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  • Dim 14 Mai - 18:24

    Violence ne réponds pas à la mise en garde de son hôte à propos de l’utilisation de sa magie. Peu nombreuses sont les arcanes qui peuvent la déloger ou la blesser directement lorsqu’elle est gangrénée dans un corps de la sorte, et alors que la nyctalopie couplée aux nouveaux yeux offerts par le Gardien donnent à Capella une vision meurtrière de la jungle, celle-ci s’élance à travers les palmiers. Elle tue sans distinction, le fouet mord les arbres, trouve la chaire sous ses mailles acérées, la déchire et goûte le sang. Elle en veut plus

    Un. Une mèche de cheveux bruns dépassent derrière un tronc, la lumière amplifiée dans la rétine de la mercenaire les repère aisément et elle s’approche pour délivrer le trépas.
    Deux trois. Les enfants recroquevillés dans les bras de leur mère sont une délicieuse surprise lorsqu’ils voient d’abord leur génitrice mourir, le visage explosé.
    Quatre. Un fou qui court dans les buissons, se berçant de l’illusion veine de pouvoir s’enfuir. Les mailles l’attrapent aux épaules et le découpent sans sommation.
    Cinq six sept. Il n’était pas tout seul, sa famille le précédait plus loin dans les palmiers, mourant les uns après les autres parce que leur protecteur a trahi leur présence.

    Où sont les autres? Elle peut sentir l’odeur de leur terreur appeler leur apôtre.

    Huit neuf. Mari et femme, ensemble pour la vie, normalement jusqu’à ce que la mort les sépare, mais lorsque le sang de l’un éclabousse l’autre, les hurlements se coupent alors qu’ils sont réunis dans l’au-delà.
    Dix. Un pauvre type décharné, le fouet s’enroule autour de sa gorge et se resserre, avant que Capella ne tire dessus d’un coup sec, déroulant trachée, oesophage, et larynx dans un tourbillon sanglant.
    Onze. Une silhouette saute par dessus les arbres, surplombe celle d’un villageois qui court avant qu’un fouet s’abatte sur lui et n’explose ses chevilles. La dague suit.
    Douze treize. Trop lent, il porte le corps faible d’un des défenseur du village qui a survécu par miracle, beaucoup trop lent.
    Quatorze. Une frêle femme cachée dans un buisson, l’odeur de sa peur se répands comme une trainée de poudre. Quatorze coups de dagues lui martèlent le dos dans une euphorie meurtrière.
    Quinze. Son corps gît sur le sol, les morceaux de son coeur et de son poumon arrachés par la tête du fouet après un coup dans les côtes. Le bruit de la déflagration retentit entre les arbres.
    Seize. Son cri de peur en entendant l’explosion a scellé son destin. La dague qui fend sa gorge aussi.

    Le corps de Capella est magnifique, elle est l’apogée de ce qu’est le Démon même. Violence. Brutalité. Cruauté. Impitoyable. Déferlante. Dévastatrice.

    À travers le campement du Syndicat, les défenseurs se sont répartis de manière équitable à travers des barricades dressées sommairement, des tables renversées, des bouts de bois tendus à hauteur de hanche pour alerter les criminels de l’arrivée de la chasseuse, des caisses et des tonneaux de leur précieuse marchandise arrangés en rangs pour limiter les mouvements. Pas de chance pour eux, ces formations précaires sont plus à leur désavantage qu’autre chose, la Capella qu’ils affrontent n’est pas qu’une simple sirène, c’est une oeuvre d’art. Enfin, un des guetteur repère leur ennemie, il crit en pointant la direction, appellant les renforts vers lui. Les autres se rapprochent, les épaules sont côtes à côtes pour former les rangs, prêts à se défendre les uns les autres, tout les yeux sont rivés sur la jungle menaçante, sur le pêle-mêle d’arbres qui occultent leur vision. Soudain, ils voient enfin le mouvement tant redouté, dans l’obscurité de la canopée une jambe dépasse d’un arbre, puis une autre. Une figure féminine se dessine en ressortant des ombres, les regards remontent les courbes sveltes et sculptées des jambes avec horreur, remarquant le sang et les appendices qui s’extrudent des chevilles, la démarche fantomatique un peu rebondissante de la sirène lui donne un aspect surnaturel, semblable à une apparition funeste. Ses vêtements maculés de gore dévoilent sa tête jubilatoire, arborant un sourire anormal beaucoup trop étiré pour être rassurant. Et les yeux…
    Ses yeux p̴̧̦͝a̴̛̦̖̋r̷̮̬̽̾ ̷̩̓p̴͙̺͆ì̵̳ͅt̸͍̦̽̈́ì̴̗̹é̵̺͊ ̷̩̼̅s̸͕̊ȁ̷̜ǔ̷̺͕v̷̥̲͗e̵̘͝z̴̯͆ ̷͙͓̀n̷͇̖͛ơ̶͙̚ủ̵͓̟ś̵̗̳͛.

    Un des archers donne le signal d’attaque.

    ”MAINTENANT!”

    Une flèche fuse et se fiche dans un tonneau non loin de Capella. Le nitrure d’argent est un réactif oxydé qui est produit lors de la fabrication de la drogue que les membres du Syndicat travaillent ici, ce n’est pas quelque chose d’utile qui puisse être récupéré pour un quelconque usage par les criminels alors il est le plus souvent stocké dans des tonneaux en petites quantité et ils s’en débarassent au fur et à mesure qu’il est fabriqué en le jetant tout simplement dans le lac Rebirth ou dans des poubelles sauvages au milieu de la jungle. Il y a une raison très simple à ça: le nitrure d’argent est un explosif de contact au même titre que la trinitroglycérine, en plus volatile encore. Lorsque la flèche transperce le bois du tonneau, la soudaine impulsion d’énergie cinétique déstabilise la substance et déclenche l’explosion exothermique, provoquant une déflagration brutale dont le souffle brutal balaye Capella, les flammes venant avidement lécher son bras gauche et progressant le long de son corps en direction de son visage et de son torse en même temps que ses pieds quittent le sol, soulevés par le blast. Lorsque la républicaine rouvre ses yeux pourtant, elle n’est ni par terre, ni grièvement blessée, elle se situe simplement debout de l’autre côté du campement, à une trentaine de mètres derrière les fantassins qui eux ont encaissé l’explosion, sous-estimant la puissance de leur arme improvisée. Des brûlures légères sur son bras gauche, sans plus. Le Démon disperse le restant de mana de la téléportation avant de donner sa sentence.

    ”Tue les tous.”
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  • Ven 2 Juin - 18:50
    Une valse au tempo rapide, si ce n'est effréné, se joue entre la sirène, le démon, et toutes ces pauvres âmes en perdition. Au premier temps, le tonneau explose. Au deuxième temps, Capella réapparaît dans l'espace. Au troisième temps, son Gardien lui montre la voie. Plus exactement, il la rappelle à cette dernière, celle sur laquelle ils dansent ensemble depuis leur rencontre. En trois temps également, la cultiste souffre, accepte, puis célèbre la douleur lancinante qui hante son bras, ce même bras qui a déjà connu les affres de la magie noire puis en a été guéri, appendice lumineux qui brille dans la nuit et dans les traumatismes de ceux contre qui il s'est levé.

    Elle avance, saute sur le côté pour éviter un éclair préparé par un mage, et capture son regard. Regarde comme ils sont bêtes, pense-t-elle à l'intention du fouet qui la guide, ils ont oublié que notre violence était totale. Regarde, regarde-moi, regarde-le. L'électromancien était tellement occupé à rester en retrait pour préparer sa foudre qu'il a oublié de protéger sa psyché. Le voilà qui vomit de douleur et se fait dessus, perd prise sur sa magie, terrifie ses frères d'armes. La mercenaire ne reste pas immobile pendant qu'elle torture celui-là de loin, oh non. Tant qu'elle n'est pas trop loin et que son regard ne quitte pas son corps, elle peut maintenir son vilain petit sort, jusqu'à ce que son esprit cède aux fissures de la douleur mentale. Et pendant qu'il sera assourdi car obsédé par la magie psychique qui s'infiltre en lui et le tourmente, les coups de fouet s'abattront sur les autres.

    Avant ce jour, Capella n'a jamais offert aux Ombres de sacrifice causé ou facilité par ce type d'arcanes. Pour la même raison qu'elle se refuse à manier l'ombre sous sa forme élémentaire, offrir un cadavre qu'elle n'avait pas tué de ses mains lui semblait sale, impur. Mais dans la frénésie de son épiphanie, derrière l'émerveillement de la rencontre avec ce démon si divin, elle réalisait en ce jour le plus important : il n'y a pas de pureté ni d'impureté dans la mort, même en offrande. A ce titre, et au sens le plus sale de la chose, seul le résultat compte.

    La femme dont elle écrase le visage dans la boue, qui n'a pas évité sa dague, meurt comme bien d'autres, en se chiant dessus et en répétant que ça ne peut pas finir comme ça. Prenant appui sur son amie qu'elle piétine, Capella étend son bras en direction d'un autre mage, qui lève le sien aussi - peu importe le sort qu'il préparait, il chute et hurle, le gras des cuisses attaqué par les mailles souillées de l'arme sentiente. Elle vient près de lui pour enrouler le fouet autour de son cou, avec des gestes tendres qu'il veut éloigner sans y arriver. Et tout en regardant son petit mage de foudre droit dans les yeux, elle tire d'un coup sec, et décapite son père.

    Le fils n'est déjà plus que l'ombre de lui-même : ses yeux hagards ne comprennent pas ce qu'ils voient, sa bouche engourdie appelle Papa, lui demande si ça va. La disciple des Ombres, avec tout l'amour malsain qu'elle répand à travers sa foi détournée, le libère de son attaque mentale. Elle ignore et esquive ceux qui attaquent et s'organisent dans son dos, et s'approche de lui. Son visage difforme lui adresse un sourire aimant et miséricordieux, et elle s'accroupit devant lui (il ne tient plus debout) pour lui prendre les mains (elles tremblent, il ne peut pas résister), les ouvrir, et y déposer la tête horrifiée de son père. Regarde, Gardien, il devient fou. Je n'ai rien à faire, parce qu'il va rejoindre les Ombres tout seul. Vaincu par son esprit, ses mains ne pouvaient rien faire : et maintenant, de lui-même, il te donne sa mort.

    Capella contemple son œuvre, toute fière.

    Mais pas trop longtemps. La mélodie du combat ne compte pas d'interlude, et ceux qui peuplent la piste de danse n'ont pas le confort de choisir où et quand s'arrêter. Autour d'elle restent encore une douzaine de signatures magiques. Ceux qui se cachent, ceux qui protègent leur précieuse drogue, les cinq archers, et deux fantassins. Quatre archers, maintenant que son fouet est venu en attraper un à la cheville. Perdant son appui, le combattant glisse et s'écroule. La mercenaire profite de son physique augmenté et de la puissance de son Gardien, et le tire en l'air. Le craquement des os de son pied se mêle au bruit du tonnerre alors qu'il est projeté sur l'un de ses collègues. Son point d'attache affaibli, la Violence le lâche - pour que sa Capella lève le bras plus haut et l'abatte avec plus de force sur les deux corps à terre, maintenant cadavres.

    Elle saute en avant, les archers restants sautent en arrière, et un brave guerrier vient la taquiner avec son glaive. Elle pare avec sa dague, puis remarque avec extase qu'il a le courage de la regarder dans les yeux. Regarde, Gardien ! La  sirène interpelle à nouveau le démon en elle pour lui montrer ce qu'elle faire, et l'avertir qu'elle va à nouveau mêler son mana au sien. Voilà l'occasion toute trouvée d'en détruire un autre avec un art qu'elle n'a pas encore pu montrer à son prophète. Regarde, je vais jouer un petit peu avec lui, et un sort que j'aime jeter sous l'eau, pense la jeune mage noire avec satisfaction.

    Pétrification.

    Un contact visuel, et la cible est paralysée. Il n'y a plus de mage en vie pour l'aider. Seule une erreur de regard de Capella pourrait le sauver, si elle en venait à regarder son reflet dans une flaque. Mais elle connaît les faiblesses de sa magie, elle sait les contourner, et surtout : elle a bien mieux à contempler. Maintenant que celui-là ne peut plus se mouvoir ni résister, il va être forcé d'assister à la mort de ceux qu'il lui reste, ceux avec qui il s'était juré de survivre. Comme une enfant surexcitée, Capella bondit autour de lui, à sa gauche, en arrière, en avant - dans tous les sens, tant qu'elle reste dans le champ de vision qu'elle le force à maintenir.

    Une archère parmi les autres hurle à son ami d'enfance de se ressaisir, de les aider ! Elle tire même une flèche dans un de ses bras, celui qui ne tient pas d'arme, pour essayer de… Que murmure-t-elle, sous le vacarme de la mousson, les larmes aux yeux ?

    "Réveille-toi".

    La cultiste l'entend parce qu'elle est dans son dos, presque collée contre elle, le visage tendu avec curiosité. L'archère la repousse avec un coup de coude avant de se retourner, l'arc bandé, prête à tirer à bout portant. Regarde-la, elle a cru me doubler. Regarde ses amis, qui visent mon dos et mes hanches. Ils pensent avoir pris l'avantage. Ils ont oublié que je pouvais sauter plus haut qu'eux, que leur mana nous appelle, que ma mission est sacrée.

    - REGARDE CA !

    S'écrie Capella, hilare et superbe. Cette fois, elle ne parle pas au gardien, mais bien à sa nouvelle petite victime, celle qu'elle noie dans le désespoir comme elle l'aurait noyé sous l'eau. Il n'a pas le choix, il ne peut que lui obéir, et regarder en effet, avec horreur, ses amis devenus macchabées, maculer la boue un par un. Le dernier fantassin fonce sur elle, enragé par le spectacle macabre. La monstresse vient enrouler son fouet autour de la pique pour le désarmer, et lui ouvre promptement la gorge.

    Sa danse allegro vivace ne finit pas là, oh non : ceux qui restaient en retrait auprès de leur marchandise pensaient-ils vraiment être en position pour être épargnés ? Sa main gauche, malgré la douleur rémanente de la brûlure et la dague qui pend à ses veines, s'élève vers le ciel dans un geste raffiné et grâcieux. A l'eau qui se déverse du ciel se mêle la magie de glace qu'elle appelle, et une petite sphère de grosse gouttes sont interrompues dans leur chute alors qu'elles se cristallisent. Sa main levée s'abaisse et revient chercher sa dague de parade, maintenant tendue vers les derniers du campement à devoir se dresser contre elle. Ses projectiles glacés, minuscules mais tranchants, suivent la direction de la lame ensanglantée, et viennent pleuvoir non pas sur le sol, mais sur les tonneaux et les humains sans discernement. Deux d'entre eux s'effondrent, renversent leur marchandise, et l'imbibent de leur sang qui coule sans s'arrêter : ils n'ont pas besoin d'être achevés, car c'est l'hémorragie qui va les tuer. Une signature magique s'enfuit et perd sa teinte, devenant une silhouette terne qui court au loin, en direction du lac. Qu'il coure : il ne lui échappera pas.

    L'attention de Capella revient à son sacrifice pétrifié. La magie le libère doucement : il sanglote bruyamment avant de pouvoir bouger. Elle s'approche du guerrier qui pleure, et contemple son malheur. Il répète des noms qui n'appartiennent plus à personne, maintenant. Ces êtres sont retournés au Royaume des Âmes.

    - Tu les as tous tués…
    - Tous ? Non, regarde ! Tu es encore là, toi. Et tu n'es pas le seul.
    - Tu ne comptes pas, monstre !
    - Bien sûr que non, je suis au-dessus de vous. J'effectue une Mission sacrée, moi. Tu n'as vraiment pas vu tes derniers camarades ? Il y en a un qui s'est enfui à l'Est, et il reste ceux qui se cachent dans vos latrines. Tu vois, tu as encore des amis ! Ceux qui sont lâches et ne veulent pas mourir comme les autres.


    C'est trop de provocation pour le guerrier pour qu'il reste plus longtemps dans la léthargie de sa tristesse. Il hurle et s'élance maladroitement, encore engourdi. La sirène l'évite sans difficulté, et attend patiemment qu'il se retourne. Elle sait ce qu'elle veut lui imposer comme dernière vision avant son trépas. Le sourire réjoui qu'elle lui adresse. Ils s'attaquent, et c'est avec ce même sourire qu'elle l'achève enfin, et vient ajouter sa chair à toutes celles qui collent à son Fouet.

    D'un pas enjoué, toujours prise par l'euphorie du ballet qu'elle donne pour la Violence, Capella se dirige vers ceux qui ne se sont pas enfuis, parce qu'ils croient toujours en leur cachette. Et eux, alors, que va-t-on en faire ? Question rhétorique, bien sûr. Terroriser, torturer, tuer, c'est là les trois temps de la valse qui touche à sa fin dans ce campement.


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  • Dim 4 Juin - 18:12


    Durant leur civilisation ancestrale, les elfes ont réussi à fonder un empire qui recouvrait une superficie de Sekaï supérieure à celle couverte par le Reike actuellement, leurs arts étaient raffinés, leurs cultures étaient développées. L’art. Une forme d’expression de l’âme, un moyen d’extérioriser ses pensées, ses expériences, son savoir, en les transposant dans un médium à la nature variable dans le but de le transmettre à d’autres. L’art peut ainsi prendre des formes diverses, parfois aussi claires dans leur propos que dans la qualité de la technique mise en oeuvre, et parfois sa nature même d’art est obscure aux yeux des communs et même des néophytes. Où s’arrête l’art? Qu’est-ce qui définit une oeuvre? Quid de l’artiste? La relation complexe qui unit un auteur, le fruit de son travail et celui qui enfin, le consomme est étrange et subjective, certains trouveront de l’art là où il n’y a jamais eu l’intention de créer quoi que ce soit, d’autres ne trouveront pas le miroir à leur émotions et leur passés dans des pièces pourtant admirablement travaillées.

    Pourtant, malgré cet aspect aussi personnel, certaines oeuvres sont indubitablement considérées par la totalité de la population, comme étant, et ce de manière intemporelle, un chef d’oeuvre. En -130 000, un auteur compositeur d’Azshary signe la Symphonie d’Aurya, un morceau musical soi-disant parfait qui brave les années, les siècles, les millénaires pour trouver plus de cent milles ans plus tard son publique avec toujours autant de réception. La technique déployée par son créateur est indéniable, son leitmotiv est désormais iconique et reconnaissable dès les premières notes par n’importe quel amateur de musique. Alors comment? Comment une oeuvre d’art qui est sensée faire appel aux expériences relatives d’un individu peut-elle être autant fédératrice? La réponse est en réalité bien simple, il y a des choses en ce monde qui sont universelles, comme la vie, l’amour, la fabrique même de l’existence en Sekaï.

    Une autre expérience que tout individu a pu savourer, est celle de la douleur, qui existe, meurt. Qui aime, pleure. Qui s'extasie, souffre. La Violence est elle aussi, universelle. Elle résonne dans tout les coeurs, qu’un animal foule un jour de ses pattes la terre nourricière de la Genèse et il connaîtra la Violence quand les dents acérées de son prédateur se refermeront sur sa gorge. Il n’est rien de plus connu, que l’afre de la vie elle-même. C’est ainsi que chacun devient capable de contempler directement l’oeil de la Mort, d’y voir sa beauté macabre et funeste, son inévitabilité, sa fatalité. Une vision qui terrifie de par ses dimensions cosmiques, la plupart s’en détournent et préfèrent vivre leur vie bercés dans leurs illusions, ceux qui osent l’embrasser sombre dans la folie ou le nihilisme, aucun n’y échappent. Elle est le point de départ et la ligne d’arrivée. Ce qu’il y a entre les deux, ce sont les mortels qui tentent de lui échapper.

    Ce qu’est Capella Tiamat. C’est un magnum opus.

    Tranche les corps, ne laisse aucun survivant, renvoie les enfants chérubins à leurs Gardiens originels, contribue à l’équilibre de Sekaï, soit la main qui tient l’outil, mais ne dicte pas son geste, laisse l’esprit décider, mais choisit son style. La Sirène est magnifique, elle virevolte telle une envoyée divine dans les airs à force de cabrioles accompagnées d’écarlate, son fouet dévore les chairs et son regard torture les âmes. En cet instant, qu’importe qui serait témoin de la scène, il ne pourrait constater qu’une chose et une seule, Capella est une oeuvre d’art, son auteur est Violence, son instrument, sa vie. La partition de mort qu’elle répand suit les notes sans faux accord, chaque croche est une étoile qui meurt dans la toile du firmament et qui s’ajoute aux autres pour sculpter la musicalité mortifère qu’elle interprète. Tout les combattants qui se démènent son les musiciens d’un orchestre philharmonique, ils jouent cette mélodie à contre coeur, mais non sans passion, car il n’y a que ça qui les anime, la passion de rester en vie, celle d’avoir peur, celle de se battre. Et lorsque le temps brise la mélopée et que le silence drape les cieux, le chef d’orchestre tire sa révérence, mais le publique veut un encore.

    La mercenaire s’approche des latrines sèches dans lesquelles les quelques victimes épargnées ont trouvé refuge. Leurs applaudissements manquent à l’appel, alors Violence s’enroule autour du pieds d’un des brasero pour archer, et traine le porte-flamme à hauteur de sa porteuse.


    Fais le.

    Le pire est à venir.
    Le pire, est avenir.
    Ceux qui se cachent, ceux qui sont lâches, n'ont rien à craindre, ils n'ont plus d'avenir.
    Les flammes engouffrent l’installation, dévorant avidement le purin fécond des sentines terrestres et élève une colonne ignivome de désolation qui touche presque les astres. Les brûlés cherchent à respirer, mais seul l’air ardent et l’odeur fétide de la merde séchée trouvent leurs bronchioles, leurs peaux se mettent à fondre, mais ils ne souffrent plus, leurs coeurs les épargnent en arrêtant leurs mouvement harmonieux. Le sifflement strident des poumons enflammés qui s’évident est la touche finale de cette Ode au Gardien. Signé Capella.

    Il en reste encore un, vers le Lac.

    Pourchassant leur dernière proie à travers les arbres de plus en plus espacés, ils finissent par déboucher sur la plage, l’air iodé leur a annoncé la mer bien avant qu’ils ne puissent la voir ou l’entendre. L’écume des vagues s’écrase en pierre d’étoile sur des rochers, encadrant un vieux mât planté dans le sol, une corde encore nouée au bois et traînant par terre. Au loin ils peuvent voir la petite barque s’éloigner avec leur future victime à son bord, ramant désespérément pour creuser la distance. Pour l’instant, elle demeure inaccessible à leur forme terrestre, mais Violence sait que son hôte possède un avantage génétique, cependant, avant qu’elle ne les emmène dans les flots, il y a quelque chose qu’elle doit faire, une leçon importante à donner à son plus fidèle apôtre. Le Démon se prends au jeu.



    Capella Tiamat, ma chère, tendre Capella…

    Les mains de la Multitude se mettent à pousser contre le corps de la Sirène, une quarantaine de bras prolifèrent à partir de sa peau, naissant comme des bourgeons sur une branche, sa métamorphose contrairement à sa Corruption est sans douleur. Les bras s’articulent lentement, développant tour à tour os, muscles, tendons et nerfs, vaisseaux sanguins et peau.
    Une fois entourée de la Multitude, le Démon continue sa déclame, et les mains démoniaques carressent tendrement la peau pâle de leur hôte.

    ... Tu prêches l’Église sacrée de la Mort, des Ombres et de la Fin, alors il est une chose que tu ne dois plus jamais oublier.

    Des doigts entrelacent les mèches de cheveux blondes, les débarrassant délicatement des petites feuilles prises dedans, des moutons de poussières et des morceaux de gore qui s’y sont coincés. D’autres poussent en dessous de ses vêtements, explorant les régions de sa peau préservées des éclaboussures carmines qui l’ont baigné depuis le début de leur messe. Un bouquet de mains se déposent sensuellement sur la gorge exposée de la femme, parcourant finement sa nuque, son cou, effleurant les moindres recoins de sa peau avec les doigts macabres de la Multitude. Ces membres formés à l’image des morts qui ont un jour manié Violence. Elles remontent vers le menton dessiné de la Sirène, saisissant les joues avec une douceur candide dans leurs paumes lisses tandis que certaines d’entre elle caressent affectueusement le haut de sa tête.

    Tu es la championne de la Violence, élue pour servir le Chaos, et tu sers sans attendre…

    Les mains éparpillent le sang qui tâche Capella sur son corps, léchant de leurs doigts tendres les mollets et les cuisses de la Sirène, sous ses hardes en lambeaux, un vrai corset de paumes vient choyer ses flancs, se promenant ensuite pêle mêle sur ses abdomens sculptés. Deux bras factices viennent encadrer sa poitrine, les doigts se mouvant à la surface de sa peau comme pour en dessiner les contours, effleurant subtilement les auréoles hâlées entre leurs phalanges affamées.

    ... Héraut, ta beauté est sans appel, l’harmonie de ton corps trahit celle de ton esprit, celle de la musique qui rythme ta vie…

    Les mains adulent les épaules de la Sirène, accueillant les clavicules saillantes dans le creux de leurs paumes, la chair remplit la chair, les bras se trémoussent comme des serpents envoûtants, cherchant toujours plus loin le corps de la femme ensorcelée du bout de leurs doigts. Les mains descendent dans l’aine et remontent dans le creux des cuisses à la naissance de l’iliaque, elles flattent ses hanches et ses fesses avec une tendresse ennivrante. Au paroxysme de cette danse grisante, la Multitude cesse sa progression juste avant d’atteindre le coeur de sa féminité, le Démon profite de cette pause dans l’exaltation inassouvie pour continuer:

    ... L’Harmonie est la marque de l’Ordre, la beauté est l’apanage de la Vie. La Mort, ne connaît ni gloire ni épique, ni charme ni pureté, la Mort est vile et primaire…

    Les doigts s’appliquent sur la peau de la Sirène avec affection, palpant chaque recoin de son corps dans une étreinte vigoureuse et avide, les mains massent le moindre de ses membres, mouvements de velours dans le mou moite de ses atouts charnels.

    CE DON QUE JE TE FAIS, CHÉRIT LE TENDREMENT

    Les doigts se contractent, les ongles s’enfoncent soudainement dans la peau de la Sirène, les phalanges se recourbent pour mieux saisir et d’un coup les bras tirent sur la chair, griffant le derme avec force. Les appendices de la Multitude laissent dans leur sillages des signets de sang, serpentant sournoisement sur le corps meurtri et écorché de son hôte, sous les ongles, des morceaux de peau sanguinolents se coincent tandis que les bras se rétractent et disparaissent de la même manière qu’ils sont venus. En même temps que le Gardien fantoche délivre son supplice à sa victime, elle retire sa Corruption pour restituer à sa disciple sa forme d’origine, les os craquent et se rétractent, la dague de parade disparaît, Violence se retire des veines et des orbites oculaires, elle regonfle ses yeux et lui rends son corps, stigmatisé avec un rappel pernicieux à ne jamais oublier. Les deux douleurs cumulées sont effroyables, mais le Démon a confiance en son enfant, elle tiendra bon, parce qu’elle vit pour ça.

    Ce cadeau est ton apogée, maintenant tu es réellement magnifique. Je t’ai ouverte à mon Monde, maintenant, il est temps pour toi de me plonger dans le tien.
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  • Mer 14 Juin - 13:07
    Les flammes dansent sur le visage crasseux de Capella qui admire son œuvre - ou plutôt, la leur. Elle tourne lentement la tête en direction du lac alors que son Gardien rappelle l'existence d'un dernier figurant à tourmenter. C'est vrai : le spectacle n'est pas encore terminé. La sirène, guidée par son instinct et son démon vers l'eau, court jusqu'au rivage. Au loin, elle regarde la petite barque qui s'éloigne. Une barque, vraiment ? Quel choix irréfléchi. Le pauvre ne sait pas ce qui l'attend.

    Son nom résonne dans sa propre tête, et Capella ferme les yeux pour s'ouvrir pleinement à ce que la Mort souhaite lui dire. Quelques frissons lui échappent, pas parce qu'elle sent ses bras naître à même son corps, mais parce qu'une part d'elle, inexpérimentée, vierge, inviolée, cède lentement le terrain à son esprit corrompu. Elle lui a offert son âme, son esprit et son corps, et maintenant, elle se rend pleinement compte de ce que cela signifie. De tout ce qu'elle est, et a, à lui donner.

    Sa respiration s'accélère alors que ses mots la caressent autant que ses mains. L'élue découvre des sensations qu'elle n'avait connu que dans sa première itération, et de lointains souvenirs de lèvres, de doigts, de corps et de visages, accompagnent la passion intrusive qui la dévore. Avec la virtuosité des musiciens qui maîtrisent parfaitement leur instrument, les mains de la Violence font vibrer ses cordes sensibles. Alors qu'elle se laisse explorer, Capella se fait violon d'amour, viole de gambe, violoncelle et contrebasse. La mélodie monte en crescendo, jusqu'à atteindre son paroxysme. La consécration est absolue. La souffrance qui prend le pas sur l'extase, également.

    La récompense offerte par la Violence la déchire de part en part, et la jeune sirène ne peut que hurler face à l'agonie de la douleur qui assaille son corps de toute part. Toute la souffrance des transformations cumulées qui se déconstruisent en même temps est insoutenable. Les souffles timides se sont mués en un long cri perçant, qui vogue sur les flots jusqu'à faire trembler le dernier couard dans sa petite embarcation. Elle produit des sons que sa voix elle-même se pensait incapable d'atteindre, des notes hors de sa portée. La symphonie est devenue un aria, acapella.

    Le chant fini, la soliste s'écroule au sol, le visage plongé dans le limon, et serre son fouet contre elle… Non, il n'y a plus de fouet. Il n'y a plus que l'épée, la première forme du Gardien qu'elle a rencontré. Recroquevillée sur elle-même, elle serre l'épée contre son petit corps trempé par le sang et l'eau, sans se soucier de blessures supplémentaires. Secouée par des convulsions nerveuses, elle lutte pour garder les yeux ouverts… et perd.

    Notre héroïne reviendra dans quelques minutes. Pour l'heure, c'est le temps de l'entracte.

    Capella ne sombre pas assez profondément pour rêver. Son esprit embrouillé se contente de répéter en boucle la Parole sacrée du Gardien, les cris et les visages d'agonie qu'elle lui a offert, et les mélange avec des souvenirs qu'elle a perdu depuis bien longtemps. Sa première vie n'était pas moins sanglante que la deuxième - le Capitaine aussi tuait sans compter ceux qui se dressaient sur sa route. Elle comprend alors, dans ces visions fiévreuses, le véritable sens de tout ce que lui a offert la Mort. C'est elle qui lui a rendu la vie, qui lui a donné du sens, et qui contrôle son existence. Oui ! C'est pour ça qu'elle s'est tournée vers les Ombres lorsqu'elle a été réincarnée. C'est le sens du don ! Quel cadeau merveilleux…

    La fidèle rouvre les yeux péniblement. Elle plonge une main dans la bourbe, puis la deuxième suit, accompagnée de l'épée si chère à son cœur. Elle n'a pas la force de se lever pour marcher, mais ramper sera suffisant pour atteindre l'eau.  Et la sirène sait bien qu'elle va devoir garder ses forces pour reprendre sa forme aquatique, puis ensuite pour accueillir à nouveau son Gardien en elle. Le reste viendra tout naturellement. Elle rampe lentement mais sûrement, ce qui reste de sa robe se déchire contre des galets pointus, jusqu'à ce que son visage soit plongé dans l'eau boueuse et peu profonde.

    Elle prend une première inspiration, et tousse. Elle est granuleuse, pas assez salée à son goût. Elle continue d'avancer, de plus en plus facilement au fur et à mesure que l'eau du lac la recouvre, sans jamais lâcher l'épée. Son corps commence déjà à reconnaître le changement d'environnement, et son devoir naturel qui vient avec. L'élue fait quelques mouvements avec son bras gauche pour aller plus loin dans l'eau, jusqu'à n'avoir plus pied et être complètement immergée. Une aura sanglante se diffuse et colore les ondes autour d'elle.

    Capella prend l'épée à deux mains et la dresse devant elle pour qu'elle puisse assister pleinement à ce nouveau spectacle.

    Sous la surface martelée par les gouttes, au dessus d'un lit de rochers sablonneux, elle flotte immobile, concentrée sur sa respiration. Ses jambes commencent par se coller l'une à l'autre, et alors que sa chair fond et se reforme, que ses os s'affinent et fusionnent, que ses nageoires poussent et que sa queue se recouvre d'écailles, alors que la sirène reprend la forme qu'elle connaît le mieux, elle fait de son mieux pour subir ce supplice qu'elle connaît si bien avec honneur - malgré les gémissements faibles qu'elle n'arrive pas à retenir. Ses petits poings serrés autour du pommeau de la lame immaculée, elle fait de son mieux pour la tenir droite, malgré le courant : elle veut qu'elle la regarde, encore et encore, comme elle le fait depuis le début. Regarde-moi, je souffre, j'ai toujours été faite pour toi. Vois cette nouvelle forme que je t'offre et suis-moi dans mon royaume abyssal.

    Une fois métamorphosée, Capella bouge avec bien plus d'aisance et de légèreté que sur terre. C'est sa forme réelle, celle qu'elle maîtrise le mieux, celle avec laquelle elle est la plus léthale. Elle ondule sous l'eau, et se rapproche le plus possible du fond du lac, avec une familiarité émue. Pour elle, ce partage des sens est tout aussi intime que tout ce qu'elle a pu échanger avec son Gardien depuis le début - à la différence que cette fois, elle a l'initiative. En quelques minutes seulement, elle repère l'ombre de la barque traquée. La disciple de la Violence ralentit légèrement, et positionne sa queue de façon à avancer en ligne droite dans sa direction, à la manière d'un requin errant. Elle passe le bout des doigts sur la lame qu'elle aime tant, et l'interpelle en humant doucement.

    - [Veux-tu que je le noie, ou que je laisse son cadavre flotter sur sa barque ?]

    Cela fait bien longtemps qu'elle n'a pas communiqué par écholocation. Mais l'être sacré qui l'accompagne ne sera pas entravé par la barrière des langues : leur volonté ne fait qu'une, tout n'est maintenant qu'une question de détails.

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  • Dim 18 Juin - 15:30


    La peinture est presque prête, l’acrylique est appliquée pour les applats de couleur du ciel rosé, le soleil qui se couche projette sa brosse timide pour adoucir les teintes rouges et magenta d’une légère touche de jaune doré encore chaude dans la toile céleste. Plus bas ce sont des couleurs plus froides qu’on retrouve à la surface ondulée du Lac Rebirth, les marques de bleu coupées à la spatule dessinent des vaguelettes aux reflets verts et argent, l’aquarelle est douce, l’oeuvre est magnifique, son contenu est l’apogée d’un évènement. La commission ravi son client tout comme son auteur, au milieu de la toile, une trainée de sang naît de la boue ocre et terre de sienne pour venir mourir dans les niveaux bleutés du Lac géant, le dégradé laisse lentement sa place à la mer d’encre noire de la profondeur des eaux qui, en ces temps encore frais du printemps balbutiant ou de l’hiver tardif, sont encore froides. Cette peinture tout en relief est aussi agréable au toucher qu’elle ne l’est pour les yeux, la viscosité du sang qui troque sa texture épaisse pour une fluidité glissante sous l’eau douce, la boue qui se lave alors que l’artiste fend les profondeurs sous-marines et laisse derrière elle une peau à nouveau plus blanche que blanc. Ses yeux asymétriques sont deux touches de couleur déparayées qui évoluent dans le noir, apportant un peu de chaleur à un monde glacial.

    La danse continue et culmine vers sa fin, la petite barque tangue à l’approche du monstre sous la surface qui observe en laissant dans son sillage des filets carmins de sang, l’humeur se dilue dans les eaux, faisant figurer Capella pour une méduse sanguinolente dont les filaments lugubres laissent présager la douleur de sa piqûre. Quand enfin elle s’addresse à son Gardien, celui ci lit en elle comme dans un livre et la réponse vient tout naturellement, pas de directive, pas d’injonction, cette fois elle n’est plus l’apôtre mais l’évangile.

    Montre moi comment tu joues.

    La phrase est simple et dépourvue de poids, il la regarde, qu’elle le rende fier.

    Cependant en dessous d’eux, plus bas encore dans les abîmes de Rebirth, ce sont d’autres yeux qui les observent, une constellation de points jaunes bioluminescents les fixe avec intransigeance, des pupilles de prédateurs, faites pour capter la moindre once de radiance auxquel la splendeur de la sirène n’échappe pas les dévisagent. Leur regard est inquiétant pour quiconque tombe dans ces marées, au mauvais endroit au mauvais moment. Pour le duo virtuose c’est au contraire un plaisir de voir qu’après l’entracte, le spectacle continue, la barque n’est au final qu’un amuse-bouche en comparaison des silhouettes verdâtres et poissonneuses qui sortent des profondeurs pour leur donner lentement la chasse, restant en retrait, observateurs, les prédateurs sont malins. Capella est focalisée sur la petite embarcation, elle est complètement intéressée par l’offrande qu’elle fait à son dieu, Violence quant à elle, confortablement nichée dans ses doigts aquatiques s’intéresse aux Nagas qui les suivent. Elle observe avec curiosité, elle avertira sa porteuse de leur compagnie une fois que leur cible première aura été immortalisée dans leur oeuvre.
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  • Mar 11 Juil - 14:51
    - [Nos désirs sont mes ordres.]

    Les vocalises qu'elle produit pour communiquer se réverbèrent tout autour d'elle, l'entourant d'une aura chantante, mélodie synchronisée avec le sang qui continue de se diffuser depuis ses vêtements abimés. Elle se cambre légèrement et donne une impulsion dans ses nageoires, atteignant ainsi une vitesse presque égale à celle que son Gardien lui avait prêtée sur terre. Une fois arrivée sous la barque où flotte sa proie, elle s'amuse à tourner autour de sa trajectoire pour tracer dans l'eau les contours d'un nuage merveilleux, avec la couleur qui peindra bientôt son avenir.

    Vermeille.

    Lorsqu'il s'était rendu compte qu'il était le prochain, l'humain avait couru de toutes ses forces pour fuir le monstre qui avait ravagé leur campement. Il avait réussi à tenir jusque là, à croire qu'ensemble, ils pourraient la vaincre. Après tout, peu importe la magie sombre qu'elle maniait, ce n'était qu'une femme comme une autre, elle ne pouvait pas être aussi entraînée qu'eux, elle n'avait pas été endurcie par la vie comme eux, elle n'avait pas surmonté des années et des années d'obstacles pour en arriver jusque là ! Elle n'avait pas autant de raisons de survivre qu'eux. Ils avaient l'avantage du nombre et du terrain, eux. Et pourtant… A elle seule, elle avait ravagé son village natal, détruit tout ce qu'il avait toujours connu. Elle avait fait hurler son patron, ses amis, ses collègues, sa famille, le vieil herboriste qui lui servait toujours du thé lorsqu'il rentrait du travail, l'apprentie forgeronne qui rêvait de partir pour la capitale, les enfants qui jouaient à grimper aux palmiers… Elle n'avait rien d'ordinaire, ce n'était pas une femme, c'était une horreur de la nature, une catastrophe qui s'était abattue sur eux, à la manière d'un typhon qui ravage les côtes.

    A son amertume se mêlait la rancœur : tout ça, c'était de la faute du Syndicat. Il avait fait partie des premiers à encourager leur installation dans le village, à les rejoindre, à travailler pour eux. Il était persuadé que leur présence était synonyme de providence - que même si leur argent était sale, il leur permettrait à tous de prospérer encore de longues années. Quelle erreur ! C'est de leur faute si cette étrangère est venue tout gâcher. Comment avait-il pu croire en leurs fausses promesses d'abondance ? Les monstres n'attirent que les monstres. Plutôt que de se sentir coupable d'avoir participé à leur entreprise, il préférait s'en sentir victime : si seulement ces requins n'avaient pas profité de leurs rêves naïfs, le village serait encore débordant de vie à l'heure qu'il est. Il voulait survivre, pour dénoncer tous ces monstres, et laver l'honneur de tous ceux qu'il avait perdu. Voilà pourquoi il avait fui.

    La nuit approche et les ombres s'étendent. L'eau est trop trouble pour qu'il puisse y voir celle qui rôde autour de lui, mais son instinct le tiraille. La lumière du crépuscule le fait douter : la pale de sa rame n'aurait-elle pas changé de couleur ? Non, c'est sûrement une impression, il est épuisé. Un dernier effort, et quand il aura atteint l'autre rive, il pourra se reposer. Il est presque à la moitié du chemin.

    Les mouvements d'une épéiste sont toujours entravés sous l'eau, mais Capella connait les limites du combat sous-marin par cœur. Elle a passé des années à s'y entraîner, à jouer (comme elle joue maintenant) - en vérité, elle a même plus l'habitude d'attaquer en prenant en compte la résistance du courant, qu'en fendant l'air libre de la surface. Alors lorsqu'elle serre son Gardien dans sa main, lorsqu'elle ramène la lame vers elle, et lorsqu'enfin elle trace une courbe nette en direction de la rame qui s'enfonce pour faire avancer la barque, elle touche et tranche. Elle n'entend pas le cri de surprise que pousse l'humain en voyant une de ses rames devenir un simple bâton, mais elle voit le canot s'agiter, secoué par celui qui a ostensiblement sursauté. La deuxième rame disparaît de son champ de vision. Son jouet a probablement décidé de s'en servir comme d'une arme. C'est mignon. Regarde, pense-t-elle avec un sourire attendri, on ne peut pas le voir mais on peut deviner tout ce qu'il fait. Mais je t'aime, Gardien, alors je t'offre la place d'honneur à ce spectacle, à cette performance que je n'accomplis que pour toi.

    Regarde, pense-t-elle encore, alors qu'elle enfonce Violence dans la coque de la barque. La pointe de l'épée résiste un peu contre le bois, mais elle finit par le fendre et la lame s'élève à l'air libre, avant que Capella ne la ramène vers elle. Aucune traînée de sang ne la suit - seules les bulles d'air se précipitent vers l'interstice, et un glapissement de terreur étouffé par l'eau parvient jusqu'à ses oreilles. La sirène glousse comme une enfant. Elle caresse le plat de l'épée du bout des doigts alors qu'elle décide où recommencer une deuxième fois, puis où placer une troisième. De petite taille, les trous qu'elle forme sont bouchés avec précipitation par des morceaux de linge qui peinent à freiner les ardeurs du lac, probablement déchirés depuis les vêtements de l'humain qui ne sait plus quoi faire pour sauver sa peau.

    La quatrième fois, Capella voit du sang teinter l'eau avant même qu'elle ne retire son épée du bateau. Gardien, apprécies-tu son visage terrifié ? Quel goût a le sang du plus lâche des lâches ? Elle tourne doucement la tête pour humer la saveur chaude et ferreuse - mais elle n'est que disciple, que fidèle, que prophète, elle n'a pas la grandeur nécessaire pour distinguer ce sang de tous les autres. Elle n'est qu'une main qui rejoindra la Multitude, qu'un corps qui aura servi la Mort. Pour un autre, ce serait une malédiction, ou tout au pire un embarras. Mais pour elle ! Quel triomphe, pense la sirène, alors qu'elle fait lentement tourner la lame dans une plaie qu'elle ne peut qu'imaginer.

    L'eau sous la coque devient de plus en plus opaque. Avec délicatesse, elle récupère l'entièreté de l'arme sacrée. L'embarcation semble agitée par ce qui ressemble à la chute d'un corps - la lame aurait pénétré de façon à le maintenir debout ? Seule Violence sait. Sa sirène, elle, est concentrée sur une opportunité en or, quelque chose qu'elle vient de remarquer et qui ne se représentera pas. Une des fentes obstruées par la proie qui git sur sa barque diffuse plus de sang que les autres - elle est alignée avec un des points d'entrée ou de sortie de l'épée qui l'a transpercée plus tôt.

    L'apôtre du Chaos redirige sa magie vers le bout des doigts de sa main libre, qu'elle approche doucement de l'orifice, avant d'y insérer index, majeur et annulaire. De la main verte et brillante se déverse un givre artificiel, sommaire et basique - mais suffisant pour geler la chair tendre dans laquelle elle s'insère. A travers l'invasion de sa magie de glace dans le corps de son offrande, et le trajet qu'elle y parcourt, Capella découvre avec excitation qu'elle est actuellement en train de toucher un abdomen, d'y geler muscles et organes, sang et graisse, nerfs et tendons.

    Un cri d'agonie indescriptible résonne à la surface du Lac Rebirth.

    Sur une barque entourée d'une mare pourpre, sous un ciel violacé qui s'assombrit, la chaleur d'un corps humain a cédé à la froideur d'une magie sombre. Il ne pouvait rien faire pour lutter contre sa mort imminente - quand bien même la glace n'était pas assez puissante pour percer sa peau, elle avait fait tous les dégâts qu'elle avait besoin de faire, et son organisme n'était plus capable de fonctionner, sinon pour convulser de douleur alors que la vie le quittait lentement. C'était le dernier.

    Maintenant, il n'y a plus personne.

    - [As-tu aimé mon offrande ?]

    Seule son approbation compte.

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    Appassionata - Violence - Page 2 Ypnq
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  • Dim 16 Juil - 14:45


    Le bois cède avec force, les fibres s’écartent au passage de la lame avide de rouge mais seul l’air vient la rencontrer de l’autre côté. Quand Violence transperce la coque de la petite barque, elle profite du délice de l’anticipation amplifié par la mine terrifiée de l’unique passager. Son apôtre la retire brutalement de l’interstice dans lequel elle l’a fichée, et le Démon s’attarde momentanément sur elle. Ses yeux sont écarquillés à tel point que ses paupières sont prêtes à rentrer dans ses orbites, un air de folie pure habite la lumière de son regard et Violence sait que ce visage n’a pas l’habitude de porter un tel éclat. Ses lèvres sont scindées dans un sourire écarlate, ses dents teintées par son propre sang dilué dans l’eau de ses indénombrables marques de lacération, l’extase, l'apothéose, elle ne nage pas tant dans l’eau que dans le bonheur absolu. Dans un second déchirement l’épée refait surface. Le malheureux hurle de peur, tentant de combler frénétiquement les trous avec une toile qui devait couvrir son embarcation tantôt, mais c’est en vain.

    INUTILE

    La troisième fois, l’acier alien écorche l’aisselle de sa proie, non, de leur proie. Gouttant au sang qui macule à peine son métal, la tentation d’en finir maintenant est insoutenable, mais le Démon se fait patient, il sait le faire quand il s’agit d’arracher chaque petit fragment de l’âme d’une victime, et sa porteuse fait un travail zélé pour lui offrir le meilleur dessert à leur buffet thanatophile. Capella retire encore une fois l’épée famélique, préparant une énième frappe, et la hâte de son arme la gagne elle aussi.

    TUE LE!

    Elle transperce un talon, la pointe de la lame remonte en détruisant complètement l’articulation de la cheville, rompant les ligaments qui la lie au métatarse. Dans un cri de douleur effroyable qui fait écho à sa trajectoire, le tranchant de Violence s’immisce entre le fibule et le tibia de sa cible, séparant les deux os avec une brutalité inouïe, le hurlement du pauvre homme est la plus délicieuse des satisfactions, le Démon peut déjà goutter à ce souvenir là avant même sa récolte. Quelle véhémence! Quelle acharnement! Sa disciple est talentueuse, son Gardien s’en félicite. La pointe en continuant dans sa lancée, empale la cuisse au dessus du genou, et en bloquant ainsi la jambe dans le même axe que le reste, elle empêche carrément l’homme de tomber, mais pas de perdre l’équilibre. En se balançant d’avant en arrière, sa proie fait de plus en plus pression sur ses os meurtris et amplifie son ultime supplice.

    FINIS LE!!

    Violence rejoint Capella dans les eaux, un bruit résonne, et l’épée peut voir en contrebas les Naga qui les observaient s’en retourner et s’éparpiller vers les bords du lac Rebirth, comprenant que celle ci n’est pas la chasse facile qu’ils espéraient. Reportant son attention sur sa magnifique apôtre ensanglantée, elle la voit tendre la main vers une des brèches dans le l’embarcation. Curieuse, elle se demande ce que Capella compte en faire, une pétrification? Mieux. Trois doigts s’infiltrent dans la fente, apportant au Démon une jouissance sans équivoque lorsqu’à leur contact, la sentence cryogénique s’abat sur les viscères et les tripes. Quand la voix viciée et déchirante du condamné transperce l’air pour s’élever dans les cieux, à peine audible par son bourreau aquatique, les notes de la mélopée funeste se perdent avant d’atteindre le Royaume des Gardiens, pourtant son âme ne manque pas de le rejoindre, brisée, écorchée par l’Incarnation de la Guerre.

    Le silence règne.

    Ce n’est pas le calme insupportable de la plénitude, c’est la complainte solennelle de ceux qui sont tombés, de ceux qui retournent à la poussière. Inévitable. Inéluctable. Violence murmure à l’esprit de sa porteuse.

    FATALITÉ


    Son apôtre lui demande sans l’usage de mots de lui démontrer son approbation, et pendant un cours instant le Démon soupèse l’option, elle pourrait achever Capella, mais ce serait du gâchis. Tout comme elle avait laissé Tagar Reys en vie parce qu’elle le savait bénéfique au chaos de Sekaï, cette sirène est une merveille pour la servir, il est dommage de s’en débarrasser maintenant, elle peut encore accomplir tant de chose pour honorer le sang.

    Elle mérite bien sa récompense.

    Cette fois les bras qui apparaissent depuis ses omoplates pour l’étreindre ne sont pas ceux avides et morfales de la Multitude, mais ceux de Praelia elle-même. Les deux membres colossaux font le même diamètre que le tour de taille de la queue de poisson de Capella, ils entourent la frêle créature et l’étreignent doucement, délicatement. Le torse suit, et lentement c’est toute la cuirasse qui se forme derrière le corps de sa servante jusqu’à ce qu’une Praelia complète se manifeste sous les eaux, emportant la mortelle vers les profondeurs en coulant dans l’obscurité. L’armure titanesque tient presque la mercenaire au creux de son ventre, recroquevillée en position foetale au centre de la protection de métal et de chair, la Sphère et la Multitude viennent enfin, et l’orbe indistincte de la noirceur des abysses susurre à la psychée de sa porteuse:

    Tu es mon apôtre. Tu as servie. Accueille ta récompense.

    Pour la dernière fois, la mana de Violence pénètre sa disciple, et la déferlante incontrôlable d’émotions qui s’envole dans le coeur de sa manieuse est sans précédent. Le plaisir, la joie, l’extase, l’amour, elle les amplifie tous. La brutalité avec laquelle l’assaut de sensation s’empare aussi soudainement de sa proie, c’est une forme de violence qu’elle n’a pas l’habitude de savourer, son goût est moins prononcé, moins brute. Répugnant même, mais c’est une graine qu’elle plante dans un terreau fertile, elle sait que le nom de Tiamat résonnera bientôt dans son plan, peut-être même dans la toile des Songes. Sa soeur et elle, la regarderont toutes les deux, Capella.

    Alors qu’ils s’enfoncent tout les deux inlassablement et que la sirène se trémousse sous la vague d’émotions qui la parcours, la Lame Famélique s’évanouit aussi simplement qu’elle avait fait son apparition dans la vie de sa fervente croyante, ne laissant qu’une trainée de bulle sous le mouvement soudain de l’eau qui compense son absence.
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