DiscordDiscord  
  • AccueilAccueil  
  • CalendrierCalendrier  
  • FAQFAQ  
  • RechercherRechercher  
  • MembresMembres  
  • GroupesGroupes  
  • S'enregistrerS'enregistrer  
  • ConnexionConnexion  
  • bienvenue
    ×
    navigation rapide
    lore
    général
    systèmes
    jeu

    menu
    Top-sites
    Votez!
    top sitetop sitetop sitetop site

    Derniers messages

    Avatar du membre du mois
    Membre du mois
    Siame

    Prédéfinis

    PrédéfiniPrédéfiniPrédéfini
    [Challenge] Le festin des loups - Page 2 JvNj4PH
    Gazette des cendres
    Été 2024
    Lire le journal
    #7
    RP coup de coeurCoeur

    RP coup de coeur

    Le Coeur de Melorn
    Derniers sujets
    Démoniaques philosophies [Savoir]Aujourd'hui à 2:44Savoir
    RPS REPUBLICAINS DE RUBY DRAGLAMEAujourd'hui à 2:24PNJ
    RPs spéciaux - Vaenys DraknysAujourd'hui à 2:18PNJ
    RPs Spéciaux d'Altarus AearonAujourd'hui à 2:15PNJ
    Shahana Daaki [Terminée]Aujourd'hui à 0:26Shahana Daaki
    Rp Reike de la montagne (Kilaea)Hier à 20:30Kilaea Sliabh
    Une Mort Silencieuse - PAHier à 19:43Pancrace Dosian
    [Flash-event] Le Bal du Reflet des ÂmesHier à 19:36Afosios Smaragdi
    Validation RP Qwellaana (Reike)Hier à 19:06Qwellaana Airdeoza
    4 participants
    Aller en bas
    Noble de La République
    Noble de La République
    Verndrick Vindrœkir
    Verndrick Vindrœkir
    Messages : 77
    crédits : 386

    Info personnage
    Race: Humain/Elfe
    Vocation: Guerrier combattant
    Alignement: Neutre bon
    Rang: B
    qui suis-je ?:
    https://www.rp-cendres.com/t3712-termineeverndrick-j-vindroekir
  • Lun 17 Juin - 10:07
    Yamai avait donc aussi des animaux sous ses ordres. Il nota l’information dans un coin de sa tête. Il se demandait si cela se limitait aux oiseaux. Quelle était la portée de son champ d’action ? Devrait-il commencer à se soucier d’être espionné par les rats d’une auberge sur Kaizokou ?

    La pensée le prit par surprise. À quel moment avait-il commencé à le voir comme une menace ? Pour la tovyr, cela allait de soi, mais l’aubergiste n’avait rien fait pour mériter qu’il le traite autrement qu’en allié, même si c’était temporaire. Il laissera le temps l’aiguiller sur la véracité de cette considération. Il manquait d’informations en l’état pour s’en assurer.

    À la remarque de la Sénéchale, il sortit les deux amulettes et remarqua qu’elles vibraient légèrement d’une lueur pourpre. L’aura autour des artefacts s’intensifia quand le village se manifesta. Les détails de l’apparition étaient saisissants, réels. Il se rapprocha.

    Il se baissa pour toucher une échelle abandonnée dans le village. Sa main traversa la matière et il ne put s’en saisir. Il répéta l’expérience avec d’autres objets sans succès. Il s’avança carrément dans le village, mais c’était comme si on lui en refusait l’accès. Il était toujours dans la clairière déserte, la bourgade semblant appartenir à un autre plan d’existence superposé au leur. Il recula et brandit les amulettes, essayant de voir si elles pouvaient l’aider.

    Le décor restait toujours intangible, mais les deux talismans réagirent telles des pendules et se dressèrent vers la même direction. Il les secoua pour tester la théorie qui se formait dans son esprit. Il observa le mouvement des deux objets se stabiliser avant qu’ils ne pointent à nouveau dans la direction initiale, comme l’aiguille d’une boussole indiquant toujours le nord. Ils réagissaient à quelque chose à l’intérieur du village. Il suivit leurs indications qui le menèrent derrière un des clochers. Tous les habitants semblaient s’être réunis ici pour assister à un événement.

    Ils étaient rassemblés autour d’un large échafaud pouvant accueillir une douzaine de personnes. Sur la construction se trouvaient un gibet et une table de torture. Il se rapprocha, traversant comme un fantôme les corps de plusieurs villageois. Il nota, à leurs regards, qu’ils le voyaient mais préféraient l’ignorer.

    La plateforme avait été érigée dans un grand cercle rituel aux dessins divinistes. Des symboles anciens et mystérieux, tracés avec une précision inquiétante, s’illuminaient d’une lueur rougeâtre, pulsant comme un cœur maléfique. Il entendit le bruit des pas des soldats qui le rejoignaient. Mais il ne les regarda pas, toute son attention était portée sur la procession de prisonniers que quatre lycans complètement transformés guidaient au pied de la plateforme.

    Leurs sourires carnassiers se firent plus larges quand ils remarquèrent qu’ils avaient de nouveaux témoins. Leurs pelages épais et sombres brillaient d’une lumière malsaine, leurs yeux perçants reflétaient une intelligence cruelle. Chacun de leurs mouvements était empreint de puissance brute et de grâce animale. Leurs crocs scintillaient sous la faible lueur des torches qui illuminaient la scène, et des grondements sourds résonnaient de temps en temps, accentuant la tension.

    Les villageois rassemblés en nombre formaient une foule dense et silencieuse. Ce n’était pas leur première fois. Étaient-ils des complices du rituel qui allait avoir lieu, ou étaient-ils d’autres victimes des loups, au même titre que les prisonniers, forcés et habitués à assister à la scène pour des raisons que Verndrick ne comprenait pas encore ?

    Un premier prisonnier fut guidé vers la potence. Il ne pouvait entendre les prières qu’il semblait murmurer. Depuis le début, aucun son émis à l’intérieur du village ne lui parvenait. Il reconnaissait le captif, c’était l’un des espions du SCAR disparu. Il avait visiblement été drogué pour le maintenir docile. Un second prisonnier qu’il ne reconnaissait pas fut attaché sur la table de torture.

    Il assista, impuissant, à la pendaison de l’agent républicain. Il avait essayé de monter sur la plateforme, mais ses pieds n’avaient aucune prise sur les marches y menant. Tout dans le village restait hors de portée. Il observa le visage dur, la vie quitter les yeux de son collègue. Il ne luttait plus, ses muscles se détendirent et son corps devint inerte.

    J’espère que vous n’avez pas prévu de faire beaucoup de prisonniers. Je ne sais pas encore comment, mais dès qu’on aura accès au village, je compte bien réduire au silence tous ces chacals.

    Sa voix était mesurée, sans une once de colère. Verndrick savait rester maître de ses émotions. La voie enseignait qu’une lame guidée par la passion condamnait aussi le porteur. Il n’énonçait pas une vengeance mais une sentence.

    Il faudra peut-être laisser deux ou trois en vie pour interrogation. De tous les sorts réservés à ceux qui s’en prennent aux citoyens de la République, la mort est la plus clémente.

    Mais ses paroles étaient sans substance s’ils n’élucidaient pas le mystère du village. Il remarqua que la mort de l’espion avait provoqué la disparition de certains bâtiments. C’était peut-être cela le but des mises à mort. La vie des prisonniers était alors utilisée pour alimenter la magie qui dissimulait le village. La théorie ne semblait pas idiote.

    Un des loups pulvérisa d’un violent coup la poitrine de celui qui était maintenu sur la table de torture. Il se servit de ses griffes pour lui écarter la cage thoracique. Verndrick se demandait comment la pauvre victime faisait pour ne pas mourir sur le champ. Il y avait quelque chose de surréaliste à assister à la scène sans le moindre son. Son esprit comblait les blancs. Il était facile de s’imaginer les cris de douleur de la victime. Il entendait presque le bruit humide des viscères qui étaient fouillés.

    Le lycan finit par brandir, triomphant, le cœur qu’il venait d’extirper. La victime rendit enfin son dernier souffle. Et avec lui disparurent aussi les deux clochers et une partie de la foule. La magie du lieu était bien alimentée par les sacrifices. Mais pourquoi pendre l’un et torturer l’autre ?

    Il vit le lupin gober en entier l’organe fraîchement récupéré. Il ferma les yeux, comme emporté par le plaisir. Quand il les rouvrit, il leva trois doigts griffus.

    J’ai l’impression qu’il veut dire qu’il leur reste trois sacrifices avant que tout ne disparaisse. Il doit bien y avoir un moyen de pénétrer le village. Comment enlèvent-ils leurs victimes sinon ?


    Pouvoirs:


    Objets:
    Noble du Reike
    Noble du Reike
    Vraden Turif
    Vraden Turif
    Messages : 24
    crédits : 321

    Info personnage
    Race: Humain
    Vocation: Guerrier assassin
    Alignement: Chaotique Bon
    Rang: B
    qui suis-je ?:
    https://www.rp-cendres.com/t3735-terminee-vraden-turif-l-eau
  • Jeu 20 Juin - 8:49
    Le festin des loups
    ft. Lyra Leezen, Verndrick Vindrœkir
    Hoy hoy.

    Alors que le village apparaissait lentement devant nos yeux à tous, il était assez évident que quelque chose clochait. J’observais, toujours assis, Verndrick, qui tentait de toucher les multiples bâtisses et constructions du village. En vain. Me levant pour prendre sa suite, j’observais méticuleusement tous les détails qui pourraient attirer mon œil expert. Chaque mystère a son explication, mes longues années de service me l’avaient bien appris.

    Je distinguais de loin les habitants informes proches de Verndrick. Tout ce qui était considéré comme propriété de ce village était donc affecté par cette magie de dissimulation. Restait à savoir comment des êtres vivants répondaient à ces exigences. Un échafaud dominait ce qui semblait être la place centrale, sur laquelle se déroulait deux exécutions, orchestrés et habillements dirigés par quelques lycanthropes. Comme prévu. Notre aventurier de passage semblait particulièrement perturbé par la première mise à mort. Bien que tout décès se devait d’être considéré, mon rôle ici n’était pas de me morfondre, mais bien de trouver la solution à cette énigme pour que mes chers collègues puissent débroussailler cette clairière dans la foulée.

    « Boris, des pelles ! »

    J’observais de loin mon escouade d’ahuris préférée se diriger vers leurs chevaux. Prenant toujours soin d’emporter le nécessaire, nous étions capables de répondre à pas mal de situation, banales ou pas. Certains transportaient des outils basiques, d’autres quelques babioles magiques, ou bien encore quelques mélanges alchimiques. Pour le moment, je voulais valider, ou écarter, une des théories qui florissait dans mon crane.

    « Creusez à la base de ce clocher. »

    Promptes à la réponse, trois bonhommes se mirent au boulot. Alors que les amas de terres commençaient à s’accumuler à côté d’eux, j’observais avec attention la structure fantomatique. Je voulais voir sa réaction si l’environnement qui lui servait de base se retrouvait altéré. Et il s’avérait qu’elle ne bronchait pas. Elle ne prenait donc pas place sur notre plan, confirmant mon hypothèse. Le sortilège la maintenait en place, ce qui impliquait une génération de magie permanente, et pas seulement durant les nuits de pleine lune.

    Et je doute que les lycanthropes soient capables de ça.

    Il y avait forcément des mages qui nourrissaient la magie de ce lieu avec les sacrifices opérés par nos amis velus. Et si nous ne voyions rien en surface… j’étais le mieux placé pour savoir où ils pouvaient se planquer.

    Les nombreux soldats ainsi que Verndrick se concentraient sur l’échafaud, déambulant chacun à leur façon dans le village, à la recherche d’indices. Le temps nous était compté, comme l’avait remarqué notre aventurier, et je n’avais pas trop envie d’attendre la prochaine lune. Me rapprochant du porteur d’amulettes, je lui chipais dans les mains en le remerciant d’un clin d’œil. Balançant chacun d’eux à deux points du cercle diviniste, j’observais patiemment leurs réactions.

    Vibrants à intervalles réguliers, les deux bijoux s’orientèrent tout deux vers un point bien précis dans le cercle. Faisant signe à mon fidèle Boris, il se plaça près d’un médaillon pendant que je prenais position à côté de l’autre. Après un regard qui lui alluma ses neurones, chacun de nous marchèrent lentement à grands pas, main dans le dos, dans la direction qu’indiquait chacun de nos médaillons. Jusqu’à nous retrouver face à face. A quelques mètres de l’échafaud, plus proche du centre du village. Je marquais le point d’une croix à l’aide d’un couteau, et reprit place près de la Tovyr, qui avait emboité le pas de ses hommes, arme en main.

    « Je pense savoir où se trouve la source de ce sortilège. J’ai entendu grand bien de votre maîtrise de la foudre, et la roche ici est assez friable, grâce au climat. Auriez-vous l’amabilité de bien vouloir nous creuser un petit terrier à ce point précis ? » demandais-je, un sourire jusqu’aux oreilles.

    « Cependant, je n’ai aucune idée de ce qu’il se passera concernant les humains présents dans le village. J’ai une hypothèse d’où pourrait se trouver l’entrée réelle de leur repaire, si vous préférez faire ça proprement, mais le temps nous semble compté. La décision est vôtre. »

    De quelques signes de mains, j'indiquais à mes hommes, au cas où, de se diriger vers le lac voisin.


    CENDRES
    Noble du Reike
    Noble du Reike
    Lyra Leezen
    Lyra Leezen
    Messages : 331
    crédits : 265

    Info personnage
    Race: Humaine
    Vocation: Guerrier assassin
    Alignement: Loyal Mauvais
    Rang: B - Tovyr
    qui suis-je ?:
    https://www.rp-cendres.com/t3068-lyra-leezen-la-senechale
  • Sam 22 Juin - 11:59

    Partie 6


    [Challenge] Le festin des loups - Page 2 B47e6a14856e99f363d1d35832e4acdf

    Verndrick allait mourir. Il devait mourir.

    Lyra l'avait envoyé en éclaireur très précisément pour qu'il soit éventuellement le seul à périr si jamais pénétrer ce village se révélait létal. Il était bien connu que le niveau de réussite d'une mission ne se mesurait qu'aux pertes subies. La Sénéchale était passée maitresse dans l'art de limiter les pertes humaines dans son camp. Lors d'affrontements, elle établissait toujours une stratégie permettant un maximum de dégâts avec un minimum de reikois à incinérer après. Non pas parce que la vie d'autrui était importante à ses yeux, mais parce qu'elle savait l'Humain comme une ressource limitée qu'il ne fallait pas gaspiller. En revanche, lorsqu'elle en avait sous la main, elle envoyait toujours les intermédiaires civils au casse-pipe. Elle avait toujours fait ainsi avec Erwin, son cousin, qu'elle mettait en première ligne très précisément car il n'était pas soldat, et avait fait de même avec Altarus, ce pirate d'eau douce qu'elle avait envoyée dans la gueule du loup à sa place. Verndrick n'échappait pas au paradigme. De surcroit, son accent républicain faisait de lui l'actif sacrifiable. Mais en voyant qu'il pouvait se déplacer dans le village fantôme sans danger, elle investit à son tour la bourgade, suivie de près par l'Eau et une partie de ses hommes, laissant à l'extérieur des troupes pour garder le campement.

    C'est à cet instant que Verndrick Vindrœkir prononça les paroles qui le placèrent au point de non retour, se jurant de venger les pertes républicaines emportées par le village lycan. Vraisemblablement il avait reconnu ceux qui se faisaient sacrifier sur l'autel, prouvant pour de bon qu'il était un agent de le Nation Bleue. Et à vrai dire, peu importe pour qui il travaillait, qu'il soit un simple voyageur, un agent du SCAR, une soldat, un marchand ou que sais-je encore, il était devenu de la chair à canon aux yeux de la Sénéchale, même s'il avait un droit de résider au Reike, il était sacrifiable.

    Et alors que le maitre espion et ses acolytes cherchaient un moyen de passer outre l'intangibilité de l'apparition, Lyra resta les bras croisés à contempler le spectacle auquel se livraient les lycanthropes. Elle s'abîmait dans diverses conjonctures pendant que ses troupes se déployaient dans le village. La corruption de l'arbre monde sur le Sekaï étant devenue irréfutable, les armées impériales avaient été préparées à ce genre d'anomalies. L'Esprit avait avertis le gouvernement des pouvoirs de l'arbre monde. Quelques mois auparavant, Lyra avait eut affaire au naufrage d'un navire fantôme sur les côtes du lac Rebirth, un galion républicain disparu dans l'océan qui ne pouvait décemment pas voguer sur les eaux lacustres avait bel et bien refait surface sur Rebirth. En outre, la Sénéchale n'en était pas à sa première confrontation avec la corruption des Titans. Manifestement, ce village sacrificiel en était le produit, il n'y avait pas d'autre explication probante pour l'instant.

    Vraden dépassant la Sénéchale de près de vingt centimètres, elle ne put ignorer sa présence à ses côtés malgré la discrétion de l'espion. Il annonça avoir trouvé un point souterrain qui semblait attirer les périaptes. Il fallait creuser, mais rapidement, s'ils voulaient arriver à temps pour interrompre le rituel.

    - Sauver des vies a toujours été le cadet de mes priorités, Yamai. Elle renifla. Concentrons-nous uniquement sur l'éradication du problème. Trancha-t-elle.


    Lui faisant signe de s'écarter, elle s'avança vers le point désigné. Comme elle portait son bâton bloquant toute magie près d'elle, lorsqu'elle traversait un mur fantôme  par exemple, ce dernier disparaissait avant de reparaitre après son passage. Les apparitions étant purement magiques, elles se dissipaient temporairement aux abords du joyau d'adamantine serti dans le mithril de l'arme. La Tovyr s'immobilisa alors et dans un grondement, le ciel vibra bruyamment. Un éclair fendit alors la nuit, éclairant les environs l'espace d'une seconde. Ce n'était absolument pas un éclair naturel, car là où il frappa - précisément là où ils voulaient - la terre se souleva, se désagrégea et vola en tout sens. La roche se brisa dans un craquement sinistre et le vacarme d'un éboulement signifia à tous qu'une salle souterraine avait été mise à jour.

    Aussitôt, une dizaine de soldats enveloppés de capes améthystes s'engouffrèrent d'un seul homme dans la crevasse. Une clameur indiqua à la Tovyr, Vern et Yamai qu'ils pouvaient descendre à leur tour.

    - Au travail. Siffla-t-elle, telle une vipère prête à fondre sur sa proie.


    CENDRES



    Tout savoir sur Lyra Leezen
    Dynasties & Dystopies

    Personnages similaires à Lyra
    Emhyr var Emreis (The Witcher) - Dedra Meero (Andor) - Lord Shen (Kung-fu Panda) - Stormfront (The Boys) - Tywin Lannister (GoT) - General Grievous (Star Wars) - Coriolanus Snow (Hunger Games) - Tanya Degurechaff (Tanya the Evil) - Doug Stamper (House of Cards)

    Thème musical de la Sénéchale
    Noble de La République
    Noble de La République
    Verndrick Vindrœkir
    Verndrick Vindrœkir
    Messages : 77
    crédits : 386

    Info personnage
    Race: Humain/Elfe
    Vocation: Guerrier combattant
    Alignement: Neutre bon
    Rang: B
    qui suis-je ?:
    https://www.rp-cendres.com/t3712-termineeverndrick-j-vindroekir
  • Jeu 27 Juin - 21:30
    Verndrick suivit avec grand intérêt les expérimentations du tavernier et de ses hommes. Les lycans poussaient leur troisième victime vers la potence, mais ils avaient déjà perdu son attention. Il ne servait plus à rien d’assister aux exécutions, il était plus important de chercher des solutions.

    Au bout d’un certain temps, Yamai fit appel à la tovyr en lui indiquant un point précis du cercle rituel. Il fut alors témoin d’une prouesse de magie exceptionnelle. Ce n’était que par pur instinct qu’il se couvrit les yeux avant qu’un éclair ne foudroie le sol. Le flash ne dura que l’instant d’un battement de paupière. Le sol laissait maintenant place à un trou béant tel la gueule d’un monstre antique. Les soldats reikois n’hésitèrent pas une seconde à s’y engouffrer, armés de torches.

    Verndrick rejoignit le tavernier et la sénéchale près de l’ouverture et leur donna à chacun une tape amicale sur le dos.

    "Bon boulot..." commença-t-il avant de se rendre compte de l’énormité de son geste.

    Il recula pour mettre de la distance entre lui et Lyra.

    "Mes excuses, Sénéchale. Cela fait déjà des semaines que nous faisons chou blanc. Les évolutions de ce soir m’ont rendu un peu trop enthousiaste. Je voulais plutôt dire merci pour l’assistance." Il se tourna vers Yamai. "Merci, mais il reste du boulot. Il faut encore explorer les souterrains et interrompre la magie. Et je doute qu’ils restent gentiment là à nous regarder faire."

    L’un des loups les pointait justement du doigt en donnant des ordres inaudibles. Son comparse se dirigea en grandes foulées vers le second clocher, une demi-douzaine de villageois le rejoignirent avant qu’il ne pénètre dans la bâtisse.

    "Ils doivent avoir un autre accès de leur côté, nous devons nous dépêcher. Si on a la chance de trouver la source du sort et de la détruire, on risque de se retrouver très vite encerclés ici. Sénéchale, je propose que vous instruisiez vos hommes à la surface de se tenir prêts à défendre cette position."

    Ce n’était qu’une suggestion, il n’attendit pas la réponse avant de rejoindre les soldats plus bas. La vérité, c’était qu’il avait hâte d’oublier sa boutade de tout à l’heure et de passer à autre chose.

    Le premier niveau du sous-sol était un vaste hall soutenu par des colonnes massives et ornées de sculptures représentant d’anciens rituels et sacrifices. Le sol était pavé de dalles usées, et l’air portait une odeur âcre de sang séché et de fumée. Les murs étaient tapissés de mousses et de champignons luminescents, projetant une lumière spectrale sur les visages des soldats qui l’avaient devancé.

    Les salles souterraines formaient un dédale complexe de tunnels et de chambres. Certaines pièces étaient des entrepôts remplis d'offrandes – des bijoux et breloques en matériaux divers, des tonneaux contenant un liquide qu’ils ne prirent pas le temps d’identifier, des armes anciennes et des ossements de différentes races. D’autres salles servaient de chambres de torture, avec des chaînes rouillées et des instruments tranchants étalés sur des tables de pierre. Des glyphes ensanglantés étaient dessinés sur les murs, émettant une faible lueur rougeâtre.

    L’heure n’était pas au pillage, leur temps était compté. Malgré l’aspect labyrinthique des galeries, les soldats évoluaient avec assurance. Verndrick rejoignit la tête de l’unité et identifia celui qui les guidait, Bjog Allenker, tout s’expliquait. S’il en croyait ses informations, le vieil homme était doué quand il s’agissait de repérage et de pistage. Il comprit sa méthode en l’observant chaque fois qu’il marquait une courte pause pour décider de la direction à suivre. Les cavernes étaient très peu entretenues et des traces du passage du temps étaient visibles partout. En faisant très attention, on pouvait noter les zones témoins d’activités mortelles : des restes de torches consumées, des traces de pas dans la poussière ou les endroits que l’eau infiltrée avait transformés en boue, des épluchures maintenant asséchées de fruits jetées négligemment, des bouts d’os qui avaient visiblement appartenu à de la volaille cuite, des marques tracées à la hâte sur certains murs pour servir de repères, des lambeaux de tissus, certains passages avaient même été élargis et renforcés par du bois.

    Très vite, ils atteignirent une salle circulaire, plus grande et plus impressionnante que les autres. En son centre, un cercle magique complexe, tracé avec une précision maniaque, brillait d’une lumière rouge maladive. À l'intérieur du cercle se trouvait un artefact mystérieux : un orbe de la taille d’une tête d’adulte, pulsant doucement d’une énergie bleue froide. Autour du cercle, des crânes et des bougies noires renforçaient l’atmosphère lugubre et sacrée du lieu.

    Pensant avoir trouvé la source de la magie, les soldats inspectèrent minutieusement l’artefact et le cercle. L’attention de Verndrick était plutôt tournée plus haut, il aperçut quelque chose d’anormal au plafond voûté de la salle. En s'approchant, il distingua une racine sombre et tordue qui perçait la pierre. La racine semblait corrompue, exsudant une sève noire et visqueuse, et émettait une pulsation synchrone avec l’orbe.

    Reconnaissant l'origine sinistre de cette racine, il comprit qu'il s'agissait d'une partie corrompue de l'Arbre-Monde, détournée pour alimenter la magie de dissimulation du village. Il fit signe aux soldats qui arrivèrent à la même conclusion que lui : détruire cette racine couperait la source de pouvoir maléfique. Avec détermination, Bjog dégaina sa hache et s’attaqua à la racine, bientôt suivi dans ses efforts par le reste de l’unité. À chaque coup, la racine réagissait en se contorsionnant violemment, libérant des jets de sève noire et des cris surnaturels.

    Verndrick laissa la besogne entre leurs mains compétentes et se dirigea plutôt vers la grande porte au fond de la pièce. Y collant son oreille, il détecta des bruits de pas se rapprochant à grande vitesse. C’était sûrement l’accès que les villageois utilisaient de leur côté pour entrer dans cette salle et il n’y avait aucune façon de la bloquer de l’intérieur. Il cria en direction des reikois :

    "À moi, on doit défendre cette entrée."

    Ils n'étaient pas tous occupés sur la racine ; s’ils s’y mettaient à plus de trois ou quatre, ils n’allaient faire que se gêner, le reste pouvait l’aider à défendre l’entrée. Mais ils semblaient hésiter à le suivre.

    "Ce ne sont pas des ordres, espèces de..." Il était toujours en sous-nombre alors il retint sa langue. "C’est juste du bon sens. Personne n’a envie de voir le travail en cours ici être interrompu."

    Il n’allait pas gaspiller sa salive en paroles vaines. Il n’en avait d’ailleurs plus le temps : la porte s’ouvrit à la volée, laissant voir deux lycans entourés de sept villageois à l’apparence humanoïde armés d'épées et de hachettes. Brandissant son bouclier et sa lance, il s’embrasa de bleu et chargea. L’entrée servait de goulot d’étranglement ; il pouvait l’utiliser pour gérer le nombre d’adversaires qu’il affrontait simultanément. Il n’allait pas les laisser se déployer dans la salle et l’encercler.
    Noble du Reike
    Noble du Reike
    Vraden Turif
    Vraden Turif
    Messages : 24
    crédits : 321

    Info personnage
    Race: Humain
    Vocation: Guerrier assassin
    Alignement: Chaotique Bon
    Rang: B
    qui suis-je ?:
    https://www.rp-cendres.com/t3735-terminee-vraden-turif-l-eau
  • Jeu 4 Juil - 9:26
    Le festin des loups
    ft. Lyra Leezen, Verndrick Vindrœkir

    Quel joli feu d’artifice.

    Il fallait être honnête. La Tovyr était redoutablement efficace. Complètement antipathique et désagréable, mais efficace. Des traits représentant bien trop souvent la réussite par chez nous. Les bras croisés et la posture droite, j’observais avec attention la fumée et les gravats quitter peu à peu mon champ de vision, dévoilant, comme prévu, un passage vers une zone souterraine. Je fus sorti de mes pensées par une tape amicale dans le dos de la part de notre compagnon aventurier, et découvrait avec un amusement non dissimulé son visage qui se décomposait. Il semblerait que la Tovyr ne soit pas aussi réceptive que moi. D’un saut, Verndrick nous faussa compagnie et s’engouffra dans le passage nouvellement crée.

    « Attendez encore un peu avant de céder à vos pulsions. » lançais-je d’un sourire moqueur. Après une tape amicale sur l’épaule de ma collègue, je prenais la direction de mes gars, plantés un peu plus loin.

    « Je vais aller jeter un œil en bas, Boris, tu prends la suite en surface. Pas de folie. Préparez juste le terrain. »

    D’un léger signe de tête marquant leur accord, la troupe farfelue se déploya dans le village, vaquant à leur travail. Bien que probablement étranges d’un point de vue extérieur, je ne connaissais que trop bien leur valeur et savait qu’ils ne me décevraient pas. Et si tel était le cas, un petit tête à tête à la taverne leur remettrait les pendules à l’heure.

    De retour aux côtés de la Tovyr, je scrutais le fond du trou nouvellement apparu. Ma vision s’adaptait parfaitement à l’obscurité, aussi n’avais-je pas de problème à discerner nombre de détails qui échapperaient à des yeux non aguerris. Je verrais bien une fois en bas ce qui a pu échapper à ceux qui se sont un peu trop précipités.

    Le bruit de mes talons choquant le sol de la caverne résonna quelques peu. Le gros de la troupe qui s’était engouffré dans la grotte se trouvait déjà bien plus loin, la lumière de leurs torches trahissant leur position. Le chemin qu’ils avaient emprunté semblait être le plus évident, de part sa largeur et la quantité de babioles qui décoraient le tunnel. Aussi décidais-je d’errer quelques moments dans les alcôves qui leur avaient de toutes évidences échappées.

    Au milieu de tout ce dont on pourrait s’attendre dans un repaire de cultistes ; outils de tortures, armes et équipements, instruments de rituels, ossements de créatures en tout genre, je découvrais quelques documents écrits. Quelques-uns dans une langue qui m’était compréhensible, d’autres non. La situation ne me permettait pas de m’y attarder, mais il est probable que je pourrai y trouver quelques informations supplémentaires quant au pourquoi de ce lieu. Qui sait, peut-être qu’il ne s’agit ici que d’un faible clapotis par rapport à l’immense vague qui s’annonce dans notre monde.

    Après quelques minutes de fouille, je décidais d’emboiter le pas à toute la troupe, qui semblait s’être arrêtée plus loin, et à l’oreille, plus agitée. Sans doute une trouvaille qui valait le détour. Mes pas se faisaient lents et discrets, comme à mon habitude. Le cerveau, c’est moi. Les muscles, ce sont eux. Même si je ne doutais pas de pouvoir leur apprendre quelques techniques de ma conception. Une grande salle circulaire finit par m’accueillir, plus imposante et plus ordonnée que la première partie de cette cavité sous-terraine. Les soldats et Verndrick étaient déjà déployés un peu partout, observant un mystérieux objet luisant faiblement au centre de la pièce. Un orbe bleuté, tirant visiblement son pouvoir de ce qui sortait du mur.

    « Et ben, on est pas venu pour rien. »

    Quelques bonhommes de la Tovyr, menés par Bjog, s’affairait à abattre ce qui semblait être une racine d’arbre. Plus imposante, plus sombre, plus sinistre, que ce qu’on pourrait observer dans la nature. Les changements et évènements récents s’étant produits dans le Sekai s’étaient répercutés sur la santé de l’Arbre-Monde, ses innombrables racines poussant dans le sol du continent tout entier subissaient de plein fouet l’influence néfaste de la nature propre des individus présents à la surface.

    Chaque coup porté à la racine faisait vibrer l’orbe, comme s’il se nourrissait de l’énergie sombre émise par l’appendice, qui se contorsionnait et suintait en réponse. Cependant, quelque chose n’allait pas. De toutes évidences, la solution à cette énigme paraissait bien trop simple. C’est comme si le moyen de se débarrasser de la magie régnant à la surface nous était présenté sur un plateau. Et alors que notre premier comité d’accueil pointa le bout de son nez, l’orbe pulsait de plus en plus rapidement, et de plus en plus fort. Le déferlement d’énergie provenant de la racine semblait saturer l’artefact. Verndrick ayant déjà pris part au combat, je retournais en vitesse en direction du trou qui nous mena dans ces cavernes. D’une voix forte et claire, je m’adressais à qui pourrait bien m’entendre à la surface, en espérant secrètement obtenir une réponse de la Tovyr.

    « Hoy ! Du neuf à la surface ? Il se pourrait que vos hommes aient fait un peu trop de zèle ! »

    Pensant pouvoir sagement attendre de retrouver ma chaise à bascules pour en profiter, je commençais à feuilleter rapidement et méthodiquement, les nombreux documents trouvés dans ce dédale.


    CENDRES
    Permission de ce forum:

    Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum