouvrir des plaies discrètes, la liche tournait un peu autour de la table avant de surprendre sa victime en l'attrapant par son cuir chevelu et en le tirant vers l'arrière, mettant alors son cou en évidence. la tortionnaire faisait jouer ses doigts, index et majeur sur tout le long. Puis saisie soudainement sa gorge, l'étranglant. L'étouffement l'empêchait de hurler convenablement aux supplices que le Docteur lui faisait subir. Mélantha, elle, se pencha pour lui murmurer à l'oreille.

    "Crois moi, pour ce que je vais te faire ma petite putain, tu as intérêt d'être vierge."

    Elle lui mordit le lobe avant de reculer, ne pouvant pas faire une seule action sans la terroriser. Puis lâcha sa gorge pour seulement en planter sa griffe, pas trop profondément non plus, pour ne pas qu'elle puisse s'étouffer dans son sang. Elle découpa jusqu'au creux sus-claviculaire. Puis pressa sur la plaie afin que liquide divin puisse s'en échapper. La liche se mit à lécher la traînée sanglante avant de ne sucer à la plaie même. Le rouquine, pleurnicheuse, suppliait que l'on arrête. Mélantha ne laisserait pas le plaisir au Docteur d’interagir et se chargea de faire taire la pucelle.
    Attrapant violemment sa mâchoire, appuyant sur ses joues, forçant une grimace ridicule. Mélantha colla presque son visage à elle, le regard terrifiant en la mettant en garde.

    "Je ne veux entendre. Aucun. Supplice. Si tu oses en soupirer n'en serait-ce qu'un, je t'assure que ça ne fera qu'empirer."

    Elle zieuta le Docteur d'un air entendu, qu'elle souhaitait sincèrement que la torture s'accélère au moindre gémissement de pitié. Elle était beaucoup trop concentrer pour se mettre à rire. Le regard qu'elle avait lancé était avide d'amusement, mais seulement d'une soif insatiable et pressante de faire couler le sang.
    Comme pour punir sa victime, elle retira de ses doigts le même nombre d'ongles que le nombre de fois qu'elle avait supplié. Et ce chiffre augmentait à tout moment.

    Puis elle reprit ses manipulations par-ci, par-là. Lorsqu'elle voulait torturer au niveau des organes vitaux, elle s'aida de son compère. Se faisant guider sa main, avec un outil adéquat pour toucher les points précis et pertinents sans aller trop loin, trop profond. Voilà qu'elle apprenait en même temps, cela lui redonnait le sourire. Mais la truie ne pouvant se taire, la perturbait toujours autant. Ainsi, elle jouait avec le foie ou le pancréas en manipulant ses nouveaux jouets. Elle aimait y aller lentement. Les lames mettaient du temps à percer l'épiderme et à s'enfoncer, faisant durer la souffrance. Parfois elle y aller directement avec ses griffes rendant le travail plus écorché.

    Après s'être essayé à diverses méthodes, accompagnée ou non, pour la mutilation de son corps tout entier. Mélantha jeta un coup d’œil au Docteur pour savoir si elle pouvait s'appliquer à la réelle tâche. Elle s'était bien donnée à la torture, tellement que même lorsqu'ils ne pratiquaient plus, l'elfe hurlait toujours autant. La victime n'avait depuis, déjà plus d'ongles sur ses doigts, son corps était meurtri et recouvert de sang. N'ayant plus d'ongles à retirer et ayant perdu patience, Mélantha s'était décidé à lui arracher la langue. Si cette imbécile arrivait toujours à formuler des bribes de phrases, c'est qu'on avait été trop doux avec elle.


    Ainsi, une multitude de phrases lui avait était glissés à l'oreille, l'insultant, la traumatisant, l'effrayant. Bref, Mélantha avait fait plus d'une promesse, et lui avait retiré, petit à petit, tout espoir de revoir la lumière du jour. Ainsi, ayant eu la confirmation de ce qu'elle considérait comme son supérieur, la liche se mit au travail.

    "J'aurais besoin de... ça. La petite lame bien pratique."

    Elle attrapa d'un geste brusque le scalpel qui l'attendait sagement sur la table. Elle joua avec son petit outil sous les yeux effrayés de l'elfette qui ne cessait de sangloter. Comme un semblant de compassion, Mélantha essuya une partie de ses larmes avec son pouce.

    "Chhh... C'est pas grave, ça va aller. Dis toi que c'est comme... Un accouchement ? Tu aurais pu en pondre des gamins, hein ? Eh bien aujourd'hui c'est ton jour de chance. Tu vas pouvoir vivre le jour le plus heureux de ta vie. Comme elles disent..."

    Son intonation et son rictus étaient en contradiction avec ses propos sarcastiques. Puis elle effaça sa fausse empathie pour laisser place à sa vraie passion. Elle sauta sur la table, s'installant sur la rouquine pour mieux opérer. Assise au niveau de ses genoux, faisant face à l'appareil qu'elle s'apprêtait à découper.



    Une fois l'appareil entre les mains, relativement intact. Elle le remit solennellement au Docteur, de manière théâtrale avec un petit "tadaaa" qui s'en suivit. Dès que l'instrument quitta ses mains, elle se jeta à nouveau sur le femme qui n'était plus très vivante. Enfonçant le scalpel en plein centre de la poitrine, donnant plusieurs à-coups et finissant par le tourner dans tous les sens afin de n'entendre que les boyaux se gorger de sang. Tout en agissant, elle regardait ce visage féminin immonde aux tâches de rousseur. Elle n'en pouvait plus de voir cette horreur, même si elle était inanimée depuis un petit moment, elle voulait terrasser cette féminité. Elle laissa le scalpel planté pour lui griffer le visage jusqu'à en déchirer sa peau. Voilà que défiguré, il était moins pénible à regarder.

    Elle était morte. C'était bon. Elle soupira de soulagement, comme libéré d'un poids puis, lorsqu'elle refit face à son idole, elle était de nouveau toute souriante. Elle poussa les jambes du cadavre sur lequel elle était assise, afin d'être posé sur la table même. Elle faisait maintenant face au Docteur, ses jambes se balançant dans le vide.

    "Je suis contente qu'on puisse faire affaire ensemble."

    Elle ne doutait pas de l'avoir satisfait, et elle était également jouissive d'avoir pu pratiquer ses vices toute cette séance. Torturer avec quelqu'un, lui avait donner la sensation de faire l'amour avec. Après tout, le sexe c'était partager un moment agréable non ? D'autant plus qu'elle était toujours nue, cela relevait plus que de la métaphore. Son corps n'était d'ailleurs plus vraiment nu, mais voilé de sang, elle avait fait un vrai carnage.


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  • Jeu 17 Aoû - 15:32


    Le massacre débutait. Tel un balai macabre que nous entamions, la liche et moi même n'avions alors qu'un but: faire souffrir la pauvre malheureuse. Si ma comparse mort vivante cherchait quant à elle la violence dans sa forme la plus pure, je pratiquai pour ma part dans le but de faire durer le plus longtemps le souffle de vie qui animait l'elfette. Une danse, sombre et cruelle, qui opposait mort et médical. Et dans ce tourbillon de torture, la pauvre rouquine allait souffrir, encore. Et encore. Car je ne comptai pas la laisser partir aussi vite. Je ne souhaitai pas la voir périr aussi facilement sous les coups de mon assistante.

    Alors, mes lames glissèrent sur sa chair, tandis que les fils venaient recoudre les blessures les plus profondes. De temps à autres, des concoctions étaient appliquées, des mixtures composées de plantes cicatrisantes réparties. Mais, jamais, les soins n'étaient véritable. Il ne s'agissait pas non plus de la tirer d'affaire, simplement de faire durer. Amusé en constatant l'enthousiasme d'Eris, je la laissai agir comme bon lui semblait. Après tout, c'était là aussi la promesse que je lui avais faite. Quand elle décida de s'en prendre plus précisément aux organes, je lui indiquais les emplacements de ces derniers et, surtout, comment y toucher sans faire directement sombrer la patiente dans une inconscience prématurée. Le foie, les viscères, le pancréas. Tant de zones à explorer et dont la souffrance allait être le vecteur d'un plus grand projet. Assez vite, la table se tinta d'un liquide carmin épais tandis que mes propres vêtements se retrouvaient souiller d'un sang écarlate. La liche, quant à elle, acceptait visiblement volontiers que le raisiné ne vienne recouvrir sa peau albâtre. Prenant quelques instants pour observer sa silhouette, une sensation étrange parcourut mon corps tandis qu'elle venait plonger ses griffes dans la chair de la pauvre victime. Un sourire, sincère, s'installa définitivement sur mes traits lorsqu'elle se pencha sur l'elfe pour lui arracher la langue. Quand elle redressa son visage, et que nos regards se croisèrent, je ressentis de nouveau cet étrange sentiment. Oh, qu'il m'était agréable de découvrir pareille personne! Comme il était bon de voir un être aussi vicieux et... Séduisant, œuvrer sur le même sujet que moi. La sauvagerie, mêlée à la science. La mort, se mêlant à la vie.

    Finalement, ma sadique comparse se décida à sauter purement et simplement sur la table, chevauchant les jambes de l'elfe tandis qu'elle s'emparait d'une lame. Ah, oui. Ma première demande. Intrigué, je me décalai alors pour venir remplir un bocal de liquide d'embaumement et de conservateurs. Puis, patient et silencieux, je me retournai pour observer les gestes et la manœuvre de la liche. De nouveau, de grandes gerbes de sang vinrent éclabousser son corps nu tandis qu'elle se livrait à une véritable boucherie. Pourtant, et malgré toute l'horreur de ses gestes, je reconnu là une application certaine. Elle prenait soin d'extraire ce que je lui avais demandé, et de le faire en faisant attention à ne rien déchirer particulièrement. Enfin. Pas ce qui importait, tout du moins. Sa tâche achevée, la liche me tendit l'appareil dans une expression particulièrement attirante et amusée. Prenant ce dernier, je plongeais l'ensemble dans le bocal remplit préalablement avant de le refermer via un couvercle opaque. Flottant doucement, l'organe reproducteur teintait doucement le liquide conservateur d'une rougeur abjecte. Bougeant doucement le contenant, j'observai d'un œil analytique l'appareil sous différents angles afin de m'assurer qu'aucune déchirure particulière ou autre "dommage" n'était visible. Puis, satisfait, je venais ensuite déposer le bocal sur la table la plus proche, avant de reporter par la suite mon attention sur Eris et ce qu'elle faisait.  

    Comme si cette dernière s'était impatientée, ou avait pris conscience que sa tâche était achevée, elle se déchaina violemment contre le corps de la rousse qui n'était dés lors plus qu'un corps vidé de toute humanité. Dans les yeux de l'elfe, l'éclat de la vie était déjà en train de partir et la drogue commençant à ne plus faire effet, le cœur allait également bientôt lâcher. Permettant ainsi à la victime de quitter ce monde et ne plus subir les nombreux assauts de la liche qui, de nouveau, farfouillait l'intérieur de sa cage thoracique en tranchant et découpant tout ce qu'elle pouvait. Ainsi, la cavité abdominale de la patiente devint rapidement un bain de sang dans lequel les doigts effilés de ma comparse baignaient de manière erratique. Puis, laissant le scalpel et le torse ouvert du sujet, Eris se jeta alors sur le visage de ce qui n'était déjà plus qu'un cadavre pour lacérer son faciès. La réaction était étrange, spontanée, particulièrement brutale. Peu m'importait. Elle avait été efficace et, je devais l'avouer, fortement intéressante. Son œuvre achevée, elle avait écarté sans ménagement les jambes de l'elfe pour venir poser son séant sur la table d'opération et faisait bouger ses jambes à l'instar d'une enfant enjouée. Passant alors près de la table où elle avait auparavant déposer le cœur de son sujet, j'attrapai ce dernier tandis que je m'avançai vers elle. Quand elle prononça ses mots, toute souriante, je ne pus retenir moi même un nouveau sourire. Mortifère, dans son combat, m'avait décidemment apporté la plus exquise des prisonnières.

    * J'en suis également très satisfait. *

    A présent contre la table, et contre la liche, je venais subitement attraper sa tignasse ensanglantée pour la tirer en arrière de ma main gauche. Ainsi, je forçai la liche à se pencher en arrière, presque à poser son dos contre le corps inanimé de l'elfe et contre la table. Courbé au dessus d'elle, je me souciai alors bien peu de ce que ses jambes ou ses mains pouvaient faire, me contentant d'observer son visage émacié et cadavérique au travers de mes lentilles teintées. Ma dextre se positionna alors au dessus de ses lèvres, tenant le cœur précédemment récupéré. Puis, dans un geste sec, je vins ensuite presser l'organe comme un fuit à jus, forçant le raisiné présent à l'intérieur à gouter rapidement dans la bouche de la liche. Plusieurs secondes, peut-être même minutes, passèrent ainsi alors que nous restâmes dans la même position. Quand, enfin, la pompe organique ne laissa plus couler la moindre goute de sang, je déposai le cœur sur la table avant de venir caresser les lèvres de la mort vivante de mes doigts gantés, eux aussi ensanglantés. Comme si j'attendais qu'elle ne vienne les nettoyer. Puis, sans mot dire, je la quittais pour venir contourner la table d'opérations. M'arrêtant au niveau du visage lacéré, un nouveau sourire s'installa sur mon visage tandis que j'arrachais du torse de la victime le scalpel laissé par Eris avant de déposer la lame sur le faciès de l'elfe.



    * Les muscles du visage sont une ressource étonnamment précieuse. J'ai déjà eu affaire à des vieillards se cherchant une nouvelle jeunesse et rigueur musculaire. Tu n'imagines même pas le prix qu'ils furent prêt à payer. Ni à quel point ils se souciaient peu d'où provenaient les matériaux nécessaires à l'opération. *

    Je quittai ensuite le corps pour attraper un nouveau bocal dans lequel je vins déposer les tissus découpés. Encore une fois, il s'agissait de garder au maximum les éléments intéressants afin de ne pas gâcher. Après tout, ces trois cobayes avaient été autrefois destinés à participer au projet Mortifère. Même si, en vérité, ils n'étaient à présent plus que des déchets dont les restes seraient utilisés dans de nouveaux projets tierces. Retournant ensuite vers le cadavre, j'observai l'entièreté des mutilations effectuées, ainsi que le squelette à présent apparent de ce qui était autrefois le visage d'une elfe resplendissante. Les organes, déchiquetés par Eris étaient sans aucun doute inutilisable et récupérer les zones mammaires ne m'était pas véritablement utile. Nous en avions ainsi terminé avec ces trois sujets. Les deux premiers corps, s'il possédaient eux aussi quelques détails intéressants, n'étaient plus véritablement en état de servir pour mes travaux. Celui rongé à l'acide m'avait déjà apporté les réponses que je souhaitai et le premier... Et bien il s'avérait incroyablement anodin. Aussi, je retournai donc finalement auprès de la liche, non content d'en avoir fini avec cette première batterie de test. Car, si cette dernière m'intéressait particulièrement, je me devais de voir jusqu'où elle pourrait aller. Je ne souhaitai pas, comme quelques mois plus tôt, observer des réactions stupides face à la vision d'enfant. Arrivé près de la liche, j'attrapais au passage un linge propre afin de le passer sur le visage de la mort vivante.

    * Nettoie un peu le sang qui te recouvre. Nous avons encore quelques choses à faire et il serait préférable que tu ne sois pas recouverte de sang au début de notre prochaine expérience. Je peux également te fournir de nouveaux tes vêtements, si tu le souhaites. *
         
    Laissant le soin à ma nouvelle "assistante" le temps de répondre, je l'invitai par la suite à me suivre. Si nous quittions cette salle, c'était tout naturellement pour en rejoindre une autre. Plus éloignée que les autres salles des chambres des sujets, et bien plus proches des tiroirs mortuaires, cette nouvelle salle était verrouillée par des serrures dont seule ma personne avait les clés. Ouvrant ces dernières, je m'engouffrai finalement dans la pièce avant de refermer la porte une fois Eris à l'intérieur. Eclairée par seulement quelques lanternes aux teintes verdâtres, la salle se décomposait en plusieurs cellules suspendus par des chaines et dont l'intérieur était rempli par quelques enfants hybrides à peine conscients. Près du sol, de multiples tables avaient été aménagés pour accueillir de potentiels sujets et sur les différentes étagères, on pouvait retrouver les différentes concoctions, acides et potions que je préparais habituellement. Ainsi que des composés chimiques expérimentaux. C'était là, dans cet "abri" interdit que je m'adonnais aux expériences les moins... Républicaines.

    Tirant finalement sur l'un des mécanismes, je laissai une des cellules suspendue tomber doucement sur le sol marbré de la salle d'expérimentations. A l'intérieur, le résultat malsain de l'accouplement d'un homme et d'un bovin sanglotait doucement. Le jeune enfant, au regard aussi vert que les herbes les mieux hydratées implora doucement qu'on lui rende sa mère. Quelle idée, sachant que celle-ci avait déjà été abattue et étudiée quelques lunes auparavant. Me tournant vers la liche, je guettai la moindre de ses réactions. Si elle se montrait horrifiée, ou triste du sort des malheureux présents, alors c'était là que se dressait sa limite. En revanche, si elle démontrait la moindre excitation que précédemment et bien... Je ne saurai exactement comment réagir à pareil enthousiasme et similarité. Enfin, par convenance, je lui expliquai tout de même ce que j'espérai qu'elle accomplisse.

    * Les hybrides sont des créatures étranges. Nés de l'union immoral entre une race animale et une race "évoluée", ces derniers adoptent les traits mixes des deux espèces desquelles ils sont issus. Certains sont presque "humain" dans leurs traits tandis que d'autres ne sont que le résultat anthropomorphes d'animaux déformés. Notre sujet, ici présent, se trouve être de cette catégorie. A plusieurs reprises, j'ai pu constater leur résistance surnaturelle à la douleur. Mais je n'ai jamais pu réellement déterminer où se trouvait la limite, ni si cette résistance était liée au pourcentage de "bestialité" qui se trouvait en eux. Je m'approchai de la liche, venant placer mon masque comme lors de la précédente expérience, comme dans un murmure. Tu n'as pas envie de le découvrir? Fais souffrir cet enfant, mais tâche de le laisser en vie, je veux intervenir avec toi par la suite, et te montrer quelque chose de particulièrement... Amusant. *

    Comme pour marquer mon propos, je la lâchai finalement, l'invitant ainsi à commencer son œuvre. Il restait cependant à savoir si elle le souhaiterait ou si, comme tant d'autres avant elle, sa "folie" n'avait en limite que des valeurs morales étonnamment présentes.  
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  • Jeu 17 Aoû - 20:16
    Le Docteur confirma sa satisfaction et, comme pour récompenser sa nouvelle recrue, il lui tira les cheveux en arrière afin de lui donner sa récompense. Non pas pour la déplaire, elle se laissait faire, lui faisant amplement confiance. Il la dominait à nouveau, penché au dessus d'elle, rappelant le rapport de force qu'il y avait entre eux. Il dominait, contrôlait et était droit, et elle lui était plutôt soumise, serviable mais sauvage.


    Satisfaits, ils se redressèrent tous deux. Le Docteur reprenait les finalités du travail tandis que Mélantha quitta la table en sautant de celle-ci. Elle lâcha un soupir comme si elle venait de vivre quelque chose d'intense et nouveau. Lorsque le Docteur évoqua son envie, elle n'était pas surprise mais était flattée et consciente de l'avoir charmé, tout comme elle l'était. Elle lui répondait par un regard prometteur, comblé et malicieux. Elle le corrigea cependant.

    "Tu peux m'appeler Mélantha. Éris n'est évoqué que par les faibles."

    Pendant que le Docteur reprenait le dialogue, la liche restait aux alentours pour inspecter ce que son supérieur était en train de faire au reste du minois de la rouquine. Les coudes sur la table, proche des épaules du cadavre, elle posa sa tête dans les paumes de ses mains, se pliant ainsi pour s'appuyer. Appréciant le doux spectacle silencieux et précis de l'opération. Elle était si calme, son décharnement l'avait rassasié, et sa folie, apaisée, ne flambait plus telle une étincelle inarrêtable, même si elle était toujours bien présente. Pour la première fois de sa vie, ou plutôt de sa mort, la liche pouvait enfin prendre son temps et "travailler" de manière comprise.

    Ainsi, elle observait la peau pendouiller dans les airs lorsqu'elle fut retirer de son propriétaire. Lorsque le Docteur joua avec une lanterne pour observer la différence d'épaisseur entre la peau intact et celle griffé, Mélantha aperçut cet aspect abîmé. Elle mit sa main devant la bouche, rieuse du résultat, comme un enfant prenant conscience, avec amusement, qu'il avait été trop loin dans ses bêtises. Puis ce fut l'opération des muscles du minois. En observant son tuteur, elle prit conscience de l'utilité de certains ustensiles.

    L'arrachement d'un certain muscle fit gicler une belle dose de sang qui atterrit en parti dans son œil. Trop proche, elle avait été prise par surprise et se frotta simplement l’œil comme si c'était un petit moucheron qui s'y était coincé.

    L'explication de son compère la fit rire. Il ne lui était pas inconnu qu'un désespéré veuille payer n'importe quel prix pour répondre à des exigences ou des vœux futiles. Lorsque le Docteur vint à une table pour manipuler avec un bocal, Mélantha suivit sa silhouette du regard, très droit et presque toujours propre sur lui malgré leur expérience précédente. Peut-être apprendrait-elle de lui, à l'avenir, améliorant ses capacités.

    Une fois qu'il quitta son bureau pour attraper un linge propre et venir caresser le minois ensanglanté de la liche. Comme obnubilé, elle continuait de l'examiner, l'admirer. Même si ce n'était qu'un masque, sa personne représentait mille fois plus. Dommage qu'elle ne puisse connaître l'amour, elle connaissait au moins l'admiration morbide. Elle le laissait faire jusqu'à devoir reprendre la main pour les finalités.


    Elle écouta les indications tout en retirant une bonne partie des tâches, devant frotter pour celles qui avaient commencées à sécher.

    Elle n'était pas dérangée d'être nue, mais il devait bien y avoir un moment où il fallait se rhabiller. Elle accepta de reprendre sa tenue qui était conservait non-loin, se revêtir la faisait se sentir à nouveau entière. Après avoir récupéré ses vêtements, elle tourna sur elle même, faisant virevolter sa longue jupe sombre aux extrémités déchirées. Elle était presque elle-même, il lui manquait son paquet de carte et ses pouvoirs et enfin elle exercerait de toute sa splendeur. Mais si l'on ne lui autorisait point, elle ne pouvait agir librement.

    Elle suivit le Docteur dans les couloirs labyrinthiques, toujours aussi impressionnée de posséder un tel endroit. Ils marchèrent un petit moment avant de se trouver devant une porte verrouillée, pendant que le propriétaire y insérait la clé, l'on entendait de petits chouinements aiguës et étouffés. Voilà que la liche se faisait déjà une idée de ce qu'il s'y passait. Elle sourit en coin mais ne voulait pas tout de suite dévoiler son plaisir. Tout en entrant dans la pièce elle resta de marbre pour mieux surprendre les témoins.

    Elle découvrit le nouveau matériel, les tables nettoyés, et les petites cages environnantes. Le Docteur ne tarda pas à faire découvrir le nouveau cobaye, en activant un énième mécanisme. Un petit cobaye. Aux attraits de vaches, ou plutôt de bœuf. La vue de ce petit machin était similaire à un animal. C'était la différence entre un homme et un enfant, le côté plus primaire, innocent, donc animal. Qu'il soit un hybride ou non n'y changeait rien. Elle se retint de pouffer de rire à entendre ses pleurs réguliers et répétitifs. Comme si il fallait geindre juste pour geindre. Il lui était difficile de se retenir d'esquisser un sourire, se mordant le coin des joues, elle voulait vraiment jouer son personnage jusqu'au bout.

    Toujours en fixant le mi-humain, Mélantha écoutait la description, les consignes... Lorsque son tuteur se pencha, semblant murmurer l'invitation, la liche ne lui répondit que d'un regard. Il ne fallait pas lui demander deux fois. Comme si elle ne voyait là qu'un simple animal, Mélantha pencha sa tête vers le Docteur pour parler bassement.


    "Est-ce qu'on peut ouvrir la cage ?"

    Une question rhétorique qui l'invitait seulement à agir en premier. Silencieux, le Docteur n'avait juste qu'à tirer la porte métallique et grinçante, du bout des doigts, pour que le petit garçon ait la voie libre. Face à la cage, Mélantha s'accroupit, tendant les bras vers le petit en l'invitant à la rejoindre tout en le rassurant.

    "Viens, ça a été difficile, mais j'ai trouvé ta maman."

    Hors, le gamin avait été là depuis trop longtemps et se retrouvait traumatisé. Il était tétanisé, et ne pouvait lâcher son regard de son tortionnaire qui maintenait la porte. Tapis au fond de sa cage et pleurnichant en murmurant "maman, maman" il avait l'air "dysfonctionnel".

    "Regarde moi... REGARDE MOI ! Je vais t'emmener loin d'ici."

    Le second ordre s'était fait dans un cri de colère qui interpella le petit. Il ne connaissait que la souffrance et le malheur depuis quelques jours. Seul le cri de la madame l'avait réveillé de sa terreur. Dans un élan de désespoir il accourut enfin à elle en s'accrochant. Être une figure féminine avait ses avantages. Elle referma ses bras contre lui et se releva en le portant. Elle était si... compatissante. Et pourtant un regard vers le Docteur trahissait ses réelles intentions, la lueur du vice dans le coin de l’œil.

    Elle amena son petit bœuf sur une table, comme il y en avait dans chaque salle. Assis et les larmes se calmant, il observait toujours le tortionnaire au loin, craintif de ce qu'il pouvait faire. Hors, il aurait dû se méfier de sa libératrice.

    "Bon, j'ai besoin de faire un petit examen avant qu'on retrouve ta maman. Elle n'aimerait pas que son petit soit égratigné n'est-ce pas ? D'ailleurs, ta mère, c'est la vache ou celle qui s'est prit le bœuf ?"

    Elle n'attendait pas de réponses, et le garçon bégayait, n'étant pas sûr d'avoir bien compris la question. Elle commençait à jouer avec ses petites oreilles flexibles, ses cornes qui n'étaient pas encore développées, n'étant que de petits bouts osseux de kératine. Elle faisait jouer les cornes, faisant balancer sa tête dans tous les sens. Le gamin commençait à couiner timidement d'arrêter mais Mélantha ne fit mine de rien.

    "Tu serais mieux sans... ces trucs."

    Ainsi, il tira d'un coup sec une des cornes, mais elles étaient solidement ancrées sur son crâne. A ce premier échec, le garçon paniqua et commença à se secouer dans tous les sens. La liche attrapa les petites joues douces de la petite chose. L'empêchant de bouger sa tête, le forçant à rester droit. Le moindre mouvement faisait s'enfoncer les griffes sombres du monstre dans la peau fragile de l'agneau.

    "Eh, c'est rien, reste sage et ça ira rapidement."

    Un énième mensonge, elle comptait faire durer le supplice. Elle tendit le bras pour atteindre la fiole au liquide fluorescent, elle tourna le contenant pour observer vaguement l'étiquette avant de présumer que c'était de l'acide. L'odeur et la couleur était similaire à celui qu'elle avait utilisé plus tôt. Elle s'en servit pour fragiliser la base des cornes. Le patient s'agitait, pleurait mais ne hurlait pas encore, à la grande surprise de la liche. Il donnait des coups de pieds contre sa tortionnaire. Perdant rapidement patience, elle attrapa ses petites guibolles d'une seule main pour les plaquer contre la table, avec une certaine violence, le forçant ainsi à s'allonger.

    "Deuxième fois. A la troisième, je te pète les genoux et d'avantage."

    Comparé aux victimes adultes, elle avait tendance à laisser des chances. Non pas qu'elle se souciait des enfants, mais seulement il était plus facile de les manipuler quand ils avaient un minimum confiance, et il était vraiment aisé de s'accaparer leur confiance.

    Les cornes étaient donc fragilisées, et un coup sec suffisait à les retirer. Le travail était propre, la kératine pouvait être conservée. La liche descendit ensuite aux oreilles, quelles immondes esgourdes flasques, avait-elle fait la réflexion. Celles-ci étaient plus faciles à arracher. D'un scalpel, Mélantha s'amusait à dessiner dans la douce matière, analysant ce qui faisait réagir le petit bovin. Puis, découpa directement à la base du visage, lui retirant ainsi ses oreilles, une par une. Maintenant un peu plus consciente de la préciosité des membres, elle mit de côté ce qu'elle récupérait. Voilà qu'il se mettait réellement à crier. Il avait tardé à se faire entendre, mais ce n'était pas encore suffisant. Si il convulsait de rage, elle ne ferait qu'allonger son buste sur le petit corps pour l'immobiliser complètement.

    Il était maintenant occuper à se tenir les oreilles en pleurant, sa rage n'explosait plus, trop occupé à souffrir. Mélantha le redressa alors à sa position première, assis au bord de table. Elle s'écarta un peu, le regardant, lui et ses réactions. Ses yeux rougit par les sanglots faisaient ressortir le vert émeraude de ses pupilles. Il était peiné et désespéré le pauvre. Les mains sur les hanches, la folle secoua la tête. Il restait encore des attributs animal à retirer, sans quoi il serait toujours un petit laideron. Ses mains étaient des sabots et il y avait sûrement une queue de veau au niveau de son coccyx.

    "Je ne m'attendais pas à ce qu'il soit aussi résistant, malgré la mise en garde."

    Elle marqua une pause, elle avait fini de jouer les personnages sérieux. Il était l'heure de s'amuser. Tout à coup, sans crier gare, elle attrapa le petit par les aisselles, le soulevant dans les airs, se pavanant et tournant sur elle même, comme dansante, en poussant une chansonnette. Rieuse. Le garçon démontrait une terreur évidente par des pleurs. Ce n'était que le début. Après avoir fait quelques tours, elle plaqua à nouveau le gamin avec force contre la table, faisant vibrer les outils alentours. Elle accrocha ses jambes afin d'être plus libre ses mouvements, elle attrapa ses pattes avant, à partir de ses poignets, ce n'était plus qu'animal. Elle jouait avec l'espace inter-digité, faisant claquer les onglons entre eux avant d'essayer d'en découper le contour de la base velue. Le veau commençait à réellement chanter, surtout que sa tortionnaire prenait son temps, elle répondait de ses cris par un rire machiavélique à ce qui restait de ses oreilles.

    Mélantha travaillait plus proprement mais ne perdait pas son essence. Elle continuait sans trop perdre de temps, une fois sa patte droite débarrassée du sabot, elle retourna le petit corps pour qu'il s'allonge sur le ventre. Cette fois-ci, elle lui retirerait sa queue ! Elle posa les outils pour tirer de toute ses forces. Ce truc, elle n'aurait besoin que de ses mains ! Elle monta son genou jusqu'à la table pour prendre appui jusqu'à ce que la queue s'arracha du coccyx. Apparemment ce fut le plus douloureux pour le petit être. Après avoir réussi à corriger ce qui la dérangeait le plus, elle le laissa à l'agonie. Il ne saignait pas tant... Du moins pas autant que les précédents sujets. Elle posa la queue avec le reste de ce qu'elle avait récupérer.

    "Tu es tellement plus mignon comme ça mon chou, maman sera contente."

    Elle s'essuya le front d'un coup de poignet, et se retourna vers le Docteur.

    "J'ai bien envie d’accélérer la cadence."

    Elle mit ses mains derrière son dos, se dandinant d'impatience. Elle avait hâte de s'amuser avec celui qu'elle admirait.


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  • Ven 18 Aoû - 3:25
    Comme précédemment, j'observai silencieusement Mélantha réaliser son œuvre. Et je devais l'avouer, j'étais assez heureux de voir qu'elle n'était pas freinée par une quelconque moralité stupide. Elle était donc là, à prendre les airs d'une personne au cœur léger. A essayer de jouer sur la perméabilité des enfants à la croyance. A appuyer sur leur naïveté. Analysant la scène depuis la porte, mes yeux glissaient respectivement sur l'enfant hybride puis sur la liche. La panique animait l'enfant mais la mort vivante s'en sortait particulièrement bien. Elle parvenait à berner son attention, à la rediriger doucement. Pourtant, son manège était tout aussi macabre que cruel. Et comme pour appuyer mes pensées, elle vint commencer à arracher les cornes du jeune bovin. Cette fois, son attention était plus minutieuse. Tout aussi brutale, mais au moins attentionnée au point de déposer les différents restes sur le côté. Comme si elle me préparait divers ingrédients. A nouveau, un sourire se dessina sur mes lèvres alors qu'elle continuait à jouer avec sa proie. A montrer à ce pauvre enfant à quel point ses espoirs étaient stupides. Fort de sa résistance naturelle à la douleur, le jeune hybride démontra cependant un calme plus important que ce qu'elle avait probablement soupçonné.

    Pourtant, lorsque ses oreilles furent découpées puis par la suite que sa queue ne lui soit tout bonnement arrachée, l'enfant se retrouva dans un état à mi chemin entre la léthargie et les crises de sanglots et d'hurlements. Son petit corps, certes résistant, ne pouvait pas véritablement lutter face au niveau de haine qui était déversé sur lui. Ce n'était pas une haine brute, mais contrôlée. Une furie dirigée sur son pauvre petit être afin de le faire souffrir le plus possible. De le ramener à sa condition de proie et d'erreur de la nature. Et dans sa souffrance, l'enfant m'apportait pourtant des renseignements précieux. Chaque tressaillements, chaque mouvements et sanglots enrichissaient mon savoir sur le comportement de ces êtres issus du pire des péchés. Et je pensais cela, malgré ce que j'ai pu penser en observant ma sadique comparse. Finalement, Mélantha se tourna vers moi, venant de terminer une nouvelle prouesse de sadisme et de cruauté.

    * Et pourtant, tu es parvenue à le faire hurler comme un porc égorgé. C'est déjà remarquable. *

    Je m'approchai alors, passant devant la table pour observer plus intensément le corps du bovidé humanoïde. A l'agonie, ce dernier n'était plus véritablement conscient. Seuls quelques sanglots étouffés l'animaient ici et là, marqués exactement par de petits soubresauts pitoyables. Continuant ma marche pour passer dans le dos de la liche, je laissai à nouveau mon esprit s'insinuer dans le sien.

    * Alors accélérons. *

    Attrapant une des concoctions présentes sur les râtelier, je mixais plusieurs d'entre elles pour obtenir un long liquide bleuté. Secouant doucement le contenant, je m'approchai finalement du jeune enfant pour déverser le liquide sur son dos nu. Très vite, le pelage se grisa et commença à fondre, trouant poils, chair et muscles. Un nouveau cri du bovin alors que mes yeux glissèrent vers ma morbide assistante. Reproduisant mon acte sur une autre partie de l'omoplate, je finis par déposer la fiole vide sur la table sans ménagement.

    * Il me faudrait le crochet là bas. Enlève le de la cage directement, nous n'en aurons plus besoin. *

    Attendant que la mort vivante ne vienne m'offrir ce que je venais de lui demander, je vins saisir la gorge du bovidé afin de vérifier que ce dernier était toujours en vie. Constatant que c'était le cas, un nouveau sourire glissa sur mes lèvres. Lorsqu'enfin le crochet me fut donné, j'enfonçais ce dernier dans la peau épaisse de l'enfant, prenant soin de bien l'ancrer entre les muscles infra-épineux et trapèzes moyens.

    * Il me faudrait aussi celui-ci. *

    Je pointai du doigt un autre crochet, lui pendant doucement à une chaîne poisseuse. Tandis que Mélantha s'éloignait pour aller chercher ce dernier, je redressai doucement l'enfant sanglotant pour venir toucher le bas de son abdomen, et plus spécifiquement le début de ses abdominaux. Ah oui. Le mélange était en place. Parfait. Quand ma comparse revint à ma position avec le second crochet, je vins le planter à son tour dans les muscles opposés de la petite créature sans défense. Un nouveau sourire, tandis que j'admirai l'installation ainsi réalisée.

    * Et maintenant, la touche finale. *

    M'éloignant de la table, je scrutai doucement les différentes concoctions présentes. Fulminate. Non. Poix. Non plus. Salpêtre? Surement pas. Finalement, mes doigts se déposèrent sur une mixture à base de fouettard fermenté, de millefeuille et d'huile de champy. Le mélange, à la couleur jaunâtre, bougeait péniblement dans le flacon, à l'instar d'un petit tourbillon animé par magie. Retournant donc au niveau du sujet avec ma nouvelle possession, je vins saisir le menton de l'hybride pour forcer l'ouverture de sa bouche abjecte. Sans ménagement, j'enfonçais le goulot du flacon avec force et braquai la tête de l'enfant en arrière, le forçant à boire le mélange. Une fois cela fait, je vins ensuite attraper la main ensanglantée de Mélantha, l'invitant à me suivre. Lui montrant la chaine qui pendait doucement depuis une large poulie, je me plaçai à mon tour près d'une chaîne opposée. D'un signe de tête, je fis alors comprendre à mon assistante qu'elle allait devoir tirer sur la chaine pour tendre les crochets. Quand elle se mit à l'ouvrage, je l'imitai en silence, tirant à mon tour sur le mécanisme. Puis, dans un cliquetis mêlé des hurlements du pauvre enfant, le tout s'actionna. Tiré et porté par les crochets tachetés de sang, le bovin se retrouva rapidement suspendu dans les airs, ses membres ballotant pitoyablement tandis que de fines gouttelettes de sang tombaient en cascade depuis son corps meurtri. Enroulant les chaines autour de supports muraux prévus à cet effet, j'invitai la liche à faire de même avant de me tourner vers elle.

    * Viens. *

    Elle vint alors me rejoindre et, sous mes ordres, se plaça à un endroit précis, juste au dessous du bovidé maltraité. Me plaçant près d'elle, presque contre elle, je laissai ma dextre glisser dans son cou doucement, frôlant du bout des doigts la jointure de son collier.

    * Observe les résultats de ma science. *

    Le tempo avait été bon. Les réactions chimiques s'opéraient et, très vite, la préparation insérée quelques jours plus tôt dans le ventre du pauvret se mit à réagir au mélange fraîchement ingéré. Le ventre de l'hybride sembla gonfler. Comme une vessie trop remplie. La peau se tendit dans une crissement humide et, dans un claquement atroce, éclata. Dans un léger cliquetis, mes doigts passèrent de nouveau sur la jointure du collier, exerçant une légère pression sur celui-ci. Dans un bruit partiellement aigue, le tout s'ouvrit tel un fruit mur et, glissant sur la peau albâtre de la mort vivante, le collier termina sa chute contre le sol teinté de sang. Observant la liche, mes yeux cherchaient son regard alors que je ne pus retenir un sourire satisfait.

    * Je pense que cela ne sera plus nécessaire. *

    Je laissais quelques secondes flotter, analysant les réactions de la "sorcière" avant de venir doucement m'éloigner d'elle pour écarter les bras d'une manière un peu théâtrale. A l'instar d'un épouvantail qui reprenait sa place sur son champ. L'exception étant que, dans mon cas, le champ se retrouvait parsemé de viscères enfantins.

    * J'ai encore quelques choses que j'aimerais faire avec toi. Beaucoup de choses. Une fois ces dernières expériences réalisées, j'aimerai te montrer le reste du laboratoire, et discuter plus longuement de notre coopération, et de ce que nous pouvons mettre en place. *

    Je reprenais dès lors ma stature droite habituelle. M'approchant de nouveau de la mort vivante, je pris au passage une chaise qui se trouvait près d'une table pour la trainer doucement jusqu'à la liche. Portant mon attention sur elle, je m'expliquai finalement.

    * Quand Mortifère est revenu de votre altercation, il était la victime de maux inconnus et magiques. Des maladies particulièrement féroces qui avaient commencé à ronger son être de manière insidieuse. Aujourd'hui, je comprends totalement pourquoi mais... Etant un homme de science et malgré le fait que j'ai sut à l'aide de mes propres connaissances arcaniques soigner ces maladies... J'aimerai que tu m'en montres plus. *

    Je vins alors retirer doucement l'un de mes gants, dévoilant ma peau alors que j'en profitai pour relever doucement la manche de mon ensemble de cuir. Sur mon avant-bras, on pouvait facilement voir les traces cicatrisés de nombreuses brûlures et autres lacérations. Résultats silencieux d'expériences que j'avais moi même réalisé sur ma propre personne. Fixant la mort vivante, je continuai donc ma proposition.

    * J'ai déjà pu observer pareille magie auparavant, sous une forme un peu différente. Mais j'aimerai réaliser une nouvelle expérience avec toi. Une preuve de ma confiance, si l'on veut. Un large sourire glissa sur mes lèvres. Lacère ma chair. Marque mon bras de ta magie. De tes maladies s'il faut. Je me soignerai. Je recoudrai ce que tu auras déchiré. Mais n'utilise aucun outil. Seulement tes ombres. Seulement tes maux. *

    Je me posais alors sur la chaise, observant la liche au travers de mes deux lentilles teintées. Le but n'était pas simplement de me faire souffrir. Même si cela était également quelque chose que j'espérai. La véritable finalité de cette expérience était de retourner à un statut quo. J'avais torturé la liche un peu plus tôt et, par politesse, il m'était normal de lui retourner la faveur. Je voulais également lui prouver qu'à présent, elle était bien plus que ma prisonnière. Comme un jeu mental, servant à récompenser sa servitude par mon sang. Lui prouver que malgré ma potentielle position de "supérieur", j'acceptai de la laisser agir.

    * Fais moi mal, Mélantha. Et même si je ne crierai pas, par cette nouvelle expérience, amusons nous. *
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  • Ven 18 Aoû - 20:41

    Quand ce fut au tour du Docteur de prendre les initiatives, Mélantha l'observait, silencieuse, respectant son travail. Le fait que le petit bovin soit encore en vie était assez impressionnant, et pourtant ce n'était qu'un enfant. Lorsqu'on lui demanda de ramener les crochets, elle obéissait sans poser de questions et admirait les pratiques du Docteur, si soignées. Une fois que le mioche était accroché des deux côtés, le Docteur hésitait entre plusieurs fioles qui n'avaient aucun sens pour la liche. Une fois le choix des concoctions effectué, il força le sujet à ingérer ce liquide jaunâtre jusqu'à ce qu'il n'en reste plus aucune gouttes.

    Lorsque la liche devait tirer sur la chaîne, elle ne comprenait toujours pas où voulait-il en venir. Mais qu'est-ce que ça l'amusait ! Rieuse dans sa hâte, Mélantha tira avec enjouement. Lorsque le mécanisme avait fini de s'activer, la sorcière se plia en deux de rire en voyant la petite chose s'agiter, comme nager dans les airs. C'était d'un ridicule ! Mais le Docteur ne s'arrêta pas là ! Il avait autre chose en tête. Elle se plaça en dessous de la bête hurlante, son compère la rejoignant au centre. C'était beau, ils avaient l'air de deux amants sous le gui, un soir de Noël. Promettant un avenir heureux. En répondant à la caresse sur son cou, elle posa automatiquement sa main contre son torse. Cependant, alors que les mots du Docteur résonnèrent, un bruit humide d'estomac se fit entendre. Mélantha leva la tête pour remarquer la petite victime se gonflait de manière anormale. Cela ne dura quelques instants avant que son ventre ne lâche et n'explose.



    Son fou rire se calma au bruit du cliquetis que venait de faire son collier. La pluie sanglante avait cessé. Elle regarda le Docteur, surprise, le visage s'illuminant d'un air nouveau, entier. Il y eut un silence, laissant la chute du collier résonner sur le sol. Elle ressentie une vibration en elle, était-ce ses pouvoirs qui revenaient ou bien les sentiments qui s'éveillaient ? Elle lui rendit un grand sourire en guise de remerciement avant de l'observer s'éloigner. Lorsqu'il écarta les bras, comme ayant fini sa présentation sordide, Mélantha prit conscience d'une chose. Toutes ces manipulations, dépourvue de logique primaire, valait la peine de s'y pencher, de prendre le temps. Tout ce savoir sur la science permettait des résultats encore plus merveilleux que la simple torture à l'état pur. Le Docteur était si ingénieux, si parfait.

    Elle resterait aussi longtemps qu'il le faudrait pour découvrir tous les recoins de ce laboratoire, et pour en apprendre d'avantage avec le Docteur, si il le fallait.

    A ses derniers mots, Mélantha esquissait un large sourire, vicieux. Elle était plus qu'excitée, et son invitation était alléchante. Comme libérée, autant de ses chaînes que par les mots. Mélantha pouvait agir comme elle le souhaitait et faire comme bon lui semblait. Ce n'était pas parce qu'elle l’idolâtrait qu'il n'aurait pas le privilège de subir ses vices.


    Comme débordante d'une énergie qui était depuis tout ce temps endormie et prenait le temps de s'accumuler, la liche implosait de l'intérieur, de sa puissance qui implorait à se déployer. De fines fumées noires jaillissaient d'elle, fulminante, elle bouillonnait. Debout face au Docteur, elle se maintenait encore un peu pour amorcer le début de l'expérience.

    ''Ainsi, en me donnant ta confiance, je te donnerais la mienne.''

    Elle passa sa main devant son visage, l'effaçant dans un nuage de fumée obscure pour laisser place à celui de Mortifère.

    "Je te montrerais tout..."

    Elle fit le même geste inverse, pour remplacer l'image de Mortifère par le masque du docteur.

    "... ce dont je suis capable."

    Elle retira le masque, rieuse, comme si c'était un objet qu'elle portait, mais une fois retiré, sa métamorphose s'effaça, toujours dans de la poussière d'ombre. La liche commença directement les hostilités en faisant apparaître une multitude de tentacules d'ombres autour de la chaise, agrippant poignets et chevilles de sa victime. Les formes, fines et rampantes, immobilisaient doucement le Docteur sur la chaise tandis que Mélantha s'avançait, s'installant sur ses jambes, le chevauchant de face. Elle empoigna son cou, l'étranglant et resserrant petit à petit sa prise. Son autre main était posé sur l'avant bras découvert. Elle se rapprocha au niveau de son oreille.

    ''Alors, qu'est ce que ça fait quand les rôles s'inversent ?''

    Avec ce murmure, des ombres jailli de sa main qui maintenait la gorge. Comme de petites racines se glissant sous le masque du Docteur, le menaçant de le retirer. Hors ce n'était que de la provocation, histoire de contrebalancer le rapport de force, elle ne voulait pas lui manquer de respect à ce point. Et puis elle préférait garder l'image que lui évoquait le masque, crainte d'être déçue de son visage. Mélantha se redressa, rieuse, toujours sur ses genoux. Puis prit enfin le temps d'examiner son avant-bras, meurtris. Elle le caressa longuement, passant son doigts sur les cicatrices. Cela l’émouvait. C'était beau d'autant se donner à la souffrance pour les expériences et la science. Et aujourd'hui c'était à elle d'éveiller les expérimentations.

    Elle prit la main dénudée, de son gant, l'amenant contre elle. De sa griffe elle ouvrit une fine plaie dans la paume. Elle fit de même avec sa propre main. Puis elle croisa ses doigts avec ceux du Docteur, laissant les plaies se toucher pour ainsi mélanger leur sang. Elle le regardait amoureusement et récita son incantation telle une déclaration :

    "Roinnidh sinn ar fuil, roinnidh sinn ar cràdh"

    Elle venait de le maudire. Ainsi qu'elle même. À la vie, à la mort.
    Elle fit une démonstration en se mordant, jusqu'au sang, au niveau du muscle du pouce. Le Docteur sentirait alors la douleur, au même endroit, sans avoir aucunes égratignures. La liche lui laissa le temps de prendre conscience de sa situation avant de lui sourire. Elle ne dévoila pas tout de suite qu'elle pouvait également subir ce qu'il subissait, il le verrait bien assez tôt.

    Mélantha se releva, souhaitant plus d'espace pour pratiquer. Toujours travaillant sur son bras comme indiqué, elle disposa ses mains sur les côtés de celui-ci, sans le toucher. Un grand sourire s’esquissait sur son visage. Elle se concentra un instant, comme pour charger la puissance de ses ombres. Puis l'apparition soudaine de multiples piques obscurs transpercèrent le bras tout entier. Comme elle retenait ses pouvoirs depuis trop longtemps, l'implosion se faisait ressentir dans le claquement de l'invocation, provocant même un léger courant d'air. Lorsqu'ils se rétractèrent, il y avait de nombreux trous longeant le membre du Docteur qui, d'ailleurs, restait bien silencieux, comme il avait prévenu. C'était un peu décevant de ne pas l'entendre, mais bon, il ressentait quand même ce qu'elle faisait. Et d'ailleurs, elle ressentit également ce qu'elle lui avait fait subir. Elle ne put s'empêcher de se maintenir son avant bras, en soupirant de douleur, à moitié en train de rire.

    ''J'y suis allé un peu fort, je l'avoue''

    Elle ne lui laissa pas le temps de se soigner, - de toute façon, il ne pouvait pas bouger - elle n'en avait pas terminé. La liche lui tourna autour, passant derrière le siège. Elle glissa ses mains sur les épaules du Docteur, descendant petit à petit jusqu'au creux de ses bras. De là, les mêmes racines d'ombres invoqués précédemment, jaillirent de ses doigts et se faufilèrent dans les plaies, elles étaient si fines, elles pouvaient s'immiscer de manière plus efficace que n'importe quel outil. Les filaments jouèrent avec l'intérieur de la chair, entourant les muscles, se prolongeant dans tout son bras, remontant son épaule jusqu'à envahir une partie de son torse. Mélantha colla sa joue contre le masque pour le prévenir dans un murmure.

    "J'espère que tu es prêt, ça va aller vite."

    En contractant ses griffes sur sa peau, de manière invisible, les ombres à l'intérieur de son corps se gorgeait d'un nouveau mal. Une pestilence bien plus dangereuse que celle qu'elle avait fait subir à Mortifère. Une maladie inconnue, indiscernable, presque insoignable. Brûlant les veines de la victime. Elle ne saurait tarder à ronger, tel un acide, des organes vitaux. Abîmant potentiellement les poumons, les gorgeant de sang. C'était sa signature, faire cracher du sang par ses "malédictions".

    Toujours fulminante, elle repassa devant. Avoir seulement le bras pour cible était trop peu pour tout le potentiel qu'elle souhaitait développer. En reprenant possession de sa magie, la folie lui revenait. Elle se perdait entre sa démonstration et ce qu'elle devait faire. Elle ferma les yeux avant de les rouvrir, leur aspect avait changé. Ils s'illuminaient d'une lueur blanche et vive. Elle se remit à rire tout en élevant les bras, les liens qui maintenaient le Docteur se rétractèrent, lui permettant ainsi la liberté et laissant place à une toute autre multitude de tentacules obscures, apparaître dans la pièce. Certaines commençaient à étrangler quelques enfants qui étaient encore assoupis dans leur cages. Mélantha ne faisait pas attention, elle n'était plus tout à fait elle-même. Le surplus d'émotions et les pouvoirs la dépassant, la faisait rentrer en transe.

    Avec un gloussement parfaitement inquiétant, elle s'avança dangereusement vers le Docteur. Elle était devenue imprévisible, même pour elle-même. Ses doigts noircis et sanguinolents, se contractaient, ne signalant rien de bon.


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  • Sam 19 Aoû - 1:57
    Beaucoup de personnes me prenaient pour un être incapable de ressentir la moindre douleur. Ou d'accepter le fait d'être blessé. Beaucoup de gens se trompaient. Au cours de ma vie, j'avais eu l'occasion de mener sur mon propre corps un nombre incalculable d'expériences, toutes plus douloureuses les unes que les autres. Dans les faits, j'étais même déjà allé jusqu'à m'enfoncer une lame dans la poitrine pour m'assurer que mes organes n'étaient pas inversés. Alors, lorsque je fis ma proposition à Mélantha et que je vins m'asseoir, il n'y avait rien d'autre qu'un large sourire parcourant mon visage. Et beaucoup d'attentes.

    Aussi, je l'observai silencieusement tandis qu'elle usait de sa magie pour changer de visages. Une métamorphose, volontairement cynique tandis qu'elle l'achevait pas mon propre masque. Oh, si elle savait de quoi mes propres pouvoirs étaient capables. Gardant le silence, je la laissai s'installer sur mes jambes tandis qu'elle lançait enfin son œuvre. Une de ses mains vint enserrer mon cou, tandis que l'autre commençait à ronger mon corps d'une multitude d'aiguilles ombreuses. Si j'avais voulu répondre à son propos, elle ne put que remarquer l'appréciation de la chose à la mesure de ma non réactivité. Je m'offrais à elle. A ce supplice volontaire qu'elle pouvait m'infliger. Quand les tentacules ombreux vinrent se loger sous mon masque, je n'émis aucune complainte. Peu m'importait qu'elle ne le soulève ou non. Les traits que je pouvais arborer étaient aussi changeant qu'elle et puis... L'acceptance de la peine infligée prouvait bien que la révélation de mon visage était secondaire. Anecdotique. Finalement, elle prit ma main pour venir y pratiquer une légère incision. Quand mon sang commença à glisser, elle se mit à ouvrir sa propre main. Haussant un sourcil, je la regardai ensuite joindre nos mains. Sentir sa peau contre la mienne était une sensation... Particulièrement intéressante. La pâleur. La chaleur absente de son derme couplée à la viscosité de son sang noir se mêlant à mon hémoglobine écarlate... Puis enfin ses mots, résonnant dans l'air et dans mon esprit tandis qu'un flot d'émotions et de sensations venaient m'envahir. Un lien magique. Une malédiction. Pour beaucoup. Pas pour moi. La morsure qu'elle s'infligea sur le pouce projeta un flot de frisson dans l'entièreté de mon corps. Non pas de douleur. De plaisir. Était-ce donc cela, de ressentir pareils supplices? Délicieux.

    Elle continua ensuite son œuvre, déclenchant une détonation ombreuse qui vint traverser mon bras de part en part. Le raisiné gicla, tandis que la chair se faisait transpercer et que les muscles endoloris se gonflaient dans un mécanisme de défense. Un nouveau frisson traversa mon corps, manquant presque de me faire tressaillir d'amusement tandis que je la voyais vibrer de la même douleur que la mienne. Ainsi, cela fonctionnait dans les deux sens? Quelle douce poésie. Quel plaisir. Elle passa alors dans mon dos, quittant sa dernière position pour venir déposer ses mains sur mes épaules puis dans le creux de mes membres supérieurs, murmurant à mon oreille de sa voix pleine de folie. Oh, quel supplice délicat que de se savoir pris dans ce tumulte de sadisme et d'expérience! La magie d'ombre se manifesta à nouveau, délicats filament glissant dans mes plaies tels des serpents avides de sang et de lambeaux déchirés. La douleur était lancinante. Vive. Déchirante. Elle passa de mon bras à mon épaule puis, dans un long glissement, à mon torse. Un léger soupir quitta mes lèvres alors que je ressentais l'entièreté de son vice œuvrer contre mes muscles. Et quel plaisir que de savoir qu'elle aussi ressentait tout cela. Puis, après de nouveaux mots prononcés, mon étrange partenaire sadique injecta en moi un nouveau mal. Contrôlant mon propre corps, il me fallut beaucoup de concentration pour retenir mes propres pouvoirs et savourer encore un peu tout ce mélange de douleur et de plaisir.

    Finalement, la liche se dégagea légèrement et libéra mes liens, tandis qu'une nouvelle folie semblait avoir pris possession de son corps. Peut-être était-ce dut à sa propre nature et à sa magie retrouvée, peut-être était-ce lié aux drogues injectées plus tôt qui amplifiaient d'autant plus ses réactions? Je n'étais pas certain de la réponse mais... Si je voulais obtenir des réponses et surtout continuer de profiter de la mort vivante, il me fallait agir rapidement.

    * Assez. *

    Ma voix résonna dans son esprit, ainsi que dans celui de tous les enfants captifs dans les cages alentours. Au même instant, le mal présent dans mon corps se retrouva purgé avec férocité par ma propre magie de guérison. Comme à chaque fois, ma magie se présenta comme une myriade d'aiguilles qui venaient gratter chaque surface de mon corps. Que ce soit les muscles, les nerfs, les organes... Tout se retrouvait traversé par ces piques arcaniques qui chassaient la maladie de mon propre corps. Seul la malédiction jetée fut préservée. Car elle, je ne souhaitai pas la rompre. Au contraire. Elle ressentit donc également cette multitude d'aiguillons qui déchirèrent l'intérieur de nos corps respectifs. Un premier pas vers elle. Attrapant un bandage depuis ma sacoche, j'imbibais légèrement ce dernier d'un alcool approximatif avant de venir bander mon bras dans un silence effrayant. Il faudrait sûrement recoudre quelques plaies plus féroces que d'autres, mais rien ne pressait. Deuxième pas. Elle se trouvait près de moi, folle à lier tandis que, dans l'air, résonnait son rire et sa folie incontrôlée. Troisième pas.

    Elle ne put réellement réagir à ce qui suivit. D'un geste vif et profitant de ma taille, mon allonge et ma force, je venais l'attraper pour la projeter vers la chaise où je m'étais assis précédemment. Mes yeux glissèrent sur ses traits déformés, où se mêlaient insanité et plaisir apparent. Alors qu'un sourire s'installait de nouveau sur mes lèvres, je retournai près d'elle, ne tenant pas compte des potentielles tentacules ombreuses qui venaient m'assaillir. Du sang gicla, de la douleur traversa mon corps. Peu m'importait, car pour chaque assaut reçu, je la voyais tressaillir tout aussi intensément. Arrivé à son niveau, je vins à mon tour saisir sa gorge de ma main non gantée, savourant la douceur de sa peau albâtre de mes doigts à présents ensanglantés.

    * Souffrons bien. Prenons ce plaisir, ensemble. *

    Je poussai mon corps contre le sien, renversant la chaise pour nous faire chuter tous les deux sur le sol. Dans une sorte de roulé boulé grotesque, nos deux corps entremêlés se retrouvèrent de nouveau parmi les viscères. La plaquant alors violemment contre le sol, son dos contre ce dernier, je me retrouvai au dessus d'elle, une main saisissant ses poignets tandis que l'autre enserrait toujours sa gorge.

    * Notre monde est différent des autres. Il est unique. A nous. *

    Ma magie se répandit violemment dans la pièce. Une illusion abjecte et particulièrement glauque où une multitude de cadavres d'enfants et autres sujets d'expériences se voyaient étalés sur de grands charniers sanguinolents. La plupart des corps gesticulaient encore, animés malgré les chairs déchirées, les muscles arrachés ou les membres manquant. De grands cris s'échappaient de leurs gorges ouvertes tandis que de leur pitoyables restes une rivière de sang descendait pour venir se mêler au cercle sanglant où Mélantha et moi nous tenions. Bientôt, il n'y avait plus dans la salle que cris hallucinés et réels alors qu'une grande volute de fumée ombreuse tournoyait inlassablement, caressant les corps qui se lamentaient.

    Toujours sur la liche, je la fixai tandis que ma dextre libérait peu à peu son cou. Sur son corps pâle, de grandes gouttelettes de mon propre sang étaient venues tâcher sa peau immaculée. C'est alors que je remarquai les multiples trous dans ma tenue, ainsi que la déchirure au niveau de mon masque. De mon œil gauche au bas de mon visage, le masque avait en parti été arraché par les assauts ombreux et incontrôlés de la liche sadique. Amusé, mon regard s'ancra sur le sien, tandis que j'espérai que sa folie ne l'avait pas totalement arraché à la réalité hallucinée que je lui offrais. De son point de vue, les parties de mon visage changèrent peu à peu. A l'instar de sa précédente démonstration, mes yeux passèrent du bleu au rouge, d'une pupille ronde à un œil semblable à celui d'une bête, d'un serpent, puis d'un démon en remplaçant le tout par un œil totalement noir. Et, enfin, il prit une teinte bleu-vert tandis que je rapprochai mon faciès du sien, m'arrêtant à seulement quelques petits centimètres de ses lèvres aux couleurs atténuées par son état de cadavre réanimé. Sur mes lèvres pincés, qui avaient elles aussi changé à de multiples reprises de formes et de couleurs, un large sourire était présent et s'étendait silencieusement. Nos corps étaient plaqués l'un contre l'autre tandis qu'autour de nous, des centaines de corps gémissaient et se tordaient d'une douleur inventée. En réalité, nous demeurions parmi les restes d'un enfant torturé à mort et nous trouvions sous le regard sanglotant d'une multitude d'enfants.

    * Ce qui nous relie. Ce que tu as fait... Nos douleurs sont partagées... Mais est-ce qu'il n'y a... Que ça? *

    Un nouveau sourire, plus large encore tandis que je réalisai seulement maintenant la posture de son propre corps. Ma dextre glissa donc doucement, pataugeant dans un sang poisseux avant de venir se poser entre nos torses. L'expérience prenait une nouvelle tournure, mais en aucun cas elle ne s'achevait par le fait que je n'étais plus juste récepteur. Il nous restait une myriade de choses à faire. Une multitude de sensations à ressentir et encore plus de choses à tester. Même si, pour l'instant, mon regard se perdait dans la folie du sien. Son sadisme et sa folie résonnaient en moi comme des échos étrangement appétissants.

    Jusqu'où allions nous aller dans notre démence commune?
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  • Sam 19 Aoû - 4:55
    L'ordre du Docteur résonna en elle pour finalement s'effacer dans le néant. Elle l'avait certes entendu, mais elle se sentait inarrêtable. Elle était débordante d'une énergie qu'elle n'avait jamais eu auparavant. La myriade d'aiguille que le Docteur s'était infligé, lui provoqua un spasme, contractant ses muscles de manière douloureuse, la ralentissant. Mais ça ne la calma pas.

    En quelques pas, elle se retrouva contre lui. Riant de plus bel, elle leva sa main, les doigts contractés, prête à attaquer, à planter ses griffes. Mais le Docteur fut le plus rapide. De par sa force naturelle, dû à sa corpulence plus imposante que la petite liche, il la projeta aisément sur le siège, retournant la situation. Une part d'elle fut agréablement surprise de ce geste. Mais se faire interrompre ainsi l'enragea d'avantage. Toujours sur l'assise, elle déchaîna de manière aléatoire, une multitude de piques sur le Docteur sans réellement réfléchir ou viser. Incapable de raisonner.

    C'était imprécis, certaines le toucha, perforant sa veste, abîmant son manteau, transperçant sa peau. Moindrement qu'elle le touchait, elle le ressentait mais essayait d'ignorer ces sensations. Cependant, la douleur l'interrompait par à-coups, ne serait-ce que quelques secondes, imprimant une grimace de douleur sur son visage, à chaque fois. Ce qui permettait à son adversaire de prendre de l'avance sans prendre trop de dégâts. Lorsque le Docteur arriva à sa hauteur, lui attrapant la gorge, l'assaut de la liche cessa d'un coup. Ce qui lui donna une première prise de conscience dans sa folie sans queue ni tête. S'en suivit alors, la chute de la chaise, ainsi que leurs corps, roulant ensemble sur le sol et dans le sang du petit bovidé.

    Les poignets maintenus, et la gorge étranglée. Écrasée par le poids du corps qui la dominait. Mélantha revint à elle, regagnant l'apparence originaire de ses yeux. Dans l'incapacité d'agir, son inconscient avait prit le temps de faire la part des choses. Il suffisait d'un bref instant. Et la surprise avait estompé son sens du contrôle. Elle était toujours encore un peu dans son hystérie, mais désormais, rien d'illogique. Les mots du Docteur résonnèrent clairement en elle. L'apaisant, la charmant.

    Puis c'était au tour du Docteur de faire une démonstration de ses pouvoirs. En une phrase, il changea le décor de la salle, en transportant le duo dans un tableau d'autant plus morbide, en une simple illusion. La liche hystérique, observa les nouveaux lieux de manière agitée. Mais la vue du décor encore plus sanglant, avec tous ces cadavres mouvants et gémissants, apaisa sa respiration. C'était sublime, c'était beau. Une scène parfaitement romantique. Et d'ailleurs, elle redirigea son regard celui qu'elle menaçait quelques instants plus tôt. Ils échangèrent un regard, il lâcha son cou, laissant une marque de strangulation sur celui-ci. Elle sentait son sang chaud tomber sur sa peau si froide. Elle regardait le Docteur inspectait les différents dégâts qu'il avait subi. Elle n'était pas vraiment désolé, après tout, ça avait donné lieu à une situation plutôt amusante et imprévisible.

    Ils échangèrent un nouveau regard silencieux. Voilà que le masque, quelque peu arraché, laissait paraître la peau de son idole à découvert. Elle voyait son œil gauche ainsi qu'une partie de ses lèvres. Comme il était conscient qu'elle observait cette partie dévoilée, il lui fit une nouvelle démonstration. Changeant son visage d'apparence de multiples façon. Son œil étant l'élément le plus marquant. Telle une métaphore, il était un peu toutes ces choses à la fois. A la fois animal, inhumain ou la mort elle-même. Découvrir ses capacités de cette manière le rendait d'autant plus intéressant et pertinent. Elle n'était clairement pas au bout de ses surprises, à ses côtés.

    En voyant son sourire, elle ne put s'empêcher d'en esquisser un. Combien de fois avait-il sourit comme ça durant les expériences et les tortures ? Elle frissonnait alors qu'il se rapprochait. Alors comme ça on pouvait se sentir vivant autrement que dans la souffrance...

    Elle ne répondit pas à sa question. Ses actes répondraient à sa place. Ils se faisaient silencieux alors que les enfants, autant illusoires que les réels, chantaient pour eux. De la peur, de la souffrance, des pleurs. Quoi de plus amorceur ?

    Mélantha extirpa doucement une de ses mains de la prise du Docteur, qui la laissait faire, maintenant rassuré qu'elle avait reprit ses esprits. Puis, par le bec du masque, elle le retira, dévoilant ainsi entièrement son visage. Peu importe si c'était une métamorphose, elle était charmée par la lueur malsaine qui régnait dans ses pupilles, qui elle, était bien réelle. Elle déposa sa main sur sa joue avant de l'embrasser doucement... Quel romantisme, mais surtout... Quelle feinte ! Elle le poussa sur le côté, pour qu'ils puissent rouler et ainsi inverser les sens. Si il avait voulut la maintenir, il aurait pu le faire beaucoup trop aisément, mais l'action était prévisible, alors il la laissa faire.



    "La souffrance est meilleure à travers autrui."

    A ses mots, elle se redressa et ouvrit son chemisier, non pas pour exhiber son corps qui n'avait rien de sensuel, mais pour tracer une ligne droite avec sa griffe, allant de sa gorge jusqu'à ses abdominaux, survolant le trou béant au centre de sa poitrine. Ainsi, le Docteur ressentirait ce dont elle parlait. La vibration et la douleur, sans la sensation d'une ouverture sanglante.

    Puis elle redressa le Docteur à son tour, l'amenant à elle. Le tirant avec un lasso d'ombre qui jaillit de sa main, entourant son cou, telle une cravate. Il était ainsi en position assise. Elle ne lâcha pas sa prise tout de suite, le strangulant encore un peu, histoire de se venger de tantôt. L'odeur du sang ambiant dans l'air était un terrible aphrodisiaque. La folie hystérique avait laissé place à une bête assoiffée de sensations fortes et violentes.

    "Je pourrais te faire souffrir jusqu'à ce que tu me supplies d'arrêter."

    Un rictus de malice se dessina sur ses joues. Le duo entrelacé au milieu d'une immense flaque de sang, parsemé d'organes. Cela ressemblait à un rituel. Et, silencieux, ce rituel était une promesse. Promesse à la fidélité dans la souffrance de l'un et de l'autre mais aussi à la torture d'autrui. Leur situation passionnel devant les enfants prisonniers, ainsi que dans ce cadre sanglant, reflétait l'essence même de ce duo sadomasochiste.


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  • Sam 19 Aoû - 13:41


    Les corps entremêlés de deux êtres perfides. Voila ce que nous étions. A l'instar de serpent s'enroulant l'un sur l'autre, notre passion prenait le pas sur l'environnement qui nous entourait. Barbotant dans un sang enfantin et pris dans une illusion macabre, rien n'était pour nous plus excitant. Mis à part l'autre et les vices potentiels à s'infliger. Quand Mélantha vint retirer mon masque, je n'émis aucune objection. Nous avions déjà passé ce point de toutes façons et à présent, l'entité que je représentai s'imprégnait tout autant en elle qu'en moi. Nos lèvres s'effleurèrent, se lièrent puis se mordirent dans un mélange de plaisir et de souffrance. Et, chaque fois, un rire de sa part, un soupir de mon côté. Un frisson grisant pour tous les deux. La malédiction amplifiait tout, et partager le moindre tressaillement de l'un comme de l'autre. Quel délicat plaisir. Quelle divine douleur! Elle nous fit rouler de nouveau, reprenant la "direction" dans un jeu de domination qui continuerait sûrement encore par la suite. Je la laissai faire, à la fois curieux et excité. Une appréhension étrange envahissait mon corps tout comme mon esprit. Un savant mélange de plaisir, douleur, crainte et impatience. A chacun de ses mouvements, elle pouvait voir mes réactions. Les sentir, que ce soit physique ou mental.

    Elle me parla ensuite, tandis qu'elle faisait glisser un doigt griffu sur son corps dénudé. Un nouveau soupir de plaisir quitta mes lèvres tandis que la malédiction me faisait ressentir de manière psychologique les effets de la douleur. A l'instar des douleurs fantômes, ces sensations étaient présentes sans pour autant être logique ou physiquement présentent. Mais, dans ce tumulte de douleur se mêlait pourtant un plaisir grimpant. Lancinant. Puissant. Un lien d'ombre vint alors saisir mon cou pour me forcer à me redresser. Amusé, je laissai faire tandis qu'à nouveau je me retrouvai contre la liche qui avait sut déchainer mes vices les plus secrets. Et quelle joie, de pouvoir les partager ainsi avec un être tout aussi perfide. La strangulation dura encore quelques secondes, gênant ma respiration et embrumant un peu plus mon esprit déjà focalisé sur un seul être. Un large sourire siégeait sur mes lèvres, tandis que mes mains bougeaient doucement, saisissant sa tignasse d'un côté et glissant sur son dos de l'autre.

    * Et moi donc. *

    Un coup sec sur les cheveux, forçant sa tête à se pencher en arrière pour me permettre de venir à mon tour mordre son cou jusqu'au sang, emplissant ma bouche de ce liquide noir et visqueux qui me semblait similaire au plus délicat des mets. La prise sur ses cheveux dura encore, bougeant cette dernière afin de la forcer à revenir par la suite contre moi pour l'embrasser. Mon autre main, quant à elle, continuait ses aventures libidineuses. Mon regard se figea alors dans celui de la mort vivante, pris d'une affection tout aussi malsaine que passionnelle. Puis, de nouveau, le rapport de force s'inversa dans un mouvement sec. Nous n'étions plus qu'une seule entité. Parfaite incarnation du sadisme, de la folie, et du glauque. Une tornade émotionnelle aussi destructrice que passionnante. Aussi intense que le plus puissant des poisons et la plus forte des drogues. De nouveau, mon regard halluciné s'ancra sur les traits de la liche qui se trouvait mêlée à moi, dévorant ces derniers avec appétit et folie.

    *
    *  *


    Terminant de recoudre les différentes plaies qui parcouraient mon corps, je laissai un nouveau soupire satisfait quitter mes lèvres. Sans anesthésie, j'avais pratiqué minutieusement afin de ne permettre à aucune blessure de se rouvrir. Je n'utiliserai ensuite aucun mélange cicatrisant. Aucun produit permettant de masquer les potentielles traces que laisseraient indubitablement ces plaies. Je voulais que mon corps se souvienne. Qu'il puisse montrer à quiconque poserait les yeux dessus les résultats de la folie de Mélantha. Et... A vrai dire, peu de personnes pourraient voir ce délicat spectacle, à part la concernée. Qui se trouvait actuellement derrière moi, assise sur un grand fauteuil servant habituellement aux consultations plus légères.

    Nous avions changé de salles après notre dernière aventure. J'avais pris soin d'emmener celle qui m'accompagnait dans les salles de bain afin que nous puissions tous les deux nous nettoyer. Une fois ceci fait, je m'étais de nouveau mis dans ma tenue habituelle et je lui avais offert de nouveaux vêtements le temps que ses frusques ne puissent être lavés. Je n'avais pas véritablement fait attention à si elle les avais d'ailleurs accepté ou non, car chaque fois que je posai à présent les yeux sur elle, je ne voyais plus que les scènes passés et, surtout, son visage émacié et partageant mes propres appétences. Toujours relié à elle par la malédiction que je ne considérai d'ailleurs pas ainsi, j'avais étiré un large sourire lorsqu'elle m'avait expressément demandé de ne pas atténuer ma douleur alors que j'allais recoudre mes plaies. Quelle femme...

    Ainsi, nous étions à présent dans une salle d'opération plus "classique". Moins marquée par les diverses expériences peu morales que je pouvais pratiquer habituellement. Quand enfin j'eus terminé ma tâche, et enfilé de nouveaux mes vêtements médicaux, je me retournai pour observer la liche qui m'attendait. Attrapant par ailleurs la sacoche que j'avais récupéré, j'en sortais le paquet de cartes de la mort vivante pour venir lui tendre doucement, mon pas assuré et ma démarche silencieuse toujours présents.

    * Tiens, j'ai oublié de te le rendre lorsque j'ai brisé ton collier. *

    Un sourire glissa sur mes lèvres puis, d'un geste de la main, je l'invitai à me suivre. Tel l'épouvantail que j'étais, je la guidai silencieusement aux travers des nombreux couloirs du sous-sol. Comme d'habitude, les gémissements et complaintes des sujets les plus récalcitrant se faisaient entendre. Nos pas nous menèrent rapidement à la chambre froide où siégeaient les corps en attente d'autopsie ou "d'extraction". De grands tiroirs, scellés par des trappes à serrure tournante et tapissés de carbonite. Une invention de ma part afin de mieux conserver les corps. Et une demande que mon bienfaiteur sénatoriale avait accepté d'assouvir. Par la suite, nous repartîmes en direction du reste des sous-sols, Mélantha découvrant ainsi l'étendu de tout mon domaine. Enfin, la visite s'acheva par la montée des escaliers nous ramenant "à la surface". Là, je vins la guider vers les quelques salles d'auscultations, avant d'arriver à la bibliothèque. En route, nous pûmes rencontrer quelques laborantins qui, à leur habitude, me saluèrent avec révérence. Chose amusante, ils observaient tous la liche de la même façon que Mortifère. Comme un sujet d'expérience réussit. Avec ce même mélange de crainte et d'anxiété. Exception faite que, pour la mort vivante, il n'y avait ni le même respect ni la même empathie que pour le super soldat. Et cela se comprenait entièrement, compte tenu de la raison principale de son arrivée dans mon laboratoire et du fait que le guerrier républicain, lui, représentait les espoirs d'une armée républicaine défaillante et en manque de souffle.

    Dans la bibliothèque, aucun individu n'était présent. Seules les grandes rangées d'ouvrages dominaient la large pièce et ses tables d'études. Ici et là, quelques chaises se trouvaient déplacées et sorties de leurs emplacements habituels tandis que deux trois bouquins s'étaient échoués par terre ou sur une table, résultats désolants de laborantins ayant souhaité enrichir leur savoir mais ayant manqué soit de temps, soit d'assiduité pour remettre les grimoires à leur place. Marchant doucement dans la pièce, je laissai mes doigts glisser sur la tranche de quelques ouvrages avant de venir m'appuyer contre l'une des tables présentes pour ancrer mon regard sur la liche m'accompagnant.

    * J'ai regroupé ici tout ce que j'ai pu trouver concernant les sciences, l'anatomie, l'herboristerie, l'alchimie et la médecine. Certains ouvrages sont désolants de par leur simplicité mais la connaissance globale détenue dans cette bibliothèque me permet parfois d'enrichir un peu plus les zones les plus fragiles de mon expertise. Je marquai une courte pause, enchainant. Je suppose que tu te demandes d'où viennent tous les moyens mis en place pour le laboratoire. Et comment j'ai pu acquérir tout cela. C'est une longue histoire, mais je peux te la raconter. Pour le reste, le labo détient encore un étage au dessus de nous, où se trouvent les chambres et mon bureau personnel. Nous pourrons le visiter plus tard, si cela te sied. *

    Je quittai alors la table, replaçant un livre que j'avais aperçu dans son espace dédié. Amusé, je me retournai ensuite vers mon interlocutrice tandis que j'écoutai ses réponses et questions potentielles. Puis, comme à mon habitude, je me mis à marcher silencieusement dans la pièce.

    * Au fait. J'avais prévu de me rendre un peu au Nord, à la périphérie de Courage, afin de réceptionner quelques produits... Douteux. Ca te dirait de m'accompagner? J'aimerai profiter de ta présence pour... Observer, tes talents de récupérations. Après tout, le laboratoire s'est libéré de quelques sujets grâce à toi. Et si nous remplissions de nouveau ces cages? *
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