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  • Mer 21 Juin - 18:17
    Il n’y a rien. Ou plutôt il y a de tout mais rien susceptible de nous intéresser. À moins que je ne passe à côté de quelque chose, ce qui est possible je ne suis pas exempte d'erreurs, la plupart des documents ici ne donneront rien. Dans l’immédiat en tout cas, il serait tout de même intéressant de prendre le temps d’analyser tout ça si l’occasion se présente, cette progression soudaine ne peut pas être anodine. Mais ça ne répond pas à notre question. Pas plus que la présence de cet achat à proximité de Magic. Des pistes, des débuts de réponses, des suppositions mais rien de plus. Et puis-je dire être surprise de ce résultat ? Clairement pas. Nous ne sommes pas là par hasard, nous sommes ici parce que même si nous cherchons, nous ne trouverons rien.

    Mon soupir passe pour de la fatigue dû à la recherche et la retranscription des documents et m’étirer est logique au vu de la situation. Ne pas attirer l’attention… Nous ne sommes que deux et toutes ses tentatives pour gagner du temps ont été un échec. Pas un mot, pas un regard, juste un geste dans sa direction et pas vraiment quelque chose d’utile bien au contraire. Est-ce qu’on devrait échanger les rôles ? Moi qui lui parle et elle qui cherche ? Vu ses capacités, elles seraient peut-être plus à même de trouver rapidement quelque chose… Mais si la greffière venait à déléguer son travail au garde du corps il n’existe aucun monde ou notre gardien ne relève pas cette incohérence… Dieu que je n’aime pas cette situation.

    L’armoire tangue un peu alors que je range les rapports, prenant distraitement les suivants… Ça, ce n'est pas normal pour le coup… Pas chez quelqu’un comme elle pour qui tout doit être carré, propre, parfait. Et là, au milieu de cette rigidité, une erreur, une coquille. Quelque chose à exploiter. Peut-être. Mais si je pouvais juste y aller, me concentrer là-dessus les choses seraient trop simples. Il n’a pas bougé. Est-ce que j’arrive à discerner quoi que ce soit derrière cette fissure ? Hm, non bien sûr. Trop loin et il fait trop sombre. Il y a bien quelque chose derrière, c’est certain, mais impossible de savoir quoi. Bon. Nous avons notre piste. Mais elle doit me faire gagner du temps. Peu importe la manière, quitte à y aller de manière plus franche. Les choses ont assez durées. Et elles semblent d’accord avec moi. Enfin. C’est bien ce que son regard indique, je ne me trompe pas ? J’espère. Un seul moyen de la savoir. Acquiescer.

    Mon hésitation semble attirer l’attention de notre principal protagoniste. Au vu de la situation, c'est sûrement un coup de chance plus qu’autre chose. Et en feignant d’être plus coupable que je le suis, il n'est pas dur de lui faire prendre le rôle que nous voulons. Mais surtout la place. Même si j’avoue ne pas m’être attendue à ça. Je pensais qu’elle n’avait besoin que d’une ouverture pour l’assommer, probablement un coup sec derrière le crâne ou n’importe quelle technique qu’elle pourrait connaître, pas… Renverser une étagère. Méthode efficace s’il en est.

    Le souci c’est que si je ne m’étais pas attendue à cette solution pour le mettre hors combat, j’étais encore moins préparée à cette réaction de sa part. Le début du plan s’est passé ‘sans accrocs’, il est au sol, l’étagère partiellement sur lui, et notre garde s’occupe de s’assurer de la situation. Mais bien évidemment qu’elle n’allait pas laisser la situation comme ça. Elle avait bien entendu prévu ce genre de situation, l’hypothèse, folle mais possible, que nous nous en prenions à lui. C’est pour ça qu’il… Explose. De son corps émane une violente déflagration, probablement audible pas la plupart des gens de l’habitation, alors que les ouvrages commencent doucement à prendre feu. J’espère qu’elle n’a rien à être aussi proche de lui… Mais même si cela va paraître monstrueux les blessures passeront après. “Désolé si vous êtes blessée mais nous n’avons sûrement pas beaucoup de temps. Réfléchissez à une raison pour la présence de cette… Étagère sur lui et sortez le des flammes. J’aurais une autre demande une fois cela fait.

    Sans donner plus de détail je me retourne vers la fissure. Définitivement, la chance semble nous sourire. Si on oublie ce petit incident. La déflagration a fait s’effondrer le mur… C’est bien tout une nouvelle salle qui s’ouvre derrière, assez basse de plafond, peu profonde. Au vu de l’état du mur et de la rapide recherche qu’elle a pu faire en rentrant, il semblerait que les affaires présentes ici le soient depuis quelque temps. Dans mon dos les flammes continuent de crépiter doucement, les ouvrages prenant doucement feu les uns à la suite des autres. Il faut faire vite. “Je vous fais confiance pour me dire s’il y a du mouvement ou si nous devons faire vite, il faut que je creuse cette piste. En espérant que ce n’est pas un coup dans l’eau. S’il n’y a rien ici alors nos chances de trouver quoi que ce soit ailleurs viennent de partir en fumée.” C’est sur ce jeu de mot douteux que je baisse la tête, me glissant dans la fissure élargie. Rapidement mes yeux s’habituent à l’obscurité ambiante alors que je commence mes recherches.
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  • Mer 21 Juin - 20:08
    MESSAGE 8 - TOUR 9

    Groupe Interview : Perséis d'Oreithye
    Il y'a quelque chose de pourri en République [PA] - Eloise, Elia et Perseis. - Page 3 Pgxx

    Soupir et levé de regard en direction du plafond. Pourquoi, par Dangshuan, les journaliste ne s'informait jamais sur la réalité des instances ?

    - Vous ne comprenez dont pas ce que représente réellement MAGIC au sein de notre République, déclara la vieille femme d'une voix lasse.

    L'occasion était trop belle de réussir à orienter la conversation ailleurs que vers le groupe d'intérêt. Perséïs put par ailleurs voir, l'espace d'un très court instant, une certaine appréhension naitre dans les pupilles de la Consule lorsqu'elle utilisa le mot "Assemblée".

    - - Pour beaucoup, ce n'est qu'une simple école de magie, alors qu'elle est bien plus que cela ! C'est une académie pluri-disciplinaire où sont enseignés tout les savoirs les plus prestigieux : économie, gestion, finance, politique, architecture, botanique, aménagement, administration, sécurité, renseignement, espionnage, ... Quiconque souhaite un jour se faire une place dans le système républicain DOIT passer par MAGIC pour acquérir l'expertise nécessaire à toute entreprise. Hormis quelques éléments hors-système comme Exousia, aucun politicien digne de ce nom n'a put entamer une carrière sans au préalable passer par les bancs de l'Université. C'est ce que voulait Danghsuan en la fondant : créer un pôle d'enseignement unique qui octroierait à la République naissance le corps administratif qui lui faisait défaut.

    Une leçon d'histoire qu'il serait de bon ton de rappeller à plus d'un Républicain. Magic, par son essence, était un lieu de perfectionnement académique qui ne souffrait aucune frontière. Si seule la magie intéressait une personne, alors elle ferait mieux de s'orienter vers Melorn et ses Elfes en déclin. Ici, en République, un seul talent n'était jamais suffisant.

    - - Et sur ce pôle, nous n'avons aucun contrôle. Nous laissons à une sorcière elfe le soin de former notre élite. C'est une aberration.

    Plus qu'elle ne l'aurait voulue, cette dernière affirmation fut déclarée sur un ton traduisant tout le mépris qu'elle avait pour la Dame et son Université. 5 000 ans d'histoires et de pureté des traditions républicaines, balayés en trois phrases.

    - - Imaginez la puissance que serait-celle de notre Nation si tout les mages qu'elle compte avaient une formation magique et universitaire aussi complète que vous et moi ? Nos armées seraient à même de défier les Titans eux-mêmes, tout en tenant le Reike et ses velléités expansionnistes à l'écart de nos frontières.

    Une armée de mage ? Voila qui signerait assurément la mort de l'Empire. Difficile à mettre en place, mais l'idée elle-même, bien qu'extrême, avait de quoi séduire nombre de politiciens placés à droite de l'échiquier politique.

    - - Enfin ... Avec la disparition de la Dame, j'imagines que ce projet est en passe de devenir une réalité. Acheva t-elle, plus pour elle-même que pour Perséïs.

    Mais avant même que cette dernière ne puisse réagir, les deux femmes purent entendre un puissant cri retentir depuis les sous-sols de la villa.

    - - Mais qu'est-ce que ... Commenca la Consule, alors que ses yeux miroitaient en direction de la sortie, avant de finalement se reporter sur la journaliste.

    Dès lors, le regard qu'elle portait à Perséis ne fut plus amicale.

    Il était carnassier, fendue en deux pupilles jaunes et lupines.

    Une puissante main griffue apparue en lieu et place de la main ridée de Phtonia, cherchant à arracher le visage de son interlocutrice.

    Objectif:

    - Compromettre Phtonia : 0,75/1
    - Arrêter ou fuir Phtonia : 0/1

    Groupe Investigation : Eloise Natsk - Elia Steren

    Il y'a quelque chose de pourri en République [PA] - Eloise, Elia et Perseis. - Page 3 Zcnc

    Un effet, une puissante déflagration naquit du garde, qui bientôt fut enveloppé dans une nappe de flammes bleutées. Une intense fumée s'en dégagea, investissant rapidement la pièce et commencant à privée les deux femmes de vision autant que d'oxygène. Fort heureusement pour Eloïse, cela lui octroya le temps nécessaire pour analyser plus en profondeur la nouvelle salle ainsi découverte. Il découvre rapidement qu'il s'agit d'un ancien bureau, depuis longtemps à l'abandon. Il n'y a rien de plus qu'un petit coffre, non scellé.

    Et dans ce coffre, une pile de lettre, dont la dernière était datée du 22 novembre, soit 1 jour après la disparition de la Dame.

    Lettre:

    Les pièces s'accordaient. Entre les achats près de l'Université et cette lettre sibylline qui, si elle ne citait pas directement Phtonia, la compromettait par sa simple possession, il y' avait là de quoi sérieusement incriminer la Consule. A peine la lecture s'achève t-elle qu'un puissant cri retentie derrière Eloïse, émanant du flot de fumée qu'était devenue le Garde. En se retournant en sa direction, la professeure put constater avec stupéfaction l'homme musculeux et taciturne avait cédé la place à une fillette au regard perturbé et perturbant, oscillant entre la rage extrême que la frayeur la plus profonde.

    Il y'a quelque chose de pourri en République [PA] - Eloise, Elia et Perseis. - Page 3 P4uq

    - NOOOON ! Hurlait-elle d'une voix hystérique, tandis que toutes les flammes et toute la fumée étaient absorbées par son petit corps. Non ! Non ! Non ! Non !

    Comme plongée dans une profonde psychose, l'enfant blonde répétait inlassablement ce mot, comme si à lui seul il allait suffire à convaincre les deux femmes de reposer le coffret et d'oublier ce qu'elles y avait lut. Ce débattant comme une furie contre la lourde armoire qui la retenait pour le moment prisonnière, elle finie, dans un profond cri de rage, par propulser de puissantes flammes dans tout les sens, réinitialisant par là de nouveaux départs d'incendies.

    C'était l'occasion de fuir avec les quelques preuves qu'elles avaient.

    Objectif:

    - Découvrir des preuves de la culpabilité de Phtonia : 1.75/2
    - Fuir le Garde : 0/1
    - Rejoindre Perséïs : 0/1
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  • Mer 21 Juin - 23:19
    Evidemment, elle n'avait pas vraiment prévue ce développement. Mais ça aurait pu être pire, non ? L'explosion l'avait obligé a sauté en arrière, grâce a ses sens en marche. Ce n’était pas exactement ce qui était prévue, mais le résultat était la. La situation etait débloquée. Le garde, comme prévu, avait dissimulé sa vraie apparence. Une métamorphose sans doute, ou bien une magie d'illusion projeté directement sur les deux femmes. Dans tous les cas, c’était sous sa véritable apparence qu'elle se trouvait désormais.

    - Elo...euh, je veux dire, mademoiselle, tous vas bien ?

    Elle s'écarta rapidement de la bibliothèque écroulée, alors qu'elle se désintéressait complètement du duo a l'étage. Elle avait entendu la tentative de Perseis de gagner les faveurs de la vieillarde. Dans un sens, ça pouvait être une bonne stratégie pour obtenir des informations. C'est ce qu'elle aurait pensée si elle n’était pas certaine que la Republicaine était prête a les vendre a la moindre occasion. Enfin, ce n’était pas le moment d'y penser.

    - Ça bouge aussi en haut., il faut se dépêcher.

    Elle poussa Eloise a l'intérieur du mur écroulée et la laissa s'occuper des recherches, notamment au niveau du coffret. Elle avait les yeux rivés sur la gamine désormais apparente qui etait en train d'hurler des choses incompréhensibles. Elle sauta sur le coté pour éviter une gerbe de flammes, alors qu'il etait évident désormais qu'en plus de ce qui ressemblait a un élémentaire de feu, allait arriver d'une seconde a l'autre un lycanthrope de très mauvaise humeur.

    - Vous trouvez ? Si vous avez des documents donnez les moi, j'ai de quoi les protéger.

    Elle commença a réfléchir. Elles ne pouvaient pas partir bille en tête dans l'escalier, si a tout moment, elles pouvaient se retrouver avec une menace devant et derrière sans moyen de replis. Neutraliser la fille, peut importe ce qu'elle pouvait bien être, était la priorité.

    Elle explosa a moitié quand Elia eu fini de réfléchir, ou plutôt, cela mit un arrêt brutale a sa réflexion. Elle attrapa les documents que la professeur lui tendit, et ces derniers disparurent magiquement. Puis elle commença a canaliser rapidement sa magie.

    - Vous etes capable de faire un truc non ? Je vais l'immobiliser, et quand ce sera fait, je compte sur vous pour reussir a faire un truc, n'importe quoi !

    Elle ne savait pas grand choses sur les capacités de la Républicaine, au finale. Simplement le restaurant ou elle aimait manger, et son air sérieux, voulant garder la face de professeur responsable. Mais si elle était professeur a magic, alors elle devait forcément avoir quelques choses pour attaquer ou protéger.

    Elle partit en courant, prit appuie sur une bibliothèque et sauta en l'air, au dessus des flammes, en tenant la main droit vers l'enflammée. Il était temps de balancer ce pour quoi Neera l’entraînait. C’était un peu le baptême du feu. Ou plutôt, dans son cas a elle, son baptême de foudre.

    - Bang !

    Une violente décharge de foudre jaillit du bout de ses doigts, droit vers la fillette. Au dela des documents, avoir un tel garde du corps etait louche, et toute les preuves et les éléments possibles seraient bon a avoir. Si elles pouvaient la capturer, ce serait toujours un plus. Alors si c'etait Neera, elle l'aurait peut etre carbonisé. Mais Elia, elle, n'en avait pas la puissance. Elle avait cependant de quoi la paralyser, pour laisser une bonne ouverture a Eloise.

    - A vous de jouer !

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  • Jeu 22 Juin - 3:12
    L'entretien journalistique avait soudainement pris l'allure d'une leçon, voire presque d'un sermon, alors que la Consule éloignait sans s'en cacher la conversation de cette Assemblée qu'elle avait, à tort certainement, évoqué face à Perséis. Et pourtant, à ce mot précis, quelque chose traversa subrepticement son regard, comme un éclair d'inquiétude à la pensée que l'identité de leur regroupement puisse être compromise, qui n'échappa pas à l'alchimiste. Son piège se refermait lentement : elle était désormais certaine de l'implication d'Até, et il ne restait plus qu'à extirper de son ardeur incontrôlable quelques détails incriminants.


    Et alors que la Consule admettait finalement d'une voix plus basse, qu'elle n'était pas sans connaître le sort de la Dame, chose à laquelle Perséis œuvrait depuis le début de cette discussion, un imprévu majeur se produisit : une puissante déflagration, suivi d'un cri déchirant. Les choses au sous-sol avaient visiblement pris un tournant dramatique, et à ce moment précis, Perséis n'était plus en mesure de savoir si elle avait en ces lieux la moindre alliée en vie. Elle devait se sortir de cette situation, seule... Et vite compte tenu de la nature maintenant révélée de la Consule, qui semblait désormais bien moins inoffensive.


    Perséis était une alchimiste, une femme d'affaire, une manipulatrice, une baronne de la Pègre, mais surement pas une combattante. Elle avait des hommes de main pour ces choses là, qui, aujourd'hui, n'étaient pas là, si loin de chez elle. Elle ne pouvait compter que sur son sang froid et sa ruse; des qualités qui l'avaient menée jusqu'au sommet du monde du crime à Liberty, et qui allaient devoir aujourd'hui lui sauver la vie.




    Sans perdre une seconde, et dans un calme étonnant en regard de la situation, elle posa sa main gauche sur la gemme verte qui ornait son cou, avant d'entrouvrir les lèvres. Une voix d'une clarté parfaite, presque inhumaine, s'échappa de sa gorge en des notes fredonnés plus qu'elles n'étaient chantées. Aucun mot, aucune syllabe, rien d'autre qu'un chant d'une pureté absolue, d'une mélancolie accablante qui sembla l'espace d'un instant suspendre jusqu'au temps lui-même.


    Toute déterminée que la lycanthrope était à l'éviscérer sur place, elle n'était en mesure d'ignorer la puissante magie, ancestrale et mystique, qui émanait de sa voix, une magie qu'elle n'avait probablement jamais eu l'opportunité de croiser. Profitant du trouble ainsi causé, la sirène s'adressa à elle dans son esprit.

    - "Je vous en prie, Phtonia, soyez raisonnable. Je ne suis pas un pantin d'Exousia, je vous l'ai déjà dit. Ses agents, dans votre sous-sol, sont probablement morts à l'heure qu'il est. Je sais que vous n'êtes pas que notre Consule, tout comme je ne suis pas qu'une vulgaire alchimiste. Je sais, pour l'Assemblée. Je sais, pour la Dame. Je sais, pour la Mairesse et l'inscription. Et plus que tout, je sais que la République a été affaiblie, corrompue par des années d'un pouvoir qui ne fait que nous ridiculiser à la face du monde."


    Se concentrant sur l'esprit déjà troublé de la Consule, elle y insinua quelques illusions simples. Des bruits de pas précipités, en provenance du couloir. Des petits coups discrets et polis sur la porte de la pièce où se tenait leur entrevue. Des voix de domestiques ou de gardes, inquiets, qui venaient s'enquérir de la condition de leur cheffe.
    S'il y avait la moindre chance qu'ils ignoraient la nature réelle de Madame Até, et ses implications les moins reluisantes, la présence de ses propres employés à quelques mètres de là pourrait peut-être la dissuader de garder cette apparence bestiale, et de mutiler une invitée dans son propre bureau.

    - "Vos gens sont déjà juste derrière cette porte, épargnez-vous tout ce tracas. Ai-je manifesté quoi que ce soit d'autre à votre égard que du respect, de la déférence, et de l'intérêt ? Je suis dans votre camp, Phtonia..."


    Ses lèvres, desquelles se déversaient toujours les notes de son chant, de la puissance cachée de sa race, s'étirèrent lentement en un sourire à la fois chaleureux et chargé d'une certaine connivence.

    - "Magic est désespérée. Ils sont impuissants. Leur légendaire dirigeante a été enlevée sous leur nez sans qu'ils ne se rendent compte de quoi que ce soit. Ils ne peuvent ébruiter l'affaire sans quoi leur réputation serait ruinée. Ils ne peuvent se tourner vers le gouvernement et admettre leur faiblesse. Ils sont à votre merci... Et je ne suis pas ici pour leur venir en aide. Ce qui m'intéresse réellement, c'est cette organisation que vous cachez. Le seul espoir de la République. Ne privez pas une vraie Républicaine telle que moi, fervente, ambitieuse et puissante, de contribuer à notre rédemption."


    Avec une précaution et une lenteur infinie, elle tendit sa main droite, paume ouverte, en direction du lycanthrope, jusqu'à la poser sur son avant-bras, devenu hirsute et doté d'une musculature étonnamment développée considérant son grand âge apparent. Elle se focalisa sur toute la méfiance de la femme, et l'agressivité de la bête, et chercha à les amoindrir autant que possible.

    - "Mon nom est Perséis d'Oreithye, peut-être ne vous est-il pas entièrement inconnu, peut-être l'est-il, je l'ignore. Mais je ne suis pas votre ennemie. Je ne souhaite qu'apprendre à vos côtés... et œuvrer avec l'Assemblée."



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  • Sam 24 Juin - 1:57
    Un bureau. Bien. Des documents en désordre, beaucoup de poussière, plus encore avec la déflagration et l’explosion du mur. Et aucun signe de passage clairement visible… Mais cette pièce n’aurait pas été si bien cachée s’il n’y avait vraiment rien dedans… Les parchemins sont pour la plupart jaunis par le temps, illisibles ou ne comportant que des informations sans importance, des prises de notes, quelques calculs mis à l’écrit, une adresse (cette rue n’existe plus d’ailleurs…) Le feu continu de crépiter derrière… J’espère qu’elle n’a pas de soucis. J’aurais peut-être dû prendre le temps de m’assurer que tout va bien. Si elle est blessée je ne pourrais pas l’aider… Il faut faire vite. Chercher au plus simple, au plus évident… La pièce était cachée, ils n’auront pas tenté de cacher quelque chose dedans… Peut-être même est-ce mis en évidence… Oui, je l’ai… Comment j’ai pu le rater. Un coffre. Ouvert en plus. Et cette fois les parchemins sont en bon état, beaucoup plus lisibles.

    La plupart des lettres sont vieilles et ne nous concernent pas… Un petit coup de chance s’il vous plaît… Ah, il suffisait de demander. Vingt-deux novembre. La Dame a été enlevée le vingt et un si je ne me trompe pas… Je crois qu’on a trouvé notre preuve… Et le contenu du document va dans ce sens. Encore des questions que je n’ai pas le temps de me poser. Et trois nouveaux protagonistes. Au minimum. Quatre, je n’avais pas fait attention mais le fou est mentionné… Au vu des formulations on peut imaginer que les quatre couleurs sont présentes et toutes les pièces d’échec aussi… Peut-être pas en double, ce qui nous fait cinq pièces et quatre couleurs. Plus tous les pions. Il va définitivement falloir craindre cette assemblée. Et agir dans l’ombre, sans qu’ils aient connaissance de notre présence n’est plus une option…

    Bien, j’ai ce qu’on cherchait. Ou en tout cas une piste très solide.” Et dans le même temps, comment prouver aux gens que cette lettre appartient bien à Phtonia ? Il serait simple de nier… Encore plus avec la présence d'intrus dans sa demeure… Peu-importe. On range la lettre dans le coffret et…. Notre compagnon explose une nouvelle fois. Le feu commence à vraiment s’étendre dans la bibliothèque, les flammes lèches mes vêtements alors que je passe entre elles, l’enfant se relevant… Une élémentaire de flamme ? Probablement… Pas un fantôme ou un spectre en tout cas et si son cri aurait pu faire penser à une banshee les choses ne collent pas non plus. “Tenez, protégez ce coffret. De la manière que vous l’entendez mais les informations sont dedans. Pour elle… On va trouver. Elle est probablement humaine. Pas comme toi et moi mais… Les humains de manière générale… En tout cas, ce n'est logiquement pas une mort-vivante ou une création magique. Le deuxième cas est probable mais ne colle pas avec le contenu de la lettre.” Bien que ce soit une possibilité j’ai du mal à voir le mage capable de créer une telle créature s’en séparer, l’utiliser comme un simple garde du corps…

    Le trait de foudre crépite un instant et vient renverser une bibliothèque à quelques pas de la fillette. La tentative est louable, le résultat discutable. Une solution… Une attaque directe ou remettre le problème à plus tard. La première a trop de chance de ne pas marcher ou de simplement accentuer sa colère. Bien. “Restez derrière moi. Ou en tout cas ne me regardez pas.” Un accident est vite arrivé. Je ferme les yeux, la magie afflux, je peux presque les sentir changer de couleur, prendre cette teinte verte caractéristique. Mon regard vient se planter dans celui de l’enfant encore surprise par l’éclair qui vient de la frôler. Si la pétrification marche nous n’allons pas avoir besoin d’attendre longtemps pour connaître le résultat. “Partons. Pour la suite, encore une fois faites attention à ne pas me regarder dans les yeux. J’aimerais éviter de vous transformer en statue si possible..” Dans les faits le sort est déjà annulé, mais si je devais agir dans l’urgence il serait compliqué de faire dans la précision.

    Que faisons-nous ? Vous avez des informations sur le reste ? Nous partons la chercher ou on sort d’ici ?” Les questions fusent alors que je commence à grimper les marches montant à l’étage. J’espère pour elle que son entretien s’est mieux déroulé que le nôtre. “Au vu de ce que j’ai trouvé dans le bureau, Phtonia est une source d'ennui, elle pourrait avoir besoin d’aide. Mais vous êtes plus versées que moi dans le combat et les décisions qui en découlent.” Je m’arrête sur la palier du rez-de-chaussée, tournée dans sa direction. La suite dépend d’elle.
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  • Mar 27 Juin - 14:11
    MESSAGE 9 - TOUR 10

    Il y'a quelque chose de pourri en République [PA] - Eloise, Elia et Perseis. - Page 3 Pgxx

    Sous le regard de Perséïs, la silhouette de Phtonia se tordit, adoptant le même aspect que sa main. Son corps entier se couvrit de fourrure à l’intense couleur grise tandis que son visage s’allongea pour emprunter les traits lupin de ses prédateurs qui effrayaient jadis les mortels de ce monde. Rapidement, sa nature lycanthrope s’imposa, prête à user tant de ses griffes que de ses crocs. Cependant, c’était sans compter sur la réactivité de la journaliste factice.

    Sous l'influence de sa magie, la louve-garou commença à se calmer. Ses grognements menaçants se transformèrent en halètements anxieux et ses yeux féroces se voilèrent d'une lueur d'incertitude. Elle baissa lentement sa tête, tandis un lien éphémère s’installa entre leurs esprits. Perséïs put dès lors ressentir la rage intense et la jalousie maladive qui imprégnait le cœur de la Consule, mais également, et c’était le plus étonnant, de la peur qui la consumaient. Si les deux premiers sentiments étaient entièrement tournés vers Mirelda Goldheart, le troisième l’était pour une autre femme, que Phtonia ne connaissait que sous le nom de « Mairesse ».

    La loup-garou relâcha un soupir, ses muscles tendus se relâchèrent et pendant un bref instant, la politicienne fut simplement une femme perdue dans les ténèbres de sa propre nature.

    Mais cette trêve était temporaire. Les instincts primaires de la louve-garou étaient trop puissants pour être complètement apaisés. La magie de la journaliste commença à s'estomper, et la créature commença à retrouver son essence sauvage. Ses yeux retrouvèrent leur lueur féroce, et elle tourna son regard vers la journaliste, consciente que la paix était éphémère.

    Et pourtant, elle avait envie de croire à ses propos. Elle avait conscience qu’elle semblait véritablement intéressée par une alliance avec l’Assemblée. Peut-être serait-elle un atout considérable ? Peut-être valait-il mieux collaborer ? Mais c’était sans compter sur sa crainte plus grande encore de sa propre maîtresse et du châtiment qu’elle lui infligerait si elle lui présentait une parvenue envoyée par Koraki Exousia.
    Non, elle ne pouvait pas prendre le risque … Ou peut-être le pouvait-elle ?

    Que faire ?

    Il y'a quelque chose de pourri en République [PA] - Eloise, Elia et Perseis. - Page 3 P4uq

    Prise de rage et de frustration, l'enfant hurla de toutes ses forces, luttant contre les contraintes de l’étagère qui l'emprisonnait. Ses cris résonnèrent dans la cave aux reflets rougeoyants, amplifiant sa folie grandissante. Les murs semblaient se moquer d'elle, lui rappelant cruellement son échec tandis que els flammes s’étendaient comme une nuée. Et pourtant, la seule pensée cohérente qu’elle réussissait à obtenir ne tournait autour que d’une seule figure, celle de la Mairesse.

    Non … Elle ne pouvait pas échouer. Elle ne devait pas échouer ! Elle ne le lui pardonnerait jamais. Elle ne pourrait jamais supporter la déception dans son regard.

    Ses pensées tourbillonnaient dans sa tête, mêlant autant de regret, que désespoir, dans une pointe de folie qui persistait malgré tout.

    Mais plus elle se débattait, plus le meuble semblait resserrer son étau autour d'elle. La panique s'empara de la blonde enfant alors qu'elle réalisait qu'elle était condamnée à rester prisonnière du meuble appartenant à la même femme qu’elle était censée protéger et surveiller. Ses cris se mêlèrent aux échos de sa défaite, créant une cacophonie désespérée.

    Du moins jusqu’à la tentative d’Elia qui, malgré ses dons certains, manqua son tir qui vint fragiliser la lourde étagère. Oui .. Il y avait encore un espoir ! Canalisant son propre pouvoir, une puissante déflagration vint frapper les panneau de bois, les fissurant et les craquelant, promesse d’ une libération prochaine.

    Cependant, le destin était aussi capricieux que cruelle. Dans son agitation, elle croisa le regard d’Eloise et sentit dès lors son corps s’engourdir. Un nouvel espoir, aussitôt supplanté par un nouvel échec. Mais alors que la désillusion s’imposa à nouveau à elle, une nnouvelle perspective se présenta à son regard, sous la forme d’une simple et seule plume noire, virevoltant entre les flammes.

    Dans un profond sourire, elle accepta son sort, sachant parfaitement que son entrave ne serait pas éternelle. Qu’elles fuient. Qu’elles se jettent à corps perdu dans les couloirs de la demeure, elles n’en ressortiraient jamais vivante.

    La professeur et sa garde du corps, désormais libres d’agir à leur guise, s'éloignèrent de la cave, ignorant les derniers rires de l’enfant alors que son corps prenait la teinte de la pierre et que son rictus se figeait dans une ultime mise-en-garde.

    Il y'a quelque chose de pourri en République [PA] - Eloise, Elia et Perseis. - Page 3 Nppc

    Elia et Eloise, vous finissez par retrouver Perséïs dans le bureau de Phtonia. Vous découvrez une Consule en pleine apathie, incapable de choisir entre vous exterminer ou vous inviter à rejoindre l’Assemblée.

    Malheureusement pour vous, vous n'avez pas le temps de vous concerter car ...

    Découvrir l’implication de Phtonia : 2,5/3
    Arrêter Phtonia : 0,5/1
    Fuir le Garde/Enfant : 1/1
    Rejoindre Perséïs : 1/1
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  • Mer 28 Juin - 0:13
    Qu'est ce qu'un évènement ? Une question simple et pourtant dont la conception échappait à de nombreuses personnes. Un évènement était un moment particulier où les choix et les actions de certains protagonistes pouvaient amener à certaines conséquences, créant un enchainement de circonstances amenant petit à petit chacun à vivre une histoire ou plus communément appelé une aventure.
    Un évènement pouvait être commun, mais il n'était pourtant jamais vécu de la même façon par aucun des protagonistes pouvant le vivre, et c'est ce qui arriva en cette sombre nuit, en plein cœur de Justice... Tous les ingrédients avaient été réuni : Une mission et une enquête secrète, un suspect, des informations, des révélations même, qui avaient conduit la situation à dégénérer dans une bataille sanglante et brulante où le feu s'était ramené à la fête, brulant et dévastant tout sur son passage dans l'immense édifice servant de repère à l'une des figure les plus importante de la ville. Cette histoire et ces évènements n'avaient pourtant réuni qu'une vieille Consul, une gamine pyromane, et trois enquêtrices de Magic mais... car il y avait toujours un mais... un autre protagoniste avait vécu cette aventure d'une manière totalement différente...

    A partir du moment où les enquêtrices avaient quitté la demeure de la dénommé Koraki pour rejoindre le lieu de rendez vous qui avait été convié pour leur rencontre avec Phtonia, une mouche, oui cet insecte gênant et insignifiant auquel personne ne faisait réellement attention, s'était mit à suivre attentivement le trinôme féminin, épiant et écoutant les moindres faits et gestes qui au fur et à mesure avait rendu cette soirée jusque là tout à fait normal, presque incontrôlable désormais.
    Si on pouvait croire que l'insecte n'était rien d'autre qu'un simple produit de mère nature, la réalité derrière ce nuisible volant était en réalité bien plus sombre, petite créature servant les intérêts d'un monstre qui, par quelques machinations de personnes servant au plus près des sphères politiques gérant la République avait été introduit au cœur même de la belle et rayonnante nation démocratique.
    Shinryu Noctilus, l'Ange de la Pestilence et fils du titan X'o-Rath vivait dissimulé dans les ombres de l'immense territoire depuis plusieurs semaines maintenant, servant les intérêts d'un sombre et étrange groupuscule qu'on surnommait l'Assemblée, même si sa tâche première était en réalité d'espionner et de surveiller les agissements du groupuscule de l'intérieur dans le but de satisfaire les désirs et besoins de celle qui cherchait à être une Reine. De fait, bien que acceptant difficilement l'autorité, l'Ange de la Pestilence était devenu le bras armée de l'organisation, aimant se surnommer à travers les différentes pièces d'un jeu de carte, Shinryu en était le Joker, cette carte jamais utilisé mais qui quand elle était sortie de sa boite, était supérieur à l'ensemble des cartes composant le jeu. De fait, suivant les instructions de celle qui s'était porté garant de lui, à savoir la Reine de Carreau, elle lui confiait nombre de tâches servant à protéger les intérêts de l'Assemblée, malgré le peu d'affection qu'elle portait au Joker, qui était un être aussi instable que dangereux, même si elle devait lui reconnaître l'efficacité de ces méthodes disons... extrêmes...  Car oui, si les autorités de Magic était essentiellement concentrés ces derniers temps sur la disparition où plutôt l'enlèvement de la directrice de leur institution, d'autres évènements avaient  pourtant secouer la ville : Certaines disparitions ou plutôt de morts étranges en lien avec des maladies et des épidémies aussi soudaine que foudroyante... Étrange pour une nation se vantant d'avoir les meilleurs médecins au monde, mais moins curieux lorsque l'on savait que l'Ange de la Pestilence agissait ces derniers temps librement dans le pays, sous couvert de personnes importantes et influentes.

    Ainsi, retournons maintenant à l'instant présent, alors que la mouche, après avoir fait son rapport à son maître, lui avait permis de s'infiltrer au sein même de l'édifice où travaillait la consul Phtonia, les membres du personnel y servant, croisant la route de l'Ange déchu pour qu'il ne devienne que la dernière vision d'une vie soudainement écourté par la représentation même de la mort.
    En cet instant donc, dans la confusion des évènements qui agitaient le bureau de Phtonia et ces archives, la seule chose normal animant l'instant, était la serviteur qui toquait à la porte de sa maitresse pour tenter de se rassurer quand au raffut qu'elle avait entendu en faisant sa dernière ronde de nuit, le bruit de son poing frappant la porte en bois, attendant sagement l'autorisation de pénétrer le bureau de la Consul, mais jamais cette réponse ne vint alors que, ne voyant que trop tard l'ombre qui s'était dessiné derrière elle, elle s'écroula sans vie, laissant le soin à une autre personne de laisser glisser sa main sur la poignée de porte, et de faire ainsi son entrée dans la série d'évènements qui avaient troublé la vie jusque la tranquille de la Consul.

    Shinryu s'avança lentement devant l'ensemble des protagonistes composant la salle d'étude, vêtu d'un long manteau noir, le visage encapuchonné, il fit une entrée pour le moins remarqué en applaudissement de manière bête et nonchalante devant le déroulé des évènements.


    'Alors là... bravo ! Bravo ! Bravo ! J'ai adoré chaque moment, vraiment ! Une pointe de surprise ! Une enquête rondement mené ! Des hurlements et oooooohhhhhh bien évidement le désespoir de l'instant ! ahahahahahaha"

    Ricanant et jubilant comme un imbécile heureux, personne en cet instant n'aurait su dire qui était l'étrange protagoniste qui venait soudainement de rejoindre cette histoire, tout du moins, c'est ce que l'on pouvait croire car en réalité, l'une des personne présente savait qui venait d'arriver, et ce même si elle ne l'avait jamais rencontré : la Louve Garou, pourtant créature animé d'une rage bestiale, semblait soudainement gagné par la peur et la crainte en voyant que l'Ange de la Pestilence, où plutôt pour l'Assemblée et ces membres, le Joker, avait été dépêché jusqu'ici, symbole de mauvaise augure alors que la situation en l'instant T semblait complétement échappé à Phtonia.

    "Oh ! Mais j'en oublie mes manières ami de Magic ! Le Joker ! Pour vous servir !" Il fit mine de faire une révérence aussi vulgaire que ironique, avant de soudainement se parler à lui même, sa tête alternant de la gauche vers la droite comme si deux personnalités partageant le même corps était en train de discuter. "Cesse de nous surnommé comme cela crétin !" Dit t'il d'une voix agacé. "Mais... j'adore ce nom moi ! Je m'amuse tellement avec ! C'est si drôle ahahahahaha" Le ton de sa voix était soudainement plus enfantin et jovial avant qu'elle ne devienne soudainement plus grave et autoritaire pour finalement crier :
    "Il suffit !"

    Il marmonna alors quelques paroles incompréhensibles, tandis que dans la salle, l'ambiance était devenu plus pesante et lourde, alors que les enquêtrices de Magic et Phtonia pouvaient désormais remarquer que, depuis l’arrivée de l'Ange, des insectes aussi divers que variés émanaient des plinthes de la salle, quelques mouches virevoltants ici et là alors que, dans une corbeille de fruit siégeant sur le bureau de la Consul, des vers en sortaient comme si la pourriture s'installait petit à petit dans cet endroit.
    Se re-concentrant sur les évènements, ne croisant jamais directement le regard de la moindre des femmes présentes dans la salle, l'Ange s'adressa directement à la Consul.


    "Allons... Allons... Soignez rassuré ma chère ! Je suis là pour vous aider et vous débarrasser de vos problèmes !"

    Craquant son cou en se tournant vers les enquêtrices, l'Ange bloquant la seule porte de sortie du bureau, elles auraient pu sans doute s'attendre à une attaque ou une action hostile de cet étrange protagoniste dont elles ne savaient rien, et pourtant, un sourire malsain sur le visage, son cou craqua à nouveau pour se retourner une nouvelle fois vers la Consul.

    "Et en même temps... Cherchons à comprendre comment nous en sommes arrivé là non ? ahahahahahaha"

    D'un mouvement de la main dans sa direction,il invita la Louve Garou à lui répondre, mais celle ci ne sembla pas prête à satisfaire sa demande, aussi, à la manière d'un jeu de fête foraine,  l'Ange faisait mine avec ces lèvres de mimer quelques mots à prononcer pour l'aider, en vain.

    "Vraiment aucune idée ? Laissez moi alors vous aidez !"

    Comme un écho à ces mots, émergea de l'ombre de la silhouette créer par la masse de muscle que représentait un loup garou, un tentacule d'ombre au bout tranchant et pointu, qui fonça vers Phtonia dans le but de lui transpercer la poitrine, attaque aussi terrifiante que surprenant alors que l'Ange de la Pestilence afficha un sourire froid et transpirant la folie.

    "Nous en sommes ici madame la Consul, à cause de votre imprudence et de votre faiblesse ! Et la Reine de Carreau aura été très clair !  l'Assemblée ne doit être compromise d'aucune façon ! Aussi suis je ici pour nettoyer le chantier que VOUS avez créer ahahahahhaha"

    Aussi terrifiant et horrible qu'avait été son attaque envers celle qui devait logiquement au vue des évènements être son alliée, l'Ange de la Pestilence, agissant maintenant comme un enfant, leva alors les mains en l'air vers les agents de Magic comme l'aurait fait un voleur prit la main dans le sac durant son larcin et voulant se rendre.

    "Attaque contre un membre du gouvernement de la République oulalalalala la vilaine gaffe ahahahahaa ! Je me rends mesdames ! ahahahahahahah"

    Ironique ici, Shinryu rigolait à s'en faire mal aux côtes, s'amusant de la situation alors que plus bas dans les archives, le feu continuait à dévorer les étages inférieurs, de la fumée remontant petit à petit dans la salle d'étude de la Consul.

    Spoiler:
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  • Mer 28 Juin - 1:37
    Elia avait eu le nez fin, Eloise n'avait pas l'air aussi frêle que ce qu'elle donnait comme impression. Elle était quand même professeur a Magic, alors il était plutôt logique qu'elle ai deux ou trois tours dans sa manche. Et il était encore plus probable qu'elle ai d'avantage encore a offrir. Elia ne pu s’empêcher de sourire, en songeant que dans l'action, elle avait un petit truc qui l'a rendait quand même assez irrésistible et...hum, il valait mieux rester concentré.

    - Désolé, j'ai raté mon attaque. On dirait qu'une force étrange et totalement hors de mon contrôle personnel agit ici.

    Elle hocha la tete sans jamais plus observer son visage. Elle avait une trop bonne connaissance des effets secondaires que ce genre de magie pouvait provoquer, sans compter le fait d'en avoir eu une démonstration juste avant. Elle secoua la tete, en écoutant les paroles d'Eloise. Perseis avait eu une attitude étrange lors de l'entrevue avec Koraki qui avait soulevé la méfiance de la Reikoise. Et avait d'ailleurs provoqué une première dispute entre elles avant de venir ici. Elle avait gardé ses oreilles a l’affût, sa magie ne s’arrêtant jamais de tourner sur le terrain, et avait bel et bien entendue les tentatives de marchandages un peu honteuses. Mais elle avait aussi entendue les bruits d'affrontements. Le reste n'avait plus été audible, et alors qu'elle tendait a nouveau son audition, elle reprit la parole.

    - Rejoignons la. Nous verrons plus tard de ce qu'il en est, la seule chose logique est de repartir avec le même nombre que lorsque nous sommes arrivés.

    Rien que pour une question de cohérence. Si elles revenaient avec les informations, avec une personne en moins, on allait se poser des questions sur ce qui était advenue de Perseis. Et elle préférait l'avoir avec elles, que dans leur dos, a essayer de faire des combines. Elles débouchèrent dans le bureau, et Elia avait sentit juste avant d'y rentrer l'odeur du lycanthrope. L'image de Dactyle se superposa un instant. Mais son état n’était pas normal.

    - ...C'est la consul ?

    Alors ca c’était pas banal. Et surtout, ca n'allait pas en sa faveur. Il y avait de plus en plus de choses a cacher ici. Dévoilé, tout ces éléments étaient petit a petit des circonstances aggravantes a ce qu'elle avait actuellement en sa possession dans sa cache magique. Et elle semblait docile, alors que Perseis avait visiblement utilisé une attaque psychique. Bon, peut etre que si elles la ramenaient avec elles, alors...

    La porte s'ouvrit d'un coup sec. Et un nouvel individu assez...extravagant, pour ne pas dire quoi que ce soit d'autre, pénétra dans la pièce. Un homme, taille moyenne, regard bizarre, aura bizarre, sourire euh...bizarre ? Et voilà qu'il commença a parler...parler...parler. A tel point qu'a un moment Elia tourna la tête vers ses deux comparses et chuchota un bref :

    - C'est qui encore ce guignol... ?

    Tout en l'écoutant, elle avait prit le parti, plus par réflexe que par véritable volonté, de faire un pas un peu plus devant Eloise, comme pour la protéger physique. De cette manière, elle avait, dans le même temps, prit les devant de madame la consul qui restait toujours la, un peu hébété. Puissante la bougresse, elle garderait ça a l'esprit.

    Dans une énième phrase qui n'avait pas beaucoup de sens tant le gars semblait a coté de ses bottes, elle sentit la déformation de l'air, sans pour autant avoir sentit la montée magique que le nouveau venu avait utilisé. Sans vraiment savoir ce qu'il etait en train de faire, au vu de la direction de son regard, elle n'eut qu'une seule chose en tête : Les preuves.

    Protégeant toujours Eloise avec son corps, elle leva les deux mains vers Phtonia, et tout autour d'elle, un puissant bouclier de foudre apparut, dans l'optique de dévier les tentacules qui venaient d’apparaître. Il était la pour nettoyer, c'etait assez clair maintenant. D'abord la consul, puis la gamine en bas, sans aucun doute. Si jamais, lors de la prochaine visite des forces de l'ordre, il n'y avait absolument plus rien, un petit paquet de lettres avec des noms codés seraient une bien maigre preuve. Il fallait donc essayer au moins de sauver la chef des lieux. Si elle se savait condamné, elle essayerait peut être en plus d'avouer, pour sauver sa peau et etre mise sous protection.

    - Il va falloir bouger vite ! Avec elle !

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  • Mer 28 Juin - 22:44
    Il semblerait que nous n’étions pas les seuls à avoir un invité indésirable en bas si j’en crois les bruits à l’étage… Phtonia est donc bien impliquée, sur cette partie de l’histoire il n’y avait pas beaucoup de doutes possible, mais en plus n’est probablement pas ce que nous pensions. Une personne de mauvaise foi dirait que toute cette propreté ne pouvait que cacher quelque chose. Et en même temps, toute cette propreté cachait forcément quelque chose. Personne ne peut être aussi carré… Les pas de ma partenaire d’infortune résonnent derrière moi. Nous sommes sur la même longueur d'onde, récupérer Perseis et partir d’ici. Nous avons globalement les preuves nécessaires, nul besoin de prendre plus de risques. D’autant plus que la solution n’est que temporaire. C’est une course contre la montre que nous menons maintenant… Comme si ce n’était pas déjà le cas avant.

    En quelques enjambées nous atteignons l’étage, j’espère sincèrement que tout va bien. Perseis est capable de se débrouiller dans beaucoup de situations mais comme elle nous le disait plus tôt dans la journée. Le combat n’est pas sa spécialité. C’est celle de notre garde du corps. Qui était avec moi. Et qui a raté sa seule occasion de nous prouver son utilité… Peut-être la situation est-elle réellement comme elle le prétend, qu’une force magique quelconque œuvre ici et l’empêche de se concentrer… Une force que je n’aurais pas ressenti en lançant mon sort… Soit, nous avons d’autres problèmes à régler, douter des capacités des autres n’est pas une priorité. La porte du bureau s’ouvre sur un drôle de spectacle. La consul, si c’est bien elle, transformée et dans un état… Second. Perseis clairement à l’origine de son état. Nous sommes semblable la dessus. Ne pas être un combattant ne veut pas dire être incapble de se défendre. Elle avait forcément de la ressource. “Si tu as pu tirer des choses d’elle très bien, on a des complications en bas. On part.” Désolée pour son statut de autoproclamé de cheffe, le temps presse je n’ai pas le temps d’écouter son avis.

    C’est en tout cas ce que j’aurais aimé qu’on fasse. Partir. Pendant un instant je crains que ce ne soit l’enfant qui nous ait rattrapée. Prises par surprise dans un espace clos, la situation aurait vite fait de dégénérer. Par chance ce n’est pas elle. Chance le mot est peut-être un peu fort… Et en même temps il n’a pas réellement l’air dangereux il faut bien l’avouer. Il me fait penser à certains élèves qui parlent fort, très fort, dans l’unique but de cacher leur incompétence… Et notre garde semble penser la même chose. Le souci c’est que le temps file… On a vraiment pas de temps à perdre avec un abrutis pareil… Un abrutis dangereux. Il préparait bien quelque chose, l’inverse aurait été étonnant, mais plus que nous c’est visiblement les preuves qu’il vise… La lettre est en sécurité mais ce n’est clairement pas le cas de la consul… “Beau travail, protégez la.” Elle est bien la seule à pouvoir le faire… Et j’ai autre chose à m’occuper.

    Perseis, j’ai besoin de vous pour deux choses s’il vous plaît. Essayez de convaincre la consul, si elle est en état, de venir avec nous. Entendez convaincre comme vous le voulez, et gardez un oeil sur l’autre clown. Je devrais pouvoir m’occuper de lui mais qui sait s’il n’a pas un atout dans sa manche pour ce que je vais faire.” Un rapide échange avant de me retourner vers lui. Il n’est pas censé savoir qui a été dépêché par Magic pour enquêter sur la disparition de la dame, quand bien même ce serait le cas je fais rarement étalage de mes compétences… Il me semble même ne jamais avoir communiqué sur celle-ci… Peut-importe, s’il s’est préparé heureusement pour lui, sinon… Il connaît les risques autant que nous.

    Cette entrevue était intéressante mais je vais vous demander de nous excuser.” Au moins, contrairement à la pétrification ici, pas besoin de le regarder dans les yeux… Il est impressionnant de voir comment certains sorts parmi les plus puissants peuvent être facile à lancer. Grande inspiration, je plante mon regard sur lui. Le résultat devrait être immédiat, comme un trait lui perforant le crâne en continu, une douleur sourde, abominable, qui persiste. Certains en vomissent, d’autres tombent dans l’inconscience… Nous verrons bien où se situe son seuil de tolérance, il faudrait me supplier pour m'arrêter. “Nous partons.” Une affirmation. Qu’il ferait bien de ne pas remettre en question s’il ne veut pas voir son esprit effacé, son statut de joker remis en question pour devenir celui de légume. La fête est finie.
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  • Jeu 29 Juin - 23:18
    Si l'alliance de la magie et de l'argumentation de Perséis avait suffi à désorienter la bête et à lui faire reconsidérer sa position, pour le moins belliqueuse, elle n'avait pas convaincu la Consule à ranger poils et griffes pour reprendre une discussion paisible. La confusion semblait déjà quitter son regard redevenu vorace, et l'empire des émotions aussi pernicieuses qu'intenses que la sirène avait perçues en elle, venait à nouveau ternir son jugement à son égard. Et pourtant, la graine du doute semée par la sirène continuait à germer et à étendre ses racines dans l'esprit encore embrumée d'Até.


    La Consule n'eut toutefois pas le temps de s'attarder davantage sur cette considération avant d'être interrompue par l'irruption soudaine dans la pièce des deux autres envoyées de Magic, visiblement toujours en vie malgré le chaos déclenché par leurs soins au sous-sol. Avant même qu'elle ne puisse répondre à l'interrogation de leur garde du corps, ou à Eloise qui osait lui faire mention de « complications » rencontrées dans les archives – complications qui avaient transformé une discussion placide mais enrichissante en une lutte pour sa survie face à une bête capable de l'éviscérer d'un coup de griffe –, la porte s'ouvrit à nouveau sur une silhouette moins attendue, dissimulée sous un long manteau et encapuchonnée.


    Hélas s'il semblait avoir l'égard d'épargner à son assistance contrainte de souffrir son apparence, il n'en fit pas de même avec sa voix et ses gestes marqués d'une théâtralité forcée et d'un mauvais goût aussi certain que l'exaspération soudaine qui assaillit Perséis. Le milieu de la pègre grouillait de personnages de cet acabit, qui ne cessaient de se donner en spectacle qu'une fois qu'ils se vidaient de leur sang dans un caniveau des bas-fonds, victimes burlesques de leurs propres ambitions devenues suffisamment bruyantes et agaçantes pour attirer une attention trop dangereuse pour eux. Peut-être celui-ci donnerait-il tort à l'alchimiste au bout du compte, mais pour l'heure, sa présence était un contretemps dont elles allaient avoir à se défaire sans délai.


    N'écoutant plus même d'une oreille le monologue de l'intrus, et entendant à peine les injonctions d'Eloise, Perséis analysait la situation à la recherche d'un moyen de s'extirper de cette situation tout en préservant leurs intérêts.

    Tout d'abord, se protéger, elle et ses deux collaboratrices. Elle ignorait presque tout de leur ennemi, alors aucune précaution n'était de trop. Elle éleva à nouveau une protection psychique autour de chacune des trois femmes.

    Ensuite, la professeure semblait avoir une idée derrière la tête pour mettre hors d'état de nuire l'auto-proclamé « Joker », et tout occupé qu'il était à tenter d'attirer sur lui l'attention de chaque être vivant dans cette pièce, il ne paraissait guère préoccupé par les éventuelles atteintes à sa propre personne. Jugeant qu'une diversion pourrait aider sa collaboratrice, et peut-être, si la chance était avec elle, le contraindre au silence l'espace d'un bref instant, Perséis repéra une chaise posée en marge de la pièce, contre un mur, probablement prévue pour un greffier. D'un geste de la main, elle propulsa celle-ci en direction du visage du malotru, sans grand espoir de le blesser d'une quelconque manière, mais espérant détourner son attention, à la fois d'Eloise, et de son propre monologue.

    - "Quand on parle plus que moi-même, il est grand temps de se poser des questions..." marmonna-t-elle à voix basse, plus pour elle-même que pour qui que ce soit d'autre, pensant même n'être entendue de personne.


    Elle se retourna alors vers la Consule, que la jeune femme qui les accompagnait avait prestement sauvée d'un trait d'ombre destiné à lui ôter la vie.

    - "Excellent." lui adressa-t-elle sobrement.


    L'incertitude qui rongeait Phtonia quant au sort qu'elle devait infliger à ses invitées avait laissé la place à une terreur absolue. L'Assemblée avait décidé de se délester d'elle, et la mort était pour eux la seule issue acceptable à cette organisation secrète. Les trois femmes envoyées pour enquêter sur elle étaient maintenant son seul espoir, et c'était pour eux une carte cruciale qu'il convenait de jouer de suite.

    - "Madame Até, écoutez-moi." Elle s'approcha d'elle et sollicita sa magie à nouveau pour amoindrir la méfiance de la consule envers elle, et pour accroître la terreur qu'elle ressentait face au jugement apporté par l'envoyé de l'Assemblée. "L'Assemblée en veut à votre vie, et vous êtes seule. Vous ne savez toujours pas si vous pouvez me faire confiance, je l'entends, mais tout ce que je vous ai dit est vrai, et nous sommes maintenant votre seul espoir. Aidez Exousia à faire tomber l'Assemblée, et elle vous épargnera. C'est là tout ce qui l'intéresse. Je témoignerai en votre faveur si elle tente d'entacher votre réputation. Notre idéal ne mourra pas avec une organisation criminelle comme celle-ci. Nous sauverons la République, sans l'Assemblée, mais pour cela j'ai besoin que vous restiez en vie, et donc que vous coopériez avec moi. Ces deux femmes peuvent nous sortir d'ici."


    Son regard oscillant entre la lycanthrope acculée, et l'homme de main de l'Assemblée, Perséis était à l'affût du moindre geste brusque, de la moindre intention hostile, physique comme magique, tout particulièrement si ce dernier ne semblait pas affecté par le sort d'Eloise. Elle n'était pas une combattante comme leur garde du corps, ou une experte des pratiques interdites comme la professeure de Magic, mais elle était capable de désamorcer toute intention hostile envers elle de sa voix, et elle était prête à faire appel à nouveau à ce pouvoir.


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    Message 10 - Tour 11

    Un silence pesant s'abattit sur la salle. Les quatre spectatrice, encore sous le choc de l'attaque, fixaient avec stupeur le corps inerte de l'assassin à présent réduit à l'état de simple carcasse échoué sur le sol. La menace semblait écartée, permettant à Perséïs de poursuivre ses tentatives de ralliement envers Phtonia.

    Mais la politicienne, partagée entre son devoir envers l' Assemblée, ses idéaux, son instant primaire et son instinct de survie, hésitait. "Déchirée", serait plus exacte pour décrire son état, tant le tiraillement qui écartelait son esprit était puissant. Les paroles de la fausse journaliste semblaient presque séduisantes, mais elle savait que son engagement politique et ses idéaux étaient plus importants, sans pour autant être capable de l'affirmer de vive-voix et de se ranger à ses côtés. Elle était au carrefour de sa vie, et le choix qu'elle s'apprêtait à faire allait sceller à tout jamais sa propre destinée mais également, elle le savait, celui de la République toute entière.

    Au plus profond de son être, Shinryu possédait une complexité insoupçonnée. L'attaque de la d'Eloïse n'avait réussi à tuer qu'une seule de ses trois personnalités : l'Enfant. Lentement, le corps de l'assassin se releva, une lueur maléfique brillant dans ses yeux. Et alors qu'il se redressait, désormais plus que jamais déchiré entre ses différentes personnalités, une force surnaturelle se déploya dans la pièce. Une lassitude s'abbati sur les envoyées de MAGIC qui sentirent instantanément que leur magie fut affaiblie. Et Shinryu, en détraqué maitre de scène, ne pouvait que rire.

    Phtonia, témoin de cette lutte et consciente de la puissance déployée par l'Assemblée, comprit alors la réalité de la situation. Bien que son instinct de politicienne lui soufflait de fuir, de se mettre à l'abri, elle finie par cesser de trembler. Comprenant qu'il existait en cette terre des forces auxquelles on ne pouvait s'opposer, elle adopta totalement sa forme lupine et bondit par dessus Perséïs pour se positionner aux côtés de l'Ange de la Pestilence.

    Soudain, la porte du bureau de la Consule vola en éclats, projetant des débris dans tous les sens, tandis que de la fumée et de la poussière, émergea une jeune enfant blonde, les yeux flamboyants d'une folle et nouvelle détermination.  Elle fixa les envoyées de l'Université avec un regard mêlant dans un chaos sans nom la colère, la vengeance et l'amusement, prête à défendre Phtonia et l'Ange de la Pestilence, les paumes auréolées de flammes blanches.

    Le bureau de la Consule était à présent plongé dans un silence tendu, l'air chargé de magie et de tension. Les envoyées de l'Université se préparaient à l'affrontement, conscientes qu'elles étaient confrontées à un trio qui ne se laisserait pas facilement vaincre. Cependant, une chose était sûre, elle le devrait. Il n'en allait pas seulement de leur propre survie, mais bien d'une avenir incertain dont elles étaient à présents les garantes.

    Et dehors, dans les jardins sur lesquels donnaient les fenêtre de ce bureau si spacieux, se tenait Koraki, fumant paisiblement à l'ombre des vergers et observant la suite des évènements dans un sourire des plus serein.

    Elle n'avait pas choisie ces trois femmes pour rien. Elles l'emporteraient.

    La seule véritable question qu'elle se posait était celle-ci : dans quel état lui redonnerait-elle son cher chien de garde ?



    Arrêter Phtonia : 0.5/1
    Vaincre l'Enfant : 0/1
    Vaincre Shinryu : 1/3

    Eloïse, Elia et Perséïs, une sombre magie étend son voile dans la pièce. Toutes vos magies diminuent de un (1) Palier et toutes vos utilisations de un (1) également.

    Bonne chance mes chéries ! <3
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  • Jeu 6 Juil - 22:26
    Visiblement le résultat n’était pas totalement a la hauteur des trois jeunes femmes, mais ce n'etait que parti remise. Le seul soucis qui frappa Elia, c’était la façon dont la doyenne de la pièce n'avait absolument aucune logique dans sa façon de chercher du secours. Le gars était clairement venu pour la tuer. Elle croyait quoi, qu'elle allait avoir une seconde chance ? Le type était complètement maboule en plus. Elle allait donc l'aider...a s'auto tuer. Un pur suicide. Admirable.

    Elle entendit le bruit montant des marches bien avant que la porte n'explose. Elle décida de laisser pour le moment le cas de l'ange et de sa chienne bien élevé a ses deux camarades, vu qu'elles avaient reussit a bien gérer jusque la, et devint aussitôt invisible. Deux de ses aiguilles apparurent dans sa main gauche, son poignard dans la droite.

    Il n'y avait plus trop le temps de réfléchir. Amis, ennemis. La seule chose qui comptait, c’était d'en sortir vivant. Avec ou sans les infos. Une fois morte toute les trois, ce qu'elles savaient, ou ne savait pas, n'aurait plus tellement d'importance de toute façon. Elle entendit clairement la canalisation magique visant a défoncer la porte, et se posta juste sur le coté. Pas question de lui laisser la moindre chance.

    Le temps sembla s'arreter de s'écouler pendant un bref instant. Perseis allait sans doute utiliser sa voix, comme Elia l'avait prévue avant. Elle n'avait pas eu connaissance de cette capacité, mais elle avait sentit les vibrations s’éteignant chez la Républicaine, et ca expliquait l'etait passif de la louve, plus tot.

    Quand a Eloise, elle venait de montrer qu'elle etait capable d’abattre l'autre taré. Même si il s’était relevé pour elle ne savait qu'elle raison, ca voulait dire que ca avait marché. Alors elle allait s'occuper de sa partie. Elle allait réfléchir ensuite, pour les deux autres lascars. En plus, si Phtonia avait vraiment agit uniquement pour sauver sa peau, neutraliser les deux autres allaient peut être la faire abandonner.

    Le temps reprit sa course, et la porte sauta, laissant place a la jeune adolescente...et au violent coup de pied qui l'accueillit dans l'estomac. Invisible, mais bien présent. Si elle devait l'éliminer, elle le ferait sans aucun etat d'ame. Au dela de sa bonté naturelle, sa vie et celle d'Eloise etaient plus importantes. Et puis, c'etait quand meme son travail, à la base.

    Elle ne lui laissa pas un instant de repis, et frappa un deuxieme coup dans son tibia, pour l'obliger, a cause de la douleur, a se pencher en avant. Rapide comme l'eclair, trop habitué pour hésiter ou frapper, elle visage deux nerfs, dans chacune de ses épaules, et envoya ses aiguilles simultanément pour qu'elles s'y plantent profondément. Si ca marchait, elle serait dans l'incapacité d'utiliser ses bras.

    Son poignard sauta de sa main vers sa bouche, l'attrapant avec les dents, alors qu'elle canalisa sa magie de foudre. Découvrant sa puissance amoindrit, ça allait suffire cependant pour ce qu'elle voulait faire. Elle envoya une petite boule de foudre du bout de son index, droit vers l'aiguille la plus proche. Le métal faisant conducteur, ça allait la paralyser entièrement.

    Puis elle relâcha enfin l'arme de sa bouche, ayant fait une sorte de saut sur le coté avec son agilité naturellement extrêmement élevé. Si tout s'etait bien déroulé, elle etait désormais doublement paralysé, et ne pourrait rien faire face a la lame qui volait pour lui trancher la gorge proprement. Elle n'allait rien laisser au hasard cette fois. Pas question de l'immobiliser. Ce n'etait plus du tout le moment.

    Et a dire vrai, elle n'en avait plus rien a foutre.

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  • Ven 7 Juil - 21:08
    L'attaque mentale de la professeure, bien qu'elle n'eut pas l'effet escompté, celui de mettre entièrement et définitivement le trouble-fête hors d'état de nuire, le fit tout de même s'effondrer sur le sol tel un pantin désarticulé. Le silence enfin retrouvé aurait presque pu être appréciable, s'il n'était pas chargé d'une tension palpable face à la situation, qui s'accrut encore davantage quand la porte vola en éclats pour présenter un nouvel instrument de l'Assemblée. Un contretemps de plus, auquel Elia semblait vouloir réserver un accueil des plus attentionnés.


    Perséis ne chercha pas à retenir le profond soupir quand elle vit le sbire de l'Assemblée s'animer à nouveau, non sans reprendre ses ridicules éclats de rire dont elles n'avaient été soulagées que bien peu de temps. Cherchant du regard sur le bureau de la Consule une quelconque arme de substitution, ses yeux se posèrent sur un coupe-papier... Ce n'était pas une lame acérée bien sûr, mais Perséis pouvait témoigner elle-même que, filant à grande vitesse vers une gorge exposée, il y avait de quoi mettre un terme, fort bienvenu, à la vie d'un homme.


    Répondant à un geste du bout de ses doigts, le banal instrument s'anima, se pointa en direction de la cible de sa colère, et fusa vers la carotide de leur ennemi qui s'était relevé bien trop vite à son goût. Il ne se laisserait peut-être pas exécuter si facilement, d'autant plus que sous l'effet d'une aura étrange et désagréable, sa magie se révélait moins réceptive qu'à l'accoutumée. Si la pointe de métal se dirigeait précisément là où elle le voulait, elle n'était pas aussi véloce que d'ordinaire, où un œil moyen aurait peiné à la voir venir avant l'impact. Mais la tentative n'en resterait pas moins une diversion qui s'avèrerait peut-être utile à Eloise qui, semblait-il, était capable d'au moins le faire flancher. La jeune professeure devait assurément avoir d'autres atouts dans sa manche pour venir à bout de sa résistance impromptue. Il restait donc une personne dont il fallait s'occuper...

    Phtonia.


    La patience de Perséis commençait à grandement s'étioler, autant par l'arrivée de l'irritant personnage, que par le comportement erratique et inexplicable de la Consule. Quelle folie la poussait à se ranger aux côtés du bourreau dont la hache venait de frôler son cou, et ne manquerait pas de frapper à nouveau ? Néanmoins, cette vieille folle pouvait toujours leur être bien utile, autant à la sirène personnellement qu'à la mission qui leur avait échue, et Perséis rechignait à gâcher tous les efforts qu'elle avait déployés en mettant ici et maintenant un terme à son existence. La colère grandissait en elle, et elle approchait dangereusement du point de non-retour où Até serait devenue à ses yeux une nuisance trop grande pour mériter davantage de considération.

    - "Autant que possible, laissez Phtonia intacte. Je vais tenter une dernière fois de la raisonner, télépathiquement pour que le pitre ne se doute de rien. Ses émotions sont aussi vives que confuses, j'ai encore un coup à jouer. Aucune retenue vis-à-vis des deux autres, en revanche. Leur mort servira mon argumentaire." demanda-t-elle à ses collaboratrices par télépathie.


    Tant bien que mal, elle fit appel à ses facultés d'illusion à nouveau. Si son potentiel était amoindri, il faudrait composer avec : elle ne serait probablement pas capable de maintenir une illusion sonore ou tactile crédible, mais une illusion visuelle ne lui poserait aucun problème. Aux yeux de Phtonia, la scène prit une tournure bien plus lugubre. La lumière semblait disparaître peu à peu du bureau, qui s'enfonçait toujours plus loin dans les ténèbres. Les insectes qui grouillaient sur les murs, sur le sol, cessèrent tous de vaquer à leurs occupations, pour se diriger lentement vers elle. Les ombres elles-mêmes à travers la pièce, semblaient toutes converger vers sa personne. De l'homme de main de l'Assemblée à sa droite émanaient de petits filaments de la même ombre qui avait peu avant, tenté de l'empaler, et progressaient lentement à travers l'air chargé de tension, droit vers elle. Tout dans la pièce autour d'elle s'échinait à lui évoquer une seule chose : l'imminence de sa propre mort, apportée par le laquais de l'Assemblée qu'elle s'évertuait pourtant à servir au mépris des risques pour sa réputation, pour sa carrière, et pour sa liberté.


    - "Ce fou est ici pour vous tuer. L'Assemblée a décidé de votre mort, en dépit de vos efforts, de vos sacrifices, et tout ça pour effacer les traces de la compromission dont ils sont à l'origine. Vous allez payer pour les erreurs d'autres incapables.  Ils n'ont pas su agir dans l'ombre. Magic est sur leur trace. Exousia est sur leur trace. Bientôt, toute la République le sera. Ne mourrez pas ici en vain, c'est la République qui en pâtirait le plus. L'Assemblée n'est pas capable de sauver notre nation, ce sont les gens comme vous qui l'êtes. Ne gâchez pas ce potentiel pour de vulgaires criminels. De simples terroristes, comme la République en a vu tout au long de son histoire, et qu'elle balaiera comme les autres."


    La peur de Phtonia envers l'Assemblée et ses nombreux outils était palpable, et qui dit peur constante, dit paranoïa. Et cette dernière allait jouer en la faveur de la sirène. S'insinuant une fois encore dans son esprit, elle attisa cette émotion, et l'orienta vers celui qui semblait maintenant à ses yeux être venu ici uniquement pour l'exécuter sans le moindre remords. Toute sa paranoïa, exacerbée, tournée vers le bourreau aveugle qui dirigeait ses ombres et ses insectes vers elle.

    - "Votre rêve, votre idéal ne doit pas s'arrêter ici. Ce ne sont pas des brutes décérébrées comme ces deux imbéciles qui le réaliseront pour vous. La République a besoin de vous. Rejoignez-moi. Nous ne commettrons pas les mêmes erreurs. Utilisez Exousia et toute sa rage aveugle pour démanteler l'Assemblée. Nous vous protègerons d'eux. Ses sbires ne représentent pas une menace face à la puissance que recèle notre pays, vous le savez pertinemment. Il n'a besoin que de femmes telles que vous et moi pour la diriger là où il le faut."

    Alors qu'Elia déchainait toute sa violence et son talent sur la nouvelle venue, Perséis montra d'une main tendue le sort que cette dernière rencontrait, avant même d'avoir pu ouvrir la bouche, comme une preuve de l'échec inéluctable de l'Assemblée.

    - "Et ceux qu'elle a envoyées aujourd'hui périront devant vous. Face à de simples « journalistes »..."


    Une autre intrusion dans ses émotions. Cette fois, elle visait la confiance naissante qu'elle avait instillée en elle au fur et à mesure de tout cet entretien, par ses mots judicieusement choisis, ses compliments suggérés, ses convictions qui rejoignaient parfaitement les siennes, les ardeurs partagées, le dégoût commun pour la présidente en poste... Si tous ses efforts devaient porter leurs fruits un jour, c'était maintenant.


    - "Rejoignez-moi, Madame Até. Ce n'est que le début de quelque chose de bien plus grand. L'Assemblée n'est rien. La République a besoin de nous. Ne tournez pas le dos à votre devoir." Elle appuya avec plus de force et de conviction que jamais sur ce dernier mot.

    Até était convaincue d'œuvrer pour le seul bien de la République. Le meilleur moyen de lui faire ouvrir les yeux était de lui faire entendre qu'elle était l'espoir du pays, et que par conséquent, il était de son devoir de le sauver de la faiblesse de Goldheart, qui la dégoûtait plus que tout.


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  • Sam 8 Juil - 13:28
    La situation dégénère. Vite. Un peu trop vite à mon goût même. Et pas de la meilleure des manières possible qui plus est. Les choses n’allaient clairement pas se passer comme prévu, ça on pouvait s’y attendre, mais j’avoue j’aurais apprécié avoir un minimum de réussite. Pas de renforts, c’est déjà ça. Un affrontement à force égales ou presque. Pas vraiment en fait, notre force de frappe laisse clairement à désirer. Elle laissait à désirer lors de son arrivée et quel que soit cet effet qui emplit la pièce c’est encore pire maintenant. Il va falloir agir vite et efficacement. Sauf que nous sommes une académicienne et une alchimiste. Celui qui a déjà dit que le savoir est la meilleure des armes ne s’est probablement jamais trouvé confronté à un assassin et un lycanthrope sans moyen de se défendre. Au final tout ce que nos connaissances nous apportent c’est savoir que nos chances sont faibles. Dans un affrontement direct du moins.

    Voilà notre garde du corps qui s’évapore et Perseis qui donne ses indications. Chacun sait ce qu’il a à faire, il semblerait. Les adversaires sont répartis équitablement… Même si je n’ai pas vraiment envie de m’occuper de lui… Mais je ne peux pas m’occuper de l’enfant, Phtonia peut encore s’avérer utile et Perseis est la seule à lui avoir déjà parlé… Ne reste que le clown. Bien. Faisons ça. Plus proprement que la première fois idéalement même si ça ne va pas être si simple.

    Il me faut un petit effort pour concentrer de nouveau proprement la magie dans mes yeux. Cet effet est vraiment dérangeant. Et fatiguant. Il ne va pas falloir faire durer l’affaire trop longtemps. “Bon, le fou, il va falloir trouver un accord. Nous laisser partir, avec Phtonia ça va de soi, ou accepter que les choses vont mal se terminer ici.” Et j’aimerais vraiment ne pas avoir à en arriver à cette extrémité. Je suis une professeure, pas une combattante. Ôter une vie ne fait pas partie de mes projets à court ou long terme. Mais… Ai-je vraiment le choix si je veux que nous puissions sortir ? Il l’a prouvé, il n’est pas sain… Jamais la solution pacifique ne sera privilégiée… “Tu as déjà eu un aperçu de ce qui peut arriver, je ne veux pas recommencer. Mais je le ferai si tu ne me laisse pas le choix.” Des paroles dans le vent. J’ai déjà recommencé. Depuis le début de ma prise de paroles mes yeux sont rivés sur lui, l’attaque mentale doit lui donner l’impression qu’on lui perfore la tête, l’esprit… Mon seul espoir de ne pas le faire griller repose sur l’affaiblissement de ma magie. Et le fait qu’elle ne soit pas encore poussée à son maximum…

    Phtonia semble vaguement commencer à vaciller, les paroles, et sûrement actions, de Perséis semblent commencer à se frayer un chemin dans son esprit. Une source de problème en moins. Et une deuxième en moins avec l’enfant. J’avais peur qu’elle représente un réel danger mais il semblerait que j’ai sous-estimé notre garde du corps. “Tu es le fou mais tu n’es pas un inconscient n’est-ce pas ? La situation n’est plus à l’avantage de l’assemblée.” Je ne dois pas hésiter, c’est notre vie et notre réussite qui découlent de mes doutes et de mes craintes… Mon souffle est plus lourd, mes mains moites. Il n’y aura pas de retour en arrière possible… La magie s’intensifie, l’attaque se fait plus forte, plus incisive. “Désolé…” Je suis celle qui porte le coup, celle à blâmer, mais faites qu’il s’en sorte… Je peux vivre avec l’idée qu’il ne soit plus en mesure d’agir de quelque manière que ce soit, bloqué dans un lit, incapable d’aligner plus de trois mots… Moins avec celle de juste le supprimer froidement… Je déglutis péniblement. Cette idée m'effraie mais le monde tourne ainsi. J’ai pu me cacher de ses horreurs derrière des prétextes, des excuses… Il faut tôt ou tard faire face à ses obligations. “La vie du joker prend une nouvelle tournure. Mais… Je te l’ai dit, tu n’es pas le Joker. Tu es le Fou. Car c’est ce qu’est ton esprit. Celui d’une âme perdue. Et aujourd’hui, dans cette pièce, devant nous, tu ne vaux pas plus que cette carte.
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  • Lun 10 Juil - 16:43
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    Message 11 - Tour 12

    La pyromancienne se tenait fièrement, les flammes dansant à ses côtés, prête à faire face à son ennemi. Mais avant qu'elle ne puisse réagir, une attaque dévastatrice la frappa de plein fouet. Des coups violents la rouèrent sans merci, laissant échapper des cris de douleur. Sous la force brutale de l'assaut, la pyromancienne perdit pied et dégringola les marches de l'escalier, son corps heurtant chaque marche avec une violence impitoyable. La douleur se mêla à la surprise tandis qu'elle se laissait emporter dans sa chute infernale.

    Puis, tout à coup, une gerbe de flamme jaillit, illuminant l'obscurité qui l'entourait. Les flammes enveloppèrent la pyromancienne, masquant son corps meurtri. Une dernière lueur d'audace brilla dans ses yeux alors qu'elle disparut dans les flammes.

    Elia c’était occupée de l’Enfant.

    L'Ange de la Pestilence gisait au sol, inanimé, après avoir subi une attaque mentale d'une intensité dévastatrice. Son esprit avait été tourmenté, sa volonté ébranlée et on aurait pu croire qu’il était vaincue, que la lumière qui animait son être s'était éteinte à jamais.

    Mais alors qu’Eloïse s'approchait, s’enquérrant de son étgat, une lueur d'obscurité traversa les yeux de l'Ange. Un sourire sinistre se dessina sur ses lèvres, annonçant une renaissance terrifiante. Dans un sursaut inattendu, Shinryu se releva, plus puissant et plus dangereux que jamais. La douleur qui l'avait autrefois affligée s'était transformée en une force dévastatrice. Ses ailes d'ombre se déployèrent, projetant une aura malsaine tout autour de lui. La vengeance était devenue sa motivation ultime et sa détermination était absolue. Dans une danse mortelle, l'Ange de la Mort s'avança, ses mouvements empreints de grâce macabre. Sa présence seule suffisait à semer la terreur parmi ses adversaires, car elles comprenaient maintenant qu'ils avaient éveillé une force impitoyable. Face à un Héraut de X’o-Rath, peut de choses pouvaient être tenté.

    Cris, colère et folie, tout disparu. Un silence oppressant s'abattit sur la pièce et l' obscurité se matérialisa, se répandant telle une ombre insondable, engloutissant la pièce dans un manteau d'angoisse. Les bougies vacillèrent et s'éteignirent une à une, laissant place à l'obscurité absolue. Un murmure glacial s'éleva, traversant les esprits des convives tels des frissons d'effroi.

    Une présence démoniaque semblait émaner des ténèbres elles-mêmes, comme une entité abyssale, dotée d’ une aura de puissance implacable. Les cœurs des convives se serrèrent d'appréhension, conscients qu'ils étaient face à une force incommensurable. Des yeux lumineux et perçants, semblables à des braises ardentes, apparurent dans les ténèbres, sondant chaque recoin de la pièce. Pour toutes, cela ne pouvait provenir que d’une seule chose : le Titan de la Mort, X'o-Rath. Un rire se fit entendre, provenant de l’Ange de la Pestilence, lui qui fut le premier à reconnaître son Maître. La voix du Divin, rauque et gutturale, résonna dans l'esprit de chacun, semblant venir des abysses les plus sombres.

    • Vous, misérables mortels, vous vous agitez telles des fourmis ignorantes, aveugles à la véritable réalité qui vous entoure. Vous ne comprenez pas la gravité de la situation, ni les forces qui se meuvent dans l'ombre. Votre ignorance est presque pitoyable.

    Une terreur inexprimable s'empara des convives, leurs pensées emplies d'effroi face à cette entité inhumaine. Les murmures de panique s'élevèrent, mais furent rapidement étouffés par l'étreinte de l'obscurité, paralysant leurs mouvements et leur souffle lorsque la pair d'yeux se tourna vers Phtonia.

    • Assemblée, je connais tes intentions et celles de ta Maîtresse. Elles m’amusent tant que je vais vous laisser agir. Cependant, toi …

    L'Ange de la Pestilence, en particulier, sentait le poids du regard glacial de X'o-Rath sur lui.

    • J'avais placé en toi ma confiance, je t'avais accordé une place parmi les puissants. Et pourtant, tu as préféré te ranger du côté de mes ennemies. Cela ne peut être pardonné !

    Une flot de ténèbres abatis sur Shinryu, l’envolant comme autant de flammes obscures. L’entité angélique éclata d’un rire tonitruant, alors que son corps disparaissait, puis bientôt il ne fut plus qu’un dernier écho. Il ne restait plus rien de lui.

    Ainsi disparu le Héraut de la Pestilence.

    L'obscurité perdura un instant, puis se dissipa tout aussi soudainement qu'elle était apparue. Les bougies reprirent leur éclat, révélant une Phtonia tremblante, ayant le sentiment d'avoir frôlé l'abîme. Lentement, elle tourne son regard vers Perséïs, les dents s’entrechoquant et les mains impossible à calmer, qu’elle essaie pourtant de tendre en direction de la fausse journaliste.

    - L’Assemblée m’avait promis le pouvoir. Je … Je ne pensais pas qu’elle souhaitait se dresser contre les Titans ! Vous me croyez, n’est-ce pas ? Jamais je ne… La République … J’ai donnée ma vie pour elle ! Dites-moi que vous me croyez ! Je n’étais qu’une collectrice d’information, c’est la vérité. Je vous aiderais, je vous aiderais !

    Tout aurait put se terminer ainsi, mais il n’en fut rien, car l’Enfant était toujours présente. Elle émergea dans un torrent de flamme, sa détermination ravivée par les tourments qu'elle avait endurés. Les flammes dansaient autour d'elle, formant une aura de pouvoir ardent. Elia comprit alors que la pyromancienne juvénile n'était pas une adversaire à sous-estimer. Sa tête se penche sur le côté, fendu d’un ignoble et perturbant sourire qui ne peux rien laisser présager de bon.

    - Phtonia … Ne te sous-estime pas, susurra t-elle d’une dérangeante voix enfantine. Après tout, c’est grâce à toi que nous savons tout de la République.

    Prise de panique, la vieille femme jadis si altière se réfugia derrière Perséïs, encore ébranlée par la vision de X'o-Rath. Pourtant, la blonde enfant lève ses bras écorchés en signe d'apaisement.

    - Mesdames, mesdames, nous sommes à l’aulne d’une air nouvelle ! Phtonia, notre Tour, nous a été d'une grande aide. A présent, il est seulement temps de se débarrasser des témoins gênants.

    Son regard empli d'une confiance tranquille,elle leva ses mains délicates et d''un geste gracieux, elle fit s'élever les flammes, les modelant à sa volonté. Les langues de feu dansaient et tournoyaient, obéissant à ses ordres muets. Elles dansaient selon ses caprices, semblant presque vivantes, animées par la puissance de l'enfant. Un tourbillon de flammes s'éleva autour d'elle, dans une démonstration de puissance qui révela la grandeur de son don.

    - Il est temps que vous compreniez qui je suis réellement dans cette partie : je suis le Fou, la plus puissante des pièces subalternes et le monde sera ce que je désire qu’il SOIT !

    Le pièce disparue soudainement, voila d’un rideau de flamme qui, cependant, ne blessa pas les trois envoyées de MAGIC. Elles se retrouvèrent toutes, cependant, dans un lieu inconnu, duquel elles ne pouvaient s’échapper. Et une voix leur parvint, chantonnant allègrement un couplet différent.

    Perséïs entendit :

    « Quatre Reines en harmonie, liées par sang et destin,

    Trois sœurs et une mère, forces obscures et divin.

    Leurs pas résonnent, annonçant le chaos à venir,

    La République tremblera, craignez leur ire. »

    Elia entendit :

    « La première, cruelle et ambitieuse, manipulera les esprits,

    La deuxième, mystérieuse et perfide, sèmera le désespoir infini.

    La troisième, impitoyable et vengeresse, provoquera la discorde,

    Et la mère, sombre et puissante, guidera la sombre horde. »

    Eloïse, enfin, entendit :

    « Le pouvoir corrompu, l'ordre renversé,

    Les peuples divisés, les âmes tourmentées.

    La République s'effondrera dans un chaos brûlant,

    Laissant derrière elle un avenir sombre et déchirant. »

    Et enfin, devant chacune d’elle, se matérialisa l’Enfant, leur adressan un macabre sourire avant de les attaquer d’une puissante gerbe de feu.

    C’était ainsi le dernier acte de cette journée.

    Et Koraki, toujours fumant dans le verger, de ne commenter que d’un bref :

    - Intéressant ...

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