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  • Lun 20 Fév - 23:32


    Janvier de l'an 4 de l'ère des Mortels

    Ce n'est qu'un petit village. Au détour d'une route de terre, entre les monts incorruptibles de la République, un petit village comme il y en a tant. Avec ses vieux qui rabâchent, ses jeunes qui rêvent, ses adultes qui triment, ses bêtes qui contemplent le tout avec une tranquillité toute animale. Oui, ce n'est rien qu'un petit village, avec ses humbles masures, ses rares échoppes, son unique 'auberge' où s'arrêtent les rares voyageurs et les quelques messagers passant par là, entre les montagnes fières. Comme il est petit ce village... L'on y vit pourtant bien, simplement, quand l'aventure ne frappe pas à l'une de ses portes. Elle le fait rarement, d'ailleurs. Pour retrouver une bête égarée quelque fois, pour ramener à la raison la jouvencelle ayant fui son promis dans les bois, pour escorter jusqu'à la ville un vieillard qui en rêvait depuis tout petiot, et qui se réveillait un peu tard. Enfin... Un petit village, oubliable et tranquille, entouré de géants majestueux et silencieux... Un lieux de passage pour les histoires d'ici et d'ailleurs, d'hier et d'aujourd'hui.

    En parlant d'histoire, en voilà une qui revint sur toutes les lèvres un beau jour, et pour cause : son principal protagoniste passa par là, un matin brumeux, dit-on. Cette histoire donc, c'est celle d'un chevalier, d'un chevalier qui passait régulièrement par ce village, que chaque génération avait vu une, deux, plusieurs fois pendant son existence, et que chaque enfant, adolescent, adulte curieux, avait questionné, pour obtenir toujours la même réponse : le chevalier venait attendre son amour, en haut du mont des amoureux. Absurde, disaient toujours certains. Il ne pouvait être aussi vieux ! "Il a des yeux bleus comme les glaciers..." Rêvassaient certaines grand-mères. "Des bouclettes blondes !" Riait une adolescente, avant que sa copine ne corrige : "Noirs et courts !". "Des quenottes de lapins." Disait un bûcheron. Personnes ne s'entendaient sur l'apparence sous l'armure de cet individu aux milles visages, mais tous s'entendaient sur un point : un chevalier revenait attendre son amour en haut du mont. Des jours, des semaines même ! Et puis on le voyait redescendre, sifflotant une chanson joyeuse... Personne ne dit ce qu'il trouvait là-haut.

    En tout cas, peut-être un voyageur sera-t-il passé par là, et aura-t-il prêté l'oreille à l'histoire des paysans. "Ça fait déjà que'ques jours qu'il est là-haut. Y r'descendra... A un moment." Aura dit un vieillard soufflant son tabac. Au curieux, on aura indiqué aimablement le chemin serpentant jusqu'en haut du mont, tout en l'avertissant qu'il peut y croiser des bêtes peu sympathiques parfois. Aura-t-il été intéressé par l'histoire elle-même ? En aura-t-il douté ? Aura-t-il vu là l'opportunité de rencontrer, si ce n'est de pigeonner, un autre voyageur isolé ? Qui sait ?

    En haut de ce mont, un peu à l'écart des autres, le nouveau venu aura vu, par delà la forêt l'ayant caché jusque-là, un destrier paissant tranquillement sur un flanc de montagne herbeux, tandis que plus haut, contemplant les nuages paresseux habillant l'horizon, se trouverait bel et bien un chevalier, portant une belle armure, l'épée dans son fourreau, installé sur un rocher saillant. Un hennissement aura accueillit l'étranger, et peut-être aura-t-il vu, l'espace d'un instant, le heaume se tourner dans sa direction, avant que ne retentisse dans sa tête une voix de jeune homme aimable.

    "Ne sont-ils point merveilleux ? A vous marquer l'âme... Telle la promesse d'une caresse, peut-être ?"  Le bras armuré ayant un geste large pour englober le ciel clair, parsemé de doux nuages, les surplombant.
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  • Dim 23 Avr - 21:32
    C’est juste un village tout ce qu’il y a de plus basique. Un dont le nom même semble changer d’une personne à l’autre. Il ne change pas vraiment, soyons d’accord avec cela, juste tout le monde semble avoir sa façon de l’appeler à sa façon et de toute manière ce n’est pas assez grand pour que la République en soit vraiment quelque chose à faire de lui donner un nom officiel. C’est ce genre de détail à la con sur un village un peu oublié qui est rapidement chiant pour livrer le courrier au dit endroit pour beaucoup de coursiers.

    C’est la principale raison pour laquelle un groupe de gens de la ville un peu plus loin était bien heureux que tu acceptes la requête de venir livrer ici sans rechigner comme le dernier coursier qu’ils avaient voulu engagé. De ce que tu as rapidement compris de tes clients du moment c’est que tu avais à faire à des personnes ayant vécus dans ledit village et qui voulaient simplement envoyer quelque produit de base à leur famille avant d’eux retourner les voir plus tard. Quand ils auront quelques jours de disponible. C’était une livraison tout ce qu’il y a de plus basique.

    Vraiment. Il n’y avait besoin d’aucune escorte, pas de carte complexe à étudier, juste a suivre les indications données de manière très claire et une fois sur place demander où se trouvaient les différentes personnes à livrer au premier passant qui passe. C’est le genre de lieu où tout le monde se connaît et savoir où se trouve truc ou machin demandé à un parfait inconnu qui passe juste là et souvent le plus fiable. Ça a été incroyablement fiable, tu as livré tout ce qu’on t’a demandé et rien de cela ne t’a fait vibrer. C’est un village qui semble morne et sans saveur à première vue. Comme beaucoup de lieux si on ne creuse pas.

    Ta dernière livraison était à l’auberge, une simple lettre qui avait donné le sourire à son destinataire et t’avait demandé, comme tous ceux à qui tu avais fait la première livraison, si tu pouvais attendre le temps d’écrire une réponse. Comme pour les autres tu as accepté, on ne crache pas sur un travail, mais tu as tout de même espoir de ne pas devenir leur coursier attitré parce que ce n’est clairement pas le coin du monde où tu souhaites rester pour toujours.

    C’est dans cette auberge, alors que tu as promis de revenir plus tard pour avoir la missive retour et que dans ton paiement une chambre est même comprise dans le prix, un village très sympathique, que tu as eu vent d’une rumeur qui a titillé ta curiosité et donner un peu d’intérêt pour ce lieu qui semble si fade à la base. Un mystérieux voyageur qui semble avoir un rendez-vous éternel avec un amour dont personne ne semble savoir ce qu’il en retourne vraiment.

    Cela aurait pu s’en arrêter là. Juste écouter les histoires des villageois, gratter les dernières rumeurs du coin, trouver cela un peu mystérieux et juste passer à autre chose. Ça aurait pu si la curiosité de Pyxis n’avait pas été autant piqué par le fait que cette personne semblait attendre depuis assez longtemps pour que tout le monde semble avoir sa petite théorie sur cela, que certain pense même que c’est une simple légende que ça soit le même homme à chaque fois.

    Surtout que tout le monde souhaite en savoir plus, mais personne n’ose aller voir par soi-même parce que même si la curiosité est forte et que la possibilité de croiser une bête est faible, aller dans la montagne avec un parfait inconnu pour assouvir une curiosité mal placée ça ne semble pas un bon plan, pour personne. Puis, aussi, il y a une légende à côté qui dit que ceux ayant voulu voir ont toujours été punis pour cela. Pour cette dernière partie c’est surtout des simples accidents bêtes de cheville qui se coince au mauvais endroit, personne qui se perd en route, bruit qui a fait faire demi-tour avant d'arriver à destination et ainsi de suite. Pas une malédiction, simplement la vie normale en montagne quand on ne fait pas forcément complètement attention en se promenant.

    C’est bien long pour dire que tu as pris tes affaires, promis de revenir pour récupérer le courrier de tout le monde une fois ta curiosité rassasiée et que tu es parti en quête de cet homme qui attend en haut du mont des amoureux. Il y a une part de ton esprit qui a le fol espoir que cela soit un gardien, mais c’est un simple espoir enfantin et en grimpant cet espoir s’envole doucement et simplement la curiosité te fait avancer.

    Pour le coup, on ne va pas se mentir, tu as beaucoup de chance. Tu ne te perds pas avec les instructions données, même si tu trébuches à quelque moment sur des parties irrégulières du sol cela ne t’empêche pas de continuer et la seule fois où tu as croisé un ours qui passait simplement par là tu t’es fondu dans une ombre le temps que l’animal continue tranquillement son chemin sans plus t’inquiéter que cela. C’est ainsi que tu arrives en haut et il y a une putain de question qui te brule les lèvres, enfin, plusieurs questions, parce que tu ne comprends pas plein de trucs, mais une fois arrivé en haut il n’y a qu’un seul constat qui semble se faire quand tu regardes ce qui est présent sur place.

    – Bonjour. Est ce que c'est vous le chevalier blond aux yeux bleus avec des dents de lapin ?

    Tu te demande de comment les gens ont pu donner autant de détail sur cette personne en ne voyant rien de lui.

    – Vous attendez vraiment l'amour de votre vie depuis le début du monde ?

    La politesse est pas forcément la première chose qui arrive dans ta bouche. Là tout de suite tes questions commencent à tomber sans même pouvoir t'empêcher que cela arrive.

    – Enfin... Je vous demande cela à vous, mais vous êtes peut-être même pas la personne que je recherche...

    Un rire sort de tes lèvres en même temps que tu dis cela. Même si ce n'est pas la meilleur approche tu préfère dans tout les cas foncer tête baissé dans ce genre de situation. Au pire tu improvisera plus tard. CENDRES
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  • Lun 24 Avr - 21:48

    Voilà qui me surpris, une soudaine compagnie, là-haut sur le mont, où les nuages et mon brave Ivain, seuls, demeuraient avec moi jusque-là. Soudainement avaient retenti de timides questions, venant d'un jeune voyageur à l'air aimablement curieux. Et quelles questions, mes aïeux ! De celles que poserait un enfant curieux en se triturant la manche, osant sans trop oser... Mais osant tout de même ! Ah, la jeunesse... !

    "Eh bien eh bien, le suis-je vraiment ?  Riais-je à son esprit. Blond ou brun, bouclé ou soufflé, mes cheveux sont sur ma tête, et mes quenottes sont là où elles sont, quoiqu'en disent les petits sauteurs à doux pompons ! Et vous jeune homme, êtes-vous celui auquel sourient les demoiselles ? Dont le pas est aussi léger que le zéphyr, la frimousse heureuse comme un enfant courant au vent ? Qui suis-je, qu'en sais-je, mais dites-le moi donc je vous prie !"

    Je l'invitais d'une main à approcher, qu'il ne demeure pas à l'orée du bois comme si quelque feu allait l'emporter. Le temps était doux, le vent tout autant, et la vallée plus bas, s'offrait à nos yeux comme un délicieux tableau, de forêt élégante sur un flanc montagneux audacieux, creusé par le temps et l'eau s'écoulant entre les pics. Ah, que j'avais vu ce paysage bien plus plat autrefois ! Vraiment ? Ou était-ce ailleurs ? En tout cas maintenant, un peu de fumée montait des humbles chaumières en garnissant le creux, et l'on aurait pu se clamer roi du val en se tenant ici. Roi de quoi, ha ! D'admirer le monde, ses beautés et ses folies, de si haut que l'air manquait, quand l'on montait encore plus haut, enfin, non pas que je sois concerné par cela.

    Tristement, le curieux n'avait point répondu à ma propre question, et je me retournais vers les cieux avec un soupir lourd, celui du soupirant patient, dont le coeur s’alanguit et souhaite toujours, espère encore et encore.

    "Peut-être était-ce hier ? Peut-être demain ? Je ne sais quand elle viendra, mais je le sais, elle n'y manquera pas. soufflais-je mentalement à mon invité.Amour, amour aux milles noms, visages et passions, amour qui nous porte puis nous tue, amour qui nous fait rêver puis souffrir, qui ne l'attendrait pas ? Il est une bouffée d'air quand la peur nous tenaille, un tendre repos quand l'épuisement nous guette, il fait tourner le monde et brûler les coeurs l'habitant. Amour, amour... En parler ne saurait toucher ce qu'il est vraiment, ce puissant sentiment qui transforma des empires... !"

    Mes mains gantées de cuir, rembourrées de tissus sous l'épaisseur desquelles se trouvaient mes os, se tendaient vers ce qui passait paisiblement, loin, si loin au dessus de nos crânes.

    "Et votre bon serviteur le cherche dans ces soupirs blancs flottant tout là-haut ! fis-je remarquer avec amusement. Mais, mais, mais ! Je radote et babille, assène et répète alors que vous, vous jeune homme, vous me semblait bien présent, bien au fait de ces choses-là. L'Amour vous-a-t-il déjà trouvé ? Ou le cherchez-vous ? A moins que vous ne le fuyez ? Il faut avoir de bonnes jambes pour lui échapper, c'est peu dire !"

    Non non, je ne craignais pas - plus ? - les affolements de l'esprit dû à un air trop léger, trop lourd, trop chargé, cela ne m'atteignait pas, mais parfois mon esprit se laissait aller, et ici plus qu'ailleurs, il s'envolait même. Si seulement il avait pu m'emporter là-haut ce gredin, mais non, rien que mes mots, il les emportait, les faisant valser comme autant de petites danseuses légères. Mais cette fois, cette fois ! Il était des oreilles autres que celles de mon bon Ivain pour les entendre. Curieux, curieux jour !
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  • Lun 1 Mai - 15:30
    Le premier mouvement qui vient est celui d’un recul clair et net. La voix n’est clairement pas la tienne et surtout elle résonne dans ton esprit sans pouvoir rien n’y faire. Cela est effrayant aux premiers abords avant de te concentrer sur les mots. Il n’y a aucune hostilité dedans, au contraire, cela répond à tes questions et danses dans ton esprit de manière assez douce.

    L’intrusion est étrange, car non habituelle, mais ce n’est point douloureux alors tu refais un pas en avant et te laisse bercer par cette voix mentale comme tu te laissais bercer par la douceur de tout discours face à toi.

    La locution de l’inconnu est amusante, fraîche et pleine de piquant qui donne envie d’échanger avec. Tout cela ne fait que croître encore plus la curiosité qui te dévore le ventre. Ton esprit semble mettre de côté toute notion potentielle de danger qui aurait pu se former et seule l’envie d’en savoir reste.

    – Le zéphyr ? Je dirais que j’ai plus le pas d’un marin qui apprend à rester stable sur la terre ferme après des mois en mers. Quand à savoir qui vous êtes c’est toute la raison de ma venue, si j’en avais déjà une réponse où serait l’intérêt de venir pour chercher à le savoir ?


    Tu ris tout en disant cela. T’installant à côté de lui, là, sans la moindre crainte, quand est-ce qu’on a crainte d’une personne qui semble aussi bienveillante dans ses propos ? Certes il parle dans ton crâne, mais peut-être qu’il est muet de nature et donc c’est simplement sa façon de s’exprimer. Tout comme ne pas se dévoiler peut-être pour mille et une raisons. Ça gratte ton envie de savoir, mais ne te rends absolument pas méfiant.

    – C’est beau d’avoir autant confiance en elle. Je n’ai jamais connu de telle passion du cœur. La seule personne que je sais que je pourrais attendre avec autant de confiance est ma moitié, mais elle est une partie de mon âme, pas de mon cœur.

    Ta jumelle est cela. Même si pour le moment tu n’as point pu connaître la différence au fond de toi tu le sais que c’est clairement différent votre lien et celui d’un amour aussi fort que celui de cet homme. Ou femme. La voix dans ton esprit ne définit pas un sexe après tout et si tu y regardes bien son équipement recouvre beaucoup trop pour savoir.

    Tu fixes l’inconnu qui babille sans crainte. Peut-être que vous n’êtes pas si différent sur certains points. Deux êtres qui ont besoin d’échanger là tout de suite. Sa question sur l’amour fait mouche mine de rien et d’une certaine façon peut-être que c’est la bonne personne pour parler de cela. Une personne qui attend son amour avec autant zèle dois en savoir beaucoup sur le sujet, enfin, sûrement.

    – Hum… On peut dire que j’ai fui un amour imposé. Plus un mariage de convenance avec des amis dont on me promettait l’amour sur le long terme en même temps qu’une descendance, mais j’avais juste l’impression qu’on me transformait en vulgaire chiot domestique avec une laisse autour du cou le tout attaché à un pique qui ne quitterait jamais un jardin. Un jardin magnifique et avec beaucoup d’attention, mais bien trop petit et fade face au monde extérieur qui m’appelle si fort.

    Prenant place, tu t’assois à même le sol et te met à observer le paysage en même temps que tu parles. Bien loin des vagues de Kaizoku, la vision des montagnes ressemble pourtant à une mer figée dans le temps si on y regarde bien.

    – Il y a beaucoup de forme d’amour, alors dire que je ne l’ai pas connu serait un mensonge, mais celui qui ressemble aux histoires dans les contes pour enfants, celui aussi doux que le miel tout en ayant la puissance d’un volcan qui s’éveille, je ne pense pas l’avoir déjà vécu. Les dernières fois qu’une personne m’en parlait, ça ressemblait plus à un poison qu’à un mets délicieux qui fait envie. Rien que vous voir attendre une personne qui ne vient pas ne donne pas forcément envie. Est-ce qu’elle a fui cet amour ? Pourquoi attendre encore ?

    Il t’a pourtant déjà répondu sur cela, mais tu ne comprends pas. Vraiment pas.

    – Si cela est un repos, pourquoi cela devrait-il nous tuer ?

    C’est peut-être une simple incompréhension de ses mots, ton inexpérience est peut-être ce qui parle, pas grave, tu es prêt à apprendre. À comprendre. Pourquoi faire cela par amour ? CENDRES
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    Invité
    Anonymous
  • Dim 7 Mai - 21:26
    Quelle tranquille présence que celle-ci ! Ce jeune-homme a la bonté de venir s'asseoir, et de préter l'oreille - l'esprit ! - à mes divagations - car je ne leur tiens pas la bride, elles vont où elles veulent pour l'heure, ces pensées légères ! -. Je crois comprendre que par moitié, il n'est pas question d'une épouse, puisqu'il a fui une union forcée - ah ! Quelle triste réalité que ces unions-la ! -. Mais j'écoute, j'écoute, mes questions trouveront réponse... Ou pas ! Qu'importe ! Il questionne encore, magnifique, fameux, fascinant ! Je le sens curieux et songeur, perplexe et intéressé. Une bonne oreille à qui parler, voilà qui est dit !

    "Il est des mystères dont les raisons nous échapperont toujours ! commençais-je en un murmure mental de conspirateur, me penchant vers le jeune curieux,, avant d'éclater de rire sous son crâne. L'amour est de ceux-ci ! Il nous soumet, nous charme et nous emporte au gré de ses élans, ah ! Quand bien même nous résistons, quand bien même nous raisonnons... SI puissant, si fantastique ! Ne voyez-vous pas, vraiment, comment il pourrait vous blesser, ce sentiment de coeur ?"

    Je pris un instant pour regarder la vallée en contre-bas... Mais en vérité mon esprit partait bien loin, ailleurs, autrefois, pour collecter quelques ingrédients pour ma réponse à ses questions épineuses. Car les réponses pouvaient blesser comme appaiser, telle était la difficulté ! Sans jamais être une vérité unique. Ah, ah, amour... ! Et puis, je réalisais... C'était évident !

    "Fuir, fuir, celle que j'attend ? Une main gantée se porta à ma bouche, caché derrière le casque, en un geste de minauderie. Elle le fuit et le cherche, ce sentiment. Sitôt qu'elle l'a trouvé, elle s'envole aussitôt, car elle ne voudrait pas, non, lui être enchaîné. Ce serait une horreur, une aberration pour ce qu'elle est... ! Et elle est magnifique, cette angélique... Mais, mais... ! Nous ne sommes pas des amoureux, des amis de la dernière lune, et les siècles n'y feront rien, nous nous retrouveront toujours, nous regrettant quand nous sommes au loin, trépignant à l'idée de nour revoir... Puis ravis de reprendre notre route vers d'autres voyages, une fois rassasiés de notre présence. C'est ainsi que nous sommes faits, et j'entend bien volontiers que pareille sarabande ne serait pas au goût de tout un chacun. Mais, ah ! Sans celle-ci nous ne nous chercherions pas aux confins de ce monde, et nos retrouvailles eh bien... Elles auraient une autre saveur..."

    Les nuages, paresseux, nous observaient de là-haut, avec le même flegme que nous pouvions avoir à l'égard des petites gens bien plus bas. Mon cher Ivain profitait tranquillement de notre repos, appréciant une herbe qu'aucun ruminant n'était venu gouter récemment. Un peu de vent souleva les graines délicates de quelques arbres, qui prirent leur envol pour nous passer au dessus de la tête, au rythme de tranquilles bourrasques, qui les porteraient jusqu'à le ciel savait où...

    "Mais mais mais, ce n'est 'qu'un' amour comme il y en a tant. Il ne fut en rien forcé, et il fut offert, encore et encore, à chacun de nos rendez-vous. Mais j'en ai vu, de ceux qui furent obligés... Un profond soupir me prit, et mon heaume se baissa un peu, sous le poids d'une vieille honte. J'y pris même part, malgré moi, une fois que j'escortais une belle auprès de son promis, sa famille me faisant confiance. Mais ! La demoiselle échappa à ma garde, pour retrouver l'aimé que son coeur avait choisi, non pas celui de ses parents. Quelle tragédie ce fut, quel erreur je fis ! Je la poursuivis dans le désert, la croyant victime, pensant la sauver, car je n'avais pas compris... ! Et nombreux souffrirent, périrent même, car dans ma chute, l'on m'avait sauvé, et dans ma bêtise, l'on me suivit... L'amour... Si puissant qu'il emporte avec lui même ceux qu'il n'a pas saisi. Sa simple présence dans notre parage peut chambouler bien des vies..."

    Cette histoire triste était l'une des miennes, et j'avais eu bien des éons pour y penser encore, souhaitant le meilleur à celle qui avait pris les rênes - littéralement ! - de son destin... L'appaisement pour sa famille... Et un avenir heureux pour un couple dont l'amour ne pourrait être accepté par le monde qui l'avait vu naître.

    "Mais, voilà que j'ose appeler des nuages gris ! Pas aujourd'hui, non, non ! Je me redressais avec panache. Vous, voyageur, vous que le monde a attiré sur ses routes, n'y avez-vous pas vu ces nombreuses manifestations, à l'amour ? De l'éplorée appelant tout le village pour aider son aimé ? Du vieux au dos brisé, capable de traverser des forêts entières pour trouver le guérisseur qui sauvera son aimée ? Même, plus simplement... L'amour, l'amour, se voit même dans les simples gestes, les petites attentions, ces doux mots qui font dire que l'aimé pense à l'autre sans même y penser ? Ah... Qu'ils soient jeunes ou vieux... Quand ils laissent leur coeur parler, je pourrais les écouter des millénaires durant..."

    Quand bien même des questions se frayaient un passage dans ma logorée, mes mots, encore, continuaient de prendre de la place, encombrant encore et encore les chariots de la discussions. A croire que je n'avais pas eu tout mon saoul de discussions ces derniers temps, ah !
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    Anonymous
  • Lun 29 Mai - 9:38
    Ton esprit est bercé par les paroles qui rentrent directement dedans. Est-ce vraiment une bonne chose d’entendre tout directement ainsi ? Tu n’en sais pas grand-chose, ce qui est certain c’est que tu t’y habitues et que cette discussion nourrit ta curiosité tout comme cela lui donne encore plus faim.

    Chaque réponse donne son nouveau lot de questions et même si ce n’est pas forcément la meilleure idée du monde d’avoir une discussion de ce genre avec un inconnu en pleine nature, loin de tout et avec absolument tout qui pourrait mal tourner si cela voulait mal tourné, cela n’a pas d’importance.

    Ce qui importe là tout de suite est de continuer ce moment pour tenter de comprendre quelque chose qui n’est pas compréhensible. Enfin, c’est ainsi que tu le ressens.

    C’est exaltant comme pensée.

    Les mystères sont ce qui te fait avancer, vivre. Les percées, comprendre, voir plus loin, chercher des explications parfois sans jamais de réponse est la base même du début de ton voyage. Si l’amour est un des grands mystères du monde, tu veux encore plus creuser cette conversation. Il a toute ton attention, si jamais il y avait le moindre doute là-dessus avant.

    Puis soudain ses mots font mouche en toi et ta bouche forme un o parfait à ce constat. Tu le comprends. Vous parlez tous les deux d'amour, mais ta définition à toi est bien trop étriqué, trop romantique, trop idéalisé avec le regard du monde qui ne voit que l’amour de deux amants comme amour véritable pouvant avoir ce nom en priorité à tous les autres types d’amour.

    Une part de toi souhaite le couper, lui hurler que tu comprends, qu’un bout de ton âme est avec ta sœur et que certains de ses mots ressemblent parfaitement à ce que vous vivez sans jamais tomber dans l’inceste. Tu le veux, mais ses pensées te bercent et tu veux entendre tout avant de répondre, le laisser pousser loin ses réflexions, avoir quelque chose à offrir aux réponses qu’il t’offre.

    – Si. J’ai pu en voir beaucoup, juste avant vos mots je ne pensais pas qu’on pouvait en parler avec la même force que l’amour charnel. Enfin, pas vraiment charnel, mais l’amour qui doit pousser à forcément créer une famille, cet amour conté dans les histoires pour expliquer les fins heureuses avec beaucoup d’enfants.

    Parce que tu as fui ce qu’on a cherché à t’imposer et que tu as un peu compris la douce qui s’est enfuie elle-même de son obligation dans les souvenirs de ton interlocuteur.

    – Je ne crois pas que j’aurais trouvé meilleurs mots que les vôtres pour parler de ma relation avec ma sœur. Nous ne sommes pas des amoureux, des amis de la dernière lune, et les siècles n’y feront rien, nous nous retrouverons toujours, nous regrettant quand nous sommes au loin, trépignent à l’idée de nous revoir, puis ravis de reprendre notre route vers d’autres voyages, une fois rassasiés de notre présence.

    Tu récites parfaitement ce passage-là tellement il a fait échos en toi sur ce que tu ressens. Jamais tu n’aurais pensé qu’un parfait étranger puisse avoir les mots si parfaits pour décrire cela. C’est presque une délivrance d’avoir cette réponse-là. Ton sourire est bien plus apaisé qu’il n’a pu l’être depuis un moment. Un peu ce même sourire bienheureux d’un enfant qui a enfin réussi à faire ce qu’il cherchait depuis un long moment. Une réponse que tu ne savais même pas que tu cherchais.

    – Je pense qu’avant vos mots même en voyant toutes sortes d’amour j’étais aveugle à celle-ci. On nous apprend à en voir une sorte et ce qu’il y a autour, les nuances possibles dans ce monde, semble ne pas vraiment être là. Puis, même si j’en ai vu, que maintenant je touche du bout des doigts un début de compréhension de cela, que j’ai ma propre relation avec l’autre partie de mon âme, ce n’est pas pour autant que je comprends vraiment.

    C’est une réalité. Commencer à voir des couleurs inconnues ne fait pas que d’un seul coup on sera capable de les apprécier ou même de les nommer. La lumière qui aveugle après avoir été dans les ténèbres brûle la rétine et fait plus de mal que de bien sûr le moment.

    – Est-ce que du coup ma présence va faire que votre aimé ne va point venir ? Est-ce un moment qu’à vous deux que je dérange par ma présence ? Est-ce pour cela qu’on vous voit toujours revenir seul ? Parce qu’ici n’est qu’un point de rendez-vous avant que vos… Au fait, vous parlez de siècle… mais comment cela ?

    Parce que cela fait d’un coup tilt dans ton esprit.

    – C’est une métaphore de votre attente et attachement ?

    Ou est-ce que tu es face à une personne ayant bien plus que beaucoup et qu’il pourrait avoir bien d’autres réponses pour donner de nouvelles couleurs à la vision que tu as du monde. Ta curiosité s’exprime sans aucun filtre avec cette personne.

    C’est plaisant.
    CENDRES
    Invité
    Invité
    Anonymous
  • Mer 7 Juin - 14:18
    Ah ha ha ! Voilà que ce coquin voleur me piqua mes mots, et j'aurais souri si j'avais pu, au contentement simple que je percevais chez lui. Eh bien, qu'ils devaient être proches pour qu'il parle d'elle ainsi ! Loin des histoires de rivalité et de méchanceté mesquines entre membres d'une même fratrie ne se trouvant pour seule adjectif à se donner que celui de 'gène dans la succession et l'héritage', entre autres raisons de se honnir tristement. 'L'autre partie de son âme', en vint-il même à dire, ce voyageur ! Des questions, il m'en vint au sujet de la mystérieuse et aimée donzelle, mais les siennes interrompirent les miennes et, après tant de cascades joyeuses, c'est un pied dans le tapis qu'il entendit sous son crâne, ayant cette 'sonorité'-là :

    "Des siècles ? J'ai dit des siècles ? Ah oui vraiment ? Une belle image en effet, je..." dis-je en balbutiant d'embarras.

    Un lot de plans et de galipettes me vinrent en tête, avant que je ne tranche, porté par ce grand air qui me semblait si enclin à l'honnêteté. Aujourd'hui, cette fois, je n'avais pas le goût à la billeveusée de diversion.

    "La métaphore est fameuse en effet, cristallisée par sa réalité. Mon temps en ce monde n'est guère court, de même que le sien. Notre compagnie nous est d'autant plus précieuse qu'elle s'étend, et que chaque rencontre fuit suivi d'une autre, et ce de nombreuses fois, là où nombres de nos compagnons et compagnes de route disparaissent parfois sitôt rencontrés." me repris-je avec davantage d'assurance, une tristesse ancienne se mêlant à mon ton.

    Un silence suivit, mon heaume tourné légèrement vers ce jeune - l'était-il ? Ses mots me disaient que oui, là où les apparences pouvaient être trompeuses - voyageur venu partager un temps mon rocher. Le recroiserais-je ? Lui, ses enfants, petits-enfants, telle une ribambelle de petits lapins auxquels je m'intéresserai en souvenir de cette première rencontre ? Ou serait-il de ces esprits qui demeureraient à ma portée longtemps encore, malgré le temps s'écoulant et l'espace nous séparant ?
    Mais il était de plus amusantes questions qui attendaient leurs réponses, voyons !

    "Et pour vous répondre plus avant... ! me secouais-je soudain. Tempête et tornade ne pouraient l'empêcher d'aller où elle le souhaite, oh que non ! Alors votre présence ? La timidité n'est pas une des chaînes la retenant, et nous saurons bien quand le destin nous gratifiera de sa présence, oh que oui !"

    J'en trépignais d'avance, jetant un regard d'espoir vers les cieux se faisant peu à peu nuageux. Oh j'entendais dans sa voix de nombreux autres, mais leur donner toutes les réponses manquerait cruellement d'attrait ! Il serait bien plus plaisant qu'il voit, oui, qu'il vive et ressente, plutôt qu'il se fasse le perroquet de quelques mots rapportés. Je ne dis rien un instant encore, mais cette fois pour une toute autre raison, et finalement, je me contrains à lui faire entendre un rire de conspirateur. Mais, mais ! Je ne le laissais pas y tergiverser plus que cela, et enchainais.

    "Par contre, permettez-moi de vous dire qu'il m'est difficile de croire vos propos ! déclarais-je ardemment. Votre soeur, votre autre vous, est-ce la seule a avoir attiré les bonnes grâces de votre coeur ? La route ne vous aura pas amené à connaître quelques autres échauffements ? L'amourette avec une voyageuse ? Des rendez-vous galants à chaque ville ? Vraiment vraiment, il me semble pourtant que vous ne manqueriez d'attirer l'oeil des dames. Et si votre tendresse est aussi douce que votre apparence... Holala !"

    Et soudain, le frippon que j'étais joua de sa magie, et sous le crâne de mon jeune ami, ce ne fut pas une voix d'homme qui retentit, mais bien celle d'une donzelle, à la douce vibrance et à l'innocence touchante, dont le timbre délicat vous évoquait des colombes timides.

    "Messire, messire, doux sir, n'avez-point vu de ces yeux tendres qui vous découvrent sur la route et se nourrissent rien qu'à votre vue ?"

    Où était-elle ? Qu'elle était son apparence ? Son nom, son histoire ? Rien qu'un vilain petit tour de votre serviteur mais, ha ! Que voulez-vous : la présence d'un jeune gens, de ceux qui feraient minauder aisément les coeurs, cela me rappelait bien des histoires et des amourettes entraperçues, que je ne pus m'empêcher d'en jouer !

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  • Dim 18 Juin - 19:25
    Le temps semble avoir été long pour ton interlocuteur. Sa réponse laisse entendre que vraiment des siècles sont passés, en tout cas c’est ainsi que tu le comprends. Cela émoustille encore plus ta curiosité et ton envie de discuter avec cette entité dont tu n’as aucun nom pour vraiment le nommer. Un chevalier amoureux pourrait le faire, mais semble si fade. Lui demander directement un serait plus simple, mais ça vous emprisonnerais dans un bout de normalité et de banalité dans votre échange. Une part de toi ne veut pas rendre cet échange banal. C'est une étincelle de vie, un éclat de curiosité et ternir cela serait une honte dans cet échange.

    Chaque nouveau mot qui résonne dans ta tête nourrit encore plus ton envie de découverte. Cela effleure tellement de sujets dont tu n’en avais simplement rien à faire. À quoi sert l’amour quand on a soif de liberté et de curiosité ? Quand on est aussi jeune que toi Pyxis cela semble être un sentiment bien inutile et dont les nuances n'ont pas bien d’importance. Cela ressemble à une simple cage à la base, mais d’un coup cela semble être complètement autre chose.

    Ta bouche s’ouvre pour répondre avec toute la fougue possible, ton enthousiasme à son comble, mais la voix féminine qui se met à raisonner dans ton esprit-stop tout. Tu cherches des yeux dont cela peut venir, mais c’est compliqué, car vous n’êtes que deux ici et surtout, cela vient de ton esprit et non d’autour. Est-ce que c’était l’aimé de cet inconnu qui vient d’arriver ?

    – Je…

    Ton cœur bat un rythme fou autant que par excitation de toute cette situation que par nervosité de ne même pas savoir de comment prendre tout cela. Une conversation mentale avec deux personnes ayant vécu dans ce qui est une cristallisation des siècles a quelque chose de beaucoup trop grisant, même si tu ne sais pas où se trouve cette nouvelle interlocutrice. Quel enfant naïf tu peux être avec ce qui se passe à cet instant précis. À aucun moment cela ne semble te traverser l’esprit dont la magie peut changer les nuances de la voix qui entre dans ton esprit pour en prendre un genre différent. Non, pour toi ils sont deux et une se cache de ton regard. C’est ce qui semble le plus logique là tout de suite.

    – Oh !

    Tout cela fait perdre la cohérence à ce que tu voulais dire et seules des onomatopées sortent sur le moment. Il te faut remettre les mots dans l’ordre, les questions à nouveau là pour répondre et continuer tout cela. Si elle ne se montre point, c’est que tes yeux ne doivent la voir, mais si ses mots arrivent c’est qu’elle échange avec vous. C’est fascinant et tu en sautilles sur place presque comme un chiot un peu fou souhaitant à tout pris sortir ou jouer sur l’instant.

    – Madame ? Vous…

    Les mots se forment et se les phrases se bousculent alors que tes yeux regardent la forme de ton premier interlocuteur toujours bien dans ton champ de vision. Est-ce que tu veux vraiment banaliser cela et rendre ce moment moins mystérieux en la faisant sortir de sa cachette ? Elle prend part à la conversation et tu devrais juste l’assimiler et continuer le tout. Tu te reprends un peu, stop peu à peu tes rebonds et après une forte inspiration reprends la parole plus clairement. Tu fais encore plus attention à ta prononciation, à ton intonation et au fait de bien être audible. Tu ne sais où elle est et ce qu’elle peut entendre, mais tu veux qu’elle puisse être avec vous dans cet échange qui te comble de plus en plus.

    – Mes excuses, la surprise m’a perturbé. C’est si doux d’échanger avec vous.

    Tu les vois comme un tout. Ils sont un tout qui t’offre une vision d’où tu ne connaissais même pas la nuance. Est-ce qu’ils sont aussi des adorateurs des ombres ? Est-ce qu’ils savent pour les gardiens ?

    – La seule autre bonne grâce qui a su nourrir mon cœur depuis toujours est la soif de découverte. La curiosité qui semble faire qu’à aucun moment mon esprit n’a vraiment de repos dans ce qu’il souhaite explorer. L’amour me semblait juste fade et surtout une prison jusqu’à présent. Un sentiment qui enchaîne et nous fait rester en retrait. Je n’ai que pu voir mes parents qui se sont enchaînés l’un à l'autre pour ne même plus avoir le courage de partir sur leur terre de leur ancêtre quand ce fut le cas. Ce même soi-disant amour être mis comme une laisse pour tenter de nous garder sur une île dont on a trop fait le tour avec ma sœur. Des familles se déchirent au nom d’un amour qui semble parfois mort entre eux depuis bien longtemps et qui c’est perdu dans d’autres lits. J’avoue que ce sentiment me semblait bien… Bien fade et sans saveur. Quand on le manipule, il se glisse bien trop facilement entre nos doigts pour en devenir quelque chose qui pourrit ce qui l’entoure. J’ai pu chanter pour le voir devenir des plus factice à mon encontre que savoir ce qu’il veut vraiment dire sous différente forme me semblait sans importance.

    Parce que tu as joué avec ce sentiment, comme tu as pu jouer avec beaucoup de sentiments quand tu as appris à les contrôler. La magie de contrôle des sentiments était ta façon à toi de les étudier, mais c’était toujours des sentiments qui existaient et leur vraie création te semble floue. Enfin, non, avec les champs ça arrivait de créer un moment d’adoration malsain. Quelque chose de factice. Tout n’a toujours été que factice dans tes études pour le moment et il te manque cruellement l’expérience.

    – L’amour me fait peur.

    Ce dernier point est une réalité te touche plus que tu aurais pensé en le laissant sortir. Ce que tu ressens pour ta sœur ne te fait pas peur parce que ça toujours été là, mais créer un lien aussi fort avec un inconnu dont tu ne connais pas toutes les failles et faiblesse et effrayant. Même, si ce n’est que temporaire. Est-ce que l’on peut vraiment aimer avec demi-mesure ?

    – Si ses yeux se nourrissent de moi, qu’est-ce qu’il restera de mon âme quand les gardiens viendront pour elle ? CENDRES
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  • Dim 25 Juin - 22:27
    J'en restais pantois, d'une soudaine gêne... Et de fascination. Le jeunot avait été pris ! Si saisi par mon petit jeu qu'il en sembla tout timide ensuite, hésitant, se reprenant, mes mires ne manquant rien de son trouble - presque enfantin à mes yeux -, avant qu'il... Ne se livre si sincèrement. Quelle vie contait-il là ? De dureté et de désenchantement, de chaîne et de crainte... De crainte pour l'une des merveilles de cette existence ! Ah, tragédie ! Cruelle existence, que d'avoir jeté dans la méfiance un coeur jeune et tendre, à qui la tendresse du monde tendait encore les bras, si les cahots de la route ne lui usaient pas trop tôt les genoux comme le coeur. J'eu voulu m'excuser, balbutier moi aussi, mais son trouble me fut si touchant que je me tus, comme coupable d'écouter quelque chose qui ne m'était finalement pas complètement destiné. Qu'aurait fait une véritable demoiselle gênée ? Elle aurait remis l'une de ses mèches fuyantes sur son oreille rouge de confusion, sans doute.

    "L'amour... L'amour ne se veut pas prison... L'amour..." dis-je doucement, avec de nouveau un timbre d'homme.

    Comme pour me contredire, les cieux s'assombrissaient, un roulement lointain se faisant entendre.

    "L'amour ne se veut pas poison... L'amour..."

    Les herbes de la douce clairière s'agitèrent soudain, faisant lever la tête à mon brave Ivain, ses oreilles s'agitant. A n'en point douter, un ancêtre du village en contrebas aurait recommandé de s'abriter, que le vent tournant annonçait la pluie, que les nuages qui filaient, là-haut, n'était pas de bons augures pour une soirée passée sous les étoiles.

    "L'amour..."

    Nul avertissement de la sorte ne me vint à l'esprit, alors que mes mots m'échappaient, qu'une émotion vite enflait en mon coeur, avec la même puissance qu'une grande marée, galopant à l'horizon, recouvrant, emplissant en un instant un terrain abandonné. Une illusion que ce dernier, car la marée... La mer revenait toujours. De même que mes sentiments. Je perdis le fil, me penchait vers mon interlocuteur pour lui saisir l'épaule, l'envie de m'excuser pour mon tour comme de lui parler encore d'amour se disputant avec mon émotion, qui vainquit, me rendant tremblant et muet. D'un vivant, on aurait pu voir le trouble sur le faciés, mais du mien, il ne put que le sentir dans ma poigne, et comme je m'agitais comme un enfant impatient, car...

    Car nous nous nous envolâmes.

    La puissance prodigieuse d'une incroyable bourrasque nous souleva avec la facilité d'un géant jetant en l'air une fleur. Le hennissement nerveux de ma monture fut englouti par le rugissement des vents emportés, de la masse invisible qui nous emportait, nous soulevait encore et encore, nous arrachant à l'appel de la terre qui tentait à chaque instant de nous ramener au sol, sans succès. Haut, plus haut, comme dans un rêve fou et soudain, nous montions encore, alors que nuage et vent nous entouraient dans un tourbillon furieux. Et sous son crâne, mon pauvre ami pouvait m'entendre : je riais. Je riais de folie et de joie, aussi baloté que lui, aussi impuissant que lui dans cette sarabande inimaginable où deux 'hommes' s'était vu jeté dans le ciel en un instant. Et j'en riais, que j'en riais, j'en riais... ! Le haut, le bas, nous échappaient sans cesse alors que nous tournoyions à vive allure, montant et montant. Et enfin... Je l'entendis. Et il l'entendit. Un rire porté par les vents. Des éclats de joie transperçant les nuages noyant notre horizon.

    A quoi ça sert l'amour ? | pv Pyxis Elementaire-De-Lair-ava-Petit
    Fendant les masses pâles et spectrales telle une étoile filante transperçant les cieux, une silhouette blanche chatoyante nous rejoignit, aussi à l'aise dans les airs que nous étions patauds à nous débattre dans notre chute vers le haut. Je le voyais - ne la voyait plus - la voyais - ne la voyais plus - avant qu'enfin ! Une force invisible ne me stabilise. Nul poumon ne pouvait se figer dans ma poitrine, nul coeur ne pouvait rater un bâttement, aucune larme n'avait marqué mes orbites asséchées depuis des éons, pourtant il me sembla ressentir quelque chose de cette étreinte, de cette emprise que les émotions ont sur le corps, et je ne pus que transmettre mon rire de bienheureux fou éperdu à cette apparition diaphane, au sourire grand comme le ciel qui nous engloutissait. Dans une tentative pathétique, je tendis les mains comme pour l'atteindre, et encore une fois une force invisible m'aida, et mes mains et ses mains se joignirent... Et nous tombâmes. Et elle pleura de joie pour moi, alors que mes éclats d'euphorie noyaient toute tentative de me faire entendre autre chose que mon émotion folle. Elle était là.

    Nous aurions put chuter - voler comme cela infinimment que j'en eut été ravi, pour longtemps mais, mais ! Cruelle - et juste ! Mais cruelle néanmoins - cruelle raison se força son chemin dans ma tête folle, et entre deux éclats mentaux de rire, je jetais quelques mots, ne le voulant pas - le devant - pensant à celui qui, lui, ne pouvait pas se permettre pareille fantaisie.

    "Hahaha, haha ! Haha ! Mon - ha - mon ami ! Hahaha ! Aide- aide-le ! Ha ha ! Je n'étais pas seul !"

    Et à travers ses larmes de bonheur, je pus voir la surprise se frayer un chemin, se faire confusion, croire à l'humour... Avant de rire de plus belle en réalisant que oui, un peu plus loin, une autre silhouette se trouvait plus haut que toute raison ne le recommandait. A ceci près que, contrairement à nous, après la montée... Elle avait chuté. Oups. Et soudainement, cette beauté pâle me jeta en hauteur, comme si je ne pesais pas plus lourd d'un balot de paille... Et je la perdus de vue, elle et ses éclats de rire malins, alors que je tournoyais de nouveau. Ha, ha, ha !

    Je ne vis pas la magnificente courbe qu'elle exécuta pour rejoindre le voyageur mêlé à notre envolée. Alors que le sol le rappelait à lui, profitant que l'appel des cieux l'ait délaissé un temps, ce fut son tour que de voir venir à sa rescousse cette silhouette de voiles pâles, souriante et rieuse. Elle se siasit de ses mains et, telle une ancre aérienne, le stabilisa, avant de le ramener vers les hauteurs où des vents joueurs me gardaient. Grande enfant nous accompagnant sur son terrain de jeu, elle fit tourner un peu le jeune homme, dans une valse aérienne dont elle était la meneuse endiablée.
    Finalement elle ne le tint plus que d'une main, pour le rapprocher de moi, nous reliant tout trois, alors que ses mots inquisiteurs portés par les vents la servant se faisant entendre aisément - là où mon pauvre ami devrait sans doute hurler pour avoir ne serait-ce qu'une chance de se faire entendre -.

    "Te voilà, mon ami ! Sais-tu comme je t'ai cherché ? Sur la montagne voisine, sur une colline bien plus loin, de l'autre côté du désert... Ne scintilles-tu donc plus, chevalier ? N'appelles-tu plus les vents de tes voeux ?
    - Toujours, pour qu'ils me portent là où je ne peux voler ! N'as-tu donc point vu mes feux, les cendres de mon passage, alors que je te guettais, ici, ailleurs, tout là-bas ? Les cieux sont un horizon où il me faut te chercher, toute une vie ne saurait suffir à t'y trouver !
    - Oserais-tu dire que je vole trop loin, trop vite ?
    -  Pas assez, bien au contraire, puis-ce que tu m'as trouvé ! Et il te faut me conter jusqu'où va le ciel, pour que tu ne te sois toujours pas perdu dans ses confins...
    - Et toi quels chemins, t'égarent si loin des hauteurs, si bas que les rivières naissant dans les montagnes, vont s'y perdre et s'y mêler... Peut-être t'y prends-tu les pieds ?"

    Et nous badignions telles de vieilles commères, tout à notre joie de nous retrouver et de nous taquiner, la main seule de mon aîmée et amie retenant mon compagnon de repartir dans une chute folle, alors que les vents domptés nous emportaient, de ci de là, telles d'inconcevables feuilles chutant et voletant sans jamais toucher le sol, bien en dessous de nous.
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  • Dim 16 Juil - 18:22
    L’amour est un tourbillon.
    Une danse folle dans les airs.
    Une embarquée que personne ne contrôle et qui semble tout mettre sens dessus dessous.

    Aucune idée si c’est vraiment cela l’amour, mais d’une certaine façon l’image est belle et ton cerveau part dans tous les sens. Entre l’illusion de la marée qui a fait avoir une embarquée à ton cœur et le vol offert par l’élémentaire d’air. Au début c’est la peur qui a pris place dans ton estomac avant que peu à peu la sensation dans les airs réveille une impression de déjà vue que tu ne comprends pas. C’est étrange, mais plaisant pour autant.

    Le vent hurle dans tes oreilles, mais pourtant il te semble étrangement mélodieux. Tout cela est étrange et un rire se met à sortir de tes lèvres sans même comprendre d’où cela vient. Ça retourne ton être et tout ce mélange, c’est une euphorie qui touche ton âme sans même voir que cela touche de vieux souvenirs qu’elle a pu vivre il y a une vie de cela.

    Être ainsi porté par le vent gonfle tout ton être de cette nostalgie grisante et ça t’amuse plus qu’autre chose. Il te faudra maîtriser l’air et savoir voler, voilà ce qui se dessine dans ton esprit sans la moindre once d’hésitation. En plus, mine de rien, la joie de ton compagnon de discussion de retrouver son amie te transporte, mais un détail te vient à l’esprit. Est-ce que la voie de la seconde femme vous a suivie aussi ? Ce n’est point celle de cet élémentaire.

    Ta bouche s’ouvre, forme un mot, mais rien ne sort de ta bouche. Tout le moment, l’atmosphère même du moment bloque tout dans ta gorge et c’est comme si vivre cela est un songe qu’on ne doit briser. Tu as une impression de n’avoir point ta place là, tout comme tu aurais dû toujours être là. Pourquoi ? Tu n’en sais rien, c’est seulement un rire qui sort de ta gorge au final. Avec lui tout se débloque dans ta gorge.

    – Est-ce que c’est une leçon d’à quoi ça ressemble l’amour ? Si c’est le cas, j’ai hâte de le vivre.

    Est-ce qu’au moins tes mots sont entendus à travers le vent ? Tu n’en sais rien. Apprendre à parler dans l’esprit des gens semble être bien aussi. Beaucoup de choses à apprendre visiblement. Même l’idée d’avoir laisser une personne en arrière te semble plus important, si ça a été fait ainsi c’est que leur cœur le souhaitait, certainement.

    – C’est incroyable.

    Puis, tu sens sur ta joue des gouttes d’eau glisser doucement. Au début, tu tournes la tête vers tes deux comparses, pensant à des larmes de joie, mais c’est un nuage apporté par les vents qui est en train de faire tomber son contenue sur vous tout en se plaçant pour former un arc en ciel avec la luminosité. L’image semble juste surréaliste à ton esprit et tu te demandes si tu n’es pas en train de tout imaginer.

    Il te semble entendre le grognement d’un éclair, mais il n’y a eu aucun flash lumineux qui précède ce son. Par contre il y a un Kotko d’un mètre qui tourne autour de votre groupe en crachant son feu pas particulièrement heureux d’avoir été pris dans ce tourbillon, ça ne te fait que rire davantage de tout cela.

    Un gosse dans un tourbillon de surprise, voilà le résumé de ce que tu es là. CENDRES
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