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    qui suis-je ?:
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  • Jeu 24 Aoû - 4:01
    Fixant l'épouse de Montgustin, je ne pus retenir un large sourire sous mon masque tandis que Mélantha s'approchait d'elle sous les traits de son traitre de mari. Quand elle vint l'embrasser et la serrer contre elle, j'arquai un sourcil amusé face à ce jeu d'acteur. On pouvait dire qu'au moins, elle faisait son maximum pour rendre la scène parfaite. Montgustin avait toujours été un gros porc. Un beauf débile qui se vantait perpétuellement de la taille de son sexe et de ses qualités de "mâle". Alors, on pouvait dire qu'elle restait dans le personnage. Même si, visiblement, cela perturba tout de même la gourgandine qui servait d'épouse au malandrin. Faisant un grand signe à la jeune femme, Mélantha se dirigea tout naturellement vers l'étage afin d'aller trouver le jeune enfant du couple victime du plan des deux entités malfaisantes. Ainsi, je me retrouvai seul avec l'humaine, contrait de créer un minimum de discussion afin d'éviter d'attirer trop vite ses soupçons. Laissant mon esprit se répandre dans sa boite crânienne, je lui laissai quelques secondes d'adaptation pour qu'elle ne panique pas avant de prendre la parole.

    * C'est un plaisir de pouvoir enfin vous rencontrer. J'ai beau avoir participé à vos soins, nous n'avons jamais pu échanger tous les deux. C'est une charmante demeure que vous avez là. Vous devez être fière. *
    - O-Oui. J'ai essayé d'aménager un peu pour faire notre lit douillet. Son visage s'illumina un peu, éliminant l'inquiétude des premières minutes par un léger sourire. Quand Montgustin a acheté la maison, elle n'était qu'une petite cabane de forestier. Nous l'avons retapé ensemble puis, lorsque je suis tombée enceinte, il s'est assuré de rendre le tout plus chaleureux.

    Elle se dirigea doucement vers une des étagères, me montrant quelques fleurs violacées. Prenant un peu plus de temps pour l'observer, j'analysai sa chevelure brune ondulée ainsi que ses deux yeux bleus cernés qui siégeaient sur son visage aux traits fins. Elle n'était pas hideuse, mais elle demeurait incroyablement commune. Peut-être était-ce pour cela que l'ancien criminel l'avait choisie? Pour ne pas risquer que de potentiels vautours viennent la draguer lorsqu'il vadrouillait? Manquait-il à ce point de confiance en sa mie? Amusant.

    - Ces fleurs-ci sont des centaurées. Montgustin me les a ramenées d'un voyage près des montagnes au sud de Courage. Elles ne fleurissent normalement qu'en été mais... Etrangement, cet imbécile est parvenu à les faire fleurir bien avant. Elle ricana doucement, observant le bouquet avec admiration. J'ai toujours aimé le violet. Je crois que je suis tombée amoureuse de lui le jour où il m'a accueillie avec plusieurs freesia qu'il avait mêlé à des millefeuilles.
    * Il a toujours été aussi romantique? *

    Elle pouffa, avant de se retourner vers moi pour s'approcher un peu, contournant au passage la table de bois qui siégeait au centre de la pièce et ignorant l'eau qui commençait à bouillir dans l'âtre de la cheminée, suspendue via une marmite à crochet.

    - Pas du tout, il a toujours été un rustre faisant passer ses besoins avant les autres. Mais... Cela rend ses petites attentions tellement plus appréciables. Dites moi Docteur, avez-vous faim? J'ai préparé du ragout de lapin. J'espère que vous appréciez.

    Un craquement de bois m'empêcha de lui répondre. Mélantha revenait, amusée, avec le bambin de ce couple condamné. Au bout de fils ombreux, elle faisait bouger la progéniture telle une poupée désarticulée. Le cri qui suivit fut aussi intense que strident. Pour peu, la plupart des animaux entourant la demeure devait sans doute déjà être en train de s'enfuir, apeurés par l'hurlement. Frappant violemment les tempes de la bougresse à l'aide de la cruche qui siégeait sur la table, j'observai silencieusement le corps assommé de la brune s'effondrant sur le tapis brodé de la pièce principale. Elle trembla un peu, tandis qu'un long grognement ignoble s'échappait de sa gorge. Un trauma crânien particulièrement violent, qui n'était que l'annonciateur de sa mort prochaine. Mort que je lui administrait de manière relativement clémente. Sortant ma dague, je vins simplement trancher sa gorge, sentant son raisiné glissant entre mes doigts gantés. Après tout, je n'allais pas tirer ma satisfaction de sa mise à mort mais, plutôt de ce que je réservai à son stupide mari. Me redressant tout en tirant le corps de ma victime, je pointai du doigt la marmite et le ragout qui était toujours sur le feu.

    * Mélantha, pourrais-tu plonger le corps de ce charmant bébé dans le bouillon quelques secondes avant de retirer le tout et de l'étendre par terre? J'ai besoin que son corps se retrouve couvert de cloques et que la peau se gonfle sous la chaleur. *

    N'attendant pas spécialement de réponse, je déposai le corps inanimé de ce nouveau sujet sur le bois. Sans aucune délicatesse, je vins défaire son corset et le reste de sa robe pour la dévêtir. Si l'on pouvait se demander mes intentions, le dépôt de ma sacoche et la sortie de mes différents outils de découpe ne laissaient entrevoir qu'une seule chose: une mutilation à venir. Entendant le bruit caractéristique de la chair gonflante et bouillonnante, j'étirai un large sourire tandis que je venais poser mon scalpel sur le haut de la clavicule de la brune aux cheveux ondulés, avant d'entamer une longue découpe. Au final, le corps se retrouva mutilé, déformé, et fusionné avec des morceaux qui ne provenaient pas de sa propre structure.

    Prenant quelques longues secondes à observer le résultat, je vins naturellement me placer derrière mon amante, approchant mon masque de son oreille tandis qu'elle observait à son tour le résultat de notre œuvre.

    * C'est beau, n'est-ce pas? *



    *
    * *

    Le chariot avançait péniblement dans la boue humide de la forêt républicaine. Au niveau de la cargaison, la caisse préalablement présente se trouvait à présent masquée par une large toile qui s'élevait d'un bon mètre. En dessous, l'amalgame humain que nous avions forgé dominait la prison en bois où se trouvaient encore les enfants drogués. Ils devraient bientôt être nourris. Mais cela était secondaire. En vérité, leur propre capture était secondaire. A mesure que nous approchions du repère de Montgustin, de nouveaux objectifs faisaient leur apparition. Si l'existence de l'ange était de plus en plus hypothétique, je fis mon maximum pour continuer d'y croire et d'espérer, potentiellement, que mon informateur n'avait pas totalement menti et que, sans doute, nous pourrions repartir de son lieu de chute avec quelque chose d'autres que des cadavres inutiles.

    La journée était déjà bien entamée quand enfin nous arrivâmes dans l'espère de tanière où se terrait le malandrin. Comme il nous l'avait indiqué, l'entrée se trouvait dissimulée derrière quelques artifices que Mélantha chassa sans fioriture à l'aide de sa magie. Puis, à nouveau, les roues du chariot grincèrent tandis que nous nous enfoncions dans cette potentielle embuscade.

    A l'intérieur, une grande salle découpée en deux nous accueillit. sur la partie "haute", un grand balcon faisait le tour de la paroi rocheuse tandis qu'au niveau du sol, plusieurs cages et lits avaient été aménagés de manière circulaire autour d'un grand braséro. Et, en plus de ces installations, se trouvaient Montgustiin et ses hommes. Et parmi eux, se trouvait un ange. Parfait. Au visage aussi anguleux qu'irréel. Aux ailes aussi blanches que pures. Un large sourire s'étira sur mes lèvres alors que le traitre nous accueillait d'un discours que je ne pris même pas la peine d'écouter. Quand il acheva une énième phrase, sans doute me stipulant de me rendre ou quoique ce soit, je levai simplement la main. Comme pour intimer un silence qui fut presque instantanément respecté. Me levant doucement, contournant le chariot que nous leur présentions, je laissai ma voix résonner dans chacun des esprits présents, Mélantha comprise afin qu'elle puisse savourer l'entièreté de la démonstration.

    * Oh, mon pauvre Montgustin. Pourquoi avoir suivit l'appât du gain toute ta vie? Pourquoi y avoir renoncé? Pourquoi croire en la rédemption que t'offre cet ange au service des divins? Pourquoi avoir tenter de nous tuer et, surtout... Pourquoi ne pas les avoir protégés? *

    Comme pour appuyer mon propos, je soulevai bruquement la toile recouvrant la statue faite de chair et composée de la femme et fils de l'ancien malfrat. Et, tandis que ses yeux horrifiés se posaient sur cet immonde spectacle, mes traits se déformèrent dans un sadisme particulièrement malsain tandis que mon esprit glissait dans celui de la liche.

    * Tuons les tous mais laisse moi l'Ange. *
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    Mélantha (Eris)
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  • Ven 25 Aoû - 2:37
    Mélantha ne se fit pas quémandé deux fois, on lui demanda de plonger le bébé dans une marmite d'eau bouillante, elle exécuta ce qu'on lui demanda. Elle le plongeait doucement pour ne pas s'éclabousser elle même et pour observer la réaction de la petite peau mourante et s'épluchant. La tête ensanglanté resta à la surface. Tout en gloussant de manière machiavélique, comme préparant une concoction telle une mauvaise sorcière, Mélantha mélangea la soupe avec une cuillère avant de la porter à sa bouche, soufflant et goûtant.

    "Hmm... Du ragoût de bambin."

    Elle se mit à rire de nouveau et récupéra vite la petite chose avant qu'elle ne fonde ou ne se désintègre complètement. Ainsi, elle rejoignit le Docteur, le bébé "dormant" et fondant dans ses bras, puis lui tendit comme demandé. Alors qu'elle gardait la chose dans ses mains, son compère commença une incision dans l'abdomen de celui-ci, éclatant quelques cloques restantes et pourrissants la lame de pus. Il était si mou, c'était difficile de bien le tenir alors qu'il se faisait manipuler.

    Elle suivi les instructions de son supérieur, toujours hilare. Lui donnant du leste concernant les petits intestins, l'aidant à assembler et coudre leur création ou bien en attrapant la pince coupante pour couper la tête de la femme. Toujours dans l'hystérie et pourtant dans la minutie de la folie. Lorsqu'elle dût s'occuper de la tête, elle fila le petit corps inanimé dans les bras du Docteur, s'en débarrassant comme un tas de merde. La découpe n'était pas aussi simple, mais l'aide des ombres était toujours la bienvenue, ce qu'elle en usa. La tête, arrachée d'une découpe plutôt droite n'était pourtant pas dépourvus d'effilochements. Mélantha rendit le crâne au Docteur, observant ce qu'il souhaitait faire. Elle esquissa un sourire en le voyant extirper les yeux bleus de la brunette. Elle attrapa le cadeau qu'on lui faisait, jouant avec les deux grosses billes entre ses doigts, joueuse et rieuse. Elle tourna sur elle même avant de se laisser tomber dans les bras du Docteur pour qu'il lui offre les orbites, telles des grappes de raisins à une reine étendue sur sa méridienne. Ils se regardèrent un instant, hésitant à se laisser aller aux pulsions. Mais le Docteur la releva, il n'en avait pas fini. La liche se fit presque boudeuse de ne pas profiter de ce décor ignoble.

    Alors qu'il s'éloigna et demanda une énième faveur à Mélantha, la liche s'appliqua, se vengeant presque de sa frustration sur le cadavre. Arquant trois de ses griffes sur chaque mains et les faisant glisser le long des yeux vidés de la tête. Marquant ainsi six traits sanguinolents et coulant le long de ces douces joues. Puis elle reprit sa gaieté et son rire facile lorsque son amant vint mettre des fleurs mauves dans les orbites. Ainsi, en plein fou rire tout en essayant de s'appliquer à disséquer les parois des joues, Mélantha jouissait de leur création qui s'empirait au fur et à mesure de leurs ajouts. Elle termina la structure en plaçant les bras avec quelques petits détails.

    Ils reculèrent simultanément, observant leur œuvre. Elle soupira de satisfaction alors que le Docteur se glissa derrière elle comme pour lui murmurer quelque chose.



    ***

    Les voyages ennuyeux reprirent, pour le plus grand malheur de Mélantha. Mais toute cette attente, toutes ces heures de voyages ne faisaient qu'aviver ses fantasmes tortionnaires. Alors qu'elle se fit craquer le dos en se cambrant, dû à un engourdissement plus tôt, la liche se tourna pour regarder avec hâte le voile qui se maintenait malgré le vent. Alors qu'ils approchaient sur les lieux, l'attente et le suspens d'une potentielle embuscade rendaient le duo bien silencieux. Lorsqu'ils pénétrèrent les lieux, Mélantha était relativement déçue de ne pas avoir été prise par surprise et d'avoir en vu tous les ennemis. C'était d'un ennui. Les chevaux cessèrent leur pas, le chariot ralenti jusqu'à l'arrêt. L'emplumé, au centre, écarta les bras tel un Messie.

    "Je suis Enzo ! Ange de lumière, apportant justice et réprimandant les traîtres et les malfrats. Si vous êtes ici aujourd'hui, c'est parce que Montgustin, ici présent, est là pour se repentir de sa vie pourrie par les vices en sacrifiant des criminels encore plus dangereux. Je vous demanderais alors de vous ren..."

    Le Docteur leva la main, intimant le silence instantanément. L'ange était curieux mais patient. Il regarda le masque de peste se lever, contourner le chariot et s'apprêter à tirer le voile. Mélantha pivota sur sa monture afin de regarder le spectacle, folle de joie et d'excitation. Les mots résonnèrent, le voile tomba, le silence s'imposa. Un silence troublé par les applaudissements rapides de la liche, hilare et acclamant l’œuvre d'art par des onomatopées.


    Sans même attendre les réactions des témoins, Mélantha se précipita de sauter de son cheval pour foncer sur ses premiers ennemis. 1, 2, 3, 4... Ils étaient six plus Mongustin et le pigeon divin, huit ! Soit. Mais avant de se jeter dans la foule, la liche passa très vite auprès du Docteur, profitant de l'état de choc du public pour gagner du temps. Elle lui murmura ce dont elle avait besoin, puis elle eut en guise de réponse, une fiole entre ses doigts fins. Elle se tourna à nouveau vers la bande de gugusses, avalant d'une traite le contenant de la fiole et, le temps que cela fasse effet, alors que les premiers hommes s'activaient à courir sur le duo, Mélantha sortit son paquet de tarot. Un sourire déformant son visage. Alors qu'elle s'avança lentement en contradiction avec la course des premiers assaillants, la liche tint sa carte entre ses deux doigts.

    "Alors comme ça tu te bats pour la justice hein ? On va voir ce que la justice en pense..."

    Médecine et Tarot [Mélantha] - Page 3 Fd85c310

    Puis jeta la carte droit devant elle, faisant apparaître dans un nuage de fumée sombre, une entité aussi énorme que le soleil noir. Environ grands de quelques mètres, ne dépassant pas la dizaine, les yeux brillants, ce monstre à l'apparence squelettique était recouvert d'un long voile presque transparent. Semblable à la métaphore de la Mort, il était pourtant la Justice.

    Médecine et Tarot [Mélantha] - Page 3 Wpkbm610

    Les bandits s'arrêtèrent en tombant nez à nez avec cette immense silhouette des plus terrifiantes et menaçantes. Ses mouvements étaient lents et amples. Sa lenteur laissant le temps à l'Ange de prendre l'envol, spectateur de ce qu'il se déroulait. Montgustin, était anéanti de voir sa femme ou bien son fils... enfin, les deux, assemblés... Quelle horreur. Il avait déjà vomi deux fois à la vue de cette immondice et il était toujours tétanisé. Mais un de ses fidèles larbins avait eu l'intelligence d'emporter son chef à l'écart et éloigné de l'entité malfaisante, en montant à l'étage. Ainsi, trois seraient épargnés, ce n'était pas plus mal, il fallait des survivants pour continuer à faire joujou.

    Les manches drapées, s'agitant, provoquaient un nuage sombre, s'étalant sur tout le rez-de-chaussé. Ce brouillard mortel entra en contact avec les cinq guerriers qui se jetaient sur la liche. Un simple contact provoqua une réaction cutanée, brûlant la peau tel un acide et urticante telles des orties. Leurs orbites gonflaient et pullulaient de cloques, si jusqu'ici s'il semblait impossible de provoquer naturellement une telle réaction, avec ce nuage mortel, il en était possible. Alors que les adversaires étaient affaiblis par la dégradation de leur derme, Mélantha vaquait, immunisée contre sa malédiction. A travers la brume noire, l'on apercevait ses yeux brillants d'un blanc vif. Ce fut la dernière chose que l'un des bandits put voir avant de se faire ronger les yeux à son tour.

    La liche fulminait de cette aura sombre bien connue maintenant. Son hystérie implosa de plus belle et elle se jeta sur les agonisants, plantant ses griffes dans leurs yeux déjà abîmés, donnant des coups de dagues à tout va, perforant, glissant, plantant, découpant, disséquant. Elle était tellement rapide, et son rire résonna dans l'écho de la planque caverneuse. Du sang gicla, des hurlements chantèrent.

    Le premier, les yeux percés, se fit ouvrir tout le long de la colonne vertébrale, et se fit tailladé de toutes parts sur les côtes et l'arrière des genoux.
    Le second, à quatre patte de douleur, se fit renversé d'un coup de pied et, au sol, traversé par une multitude de piques.
    Le troisième subit une malédiction, son sang et son pus furent ingéré par la démone avant d'entendre un susurre dans son oreille : "Leig às a 'chuthach". Puis il perdit son essence humaine, tel un zombie moins que rien, à la soif de sang, sanguinolent et pullulant de douleur et d'un acide le rongeant petit à petit, son but n'était autre que de détruire tout êtres vivants.
    Ainsi, il se jeta sur le quatrième qui se frottait les yeux, se grattant les orbites si douloureuses. Le zombie le plaqua au sol, le mordant de toute part alors qu'il fondait petit à petit. Il mit ses mains sur la tête de celui qui était au sol et enfonça ses pouces dans le coins des yeux, forçant l'accès de ses gros doigts dans les petites feintes des orbites. La fin fut sanglante. L'un avait les yeux implosé, l'autre avait fondu.
    Le cinquième, plus robuste, avait tenté de se battre, d'échapper à la brume et même de lui resister. Agitant son épée dans tous les sens, aveuglé et hurlant de rage et de douleur, il espérait au moins être utile au combat. La liche dans sa démence, ne tenta même pas d'éviter les coups, se faisant perforée, elle s'avançait paisiblement avant de lui attraper le crâne. Ses ombres le fit renverser, il tomba assis, contre le mur alors qu'elle maintenait sa tête. Il ne se débattait plus, lâchant son épée dans sa chute et étant trop affaibli par le nuage toxique. Plantant ses griffes, la mort-vivante lui secoua la tête avant de la tirer d'un seul coup, fractionnant son cou dans un claquage.

    L'entité disparut, le nuage s'estompa, ne laissant derrière lui qu'une carte. L'Ange, témoin auditif, observait la scène depuis les hauteurs, tentant d'apercevoir ce qu'il s'y passait. Cependant, lorsque la salle s'éclaircit, il ne voyait que des cadavres suivit d'une multitude de traces de sang. Et en son centre, se trouvait la silhouette féminine entièrement noire telle une ombre, ne laissant que des yeux blancs le dévisager.


    Ramène toi le pigeon, ou je te fais descendre.

    Elle ignorait la position des deux autres restants, mais dans sa situation elle n'était pas vraiment apte à réfléchir. Et de toute façon, si ils venaient à faire leur apparition, ça ne serait que pour mourir.


    Mélantha parle en b20202
    Médecine et Tarot [Mélantha] - Page 3 E22a0111
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  • Ven 25 Aoû - 15:47
    Ainsi, le massacre allait commencer. Fournissant à ma chère assistante le stimulant qu'elle me réclama, je la laissai vaquer à ses futures éliminations tandis que j'entamai une marche rapide en direction de Montgustin et l'imbécile qui le tirait par le col. Les effets de notre petite statue de chair avaient été redoutables. Terribles. Il n'avait sut réellement réagir ni se préparer à ce qu'il avait vu. Et quelque part, je pouvais le comprendre. Les gens normaux attachaient beaucoup d'importance à la famille et l'amour. Même chez les pires râclures, j'avais parfois aperçu un semblant d'attachement qui forçait ces êtres à se tordre et se lamenter lorsqu'ils faisaient face à la douleur de leur propre provocation. Frapper les proches plutôt que la cible directe. Voila une des techniques les plus vieilles du monde en terme de guerre psychologique. Pourtant, il restait toujours des imbéciles comme Mongustin pour croire qu'après avoir trahi et tenté de tuer des personnalités telles que Mélantha ou la mienne, ils s'en tireraient à bon compte ou, au moins, avec une simple soif de vengeance. Non. Nous étions plus retors. Plus calculateurs. Plus malins. Et, aussi bien plus insidieux.

    Alors, tandis qu'il se lamentait et se faisait traîner vers les balcons, je marchai simplement, savourant intérieurement les nombreux cris qui résonnaient dans le repère et sentant en moi toute la folie et l'excitation de ma sombre compagne. L'Ange, quant à lui, semblait se contenter d'une silencieuse observation. Comme un père regardant ses enfants se chamailler sans intervenir. Et il se disait justiciar... Quelle ironie. Pour lui, nous n'étions sans doute que des insectes pitoyables dont la vie n'avait que peu de valeurs. Sans doute, dans son esprit, l'élimination de nos personnes était avantageuse et lui permettrait de continuer son exploitation du groupe renégat. Ou bien, nous abattions Montgustin et sa bande et il venait ensuite nous achever. Du gagnant-gagnant pour lui. Seulement, là encore, cet imbécile nous sous-estimait. Me, sous-estimait. Et je comptai bien lui montrer combien il avait tort.

    Revenant au malfrat qui gémissait pitoyablement, je fouillai dans ma sacoche à la recherche de potions bien spécifiques. En me voyant faire, "l'escorte" du grand malandrin leva sa cimeterre en m'hurlant de ne plus bouger. Amusé, je cessai donc de marcher, ancrant simplement mon regard sur lui tandis que mes mains continuaient de farfouiller dans mes affaires.

    - Je vais vous embrocher, sale pourriture!

    Tiens, Montgustin semblait être sorti de sa propre léthargie. Se relevant, le brigand sortit à son tour une lame. Une épée courte, aux fines décorations et à la manufacture incroyablement précise. Un trésor de guerre, que le bougre avait sans doute subtilisé lors d'un contrat ou sur un cadavre égorgé au fond des ruelles de Courage. Souriant doucement, ma recherche s'acheva lorsqu'enfin mes doigts touchaient les fioles aux reliefs spécifiques.

    - T'avais pas le droit. T'AVAIS PAS LE DROIT FILS DE PUTE!

    Un nouveau hurlement, guttural, plein de haine. Et beaucoup de précipitation. Eclatant la fiole à mes pieds, j'accompagnai mon geste d'une révérence volontairement exagérée. Tout était fait pour forcer cet imbécile à se jeter sur moi. Tout était fait pour qu'il cède à ses plus bas instincts et cherche à venir m'empaler au bout de sa lame. Il hurla de nouveau, se mettant à courir avec plus de fougue. Derrière lui, le malfrat qui l'accompagnait levait sa main comme au fait de ce qui allait arriver.

    - Patron non!



    Les vapeurs verdâtre flottèrent dans l'air dans un balai mortel. Ondulantes et vicieuses, elles s'infiltrèrent rapidement dans les narines et la gorge de Montgustin qui, impatient de mettre fin à mes jours, ne pensa pas à retenir sa respiration. Appliquant naturellement ma magie sur mon propre corps pour me prémunir du mal régnant dans l'air, j'observai amusé le corps du pauvre homme se tordre de douleur tandis qu'il lâchait son arme si précieuse. La ramassant, j'analysai son ouvrage une nouvelle fois avant de porter mon attention sur le repenti qui commençait déjà à cracher un sang visqueux et épais tandis que ses yeux brûlaient et qu'il sentait en lui sa gorge se disloquer peu à peu. Le gaz irritant, principalement conçu pour nécroser les tissus humides, se répandait dans son corps avec férocité. Dans quelques minutes, sa gorge, son œsophage, sa langue et son palais ne seraient plus que des cavités trouées et noyées d'un sang empoisonné. Seulement, cette mort lente et douloureuse ne serait pas le seul mal qu'il subirait. Jaugeant le subalterne qui l'accompagnait, je fixai ce dernier tandis qu'à mes pieds Montgustin se contorsionnait pitoyablement. L'invitation était claire, précise. Et par égard pour celui qu'il servait, cet imbécile se jeta à son tour sur moi. Il n'y eut besoin ni de gaz, ni d'artifices. Je n'étais pas un bretteur hors pair. Mes talents étaient même assez médiocre lorsqu'il s'agissait de développer de grandes feintes ou de jouer sur la subtilité du jeu des armes. Cependant, mes connaissances de l'anatomie, elles, étaient poussées à l'extrême. Déviant le coup de mon assaillant pour forcer sa lame à se loger dans une partie non létale de mon propre corps, je savourai silencieusement le pic de douleur qui gagnait mon être tandis que l'acier venait traverser ma peau puis mes muscles, avant de taper mollement sur l'os, stoppant la lame dans ce terrible assaut. Ma hanche, bloquant ce qui aurait pu être un coup mortel. S'il fut fier de sa frappe, le bougre m'affrontant manqua de discernement. Il n'avait pas compris l'échec véritable de sa touche. Et, il ne remarqua même pas la lame courte qui vint s'enfoncer dans sa poitrine. Pénétrant doucement, vicieusement, entre ses côtes pour venir déchirer muscles, tendons et organes. Les poumons furent traverser rapidement, puis finalement le cœur se retrouva à son tour déchiré par la morsure froide de la lame de Montgustin. Sur les yeux de mon assaillant, je ne lisais plus que stupeur et inquiétude. Il réalisait que la mort l'accueillait et, dans sa propre impuissance, ne pouvait que subir cet état de fait. Retirant brusquement la lame, je le repoussai ensuite avec force pour laisser son corps inerte s'effondrer pitoyablement sur le sol froid du repère. Une légère grimace passa alors sur mon visage, mêlant ma propre douleur à celle qui venait de frapper les flancs de ma cadavérique amante. Compte tenu de l'emplacement de la douleur, je n'y fis pas plus attention que cela et, alors que je venais trancher les tendons d'Achille de Montgustin, la grimace laissa place à un sourire sadique.    

    * Réalises-tu, à présent, l'étendu de ton erreur? Comprends-tu, enfin, toute la mesure de tes actes et les répercussions de ces derniers? Tu as été stupide, Montgustin. Faible, et stupide. Je suis pourtant une âme clémente. Je peux pardonner beaucoup d'affronts. Beaucoup d'injures... Je vins alors me placer au dessus de lui, contre son dos, tandis que je passai doucement sa propre lame sur sa gorge. Il y a une chose, cependant, que je ne pardonne pas. La trahison. *

    Il n'émit qu'un pitoyable grognement. Un bruit étouffé par le sang. Un sifflement nauséabond qui glissa contre les bords déchirés de sa gorge. Je n'attendais en vérité aucune réponse. Aucune explication. Ce qui était fait ne pouvait être défait. Alors, j'appliquai simplement ma sentence, continuant de faire glisser cette lame sur une gorge déjà en piteux état. Le sang gicla, toujours aussi rouge. Toujours aussi visqueux. Laissant retomber le corps agonisant du pauvre homme, je me redressai doucement, passant ma main sur la plaie ayant touché mon propre corps. Etirant les bords de ma tenue de cuir, je mesurai toute la profondeur du coup puis, tandis que Mélantha se livrait à ses vices, je commençai silencieusement à m'occuper de ma blessure. Désinfectant, aiguille, fils... Petit à petit, les chairs étaient réassemblées et refermées. Aucun anesthésiant n'était appliqué. Je n'avais cure de la douleur et de ce qu'elle provoquait. Au contraire, grâce à elle, je pus déjà prévoir mon prochain acte. Terminant mes propres soins, je m'avançai ensuite en direction de l'ange, m'arrêtant aux bords du balcon tandis que ma voix résonnait dans son esprit et celui de ma morbide assistante.

    * Laisse, très chère, il ne mérite pas tes jeux ombreux. Pas maintenant en tout cas. *
    - Vous n'êtes que des monstres. Des êtres impies qu'il faut purger.
    * Oui. Nous ne sommes que des diables. Des abominations. Des rejetons infernaux dignes d'une purification absolue et divine, n'est-ce pas? *

    Sous mon masque, un léger sourire s'intensifia quand l'être ailé se tourna vers moi. Il nous détestait. Il ne souhaitait que nous voir au sol, mort. Mais dans sa ferveur. Dans toute cette accumulation de devoir sacré, l'imbécile n'avait pas remarqué que ma magie s'était frayée un chemin jusque son esprit et que, déjà, l'environnement qu'il percevait avait changé. Les ombres entouraient à présent nos corps. Il n'y avait ni balcon, ni repère, ni sol. Seulement l'obscurité totale. Il s'était retrouvé prisonnier d'un prisme de ténèbres que son cerveau imaginait et ne pouvait rompre. Il était à la merci de mes illusions et de ses propres craintes. Avançant doucement, je semblais grandir à mesure que je réduisais la distance nous séparant. Mélantha, elle, lui apparaissait comme une forme spectrale et menaçante, hilare. Peut-être, pour ce dernier point, que l'illusion n'y était pour rien. Il grommela quelque chose. Des prières. Une vaine tentative de se raccrocher à sa foi pour briser l'horreur dans laquelle il était en train d'être plongé. Un geste vain, qui n'arrangea pas sa cause. Tout autour de lui, les corps martyrisés d'anges aux ailes déchirés, de corps humains démembrés et d'horreurs infâmes venaient assaillir son esprit. Des souvenirs, les miens, liés à la guerre des titans et aux champs de batailles où j'avais pratiqué. Pour lui, cependant, ces mémoires n'évoquaient pas la fierté ni le plaisir de la chirurgie. Non, c'était un cauchemar. Les restes fracturés de la faiblesse de ses parents et de sa propre faiblesse. Deux boules de lumières firent alors leur apparition dans ses mains. Il lui restait au moins un peu de combattivité.

    - SORTEZ DE MA TETE, MONSTRES!!!!!

    Les orbes filèrent au travers de l'obscurité. Me plaçant devant la liche, j'encaissai ces dernières sans la moindre esquive. J'acceptai l'assaut, de plein fouet. Et sous mon masque, un sourire vicieux s'étira un peu plus. La lumière, purificatrice et salvatrice... Était inefficace sur les humains. Tout du moins, sous cette forme là. Tapotant doucement mon manteau alors que les orbes disparaissaient dans un sifflement luminescent, je reprenais ma marche vers l'ange, tandis que dans l'air semblait résonner une étrange mélodie.

    * Et pourtant, ta magie ne peut rien contre moi. Pourquoi? Je suis un monstre. Tu l'as dit toi même. Je suis un être abject, façonné par le sadisme, la violence et la mort, alors pourquoi? Pourquoi ne peux-tu rien faire à mon égard? *

    Ma voix, habituellement distordue dans l'esprit des autres prenait une teinte encore plus sadique qu'à l'accoutumée. Je me délectai de ce que je voyais. Je savourai pleinement de voir ce bien pensant réduit à l'état d'esclaves de ses propres peurs. Peut-être était-ce amplifié à cause des pulsions de la mort vivante? Peu m'importait, j'acceptai volontiers ce sadisme et ce plaisir qui saisissait ma poitrine. Tendant les bras vers l'ange, l'illusion se renforça un peu plus. Bientôt, la multitude de corps se mirent à bouger, se relevant doucement dans des pantins cadavériques. De nouveaux gémissements. De nouvelles complaintes. Et un ange pris au dépourvu. Toute sa noblesse, toute son assurance... Pour au final tomber dans les failles de son propre esprit.

    * Si tu ne peux rien faire contre moi... Oh cher être ailé... C'est parce que je ne suis qu'un homme. Et que tes prétendus dieux... T'ont abandonné. *

    Il hurla. Insultant tout ce qu'il pouvait tandis qu'il se voyait chuter dans un abîme sans fond. Lui qui avait des ailes ne pouvait plus les utiliser. Car en vérité, il ne bougeait pas d'un pouce. Pourtant, son esprit le trompait à la perfection. L'oreille interne s'agitait, incapable de discerner le vrai du faux. La chute était perçue comme réelle et si le tout n'était qu'halluciné, les hauts le cœur et la panique, eux, étaient bien réels. Puis, soudainement, la chute cessa. Suspendu dans les airs, l'ange se vit prisonniers de tentacules ombreuses qui provenaient d'on ne sait où. Son regard argenté glissa sur les ténèbres, alors que sa magie ne lui répondait plus. Son corps entier, ne lui répondait plus. Où était-il? Qui était-il? Que faisait-il? Son souffle accéléra un peu plus et, tandis qu'il commençait à adopter une respiration irrégulière, le grand paladin vit la forme apparaître devant lui. Une figure corbine, ombreuse, menaçante, prête à le dévorer. C'était la fin pour lui et, paradoxalement, il l'acceptait.

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    * Tu n'es plus rien, pitoyable créature. Si ce n'est une expérience de plus pour tes maîtres et, à présent, pour moi. *

    *
    * *


    L'ange était à genoux. Le regard perdu dans le vide, son âme était aussi brisé que sa psyché. Pourtant, il vivait encore. L'illusion faisait son oeuvre, lacérant son esprit de l'intérieur tandis que je contournai doucement la carcasse de l'être ailé pour planter dans sa gorge un sédatif particulièrement puissant. L'illusion se brisa instantanément, tandis qu'il perdait conscience et venait s'effondrer à son tour sur le sol sanglant du repère. Admirant le résultat de ce qui venait d'avoir lieu, j'étirai un sourire discret tandis que je me rapprochai de Mélantha. Sentant toujours sa blessure, je vins alors déposer ma main gantée sur sa plaie, ancrant mon regard dans le sien au travers de mes lentilles.

    * Il me faut soigner ça. Tu es peut-être revenue d'entre les morts, mais autant éviter que tu ne les rejoignes de nouveau. J'ai encore beaucoup de choses à faire avec toi. *

    Malgré mes mots télépathiques et sans émotion, elle pouvait percevoir au travers de notre lien ce que je pensai. Commençant donc à m'affairer, déplaçant les tissus percés et déchirés pour venir traiter la plaie, je fis de nouveau résonner ma voix dans son crâne.

    * Pour l'ange... Tu préfères qu'on fasse cela ici, ou qu'on le ramène tout d'abord au laboratoire. Je levai doucement mon masque, observant le visage émacié de la liche. Car, ici, personne ne l'entendra crier. *
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  • Ven 25 Aoû - 18:43
    La liche guettait l'ange comme un chat subissant sa frustration en voyant un oiseau hors de portée. Hors c'était au tour du Docteur de s'amuser. L'immobilisation soudaine de l'ange ainsi que les paroles du macabre docteur marquèrent le début de l'illusion de la victime. Il volait encore un peu, avec difficulté mais incapable de discerner le réel. Alors que l'illusion faisait son œuvre, le Docteur tout aussi dans les nuages, occupé à donner des cauchemars dans la tête du pigeon, descendait de l'étage pour potentiellement réceptionner la chute de la victime. Ou peut être avait-il pressenti l'attaque de l'Ange, rejoignant Mélantha au rez-de-chaussée.

    En effet, dans sa panique, il avait eu assez de force d'esprit pour agir malgré les illusions cauchemardesques qu'il subissait. Une sphère de lumière se créait avec difficulté entre ses mains. Mélantha reprit sa silhouette originelle en pressentant le danger imminent, la vive lueur n'amenait rien de bon et la liche en était particulièrement sensible. Elle amena son bras devant son visage pour prévenir de l'impact, s'en éloigner ne saurait faire la différence. Mais le Docteur eut le réflexe de se placer devant elle, recevant l'impact à sa place. Un simple mouvement qui était vital pour un impact qui aurait pu être fatal. Elle ressentie tout de même les vibrations que le Docteur subissait sur son buste. Sa réaction ne fut pas d'être reconnaissante envers son "sauveur" mais plutôt de subir sa colère face à cet affront aussi faible de l'emplumé.

    Elle tendit son bras pour faire souffrir cet imbécile qui méritait la mort prématuré, faisant apparaître plusieurs filets d'ombres, prêts à jaillirent sur la cible. Mais le Docteur, silencieux, apposa sa main sur le poignet de la liche pour l'interrompre, abaissant doucement son bras, refusant de faire souffrir le malheureux tout de suite. Elle lâcha un râle de frustration, se forçant à obéir pour ne pas gâcher la fête. Ce fut un choix judicieux d'écouter son amant, en effet, l'illusion commençait à s'intensifier, avivant les cadavres tout autour d'eux, telles de petites marionnettes s'agitant dans tous les sens. Bien que sa colère ne passait pas, jouant avec les illusions, elle jongla entre les pantins, comme une danseuse avec plusieurs cavaliers, forçant son doux rire machiavélique pour terrifier d'autant plus l'Ange impuissant.

    Après avoir fait tourné les cinq cadavres illusoires, Mélantha aperçut d'un œil vif que l'Ange commençait à ne plus battre des ailes, subissant la chute de ses cauchemars. La liche suivit sa chute en le maintenant avec ses ombres. Dans sa tête, la victime tombait dans un trou sans fin à une vitesse extrême et pourtant, en réalité, il se faisait doucement assister dans sa convulsion. Puis il atteignit le sol, tombant à genou, il était ligoté de toutes parts par les ombres de la démone qui bouillonnait. Pourtant dans sa vision, il était dans le néant, perdant son identité et faisant face à un monstre corbin. Alors que les paroles du Docteur résonnait, un rire aiguë se faisait entendre au loin, celui de la liche, toujours aussi hilare. Un rire qui eut pour effet un écho sans fin. Qui ne s'arrêta que lorsqu'il tomba dans l'inconscience. Le sédatif parcourant son corps.

    Lorsque le Docteur s'approcha de Mélantha, elle était toujours furieuse et frustrée de ne pas avoir pu agir à sa guise. Certes elle le respectait, mais l'autorité et les restrictions n'étaient toujours pas son alliée. Elle resta immobile et dévia son regard, l'évitant, quand il mit sa main sur sa plaie en l'observant. Même si à travers ses propos de marbre, et que leur lien brûlait d'une flamme différente, Mélantha se fit têtue. Pour elle, ils avaient terminés de jouer d'une façon péniblement frustrante et ils allaient devoir se taper un long voyage avant de pouvoir... Non. Le Docteur parla à nouveau, proposant de se mettre au travail dès maintenant. La tête baissée, relevant les yeux croisant le regard du Docteur, elle esquissa un sourire. La frustration envolée.

    *

    Cela commença avec l'habillement de la victime. C'était plus simple de pratiquer quand il n'y avait pas tous ces vêtements et toutes ces armures. Il fut dépouillé de tout ce qu'il avait, armes et autres biens. Notamment une lettre qui avait été lâchement jetée dans le sang par la liche qui n'en avait que faire. Une fois totalement nu, Mélantha déclara qu'elle n'avait pas remarquée qu'il faisait si froid dans la salle, avant de partir en fou rire. Son corps était relativement dépourvus de cicatrices. Ainsi, il se battait pour sa justice mais n'en subissait aucunes répercussions ? Quelle couille molle. Sa chevelure d'or ne saurait rester très longtemps aussi belle. Baignant déjà quelques peu dans le sang de ses semblables. La liche lui tourna autour, le gardant en position assise avec ses liens. Elle observa les ailes immaculées qui étaient entachées, elle jeta un coup d’œil au Docteur pour savoir si c'était cet élément qui l'importait dans cet être. Après avoir eu confirmation elle se mit enfin au travail.

    Elle s'assit face à l'ange, telle une enfant prête à jouer à un jeu de mains. Avec l'aide d'un stimulant pour l'éveiller, elle lui donna de petites gifles de plus en plus forte pour l'éveiller. Le regard toujours perdu et dans le gaze, il mit un temps à revenir à lui, et même, il ne serait pas complètement très conscient de la réalité dans laquelle il serait. Se penchant vers lui, elle se mit à quatre pattes pour jouer avec ses joues rougies par les gifles, lui formant une bouche de poisson.

    "Alors, Ezio, c'est ça ? Sans ton ton apparat, est-ce que tu es toujours un justicier ?"

    La liche était tellement proche de sa face qu'il ne pouvait que planter son regard effrayé dans les yeux terrifiant du monstre qui le maintenait. Lorsqu'il fit l'erreur d'ouvrir la bouche pour parler ou crier, Mélantha plaqua sa main sur ses lèvres, lui intimant le silence mais surtout pour faire passer ses fins filaments d'ombres à travers son orifice buccal et nasal. Telles de petites racines aux épaisseurs de fil de pêche, s'immisçant dans son être, les ombres vaquaient, cherchant à atteindre son cerveau. Ne perçant et n'abîmant rien, ils ne faisaient que se faufiler à travers les fines fentes imperceptibles. Ainsi, sa tête devint relativement douloureuse, avec une sensation prête à exploser. Mais cela empira quand les filaments atteignirent le corps amygdalien, le tordant quelques peu et effectuant de multiples pression pour lui faire ressentir la pire douleur possible. Une douleur aussi intense, voir plus, qu'un coup dans ses parties intimes, parcourant son corps entier. La douleur le fit vomir, mais à défaut de pouvoir éjecter le dégueulis par les voies obstruées, il s'étouffa, sa gorge brûlant de la bile macérant.

    La liche se retira pour ne pas le tuer par un étouffement stupide, non dégoûtée et riant de plus bel à le voir se tordre dans tous les sens en vomissant, il avait frôlé l'inconscience mais il s'avérait relativement fort. Elle s'essuya la main, quelques peu dégueulassée par le liquide acide, dans la belle chevelure de sa victime. Il reprit sa respiration avec difficulté, haletant et pleurant presque par réflexe. Il tremblait. Déjà ? La liche continua de tourner, imaginant ce qu'elle pouvait faire ensuite. Elle lui attrapa ses belles ailes, les étendant pour voir leur ampleur. Elle arracha une plume pour observer cet élément à l'unité. Est-ce que cela marcherait avec une malédiction ? Il n'y avait qu'à essayer. Mais pas tout de suite, elle garda la plume près de son tarot. Elle tira sur les ailes pour connaître leurs résistances, cela tenait mieux que les cornes du petit bovin ! L'Ange cria, ayant frôlé de lui faire une déchirure musculaire. A son cri que la liche ne voulait pas entendre, elle posa son pied sur son dos pour qu'il se penche en avant, le forçant à la flexibilité qu'il ne possédait pas. La tortionnaire força plusieurs à-coups, surprise de cette raideur anormale.

    "Tiens tiens, le justicier n'est pas un gymnaste ? Vu comme tu es rigide sur ta façon d'imposer ta justice, ça ne m'étonne pas."

    Elle retira son pied, pour lui refaire face, soulevant son menton débordant de bave et de vomi.

    "Mais heureusement, on va pouvoir régler ça."

    Elle sortit une carte de son paquet de tarot. Esquissant un sourire mauvais. Elle retira ses liens d'ombre, laissant la liberté de mouvement à l'Ange. Bien qu'il était amoché mentalement, mine de rien, il n'était pas si abîmé que ça, physiquement. Cela ne saurait tarder. Il se releva bien qu'il était relativement plié en deux de douleur. Elle pivota la carte qu'elle avait entre les doigts, laissant apparaître sa face.


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    La liche gloussa et récupéra la plume qu'elle avait gardé. Elle jeta la carte par terre. Rien ne se passa. Elle fit tomber la plume sur la carte, lorsque celles-ci entrèrent en contact, une nouvelle entité fit son apparition. Comme si il sortait d'une flaque, un monstre d'ombre, fin et extrêmement flexible, s'extirpait de l'invocation, à quatre pattes. Il n'avait pas de visage. Seul un motif de tourbillon sombre composait son visage. Un motif qui revenait le long de ses bras.

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    Sa présentation fut simple, il se tournait sur lui même, se tordant dans tous les sens, plus flexible que n'importe quel contorsionniste. Presque dansant, en bougeant ses hanches, s'approchant de sa cible. L'Ange, dépourvu de son sens de justice, hurlait de peur en faisant mine de se préparait à se battre de par ses poings. Une garde qui était terriblement mal entreprise. La liche était hilare pendant qu'elle laissait faire son petit pantin. Le pantin qui d'ailleurs, accéléra sans crier gare, avançant à ras le sol, presque rampant mais utilisant ses quatre membres pour avancer. Il grimpa sur l'Ange tel un serpent, et l'entoura de tout son corps. Ainsi, lorsque le Fou se tordit en arrière faisant une sorte de pont de par son corps, sa prise en subissant les mouvements. Des craquements claquèrent en symphonie avec ses hurlements. C'était une vraie séance chiropratique, permettant enfin une réelle flexibilité au Ezio ! Ou lui brisant les os et lui déchirant les muscles, mais c'était un détail. Le Fou continuait ses postures improbables, rendant sa victime totalement impuissante et dépourvue de ses capacités physiques.

    Le spectacle dura quelques minutes et l'entité disparue d'un seul coup, de manière plus furtive que les autres entités. L'Ange était à terre, immobile, tel un vieux torchon. La face contre le sol.

    "T'es encore vivant mon p'tit poulet ?"

    Aucune réponse. Mélantha vint à lui, elle vérifierait son état d'une autre façon. Elle posa son pied entre ses omoplates et attrapa la base de ses ailes, tirant de toutes ses forces. Un gémissement se fit entendre. Elle se mit à rire en se rendant compte qu'il pouvait encore respirait malgré tout ce qui était brisé en lui. Mais elle ne lâcha pas sa prise, prête à lui arracher ses membres emplumés. Elle augmenta sa force en rajoutant des mains d'ombres sur les siennes, doublant la prise. Elle donna des coups de pieds violemment à travers ses rires, les à-coups permettant une extirpation petit à petit. Lorsqu'une des ailes décida enfin de céder, ce fut tellement soudain que la liche tomba en arrière, l'aileron dans ses bras. Tombant sur son fessier, la mort-vivante n'arrivait pas à s'arrêter dans sa folie. Elle serait prête à recommencer une seconde fois pour l'aile restante.


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  • Sam 26 Aoû - 3:05

    L'illusion s'était estompée aussi assurément que les ailes de l'ange allaient se faire arracher. Usant de nouveau de ses cartes, la mort vivante qui m'accompagnait attirait autant mon admiration que mon attention. Malgré toute la folie apparente qui la caractérisait il y avait dans ses gestes un sadisme exquis. Une technicité qui était propre à sa personne et qui démontrait un certain savoir faire. D'ailleurs, ce dernier se manifesta d'avantage lorsqu'elle invoqua de nouveau une forme issue de son jeu de cartes. Croisant les bras, silencieux, j'observai l'entièreté de la scène avec un œil curieux. Comme ce fou allait-il agir? Comment l'ange allait-il souffrir?

    Et bien la réponse fut rapide. Dans des contorsions exagérées et surnaturelles, la création vint attraper l'être ailé pour le briser dans ses pirouettes vicieuses. De là où j'étais, je pouvais tout de même entendre les os craquant et les muscles se déchirant. Bientôt, le pauvre servant des divins allaient regretter jusqu'au simple fait d'être resté en vie suffisamment longtemps pour subir nos tourments. N'ayant pas grand chose à faire dans ce délicat moment, je sortis simplement mon carnet un fusain. Et, dans divers mouvements rapides, je commençai à dresser des croquis. Parfois du fou, parfois de l'ange. Parfois de Mélantha.

    Médecine et Tarot [Mélantha] - Page 3 75x9Rp3


    Admirant mon croquis, je reportai ensuite mon attention sur la scène devant moi. Amusant, comme en comparaison du croquis que j'avais réalisé, la liche qui partageait mes souffrances et mes pulsions venaient tirer avec acharnement sur les ailes d'un corps brisé et souffrant. Et, le plus amusant, dans tout cela, c'est que je ne parvenais pas à déterminer qu'elle image je préférais. Un bruit humide résonna alors dans le repère tandis que la première aile cédait enfin, s'extirpant de la masse corporel de l'ange dans une giclée sanguine particulièrement violente. Observant le raisiné voler dans les airs, je ne pus retenir cet étrange sentiment de plaisir qui s'installait dans ma poitrine lorsque mes yeux glissèrent sur ma morbide compagne et son regard fou. Elle était tombée en arrière, comme une enfant ayant tiré trop fort sur un levier et, déjà, elle commençait à faire cela sur l'autre. De nouveau, je la laissai faire, m'éloignant du corps quelques instants pour venir rechercher Montgustin sur les balcons. Le corps sans vie, figé dans une posture particulièrement ridicule, ne marqua bien évidemment aucune résistance lorsque je vins le saisir pour le tirer doucement vers le bord du balcon. Puis, dans un mouvement sec, je faisais passer son corps par dessus la barrière pour le laisser s'écraser au sol, près de la victime actuelle de Mélantha.

    Revenant par la suite à son niveau, je mimais une révérence parfaitement exagérée, comme pour lui signifier qu'elle pouvait continuer de jouer avec sa proie, ou bien venir m'assister selon son bon vouloir. Mes mains glissèrent donc sur les macabres restes du traitre. Tirant doucement sur le plaie située au niveau de sa gorge, j'extirpai un long, très long lambeau de chair afin de pouvoir ensuite inciser doucement la trachée. Les effets du gaz avaient été dévastateurs et, analysant les différents résultats, je continuai ensuite mon travail. A l'instar de son fils, le bougre vit ses viscères sorties de leurs cavités pour commencer à être tirées. D'un bout à l'autre de la salle, je vins étendre les intestins dans des cordages rappelant vaguement les liens que l'on pouvait observer sur un navire. Je sentis alors les yeux de mon assistante qui vinrent se poser sur moi. Était-ce de la curiosité? De l'amusement, peu importait. Etirant un large sourire sous mon masque, je commençai à déplacer de nouveaux organes pour les déposer sur le sol, en dehors du corps de leur ancien propriétaire.

    * Ils cherchaient la rédemption et le salut, n'est-ce pas? Lui, cherchait à devenir le berger de leur petit troupeau égaré. Tel un parangon de justice et de vertu, installé sur un amas de mensonges et de tromperies. Alors, veux-tu m'aider à rendre cela encore plus symbolique? La femme, Montgustin, l'ange... Offrons leur une dernière scène. *



    Finalement au niveau du chariot, je fixai une nouvelle fois l'étrange sculpture de chair que nous avions réalisé plus tôt. A nouveau, un sourire glissa sur mes lèvres alors que je commençai à saisir l'amalgame, toujours assisté par mon amante. Une fois le corps dans nos bras, nous retournâmes jusqu'à l'ange mutilé pour déposer la structure en dessous de ce dernier. Puis, silencieusement, je vins chercher le cadavre de Montgustin, figé dans sa posture "héroïque". Le plaçant contre feu son épouse et leur enfant déformé, je me reculai doucement en prenant dans ma main le fil qui se tendait entre mes doigts et le torse cousu de l'ange martyrisé. Donnant ce dernier à la mort vivante, mon esprit glissa dans le sien tandis qu'elle sentait mes pulsions monter en elle.

    * Un coup sec, vif, et les fils devraient céder. Je te laisse l'honneur, ma chère. *

    Puis, le fil fut tiré. Et dans un claquement lugubre, la pluie sanguine se répandit dans l'entièreté du repère alors que j'enlevai mon masque pour faire face à la liche. Enserrant cette dernière, mes lèvres rencontrèrent les siennes sous cette cascade sanglante.  

    *
    *  *


    Revenant au chariot, un grand sourcil s'arqua au dessus de mon œil droit tandis que j'observai la caisse où se trouvait auparavant les enfants que nous avions drogué et capturés. Dans les combats, il semblait que les gamins s'étaient éveillés et avaient tenté de prendre la fuite. Amusé, j'analysai le couvercle de la caisse et remarquai les traces sanglantes des doigts écorchés et des ongles arrachés qui avaient cherché à enlever les clous de cette dernière tout en subissant l'assaut des échardes et autres joyeusetés. Me tournant vers Mélantha, j'étirai un large sourire en observant les traits de la liche qui m'accompagnait.

    * Des jeunes enfants se pensant suffisamment intelligents pour nous échapper... Des esprits apeurés courant sans se soucier de masquer leurs traces ou d'attendre une occasion plus profitable. Ils viennent de partir. Le sang est frais. Tout comme les empruntes. Je levai la tête pour observer la pluie qui tombait et le ciel assombri. Allons les récupérer. Oh et... Très chère... Fais en sorte que l'un d'eux serve d'exemple aux autres pour leur faire passer l'envie de tenter quoique ce soit. *

    De nouveau, un sourire sadique s'était étiré sur mes lèvres fines. C'était le problème avec les enfants. On ne s'ennuyait jamais.
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  • Sam 26 Aoû - 17:22
    Alors qu'elle venait d'arracher la seconde aile, laissant l'Ange agonisant vers une mort lente, on lui rajouta du travail à faire. Le cadavre de Mongustin chutant tout près d'elle, le regarda le corps qui venait de s'écraser, puis le Docteur qui revenait de l'étage, faisant une révérence. Elle se mit à rire répondant à sa révérence, acceptant son offre. Pendant que son compère s'occupait du Mongustin, Mélantha tortura encore un peu l'Ange qui respirait encore et qui rejoignait péniblement les morts. Elle laissa les ailes à terre tandis qu'elle lui tira les cheveux pour lui redresser la tête, s'asseyant sur son dos, elle lui tirait la tête autant que possible, lui coupant la respiration. Ainsi il mourrait dans la suffocation, pénible mort. Cela ne dura que très peu, il était déjà beaucoup endommagé.

    Elle revint très vite auprès du Docteur, observant ce qu'il faisait des organes qu'il sortait petit à petit, étendant, nouant... De vrais puzzle ludiques. Elle lui sourit en guise de réponse, une nouvelle question rhétorique pour sûr. Alors que son compère vidait le cadavre du traître, Mélantha, elle, se chargeait de le remplir de divers tissus, vêtements des victimes ou tout autre matière donnant de la consistance aux corps vidés. Elle fit cela pour tous pendant que le Docteur trouvait des postures pour leurs nouvelles sculptures, liant, cousant, qu'importe la manière dont il les faisait tenir. Quand vint le tour de l'Ange, elle lui éplucha la peau de tout son corps. S'attaquant ensuite aux muscles dorsaux, coupant entre les filaments tel du jambon ou de grosses pièces de viandes et charcuteries. Elle laissa le Docteur s'occuper de l'assemblage, étant un meilleur artiste dans la matière, méticuleux, comparé à la liche qui n'était qu'amatrice de carnage.

    Mélantha regardait les différentes modifications relativement sanglantes qui giclaient de temps à autres, fantasmant et presque bouche bée d'admiration. Elle se réveilla de sa rêverie lorsque le Docteur l'interpella à nouveau pour l'aider dans sa tâche. Apportant la pince, elle suivit les instructions de son supérieur pour effectuer la coupe au détail près, même si cela finirait par être violemment déchiré. Ainsi, le reste de corps meurtri pendait depuis le balcon, comme surélevé, perdant beaucoup de sang, de son dos, son abdomen, sa mâchoire manquante... Finalement, l'Ange avait trouvé sa véritable place dans sa mort, toujours à l'image d'un Messie mais cette fois-ci, porteur de mauvaise augure. Qui tomberait dessus ressentirait un avertissement.

    Mais l’œuvre n'était pas terminait, l'on rajoutait les autres éléments tel que Mongustin et sa femme/enfant. Alors qu'ils avaient prit du recul pour observer longuement leur projet, le Docteur tendit un fil à la liche, donnant l'instruction de tirer d'un coup sec. Mélantha le regarda les yeux pétillants, sous l'émotion, elle prit doucement le fil entre ses doigts en le fixant. Puis, lorsqu'elle se détourna de lui, ce fut tout l'inverse. Dans un grand mouvement impliquant tout son corps, elle prit d'abord un élan en tendant son bras bien haut, avant d'un coup sec l'amener au sens inverse, bien bas, se pliant en deux. Dans un rire sordide.

    Un claquement bruyant et liquide se fit entendre avant de provoquer une implosion amenant une pluie sanglante dans toute la grotte. Mélantha telle une enfant surexcitée sautilla en tournant sur elle-même avant de se jeter dans les bras du Docteur, folle de joie et hystérique. L'embrassant sous cette averse prometteuse.


    *

    La nuit commençait à montrer le bout de son nez lorsqu'ils sortirent de la salle. La liche fut tout aussi surprise de voir le voile relevé, ainsi que la caisse partiellement ouverte. Décidément ces gamins étaient pire que des rats, pouvoir se faufiler dans une aussi petite fente. Mais cet échappatoire n'était pas sans conséquences, ayant abîmé leur pauvres petits corps. Des traces sanglantes laissaient penser à la lutte qu'avait été d'ouvrir ne serait-ce qu'une partie du couvercle, ainsi que leur obstacle qui était de passer au travers. Mélantha parcourra du regard les traces de sang qui suivait un chemin bien précis, s'enfonçant dans les bois alentours. Elle écoutait le Docteur qui avait lui aussi remarqué leur absence d'un simple coup d’œil. Elle le regarda du coin de l’œil, une lueur mauvaise, lorsqu'il invita à leur donner l'exemple.

    "Je m'en occupe."

    Elle posa sa veste de cuir ensanglanté dans le chariot.

    "Je suppose que dans la peur, l'on reste groupé n'est-ce pas ? Et puis, la nuit commence à tomber, où courrions nous si ce n'est à une cachette proche ?"

    Question rhétorique qui démontra qu'elle avait bien conscience des réflexes qu'ils pourraient avoir, surtout jeune comme eux.
    Alors que les premières gouttes de pluies se faisaient entendre sur le masque du Docteur, résonna et glissant le long de celui-ci, Mélantha commença la chasse, sereine, et au pas et chantonnant. Peu importe si son conjoint la suivait ou non. Il faudrait sûrement accélérer la cadence, si il se mettait à pleuvoir, les traces s'effaceraient tout aussi rapidement.



    Alors qu'elle s'enfonçait dans le bois en sautillant, elle chantonnait, peu importe si cela alertait les enfants, ils seraient trop terrifiés pour bouger de leur place. La pluie, s'intensifiant, tapait sur le feuillage alors que les pas légers de la liche écrasaient les feuilles au sol, craquantes. Un craquement délicieux qu'elle imaginait être les os des petits orphelins. Ainsi, défilant à travers la multitude d'arbres et suivant les traces qui s'estompaient par manque de sang, la liche fit appel à ses ombres, entourant chaque base des chênes, essayant de ressentir la présence des gamins ou de les surprendre et d'entendre des cris.

    Ce fut donc la seconde option, bloqués par des liens sombres, l'un des petits avait gémit. Mélantha suivit la direction du son en changeant son sautillement par une course folle. Accentuant sa chanson d'un air fou et effrayant. Arrivée à l'arbre robuste supposant être la cachette, elle plaqua sa main dessus et regarda les trois petites choses, les yeux écarquillés, un sourire terrifiant sur le visage.

    "On joue à cache cache sans me prévenir ?"

    Le dénommé Lukas, lui, eut l'audace de réagir instantanément en prenant la fuite le plus rapidement possible, motivé par son adrénaline. Alors que la liche attrapait les deux autres chenapans qui se débattaient, elle hurla le nom du petit qui avait déjà disparu à travers les arbres. Les bras encombrés par ces cobayes plutôt lourd, elle avait manqué de rigueur et enrageait de l'avoir laissé filer. Elle s'apprêta à lui courir après en gardant captif les deux sots avec une laisse obscure cependant, sortant de derrière un arbre, le Docteur avait attrapé par le col du petit qui avait prit la fuite. Mélantha soupira de soulagement en voyant que son compère était là pour rattraper la situation.

    "C'est lui qui servira d'exemple. Mon petit préféré."

    Avec ses liens d'ombres, elle attacha l'hybride et le gobelin contre l'arbre. Alors que le Docteur approchait, ramenant le pleurnicheur avec tellement de facilité, Mélantha le rejoignit. Suspendu dans les airs, la tête du gamin sanglotant était à la hauteur de la liche mécontente.

    "J'avais espoir en toi, tu sais. Mais là, tu es relativement décevant."

    Elle reprit le gamin qui ne faisait que pleurer. Le tirant par les cheveux, elle l'amena devant les deux autres qui gémissaient. Ayant pitié de leur semblable.

    "Oh, ne faites pas semblant, vous adoriez le faire souffrir."

    Avant de passer aux choses sérieuses, elle marqua le front de chaque enfant de sa griffe, un trait vertical. Profitant d'avoir le sang de chacun sur ses ongles, elle posa une première malédiction.

    "Expliquons les règles. A chaque fois que vous faites quelque chose de contraignant, s'échapper, pleurer... Je vous trouverais inévitablement et je vous marquerais comme je viens de le faire. Et... A 'chiad rabhadh à chaque fois que je claquerais des doigts,"
    Elle fit un exemple, en s'appliquant. Provocant des gémissements de la part des gamins, se tenant la tête.
    "Vous subirez votre punition. En revanche..."

    Elle marqua une pause le temps de faire une seconde marque sur le front du petit Lukas.

    "A la seconde, dara rabhadh - comme tu as essayé de t'échapper à nouveau, - vous commencerez à avoir le corps qui se nécrose. Vous savez ce que ça veut dire ? C'est pas grave, le petit Lukas est un exemple."

    Elle attrapa les mains du petit aux deux punitions, montrant alors aux camarades ses mains commençant à noircir et à perdre en sensibilité.

    "Voilà, comme ça tout le monde est prévenu. Puis cette pourriture te rongera à la moindre pensée ou au moindre acte qui me déplaît. Je vous laisse deviner la troisième punition."

    Ainsi, elle rétracta ses liens, laissant la liberté aux petits vagabonds. Vérifiant qu'ils avaient bien compris, par le manque d'actions. Ce fut dans le calme que le duo pouvait reprendre leur but principal.


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    Médecine et Tarot [Mélantha] - Page 3 E22a0111
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  • Dim 27 Aoû - 14:03



    La chasse était ouverte. Trois petites âmes innocentes, fuyant un futur qu'elles considéraient comme bien sombre. Pourtant, ces pauvres êtres chétifs ne se rendaient même pas compte des opportunités qui s'offraient à eux. Dans leur orphelinat, ils auraient fini par grandir dans la pauvreté et le mépris, pour ne devenir ensuite que des adultes abominables dont les seules passions résidaient dans la consommation d'alcool et les bordel à l'odeur aussi appétissante qu'un plat avarié. Pire, certains auraient même pu avoir l'idée de se lancer dans la politique afin de gagner la présidence d'une petite circonscription tout en se pensant aussi important que des sénateurs ou maires de grandes cités. Avec le temps, ils se seraient empotés, enrobés de gras et de négligence pour prendre une forme plus proche du porc que de l'humain. Alors que, en rejoignant le laboratoire, ils allaient servir un but plus grand, plus noble. L'obscurité de l'inconscience se ferait peu à peu illuminer de leurs sacrifices et ils apporteraient de part leur sacrifice une lumière étincelante sur la population et la médecine. Mais, comme bien souvent, les êtres vivants s'avéraient trop égoïstes. Trop apeurés face au changement et la douleur. Et comme bien souvent, il me fallait leur forcer un peu la main.

    Mélantha était partie devant, prenant l'initiative dans cette petite partie de chasse tandis que je la suivais, marchant doucement dans une boue de plus en plus meuble en raison des grandes gouttelettes qui commençaient à chuter depuis les cieux. Même sans la voir distinctement, je pus facilement repérer ma compagne à l'aide de ses rires et de ses chants, qui venaient percer l'épaisse végétation de la forêt. Parmi les arbres, j'avançai en réalité comme une sorte de créature étrange. Mes pas étaient relativement lent, mais silencieux et, comme à mon habitude je ne laissais aucun son se répandre inutilement autour de moi. Couplés aux chants de la liche, mes déplacements devenaient ainsi de sombres présages difficiles à distinguer parmi les "plocs" et autres bruit de la forêt et de la pluie. Quand enfin je repérai le groupe d'enfant ainsi que mon assistante, j'écartai un léger sourire sous mes lèvres tandis que l'un des enfants se mettait à courir... Dans ma direction. Le pauvre petit n'avait même pas imaginer que j'étais également présent. Ceci était logique, en vérité, car ils ne m'avaient pas vu depuis leur capture.

    Me décalant subitement de ma position, je vins saisir le jeune "Lukas" à la gorge, le soulevant avec une facilité déconcertante. Gesticulant, le gamin tentait de me donner de petits coups de pieds, comme si cela aurait changé quoique ce soit à sa situation. Afin de le dissuader, et éviter de devoir briser directement les articulations de cette pitoyable engeance, je sorti de ma sacoche une sangsue artificielle. Ancrées dans un tube rigide, une dizaine d'aiguilles particulièrement menaçantes dépassait de la structure pour frotter la peau de pêche du jeune enfant. A l'autre bout du tube, un mécanisme composé d'un piston et d'une tige métallique permettait de venir saisir le raisiné s'échappant du corps marqué par les scarificateurs acérés pour piéger ce dernier dans le reste du tube via une technique de succion. Une fois le prélèvement réalisé, il suffisait de refermer la zone à aiguille à l'aide d'un bouchon en verre ou de directement verser le contenu dans un bocal. Agitant donc doucement la sangsue contre le jeune Lukas, je laissai mon esprit pénétrer le sien, ce qui déclencha chez lui un frisson tout aussi intense que celui provoqué par les lames grattant sa peau.

    * Allons, ne t'en va pas courir comme ça... Tu pourrais tomber sur de mauvaises personnes. J'appuyais doucement la sangsue, tandis que je commençai à marcher vers la position de Mélantha. Et je déteste devoir courir après des esprits récalcitrants. *

    Un léger sanglot s'échappa de la gorge du gamin. Un sanglot étouffé par la main qui retenait sa gorge et le soulevait du sol. Ainsi porté, on pouvait croire que je me baladai avec un sac de viande inanimé et facilement transportable. Si ce n'était pas si éloigné que cela, il fallait bien reconnaître que le sac, lui, n'avait normalement pas besoin d'être intimidé pour rester tranquille. Cependant, la sangsue artificielle sembla suffisamment dissuasive pour que le petit ne tente quoique ce soit d'autre. Rangeant donc cet outil dans ma sacoche, j'étirai un large sourire en apercevant de nouveau la mort vivante tandis que je venais lui livrer le petit fuyard. Puis, intéressé, je restai à ses côtés lorsqu'elle commença sa démonstration. Plus efficace qu'un tatouage à l'encre ou qu'un marquage au fer rouge, ses malédictions s'avéraient particulièrement utiles, surtout dans de telles situations. Les enfants se prirent la tête et gémirent lorsqu'elle prononça ses premiers mots et je pouvais aisément sentir le plaisir qu'elle ressentait en usant autant de son sadisme. Le fuyard, lui, eut le droit à un traitement légèrement différent. Marqué une seconde fois, ses mains commencèrent à se nécroser doucement, provoquant chez les gamins une profonde terreur tandis que lui se voyait mutilé sans pouvoir y faire quoique ce soit.  Quand elle retira enfin les liens qui entravaient les petits, je pointai du doigt la direction d'où ils provenaient tous, tandis que ma voix résonnait dans leur esprit.

    * Au chariot. Retournez dans la caisse et ne tentez plus rien... Ou les marques deviendront le dernier de vos soucis. *

    Ce n'était pas véritablement une menace. Plutôt une promesse. Car en vérité, une fois arrivés au laboratoire, ces pauvres orphelins regretteront probablement de ne pas avoir plus tenter de fuir que cela. Enfin, c'était ce qui était amusant avec les enfants. Leurs esprits étaient perméables. Sensibles aux manipulations les plus aisés et ils étaient bien plus victimes de leurs émotions que les adultes. C'est dans dans de grands sanglots mais un calme relatif que les trois captifs retournèrent sagement à la caisse qui leur était dédiée. Une fois de nouveau à l'intérieur, je vins reposer le couvercle de cette dernière tout en fixant la liche qui m'assistait.

    * Bien joué, tu as été terriblement efficace ma chère. J'aime ça. Allez, reprenons la route. Vu l'heure, nous allons sans doute devoir faire une halte afin d'éviter les soupçons des voyageurs croisant notre route. Saltshire n'est évidemment pas une option alors... Etant donné la position du repère... Je sorti une carte que je déposai sur la caisse, ne me souciant même pas de la pluie qui tombait sur nous et tapotant finalement un point situé entre Courage et les montagnes. Je pense que le plus simple est de marquer un arrêt à Varston. C'est une petite bourgade près du relais sud de Courage. Nous devrions y arriver d'ici une ou deux heures. *

    *
    *  *

    Médecine et Tarot [Mélantha] - Page 3 Osk3qA9


    Sans véritable difficulté, nous arrivâmes effectivement en une bonne heure et demi jusqu'au petit village de Varston. Contrairement à Saltshire, l'ambiance y était ici bien plus rurale et l'on pouvait aisément deviner la nature... Episodique de ses visiteurs. La nuit tombée, son activité déjà minimaliste se retrouvait encore plus limitée. Ici et là, des lanternes dansaient dans l'obscurité, témoins silencieuses de quelques patrouilles de gardes et de badauds naviguant de tavernes en demeures. Parfois, il s'agissait de saoulards. Parfois, il s'agissait de paysans retournant chez eux après avoir fait un peu de zèle vis à vis des champs dont ils s'occupaient. Dans de plus rare cas, en revanche, il pouvait s'agir de voleurs et de membres d'organisations peu recommandables qui profitaient de "l'éloignement" du village pour y asseoir leur autorité. Si tel était le cas, nous n'allions pas tarder à le découvrir.

    Approchant finalement de ce qui ressemblait à une auberge, je fis en sorte de déposer le chariot près du bâtiment tout en attachant les montures, m'emparant de la caisse afin d'éviter qu'un œil curieux ne vienne fouiller dedans. Par mesure de sécurité, d'ailleurs, nous avions de nouveau drogué les enfants avant d'arriver dans le village relais. La caisse était lourde, pénible à saisir, mais je pus cependant la manier sans trop de difficulté. L'avantage d'être habitué à traîner des corps, j'imagine. Quoiqu'il en était, nous entrions donc dans l'auberge qui grouillait d'une activité étonnante. Sur la vingtaine de tables, seulement trois semblaient encore libres. Naturellement, des regards curieux vinrent glisser sur ma compagne et moi tandis que nous nous dirigions naturellement vers l'une des tables. Déposant la caisse pour permettre à la mort vivante d'y déposer ses pieds si elle le souhaitait, je sorti naturellement mon carnet pour griffonner quelque chose dessus. La commande pour la chambre et à boire. Le but n'était naturellement pas de consommer, mais simplement de se montrer le plus "naturel" possible afin de pouvoir engager la conversation sans attirer trop de soupçons. Si nous n'étions là que pour la nuit, il valait mieux s'assurer que la pègre ne courrait pas les rues. Fort heureusement, la réponse à nos questions se manifesta sous les traits d'un homme au ventre bedonnant et à la moustache si épaisse qu'on pouvait la confondre avec un plumeau grisonnant. Se grattant le manteau tandis qu'il venait coincer un chiffon sale derrière sa ceinture, le tenancier grogna tandis que je lui tendais la feuille.

    - V'savez, la lecture c'pas vraiment mon dada. M'enfin. La chambre coute cinq pièces de cuivre. Pour six, vous avez les boissons avec. On est pas r'gardant sur ce que vous transportez. Il fixa la caisse. Tant qu'c'pas dang'reux. Pour l'reste, évitez d'emmerdez les gars d'Birgus. C't'un peu eux qui font l'ordre par ici.

    Un léger sourcil s'arqua sur mon visage. Ainsi, les bandits locaux étaient suffisamment influents pour qu'on avertisse les nouveaux arrivants avant même qu'ils ne posent la question? Ou bien il s'agissait plutôt d'un avertissement à l'égard de la garde qui était un peu trop zélée. La question devait être creusée. Remerciant de la tête le bonhomme tout en lui donnant les pièces demandées, je reportai mon attention sur mon amante afin de prendre la parole.

    * Nous allons déposer la caisse dans la chambre. Si tu le désires, j'aimerai partir enquêter un peu sur ces fameux "gars". Si la pègre a de l'influence ici, il serait préférable que je prenne contact avec elle afin de régler quelques sujets futurs. Par sécurité, je piègerai la porte afin d'éviter qu'un curieux ne vienne voler notre "précieuse cargaison" pendant notre absence. Pour la méthode d'enquête, je n'ai pas de méthode particulière alors nous ferons selon tes envies. *

    Achevant mes mots, je prenais la pinte que le gros tavernier venait nous apporter et la soulevai comme pour le remercier. Lorsqu'il tourna les talons, je versai doucement le contenu de la boisson dans les plantes habillant les murs blanc cassé de l'établissement. Outre mon absence d'envie de gouter à de la bière de basse qualité, cette dernière était peut-être agrémentée de somnifères. Surtout si le village était tenu par des bandits. Ceci fait, je reposai le contenant vide contre la table d'ébène et fixai intensément la femme sadique qui partageait mes passions.

    * On s'y met quand tu veux. *
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  • Dim 27 Aoû - 17:13
    Après que les trois petits cochons soient rentrés sous le toit de bois, la liche regarda ses griffes, vaniteuse, alors que le Docteur exprimait sa satisfaction sur l'efficacité du duo.

    "Je sais que je le suis."

    Puis elle regarda son amant en souriant, pensant bien qu'elle n'était pas la seule à l'être. Elle se mit à rire de ses bêtises avant de repasser aux choses sérieuses. Adossée contre le chariot, elle observa furtivement la carte pour observer la direction qu'ils allaient prendre, puis, sous la pluie battante, ils se mirent en route.

    *

    La pluie avait glissée sur leur manteaux et vêtements, estompant les traces de sang qu'ils avaient accumulés, le reste des traces avaient brunis laissant penser à un mélange de boue et de poussière. Arrivés au village, bien qu'assombris, le temps s'était éclaircis. Plongeant le lugubre hameau dans les lueurs nocturnes de la lune et des réverbères. Lorsque le duo traversa le village, Mélantha dévisagea ces misérables encore plus pitoyable que ceux de Saltshire. Ne dissimulant pas son mépris. L'on la dévisagea également de par son physique atypique, malgré l'état d’ébriété des témoins, il y en avait pour en être encore subjugué. Non pas qu'elle fut mal à l'aise, mais si ils voulaient se faire discret, autant ne pas attirer l'attention bêtement. Au détour d'une ruelle étroite et esseulée, elle se métamorphosa en une silhouette plus agréable. Relativement similaire à son état d'origine, elle avait le teint plus "vivant", de véritables oreilles d'elfes, une chevelure lisse... Bref, une apparence que l'on accorde généralement aux mortels.

    Arrivés à une auberge la moins décrépite de ce minable hameau. Une fois le chariot entreposé et la caisse emportée. Ils s'installèrent à l'une des tables qui était libre, cependant l'emplacement avait beau être accessible, il n'en restait pas moins dégueulasse. Ayant des traces de l'alcool de toutes parts et collantes. De toute façon, on ne pouvait s'attendre à de meilleures conditions dans un endroit pareil. Malgré tout, Mélantha ne s'en plaignait pas, que ce soit le luxe ou la misère, qu'importe, le monde des mortels était répugnant sous tous ses angles.
    Ainsi, la liche s'était installée, plantant son coude en plein dans une flaque de whisky, posant sa tête sur son poing et les jambes s'étalant sur la caisse. Le Docteur quant à lui était toujours aussi droit, aucuns gestes laissés au hasard. Alors que le tavernier marmonnait on ne sait quoi, la liche fixait un gros bonhomme aux sourcils naturellement froncés, à une table plus loin, en face d'elle. Alors qu'elle croisa le regard de celui-ci sans s'en détourner, elle entendit le moustachu parler d'un certain Birgus, apparemment c'était celui qu'elle dévisageait.

    "Bien, alors, donner moi la même chose que lui."

    Elle pointa du doigt celui qu'elle supposait être le Birgus, non sans s'en cacher, appâtant l'attention du brigand colérique. L'aubergiste reparti préparer les commandes puis le Docteur parla enfin. Alors qu'elle se caressait les lèvres de sa main accoudée, en pleine réflexion, elle écoutait le Docteur en acquiesçant. L'idée de devoir enquêter n'avait pas l'air d'être son point fort et cela lui demandait de trouver une solution. Mais elle était relativement créative et ne craignait aucun défi, il lui fallait juste un peu plus de minutie, prendre en exemple son supérieur. Elle revint sur l'instant présent, sortie de sa bulle, lorsque le serveur leur tendit leur boisson. Ainsi ce qu'elle reçut, qui était également la boisson du Birgus était un verre de quarante millilitre d'un alcool relativement fort, sûrement de l'absinthe. La liche amena le verre à son nez, pour sentir la puissance de la liqueur lui piquer le nez. Certes elle n'avait aucun besoin de s'abreuver ou de manger mais l'éthanol pouvait tout de même affecter son système nerveux, pouvant ressentir les effets de l'alcool. C'est donc en cul-sec qu'elle ingurgita sa liqueur tandis que le Docteur, lui, jetait sa boisson sur le côté. La liche claqua violemment le petit verre contre la table pendant alors que son compère avait doucement reposé le récipient.

    "Allons-y."

    Ils amenèrent la caisse à l'étage et ne perdirent pas de temps à rester dans la chambre, qui d'ailleurs, était dans un pire état que celle de Saltshire, ce qui provoqua un fou rire pour l'hystérique. Le Docteur aménagea un piège quelconque de sa créativité scientifique pour sûr, avant qu'ils ne reviennent au rez-de-chaussée. Pour ce qui était du plan de la liche, elle indiqua au Docteur de seulement se tasser dans un coin et de sortir la rejoindre lorsque les hommes sortiraient. Parce qu'évidemment, elle les ferait sortir.

    Ainsi, la belle femme, fine, aux cheveux de jais, s'approchait de la table du petit groupe de brigands. Le Birgus l'avait à l’œil depuis son arrivée, les doigts entrecroisés devant sa bouche et les yeux obscurcis par son air colérique, il dissimulait sa joie de voir arriver une catin. L'elfe posa ses mains sur la table, se penchant un peu se présentant, autant de sa personne que son petit décolleté. Il y avait donc quatre gros bonhommes qui ne la regardait pas dans les yeux, mais plus bas.

    "Messieurs bonsoir. Il semblerait que je vous ai remarqué un peu plus tôt, et il s'avérerait que vous pourriez m'être ut..."

    Elle se fit couper la parole par le chef.

    "Qu'est-ce 'tu veux ?"

    "Marchander."

    "Chui pas marchand."

    La patience de la femme atteignait déjà sa limite, se pinçant les lèvres et tapotant des doigts sur la table. Elle manqua de briser la main de celui qui la baladait sur sa cuisse mais son rôle était plus important à tenir. Elle entra dans le jeu du Birgus, abandonnant toute "bonne manière" de parler.

    "J'ai pas b'soin d'marchand. Juste d'hommes forts et dangereux, ayant de l'autorité et de la puissance."

    "Ah ouais ? Et c'lui qui t'accompagnait, le médecin."

    "... Un client. Trop faible cela dit."

    Le chef n'était pas convaincu par cette réponse, une ride de grimace se souleva au coin de son nez. Mais le dandinement des hanches de la femme happait son sens de la réflexion pour laisser parler ses bas instincts.

    "Mes hommes ne sont pas gratuits."

    "Je sais. On peut s'arranger. Ça peut se faire à quatre, je n'ai pas froid aux yeux."

    Elle zieuta les guignoles immondes, l'un semblait déjà baver. Le chef regarda à tour de rôle ses sous-fifres apparemment emballé par ce contrat.

    "Pour notre échange, il me faudr..."

    "Tu nous le diras après."

    Ça y est, leur verge parlait à leur place. Tant mieux, Mélantha ne voulait pas plus discuter. Elle bouillonnait de leur faire bouffer les dalles humides. En sortant la première, elle jeta un coup d’œil vers le Docteur, cela serait suffisant comme signal. Une fois dehors, la catin menait la marche, se précipitant à la première impasse qu'ils verraient.

    "Non pas là."

    La femme se crispa, le Birgus continuait à avoir des soupçons et voulait se tenir le plus éloigné apparemment. Finalement, tant mieux, plus ils seraient loin, plus ils seraient tranquilles, peu importe qui cela avantageait entre le duo sadique et le groupe de bandits. Ainsi, ce serait à quelques rues qu'ils se feraient casser la figure. Mélantha espéra que le Docteur ne les avait pas perdu de vue, au risque qu'elle doive se les farcir toute seule. Cependant, ce fut à sa plus grande surprise qu'ils n'étaient pas quatre mais huit. Ainsi, c'est pour cela qu'il avait choisit l'endroit précis. La liche serra les dents, si elle devait être seule cela deviendrait compliqué, mais pas impossible. Elle dissimula sa frustration dans son sarcasme.

    "Bah dis donc, c'est pas très honnête tout ça. Je ne m'attendais pas à autant de monde."

    Elle écarta les bras alors qu'elle était entouré par le groupe. Elle annula sa métamorphose, révélant son aspect immonde cadavérique qui avait l'habitude d'en dégoûter plus d'un.

    "Œil pour œil, dent pour dent."

    Elle se mit à rire avant de les surprendre en immobilisant tout le monde de par ses tentacules d'ombres. Hors, cela ne faisait que gagner du temps, ils étaient fort et nombreux, beaucoup se libéreraient assez vite. Mais elle en profita pour s'attaquer à deux premiers gugusses. De sa dague, elle les taillada, l'un, au niveau du visage puis le poussant d'un coup de pied, et l'autre, le perforant de sa dague, lui tordant par la suite le bras. Elle ne put terminer sa prise qu'elle se fit tirer les cheveux par le plus gringalet qui avait extirpé son bras de la prise obscure. Elle profita de son gabarit misérable pour attraper son bras et, en tournant, le balança contre le mur. Elle prit rapidement du recul depuis le groupe qui s'était éparpillé, perdant leur position d'encerclement.
    Elle avait l'habitude d'avoir la situation en main, mais l'agglutinement soudain et le manque d'effectif la mit dans la précipitation, elle ne s'amusait pas, pas encore. Elle sortit son tarot, en tirant une carte. Carte salvatrice qui lui échappa des mains lorsque le chef la plaqua contre le sol, s'étant retiré de ses ombres.

    La liche tomba la tête la première contre le sol. Malgré le fait qu'elle soit désorientée un court instant, elle se débattit en donnant plusieurs coups de dagues et en le perforant de multiples ombres. Mais le gros bourrin était solide et ne broncha presque pas. Elle lui mordit la main lorsqu'il la lui posa sur la bouche pour ne pas qu'elle crie. Oh que non elle ne tenterait pas de crier. Sa colère bouillonnait tellement en elle qu'elle lui arracha le morceau de la main qu'elle avait entre les dents.

    "Mais quel genre de monstre es-tu, hein, salope ?!"

    Dit Birgus en retirant sa main endoloris. En guise de réponse elle lui cracha au visage le morceau de chair. Et telle une insulte, elle sortit son incantation.

    "Dare suathadh rium"

    L'homme la dominant ne comprit pas tout de suite ce qu'elle venait de dire. Puis il sentit que ses jambes le brûlèrent. Il se releva vite de sa proie, tapant sur ses cuisses comme pour éteindre un feu. Mélantha se releva rapidement tel un chat ayant reçu de l'eau sur ses poils. Le Birgus, enragé et ne comprenant pas la situation, s'acharna sur la liche et vint à l'étrangler.

    "Qu'est-ce que tu as fait sale catin ?!"

    Mélantha n'avait rien à faire, souriante elle était spectatrice du colosse qui reculait, regardant ses mains qui le brûler. Moindrement qu'il la touchait, les parties de son corps se nécrosait. Lorsqu'il comprit cela au niveau de ses doigts, le cheminement fut rapide. Concluant que son entrejambe serait à jamais inefficace. La liche éclata de rire lorsque le chef prit conscience de sa situation. Cependant son éclat fut vite rattrapé par la situation dans laquelle elle était, recevant un coup de lame dans son abdomen. La liche se plia en deux en griffant le visage de celui qui lui avait asséné le coup. Elle recula de plusieurs pas, témoin de son impuissance face au membres du groupe qui pouvaient encore tous tenir debout.


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  • Dim 27 Aoû - 22:23

    Quand Mélantha s'était dirigée vers la table des brigands, j'étais resté là, à observer la scène depuis les ombres. Si je ne doutais absolument pas de la réussite de son entreprise ni du jeu qu'elle pouvait prendre, j'étais assez curieux de voir la façon dont allaient se dérouler les événements. Est-ce que les choses allaient dégénérer? Est-ce qu'ils allaient l'emmener à l'étage dans le but d'assouvir leurs envies libidineuses ou bien allaient-ils simplement chercher à lui soutirer de l'argent? Afin de ne pas gêner ma comparse, je la laissai faire silencieusement, continuant ma route comme un client éconduit avant de me métamorphoser en rat. Naviguant entre les planches épaisses de l'auberge, j'avais ainsi une parfaite observation de la situation sans qu'on ne puisse m'observer en retour. Finalement, lorsqu'ils quittèrent tous le bâtiment, je me mis également en route, les pistant depuis l'obscurité.

    Une fois dehors, j'altérais à nouveau ma forme afin de ne pas risquer de tomber sur un chat un peu trop curieux ou bien pour éviter d'éveiller le moindre soupçon. Gardant une distance relativement importante, j'évitai également le moindre risque de détection par un mage senseur. Malheureusement, je ne pus de fait entendre les propos tenus ou les potentielles insultes. Peu m'importait. S'ils la prenaient bel et bien pour une catin, alors ils n'allaient de toutes façons pas leur dire grand chose. Ainsi, j'évoluai à présent sous l'aspect d'un chat, bondissant de caisses en caisses puis de toits en toits. Sous cet aspect de félin au pelage noir, je passais presque totalement inaperçu dans les ombres nocturnes. Quand enfin ils tournèrent pour se rendre dans une ruelle spécifique, je vins me placer au dessus d'eux afin d'observer l'entièreté de ce qui allait se dérouler, découvrant au passage la tromperie des individus et leur nombre. Si j'avais encore des doutes concernant leurs intentions, la révélation que leur fit Mélantha sembla provoquer chez eux une ire particulièrement étonnante. Ils étaient là, furieux, à vouloir visiblement s'en prendre à elle. Tandis qu'elle les immobilisait de ses liens ombreux, je repris ma forme originelle. Et tandis que mon regard se portait vers la scène se déroulant plus bas, je sorti de ma sacoche divers fioles et flacons au liquide verdâtre. Puis, tel un oiseau de mauvaise augure, je me livrai ensuite à l'observation silencieuse du combat en cours.  

    Les premiers coups furent brutaux. Violents. Sadiques. Malgré sa solitude dans ce combat, ma chère assistante marqua énormément de points. De la chair fut tranchée, déchirée, et alors qu'elle se retrouvait légèrement malmenée elle sembla s'en sortir. Tout du moins, jusqu'à ce que le "chef" ne se décide à se jeter sur elle. Dans une lutte physique visiblement pénible, le brigand cherchait à prendre l'avantage, sous les cris motivés de ses sous-fifres. La morte-vivante lutta, frappa. Elle en vint même à arracher visiblement une partie du dextre de son agresseur Puis, elle usa de sa malédiction. Un sourire amusa se dessina sous mon masque alors que je commençai à bouger des toits, cherchant une caisse, un moyen de tomber sans qu'on me remarque et, surtout, sans me blesser inutilement. C'est là que je sentis la terrible douleur à l'abdomen. Par réflexe, une de mes mains vint directement se poser sur l'endroit où Mélantha venait d'être touchée. Il fallait agir.

    *
    *  *

    Au niveau des malfrats, les choses se présentaient plutôt bien. La saloperie réanimée qui avait blessé certains des gars présents se retrouvait blessée et acculée. Un truc visqueux semblait glisser de son torse, mais c'était forcément bon signe. Birgus avait raison, comme d'hab'. On pouvait pas faire confiance à toutes ces salopes. Même pas à maman. A présent, le patron se retrouvait entamé par une sorte de mal étrange et pour plusieurs des coupe-jarrets, les marques allaient rester sacrément longtemps. Mais... Quand elle serait morte, le groupe pourrait bien s'en tirer. Peut-être même devenir des mercenaires officiels de la République! Plus être obligé de taxer les pauvres habitants du village pour s'en tirer au quotidien. Tout en restant là. Une aubaine en or. C'était motivant. Galvanisant. Et même si Birgus semblait vomir ses tripes et que sa peau prenait une teinte étrange, l'idée d'une potentielle récompense était bien supérieure aux inquiétudes présentes plus tôt.

    Ploc

    Le bruit avait été léger. Trop léger pour être directement perçu par les malfrats qui se plaçaient en arc de cercle afin de commencer à se diriger vers la liche pour l'éxécuter. Dans leur tête, seul l'appât du gain comptait. Comme s'ils étaient animés d'un esprit de ruche étrange. Comme si seul leur besoin financier existait. Et comme si les bruits humides qu'ils venaient d'entendre n'étaient pas significatifs.

    PLOC


    Cette fois, le bruit avait été plus intense. Plus fort. Et si les brigands continuaient d'avancer, certains se retournèrent et laissèrent un large cri de terreur et stupeur s'échapper de leur gorge.      

    PLOC


    Les gouttes verdâtres tombaient doucement du corps à moitié fondu de Masva. Etendu dans une pose grotesque, le membre de la bande de Birgus exposait à l'air libre l'entièreté de son intérieur alors que son visage semblait figé dans une expression mêlant douleur et terreur. Mais, ce n'était pas le plus inquiétant. Non. Le plus terrifiant, c'était les autres brigands autour de lui. Quatre hommes. Certains des blessés de la première escarmouche, gisaient sur le sol dans des poses abjects et la plupart présentaient de nombreuses tâches sur leurs corps. La peau s'était nécrosée, avait fondue, et continuait de se décomposer à vitesse beaucoup trop rapide pour que cela ne soit normal. Ici et là, deux corps avaient été transformés par la projection de gouttes acides et si les silhouette étaient vaguement identifiables, les visages, eux, avaient tous fondus. Il ne restait rien de ces hommes, si ce n'est des restes mutilés et tremblants. Autour du cadavre du pauvre Masva, une grande fumée verte flottait dans l'air. Telle une brume nauséabonde, cette dernière était tout aussi annonciatrice de destruction que de mort douloureuse. Et, dans cet épais brouillard verdâtre, se tenait une ombre. Une silhouette abjecte et difforme, qui se tordait en différents angles improbables tandis qu'elle glissait de corps en corps, poignardant ceux qui avaient le malheur d'encore bouger. Comme si elle s'acharnait sur ce qui avait déjà rendu l'âme. Si quelques hommes restèrent concentrés sur la liche, le reste, lui, se retourna pour faire face à cette nouvelle menace. Sur les huit hommes de base, trois venaient de trouver la mort et deux se retournaient à présent vers cet assaillant aux formes étranges. Telle une araignée, ce dernier tapotait de ses membres sur le sol boueux avant de se rapprocher de la limite du gaz étrange. Puis, dans l'air, deux étoiles vertes semblèrent retomber pour s'écraser aux pieds des deux malfrats venus affronter la bête.

    Un cri résonna dans l'air, tandis que l'un des deux guerriers venait de voir son ami fondre sous ses yeux. Quelle horreur, quelle infamie! Le gaz n'avait qu'à peine effleuré ce dernier alors pourquoi? Pourquoi était-il mort en hurlant? La réponse à cette question fut aussi brève que violente. Une lame glissant dans l'obscurité, venant s'enfoncer dans l'aine avant de remonter rapidement le long du ventre du bandit, répandant dans la terre humide sang et boyaux.

    *
    *  *


    Le gaz hallucinogène, et les fioles d'acides avaient fait un travail remarquable. Si les premiers sujets avaient rapidement perdu la vie - ainsi que plusieurs parties vitales de leurs corps - les exposés au gaz avaient montré une réaction étonnante. Pris dans leurs hallucinations, ils n'avaient pas fait attention à mes déplacements et n'avaient, surtout, pas remarqué les seconds jets de produits toxiques. Ni même mon approche. Enfin, celle-ci semblait avoir été remarqué mais, dans la folie provoquée par les vents empoisonnés, ils semblaient avoir perdu toute notion de distance et de réel. D'ailleurs, ma dernière cible n'avait même pas cherché à se défendre lorsque j'avais répandu ses entrailles sur le sol. Pour les autres bandits, j'avais laissé le soin à Mélantha de s'en occuper. En fait, il ne restait à la fin de notre petite sauterie que deux individus. Un, qui avait été aspergé d'acide et que j'avais "stabilisé" et le prétendu chef de la bande. Quand ils furent hors d'état de nuire, j'avais injecté en eux un poison paralysant afin qu'ils n'aient pas la bonne idée de s'enfuir. En vérité, ce n'était que pour me laisser le temps de m'occuper de la plaie de la liche. Ainsi, devant des êtres inquiets et souffrant, j'avais défait le haut de la liche pour venir recoudre la blessure et vérifier que cette dernière n'était ni profonde, ni fatale. Une fois ma tâche réalisée, je l'aidai à remettre son haut dans un sourire amusé, compte tenu des récents événements où les vêtements avaient plutôt pris la course inverse.

    Retournant finalement devant les deux "otages", je vins me placer en face de l'aspergé d'acide tandis que la liche elle se mettait devant le bougre au visage bourru. Mon esprit s'étendit ensuite doucement, touche aussi bien celui de la mort vivante que des deux imbéciles.

    * Bien. Je vais faire très simple. Je peux vous soigner. Ils s'échangèrent un regard rapide, leur tête étant plus ou moins la seule chose qu'ils pouvaient bouger. J'ai dit, je "peux". Pas, "je veux". Pour cela, je vais utiliser votre réseau. *

    Je marquai une courte pause, sortant de mon sac un carnet sur lequel je dessinai un symbole d'une cellule de la Pègre locale. Rien de très puissant, mais suffisant pour me permettre de voir s'ils connaissaient au moins quelque chose. A leurs yeux étonnés, je pus en déduire que oui.

    * Bien, vous n'êtes donc pas totalement étrangers au concept de pègre et de syndicat du crime. Inutile donc de partir en de longues explications. Toi là. Je pointai du doigt le prétendu chef. Tu n'es pas Birgus, pas vrai? Tu te fais passer pour lui afin que les villageois aient une personnalité visible mais tu n'es que la brute épaisse. Le bras droit. Une arme potentielle et un sacrifice utile en cas de descente des autorités. J'ai bon, n'est-ce pas? Il hocha la tête douloureusement. Parfait. Cela fait donc de toi un simple sbire. Personne de très influent dans votre petit groupe. Alors. Voila. J'ai besoin que vous transmettiez une information à votre supérieur, et que vous me disiez où se trouve votre planque. Je suppose qu'elle est ici, dans le village, ou une étable alentour, j'ai bon? Nouveau hochement de tête. Toujours les même techniques. C'est à se demander ce que font les officiers républicains... Enfin bref! Comme je le disais, j'ai besoin de l'emplacement de votre planque. Puis que vous alliez ensuite dire à votre patron que je souhaite le rencontrer. Mentionnez simplement "le Docteur". Soit cela lui dira quelque chose, soit je pourrai construire quelque chose utile pour nous deux. Faites cela, et je vous soignerai. Du mal vous rongeant pour l'un, et du poison déchirant vos muscles pour l'autre. Bien. Je vous écoute. *

    Un court silence, des regards se croisant. De l'impatience chez ma partenaire et moi. Dans un haussement d'épaule, je me retournai finalement comme si j'allais repartir vers on ne sait où.

    * Bien. Tant pis pour vous. *
    - A-attendez! Je laissai un sourire glisser sur mes lèvres, me retournant vers l'homme au visage fondu. Not' planque s'trouve près d'vieux chêne. Dans l'cave à vinasse. Il y a une trappe. Tapez trois fois et répondez "Seul l'or domine les maux". On vous ouvrira.
    - Tais-toi imbécile!
    * Et bien visiblement le molosse a encore de quoi mordre. Vous savez, vous perdez des points. *
    - Débile profond, tu crois que Birgus va réagir comment s'il te voit débarquer en disant que t'as filé l'info sur la planque? Un soupire endolori par la maladie et un poumon perforé. Si vous m'aidez, j'irai lui dire moi même. Au moins, il cherchera pas à vous égorger directement si c'moi qui m'en charge. L'autre là, c'est une balance, alors faites en ce que vous voulez.
    - Quoi? Va-t'faire salope!  Crois pas qu'j'en ai fini! J'suis l'pote de Birgus et des soeurs sakin alors si m'arrive un truc et pas toi pense bien que t'vas te f...
    * Silence. *

    Ma botte venait d'écraser sa gorge. Un geste brutal et violent, martyrisant aussi bien la glotte que le reste du cou. Un bruit étouffé s'échappa de la gorge de ma victime tandis qu'un lot sanguin commença à s'écouler de sa gorge. Le regard se vidant de vie, le malfrat fixa simplement le sol, comprenant que sa fin était arrivée. Me tournant alors vers Mélantha tandis que le chien de garde se pensait en sécurité, j'étirai un large sourire sur mes lèvres pincées.

    * Tout ce que je voulais, c'était la localisation de leur planque. Ils y seront sûrement nombreux mais si tu me laisses le temps de confectionner deux trois choses, nous pourrons nous défendre. Au cas où. Oh et... Je tournai mon bec vers le molosse. J'aimerai que tu le fasses souffrir le plus possible, s'il te plaît. *
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  • Lun 28 Aoû - 2:05
    Malgré le fait de se retrouver acculée par les silhouettes approchantes, Mélantha ne perdait pas espoir et était prête à se battre jusqu'à ce que mort s'en suive. Cependant, au fond de l'impasse, l'on put apercevoir une fumée verte salvatrice. Du moins pour Mélantha. Tandis que certains paniquaient quand d'autres souffraient ce nuage maudit, subissant poisons et acides; la liche, elle, reprenait sa situation en main en profitant de la confusion et de l'effectif s'amenuisant. Gardant ses distances avec le nuage qui prenait une certaine ampleur, ne voulant subir également les effets. La liche se jeta sur celui qui lui avait transpercé l'abdomen, se vengeant en l'attaquant au même endroit à plusieurs reprises, assénant plusieurs coups de dagues avant de l'expulser dans le nuage d'un coup de pied. Elle esquiva de justesse un coup qu'on essayait de lui flanquer, provenant de droite, en s'abaissant furtivement avant de se relever, prenant son élan pour armer son poing jusqu'au nez de son adversaire et, comme pour finaliser son coup, prit sa tête pour lui faire rencontrer son genou qu'elle releva avec force.

    Alors que le gros colosse s'avançait dangereusement de la liche, Mélantha jeta sa dague dans la tête du quatrième adversaire qui la menaçait encore, un peu plus en arrière que le chef. Ainsi, elle serait libérée de tout danger imminent, pouvant se concentrer uniquement sur le Birgus qui d'ailleurs, frappa en premier. L'avantage avec les guerriers assez gros, c'est qu'ils manquaient souvent d'agilité ou de rapidité, la liche pouvait donc aisément le lire. Elle ne fit qu'esquiver, toucher et griffer où elle pouvait, les parties du corps de son assaillant, le marquant par des tâches noircies. A chaque fois, il reculait douloureusement et subissant la malédiction. Il enrageait d'essayer de frapper une gamine qui ne faisait que jouer à chat, n'attaquant même pas. Mélantha, ayant reprit contrôle de la situation ne faisait que rire. Voilà que son adversaire se retrouvait tel un dalmatien, ayant des endroits nécrosés de partout, en échange de quelques coups de poings bien placés. Certes elle n'avait pas pu tout esquiver mais elle se retrouvait en meilleure posture. Elle avait tellement prit ses aises que pour elle, ce n'était qu'un jeu de feintes.

    Lassée de ce petit jeu, finalement Mélantha fit jaillir un lasso d'ombre entourant le cou du colosse et, poussé par des ombres, elle réussit à le faire passer au dessus d'elle, faisant un arque en cloche avant de s'écraser sur les dalles. Sa corpulence le désavantagea, subissant tout le poids de sa chute grasse. Une dernière action qui l'immobilisa. Ce qui laissa le temps au Docteur de le stabiliser en le paralysant, lui et un autre sbire.

    Lorsque la liche aperçut son amant sortir du nuage épais, maîtrisant les derniers, elle eut tout de même un profond soulagement d'avoir eu son aide. Chose qu'elle dissimula, faisant mine d'avoir eu la situation en main depuis le début. Le Docteur prit le temps d'analyser sa plaie, déshabillant son haut comme si de rien n'était. Mélantha eut un sourire vicieux lorsqu'elle rencontra le regard du Docteur après avoir été raccommodée et rhabillée par celui-ci. Mais le moment n'était pas au plaisir, du moins pas le charnel.

    Croisant les bras, se mettant face au colosse. Pendant que le Docteur parlait, Mélantha joua à écraser de son pied, le genou de l'otage, jouissant de la malédiction qui faisait prolonger la nécrose à travers son corps. A chaque fois que le "Birgus" osait sortir, ne serait-ce, qu'une seule phrase, Mélantha lui donna de grands coups de pieds pour... le plaisir. Il devait évidemment répondre au Docteur, mais cela n'empêcha pas la liche de se défouler entre quelques phrases. Lorsque l'interrogatoire fut bouclé, Mélantha observa son amant qui finissait d'achever l'un des otages. Elle se mordit les lèvres, appréciant ses pratiques radicales et le voir se défouler quand il ne s'appliquait pas à faire des gestes si adroits. Lorsqu'il se détourna, donnant une dernière indication, la liche lui répondit tout en regardant droit dans les yeux sa victime.

    "Prends tout ton temps de préparer ce que tu veux. J'ai du temps à rattraper."

    Elle se mit en position accroupi, tenant les genoux de l'être paralysé, répandant sa malédiction au moindre contact.

    "Avant de passer aux choses sérieuses, remettons les pendules à l'heure. Je déteste être prise au dépourvue. Et ton petit guet-apens avec tes petits copains, ça m'a beaucoup frustré. Alors voilà, on va faire un tour de magie. Je suis persuadée que je peux deviner la chose qui t'est le plus désagréable. Vas-y penses-y."

    Les griffes tapotant sur ses genoux, la liche l'insinuait à penser à sa plus grande peur, ses cauchemars. Même si il était déjà effrayé, les mots qui résonnèrent en lui, l'amena tout de même à imaginer ce qu'il craignait, réflexe humain. Hors, pour la sorcière, ce n'était pas un jeu de devinette mais seulement de lecture d'esprit, ainsi, sa réflexion récente ressortie dans les pensées de la liche.

    "Tiens tiens... J'imagine bien... Des petites, pattes, grouillantes."

    Elle lui sourit d'un rictus mauvais, sans même bouger les mains, une multitude de petites araignées s'échappaient de ses paumes, longeant le corps du prisonnier. Avant qu'il ne se mette à hurler de peur, Mélantha lui avait inséré un tissu détrempé qui traînait là. Alors que la ribambelle d'arachnide se baladait sur tous son corps, pénétrant ses orifices du faciès. Mélantha, dans l'écho de son rire mauvais, se changea en une immonde veuve noire, de la taille d'une tarentule. Sur son abdomen, au lieu d'avoir le motif d'un sablier rouge, celui-ci était blanc, rappelant la mèche de la mort-vivante.

    Lente, très lente. La bestiole jouissait de la paralysie du colosse pour se balader à son tour sur ses jambes, remontant son buste, traversant son cou et se baladant sur son visage. Sa malédiction, toujours active, laissait les traces de son cheminement, marqué par la peau noircie. Le malheureux tentait tant bien que mal de hurler ou de secouer la tête, mais les effets du poison s'étendaient de plus en plus. La peur et l'anxiété accélérant le processus. La veuve noire s'arrêta au niveau de son œil, elle leva deux de ses pattes avant comme pour prendre un élan avant de venir mordre l'orbite, immisçant un liquide blanc dans son œil. Un poison certes mortel mais tellement douloureux. Il n'allait pas mourir aussi facilement.

    Puis l'araignée sauta pour se transformer à nouveau en la belle liche qu'était Mélantha. Elle regarda la grosse brute, pleurant de son œil pullulant, les orifices parsemés d'araignées d'ombres, et la peau quasiment nécrosée dans son entièreté. Il faisait peine à voir... Mais c'était tellement peu ! Aller, quoi d'autres ? Autant profiter de son corps qui pourri pour lui en arracher les membres. Si il ne ressentait malheureusement plus la douleur, il se verrait au moins se faire désagréger malgré lui. Quelle torture psychologique. Ainsi, Mélantha lui attrapa les mains et brisa ses doigts tels des morceaux de cendres, elle fit ceci jusqu'au creux de ses coudes. Lentement, observant la peine et l'effroi de sa victime.

    "Finalement... A huit, je n'avais pas froid aux yeux non plus, mine de rien."

    Elle lui parlait tout en désagrégeant son visage, riant de la situation. Lorsque son visage fut désintégré à plus de cinquante pourcent, il ne répondait déjà plus. S'asseyant par terre, Mélantha soupira de soulagement. La tension avait enfin prit fin. Même si elle avait tout bonnement apprécié cette séance, elle n'avait pas soufflé de la pression qu'elle avait eut plus tôt. Elle repensa à l'arrivée du Docteur, et se retourna vers lui pour savoir où en était-il dans ses préparations. Cela avait l'air de grandement avancer. Elle le rejoignit, caressant ses épaules.

    "Où en es-tu ? Tu es paré ?"

    Après un bref dialogue et après confirmation. Le Docteur invita tout même à prendre le temps de se reposer. En effet, même si la liche ne subissait pas le sommeil, l'épuisement des combats n'était pas sans conséquences et, après tout, le Docteur restait un mortel, même s'il n'en possédait que quelques aspects. Ainsi, laissant les cadavres défigurés, le duo rentra à l'auberge.

    La chambre n'avait pas été fouillée, le piège était encore intact et la caisse était toujours là. Les enfants dormant encore dans celle-ci. La liche s'étira et retira directement ses vêtements, non pas pour s'exhiber mais pour observer les nouvelles plaies. Mine de rien, elle tenait à son apparence cadavérique et ne souhaitait pas devenir qu'un amas de chair rassemblé. Ainsi, elle passa du doigt la cicatrice sur son abdomen, fraîchement recousue mais de façon relativement provisoire. Et jeta un œil aux autres hématomes et blessures. Finalement elle ne s'en était pas si mal sortie. Elle laissa le soin au Docteur de la rapiécer et de panser les plaies les plus visibles. Puis profita de ces instants de calme pour se détendre. Assise sur le lit, les bras appuyés en arrière, sur le matelas.

    "Tu sais qui est cette bande alors ? Comment tu as toute cette connaissance ? A quoi nous serviront-ils ceux d'ici ?"

    Apparemment sa folie démesurée semblait s'éteindre avec la fatigue. Regardant calmement le Docteur, faisant ses affaires ou, autre chose. Elle posait ses questions. Ils discutèrent un moment, que ce soit sur les préparations qu'il avait effectué, le plan du lendemain avec la planque ou bien la route à venir, ainsi que le destin des gamins, dormant dans la caisse. Bref, un court topo avant de se reposer, non sans quelques gâteries.

    *

    Au petit matin, le temps était aussi gris que la veille. Mélantha reprit ses airs de folies, requinquée sur tous les aspects et prête à en découdre. Après avoir vérifié l'état des gamins et après avoir réglé la dose de drogue injectée. Ils préparèrent les finalités de leur plan et ne tardèrent à rejoindre les lieux comme indiqué par feu le brigand bavard. Les lieux se trouvaient à l'autre bout du village, un grand chêne surplombant le hameau, il y avait des bâtiments certes, mais peu et délabrés. Il y avait une vieille trappe reliée à une ancienne cave à vin, comme mentionné. Pour une fois que des malotrus n'avaient pas mentis... La liche resta attentive aux indications du Docteur, étant le principal acteur de cette rencontre.


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  • Lun 28 Aoû - 14:24

    Me reculant légèrement, je laissai donc ma sadique assistante commencer son œuvre tandis que, de mon côté, j'entamai la préparation de divers poison et autres gaz nocifs. Rien de sensationnel dans les faits, mais suffisamment violent pour pouvoir perturber et tuer les personnalités les moins prudentes. Puis, une fois que ces derniers furent réalisés, je commençai ensuite à préparer divers mélanges acides et réactifs. De petits explosifs chimiques, instables et particulièrement violent. Ceux-ci seraient réservés aux situations les plus périlleuses, si jamais les choses tournaient mal au niveau du repère. Me servant des suppliques et autres gémissements comme métronome à mes créations, j'étirai un large sourire quand enfin le pauvre chien de garde rendit l'âme. Puis, quand Mélantha s'approcha pour me toucher les épaules, je soulevai doucement une fiole emplit d'un mélange jaune.

    * J'en ai terminé. Vois-vu, cette petite merveille explosera au moindre choc trop violent lorsque l'air viendra se mêler au liquide. Puis, la poudre embrasée viendra ronger les corps de ceux qui seront pris dans les flammes. Une douleur atroce, continue, qui ne s'estompera qu'à la mort. Un sourire. Allons-y. *

    Nous retournâmes alors à l'auberge. Si l'envie de presser le pas et de continuer en direction des membres de la pègre me titillait, il fallait reconnaître que nous avions fait beaucoup de choses et qu'outre le mana commençant à manquer, les corps avaient subis de nombreuses plaies et ecchymoses qu'il fallait laisser reposer. La chambre était... Aussi décevante qu'attendue. Le lit n'était qu'un matelas en paille sur lequel on avait placé des draps à la propreté limitée et le reste de la pièce était au mieux... Austère. Mais, au moins, personne ne viendrait les déranger ici. Une fois que nous fûmes installés, je vins réinstaller le piège précédemment placé contre le mécanisme d'ouverture de la porte. Un piège relativement basique, se servant de cordes et petits appareillages afin de projeter sur l'intrus une multitude de pics empoisonnés. Me retournant pour observer la liche qui retirait ses vêtements et s'admirait dans le miroir relativement terni de la pièce, je laissai mon regard glisser sur ses formes et ses particularités, avant de finalement m'attarder sur la blessure la plus récente.

    * Allonge toi.  *

    L'ordre impérieux, s'il fut prononcé sans véritable préambule, n'était là que pour me permettre d'agir plus facilement sur la plaie. Recoudre la chair avait été rapide et relativement aisé mais étant donné la situation précédente, je n'avais effectué alors que des soins de surface. A présent, il me fallait m'assurer que rien de plus profond n'était présent et que la blessure pourrait se refermer aisément. Utilisant donc mes instruments, je vins écarter légèrement certaines chair et user de ma magie pour tuer toutes bactéries nocives qui auraient profité de la boue, la fange et le sang pour se jeter à l'intérieur du corps de la mort vivante. Une fois le tout "sécurisé", je vins reproduire des coutures plus propres avant d'appliquer un cataplasme à base d'achillée afin de permettre une cicatrisation plus rapide. Tout était fait pour éviter une apparence de "boucherie". D'empêcher des traits de chirurgie grossiers. Puis, enfin, j'appliquais sur la blessure un bandage propre et désinfecté pour entourer le tout et permettre une protection supplémentaire face aux différentes maladies. Pour les hématomes les plus imposants, enfin, j'appliquai sur ces derniers de la pâte de consoude afin de permettre une meilleure disparition de ces derniers.

    Ce travail achevé, je laissai ensuite Mélantha s'asseoir sur le lit tandis que je retournai vers l'unique table de la chambre pour y déposer doucement ma sacoche, y sortant mes outils et commençant à les nettoyer à l'aide d'un chiffon. Ecoutant doucement la liche qui me posait ses questions, je souriais doucement face à cette curiosité soudaine. Déposant la scie à os sur la table, j'attrapai alors la sangsue artificielle, retirant avec soin chaque aiguille pour les nettoyer individuellement, avant de prendre la parole.

    * Je ne connais pas cette bande, spécifiquement. Mes connaissances se limitent aux grandes "maisons" de la pègre agissant dans la région mais je n'ai pas les noms de toutes les petites frappes. Néanmoins, je connais leur fonctionnement. Au cours de mes nombreuses pérégrinations, que ce soit à Melorn, au Reike ou même mes débuts ici, il me fallut user d'un réseau discret pour obtenir les matières premières dont j'avais besoin. Ou certains sujets. La pègre était un moyen efficace d'obtenir ce réseau. Esclaves, enfants, personnalités vouées à disparaître. Drogues... J'ai pu rendre autant de service que j'ai pu en recevoir. A présent, le réseau me sert surtout pour obtenir des informations, et écouler les drogues que je produis afin d'obtenir un fournisseur supplémentaire. Le Sénateur a beau être mon principal mécène, il est toujours bon d'avoir plusieurs cordes à son arc. Et plusieurs personnes prêtes à payer pour mes expériences.  *

    Je m'arrêtai alors de nettoyer mes instruments pour me relever et retirer mon manteau puis mon masque et mon haut. Observant à mon tour mon corps dans le miroir terni, j'analysai chaque cicatrices, brûlures et griffures comme d'autant de témoins silencieuses d'expériences passées. Et une étrange fierté gagna mon esprit quand je vins passer mon doigt sur les plaies infligées par Mélantha puis sur celle se trouvant contre ma hanche. Comme pour mon amante, je commençai à m'appliquer des soins plus intensifs, appliquant onguent, cataplasme et autres pâtes afin de faciliter la cicatrisation de ces plaies. Tout en m'assurant, pour ma part, que ces dernières resteraient visibles même après leur guérison. Des trophées, ancrés sur ma peau traumatisée. Des souvenirs palpables pour un esprit rapiécé qui n'avait même plus conscience de ce qu'il avait pu être.

    * Ce groupe me permettra d'obtenir de nouvelles informations sur les événements à venir dans la région ou dans la République plus globalement. Si leur influence semble se située principalement sur ce pauvre village, le fait que les officiers les laissent tranquille indique qu'il y a un peu plus. Et, au pire, s'ils ne montrent aucun intérêt...  Je marquai une pause, me retournant vers la liche un sourire carnassier sur les lèvres. Nous pourrons tester de nouvelles choses sur leurs corps agonisant.  *

    Ces soins réalisés, je retournai auprès de la table pour y toucher doucement le masque corbin que j'arborai constamment, usant de ma métamorphose pour jouer doucement avec mon propre visage, prenant les traits aviaires du masque pour ouvrir un bec aux gents acérées quelques instants, amusé. Puis, finalement, je revins auprès de ma compagne et du lit, m'allongeant sur ce dernier tandis que je tirai la morte-vivante vers moi alors que mon dos touchait les draps.

    *
    *  *


    Fixant la trappe qui menait à la cave à vin, je repassai doucement dans mon esprit les mots prononcés la veille par les deux imbéciles que nous avions interrogé. Me tournant vers Mélantha, je lui repassai donc mes instructions et les mots à prononcer, étant moi même dans l'incapacité de les réciter correctement. Quand le son de sa voix résonna doucement contre la dite trappe, plusieurs secondes de flottements nous laissèrent relativement dubitatifs. La bande était-elle partie? Soudain, un craquement sourd, puis une voix particulièrement rauque de l'autre côté de la porte nous ordonnant de nous reculer doucement. Par politesse, nous fîmes ce que la voix nous disait de faire et dans un mouvement sourd, cette dernière se souleva subitement pour révéler le visage d'un orc aux traits marqués.

    - Z'êtes qui vous encore? Comment vous connaissez l'mot de passe?
    * De nouveaux partenaires, peut-être. Nous venons voir Birgus.  *

    La brute haussa un sourcil face à l'intrusion mentale qu'elle venait de recevoir. Puis, sans montrer d'autres signes d'inquiétudes, elle renifla bruyamment tandis qu'elle plongeait ses yeux marrons sur nos deux silhouettes.

    - Une minute.

    Puis la trappe se referma, nous laissant seul face à cette dernière. Tournant doucement la tête je fixai Mélantha silencieusement, attendant la suite des événements dans un amusement presque enfantin. Finalement, la trappe se rouvrit brutalement, l'orc nous invitant à le suivre.

    - C'bon, descendez.

    Dans un silence religieux, accompagné au préalable d'un signe de tête volontairement exagéré, notre duo progressa dans ce qui ressemblait à une ancienne cave réaménagée. En vérité, ce long couloir, probablement piégé, servait de vestibule au reste de la planque. Arrivant au bout de ce dernier, l'orc grogna de nouveau tandis qu'il poussait un bouton. Dans un cliquetis inquiétant, le mur sembla se déloger de gonds invisibles, permettant au peau verte de pousser ce dernier, révélant une grande alcôve dans laquelle s'affairaient une dizaine d'hommes.

    - C'par là. Normalement, vous devriez pas louper Birgus.

    Sans dire mot, je commençai donc à avancer, suivi par mon amante dans ce qui s'apparentait grandement à la gueule du loup. Autour de nous, de nombreuses étagères regroupaient alcool de contrebande, bijoux volés et autres biens de recel qui permettait au gang local de s'enrichir. Observant chacun des individus, je cherchai à repérer le fameux chef de la bande quand finalement mes yeux glissèrent sur une figure plutôt atypique.

    Médecine et Tarot [Mélantha] - Page 3 TaxlhkL


    Assis sur un grand trône au cuir rouge, un gobelin griffonnait frénétiquement sur divers parchemins avant de lever son nez crochu pour nous fixer. Ses cheveux gris mi-longs repoussés en arrière et plaqué à l'aide de graisse animal, couplés à sa barbichette lui donnaient l'apparence d'un maquereau au bordel malodorant. Pourtant, on pouvait lire dans ses yeux verts une intelligence certaine. Sur ses grandes oreilles, plusieurs entailles laissaient imaginer un passé de militaire ou de mercenaire. Cessant donc son activité, celui que je devinais être Birgus prit finalement la parole.

    - Alors c'vous qui avez foutu l'bordel avec mes gars hier.

    S'engonçant dans son siège, le gobelin dévisagea Mélantha puis porta son attention sur ma propre personne, arquant un sourcil perplexe en observant tout mon accoutrement.

    - J'sais même pas pourquoi sont allés vous faire chier de prime abord. Mais c'que j'sais, c'que vous les avez buté.

    Autour de nous, le reste des malfrats avaient cessé leurs activités pour venir nous encercler, pointant vers nous différentes arbalètes et autres armes de jet. Si l'inquiétude ne vint pas s'installer dans mon esprit, l'agacement, lui commença à poindre.

    * Nous ne sommes pas là pour nous battre. Mais si tel est votre souhait, je vous promets que le sort de vos amis d'hier vous sera préférable à ce que je compte faire. Je suis là pour marchander.  *
    - Drôle façon de commencer à faire du commerce.
    * Drôle façon d'accueillir de potentiels partenaires. Vos types semblaient avoir envie de recouvrir ma partenaire de leur semence alors même qu'elle n'avait pas prononcé le moindre mot.  *

    Le gobelin dévisagea Mélantha quelques instants, avant de finalement reporter son attention sur moi.

    - Okay bizarre. Enfin. J'sais que mes gars sont un peu... Audacieux. Mais vous les avez quand même tous tués. Et c'était pas beau à voir. Vous imaginez même pas comme c'est chiant de devoir planquer des corps face aux républicains. Pour peu, on pourrait finir par attirer des limiers et là, ça serait vraiment la merde. Alors, j'vais la jouer franc jeu avec vous. J'ai deux options qui se présentent à moi. Soit je vous bute ici. Soit on trouve un arrangement. Et par arrangement, j'entends un service de votre part.
    * Je vous écoute.  *
    - Merveilleux.

    Le gobelin soupira doucement. Visiblement, et malgré sa confiance, ce dernier semblait assez conscient du risque qu'il encourait s'il tentait de s'en prendre à nous. C'était souvent ainsi avec les figures des malfrats et autres brigands. Ils faisaient les durs, ils se montraient impitoyables. Jusqu'à ce qu'ils ne tombent sur une personne encore plus dangereuse qu'ils ne l'étaient. Cependant, ce gobelin semblait avoir de la ressource car malgré son soupir, il n'ordonna pas à ses hommes de baisser leurs armes.

    - Alors voila. Il y a un bordel, situé non loin de la ville. Tenue par une personnalité plutôt... Etrange. Il sortit une carte de la région, pointant du doigt l'emplacement de la maison close. C'est là. Du coup ouais, ce machin est géré par "Marelle la vertueuse". Une ancienne prostituée étant parvenue à se hisser au sommet de son petit jeu interne à force de persévérance, d'efforts physiques notables et de pas mal de jeux de langues. J'vous passe les détails mais, au final, elle s'est retrouvée à aider nos affaires. Du recel pur et simple, et de la vente d'informations. Sauf que, la bonne Marelle, elle a décidé de nous la mettre à l'envers. Il y a deux semaines, elle a vendu certains de nos gars à l'office républicaine. Pour "faire preuve de bonne foi" disait-elle. Sauf qu'en vérité, elle a gardé la marchandise qu'ils transportaient et, une fois les mecs foutus en taule, elle a revendu le tout à une bande qui bosse depuis la forêt. Les "violonistes". Jusque là, c'était un groupe mineur, sans influence. Mais récemment, ils semblent avoir pris la confiance et conquis pas mal de personnalités qui bossaient autrefois pour nous. Allez au bordel, trouvez des infos, butez les violonistes même si ça vous éclate. Faites ça, et on pourra marchander tout ce que vous voulez.
    * Et si on refuse, j'imagine que vous tirez?  *
    - Exactement. Mais j'aimerai éviter, le rouge me va assez mal. Un large sourire s'étira sur son visage, dévoilant des dents aussi blanches que pointues. Marché conclu?
    * Nous allons voir ce qu'on peut faire.  *
    - Parfait. Orga va vous escorter vers le sortie.

    Dans un grognement sourd, l'orc qui nous avait guidé précédemment refit son apparition. Sans rajouter quoique ce soit, je me détournai du gobelin pour suivre l'autre peau-verte en compagnie de Mélantha. Quand enfin nous fûmes sortis de la planque, je laissai mon esprit se mêler à celui de la liche tandis qu'un sourire glissait sur mes lèvres.

    * Ainsi, il semble qu'une lutte de pouvoir a lieu dans la région entre ces deux petits groupes. Plusieurs choix s'offrent à nous ma chère. Nous pouvons aider le groupe de Birgus, aller au bordel et voir ce qu'il s'y passe, obtenir des informations sur ces fameux violonistes. Ou tenter de les trouver dans la foret puis, ensuite, d'aller au bordel. De là, on pourrait tirer notre épingle du jeu. Jouer sur plusieurs tableaux afin de voir qui remporte la partie et sous quelles conditions. Alors dis moi, par où veux-tu qu'on commence?  *  
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  • Mar 29 Aoû - 2:00
    Traversant les couloirs caverneux et passant la porte glissante. Mélantha observa les bêtes curieuses qu'étaient les bandits. Des races de toutes sortes, peu de races communes comme les humains ou les elfes mais surtout orcs, gobelins et tout ce genre de bestioles grouillantes. Elle restait relativement souriante, démontrant une confiance démesurée et presque amusée de se sentir supérieure à eux. Elle eut en guise de réponses que de grimaces et de grognements immondes, ce qui ne manqua pas de la faire rire. Elle ne faisait que suivre le Docteur, comblant le silence de mort qu'il s'imposait.

    Arrivés devant le soi-disant chef, la liche resta bien silencieuse, sachant qu'elle ne parlait que pour provoquer, elle laissa le Docteur discuter avec le gobelin. Les bras croisés, elle surveillait chaque témoin en jonglant son regard sur chaque tête, connaissant chacune de leur positions. Lorsque son amant embellit la rencontre des premiers brigands et que cela créa un malaise chez le gobelin, la liche ne put qu'agrémenter son dégoût en lui faisant un petit coucou en agitant ses doigts et tirant la langue. Elle fit même mine d'être vexée lorsque celui-ci fit part de son dégoût apparent.

    La liche étant peu patiente et beaucoup plus expressive que le Docteur, lorsqu'il eut notion d'arrangement et que son compère acquiesça, Mélantha le regarda avec de gros yeux, les paumes ouvertes comme surprise de ce choix. Elle se contenta de garder le silence, tapant de ses griffes et se montrant plus fermée. Elle n'écouta que peu ce que le minus voulait. Un problème avec des putes et des musiciens, encore des mortels incapables de quoique ce soit par eux-mêmes. Moindrement que le "marché a été conclu". La liche se précipita la première à suivre la sortie. Une fois que le duo atteignit la surface, s'éloignant de la planque, le Docteur, paisible, fit part de son idée ainsi que des enjeux. Cependant, Mélantha n'était pas du même avis.

    "Depuis quand est-ce que je me mêle des petites guéguerres des mortels. Je pensais qu'on allait soit avoir notre partenariat, soit les massacrer."

    Elle énonçait ses faits du bout de ses doigts comme pour souligner qu'elle n'y voyait que deux options.

    "Je ne suis pas une samaritaine qui va aider autrui, pire encore, juste pour des concours de pouvoirs superficiels ! Si on doit faire nos 'preuves' pour ensuite se faire trahir, en plus d'avoir perdu du temps, on se sera foutu de nous, riant bien de notre docilité."

    Elle tapa son doigt sur le torse du Docteur, un air accusateur.

    "Et bordel, je déteste qu'on ait un semblant de contrôle sur moi."

    Elle regarda le Docteur qui restait impassible, les bras croisés, apparemment amusé de ses sautes d'humeur. Voyant qu'il n'avait aucune réaction, elle posa ses mains sur ses hanches. Après tout, tout ce qu'ils avaient fait jusqu'ici était, plus ou moins, principalement pour le Docteur. Dans ce petit instant de silence, n'ayant engendré aucun différent d'opinion, Mélantha revisita sa crise, se pinçant entre les sourcils, faisant glisser ses doigts. Cependant, conclure un marché ne signifiait pas forcément de ne pas verser de sang. Au pire des cas, ils mourraient tous ! Il n'y aurait plus de problèmes. La logique de la liche n'était pas toujours clair pour tout le monde, mais cela avait au moins eut le mérite qu'elle reconsidère ses propos.

    "Bon. Nous avons..."

    Elle joua de nouveau sur ses doigts, énumérant les possibilités et imaginant les scénarios les moins déplaisant et les plus efficaces.

    "La matrone, qui est une traître. Les Musiciens, dans la forêt, en concurrence avec le gobelin là. Et enfin notre Bribus."

    Amenant son doigt à son menton, le tapotant, faisant mine de réfléchir, elle pesa le pour et le contre. Son choix fut relativement rapide. Elle n'allait pas se prendre la tête avec une situation qu'il la désintéressait totalement.

    "Bien ! Si on doit vraiment se casser la tête pour ces guignoles, autant commencer par rencontrer les violons."

    Elle écarta les bras, les faisant retomber, contrainte de devoir avancer sur l'option de plonger dans les affaires des autres. Sans même s'enquérir de savoir la position du Docteur vis à vis de ce choix ou même de son attitude, Mélantha s'empressa de se mettre en route en direction de la forêt qui avait été mentionnée plus tôt.

    *

    La journée était encore jeune, la forêt était assez proche du hameau et "Les Violonistes" ne se terraient pas si profondément dans les bois, restants à l'orée de la frontière entre la vie urbaine et leur planque. Ainsi, Mélantha, toujours motivée par son ennui de ces conflits grotesques, sans même se faire discrète, elle arriva d'un pas pressé aux abords des limites du campement de fortune. Selon elle, ce n'était que de maigres fondations de bois, gardées par quelques gugusses. Les bras écartés pour signaler sa présence passive, elle se présenta. Ne se souciant guère de savoir si le Docteur suivait ou non.

    "C'est bien les violonistes ? Je sais que vous n'avez pas l'habitude de discuter avec une femme, mais il va bien falloir."

    L'un des sous-fifres qui servait de garde, s'avança, une main intimant de ne pas avancer plus loin. Un humain, tout ce qu'il y a de plus banal.

    "Qu'est-ce que t'es toi, qu'est-ce que vous foutez là ?"

    Il jeta un coup d’œil au second garde, s'amusant presque de voir une femelle et ne se souciant que très peu du danger qu'elle pouvait représenter. En revanche, il reprit son air fermé et peu confiant lorsqu'il jeta un œil à l'accompagnant de la donzelle.

    "Je souhaites faire affaire avec Martelle, mais avant j'aimerais savoir à qui est-elle affiliée."

    "C'est Marelle. Fait gaffe quand tu dis son nom, elle respectée Madame."

    "Soit. Je suis passée la voir, elle m'a conseillée de voir... Ehm..."

    La liche fit signe au garde de se rapprocher comme pour lui murmurer à l'oreille, hors, ce n'était qu'une feinte pour pouvoir poser sa main sur lui et ainsi, récupérer le nom du chef de leur bande en lisant dans son esprit. Le garde se pencha, bien que méfiant, et la liche posa le côté de sa main contre sa tempe, comme une enfant murmurant son secret.

    "Archéal."

    Le garde se redressa en fronçant les sourcils. Ne comprenant pas pourquoi la femme tenait à le dire de façon discrète. Il haussa les épaules, balayant son doute. Il hésitait à refuser le duo, mais si ils étaient réellement envoyés par Marelle et que la demande avait été déclinée, son poste serait remit en cause. En soufflant du nez, il donna un coup de tête dans la direction de l'entrée, les invitant à pénétrer.

    Se baladant de manière suivie dans le campement, le Docteur restait fidèle à son silence tandis que Mélantha n'hésita pas à faire des commentaires déplacés.

    "Je me demande pourquoi la mère des putes, avec tout le respect, se lierait avec des bouffeurs d'échardes."

    Elle se justifia cependant, évitant les conflits directs.

    "Je ne demande que la qualité auprès de Marcelle, ça serait décevant de tomber sur des incapables."

    D'autres commentaires et insultes filaient de manière passive agressive, avivant les témoins auditifs et acquérant leur animosité. Elle se tut lorsqu'ils furent emmenés auprès du dénommé Archéal, chef des "musiciens". Toujours aussi confiante et se foutant bien de leur poire de sauvage, la liche se tenait, les mains sur les hanches, prête à prendre ses aises et, pourquoi pas, dans un avenir proche, à leur faire manger le gazon.


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  • Mar 29 Aoû - 14:04
    Lorsque Mélantha laissa échapper sa frustration et sa colère. Je l'écoutai sans sourciller. Buvant ses paroles sans mot dire, je la laissai venir tapoter mon torse tandis qu'elle exprimait sa désapprobation quant à notre situation. Cependant, la liche manquait d'éléments de réflexion et malgré notre intimité, je regrettai que ses pulsions ne prennent le dessus sur le sous-texte présent dans le contrat qui nous reliait à Birgus. Il ne s'agissait pas de rendre bêtement service. Il ne s'agissait pas d'accepter de jouer les bons samaritains pour ensuite tendre bêtement l'autre joue en attendant une claque qui viendrait assurément. Non, il s'agissait de se jouer des intérêts de ces "mortels" justement. J'avais eu toutes les réponses à mes questions concernant l'efficacité et la profondeur du réseau du gobelin. Tout comme j'avais eu rapidement eu vent du fonctionnement de la pègre dans la région. Et, le tout était globalement incroyablement décevant. L'espace d'un instant, l'hésitation de couper la liche dans sa complainte me titilla l'esprit. J'hésitai à lui dire ce que j'avais en tête et mon point de vue sur ce que nous devrions faire. Cependant, je préférai la laisser faire. La laisser se plaindre et accumuler un peu plus de colère. Elle m'en voudrait peut-être pour cela mais... C'était un risque que j'acceptai de prendre. Un risque qui me permettrait de la voir plus tard faire exploser toute cette frustration dans des gerbes de sang vives et nombreuses. Était-ce sadique de ma part de jouer sur l'instabilité émotionnelle de ma propre amante afin d'en dégager une folie plus grande encore? Pas vraiment, si on prenait en compte le fait que c'était dans ces éclats de rage et de violence qu'elle apparaissait sous son meilleur jour. Qu'elle brillait d'une lueur ténébreuse qui lui était propre. D'un charme irrésistible. Cependant, il y avait une composante très importante à mon silence. Un détail qu'il ne fallait pas oublier si on souhaitait comprendre mon chemin de pensée. Voir ainsi Mélantha, m'amusait énormément. J'adorai la voir se mettre dans tous ses états, frustrée, et forcée de se creuser la tête pour comprendre notre situation. Et, surtout, jouer de mon manque de réaction afin d'accentuer toujours un peu plus la chose. Si c'était mesquin, la morte-vivante me le pardonnerait probablement à la nuit tombée. Tout du moins, je ferai en sorte que ce soit le cas.

    Avant de quitter le village pour nous rendre vers les "violonistes", nous fîmes un crochet par l'auberge pour nourrir les enfants drogués. S'ils ne risquaient pas de s'enfuir, assommés par la drogue et la malédiction de Mélantha, il valait mieux faire en sorte qu'ils ne meurent pas d'ici notre retour. Ainsi, de la même manière qu'on s'occupait de chiots apeurés, nous leur donnions de la nourriture commandée officiellement pour "nous" et leur permettions de faire leurs besoins dans le pot de chambre. Puis, une fois ces choses faites, je les replongeai dans un sommeil sans rêve à l'aide de drogue et anesthésiant. Puis, une fois notre tâche réalisée, le chemin vers le repère des autres brigands fut notre prochaine destination.

    *
    * *


    A l'approche du campement des malfrats, je pus constater avec amusement que tout l'ennui qui tiraillait l'esprit et le corps de la liche ne s'était pas dissipée. Avec une attitude qui n'était propre qu'à elle, l'elfe cadavérique se présenta au garde le plus proche, me forçant ainsi à la suivre dans un haussement d'épaules. A ma grande surprise, mon assistante fit preuve d'une grande diplomatie tandis qu'elle jouait de ses mouvements pour nous offrir une "audience" avec le chef des violonistes. Passant mon regard sur les quelques gardes présents, j'analysai rapidement leurs tenues et leurs mouvements. S'ils étaient majoritairement humains et elfiques, les bandits visibles arboraient tous des tenues de cuir clouté ainsi qu'une grande cape aux teintes vert foncé. Un grand demi-masque venait ensuite habiller leur visage tandis qu'au niveau de l'attache de leur cape, une broche orangée était parfaitement visible. Cette dernière, probablement forgée en minerai de Charcolite, représentait un violon dont l'arc permettait la fermeture de l'ensemble. Dans les yeux de ces hommes, on pouvait lire un grand professionnalisme. Ce qui dénotait beaucoup de l'attitude globale des hommes de Birgus la veille. L'armement également notable, les gardes situés en hauteur jouant avec les mécanismes de leurs arbalètes lourdes tandis que dans le campement certains bandits s'affairaient à entretenir leurs rapières et épées courtes. Des déserteurs militaires. Ou bien des mercenaires s'étant tournés vers une voie plus illégale mais surtout plus lucrative. Outre l'ambiance "militariste" du campement boisé, je vins ancrer mon regard sur divers tableaux visibles dans quelques larges tentes. L'image d'une femme, dont le visage n'était pas visible mais dont les formes avaient été dessinés dans un jeu d'ombre et de lumières mettant plusieurs atouts en valeurs. Telle une divinité qu'on vénérait dans un temple de la luxure, cette silhouette revenait souvent et donnait l'impression que plusieurs hommes s'étaient épris de ce que je devinai être la matrone du bordel dont parlait le gobelin plus tôt. Ou alors, cette histoire de trahison criminelle allait plus loin que ce que j'avais pensé de prime abord.

    Finalement, nous fûmes menés jusqu'à la tente du chef de cette petite organisation. Assis sur une chaise en bois verni, celui que l'on nommait Archéal était occupé à entretenir divers instruments de musiques. Comme un artisan de renom, ce dernier venait régler la longueur des cordes de certains objets avant d'ensuite prendre quelques notes qui n'étaient que les prémices d'un long et minutieux entretien. Se râclant la gorge, le bandit qui nous avait conduit jusque là interpella son supérieur avant de nous laisser à lui. Autour de la tente, deux bandits aux armures d'écailles montaient la garde armés de leur épée longue. Relevant donc la tête de son travail, l'humain nous fixa quelques instants, avant de replacer son chapeau plumeux au dessus de ses grands cheveux châtains.

    Médecine et Tarot [Mélantha] - Page 3 TH49aT2


    Habillé d'une barbe Van Dyke travaillée, le visage du bandit n'était pas particulièrement beau, ni particulièrement laid. Adoptant une certaine forme de charisme, les traits d'Archéal démontrait un peu de vécu tandis que ses oreilles se retrouvaient percées de deux anneaux d'argents. Sa chevelure longue, bouclée et châtaigne tombait jusqu'à ses épaules, renforçant ce côté désinvolte que le bougre arborait. En dehors de cela, le chef des violonistes était habillé d'une chemise blanche légèrement entrouverte, de braies noirs en lin et de bottes en cuir de bonne qualité. Attachée à une ceinture traversant son torse, une grande rapière à l'acier brillant dépassait d'un fourreau brodé. Ses deux yeux gris, fatigués mais fiers, s'étaient ancrés sur notre duo improbable.

    - Qu'est-ce que c'est que tout ça encore?

    Se redressant, le brigand analysa longuement Mélantha puis reporta son attention sur moi. Si je devinai une pointe de curiosité dans ses yeux, je pus également discerner beaucoup de méfiance. Et un peu de haine à l'encontre de la liche m'accompagnant.

    - Romuald m'a informé que vous veniez de la part de Marelle? Qu'est-ce qu'elle vous a dit, au juste?
    * Que vous pourriez nous aider à traquer une personne que nous recherchons. *

    Ma voix résonna dans son esprit, tout comme dans celui de Mélantha afin qu'elle puisse suivre l'entièreté de la discussion, et comprendre mes intentions.

    - De... Traquer? Vous êtes qui au juste?
    * Des envoyés de la République. Plus précisément, d'une prison assez... Difficile. Nous avons appris votre existence via les officiers républicains contactés par Marelle. Enfin. Plutôt, nous apprîmes son existence à elle qui nous a ensuite redirigée vers vous. Je levai une main, comme pour le rassurer. Je ne souhaite pas me mêler de vos petites affaires car elles m'importent peu. Celui que je recherche, c'est un dénommé Birgus. Les hommes arrêtés ont craché le morceau sur certaines de ses activités de recel et petit trafic, mais nous soupçonnons autre chose. Et si nous connaissons sa description, les quelques malfrats que nous avons voulu interroger ont été tué avant qu'on puisse leur poser la moindre question. De fait, vous représentiez notre première piste pour la suite. *
    - Et bha putain... Si on m'avait dit que l'Razkaal chercherait à choper ce con... Bon, vous voulez savoir quoi?

    Si je fus étonné d'une coopération aussi rapide, je n'en montrai rien. Après tout, aux vues de leurs semblant de militarisation, il n'était pas impossible que ces hommes soient encore plus ou moins fidèles à la république, malgré leurs affaires illégales.

    * Comment a-t-il fait pour obtenir autant d'influence sur la ville? Et surtout, pourquoi avoir choisi de vous opposer à lui plutôt que de vous associer? Où se trouve sa planque? *
    - Et bien... Il a beaucoup de moyens financiers. Ca suffit à s'acheter la garde déjà. Pour ce qui est du réseau qu'il s'est fait, c'est pas du joli. Meurtres, tortures, enlèvements, viols et chantage. il a semé une véritable vague d'effroi sur la région et a put ainsi asseoir son autorité. C'pour ça que Marelle a commencé à bosser avec lui de base. Pour protéger ses "filles". Des tarifs avantageux en l'échange d'une protection. Le gobelin est malin alors il a accepté. Il s'attendait juste pas à ce qu'on débarque. Et pour ce qui est de notre opposition... Il marqua une pause, soupirant. On est des anciens chasseurs de monstres. On déteste ces trucs là et ce genre de comportement mérite qu'on s'oppose à eux.

    Un mensonge, évident, stupide. Mais qui nous informait au moins sur la nature de ses types, et sur le type d'acier dans lequel la lame d'Archéal avait été forgée. Probablement de l'humanite.

    - On est arrivés avec les gars et on a décidé de reprendre les affaires. On a négocié avec Marelle afin de la convaincre de bosser avec nous. Ainsi, le pouvoir s'est déchiré en trois dirigeants plutôt qu'en un seul centralisé. Au début, on avait même prévu de former un triumvirat. Mais Birgus en a fait qu'à sa tête. Alors on cherche à le faire tomber. Et vu votre présence, ça a l'air de marcher. Si vraiment vous voulez l'avoir, on pourrait trouver un moyen de s'arranger, vous et moi. Un sourire dévoilant deux dents en or. J'aide toujours mes alliés.
    * Nous allons y réfléchir. Laissez moi le temps de voir cela avec ma partenaire. *
    - Naturellement.

    Eloignant donc Mélantha du bougre et nous guidant jusqu'à un buisson plus loin, je connectai de nouveau mon esprit au sien.

    * Toi qui ne voulait pas te mêler des affaires des mortels, tu vas pouvoir assouvir toutes tes pulsions. Je pris ses joues dans mes mains gantées, dans une tendresse aussi exagérée que révélatrice de mes intentions malsaines. Ces veules mentent comme ils respirent et n'ont aucune loyauté mis à part envers l'argent. Ils ne me seront d'aucune utilité et il s'avère que, tout comme pour toi, ils m'ennuient profondément. Même si leur chef semble posséder une arme aux propriétés dangereuse pour toi... J'ancrai mon regard sur celui de mon amante. Ca te dit de tous les tuer? *

    Un large sourire s'était dessiné sur mes lèvres. Les cartes avaient été battues et, malheureusement pour les violonistes, leur main avait été particulièrement pauvre. Pour le reste, nous allions procéder comme le souhaitait Mélantha. La journée suivait son cours tranquillement mais, même si les arbres offraient une belle couverture, il fallait prendre en compte le nombre des bandits et la position surélevée de certains. Enfin... En vérité, peu importait. Si mon amante décidait de les affronter directement, je ne me faisais aucun souci sur nos chances de réussite. Surtout avec ce qui se trouvait dans ma sacoche...
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  • Mer 30 Aoû - 5:26
    Les bras croisés, Mélantha ne suivait pas un seul mot de ce qu'il se disait. En regardant ses griffes ou observant la tente, elle démontrait bien son manque d'intérêt. Elle arrêta son regard sur la multitude de symboles représentant toujours la silhouette d'une femme aux belles formes. Toujours sans visages. Que ce soit des statuettes ou des tableaux, le fameux Archéal semblait détenir une drôle de collection. La liche, curieuse, s'apprêtait à toucher du doigt un des bustes de pierre, sûrement pour le faire tomber, mais le duo devait déjà quitter la tente pour "réfléchir" à la proposition.

    Une fois éloignés, Mélantha croisa les bras de nouveau, attendant que le Docteur déroule son plan suite aux informations recueillies. Mais la liche fut agréablement surprise d'entendre qu'elle allait pouvoir assouvir ses pulsions. Les joues serrées entre les doigts du Docteur, la vicieuse étira un grand sourire, bien qu'écrasées par la prise.

    *

    L'elfe cadavérique déboula à nouveau dans la tente qu'elle avait quitté une dizaine de minutes auparavant. Surpris de cette arrivée si soudaine, le chef des violonistes se redressa comme si il avait craint une attaque.

    "Mais qu'est-ce que..."

    La liche plaqua ses mains sur le bureau, renversant un encrier qui se déversa sur la paperasse de l'homme. Souriante, elle annonça la bonne nouvelle.

    "Nous nous sommes décidés avec mon... Collègue. Et nous pensons que nous pouvons aisément trouver un arrangement en échange de vos informations."

    Elle glissa sur le bureau et dans l'encre, une petite bourse de cuir qu'elle venait de chaparder à l'un des gardes. Faisant mine que c'était la somme que le duo paierait pour l'alliance avec ces abrutis. Archéal la regarda, d'abord immobile et méfiant de cette entité de mauvaise augure. Même si il ne faisait pas confiance au petit chien du Docteur, il avait tout de même l'assurance d'avoir berné l'interlocuteur principal. Toujours la fixant, il glissa sa main pour attraper la bourse, tel un enfant ne voyant que les bonbons dans les mains de l'assassin. Il esquissa un sourire sur le côté, dévoilant l'une de ses dents dorées.

    "Merci bien... Je savais qu'on pouvait..."

    Il n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'une dague, sortie à une vitesse folle, se planta dans sa main. A peine eut-il le temps de subir la douleur que la liche lui plaqua une main sur sa bouche. Grimpant sur la table, la folle rapprocha son visage de sa victime, annonçant sa dangerosité. Alors que le chef tentait de se débattre, une main ancrée et l'autre maintenant le poignet de son assaillante.

    "Erreur ! Moi je ne fais pas d'arrangement."

    Ainsi, elle se jeta sur lui, renversant la chaise et lui faisant subir de multiples supplices en une courte durée. Étranglement, ombres et dague. Sa frustration cumulée se déchaîna dans un premier temps sur ce pauvre homme. Cela avait fait un sacré vacarme sans qu'il n'ait pu réellement crier mais seulement gémir. De ce fait, la liche terminait son meurtre dans de petits rires. Un rire qu'elle dû taire en entendant une personne approcher.

    "N'entrez pas ! Je... Je me masturbe !"

    Immobile, à quatre pattes au dessus du cadavre, la liche venait de prendre l'apparence du défunt, imitant ainsi sa voix et espérant tromper la personne qui s'apprêtait à rentrer.

    "Euh... 'Fin c'pas grave, ça aurait pas été la première fois... Mais la nana..."

    "MÊLE TOI DE TON CUL."

    Il y eut un silence, il était sûrement resté ne sachant pas comment réagir, avant de finalement déguerpir. Mélantha se releva, cachant brièvement le cadavre sous le bureau avant de se dépoussiérer et de s'accaparer le chapeau plumeux du Archéal. Sous cette nouvelle apparence, elle sortie de la tente et se rapprocha d'un garde semblant attendre, sûrement celui qui attendait le chef pour pouvoir le consulter. Ainsi, sous le masque d'Archéal, la liche fit mine de s'essuyer la main sur l'épaule du brigand.

    "Désolé mon ami, c'était urgent. Regroupe tout le monde au centre du campement, je dois faire une grande annonce. Nous avons un nouveau partenariat et j'ai des plans à exposer."

    Puis s'éloigna en direction de ce qui semblait être la zone principale des lieux. Ignorant le dégoût sur le visage du garde qui se montrer dubitatif quant à se mettre au travail, appliquant ce qu'avait demandé son chef. Le campement n'était pas bien grand, le groupe était encore jeune, n'ayant aucun édifice important si ce n'était les tentes ou les tours de surveillances. Mélantha les observa du coin de l’œil pour repérer si son complice s'était chargé du plus pénible. Ainsi, en plein centre du campement, un grand feu de camp éteint et une structure de fortune en forme de violon venait décorer et souligner l'importance de la place.

    Les bras écartés, ayant interpellés ses confrères, Archéal se présenta, parlant d'une voix forte.

    "Mes amis, mes frères. Vous auriez remarqués que nous avons récemment profité d'une ascension considérable depuis que nous nous sommes établis ici."

    Il zieuta les membres qui s'étaient rassemblés, voyant leur visage se crisper, perplexe et peu certain de comprendre tout ce que leur chef disait. Archéal leva les yeux au ciel, furtivement.

    "... J'vous l'avais dit que cette bonne Marcelle était une alliance promet... Bonne ! Une bonne alliance. Et voyez où nous sommes maintenant, à jouir de son aide. Et aujourd'hui, elle nous envoie un nouveau partenariat. Prêts à nous soutenir dans notre lutte contre Bingus ! Ce connard qui ne fait que nous ralentir dans notre prise de pouvoir. Puissants, nos alliés vont être radical pour mettre fin à un conflit des plus barbants !"

    L'orateur tendit son bras devant lui comme pour accueillir de nouveaux arrivants. Laissant tous les écervelés se retourner pour observer les concernés. Y aurait-il une présence ? Probablement pas. Mais le résultat inévitable de leur destin fatal serait certain. Alors qu'ils faisaient dos à leur chef dont ils faisaient aveuglément confiance. Archéal, un sourire vicieux au coin des lèvres, tira une carte d'un paquet de tarot qu'il avait à son ceinturon.

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  • Mer 30 Aoû - 17:37

    Parfois, les choses devenaient tellement simples qu'il était difficile de les expliquer. Par exemple, le fait de vouloir éliminer des bandits se calfeutrant dans les ombres et les feuilles d'une forêt républicaine alors qu'ils semblaient vouer un culte à on ne sait quelle divinité. Ou, de manière plus évidente, cette volonté d'exterminer tout ce qui montrait une capacité de réflexion aussi élevée que celles de diablotins arriérés. Ainsi, le "plan" se mettait doucement en place entre Mélantha et moi même. Une extermination pure et simple, non négociable. Si habituellement je préférai œuvrer par des moyens détournés, il était parfois préférable d'agir de manière plus frontale.

    Ainsi, alors que la liche se dirigeait vers la tente du chef malfrat, je vins grimper le long d'une échelle mal cloutée afin d'atteindre l'une des vigies montant la garde. A peine cette dernière avait-elle eu le temps de m'adresser la parole que déjà ma lame filait dans sa direction. Rappant contre le cuir de son armure, la dague s'enfonça finalement dans la gorge du malandrin. Dans une gerbe de sang se répandant dans l'air comme un flot d'étoiles filantes, l'archer responsable de la surveillance du camp s'écroula sur le sol mollement, accompagné dans sa chute par mes bras soutenant sa carcasse. Retirant ensuite ma lame, je portai mon regard vers le centre du camp où une partie des bandits commençaient à se rassembler devant ce que je devinai être mon assistante. Souriant, je n'attendis cependant pas qu'elle entame son discours pour courir vers la plateforme suivante. Cette fois-ci, je vins trancher l'arrière du genou de ma victime, le faisant trébucher lourdement sur le bois. A peine eut-il le temps de grogner que ma dague s'enfonça à multiple reprises sur sa poitrine, perforant cette dernière dans divers impacts sanglants. Dans un gargarisme paniqué, le brigand chercha à me frapper au crâne sans succès avant de finalement rendre l'âme. Observant rapidement le reste du campement, mes yeux glissèrent sur les autres plateformes de vigie. Attirés par les mots de la morte vivante, les autres archers ne remarquèrent pas de suite la silhouette qui venait d'abattre deux de leurs confrères ainsi que l'arbalète qu'elle tenait dans ses mains.

    Dans un claquement sourd, l'arc projeta le carreau en direction de l'un des tireurs. Lorsque le sifflement s'acheva, le trait était venu se loger dans la gorge du malheureux qui tomba purement et simplement dans une flaque de son propre sang. Puis, un second tir visa cette fois le dernier archer. Si l'impact fut assuré, le trait ne tua pas sur le coup le pauvre malheureux qui laissa un cri de douleur s'échapper de sa gorge. Juste avant de s'effondrer, son crâne transpercé par un nouveau carreau d'arbalète. Les hauteurs étaient à présent nettoyées et la suite allait pouvoir se faire sans trop d'encombre. Descendant de mon perchoir, je regardai amusé le chaos qui vomissait sur le campement, alimenté par une sorte de cerbère ombreux qui venait mordre et déchiqueter les corps des quelques bandits osant l'affronter. Quel délicieux spectacle que de voir des hommes lutter face à quelque chose d'inéluctable. A l'instar des plus grands malades qui trouvaient une force insoupçonnée lors de leurs derniers instants, quelques bandits parvinrent à toucher la bête alors qu'ils espéraient pouvoir la blesser grièvement. Sans succès. Pour ma part, mes mains étaient déjà venues fouiller à l'intérieur de mes sacoches pour en sortir plusieurs fioles de poudre réactive. Les projetant sur les groupes de malfrats qui m'avaient repérés et fonçaient vers moi, c'est dans leurs cris effrayés que je laissai ma magie de métamorphose agir.

    Médecine et Tarot [Mélantha] - Page 3 WO6ULL6


    M'étirant longuement, un léger tremblement traversa mon corps tandis que mes plumes noires vinrent s'étendre vers la hauteur. De mes bras allongés et de mes mains griffues je vins saisir les armes des pauvrets qui avaient trouvé la mort à cause du phosphore. Dans la forêt, seuls les hurlements des mortels massacrés se faisaient entendre. Usant de ma forme et de mon allonge, mes lames glissèrent dans l'air dans un balai mortel. Une danse macabre provoquant autour de moi des tornades sanglantes et des projections de membres découpés. Et, lorsque mes ennemis se faisaient trop nombreux ou trop vifs, mes mains venaient attraper les nombreux produits toxiques que je transportai pour les jeter sur mes adversaires. Feu, sang, poison, ombre et mort. Les violonistes jouaient là leur dernière mélodie dont les voix ensanglantés représentaient un cœur orchestrale splendide. Lâchant finalement les armes que je tenais jusqu'à lors, je me redressai de nouveau alors que quelques brigands me fixaient d'un regard empli de haine et de terreur. Mes nombreux yeux, rouges comme des rubis incandescents s'ancrèrent sur leur position tandis que mon bec s'ouvrait avec une lenteur sadique, révélant des rangées de dents aussi acérées que sanguinolentes. Puis, une longue langue humide glissa sur ces dernières, créant un long filet de bave rougi. Et, enfin, une vague illusoire frappa tout le campement. Le bec toujours ouvert, un long hurlement résonna dans l'air tandis qu'il quittait ma gorge. Parfaite manifestation de tout mon sadisme, ma rage et ma soif de sang, ce grognement aussi strident que désagréable vint s'insinuer dans les esprits des pauvres victimes encore envie tandis que dans leur esprit un épais brouillard noir venait les entourer. Une horreur manifeste, naviguant dans les ombres alors qu'elle se trouvait accompagner d'un terrible cerbères ombreux. Un monstre corbin qui venait prendre leurs misérables vies. Si le peu de bandits restant avaient fait montre jusqu'à lors d'un courage exemplaire, ce dernier se brisa finalement suite à ce tour de passe-passe. Paniqués, ces derniers fuyaient comme des proies stupides qui invitaient ainsi leurs prédateurs à se jeter sur elles.

    Courant entre les arbres, la bête métamorphosée que j'étais attrapa plusieurs malheureux, tranchant leurs gorges dans des gestes rapides ou bien les démembrant à l'aide d'armes improvisées que je récupérai sur mes précédentes victimes. Le but était simple: tuer tout ce qui était encore apte à fuir ou à combattre, et massacrer ensuite ce qui se retrouvait paralysé par la peur. Cependant, mon mana n'était pas infini et il me serait difficile de maintenir cette forme grotesque plus d'une heure aussi, il allait falloir s'assurer qu'aucune âme ne parvienne à survivre à ce délai. Finalement, alors que je vins arracher doucement la tête de ma dernière victime, mes yeux glissèrent de nouveau sur l'abri des violonistes. Il ne restait à présent que sang, fureur et flammes. Mais plus aucune personne en vie, mis à part Mélantha et moi même. Redressant ma silhouette alors que mon regard se porta enfin sur elle, j'ignorai psychologiquement les quelques coups reçus aux jambes, bras et ventre pour focaliser mon attention sur la liche m'accompagnant. Mes bras s'écartèrent doucement, jetant sans vergogne les restes déchiquetés de mes victimes tandis que mon bec s'ouvrait de nouveau dans ce qui pouvait s'apparenter à un rire guttural particulièrement sifflant et dérangeant. Peut-être que, sous cette forme, j'étais au final plus proche de ce que j'étais réellement? Un monstre arborant l'apparence des hommes. Et œuvrant pour une cause plus sanglante et noble que leurs pitreries politiques et lucratives. Fixant donc ma compagne, je vins approcher mes longues mains griffues près de son corps svelte, comme une invitation.

    *
    *  *


    Retrouver le chemin jusqu'au bordel n'avait pas été chose très difficile. Situé en périphérie d'un croisement routier, la bâtisse servant de maison close était aussi visible qu'évidente. En dehors de ses murs de pierres bleutées, de nombreuses filles s'adonnaient à des jeux de séduction sur divers passants dans des gloussements particulièrement agaçants.

    Marchant doucement vers le bâtiment, je repensai encore à de nombreuses choses et, notamment, de la manière dont nous allions procéder avec la morte vivante qui m'accompagnait. Allions nous pouvoir directement rencontrer la matrone? Ou bien allait-il falloir jouer un double jeu afin de nous approcher d'elle pour mieux frapper. Nous avions avec nous quelques avantages remarquables comme les noms de Birgus et le chef des violonistes mais je doutai très franchement de l'efficacité potentielle d'une couverture officieuse de limiers du razkaal cherchant à arrêter quelqu'un. Non, cette fois, il allait probablement devoir tricher un peu. Tout du moins, au début. L'entrée dans le bordel ne fut également pas des plus compliquée. Le garde située à l'entrée, plus occupé à reluquer les formes apparentes des filles qu'il devait protéger ne remarqua même pas notre duo. Son cerveau lisse, probablement peu alimenté en sang n'était concentré que sur les potentiels plaisirs de la chair qu'il pourrait se procurer à la fin de son service. Pitoyable, en plus d'être immonde. Ce n'était ni un homme, ni même un être sentient. Seulement une créature. Un golem de chair et de foutre dont le seul but résidait dans le fait de se vider dans le sexe opposé. Clairement, nous étions là au cœur de la vertu, où la sexualité semblait être le seul moyen d'exister et de vivre. Un voile aussi visqueux qu'abject qu'il nous fallait pourtant traverser pour parvenir jusqu'à notre cible.

    Une fois à l'intérieur, nous pûmes "savourer" l'exécrable odeur d'opium et d'huiles essentielles entremêlées qui flottait dans l'air. Un mélange olfactif désagréable qui, bien que filtrer par mon masque, me donnait l'impression de sentir une pitoyable tentative d'ivresse. Des moyens de séduction basiques, enfantins, dont l'essence même de la réussite reposait sur l'ignorance des potentiels clients ainsi que de leurs appétits non comblés. Venant nous asseoir dans un grand fauteuil rouge, j'invitai ma compagne à venir se placer sur moi afin de renforcer l'image exagérée d'un couple potentiellement libertin venu satisfaire leurs plus bas instincts. Assez vite, une femme plus propre que les autres s'approcha de nous avant de nous saluer.

    Médecine et Tarot [Mélantha] - Page 3 S6tFrmd


    Ses traits de visages, incroyablement simplistes mais également "masculins" révélaient une personnalité aussi froide que calculatrice. De plus, ses yeux portaient en eux un vice plus profond encore que les gorges des filles travaillant sous ces tuiles bleutées. Je comprenais, à présent, pourquoi la plupart des tableaux que nous avions observé dans le camp des violonistes masquaient le visage de celle qui se faisait appeler la vertueuse. Même au travers de sa grande robe de soie, ses formes plantureuses se détachaient du reste des filles de joie et l'on pouvait également deviner les quelques tatouages audacieux qui avaient été réalisés. Se penchant légèrement vers notre duo, ce qui se révéla donc être la tenancière des lieux se présenta finalement à nous.  

    - Bienvenue dans mon boudoir. Dans ce lieu de plaisir, de luxure et de débauche que l'on nomme "la vertu du juste". Je me nomme Marelle, je suis votre humble servante le temps de votre.... Visite chez nous. C'est la première fois que je croise des personnes à l'apparence si... Unique. Peut-être désirez-vous que je vous explique comment nous fonctionnons?
    * Je l'aimerai. Oui. *

    Ses yeux tremblèrent légèrement lorsque ma voix résonna dans son esprit. Si elle fut perturbée l'espace d'un instant, la matrone sembla assimiler ma télépathie à un moyen de préserver mon identité. Après tout, il ne devait pas être si rare que ça pour des nobles locaux de venir masquer afin de protéger leur réputation tandis qu'ils se rendaient dans un bordel dans le but d'assouvir leur besoins.

    - Vous pouvez choisir une fille que vous avez remarqué et procéder au paiement au comptoir, juste là bas. Sinon, nous proposons un service plus... Intense. Notamment pour les couples comme le votre. En ce cas, il faudra payer de la même manière une somme plus élevée, environ cinq pièces d'argent, avant de monter à l'étage et de voir notre florilège plus... Coloré. Enfin, sachez que toutes les personnes travaillant ici sont achetables. Elle insista sur ce dernier mot, venant déposer doucement une main sur ma cuisse dans un sourire entendu qu'elle rendit également à Mélantha. Seulement, le prix peut y être plus élevé mais l'investissement vaut le coup, croyez moi. Enfin... Elle se redressa, s'éloignant légèrement tandis qu'elle faisait flotter ses cheveux d'une manière exagérée et que l'air s'emplissait d'une vague étrange, séductrice presque. C'est à vous de voir ce que vous désirez louer...

    Mon attention vrilla légèrement, perturbé par l'étrange aura qui venait de glisser sur mon esprit. Comme une étrange tentative de séduction, échouée face à ma personnalité malade mais qui eut bien lieu. Ainsi, c'était comme cela qu'elle procédait? Séduisant les hommes en visite afin de leur soutirer plus d'argent. Le procédé était sur le papier horrible, mais il était intelligent. Aussi, je ne pus que respecter cela. Même si me concernant, ce fut un échec cuisant. Passant doucement mes doigts contre la nuque de la liche m'accompagnant, ma voix résonna dans son esprit.

    * Si nous parvenons à l'isoler, nous pourrons lui faire avouer tout ce que nous désirons. En fait, nous pourrions même en profiter pour la torturer un peu au passage. Mais idéalement, il faudrait faire croire que tout cela fait partie d'un jeu pour les gardes et autres filles. La zone possède trop de voyageurs pour prendre le risque de se mettre tout le monde à dos. Seulement... Je te l'ai déjà proposé et je réitère face à elle... Tu veux la tuer? Si c'est le cas, trouvons juste un moyen de la questionner puis elle sera tout à toi. Vois cela comme un jouet que je t'offre. Et en prime, tu pourras même le casser celui-là. *

    Un ton désinvolte et amusé, taquin presque. Car après tout, les seules pulsions que ces lieux éveillaient chez nous étaient aussi sanguines que dysfonctionnelles.
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