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  • Lun 8 Mai - 16:34
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    Message 4 - Tour 5

    Elia.

    Même si elle faisait un peu trop confiance à la puissance et à l'aura de Neera Storm, dont l'influence s'arrêtait tout nette à la sortie de MAGIC, elle n'avait pas totalement tord. Elles pouvaient lui être utile. D'autant plus qu'elle lui avait apporté une information fort intéressante lorsqu'elle dévoila qu'aucune des trois personnes n'avaient d'intention louable, information que la Catin garda dans un coin de son esprit. Elle avait beau être une chercheuse de vérité, elle n'en était pas pour autant une sainte.

    Divertie, elle l'avait fait, très certainement. Informée, encore plus.

    Eloise.

    Digne représentante de l'institution magique, elle se lança dans une série d'analyse et de théorie qui, en l'état, n'apporterait guère de réponse, tant ce domaine précis nécessitait des années d'études et d'expérimentations. Cependant, elle tenait des pistes aussi intéressantes que prometteuses, bien que la première réponse à sa question soit "non". Il n'existait aucune trace de l'identité du forgeron maudit. Tout ce que l'on savait, c'est qu'il était un mage noir et le fondateur du Razkaal. Par ailleurs, il était tout à fait plausible que l'Anneau ne soit pas sa création, car tout ce que l'on savait, c'est qu'on l'avait retrouvé au sein de la sombre forteresse, rien de plus. Le mage noir en question aurait tout bien le voler à son propriétaire initial.

    Quant à s'informer sur le Razkaal ... Disons simplement que les Limiers étaient dès plus réfractaires à tout semblant d'enquête sur la place forte. Compréhensible, certes, mais agacant.

    Toutefois, elle avait réussie sa mission première : elle l'avait instruite.

    Perséïs.

    Lorsqu'elle prit place sur le fauteuil sis à la droite de Koraki, l'un de ses compagnons à plume croassa de colère, avant d'être interrompu d'une main tendue. Qu'elle continue à parler librement, car elle touchait du doigt une corde sensible.

    Oui, elle avait eut raison de ne point parler de confiance, mais d'intérêt mutuel. Elle avait vu clair dans le jeu de la Reine des Catins et, tout en y jouant, en avait détournée les règles. Cela démontrait une ingéniosité qui lui serait sûrement très utile.

    Elle n'avait certes pas gagnée sa confiance, mais elle l'avait éclairée.

    • Toutes les trois, vous m'avez prouvé que vous aviez un minimum d'intelligence. Très bien, cela vous sera utile dans la suite de vos pérégrinations à Justice, répondit-elle dès plus sobrement avant de claquer dans ses doigts. L'un des corbeaux, sans cesse plus nombreux dans la pièce, s'envola dès lors, disparaissant dans l'une des antichambres qui bordaient le salon. Je n'ai malheureusement aucune information utile à vous transmettre.

    La déception fut cependant de courte durée, car le volatile revint dans la pièce, portant entre ses serres un lourd dossier qu'il fit choir sur les genoux de la Mairesse.

    • Fort heureusement, je connais quelqu'un qui sera sûrement plus à même de vous apporter les réponses que vous cherchez. Le hasard faisant bien les choses, il se trouve que cette personne se trouve ici, à Justice, dans un de ses appartements privés à quelques rues d'ici. Oh, et comble de chance, il se trouve que vous avez toutes les trois rendez-vous avec elle dans une heure, dans le cadre d'un entretien journalistique pour l' Hebdo Républicain.

    En tant que Porte-Parole de la République, Koraki était également la Président-Directeur de ce média, considéré comme le plus grand moyen d'information de la nation. Ouvrant le dossier, elle remit à chacune des trois femmes (ou homme dans un cas précis) une série de documents portant sur la dites personne que mentionnait la maquerelle, ainsi que divers papiers d'identités à leurs intentions.

    • Me d'Oreithye, vous serez la spécialiste politique qui se chargera de poser les questions à votre invité. A vous "d'orienter" la conversation.

    Il y' avait pour elles tout les papiers nécessaires à leur déguisement. Bien que faux, ils étaient tous des copies parfaites de ce que la République faisait de plus officiels. Elles n'auront aucun mal à pénétrer l'intérieur de la demeure de leur cible.

    • Professeure Natsk, vous serez la greffière qui donnera du crédit à cette mise en scène, votre sérieux et votre académisme vous seront d'une grande aide. En tant que tel, vous devriez pouvoir avoir accès à divers documents, destinés à "étayer" votre article.

    Un petit sourire en coin étayer à chaque intervention un peu plus le visage de la Mairesse. Elle semblait grandement s'amuser.

    • Jeune homme, vous êtes bien évidement le garde que j'ai mandaté pour vous assurer que ces deux journalistes que vous accompagnez sauront être respectables. Cela devrait également vous permettre de ... "Visiter" la demeure afin de vérifier qu'il n'y a pas d'oreilles indiscrètes.

    Enfin, il était temps pour elles de découvrir le nom de la personne qu'elle allaient interviewer, celle qui semblait s'être beaucoup intéressée à MAGIC ces derniers mois : il s'agissait de Me Phtonia, la Consule de la République.

    Voila qui devrait éclairer Perséîs, Elia et Eloise sur l'intérêt qu'elles représentaient aux yeux de Koraki, Phtonia étant connue pour être une des plus grandes rivales de Mirelda Goldheart et, par extension, de la Mairesse de Courage. Autant dire qu'en cas d'échec, il serait plus sûre pour elles de quitter la République.

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  • Mar 9 Mai - 0:10
    Tous le long de la suite des échanges, elle etait restée silencieuse, les yeux clos la ou elle était tombée assise. Elle donnait l'impression d'avoir la tete ailleurs, mais elle n'avait pas manqué un seul mot des conversations et des monologues de ses comparses. Et finalement, Koraki sembla accepter leurs actions.

    Elle prit donc la parole et Elia ouvrit les yeux. Donnant un lieu, des noms, un en particulier, des masques pour les trois femmes. Tout ça etait en fait une mission. La meme chose que l'espionne faisait en permanence, mais imbrigué dans une plus grande, celle qu'elle suivait actuellement. Rien de difficile, elle devait juste faire comme d'habitude.

    Vint le temps de se séparer de la mairesse. L'entrevue avait été rapide, au finale, et pourtant, Elia soupira de soulagement, comme si elles sortaient de plusieurs heures d'un test extrêmement délicat. La concentration et la pression tellement intense qu'elle en avait transpiré. Par chance c'etait enfin fini, et elle n'avait plus qu'a partir, suivi des deux autres. Elle s'inclina légérement.

    - Merci pour cet entretien, dame Koraki. Si un jour vous passez par chez moi, mes filles seront a votre disposition.

    Elle avait dit ça a voix plus basse, sans que les autres ne puissent pas l'entendre pour autant. Koraki allait savoir qui etait ce jeune garçon. Autant l'inviter a Ikusa si elle en avait envie. Zephyr adorerait sans doute la rencontrer. Pour le reste, elle ferait bien ce qu'elle voulait. Elle recula et se retourna, s'éloignant, pour attendre les deux autres plus loin.

    Quand Perseis et Eloise furent proche, Elia fit un geste de la main pour leur indiquer qu'il valait mieux s'éloigner vraiment du parc, et sans rien dire d'autre, reprit sa marche, a un rythme moyennement soutenue pour ne pas les semer sur les pavés. Elle n'avait pas des grandes jambes, mais elle etait sacrément tonique !

    Quand enfin, elles eurent éloignés la mairesse, elle pu souffler un peu, et s’arrêta dans un coin d'une rue piétonne, en s'appuyant contre le mur. Elle leva ses yeux brillants vers les deux autres, en croisant les bras.

    - C'etait pas gagné, mais je crois que ca c'est bien passé finalement.

    Elle fixa surtout Perseis, qui avait eu une attitude qu'elle n'avait pas du tout apprécié. Elles n'allaient arriver a rien en continuant ainsi, surtout pour la prochaine étape de l’enquête. De base, elle était censé s’arrêter a Koraki, mais maintenant, elle etait un peu devant le fait accomplit et ne pouvait que continuer.

    - Si je peux me permettre, cependant, dame d'Oreithye, il va falloir la jouer un peu plus esprit d'équipe si nous voulons réussir la prochaine partie de la journée. Je n'ai aucune envie de me retrouver au fin fond d'une prison.

    Mais étaient elles prêtes toute les deux a continuer ? Au fond, ca partait sur une pente encore plus glissante que prévue, mettant leur vie entière en considération dans la balance. Et il suffisait qu'une seule des deux décides de faire machine arriere pour que les deux autres doivent également abandonner. Mais si elles faisaient faux bond a Koraki, elles auraient peut etre un autre soucis.

    - Il va vraiment falloir se mettre d'accord, et se tenir a ce qui est prévue. Ca vous va ?

    Elle lui fit un petit sourire, peut etre trop doux pour etre totalement celui d'un garçon. Mais certains hommes avaient leur secret après tout.
    Noble de La République
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  • Sam 13 Mai - 19:47
    Perséis parcourut des yeux le dossier tendu par la Mairesse. Ainsi donc elle n'avait accepté cette entrevue que pour jauger leurs capacités, et les pointer ensuite vers une autre cible ? Elle aurait pu s'offusquer de n'être vue que comme un simple outil par Koraki, mais il fallait reconnaître que la mission qui leur était proposée était alléchante. S'introduire dans la demeure d'une autre des personnes les plus éminentes de la République, sous le couvert d'une fausse identité de journaliste pour en soutirer des informations sur leur enquête en cours était à la fois divertissant, et une occasion parfaite pour Perséis de mettre un pied toujours plus loin dans l'engrenage républicain. D'autant plus qu'un petit détail venait sublimer le tout : il ne s'agissait pas de n'importe quel personnage politique, mais du plus grand rival de la Présidente. Considérant la direction que prenait cette affaire, des têtes risquaient de tomber au sein du gouvernement, et même si le camp des justes n'était pas encore clairement défini – si tant est qu'il en ait un jour existé un au sein du gouvernement républicain  –, cela n'importait guère pour la sirène, qui se satisferait d'une issue comme de l'autre tant qu'elle en était l'instrument, et qu'elle avait une chance d'en récolter les fruits.

    - "Il est d'une fortuité difficile à ignorer que vous nous orientiez vers Phtonia, vous en conviendrez... Je comprends votre intention, cette suspicion à votre égard est des plus néfastes, autant pour vous que pour notre chère présidente, car l'ombre de la récupération politique rôde toujours. Quel politicien ne se jetterait pas sur une occasion pareille ?"


    Ses yeux survolèrent les pages suivantes en quelques secondes pour en glaner les informations essentielles, avant une analyse plus approfondie, pour laquelle il n'était malheureusement ni le lieu, ni le moment.

    - "Et, naturellement, retourner cette situation contre Phtonia serait une double victoire pour vous. Je doute néanmoins que vous nous envoyiez à elle uniquement pour cette raison, pas plus que pour un simple accès de curiosité de sa part à l'égard de Magic. Et, plus que du reste encore, je doute que vous n'ayez que si peu d'informations sur ces événements. Mais soit, nous irons à ce rendez-vous. Je dois admettre qu'au delà des buts de cette enquête, ce simulacre d'entretien journalistique que vous nous proposez pique autant mon intérêt que ma curiosité."


    Elle quitta des yeux les lignes d'informations au sujet de la rivale de la Mairesse, dont l'origine était par ailleurs plus que suspecte, mais ce n'était pas là un obstacle pour la moralité de Perséis. La fin justifiait les moyens, et à quoi bon avoir à portée de main un réseau d'espions si ce n'était pas pour extirper la moindre information sur ses adversaires. Redressant la tête, elle regarda une dernière fois la Mairesse droit dans les yeux.

    - "Mais je ne doute pas que nous nous reverrons, Madame Exousia, que ce soit pour cette enquête, ou en d'autres circonstances." Elle ponctua sa phrase en se levant du fauteuil où elle s'était installée. "Merci de nous avoir accueillis dans cette charmante demeure. Si vous voulez bien nous excuser, nous allons nous retirer. Nous avons des documents à étudier avant notre prochain rendez-vous."






    Après avoir suivi quelques instants le jeune homme à l'écart de la résidence de la Mairesse, une initiative qui d'ailleurs manifestait une absence de naïveté fort bienvenue en ces circonstances, quand bien même les nombreuses oreilles de Koraki devaient porter bien plus loin que ça, elle l'écouta d'une oreille distraite dresser un bref bilan de cette entrevue. Un bilan qui, semblerait-il, virait au reproche à peine dissimulé.

    - "Ne me faites pas l'affront d'insinuer que je ne sais pas ce que je fais, jeune homme. Ce milieu est le mien. Pour le rendez-vous suivant, nous avons chacun des rôles différents à jouer. Je vous invite à vous tenir strictement au vôtre, et je me chargerai du mien. Profitez de l'heure à notre disposition pour passer en revue toutes les informations à votre disposition, autant sur votre nouvelle identité que sur celle de notre seconde cible, mon garçon. A l'abri des regards indiscrets, bien sûr."


    Quelque chose sonnait faux dans le sourire de leur « garde du corps ». Pas une intention dissimulée qui transparaissait fugacement, non, plutôt un détail subtil qui détonnait avec le reste de son image, de son identité, jusqu'alors parfaitement cohérente, peut-être même un peu trop d'ailleurs. Perséis n'arrivait pas à mettre le doigt dessus, mais elle n'avait, à son grand désarroi, pas le temps de se pencher sur cette problématique pour l'instant. Le temps filait, et leur entrevue avec la Consule approchait à grands pas.


    Perséis : #6e96af
    Hviskr (bras droit et protectrice de Perséis) : #2a3458
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  • Dim 14 Mai - 23:28
    Une nouvelle piste, de nouvelles indications. Aucun d’entre nous ne devait s’attendre à tomber juste du premier coup, la réponse ‘Koraki Exousia’ était certes tentante, elle aurait été trop simple. Et quand bien même elle serait effectivement la réponse à notre question, évidemment que nous n’allions pas obtenir cette information simplement en venant frapper à sa porte. Cela fait presque se demander dans quelle mesure et jusqu'où nos employeurs ont poussé ce raisonnement. Se sont-ils arrêtés à l’espoir que le tout soit aussi simple ou avaient-ils déjà prévu que nous allions être trimbalés de part et d’autre de la République ? Au moins de Justice… Ces deux réponses me dérangent un peu, chacune pour une raison différente. Et les autres réponses qui me viennent en tête, liées à d’autres questions et suppositions, me dérangent tout autant.

    Mais la question n’est pas là. J’ai d’autres choses à faire que me questionner sur les gens qui m'emploie. Une fois tout cela finit, et au vu de la personne que nous allons devoir interroger en espérant que je puisse toujours exercer en République à la fin de cette affaire, peut-être prendrais-je le temps de pousser tout ça plus loin. En attendant mon attention va à la Consule… Dont je ne sais en réalité vraiment pas grand-chose. L'administration n’a jamais été mon fort, les personnes représentant le pouvoir ne l’est pas non plus. J’espère que le dossier nous éclairera là-dessus. Pour le reste les rôles ont été choisis à la perfection, je n’ai aucun doute sur la capacité de Perseis et… L’homme (il va falloir qu’on lui demande son nom à un moment) pour remplir le leur, tout comme je n’ai pas de doute à répondre à ses attentes. Tout ceci est quand même assez représentatif de l’attention qu’elle porte à l’affaire. Elle a sans aucun doute des choses à y gagner, ne serait-ce qu’être lavée de tous soupçons, mais elle aurait très bien pu nous donner son nom sans pousser plus loin. En un sens nous lui devons une faveur et nous ferions bien de ne pas l’oublier.

    Les haussements de voix du reste du groupe me font revenir à la réalité. Heureusement que cette association n’est pas destinée à durer. J’ai pu le constater dans le parc, avoir un second exemple durant notre entretien et la preuve ici, les caractères sont trop différents pour réellement pouvoir travailler ensemble. Nous le savons, personne n’est ici pour la même raison et cela est autant un avantage qu’un inconvénient. Je n’aime toujours pas penser ainsi mais plus le temps passe plus c’est une évidence. Il faut considérer que je suis seule. Espérer le meilleur, se préparer le pire. Perseis a néanmoins raison sur un point, nous avons tous un rôle bien précis à tenir, et nous n’avons qu’une heure pour nous en imprégner. “La situation est compliquée, notre mission tout autant. Je comprends que nous puissions douter des autres, c’est normal, et je crois que je me méfierais presque encore plus de quelqu’un qui fait confiance au reste du groupe sans douter, mais il va falloir faire avec. C’est une évidence mais il est parfois bon de les rappeler. L’heure qui va suivre est précieuse, perdre du temps n’est dans l’intérêt de personne à l’exception de nos opposants.”

    Ils prendront comme ils veulent ces remarques, s’ils veulent s’en offusquer qu’ils le fassent, s’ils veulent les ignorer grand bien leur fasse. Je n’ai pas envie de perdre du temps à devoir les recadrer pour les forcer à travailler ensemble. D’autant plus que c’est normalement un travail qui incombe au chef de groupe. Sans remettre en doute ses capacités, je pense très sincèrement qu’elle est plus que compétente sur cet aspect au vu de ses résultats commerciaux, un groupe comme le nôtre n’est pas fait pour avoir un chef en dehors des entretiens. Et même dans ce cas il ne restera qu’un chef d’apparat. “Perseis, si tout cela est bien ton domaine, tu devrais avoir une petite idée d’un endroit où nous pourrions nous installer pour prendre connaissance du dossier, peut-être échanger entre nous quelques informations et se mettre d’accord sur d’autres choses ? Il ne me semble pas que Justice soit ta ville de prédilection mais les choses ont peut-être changées depuis la dernière fois.” Une remarque légère mais qui devrait lui faire comprendre que j’ai encore de l’intérêt pour ce qu’elle fait. La aussi ce n’est pas le lieu ni le moment mais plus tard cela pourrait être utile. “Et pendant que nous nous rendons… Quelque part, faisons ce qui aurait dû être fait depuis le début. Une question est restée sous silence un peu trop longtemps.” Je soupire en me retournant vers le jeune homme. Il m’est toujours dur de le cerner, son comportement, ses remarques, tout est… Trop. Et le tout est un peu trop fatiguant. “Comment devons-nous vous appeler ? Je sais que dans ce dossier une nouvelle identité nous attend et au final ce n’est qu’une question de temps avant de passer d’un nom à l’autre. Mais nous ne savons pas ce qui nous attend, ce qui arrivera après l’entretien, ou peut-être même pendant, et je préférerais être certaine de connaître le nom de mes partenaires en cas de soucis." Cela dit, il me semble bien ne pas avoir décliné mon identité depuis notre rencontre… Peut-être au début, la mention de dame Natsk me dit vaguement quelque chose… Bref, s’il est curieux il posera la question.
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  • Lun 15 Mai - 0:51
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    Message 5 - Tour 6

    Ainsi soit-il.

    Le jeune homme à la beauté féminine remercia la mairesse part une invitation et une respectueuse salutation. Décidément, il/elle avait tout pour plaire. D'autant plus qu'en temps que Porte Parole du Gouvernement, Koraki allait être amené à séjourner de temps à autre à la capitale Reikoise. La professeur resta fidèle à l'image qu'elle avait dévoilée jusqu'à présent, pesant tant ses mots qu'elle se contenta d'acquiescer et de s'esquiver. Etait-ce dût à l'éducation de MAGIC ? En tout cas, une telle discrétion après avoir été si loquace était fort agréable, témoignant d'un égard pour sa personne et d'une politesse affutée.

    La seule voix discordante était Perseis. Non pas que cela soit déplaisant, au contraire ! La jeune femme témoignait encore une fois d'un esprit critique et d'une capacité d'analyse qui confortait d'autant plus le choix de la mairesse que de l'envoyer à Phtonia. Et paradoxalement, c'est cette même vivacité qui dissonait avec la discrétion de ses acolytes. Sans compter sa dernière phrase, dans laquelle elle l'invitait à se rencontrer de nouveau en d'autres circonstances.

    Pour toute réponse, elle n'obtint qu'un énigmatique sourire. Ca, cela ne dépendrait que de Perséïs et de la suite de cette journée. Oui, il était assurée qu'elle se recroise un jour. Mais ce ne serait sûrement pas de la façon dont elle l'imaginait. Se tournant finalement vers elle, la Catin l'observe quelque instants, puis lâche un simple :

    • C'est tout.

    Enfin elle se leva et les abandonna, purement et simplement. Elles n'obtiendraient nulles autres informations de sa part, car la Mairesse avait ses raisons que la République ignorait. De grands desseins étaient à l'œuvre et, pour l'heure, ces trois malheureuses n'étaient que des pions sur un échiquier dont même la Catin ignorait l'étendue et la totalité des joueurs. Fort heureusement, si tout ce passait comme prévu, alors d'ici la fin de la journée elle en saurait un peu plus.

    Seulement, cela ne dépendrait que du succès, ou de l'échec, de Perséïs, Elia et Eloïse. Aussitôt, son sourire s'effaça.

    La nature de Koraki étant ce qu'elle est, elle ne pouvait pas se permettre de laisser le hasard et ces trois femmes sans surveillance. Aussi, alors qu'elles quittaient l'hôtel particulier, la politicienne les regarda depuis la fenêtre, d'un regard froid et distant, semblable à ses marâtre de conte de fée observant leur belle-fille avec mépris. Non. Définitivement, elle ne pouvait placer tout ses espoirs sur leurs seules épaules, peu importait de qui venait les ordres. Aussi ouvrit-elle les battants, laissant quelques uns de ses protégés à plumes s'envoler, suivant les envoyées de MAGIC à distance. Et alors que les ailes portèrent les enfants de la grande putain vers le firmament, elles emmenèrent avec elles les dernières paroles qu'elle prononça avant de fermer la fenêtre :

    • C'est ici que tout commence.

    L'heure finie par s'écouler et les trois femmes dont une était un homme arrivèrent devant la demeure de la Consule de la République. Comme on s'y attendait de la part d'une personnalité aussi importante et puissante au sein de la nation, sa résidence en était le parfait témoignage. Elle était tout simplement immense, clôturé de jardins et de vergers entretenus par une armée de jardinier. Aucune mauvaises herbes n'était visible. Aucune fleur n'était dissidente, aucun arbre n'était tordu. Tout était parfaitement et soigneusement aligné, faisant paraitre les jardins similaires à une parade militaire. Le domestique qui les acceuillit répondait également à cette exigence, parlant d'une voix sans expression.

    • Madame la Consule vous attends.

    Elles furent ainsi conduit dans le bureau d'étude de la dite femme et force fut de constater que le portrait qu'elles en avaient lut était parfaitement exacte : elle était une avatar vivante de la discipline la plus stricte. Son visage , bien que portant les stigmates de la vieillesse, était aussi fermé qu'austère. Il était évident pour quiconque y portait le regard qu'un seul mot de travers, une seule erreur d'appréciation, ne ferrait que vous attirer les foudres d'une femme procédurière et terriblement attachée à l'étiquette la plus absolue. Son regard exprimait par ailleurs la même impression, paraissant n'attendre qu'une faute pour foudroyer le fautif. Ses vêtements, comme on s'y attendait, ne souffrait aucun pli, ni aucun défaut. Elle était un pur produit de l'administration républicaine.image rp

    Lorsqu'elle ouvrit la bouche pour s'adresser à Perséïs et Eloïse, ce n'était pas des mots qui en sortaient, mais plutôt un claquement sec, semblable à une règle qu'on abattait sur une table d'écolier.

    • Je dois avouer que lorsque ma collège Exousia m'a annoncée qu'elle m'envoyait quelques uns de ses journalistes, je m'attendais à ce que vous lui ressembliez. Heureuse de constater que vous êtes vêtues convenablement. Du moins ... Presque toutes.

    Son regard d'acier se porta sur Elia et une moue méprisante se dessina sur ses lèvres.

    • Vous, dehors. Il est hors de question que je souffre la vision d'une travestie.

    Semblerait-il que Phtonia ait moins de scrupules que Koraki. Aussitôt, un domestique invita "le jeune homme garde du corps" à le suivre, le conduisant dans l'antichambre qui précédait le bureau de la Consule.

    • Mon temps est précieux, aussi allons-nous faire cela vite. Vous, la journaliste, vous allez me poser vos questions et j'y répondrais si je le désire. Vous, la greffière, votre présence à cette entrevue n'est pas utile. Mon secrétaire se chargera lui-même de retranscrire l'entretien à votre place. En attendant, vous serez amenez dans mes archives où vous pourrez étudier quelques uns de mes travaux. Vous amènerez avec vous l'erreur de la nature qui vous a accompagné, ainsi qu'un de mes gardes.

    Une façon comme une autre de contrôler l'information.

    C'est ainsi que l'une des dernières recommandations que la Mairesse de Courage leur avait transmise prenait tout son sens : C'est une grande méchante louve.

    Note du MJ:
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  • Mar 16 Mai - 19:49
    Une chose était sur et certain, apres cette entrevue expresse, il etait clair que pour etre une des politiciennes majeurs de la Republique, il fallait avoir une très bonne paire de lunettes. Tout comme lors de la fin de l'entrevue avec Eloise et Perseis, quand la professeur lui avait posé des questions, le « jeune homme » avait simplement sourit et secoué la tête négativement.

    - J. Si vous devez chercher a parler avec moi, ou me désigner, c'est comme ça que vous pouvez me nommer. Je n'ai pas d'autre non ici, aujourd'hui, que celle de l'identité de la fiche de la mairesse.

    Et elle n'avait même pas pris la peine d'ouvrir la bouche, devant la vieillarde qui se donnait des airs. Un peu d'étude et ça faisait aussitôt la mariole hein ? Elle aurait pu lui faire sauter la calebasse avec le coude mais on en était pas la. Il suffisait de rester silencieux, de sourire simplement, et d'hocher la tête. Jusque la, elle en était capable.

    Et elle n’était pas tout a fait mécontente de quitter Perseis, sauf pour une raison. A tout moment cette dernière allait leur faire un coup en douce et se faire la mâle en les laissant en arrière, surtout si ça ce corsait. Elle n'avait aucune confiance en elle, encore moins après la petite démonstration d’ego ridicule qu'elle avait a la toute première remarque.

    Elle était désormais avec Eloise et le garde, descendait les escaliers. C’était déjà une compagnie plus agréable. L'homme n'avait pas l'air faible, mais pas trop fort non plus. Du genre qui peut se faire briser avec un peu d'effort, mais qui est aussi trop long a tuer pour ne pas risquer une alerte. En plus, peut importe la fausse identité qu'elles avaient empreinte, ce ne serait pas très difficile de remonter jusqu'à Eloise, et elle préférait éviter pour l'instant.

    Le sous-sol était un autre soucis. S'enfuir par les toits c’était une chose, sous la terre c’était tout de suite un casse tête plus difficile a résoudre. Pour l'heure, elle devait simplement protéger la professeur. Ça avait été convenu comme ça, et de toute manière, son rôle dans la mission était également de jouer le garde du corps. En définitive, c’était parfait pour elle.

    Elles débouchèrent finalement dans le lieu en question. Il fallait maintenant étudier, mais c’était a Eloise de le faire. Elle, était simplement le garde du corps, et faire plus que regarder les étagères serait sans doute mal vu. Mais elle avait aussi un petit plan en tête.

    Elle se retourna soudainement et enlaça étroitement la professeur.

    - Mademoiselle, il nous faut aller vite, du courage !

    Puis elle se pencha a son oreille, murmurant très bas.

    - Si je dis de fuir, nous fuyons. Et suivez mes gestes. Je vais essayer quelques chose.

    Elle la relâcha, et fit un sourire au garde en reculant, avant de se mettre a coté de l'entrée d'ou ils venaient et de fermer les yeux. Elle laissa ses sens prendre le dessus, principalement son odorat. En quelques secondes, l’atmosphère fut différentes selon ses sens. Elle cherchait des traces d'odeur récentes, et moins récentes. Avec la disparition de la dame, il était probable que ce soit l'un des sujets d'études du moment.

    Ainsi, les livres et les documents ayant été bougés le plus récemment avaient le plus de chances de receler les informations les plus intéressantes pour elle. Sans compter qu'elle pouvait également essayer de déterminer dans laquelle des pièces environnantes on se dirigeait le plus ces derniers temps. Plutôt que chercher une ouverture au hasard, cibler une pièce en particulier serait déjà plus utile.
    Y parvenir serait un autre soucis, mais ce serait déjà une premiere étape. Et si elle parvenait a trouver des traces d'odeurs ou de poussieres un peu présentes, indiquant des documents ayant été consultés plus récemment, alors elle ferait un signe a la professeur, discrètement, pour lui indiquer de commencer par la.

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  • Jeu 18 Mai - 3:58
    Les jardins puis les couloirs s'enchainaient les uns après les autres sur son chemin, alors que Perséis était plongée dans une concentration imperturbable, relevant chaque détail qui pouvait lui en apprendre un tant soit peu plus sur leur hôte. Elle connaissait de nom et de réputation cette seconde femme qu'elle allait devoir rencontrer, et une analyse approfondie du dossier, par ailleurs bien trop mince à son goût, qui lui avait été confié par la Mairesse n'avait fait que la conforter sur un point : la tâche serait rude. Non seulement devait-elle, feignant l'ouvrage d'un journaliste, mener cette entrevue d'une main de maître face à cette femme dont la rigueur intransigeante n'avait pour seule rivale que la froideur glaciale et suffisante qu'elle arborait à chaque instant, mais elle devait aussi la mener subtilement vers les sujets les plus propices à révéler une once d'information qui pourrait s'avérer utile à leur enquête – ou tout du moins à Koraki.


    Emmurée dans sa réflexion, elle avait pour ainsi dire oublié le domestique, auquel elle n'accorda pas la moindre attention, jusqu'à ce qu'il les somme d'entrer dans le bureau de Phtonia. Ce fut à son tour, et à celui de ses deux compères, d'être décortiquée des pieds à la tête pendant une brève seconde qui parut pourtant s'éterniser bien trop longuement. La voix claquante de la Consule s'éleva dans la pièce. Si elle avait eu la décence de ne pas les faire attendre dans un silence des plus inhospitaliers, elle ne les traita pas avec davantage d'égard, probablement moins encore. Elle congédia sans ménagement la « greffière » ainsi que leur « garde du corps ». Cette vieille harpie venait en un regard d'élucider le mystère qui planait autour de leur énigmatique compagnon.

    - "Hmm." souffla-t-elle brevement alors qu'elles quittaient la pièce, d'une manière qui exprimait autant la réalisation soudaine de ce qui l'intriguait chez ce jeune homme, qu'une certaine admiration pour les capacités d'observation de la vieille femme. "Votre œil est plus affuté que le mien."


    Quoi qu'il en soit, elle était désormais seule, et cela n'était pas pour lui déplaire. Elle ne craignait pas la présence d'Eloïse, qu'elle connaissait comme relativement posée et réfléchie, mais elle n'aurait pu en dire autant des interventions impétueuses, presque erratiques de celui qui s'avérait finalement être une jeune femme, et elle préférait ne pas avoir à composer avec pour cette entrevue-ci.


    La sirène savait exactement comment elle allait devoir aborder la politicienne, et il fallait admettre qu'elle n'en était pas ravie. Cette interlocutrice là ne lui laisserait aucune seconde chance, aucune tolérance, aucune marche de manœuvre. Il faudrait, d'une subtilité sans pareille, conforter cette supériorité qu'elle portait d'ailleurs plutôt bien, sans laisser transparaître la moindre flatterie. Il faudrait préserver son temps si précieux en se concentrant sur l'essentiel, mais sans jamais enfreindre l'étiquette d'une quelconque manière, aussi infime soit elle. Il faudrait orienter la conversation sur les sujets les plus prometteurs en respectant scrupuleusement les règles du jeu pour ne pas éveiller ne serait-ce qu'une once de méfiance. Il n'était pas question de sous-entendre une quelconque affiliation criminelle partagée, de mentionner des intérêts communs, ou de proposer une conversation qui resterait privée. Cette fois, avec cette femme, il faudrait que tout soit irréprochable. Il était temps d'enfiler le masque.


    La prétendue journaliste se tint respectueusement à quelques mètres du bureau de Phtonia, là où l'avait guidée le domestique, droite comme la justice, les mains humblement croisées dans le dos, dans sa riche et sobre robe noire ornée, comme à l'accoutumée, de fines touches d'or. Cette fois, elle devrait jouer un rôle très exigeant, et celui-là ne permettait pas qu'elle prenne la liberté de s'installer à sa convenance dans le bureau de la Consule.


    A cet instant, son épreuve débutait. Son esprit n'était plus qu'une succession de détails qu'elle relevait sur son interlocutrice et son caractère, d'ébauches de voies sur laquelle elle pourrait la guider au fil de la conversation, et de gestes ou de mots finement choisis pour parvenir à ses fins.


    - "Madame la Consule, je tiens d'abord à vous remercier de me recevoir. Si vous me le permettez, je vais préserver votre temps et donc vous épargner les questions génériques sur votre passé, auxquelles ma greffière trouvera sans doute réponse dans vos archives."

    Une politesse marquée, respectueuse, mais suffisamment brève pour ne pas devenir une parodie pompeuse d'étiquette qui mettrait à mal sa patience, ainsi qu'une considération courtoise pour son emploi du temps.


    - "Je vais donc débuter en allant de suite à une question qui me parait plus pertinente. Vous avez, il y a quelques mois de cela, quitté le parti Goldheart au profit du parti Génova. Pouvez-vous m'en dire plus sur les motivations de cette évolution politique ?"

    Puis une première question suffisamment ouverte pour qu'elle ait l'impression de contrôler la direction de la conversation.


    - "Beaucoup pensent que vous souhaitez représenter le courant conservateur aux élections présidentielles de l'an prochain. A un moment où la présidence peut sembler perdre de sa poigne, s'égarer dans des concessions douteuses et des considérations subalternes, voire manquer des opportunités de croissance et de développement, et cela dans un contexte où ce qui est désormais le seul voisin de la République représente une puissance considérable, pensez-vous que notre nation ait besoin d'un ... renouveau politique si je puis dire, d'un changement de direction vers une voie plus ferme, plus forte, plus portée vers le renforcement de la République ?"

    Une seconde, presque une offrande à la Consule, qui se voyait ainsi paver une voie qui lui permettrait de se placer comme la candidate parfaite, à même de sauver leur belle nation d'une foule d'erreurs, que la sirène avait choisies et formulées minutieusement pour ressembler autant que possible à ce qu'elle pensait être l'avis de Phtonia sur la présidence de Mirelda.


    - "Il faut admettre que la République n'est pas dans une période de stabilité exemplaire. La corruption fait rage, le maintien de l'ordre sur Kaizoku ne s'avère pas aussi facile qu'anticipé, le Syndicat et son influence qui dépasse nos frontières règne toujours dans certains quartiers de nos villes... Bien sûr, certains aspects maintiennent notre hégémonie, comme notre puissance économique et commerciale, ou encore notre supériorité dans le domaine de la magie, avec l'université Magic, même si elle a tendance à être vue comme une entité neutre au sein de la République qui échappe quelque peu à son contrôle... Selon vous, est-ce-que la République devrait raffermir sa prise sur ses atouts ?"

    Et enfin, une dernière question qui, si elle évoquait quelques sujets qui devraient faire réagir positivement Phtonia, en amenait surtout un autre bien particulier sur la table : Magic. La sirène lui avait donné une première occasion de révéler quelque peu de sa nouvelle obsession pour l'université républicaine.


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  • Dim 21 Mai - 1:33
    Si personne ne veut faire d’efforts cette situation n’a aucune chance d’évoluer de la bonne manière. Et si j’avais l’espoir jusqu’ici de pouvoir réussir à atteindre un entre-deux, une situation où le groupe se contente d’une entente cordiale, mes attentes ont été revues à la baisse lors du dernier échange entre les deux et sont maintenant proches du néant. Il ne veut même pas nous dire son nom. Je ne sais pas où on va mais sûrement dans le mur. Bon, l’entretien avec la mairesse était un échauffement en plus d’un bon moyen de voir les capacités des autres à réagir dans ce genre de situations. Il y a eu quelques petits soucis mais rien de particulièrement grave. C’est sûr que je dois me concentrer. Ils savent ce qu’ils font. Je sais ce que je fais. En gardant tout ça à l'esprit, les choses devraient bien se passer. Même si la consule ne va pas nous simplifier la vie. Greffière… Pas le métier de mes rêves mais comme je me le disais plus tôt elle a parfaitement bien choisi il faut l’avouer.

    Penser à la situation m’a fait oublier le trajet. Nous y voilà. Sa demeure. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle semble fière de sa situation, elle ne s’en cache pas en tout cas, et elle fait ce qu’il faut pour que sa personnalité soit exprimée à travers son habitation. C’est grand, c’est droit, rien n’est là au hasard et si un jour une plante s’est surprise à s’écarter de son chemin, elle a rapidement été remise à sa place. Probablement magiquement. Les arbres ne peuvent pas pousser aussi droit sans une aide extérieure. À moins que si ? Dans quelles mesures ses jardiniers sont-ils réellement doués ? C’est un détail, une question sans importance mais dans cette situation ou nous ne savons rien sur elle, le moindre détail est important. Surtout si la situation vient à nous échapper. Après tout, cette solution a déjà été envisagée sinon on ne nous aurait pas doté d’un garde du corps.

    En attendant l’intérieur est exactement comme l’extérieur, carré, propre, chaque chose est à sa place, tout est rangé dans une harmonie relative. Personnellement cet ordre me dérange, le bâtiment en devient écrasant. Et il n’a vraiment pas besoin de ça. Néanmoins, maintenant que je la vois en personne, je comprends mieux la raison de tout cet ordre. Traiter avec elle ne va pas être simple. Dans ce genre de situation, je suis bien contente de ne pas être celle qui va devoir orienter la discussion. J’aurais mon importance aussi et je ne pourrais pas éviter d'interagir avec elle mais en jouant bien mon jeu avec seulement juste le minimum de remarques nécessaire cela ne devrait pas poser de soucis.

    Ou alors je me fais congédier avant le début de l’entretien. Une hypothèse que je n’avais pas réellement envisagée, je dois bien l’avouer. Pas plus que le déguisement de notre camarade. On va laisser ce problème de côté, il est possible que cela ait joué un rôle dans le fait de nous empêcher d’assister à l’échange mais c’est peu probable. Elle avait sûrement dès le début décidé que les choses se passeraient de cette manière. Évitons de mettre dans l’embarras Perseis, mains croisées, on se penche un peu en avant en la remerciant et ensuite on sort de la pièce. Des salutations d’usage. Quelque chose d’un peu plus guindé n’aurait sûrement pas été du luxe mais je ne suis pas la plus au fait des us et coutumes de la haute société. Il n’en reste pas moins que Perseis est maintenant seule avec elle. Nous ne saurons donc jamais tout ce qui se dit dans cette pièce. Je serais bien surprise si son fameux secrétaire faisait un rapport complet de l’échange tout comme je le serais si notre alchimiste acceptait de nous restituer mots pour mots ses paroles. Ne pensons pas à ce que nous ne pouvons pas contrôler, c’est une perte d’énergie.

    Et vu notre situation de l’énergie il va m’en falloir. Les archives. On va chercher une aiguille dans une botte de foin. En plus de ne pas être sûres de chercher dans la bonne botte de foin. Comment s’y prendre… J’ai l’habitude de marcher en réfléchissant cependant pour une fois je vais me retenir. Même si je ne fais rien déambuler entre les piles de documents ne va pas plaire à notre compagnon. D’autant plus qu’il… Quoi ? Qu’est-ce qu’il, elle pardon, fait ? Essayer quelque chose ? Me serrer comme ça est déjà un risque non négligeable et elle veut en plus essayer quelque chose ? Ça ne me dit rien qui vaille mais soit… Ce n’est pas comme si j’avais un moyen de l’en empêcher. Ne rien faire donc… Revenons à ce que je faisais chez la mairesse, parler pour gagner du temps. Apparemment c’est quelque chose que je fais particulièrement bien aujourd’hui. “Pardonnez-moi, je voudrais être certaine de ne pas faire d’erreur. Nous sommes d’accord que tout ce qui nous intéresse pour notre article est dans cette pièce ? Je n’aimerais pas me retrouver à un endroit où je ne suis pas censée être ou à lire des documents qui ne me concernent pas, l’intimité des affaires de madame la Consule est importante.” Et on ponctue la phrase par un sourire administratif. Le coin des lèvres juste légèrement relevé mais le regard bienveillant, les paupières très légèrement fermées. Inutile de faire autre chose que le regarder dans les yeux, si j’ai un jour espéré pouvoir utiliser les traces de poussières pour trouver des informations ce n’est pas dans cette maison qui réalisera ce rêve.
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  • Lun 29 Mai - 21:33
    MESSAGE 6 - TOUR 7

    Groupe Interview: Perséis d'Oreithye

    Il y'a quelque chose de pourri en République [PA] - Eloise, Elia et Perseis. - Page 2 Pgxx
    Il y'a quelque chose de pourri en République [PA] - Eloise, Elia et Perseis. - Page 2 >


    Evidemment que son œil était plus affuté que celui d'une ... Journaliste au rabais. C'est bien ce qu'elle devait être pour travailler pour cette catin d'Exousia, cela ne faisait aucun doute. Les doigts de la Consule tapotaient rapidement le plateau de son bureau, attendant avec une impatience non-dissimulée que la dite rédactrice se décide enfin à poser ses questions. Fort heureusement, les dits tapotements s'adoucirent dès la première phrase de Perséis, lorsque celle-ci assura qu'elle irait droit au bût. Son regard ne s'adoucit certes pas, mais ses lèvres semblèrent légèrement se desserrer. Les remerciements initiaux furent accueillit par un chaste mouvement de la main, l'invitant à poursuivre. Et les questions ne se firent pas attendre. C'était parfait.

    - Tout simplement car j'estime que Mirelda Goldheart à trahit son camp. Elle était censée être la figure derrière laquelle tout les Conservateurs allaient se rallier, dans le bût de faire fructifier la République. Et pourtant, elle n'a saisit aucune des occasions qui se sont présentées à elle. A t-elle cherchée à profiter de la faiblesse du Reike ? Non. A t-elle cherchée à faire valoir les intérêts de la République une fois les Titans de nouveau chassés de notre monde ? Non. A t-elle menée une politique d'intégration efficace à l'encontre de Kaizoku ? Non. Elle se contente de tergiverser à la maison bleue. Vous l'avez très bien vous-même : elle préfère mener une politique réformatrice, dans l'unique bût de s'attirer les faveurs d'un électorat qui n'est pas le sien. C'est pour cela que j'ai décidé de quitter le PGO pour le PGA, car j'estime que la famille Génova incarne bien mieux que les Goldheart les valeurs qui font le Courant Conservateur et les idéaux de notre magnifique nation. A l'heure où nous parlons, il est encore trop tôt pour annoncer officiellement une quelconque candidature de ma part, mais des tractations avec divers groupes politiques et lobby sont en cours. Je ne peux en dire plus à ce sujet.

    La seconde série de question, quant à elles, semblèrent susciter un intérêt certain de la part de la vieille femme. Aussitôt les noms de ces différentes organisations furent-ils cités par Perséïs que le regard de la Consule s'illumina d'une ardeur vorace et puissante. Evidemment qu'elle se doutait bien que la journaliste cherchait à s'attirer ses faveurs en lui posant les questions qui l'intéressait le plus, mais son propre orgueil et son propre intérêt politique l'enjoignaient à se jeter corps et âme dans des réponses toujours plus vindicatives. Toutefois, son attitude restait étonnamment calme et neutre, ne faisant que très peu de geste, comme si elle ne souhaitait pas en gaspiller, dans la plus pure étiquette républicaine.

    - Et comment le pourrait-elle quand sa Présidente se révèle incapable de tenir son propre fils ou qu'elle met à la tête de l'une de nos plus grande cité une catin de bas-étage ? Vous avez entièrement raison : un remaniement politique est nécessaire à tout les niveaux de notre administration. Nous accordons trop de libertés à des instances pourtant essentielles à notre économie, notre éducation ou notre sécurité. MAGIC n'est que le pire exemple parmi tant d'autre ! Rendez-vous compte que depuis 5 000 années, l'Académie est dirigée par une même femme qui agit sur l'université comme un empereur sur sa cours. Elle n'a aucun devoir envers la République qui de son côté n'a aucun moyen de pression sérieux. Que savons nous de cette "Dame" ? Rien. Elle pourrait être passée depuis longtemps à l'ennemi que nous ne nous douterions de rien. Fort heureusement, j'ai à mes côtés des citoyens responsables et impliqués qui s'alarment de ce genre de disfonctionnement.


    Objectif:
    Compromettre Phtonia : 0/1

    Risque:
    Impatience de Phtonia : Nulle.

    Groupe Investigation: Eloise Natsk - Elia Steren



    Il y'a quelque chose de pourri en République [PA] - Eloise, Elia et Perseis. - Page 2 Zcnc
    Il y'a quelque chose de pourri en République [PA] - Eloise, Elia et Perseis. - Page 2 >

    Fort heureusement pour Elia, le soldat n'avait rien remarqué de son petit échange inaudible avec la professeur. Tout au plus haussa t-il un sourcil derrière son casque, avant de le rabaisser une fois que lui revint en tête le fait que les femmes étaient toujours très tactiles entre elle. Enfin, c'était quand même quelque peu étrange qu'une garde-du-corps se comporte ainsi avec sa supérieure. Du moins, cela le serait-il si elles n'étaient pas affiliées à la pute qui dirigeait Courage. C'était probablement quelque chose de courant que de ne pas respecter l'étiquette entre subordonnés et employeur au sein de la cour municipale de Courage.

    Usant de sa magie, la(le) garde du corps en question put effectivement remarquer que des documents avaient étés à de nombreuses fois déplacés aux cours des dernières semaines. Si Eloïse s'aventurait jusqu'aux dits parchemin, elle constaterait pourtant avec surprise qu'il ne s'agissait que de simples registres cadastraux. Autant cela pouvait représenter de l'intérêt en cas de magouilles immobilières, autant le fait qu'ils aient tous plus de 150 ans les rendaient parfaitement inutiles, étant donnés que beaucoup de transactions c'étaient opérées ces dernières décennies. Ils n'étaient probablement plus à jour. Quelque chose ne collait pas ...

    Et puis il y' avait autre chose. Elle pouvait également sentir une odeur étrange sur le garde. Quelque chose de ... Féminin ? Difficile à dire, tant l'odeur de poussière, de vieux parchemins, d'encre séchée et de fientes de souris embaumaient la pièce. Cependant, ses sens ne pouvait la tromper, l'homme qui l'observait avec une très grande attention derrière elle avait le parfum d'une femme. Peut-être était-il juste coquet, qui sait ?

    En tout cas, il n'est pas bavard, car à la question de la professeur, il ne répond que par un hochement positif de la tête. Tout ce dont ont besoin les deux envoyées de l'Hebdo Républicain se trouvent dans cette pièce.

    Mais ce n'est probablement pas le cas pour deux envoyées de MAGIC.

    Objectif:
    Découvrir des preuves de la culpabilité de Phtonia : 0/2

    Risque:
    Suspicion du Garde : Nulle.
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  • Mer 31 Mai - 21:49
    Les sens avaient des limites, et elle n'avait pas apprit tant de chose que ça. C'etait des archives, forcément qu'il y avait du monde qui allait et venait. L'odeur sur l'homme ne l'aidait pas énormément. Il avait vu une femme sous peu. C’était globalement ce qu'elle pouvait deviner. Il n'etait pas, comme elle, travestis, elle voyait bien les contours de sa mâchoire, et sa présence et son odeur caractéristique. Elle était trop bien entraîné pour douter de ce point.

    Elle ne pouvait pas l'assommer aussi facilement. En fait elle avait bien une stratégie pour le mettre KO mais il valait mieux l'utiliser en dernier recours. Pas pour elle, elle avait la quasi certitude d'etre capable de s'enfuir. Et dans le fond, elle n'avait aucune vraie identité ici. Mais c'etait différent pour Éloïse, et il ne serait pas difficile de remonter la vraie profession de la jeune femme. Donc il fallait marcher sur des œufs.

    - C'est amusant, ce sont des vieux livres et pourtant la façon dont ils sont ouverts, et les pages sont légères blanchit sur les extrémités, ils ont étés ouvert il y a peu. Intriguant.

    Elle sourit et recula, après avoir dit ça négligemment a voix haute clairement a l'attention d’Éloïse. Elle ne pouvait pas faire grand chose de plus, elle n'etait meme pas censé toucher aux livres. Bon. Il u avait une chose, cependant, qu'elle pouvait faire. Elle se retourna vers le soldat et alla s'appuyer contre une bibliothèque a coté de lui.

    - Ça fait longtemps que vous faite ça ? C'est pas un métier super intense. Surveiller comme ça toute la journée. Je fais ça depuis une semaine avec elle, et j'ai hâte que ca ce termine.

    Elle lui fit un grand sourire, et laissa sa magie de charme se développer autour d'elle. Malgré son coté garçonne actuel, elle avait de base une forme d'attractivité qui touchait un peu tous le monde. Avec sa compétence, désormais, c’était amplifié au centuple. Elle pouvait vite devenir irrésistible.

    - J'espere qu'on va pas en avoir pour trop longtemps quand meme. Cet endroit est super sombre. Ca a l'air grand la dedans en plus.

    Elle parlait négligemment en chuchotant quasiment, comme pour ne pas déranger l'étude de la « journaliste ». Elle croisa les bras et s’éventa un peu. Elle n'avait pas mentit. Elle n'aimait pas les souterrains, il y avait peu de manière de s'échapper. Ah, mais elle y avait déjà pensé a ça, en descendant. Il fallait qu'elle essaye de ne pas laisser ses pensées s'éparpiller.

    - Oh mais...vous sentez super bon.

    Elle s'approcha d'un pas et se pencha vers lui, reniflant légérement l'air. Elle hocha la tete d'un air expert, et ajouta, d'un air amusé :

    - C'est le parfum de votre femme ? Elle a du goût pour se parfumer de la sorte.

    Elle lui fit un clin d'oeil et recula, faisant mine d'observer le reste de la salle, alors que son attention etait en grande partie sur lui.
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  • Ven 2 Juin - 22:59
    Première victoire : la Consule, bien que son expression soit toujours plus froide et plus dure que le marbre de sa demeure, avait non seulement répondu à toutes ses questions sans mépris ou condescendance dans le ton, mais avait même laissé transparaitre une certaine impétuosité à l'approche de certains thèmes... Bien sûr, rien dans sa gestuelle ne le trahissait, mais son regard s'était enflammé, et sa voix se faisait, quoique subtilement, de plus en plus véhémente à chaque phrase.


    Maintenant que Phtonia était lancée sur le sujet, visiblement aussi cher à son cœur que crucial à l'enquête en cours, il ne manquait plus que deux éléments pour accomplir le plan ébauché par Perséis. La tâche suivante, et non des moindres, était d'instaurer un climat un peu plus propice à la confiance. Il n'était pas question de tenter de convaincre la Consule que la prétendue journaliste était en réalité une alliée fervente à laquelle elle pouvait se confier ouvertement, bien sûr, mais plutôt de laisser poindre l'éventualité que leurs conceptions en matière de politique n'étaient en réalité pas si éloignées que ça, même si elle était officiellement ici au nom de la Mairesse, et par extension du gouvernement Goldheart. Il s'agissait plus de faire reculer quelque peu la méfiance, naturelle et justifiée, que la vieille femme lui portait, et autant la tâche lui semblait irréalisable à son arrivée, autant maintenant, alors qu'elle semblait s'enflammer silencieusement face au cas de l'université Magic, une ouverture se profilait.


    Elle jeta un regard en coin en direction du secrétaire, occupé à retranscrire chacune de leurs paroles à une vitesse impressionnante.

    - "D'un point de vue purement personnel, même s'il me serait grandement bénéficiable que cette remarque ne figure pas dans la retranscription de cet entretien, je dois dire que je partage votre indignation. La voie sur laquelle notre nation s'est engagée ces dernières années ne reflète en rien les valeurs conservatrices qui ont fait la grandeur de la République. Pour être tout à fait honnête avec vous, c'est la raison pour laquelle j'ai œuvré à obtenir de Madame Exousia l'autorisation nécessaire pour cette entrevue. Il est essentiel de rappeler à nos concitoyens l'essence même de ce qui fait la grandeur notre pays, d'autant plus en cette année d'élections, et j'espère que mon article y contribuera."


    Elle se redressa de toute sa stature, feignant de se reprendre après un moment d'égarement.

    - "Mais pardonnez-moi pour cette digression inappropriée. Je vais en revenir à mes questions, je ne voudrais pas occuper plus de votre temps que nécessaire."


    Et pourtant, le coup était joué. Il était osé, certes, d'avouer ainsi une certaine inclinaison pour l'idéologie de la Consule, rivale de son employeuse officielle, et plus encore de sous-entendre que certaines parties de l'entretien pouvaient disparaître des retranscriptions sans que la journaliste ne s'en insurge, mais en cet instant, face à son ardeur grandissante, Perséis pensait que le subterfuge avait une petite chance de fonctionner. A ses yeux, elle ne risquait pas grand chose à feindre un léger manque fugace de professionnalisme en échange d'une chance, aussi infime soit-elle, que Madame Até laisse à son tour échapper quelques informations non destinées à être couchées sur le papier.


    - "Vous mentionniez précédemment que vous aviez à vos côtés des citoyens au fait de ces problématiques. Vouliez-vous parler de votre électorat dans un sens large, ou de quelque chose de plus spécifique ? Et si vous parliez bien de votre électorat, l'opinion publique est-elle, d'après vous, consciente de ce danger fondamental qui pèse sur notre régime ? C'est un mal insidieux, il peut sembler moins concret et évident aux yeux de tous que le crime dans nos rues, ou les révoltes à Kaizoku par exemple."

    Il était important de laisser à Phtonia l'opportunité de s'étendre un peu plus sur ce sujet. Sa formulation avait paru quelque peu suspecte à la sirène, presque comme l'aveu à demi mot d'une certaine ingérence officieuse de la part de la Consule au sein de l'université. Peut-être s'agissait-il là simplement de sa propension naturelle à la manigance et à la ruse qui obscurcissait sa compréhension des mots de la politicienne. Quoi qu'il en soit, cela ne suffirait pas, il était temps de mettre en place le dernier élément : présenter la Dame comme un obstacle insurmontable, un adversaire contre lequel il n'y avait aucun espoir. Perséis comptait cette fois sur l'égo de son interlocutrice pour servir ses intérêts; si cette dernière avait quoi que ce soit à voir dans la potentielle chute d'un être si influent que la Dame, il y avait fort à parier qu'un petit signe viendrait la trahir.


    - "Vous disiez que Magic était l'exemple le plus flagrant du manque de contrôle de la République sur ses plus gros atouts. Il est vrai que la République n'a qu'un droit de regard superficiel sur la gestion de l'université, avec seulement un simple représentant du gouvernement à la table de son Conseil d'Administration. Avez-vous des projets, si vous parveniez à la tête de la République, pour renverser la balance ? Pensez-vous que le pouvoir absolu et incontesté de la Dame représente une menace pour l'autorité et l'image de la République ? Un système différent, par exemple où la plus haute autorité de l'université reposerait sur un conseil, formé en égales parts de membres du gouvernement et de membres de l'université semblerait être une alternative plus stable pour notre nation, mais elle implique de destituer, en quelque sorte, la Dame de sa position tenue depuis des millénaires. D'un point de vue extérieur, elle semble être à même de tenir tête, seule, à la République... Est-ce seulement possible, d'après vous, de remettre en question son autorité ?"


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  • Mar 6 Juin - 1:55
    Il parle beaucoup, j’espère que cela ne va pas déranger notre… Compagnon. Enfin. Elle parle beaucoup si je veux être exacte. Ils sont tous les deux gardes du corps, ça ne devrait pas poser de soucis. Il sait bien qu’elle ne peut pas rester à côté de moi en permanence, à fortiori quand mon travail se limite à la lecture de documents… Et c’est bien là le principal problème. La lecture de documents. Oui. D’accord. Lesquels ? Qu’ils aient été déplacés dernièrement ne va pas beaucoup nous aider. Quelle réponse cela peut-il nous apporter ? Que cette salle n’est pas totalement abandonnée, très bien, et que si quelque chose est caché quelque part (autant de certitudes sont effrayantes), ils font ce qu’il faut pour les cacher. C’est une base je suppose. Comme l’aborder maintenant. Des livres de comptes, des parchemins cadastraux… J’enseigne les pratiques interdites, pas l’assistanat magique. Même si je m’y penchais probablement que la moitié de ce que je pourrais être amené à lire me serait incompréhensible…

    Une mauvaise approche de la situation peut-être ? Qu’en dit la pièce ? Des étagères, des armoires… Quelque chose de caché ? Ils ne nous auraient quand même pas amenés là en le sachant ? Quand bien même ce serait le cas je ne pourrais pas l’ouvrir sans être remarqué… Ça ne coûte rien de jeter un œil je suppose. Une petite vérification dans les tiroirs et au fond des placards quand je prends les documents. Si jamais quelque chose est présent nous pourrons toujours trouver une solution pour regarder ce qu’il en est plus tard. Bon, on rajoute ça à la liste des idées et on continue de réfléchir… L’idée que j’ai une mauvaise approche est peut-être la seule bonne approche que j’ai de la situation.. Je m’attendais vraiment à trouver la réponse écrite noire sur blanc (même si les registres sont plus jaunes que blanc) ? Clairement pas… Hm… Ils ont beau être de l’autre côté de la pièce, j'entends ma garde du corps continuer de converser avec lui… Peut-être que cela débouchera sur quelque chose… En attendant, voici les fameux registres cadastraux bougés récemment…

    Pas de surprise sur ce qu’on peut trouver à l’intérieur… Des noms, des propriétaires, des plans… Assez peu d’informations écrites finalement, pas besoin de chercher un quelconque code caché à travers les lignes au moins. L’encre est vieille, presque délavée… Certains passages des plans ne sont même plus visibles… Mais ces documents ont été consultés récemment et il y a une bonne raison la dedans. Dans quelle mesure ais-je le droit d’écrire sur ce que je vois ? Vu l’identité qu’on m’a donné il ne devrait pas y avoir de soucis… Sans aller chercher tous les documents je vais prendre quelques notes sur ce qu’on a mis à ma disposition. Au cas où. Ce n’est pas tous les jours qu’on peut fouiller dans les registres cadastraux, sans être liés à notre affaire il y a quelques informations qui pourraient avoir de la valeur ici.

    En attendant, n'y a-t-il pas un schéma qui se dessine dans ce que je vois ? Les plans ne concernent-t-ils pas certaines zones précises dans la ville ? Un réseau souterrain peut-être ? En dehors des égouts il ne me semble pas mais sait-on jamais. Si les ravisseurs de La Dame n’ont pas usés de magie, ce qui a de grande chance d’être le cas, il serait suicidaire d’utiliser la magie dans la plus grande académie de la République en espérant rester anonyme. Il est donc plus que probable qu’ils soient passés par un chemin en dur. Elle était peut-être la mon erreur. J’ai pris des notes pour une raison simple, ce qui est enregistré dans ces livres et parchemin ne peut pas être trouvé ailleurs. Ce qui veut dire que si quelqu’un cherchait un moyen de se glisser dans l’académie ou à proximité il a pris contact avec elle. Ou elle a pris contact avec eux consciente d’avoir les outils nécessaire pour la mise en place d’un plan. Bien. On l’a notre piste de réflexion. Maintenant ne reste qu’à analyser tout ça. Petit signe de tête dans sa direction, j’espère qu’elle va comprendre qu’il me faut un peu plus de temps pour recouper les noms des propriétaires et les différents terrains, notamment les plus proches de l’académie. En espérant ne pas chercher dans le vide, j’ai assez l’administratif en horreur pour ne pas souhaiter m’éterniser ici…
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  • Lun 12 Juin - 1:44

    MESSAGE 7 - TOUR 8


    Groupe Interview: Perséis d'Oreithye

    Il y'a quelque chose de pourri en République [PA] - Eloise, Elia et Perseis. - Page 2 Pgxx

    Cette journaliste lui plaisait. Réservée, témoignant un grand nombre d'égard envers sa personne, pertinente dans ses questions et ses réflexions et juste ce qu'il fallait de flatterie et de mise en valeur. Koraki l'avait bien choisie, la Consule devait l'admettre. Oh, elle ne le témoignerait jamais de vive voix, mais son regard et ses sourire furent tout aussi révélateurs. Quand bien même elle garda une attitude distante et  régalienne à l'égard de Perséïs, elle répondit avec plaisir aux différentes questions.

    • Quelques chose de plus spécifique. Dans le cadre de notre devoir sénatorial, un certain nombre nombre de sénateur et de sympathisants dont je tairais pour l'heure les noms nous sommes regroupés, dans le bût de proposer un nouveau programme au Courant Conservateur. Ce groupe à beau venir d'horizon fort divers, tout ses membres ont à coeur l'amour de la patrie.

    En soit, les regroupements de politiciens avec des membres de l'aristocratie républicaines ou de la bourgeoisie n'était pas rare. Ils étaient nombreux à coexister, usant de leur influence pour faire pencher les votes des sénateurs dans des campagnes de lobbying.

    • Et pour répondre à votre question, il est effectivement question de MAGIC. La question n'est pas de savoir si l'on doit ou si l'on peut remettre en question son autorité, mais bien quand est-ce que l'état se rendra compte de l'importance de le faire. Cela va vous paraitre un temps soit peu "réformateur" ou "humaniste", mais notre groupe de réflexion envisage la gratuité de MAGIC pour tout les détenteurs de magies, ainsi que l'obligation d'y être inscrit.

    Un détail amusant, elle n'expliquait pas le pourquoi de cette décision somme toute aux antipodes de son intérêt politique. Cependant, alors qu'elle aurait dut ce taire et attendre la prochaine série de question, elle enchaina en en posant une à Perséïs :

    • Dites-moi, qu'espère Exousia de cet entretien ?

    Objectif:

    Compromettre Phtonia : 0,25/1

    Risque:

    • Impatience de Phtonia : Nulle.

    Groupe Investigation: Eloise Natsk - Elia Steren


    Il y'a quelque chose de pourri en République [PA] - Eloise, Elia et Perseis. - Page 2 Zcnc

    Quand la tâche qui vous incombait était de surveiller deux personnes dont votre employeur se méfie ouvertement, la moindre phrase qui n'avait aucun rapport avec leur mission première, d'autant plus si elle paraissait anodine, devenait suspecte. Couplée à cela une attitude en tout point surprenante et la suspicion du garde grimpa. En effet, rien jusqu'ici n'avait porté à croire que la garçonne s'intéressait de près ou de loin au soldat personnel de Phtonia. De plus, agir de cette manière alors que sa propre patronne se trouvait juste à côté était assez improbable. Certes, il semblait évident qu'Elia s'ennuyait dans ces souterrains, mais là n'était une raison suffisante pour se montrer volage.

    Aussi la garde, toujours plongé dans son mutisme, écarta fermement Elia d'elle, reculant de quelques pas dans la foulée. Il n'aimait pas qu'elle soit si proche de lui. Toutefois, alors qu'il posait sa main sur la fausse garde du corps pour l'éloigner, cette dernière put sentir plus perceptiblement le parfum qui émanait de lui et en tirer une conclusion : outre les odeurs florales, il y avait également quelques éléments plus particuliers. Soufre, fer, argent, ... Des éléments que l'on retrouvait principalement dans deux corps de métiers : les forgerons ou les alchimistes.

    Pour Eloïse, les cadastres qu'elle étudiait lui en apprirent beaucoup sur la fortune immobilière de Phtonia. Il lui apparue très rapidement que cette dernière c'était consolidée ces dernières années, puis de manière bien plus accélérée ces six derniers mois. Ainsi découvrit-elle qu'outre cette villa qui n'était qu'une acquisition récente, elle c'était également procurée une demeure à Liberty dans le quartier qui jouxtait celui de MAGIC, ainsi qu'un entrepôt à Kaizoku. A cela s'ajoutait l'évidence soudaine que les documents qui accompagnaient le cadastre avait étés falsifiés, tandis qu'une partie, notamment celle concernant la maison à Liberty, était manquante.

    Soudain, la professeure aperçue une fissure dans le mur sur lequel était accroché l'armoire contenant les registres. Une fissure qui n'avait rien de naturel.

    Objectif:

    Découvrir des preuves de la culpabilité de Phtonia : 0.5/2

    Risque:

    Suspicion du Garde : Minime.

    Invité
    Invité
    Anonymous
  • Lun 12 Juin - 21:46
    - Woop !

    Elle se laissa repousser en laissant son corps partir en arrière histoire de ne pas avoir de muscles résistant, ce qui pouvait etre la première source de douleur. Elle se retrouva deux pieds plus loin et le regarda s'éloigner en souriant. Bon, pas bavard l'animal. L'animal ou le pantin, vu que c’était plus ce a quoi cela lui faisait penser.

    Elle n’était pas une experte en la matière, mais ca puait la magie a plein nez cette histoire. Une femme aussi précautionneuse, n'aurait sans doute pas déléguer sa sécurité a n'importe qui. Des gardes triés sur le volet, entraînes depuis l'enfance. Ou bien autre chose. Qu'une alliance entre un forgeron et un mage quelconque pouvait produire. Ou bien des armures. Ou quelque chose sur la psyché, encore. Dans tous les cas, le type n’était pas tout a fait normal, ça, c’était une évidence.

    Elle remarqua alors le mouvement d'Eloise. Et le fait qu'elle avait désormais aperçut quelque chose. Bon, il n'y avait plus énormément le temps a passer, et si elles sortaient de la sans aucune information, ca n'allait pas vraiment servir a quoi que ce soit. Elle observa encore le garde, et fit mine d'etre silencieuse. Mais elle fixa Eloise. Franchement. Avec un bref signe du regard dans les yeux.

    Elle ne savait pas comment, ni quand, mais elles s’étaient comprises. Avoir passé une soirée ensemble avait peut etre ses bienfaits, et au final, il y avait une petite chance que dans ce regard, ce premier qu'elles avaient eu durant la soirée, Eloise l'ai reconnue. C’était un peu son ange gardien au final.

    La professeur devait capter l'attention, lui attraper le regard, peut être même l'attirer d'un pas. Et Elia en profita pour revenir légèrement vers ce dernier, sans trop s'approcher pour ne pas rompre trop brusquement la distance entre eux et attirer son attention. Ce n’était pas lui directement dont elle voulait se rapprocher, mais l'une des immenses bibliothèques dans son dos. Elle avait étudié avec son regard affûté le meilleur moyen de les faire tomber, et les cales disposés de chaque cotés semblaient tout a fait disposés a lacher d'un moment a l'autre.

    Quand elle eu l'ouverture nécessaire crée par Eloise, elle frappa du talon assez fort en tirant sur le coté du grand meuble. La cale lâchant, le poids des livres fit tout basculer dans un bruit sourd, atténué par la distance qu'elles avaient parcourut pour arriver sous terre. Le tout bascula lourdement dans le dos de leur « gardien », et elle lacha un petit couinement de surprise plus vrai que nature en sautant sur le coté, les mains en l'air.

    - Olala, je suis si maladroit.

    Elle s'approcha de la catastrophe, poussant un ou deux livres du pieds avec dédains, alors que c'etait probablement des ouvrages qui avaient une valeur affolante. Elle sourit, légèrement, en lançant un regard entendu vers la professeur avant de se pencher.

    - Monsieur, vous êtes réveillé, monsieuuur ? Tous vas bien ? Mon dieu, il est conscient ?

    Si il ne l'etait pas, alors tout etait pour le mieux. Elles auraient une petite ouverture pour jeter un œil. Dans l'autre cas, il faudrait l'aider a sortir suite a ce malencontreux accident...
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  • Jeu 15 Juin - 22:44
    Plus l'entrevue avançait, plus Perséis avait l'intime conviction de parvenir à gagner, lentement mais surement, la sympathie de la Consule. Elle ne s'était pas départie de sa façade de froideur presque condescendante, bien sûr, mais elle se laissait parfois aller à des regards un peu plus chaleureux, voire, à la grande surprise de Perséis, a de fins sourires occasionnels. Bien qu'elle se trouvât ici sous l'initiative de Koraki, il lui fallut peu de temps pour imaginer un moyen de tourner cette rencontre inopinée en une opportunité pour elle, et il semblait bien qu'une ouverture s'offrait à elle. Elle profita de la question de Phtonia, par ailleurs étonnante venant de la part d'une femme aussi attachée au protocole, alors qu'elle était censée être celle qui répond et non celle qui questionne.


    - "Malgré moi, je ne puis vous répondre, car je l'ignore. Cette entrevue, bien qu'autorisée par Madame Exousia, a été organisée à mon initiative. Voyez-vous, je ne suis pas tout à fait une journaliste. De profession, je suis une femme d'affaires, une entrepreneuse, à Liberty, mais je suis avant tout une citoyenne versée sur la question politique, soucieuse de l'avenir de notre république, et désireuse de s'impliquer davantage pour le bien de celui-ci. Madame Exousia me devait une faveur depuis quelques temps, et j'ai décidé d'en faire usage ainsi. J'imagine qu'elle n'est pas sans savoir que mes opinions concernant la présidence de Goldheart sont quelque peu amères, alors peut-être s'est-elle dit que je serais une interlocutrice plus adaptée à vos propres convictions politiques que ses propres sbires, et donc plus à même d'obtenir quelques réponses inédites."


    Maintenant que le contexte avait été posé, il était temps d'enchainer sur ce qui importait vraiment pour elle : les motivations de la sirène. Elles coïncidaient avec les vues de la Consule, et les énoncer clairement ouvrirait peut-être la voie vers un rapprochement plus constructif qu'une simple entente cordiale, ce qui n'était déjà pas rien venant d'Até.

    - "Vous vous demandez probablement pourquoi j'ai décidé de m'initier au journalisme avec vous en ce jour... La première raison est que l'information est sous l'influence, pour ne pas dire le contrôle, d'Exousia et, par conséquent, de Goldheart. On ne peut compter sur ses ... collaborateurs habituels" cracha-t-elle avec juste ce qu'il fallait de jugement dans sa voix, "pour rendre au grand public un compte juste de la déviance de sa politique vis à vis des convictions profondes et des valeurs défendues par le courant conservateur, qu'elle est censée représenter. J'ai l'espoir d'apporter par mon article une vision plus objective sur la question, même si la censure guettera, je n'en doute point. Vous m'avez d'ailleurs ôté une épine du pied en congédiant les deux autres femmes qui m'accompagnaient. Elles représentaient ici l'oeil d'Exousia, qui pesait autant sur vous que sur moi dans cet entretien."


    La transition était parfaite. Elle s'était placée comme la championne bravant la corruption et la censure pour venir offrir au commun des mortels la vérité qui leur était interdite, une vérité qui, bien sûr, mettait la Consule sur un piédestal à l'aube des élections présidentielles. Le moment était venu de laisser à la vieille femme l'occasion de réaliser qu'elle pouvait à son tour œuvrer pour le bien de la République en ouvrant à Perséis une première porte sur le chemin de son parti – car le bien de la République était, évidemment, la seule chose qui comptait aux yeux de l'alchimiste, et personne n'oserait en douter...

    - "La deuxième raison est un peu plus personnelle, je dois l'admettre, quoique ses motivations réelles rejoignent celles de la première. Comme je le disais, je souhaite m'investir dans la vie politique Républicaine, et mes convictions convergent avec celles du parti Genova, dont vous êtes aujourd'hui la représentante la plus crédible, et la figure de proue évidente. Inutile donc de préciser qu'avoir cette opportunité d'aborder des questions politiques avec vous est pour moi un honneur et une chance. Qui sait, peut-être qu'un jour je siégerais au Sénat que vous présidez, sous les couleurs du parti Genova. Après tout, j'ai déjà une certaine influence à Liberty..."


    Mais elle n'oubliait pas la raison officielle de sa venue en ces lieux. Phtonia avait laissé glisser une première information qui s'approchait dangereusement du cœur de leur affaire, et il s'agissait maintenant de continuer à la guider dans la bonne direction... Tout en laissant sous-entendre à un esprit avisé telle qu'elle que l'existence de ce groupe intéressait grandement la femme d'affaires et future politicienne qu'elle était...

    - "Et je dois dire qu'apprendre de votre bouche même, l'existence d'un regroupement de personnages politiques et de sympathisants à votre cause est à la fois un privilège et un soulagement. Je n'ai aucun doute sur le fait qu'il engendrera de grands projets salvateurs pour la République. Bien que j'aimerais énormément en apprendre davantage sur cette nouvelle ... Assemblée, si je puis dire, je comprends votre secret sur la question en ces temps d'une importance stratégique cruciale."

    Si elle avait feint d'avoir choisi ce mot au hasard, sous l'impulsion du moment, pour désigner ce mystérieux rassemblement politique, il n'en était rien. Qu'il s'agisse ou non de l'Assemblée, ou d'un quelconque groupe ayant le moindre lien avec cette dernière, elle espérait peut-être attraper une réaction fugace, un éclair de surprise, d'hésitation, voire de suspicion... Quoique ce soit dans son ton ou ses traits qui trahirait que ce mot ordinaire ne sonne, aux oreilles d'Até, pas anodin.


    Elle enchaina alors avec sa dernière question. Les chances étaient minces, mais la Consule s'emportait lentement sur ce sujet, et peut-être pourrait-elle glaner un dessein secret qu'elle aurait du taire.

    - "Une question persiste dans mon esprit au sujet de cette réforme de Magic que vous mentionnez... Comme vous le dites vous-même, c'est un projet qui semble presque humaniste dans son essence... Qu'est ce qui, à vos yeux, justifie une concession aussi grande ? J'entends bien qu'une telle réforme offrirait à la République un registre exhaustif de tous les mages qu'elle contient, et un certain contrôle sur ces derniers; l'information bien sûr est une arme capitale, mais y voyez-vous un but concret qui vaudrait le sacrifice du prestige de l'admission à Magic, et des bénéfices conséquents qu'elle génère ?"


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