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    Noble de La République
    Noble de La République
    Azura Aiwenor
    Azura Aiwenor
    Messages : 160
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    Info personnage
    Race: Lumina
    Vocation: Mage soutien
    Alignement: Loyal-Bon
    Rang:
    qui suis-je ?:
    https://www.rp-cendres.com/t1881-azura-vir-gaia-braelohn-jidmasdottir-aiwenor-termine
  • Ven 26 Avr 2024 - 18:59
    Catharsis - Page 2 F8ba2110






    Autant dire que Zelevas avait bien eut de la chance de ne pas tomber face à quelqu'un de difficile, culinairement parlant. Azura appréciait à peu près tout, et comme elle l'avait si bien dit, peu importe le repas partagé avec une personne qu'elle appréciait autant que Zelevas était un dîner des plus agréables. De surcroit, avec un plat préparé par son hôte à qui il fallait faire honneur, et il se trouvait que la lumina appréciait réellement ce que lui servis le vieux sénateur, accédant à des mélanges de saveurs qu'elle devait reconnaitre comme étant atypiques voir uniques, n'y aillant jamais gouté en deux siècles d'existence.

    Tout en dégustant le bouillon en faisant attention de ne point se brûler, la consule ne quittait pas de son regard cendré son interlocuteur, alors qu'il se confiait à elle à propos de son passé. Il abordait vraisemblablement un récit qu'il n'avait pas l'habitude de conter, car il cherchait ses mots pour décrire des souvenirs plus ou oins floutés par l'âge. Etonnement, la capacité mémorielle d'une Être ne dépendait pas systématiquement de sa race, mais plus de l'espérance de vie de celui-ci. La Lumina, bien qu'ayant vécue de fois plus de temps en ce monde que Zelevas, elle avait comparativement une mémoire plus précise de tout ce qu'elle avait vécue, alors qu'elle avait une expérience bien supérieure. Or, elle se souvenait assez facilement d'évènements survenus cent-cinquante ans plus tôt, voir deux-cent ans, ayant bien en mémoire sa rencontre avec son premier mari, Gillian Braelohn-Jidmasdottir. Et ce, parce que comparativement à son espérance de vie, elle n'était qu'à un dixième de son existence potentielle. C'était comme si elle avait dans les dix-ans, si elle était humaine, donc en pleine capacité de sa mémoire. Zelevas, en revanche, approchait inéluctablement de la fin de vie, ce qui, par conséquent, entrainait une limitation voir une dégradation de sa capacité mémorielle.

    Ceci étant dit, ce récit n'est point une traité scientifique sur la mémoire selon les races et l'espérance de vie, mais bien à propos d'une relation toute particulière qui se renforçait peu à peu entre Azura vir Gaïa Braelohn-Jidmasdottir Aiwenor et Zelevas d'Elusie Fraternitas. Ce dernier en arrivait justement à la fin de son monologue, ayant balayé une partie de ce qui faisait son personnage, ayant abordé sa famille, sa formation, et enfin sa vocation, en passant par ses espoirs. Azura avait sourit et opiné du chef en fonction de ce que lui racontait le vieil homme, ne manquant pas un bout de ses paroles affectées. Elle sentait dans son timbre de voix quelque chose d'authentique qu'elle appréciait.

    - C'est bien aimable de votre part, Zel, je vous en remercierait jamais assez. De m'accueillir ici, je veux dire. Ajouta-t-elle avec empressement. Je dois dire que votre demeure, bien que trop grande pour moi, devait être merveilleuse à son apogée, lorsqu'elle regorgeait de vie. Que vous m'y aillez convié me touche beaucoup en plus de me remonter le moral, moi qui ai perdu mon logis, emporté dans les flammes qui ont ravagé le sud de Liberty. Voulant rassurer le vieillard, elle continua. Par chance, je ne suis pas quelqu'un qu'on puisse qualifier de matérialiste, je n'ai rien perdu d'important, si ce n'est un énième logis. Mais comme vous le dites, le travail n'est pas terminé, et il va falloir s'atteler à rebâtir Liberty et sa région dans les mois et années à venir. Je ne sais pas encore quel rôle nous aurons dans le processus, mais ce qui est sur c'est que nous y investirons toute notre énergie. Et nous ne serons pas les seuls, ensemble, on parviendra à se relever, encore une fois. Sa voix ne vacilla pas une seconde, bien que son regard se perdit dans son assiette.





    Les inspirations d'Azura
    • Giselle (Enchanted)
    • Amelie Poulain (Le Fabuleux Destin)
    • Margaery Tyrell (Game of Thrones)
    • Mantis (Guardians of the Galaxy)
    • Sam Gamgee (Lord of the Rings)
    • Jaskier (The Witcher)
    Noble de La République
    Noble de La République
    Zelevas E. Fraternitas
    Zelevas E. Fraternitas
    Messages : 265
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    Info personnage
    Race: Humain
    Vocation: Mage noir
    Alignement: Loyal mauvais
    Rang: B - Directeur de la Comptabilité
    qui suis-je ?:
    https://www.rp-cendres.com/t1873-zelevas-d-elusie-fraternitas-la-poigne-de-mithril-terminehttps://www.rp-cendres.com/t3139-liens-de-zelevas-e-fraternitas#27228
  • Lun 29 Avr 2024 - 0:39


    Le remerciement sincère d’Aiwenor provoque sur le visage marqué du vieillard un sourire empreint de tristesse. La conversation était subitement devenue un peu plus lourde et il s’était étalé avec assez peu de retenue sur certains aspects de sa vie, Zelevas redoute cependant d’alourdir l’atmosphère plus que de raison, en effaçant la convivialité qui règne pourtant entre les deux politiciens. Il décide donc d’observer un temps de silence approbateur en hochant la tête, il acquiesce aux dires de la Consule lorsque celle-ci commence à parler un peu plus travail en mentionnant l’avenir proche qui les attends, et il ne peut qu’agréer à son sentiment: entre la reconstruction de Liberty, la réhabilitation des circonscriptions aux alentours de la capitale et la guérison de l’économie républicaine, les tâches futures s’annoncent colossales. Qui d’autres qu’eux cependant pour s’y atteler? Le d’Élusie se doute que le Conseil Constitutionnel procèdera à des élections dans les semaines à venir, reste à savoir si lui-même sera encore là pour y participer ou non… le visage de Soren et le regard que l’ange lui avait accordé du haut de l’estrade à la cérémonie de commémoration lui revient en tête, et un frisson glacial traverse subrepticement son dos. Il n’a pour l’instant aucune idée de l’avancée de l’enquête, mais il sait qu’en tant qu’un des principaux témoins et par conséquent suspect, le Goldheart et ses inquisiteurs finiront bien par toquer à sa porte pour l’interroger. À ce moment là, que décidera le Conseil? Il n’y a déjà pas de candidat Conservateur à cause du caprice de l’ex-Présidente qui a fait annuler les courses de son propre Courant, si en plus de ça le candidat Réformateur venait à tomber suite à une injonction judiciaire alors… Siegfried Fallensword serait son remplaçant sur la liste électorale, mais le Conseil pourrait très bien décider qu’en ce cas de figure l’intégrité des élections présidentielles est insuffisante pour assurer la bonne représentation du peuple. Y allait-il avoir de nouvelles primaires? Peut-être. Possible. D’aussi lointain soient ses cours de droit et plus particulièrement d’histoire juridique, Zelevas ne parvient pas à se souvenir d’une élection ayant été aussi instable que celle-ci. Enfin, les pensées du Candidat Réformateur tournent en rond au même titre que sa cuillère dans son assiette maintenant vide.

    S’apercevant que la Consule a également terminé son repas, l’hôte adresse donc à son invitée un sourire cette fois un peu plus gai:

    ”Vous avez raison.” Il achève son propre verre et place les couverts dans l’assiette avant de se lever péniblement. ”Je compte… profiter de ces quelques jours de battement forcés pour prendre un peu de repos, ce n’est pas le travail qui va nous manquer dès que le Conseil délibérera. Je vais vous montrer votre chambre pour que vous puissiez en faire de même, vous devez peut-être être fatiguée du voyage.”

    Les débarrassant alors promptement, Zelevas se posta ensuite dans le cadre de la porte de la cuisine pour désigner d’une main ouverte et d’un bras tendu l’escalier du vestibule. Faisant passer Azura devant, il lui emboîta le pas et ils gravirent ainsi les marches menant au premier palier, les appartement de la Famille. La différence du palier et des couloirs comparés au salon et à la cuisine se faisait beaucoup plus flagrante, ici nul artifice pour maquiller les revêtements tachés par la poussière et délavés par le soleil, certains meubles sont toujours aussi couverts de poussière que le reste des étages supérieurs et les vases vides font piètre allure sur les guéridons. Point fort du vieux tapis au sol, c’est qu’il ne glisse pas, maintenu en place depuis plusieurs décennies sans que quiconque ne vienne le déranger il avait fermement accroché le parquet. Des rectangles plus clairs trahissent à interval réguliers des tableaux que Zelevas avait fait décrocher il y a des années pour des raisons obscures, et le vieux Sénateur avance d’un pas tranquille dans le couloir en passant devant les portes au vernis attaqué.

    ”Celle-ci.” fait-il en posant une main sur la poignée d’une des portes avant de la pousser délicatement. ”Je ne me souviens honnêtement plus de son nom, mais elle est juste au dessus du salon et orientée plein sud.”

    De la même manière qu’ils avaient réhabilité les quelques pièces au rez-de-chaussée pour que le Manoir paraisse salubre, la chambre avait subit une belle transformation avant l’arrivée de la Consule qui devait y dormir, le matelas impossible à laver en un temps si court avait tout de même profité d’un savonnage rapide et d’un coup de senteurs florales, l’alèse remplacée camoufle l’odeur de renfermé qui baignait auparavant dans la pièce pour laisser un doux parfum fumé grâce aux encens brûlés. Les tapis avaient été retournés pour éviter de montrer leur dessus encrassés et un grand coup de propre fait ressortir les meubles en bois certes abîmés mais toujours d’aplombs.

    ”Il… il doit rester des effets dans l’armoire je crois, pour femme. Il y a une salle d’eau également de l’autre côté de la pièce.” Les vêtements étaient ceux de sa défunte mère et n’avaient pas dû voir le jour depuis une vingtaine d’année, mais il avait pris soin d’en laver quelques uns au cas où. Joignant ensuite le geste à la parole pour montrer les bains à la Consule, il entra dans la chambre, contourna le lit et ouvrit la porte correspondante pour découvrir une salle carrelée. ”Il y a normalement de quoi faire, j’ai remis des charbons hier, vous avez des savons, des huiles, l’eau se tire ici, je vous conseille de la faire couler un petit peu d’abord, et pour le feu je vous fais confiance.”

    Il se retourna ensuite vers la Lumina pour la laisser tranquillement appréhender ses quartiers.

    ”Je vous laisse prendre vos aises, il commence à se faire tard et je vais moi-même aller me coucher, je vous souhaites une excellente nuit Azura…” et pendant qu’il lui fit une bise en la prenant par les épaules, il ajouta, ”Reposez-vous bien.”

    Il laissa la Lumina et sorti de la pièce pour laisser à son invité l’intimité qui lui revenait pour se coucher. Parcourant lentement le couloir en sens inverse pour redescendre, Zelevas souffla un long soupir en se massant les tempes, c’était un des premiers moments de détente dont il avait pu profiter depuis… suffisamment longtemps pour qu’il ne puisse pas s’en souvenir. Pas d’arrière pensée, pas de calcul, pas d’intérêt particulier couvert par ses actions. Il sent une légèreté inhabituelle à cette soirée qui ne tarde pas à être étouffée par ses pensées parasites, les épées de damoclès qui planent au dessus de lui font poindre leurs ombres menaçantes quelques secondes à peine après qu’il se retrouve de nouveau seul. Accédant à la porte du fond du couloir, il pose une main sur sa poignée et entrouvre légèrement la porte, la fenêtre laissée ouverte pour aérer la pièce risque de claquer s’il entrait trop rapidement, et il commence à retirer chemise et pantalon une fois les croisillons refermés.

    Si le sommeil se fait initialement désirer, Zelevas parvient enfin à trouver les bras de Morphée pour se rendre compte une fois dans ses rêves qu’il est en terrain hostile, la nuit agitée n’est nullement reposante et il alterne entre conscience vague, réveil indéfini, retour dans les limbes et sueurs froides. Sa couette fini par voler en arc de cercle alors qu’il la rabat et enfile ses pantoufles avec dépit, assis sur le bord de son lit, les cheveux en bataille ordinairement rabattus en arrière qui tombent maintenant sur les côtés de son visage, la peau luisante de transpiration, le d’Élusie passe une main sur son visage et tatonne dans le noir à la recherche d’une allumette. Faisant naître une petite flamme au bougeoir à main, il se relève à contre-coeur pour sortir de sa chambre, il passe devant la porte de la Consule en s’arrêtant un instant devant, ses yeux grisonnants dans la pénombre portés sur le bois, il semble réfléchir un bref moment alors que son esprit est en réalité simplement absent, machinal, esclave de ses anxiétés qui reviennent au galop. Le Sénateur descend doucement les marches des escaliers et arrive dans le salon où il cherche à la lueur des braises mourantes le tabac et la pipe qu’il emporte partout.

    La nuit glacée de l’hiver le saisit abruptement mais la morsure du vent froid contre sa peau, frêlement couverte par sa chemise de nuit, semble lui faire du bien. Au milieu des angoisses qui lui montent de plus en plus à la gorge, Zelevas accueille le zéphyr comme une ancre à la réalité qui l’aide à ne pas s’abandonner. Juste devant les grandes marches de la porte d’entrée, assis sur une des chaises de la table qui trône sur la plateforme de l’esplanade, il s’échine à tenter d’allumer sa pipe sans grand succès. Ses doigts fatigués ou encore un peu trop engourdis peinent à embraser une allumette… il sent la panique monter, il la sent. Il sent cette respiration qui s’accélère alors que sa poitrine se resserre dans une contradiction étouffante, il sent sa tête s’alléger et son équilibre devenir sensiblement plus fragile alors qu’il est toujours assis, il sent… la troisième allumette se briser. Frustré, le Sénateur repose la boîte de phosphore sur la table et regarde ses mains en tendant bien les doigts. Tremblants.

    ”F’s ch’er.” marmonne-t’il avec la pipe entre les dents.

    Ces mains chevrotantes sont un symbole fort dans son esprit, ces mêmes mains qui ont incarcéré les criminels, abattu les marteaux des verdicts, signé des documents, tué Mirelda, il revoit soudainement la scène se rejouer devant ses yeux, les Cents Dorés qui quittent la pièce avec précipitation, le coupe-papier, sa manche, Mirelda qui l’insulte une fois de plus, Mortifère au sol qui se contorsionne, le doigt, le sang, Koraki, la tête, plus de sang…
    Il laisse s’échapper une exclamation à haute voix alors qu’il a l’impression de manquer d’air, comme si le vent mordant de l’hiver n’était pas assez pour ses poumons insatiables, il agrippe fermement sa pipe en passant la chambre entre l’index et le majeur, ses phalanges blanchies par le froid deviennent encore plus pâles quand il les resserre autour du floc presqu’à en briser l’outil.

    D’un seul coup, un fin crépitement électrique se fait entendre, et le tabac tassé dans l’objet s’embrase dans une fine volute avant de rougeoyer doucement jusqu’à devenir cendres. Ses mains ne tremblent plus. Il inspire calmement, levant les yeux vers les noirceurs indéchiffrables de la nuit. Zelevas tire une première bouffée de sa pipe avant de souffler la fumée, la laissant se perdre dans les incertitudes nocturnes de ce tableau de mortelle quiétude. Visiblement seul sur la terrasse, le vieillard ne détourne pas son regard de l’horizon tandis qu’il marmonne absentément:

    ”Dum vivo, et hodie vivo.”

    La deuxième partie de la nuit lui fut bien plus agréable que la première, et en se réveillant au matin, il s’attarda un peu sur quelques lectures récréatives avant de se pencher sur la préparation d’un petit-déjeuner, mais lorsqu’il entendit les marches des escaliers protester dans des grincements plaintifs il su que son invitée s’était également extirpée de sa propre chambre. Il profita ainsi un peu plus de la compagnie d’Azura à travers la journée, s'adonnant à des activités diverses de bricoles ou d'art entrecoupées de discussions légères, mais il finit par devoir momentanément s'absenter pour aller chercher quelque chose dans le salon. S'il a dit à la Consule qu'il revenait dans quelques instants, il n'avait pas menti, et pourtant il en serait autrement.
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