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    Nayka l'esseulé
    Nayka l'esseulé
    Messages : 6
    crédits : 268

    Info personnage
    Race: Liche
    Vocation: Mage noir
    Alignement: Chaotique Neutre
    Rang: D
    qui suis-je ?:
    https://www.rp-cendres.com/t3840-nayka-l-esseule-termine
  • Mer 5 Juin - 16:25
    Nayka l'esseulé
    Race : Liche
    Sexe : Femme
    Âge : 260 ans (Liche depuis 26 ans )
    Métier : Cherche une raison à son existence
    Taille & poids : 1m70 pour 50kg
    Alignement : Chaotique Neutre
    Faction : citoyens du monde
    Rang : Rang D
    Religion : Athée  
    Avatar : trouvé sur pinterest

    Pouvoirs et objets

    Mage noir
    Immunité : Ombre
    Faiblesse : Lumière

    Nécromancie :
    Palier 1 (250 crédits)
    Palier 2 (500 crédits)
    Palier 3 (1000 crédits)
    Palier 4 (2000 crédits)

    Objet / Cosmétique : Le Necro’Tome.
    Ancien grimoire antique, le sang qui fut autrefois utilisé en guise d’encre semble glissés et dansés sur les pages, formant et déformant de sombres glyphes, gardiennes des secrets de la non-vie. Si de grandes connaissances en magie noire permettent d’en effleurer la compréhension, ses véritables secrets ne se révèlent qu’aux yeux de ceux ayant payé le prix de la vie pour atteindre le stade de Liche.
    Nayka n’a pas besoin du Necro’Tombe pour employer la nécromancie, cependant celui-ci lui rend la tâche plus aisée. En outre, son utilisation lui permet de ressentir la présence de cadavre aux alentours et de les attirer jusqu’à elle. Au besoin, il contient un sortilège des plus utiles, lui permettant d'invoquer à ses côtés ses serviteurs morts-vivants préalablement réanimés et se trouvant à plusieurs centaines de kilomètres de distance.

    Description physique et mentale

    Plutôt petite d’après les standards de sa race originelle, il faudra plus qu’un regard averti au premier observateur venu pour percer à jour la véritable nature cachait derrière le svelte corps elfique de Nayka. Depuis que la liche a ouvert les yeux pour la première fois, elle a su stopper au mieux la dégradation et la putréfaction de son corps mort, grâce à une routine consistant à se couvrir le corps de plusieurs onguents de sa création. Hormis peut-être les plus sensibles des êtres de ce monde, seuls les animaux semblent d’instinct devinait sa nature véritable, ses derniers ayant tendance à japper et hurler dans sa direction comme si le mal en personne venait de se manifester sous leurs yeux.
    Arborant un teint pâle et des cheveux d'un blanc proche de celui de la neige, si vous venez à la toucher, le contact de son corps froid finira de la trahir. Cependant, si vous plongez vos yeux dans les siens, vous peinerez à croire que ces éclatantes pupilles bleus soient ceux d’une morte, leurs intensités semblant plonger au plus profond de votre âme.
    Voilà guère longtemps que Nayka se risque à vagabonder hors de son manoir, poussé par la curiosité qui la caractérise. Si au détour d’un chemin vous veniez à croiser sa route, vous apercevrez une silhouette encapuchonnée faisant son possible pour protéger sa peau des rayons du soleil, portant sur son dos un ancien grimoire, derniers souvenirs de son défunt « père ». Bien qu’il soit plus probable, que votre attention se porte sur ses compagnons de voyage des plus décharnés.
    Et si malgré tout ça vous vous laissez berner par l'illusion de vie dont elle s’entoure, vous constaterez vite l'absence de la grâce légendaire des elfes chez Nayka. Ses mouvements et sa démarche étant tantôt hésitants, trahissant une certaine timidité, tantôt sec et calculé, guidé par une volonté forte et assurée.

    *****

    Privée des souvenirs antérieurs à sa transformation en liche, Nayka a vécu seul de nombreuses années, ne pouvant compter que sur la compagnie de ses créations mortes-vivantes. Lors de son premier réveil, nul être fut présent pour l’accueillir, laissant la jeune âme (de son point de vue) seul face à un monde inconnu qu'elle eut bien du mal à appréhender. Guider par une soif de connaissances, elle dévora chaque parcelle de savoir résidant au sein du manoir où elle avait trouvé la vie.
    Évoluant dans une gigantesque bibliothèque dédiée aux arcanes les plus sombres de ce monde, elle devint très vite un puits de savoir impies, posant les bases du paradoxe qui aller devenir le sien : ne connaissant rien de l’histoire de ce monde, elle oscille sans cesse entre savoir millénaire et une touchante naïveté.
    Poussée par une curiosité maladive, elle mena de nombreuses expériences, certaines incluant la participation non volontaire de sujets d’expérience tomber entre ses mains. Il est ainsi assez commun de lire en elle un certain sadisme, celui-ci découlant plus d’une profonde ignorance sur la vie d’autrui et leurs besoins.
    N’étant pas pour autant privé d’empathie, et souffrant énormément de la solitude, elle pourra ressentir de la peine notamment pour un individu dont l’existence lui rappellera la sienne.
    Cette ignorance mêlée à sa solitude, en ont fait une personne plutôt influençable, qui aura tendance à écouter et enregistrer tout ce qu’on lui dit, à condition qu’on la traite comme un être vivant et non comme un monstre. Ce dernier cas de figure faisant surgir du plus profond de son être une rage sourde, qui la poussera bien souvent à lancer à vos trousses toute sa petite ménagerie morte-vivante.
    Si vous êtes capable de passer outre ses compagnons de voyage des plus singuliers, vous pourrez voir en elle une jeune fille attachante, vous inondant d’un flot de question ininterrompue. Pour peu que vous la traitiez en humaine, elle s’avérera d’une agréable compagnie, vous gratifiant parfois d’une profonde gentillesse et d’autres fois d’un savoir inconnue.


    Histoire ou test-rp

    Pour appréhender l'histoire de Nayka, il faut commencer par s’intéresser à celle d’un dénommé Elfand Rivebrume. Haut universitaire de la ville de Melorn, il fut longtemps reconnu pour ses nombreuses recherches dans le domaine des arcanes élémentaires et du traitement des malédictions. Pendant plus de deux siècles, la vie semblait le destiner à de grandes choses, sa renommée dans les arts de la magie ne faisant que croître. Tout lui souriait, même dans sa vie personnelle, comme le jour où il rencontra celle qui allait devenir sa femme, la somptueuse Naykalish.
    Ensemble, ils vécurent une histoire digne d’un conte de fée pendant plus de cinquante ans, porté par un amour commun qui apporta bientôt la promesse d’une nouvelle âme. Bientôt, il put caresser le ventre arrondi de sa bien-aimée durant ce qui se révéla être l’aboutissement de deux siècles de prospérité.

    À l’aube du sixième mois de grossesse, Naykalish tomba gravement malade… Ce qui avait commencé par une simple toux força bientôt la mère en devenir à rester cloué au lit. Une forte fièvre s’installa bientôt, prémices aux nombreuses tâches noires qui commencèrent à se répandre sur toute la surface de son corps. Elfand, effondré face au mal qui rongeait sa moitié, se plongea corps et âme dans la recherche d’un remède à l’affliction, aider part ses nombreux confrères désireux d’aider le couple en ces heures sombres.
    Les jours laissèrent place aux semaines et aucune solution se manifesta… Lorsqu’on annonça à Elfand que sa femme devait être mise en quarantaine, ce fut un coup dur, mais rien de comparable à l’annonce de la perte de son enfant à venir. Le prestigieux magicien bascula… S’isolant des heures durant dans son laboratoire, il se murmura bientôt dans tout Melorn que l’imminent universitaire s’était tourné vers de sombres solutions. Cherchant désormais une réponse parmi les plus impies secrets des arcanes, il lui sembla toucher au but lorsque, en dilapidant sa fortune, il fit l’acquisition d’un vieux grimoire des temps anciens, qui d’après la légende, renfermait les secrets pour tromper la mort ; le Necro’Tome.

    Même avec son niveau d’étude, la plupart des écrits présents dans le livre échappés à sa compréhension, le sang impur faisant office d’encre dansait sur les pages comme pour le mettre au défi d’en percer les secrets. Nuit et jour, il resta dans ses appartements, subjugué qu’il était par le grimoire maudit, jusqu’au jour où il reçut la visite d’une concession de mage qui exigea qu’il s’en débarrasse. Se sentant trahis, et ne pouvant se résoudre à perdre son dernier espoir, il finit de vider ses coffres autrefois débordants d’or, pour quitter la ville avec sa femme malade. Sa fortune lui permit de faire l’acquisition d’un ancien manoir perdu au plus profond de la jungle, où il fit conduire les résultats de ses recherches ainsi que l’incroyable collection de parchemin antique et de livre millénaire dont il avait fait l’acquisition ses derniers mois. Ainsi, à l’abri des regards, ses recherches reprirent bientôt au sein de la bibliothèque dédiée à la plus sombre des magies qu’il venait de bâtir.
    Plusieurs semaines passèrent durant lesquels l’état de Naykalish ne cessa d’empirer, à tel point que bientôt Elfand ne dormit plus. Affaiblie physiquement par la fatigue, et mentalement par l’impact du Necro’Tome sur son esprit, il constata bientôt avec effroi que lui aussi avait contracter l’étrange maladie. Persuader de toucher au but, il brava la fièvre et le mal pour continuer ses recherches, jusqu’au jour où il pensa avoir trouvé la solution. S’il ne pouvait guérir cette étrange maladie aux airs de malédiction, qu’il en soit ainsi ! Il se contenterait de l’ignorer !  Mettant au défi la mort d’emporter sa femme, il entama un rituel destiner à faire d’elle une liche.

    Durant trois jours et trois nuits, le sortilège dura. Une durée durant laquelle il ne cessa de scander les mots impies du Necro’tombe devant l’enveloppe charnelle fatigué de sa bien-aimée. Finalement, à bout de souffle, Naykalish poussa son dernier râle… Signal de départ pour l’enclenchement du sortilège. D’après les quelques Fae témoins de l’événement, ce jour-là, la jungle fut frappée d’innombrables éclairs violacés.
    Épuisés qu’il était par ses mois de recherche et la maladie qui le rongeait, Elfand ne vit jamais les résultats de son sortilège. Lorsque les yeux de sa femme s’ouvrir en grand pour la première fois depuis longtemps, les siens se fermèrent pour toujours… Laissant l’être qui se redressait à présent lentement de son lit de mort, seul face au vaste monde. Conséquence d’un sortilège ratée ou peut-être symptomatique des effets de la maladie, le sorcier quitta se monde sans savoir que la femme pour qui il venait de tout sacrifier, était désormais habitée d’un esprit vierge de toutes ses expériences passées…

    *****

    La lueur des chandeliers me perçait le crâne tandis que mes paupières s’ouvraient pour la première fois. L’esprit vierge de toute expérience passée, je ne reconnus rien de ce qui m’entourait alors que je parcourais la pièce du regard. La colère, la joie, la peur, l’euphorie ; toutes mes émotions s’emballaient en une danse incontrôlable, guidaient par une incompréhension des plus totale sans que je n'en comprenne l’origine. À côté de moi gisait le corps d’un homme qui pour une raison qui m’était inconnue me fit ressentir une certaine tristesse. Tâchant de trier au mieux toutes ses nouvelles sensations, mon esprit tout juste ressembler devait lutter face à un flot de connaissances obscures, arrachées en même temps que mon âme du monde des morts.
    La vie, la mort, l’existence, le néant ; rien de tout ça n’avait le moindre sens à mes yeux à cet instant… Telle une poupée sans vie, je me recroquevilla dans un coin de la pièce, comme dans l’attente que mon existence soit rappelée de là d’où elle venait, et j’y resta immobile. Plusieurs jours, semaine, mois, passèrent sans que je ne bouge, le regard perdu dans le vide, mon esprit vagabondant aux gré des étranges dessins et symbole qui s’y dessinait, touchant du bout des doigts les secrets de la non-vie qui s’écoulait naturellement à la limite de ma conscience. Je comprendrai bien plus tard qu’il s’agissait là du prix octroyé à ceux qui bravait la mort pour atteindre l’état de liche.

    Un jour, des éclats de rire percèrent ma torpeur. N'y prétend que peu d’attention au début, bientôt, je me sentis porté par un sentiment nouveau : Les premiers éclats d’une curiosité maladive qui bientôt me caractériserait. Je me redressai, et pour la première fois, je me tins sur mes jambes. Sachant marché d’instinct, je me dirigeai doucement vers la fenêtre la plus proche, au travers de laquelle je pus voir pour la première fois la jungle qui entourait ma demeure. Virevoltant et riant sous les rayons du soleil qui peinaient à percer l’épaisse végétation, plusieurs petites créatures ailées semblaient s’amuser dans l’insouciance la plus totale. Je resta plusieurs heures captivé par le spectacle que m’offrait les fae, émerveillé pour la première fois. Un spectacle qui éveilla en moi de nombreuses questions, chaque interrogation appelant la suivante :

    Qu’elles étaient ces créatures ? Qu’elle était cet endroit ? Comment étais-je arrivée ici ? Pourquoi étais-je ici ? Pourquoi j’existais ? Qui étais-je ?!

    La machine était lancée ! Poussée par l’envie de trouver des réponses, je m’attelai à les rechercher ! Mes premiers questionnements me poussèrent à poser mon attention sur l’homme partiellement décomposé qui gisait au pied du lit, et plus précisément sur le grimoire qu’il serait dans ses mains décharnées. Ce dernier semblait m’appeler, à la manière d’un vieil ami que l’on retrouve après longtemps, a tel point que lorsque je le pris dans mes mains ce fut comme s’il avait toujours été à moi. Les lettres et les symboles d’un rouge profond dansaient sur ses pages, comme pour accueillir mon regard. Je reconnus immédiatement ses écritures ! C’étaient les mêmes qui dansaient dans mon esprit depuis mon réveil !
    Pour la première fois, j’entendis le son de ma voix, tandis que je décryptais naturellement les glyphes pour en faire un chant lancinant, sonnant comme un refrain millénaire. Ce jour-là, sans même en avoir conscience, je fis se relever mon premier mort-vivant. Devant moi, l'ancien propriétaire du necro'tome, cliqueta et grogna en se redressant sur ses membres nécrosés. Cette scène réveilla en moi la vision des Fae tourbillonnants dans le vent, riant et jouant les unes avec les autres ; c’était donc ça de ne pas être seul. J’apprécia ce sentiment de compagnie. Ainsi commença réellement ma vie.

    Les jours qui suivirent consistèrent principalement à comprendre mon état au travers du Necro’Tome. Ainsi, je découvris les effets de la putréfaction et comment m’en prévenir à l’aide d’onguent et autres préparations alchimique dont je pus facilement trouver les ingrédients dans la réserve du manoir. Je pris conscience que le sortilège qui m’avait donné la vie avait aussi conservée l’état de mon corps dans une certaine mesure, mais déjà les effets s’estomper, mes cheveux blonds au réveil avait lentement tourner au blanc.
    L'entretien de mon corps mort-vivant maîtriser, je me penchai sur des sujets plus personnels, tâchant de comprendre mes origines. Grappillant quelques indices par-ci par-là, notamment grâce à un médaillon qui se balançait à présent au coup de mon zombie de compagnie. Je découvris mon nom, où plutôt celui de celle que j’étais, sans pour autant sentir un véritable lien avec ma vie d’avant ; ne pouvant me résoudre à accepter le nom de Naykalish comme le mien, je me contenta de garder les deux premières syllabes. Assez vite, je découvris l’identité du précédent propriétaire du Necro’tome comme étant mon époux, ce mot ne signifiant rien pour moi, il ne fit pas écho dans mon esprit, je finis par considérer celui qui m’avais réveillé comme un père, traitant le zombie qu’il était devenu avec la plus grande des gentillesses. Souvent, le soir, je m’asseyais sur le toit de la bâtisse, l’interrogeant sur sa vie d’avant. Bien sûr mes questions restées sans réponse, mais ce monologue quotidien nourrissait mon cœur d’une certaine quiétude.

    Les mois et les années qui suivirent consistèrent principalement à éplucher minutieusement chacun des livres qui remplissait la grande bibliothèque, interrompant parfois mes heures d’étude pour arpenter la jungle à la recherche de nouvelle curiosité. Durant mes vagabondages, je pouvais voir les Fae m’observer à distance, murmurant sur mon passage, sans doute réticente d’approcher mes compagnons de voyage. J’apprendrai plus tard que lorsqu’elles parlaient de moi, c’était sous l’appellation de « l’Esseulé ». Un surnom, qui bien qu’il réveillât en moi une certaine peine, se voulait des plus appropriés. Pour m’aider à combattre cette solitude, il m’arrivait au grès de mes pérégrinations de tomber sur le corps d’un individu ayant eu le malheur de s’enfoncer trop profondément dans la luxuriante végétation, ceux-ci rejoignant presque toujours le manoir sous la forme d’un nouveau serviteur cadavérique. Ainsi, quatre ans après mon réveil, une bonne trentaine de mort-vivant s’attelait à plein temps à l’entretient de la bâtisse familiale.
    Quand vint le temps où je fus capable de citer de mémoire le contenu de chacun des livres présents sur les étagères, la curiosité me poussa vers de nouveaux horizons. Intrigué par la vie qui m’entourait, je me plongeai dans l’étude du vivant. Mes serviteurs décérébrés formaient parfois de véritables processions alors qu’ils s’aventuraient à l’extérieur à la recherche de nouveau sujet d’étude pour mes expériences. Cette période de ma vie fut rythmée par les nombreux tests, dissection, ou essaie magique sur les cobayes involontaires qui étaient menés jusqu’à moi. Le plus souvent déjà mort, j’eus cependant la chance de travailler sur certains sujets encore bien vivant, sifflant et m’insultant tandis que je maniais le scalpel ou autre outil à ma disposition. Nullement guidé par la moindre méchanceté, seul le désir d’apprendre m’animer, attirant sur moi la foudre des peuples alentours sans que j’en prenne directement conscience. Le bien, le mal, tout ça n’avaient pas le moindre sens à mes yeux. Je devins vite une experte de l’anatomie vivante, que ce sois des humains, des elfes, où des autres étranges créatures qui avaient eu le malheur de tomber entre les griffes de mes créations. Mes expériences terminées, les sujets de mes tests finissaient presque toujours par rejoindre les rangs de mes serviteurs, remplaçant ceux qui ne revenaient jamais de leurs missions de récupération.

    Les premières conséquences de mes expérimentations se présentèrent lorsque, âgés d’une dizaine d’années, je vis se présentais à ma porte un petit contingent d’une vingtaine de soldats équipé pour le combat. Poussé par la curiosité, je me présenta à l’entrée du manoir pour y voir un groupe de Fae désignant ma demeure comme « l’endroit où le mal dormait ». Friand de nouvelle expérience, je voulus m’adresser à eux dans une première tentative de communication, mais lorsque les premiers mots quittèrent ma bouche cela ne fit qu’accentuer leur hargne. Sans le savoir, et depuis mon réveil, je m’exprimais instinctivement en Bas-Parlé. Quelques mots suffirent pour les lancés à l’assaut de ma demeure.
    La peur m’assaillit pour la première face à une telle démonstration. À la manière d’une enfant fuyant le danger, mon premier réflexe fut de claquer la porte avec l’espoir de les faire disparaître. Il n’en fut rien… Bientôt, ils firent voler en éclats la porte et se lancèrent à l’assaut, frappant et tranchant à tout-va mes si précieuses créations. Je ne comprenais pas ! Pourquoi une telle violence ? Pourquoi s’en prenaient-ils à moi ? Mais très vite, la peur se changea en colère, lorsque pour me protéger, le zombie qui me servait de père fut séparer de sa tète qui roula à mes pieds. Submergé d’une rage sourde, je hurla ! Un cri venant du plus profond de mon être qui se répercuta au travers de chacun de mes servants. Les morts-vivants, liés aux émotions de leur maître, qui s’étaient à peine défendues jusqu’à maintenant furent pris d’une violence frénésie. Rendant à présent coup sur coup, les vivants perdirent très vite l’avantage, submergés lorsque mes créations resté à l’extérieur les prirent en tenaille. En quelques minutes, seulement le manoir fut vidé de presque tous ses occupant, vivant comme mort. Bientôt je me tins face à une mare de sang, dans laquelle se mêler la quasi totalités de mes enfants avec les corps gisants des attaquants. Ces derniers ne tardèrent pas à se relever, remplaçant les pertes qu’il m’avait infligés. Un nouveau sentiment fit son apparition : la haine. Une profonde haine des vivants qui me suivraient durant les nombreuses années suivantes, tandis que mes serviteurs faisaient lentement disparaître les stigmates de cet affrontement de la bâtisse que j’avais fini par voir comme ma maison. M’enfermant à nouveau derrière les lourdes portes, je perdis toute envie de contact avec l’extérieure. Un sentiment qui aurait pu être éternel, si je n’avais jamais fait la rencontre de celui qui allait changer ma vie.

    Les années qui suivirent, je changeai de stratégie pour m'approvisionner en nouveau spécimen. Il n’était plus question de laisser mes créations livrées à elles-mêmes, me joignant parfois à eux jusqu’à la lisière de la jungle pour tendre des embuscades aux caravanes de passages. Aucun survivant n’était permis ! M’assurant que personne ne puisse s'enfuir pour raconter leur histoire, je prenais possession de leurs biens et de leurs carcasses encore chaudes. Les meilleures trouvailles étant celles qui me permettaient d’agrémenter les étagères de ma bibliothèque de nouveau livre et parchemins. La routine s’installa plusieurs années durant, jusqu’au crépuscule de ma quinzième année, quand un individu solitaire se présenta au pied de ma bâtisse.
    Porté par ma haine des vivants, je vécus cette apparition comme une véritable agression. Désireuse de voir l’intrus disparaître, je lâchai sur lui la totalité de mes familiers morts-vivants. Qu’elle ne fut pas ma surprise lorsque d’une simple parole il tint en respect mes si fidèles créations qui, figeaient sur place, se mirent à gratter le sol comme pour signaler leur frustration de ne pouvoir attaquer. Pour la première fois, depuis longtemps, la curiosité prit le pas sur la haine. Cet homme encapuchonné m’intrigua au plus haut point, sans que je puisse me résoudre à l’approcher. Je n’en n’eus pas besoin, il fit les premiers pas. Mains au ciel, il s’avança vers moi un sourire aux lèvres, un éclat dans les yeux que je sus reconnaître : C’était le même qui brillait dans les miens, celui de la curiosité. Pour la première fois, on m’adressa la parole d’une voix absente de toute rancœur. Tel un enfant apeuré, je disparus dans mes appartements pour mis cacher. Lorsque je jetai enfin un regard à l’extérieur, plusieurs heures plus tard, l’homme était toujours là, confortablement installer sur la souche d’un arbre à lire un livre sans nullement se gêner pour la vingtaine de morts-vivants qui le fixait avec intensités.
    Déconcerté par autant d’assurance, il me fallut plusieurs heures de plus pour me résoudre à poser un pied dehors. Et quand il m’accueillit d’un sourire et d’une voix poser, je dus faire appel à toute ma volonté pour ne pas fuir de nouveau. On échangea quelques mots, formant ainsi la première discussion de ma vie. Mon bas-parlé le fit rire là où d’autre m’avais attaqué, me signalant même son avis lorsqu’il me conseilla d’apprendre une autre langue. Après une courte discussion consistant tout juste à me demander pourquoi je vivais là, et sans que je sache quoi lui répondre, il reprit la route après m’avoir laissé le livre avec lequel il était venu. Je resta plusieurs minutes à regarder l’ouvrage, ne sachant pas quoi pensé de cette rencontre, ressentant une certaine déception de n’avoir pu lui parler plus.

    Plusieurs mois passèrent, puis la silhouette encapuchonnée réapparut à l’orée de la jungle. Toujours quelque peu timide, je n’intima pas à mes créations de l’attaquer cette fois, et me résolus à aller à sa rencontre. M’accueillant de nouveau avec un grand sourire et une besace remplie de livre, nous discutâmes cette fois plusieurs heures durant. Il se présenta comme un érudit et un voyageur, qui s’était montré curieux face aux rumeurs de disparition de plusieurs caravanes qui aurait été dépouillées de tous leurs occupants et de tous leurs écrits, sans pour autant toucher aux vivres qui avaient été laissés pour pourrir au soleil. Il repartit le soir même, non sans me laisser de nouveaux livres et avec la promesse de revenir bientôt. Ma vie consista bientôt à attendre impatiemment sa prochaine visite.
    Une routine s’installa. Laissant s’écouler plusieurs mois, le « Voyageur » revenait toujours les bras plein de cadeau, pour des séjours plus ou moins long. Il me racontait ses voyages et l’histoire de ce monde, et je buvais ses paroles avec l’attention que certains prête à leurs rois. Il s’avéra qu’il lisait en moi comme dans un livre ouvert, ne voyant pas en moi un monstre mais une jeune femme perdue et solitaire. Avec le temps, on se rapprocha, et bientôt, il m’apprit à parler le commun ainsi que la langue qu’il estimait, êtres ma langue natale, celle des elfes. D’une certaine manière, il m’enseigna également le respect de la vie, m’expliquant qu’il était normal pour les vivants de s’indigner contre ceux qui s’en prenait à leurs semblables. Je n’eus aucun mal à faire un parallèle avec ma propre expérience, me souvenant avec dureté du jour où on avait tué mon « père » devant mes yeux. Les attaques sur les caravanes cessèrent ce jour-là, comptant bientôt plus que sur les visites du « Voyageur » pour découvrir le monde par procuration.
    Des années passèrent, et le voyageur continuer de venir partager ses connaissances et sa sagesse avec sa jeune protégée. Ainsi, il me parla des somptueuses cités où l'avaient mené ses aventures, il m'apprit l'existence des titans dans ce monde, ses êtres mythiques mentionnés dans nombre de mes ouvrages, me vantant la diversité des êtres que l'on pouvait croiser sur ces terres. Avec le recul, je pense qu'il aimait voir briller dans mes yeux l’éclat de l’émerveillement.

    Je ne cessa pas pour autant mes expériences, mais me contentant à présents des sujets de test que mes créations pouvais trouver dans la jungle, pour la plupart dénuée de toute intelligence humaine. Faisant exception pour les quelques âmes en quêtes de vengeance qui avait la mauvaise idée de pointer leurs armes dans ma direction. Cet équilibre dura de nombreuses années, jusqu’au jour où, âgés de vingt-trois hivers, je resta sans nouvelle du voyageur pendant plus d’un an. Blessé par cette absence, je montai sur le toit du manoir tous les soirs à l’attendre, et ceux pendant de longs mois. Mais la silhouette encapuchonnée ne semblait plus vouloir percer l’épaisse végétation…
    Plusieurs années sont passées, et je souffre toujours de cette absence. Moi qui m’étais toujours contenté de la présence de mes créations morte-vivante, je me rendais à présent compte que leur compagnie était des plus fades en comparaison d’un individu en pleine possession de son esprit. Je rumina face à ce vide plusieurs hivers durant, jusqu’au jour où porter par la curiosité et les paroles du voyageur, je posa les pieds hors du manoir pour la première fois, le Necro’Tome et un sac de voyage solidement sanglé à mon dos.
    « N’aie pas peur de parcourir le monde, ma petite. Nul n’a besoin de raison pour parcourir le monde et en contempler les secrets. »

    L’avenir de la jeune Liche semble encore pouvoir prendre de nombreux chemins. Désireuse de percés les mystères de ce monde, elle est prête à laisser une chance aux vivants, à condition qu’ils en fassent de même pour elle. Cependant, certaines nuits de pleine lune, elle peut entendre une voix d’outre-tombe l’appeler aux limites de sa conscience, la priant de bien vouloir se rendre au sud-Ouest, dans un lieu nommer Benedictus…

    Groupes d'intérêts

    Arpentant le monde depuis peu, Nayka ne fait partie d’aucun groupe d’intérêt. D’un naturel plutôt influençable (pour l’instant), ses premières rencontres risquent bien de se montrer décisives.
    A ce jour, seul une profonde quête du savoir l'anime.

    derrière l'écran

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    Nayka l'esseulé
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  • Ven 7 Juin - 21:02
    Petit double post pour signaler que ma fiche est terminée, en espérant qu’elle vous plaira. Bien entendu, je reste à votre écoute si il faut changer quoi que ce soit.

    Merci d’avance.
    Empereur-dragon du Reike
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    Tensai Ryssen
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    Vocation: Guerrier combattant
    Alignement: Chaotique neutre
    Rang: S
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  • Lun 10 Juin - 18:47
    Bonjour Nayka et bienvenue sur le forum.

    J'ai apprécié découvrir ton personnage, l'idée de la rendre amnésique suite à sa résurrection en liche était originale et lui a fait découvrir le monde d'une manière toute particulière.
    L'arrivée du Voyageur était aussi particulièrement intéressante, puisque cela a véritablement été son premier contact positif avec l'extérieur. Peut-être pourras-tu donner ce rôle à un PJ, qui sait ? 👀

    Avant de te valider, j'aurais juste une petite remarque à te faire. Comme tu es mage noire, tu as droit à 50% de réduction sur la nécromancie.
    Donc les trois paliers te coûtent respectivement 250, 500 et 100 crédits. Il te reste 2250 crédits à ta disposition Smile Tu n'es pas obligé de les utiliser de suite, mais si tu en as envie fais-toi plaisir !
    Ensuite, si tu peux juste mettre "Chaotique neutre" au lieu de "neutre chaotique", ce serait parfait.
    Edit : si j'ai bien compris, ton personnage était un elfe. Avant sa transformation en liche, il faudrait qu'elle ait au moins 200 ans. Est-ce que tu peux changer ça ? Ca ne changera rien au fait qu'elle est une liche depuis 26 ans ^^

    Pour le reste, tout me semble correct.
    N'hésite pas à me dire ce que tu veux faire avec tes pouvoirs et je passe te valider ensuite.
    Citoyen du monde
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    Nayka l'esseulé
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  • Mer 12 Juin - 11:04
    Ravie d'apprendre que ma présentation vous a plut, je me suis beaucoup amusé à la faire et à imaginé ce personnage.
    Pour le voyageur, je suis resté vague volontairement, peut-être trouverais-je un joueur correspondant à la description et ravie d'avoir une petite protégée. Sinon ça pourra devenir une petite intrigue personnelle en cherchant à retrouver sa trace.

    Pour ce qui est des modifications, c'est fait. J'ai opté. pour le dernier rang de la nécromancie, j'aime bien l'idée que Nayka soit une maîtresse dans son domaine. Et accessoirement qu'elle commande une petite armée Very Happy

    N'hésitez pas si il reste des choses à modifier, au plaisir de vous croisez au détour d'un chemin.
    Empereur-dragon du Reike
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    Tensai Ryssen
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  • Mer 12 Juin - 22:13
    C'est parfait, te voilà donc validée Very Happy

    Bon jeu sur Cendres o/
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