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  • Lun 10 Avr - 0:06
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    Il y'a quelque chose de pourri en République

    Justice.

    Une cité merveilleuse, n'est-ce pas ? Comment pourrait-il en être autrement, alors qu'elle incarne à elle-seule le système judiciaire le plus abouti de ce monde ? Entre ses cours de justice, son palais municipal, ses jardins et ses écoles où le droit et la rhétorique ne sont plus des disciplines, mais un art, elle est un symbole de droiture et de vertu dans un monde sombrant chaque jour un peu dans la décadence. Et pourtant ...

    C'est bien ici que votre enquête vous à menés, vous, les émissaires de MAGIC, Eloïse, Perseis et Elia. Trois femmes, mandatées par l'institution magique la plus réputée de ce monde, afin de lever le voile sur cette mystérieuse inscription retrouvée dans la Chambre du Dérangeant : "Trouvez la Mairesse". Et bien cette mairesse, elle est là, à l'intérieur de cet hôtel particulier, prenant un peu de bon temps bien loin de sa circonscription. Ce qui est en soi déjà un élément qui vous intrigue, car que peut-elle bien faire à l'autre bout de la République, alors que la Présidente de l'Université vient tout juste d'être enlevée ?

    Vous ne disposez hélas que de peu d'information sur cette femme que l'on surnomme "la Reine des Catins", hormis ce que le grand public sait déjà : elle est une ancienne prostituée et dirigeante d'un bordel de luxe, est devenue Mairesse de Courage grâce au soutien inconditionnelle de la Présidente Mirelda Goldheart, jouit d'une bonne réputation au sein des petites gens car elle apparait comme proche du peuple et soucieuse de son bien être. Cependant, l'Université vous à également fait parvenir des rapports dont il vaut mieux que vous ignoriez comment elle se les aient procurés, car ils s'agit de compte-rendu provenant du SCAR lui-même. Au moment de la candidature d'Exousia, le Vide-Président aurait mandaté quelques-uns de ses espions pour obtenir des informations sur elle, après le constat de ses rapprochements avec quelques éminents membres de la pègre. L'enquête à beau n'avoir débouché que sur des suppositions et rien de concret, vous savez désormais qu'elle dispose potentiellement de moyens autant légaux de par son statut mandataire qu'illégaux grâce à ses liens présumés avec le marché noir.

    Vous l'aurez donc compris, il ne sera pas aisé d'obtenir des informations concrètes de la part de cette femme.

    C'est pourtant votre mission, celle que les membres les plus éminents de MAGIC vous ont confiés. De votre réussite dépend l'avenir de l'Institution et, par extension, de l'intégrité-même de la République.

    Vous voila à présent devant cette charmante bâtisse, attendant que l'on vous ouvre et que l'on vous invite à y entrer, afin d'entamer la réunion que vous avez réussies à obtenir avec la Mairesse de Courage. La porte s'ouvre finalement, un majordome au visage parfaitement ciselé apparaissant dans l'embrasure, digne de figurer parmi les statues des musées. Il est en effet d'une grande beauté, tout comme les deux gardes qui surveillent vos moindres faits et gestes. Il ne fait nul doute qu'ils n'hésiteront pas à vous maitriser si vous témoignez du moindre signe d'agressivité envers l'auguste occupante des lieux. Il semble que cette ailleurs aime à s'entourer de jolies choses, que ce soit des êtres vivants ou des œuvres d'arts.

    On vous conduit à travers les différents étages, avant d'arriver devant une massive porte en chêne, sur laquelle le domestique frappe trois fois. Une voix autoritaire, témoignant d'une mauvaise humeur certaine, retentie :

    • Entrez.

    Sans ciller, ni vous quittez des yeux, le majordome ouvre la porte et vous fait signe d'entrer. Ce faisant, vous découvrez un petit salon des plus confortable, dans lequel la Reine des Catins est agréablement installée. image rpUn livre à la main et une cigarette à la bouche, elle ne daigne pourtant pas vous accorder un regard, vous faisant simplement signe d'approcher de sa main libre. Ce n'est qu'après un lourd et insupportable silence qu'elle déclare finalement :

    • Je sais pourquoi vous êtes là. Qui est la cheffe, entre vous ?
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  • Mar 11 Avr - 0:49
    Parée d'une de ses éternelles robes noires, finement ouvragée et sobrement ornée, l'alchimiste quitta le luxueux hôtel où elle séjournait depuis deux jours. Elle qui voyageait d'ordinaire assez peu, n'avait jamais pris le temps de mettre les pieds à Justice, cette ville aux allures de parangon de toutes les valeurs les plus prestigieuses de la noble République, et dont les fondations étaient pourtant rongées par la corruption et le crime. Ce ne devrait être une surprise pour aucun observateur avisé : le pouvoir et l'argent sont le terreau et l'eau de la pègre, et l'un ne siègera jamais sans l'autre. Il n'est donc guère surprenant que, à la nouvelle de leur voyage ici dans le cadre de l'enquête menée par Magic, la sirène ait décidé de s'y rendre seule, quelques jours à l'avance, autant pour goûter au luxe de ses quartiers riches qu'elle n'avait encore foulés, que pour évaluer ce qui lui servirait de concurrence si elle venait à étendre ses affaires, légales ou non, sur les rives du lac Rebirth.


    Le temps était doux et agréable en ce début d'après-midi, alors que le printemps prenait peu à peu ses marques. Elle se félicita d'avoir choisi de donner rendez-vous à ses deux collaborateurs pour cette enquête dans ce parc, à l'apparence étonnamment assez naturelle, presque sauvage, qu'elle avait pu découvrir pendant son bref séjour ici. Il était proche du lieu où elles rencontreraient une heure plus tard la première suspecte manifeste de cette affaire, mais également assez secret pour qu'elles puissent discuter sans crainte, entre les arbres denses, les épais buissons, et le clapotis de l'eau d'un ruisseau qui le traversait, et qui couvrirait aisément les paroles qu'elles échangeraient loin des oreilles indiscrètes.


    En avance d'une dizaine de minutes, comme à son habitude, la sirène traversa un pont de bois qui marquait la fin du chemin, et menait à une petite place circulaire, complètement vide. Elle s'installa sur un banc, face à une ouverture dans la végétation, judicieusement placée et habilement maquillée pour sembler naturelle, qui donnait une vue plongeante sur le lac. A sa droite, le petit ruisseau coulait paisiblement en émettant ce son particulier, continu et reposant, sous le pont de bois par lequel devraient arriver d'un instant à l'autre Eloise et le dernier membre de leur petit groupe dépêché par Magic. Elle connaissait déjà Eloise Natsk; elle l'avait aidée par le passé à résoudre un problème... encombrant. Maintenant professeure à Magic, elle avait toutes les raisons du monde d'être affectée à cette enquête. En revanche, Perséis n'avait pas la moindre information au sujet de la dernière recrue, si ce n'est qu'elle avait été recommandée par Neera elle-même... Et s'il y a bien une chose qu'elle détestait, c'est d'avoir à composer avec des variables inconnues.


    Sa réflexion fut interrompue par le crissement caractéristiques de pas sur le chemin de graviers qu'elle avait empruntée précédemment, puis sur le bois du petit pont. Deux paires de pieds, deux démarches légères. Nul doute qu'il s'agissait de ceux qu'elle attendait. Sans quitter des yeux l'immense lac qui s'étendait jusqu'à l'horizon, elle prit la parole, d'un ton assez formel, quand ils arrivèrent à sa hauteur.

    - "Bonjour et merci d'avoir accepté ce rendez-vous. Nous nous apprêtons à rencontrer Madame Exousia, comme vous le savez, et je pense qu'il est crucial que nous convenions d'une méthode d'approche, et que nous partagions quant à nos capacités respectives qui pourraient s'avérer utiles dans le cadre de cette entrevue."

    Elle tourna la tête dans leur direction, en les détaillant des pieds à la tête d'un regard rapide. Elle s'attarda davantage sur le troisième et dernier membre du groupe, un jeune homme aux traits d'une finesse qu'on pourrait presque méprendre pour de la féminité, avec une silhouette d'apparence svelte, dissimulée derrière des vêtements qui n'en révélait que très peu sur sa morphologie sinon que son port était celui d'une personne assez athlétique.

    - "Nous ignorons également de quoi Madame Exousia, et son éventuel entourage, est capable. Disposez-vous d'un quelconque moyen de communication mentale, ou de protection contre une attaque ou une intrusion psychique ? Si c'est le cas, je vous suggère vivement d'établir autour de votre esprit toutes les barrières magiques dont vous êtes capables."


    Son naturel autoritaire ressurgissait en cet instant. Elle était habituée à diriger, mais surtout à planifier les actions qu'elle entreprenait. Il ne s'agissait pas d'une volonté d'écraser ces deux personnes, mais plus d'une prédisposition presque instinctive, d'autant plus quand il s'agissait d'événements d'une importance aussi conséquente que ceux qui prendraient place aujourd'hui. Si elle s'était mêlée à cette enquête, c'était avant tout par pur intérêt personnel. Elle avait bien effectué les sept années d'un cursus à Magic, mais elle ne gardait aujourd'hui que peu d'attache envers cette université, au delà d'une collaboration ponctuelle avec certains de ses membres, et la Dame ne l'intéressait guère.


    La raison de sa présence était davantage la volonté de mettre un premier pied derrière le décor de la politique et du pouvoir en place au sein de la République, ainsi qu'éventuellement, selon le déroulement de l'enquête et les révélations qui y seraient faites, s'attirer les faveurs d'un des partis en action. Son ambition commençait à se tourner vers les autres villes de la République, Courage tout particulièrement, et s'il était possible d'obtenir les bonnes grâces de l'actuelle mairesse – ou de son successeur si elle contribuait à sa destitution –, il s'agissait là d'une opportunité sur laquelle elle ne cracherait pas. Mais les conséquences de cette entreprise pouvaient être dramatiques si elle était maladroitement menée, d'autant plus pour quelqu'un qui tenterait de mener un double jeu, d'où la rigueur inflexible qu'elle attendait de chacune des participantes.


    Reprenant sa contemplation du majestueux lac, elle ajouta :

    - "Je maitrise la télépathie. Je peux également protéger mon esprit, ou au besoin celui de l'une de vous, des intrusions magiques. Ma projection astrale pourra peut-être également nous être utile. Je peux influer quelque peu sur les émotions des gens, et, si d'aventure nous en arrivions à ces extrémités, je peux ralentir voire dissuader ceux qui voudraient attenter à nos vies."



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  • Mer 12 Avr - 16:16
    C'est également d'un hotel qu'Elia quitta sa chambre dans l'optique de se rendre a sa destination. Elle connaissait déjà le chemin par cœur, pour avoir étudié le trajet durant les deux derniers jours, et notamment le parc ou ils étaient censés se rencontrer. Elle n'avait pas eu trop d'informations, c'etait Neera qui avait géré la chose, ce qui était logique etant donnée que la Reikoise n'avait aucun lien avec l'académie.

    D’après ce qu'elle avait dit a Magic, elle avait une connaissance qu'elle avait elle même entraînée depuis plusieurs mois, et qui avaient des compétences parfaites pour donner un coup de main dans cette enquête. Qu'une telle ponte de l'école loue les capacités d'une personne avait rendue sa mise en activité assez simple, et c'est ainsi qu'on lui avait communiqué le lieu de rendez vous ou elle était arrivée un long moment en avance.

    Pour l'occasion elle avait mit le paquet en terme de déguisement. Comme d'habitude elle avait enduite ses lotions dissimulant toute les imperfections, nombreuses, du haut de son corps, et avait accentué la teinte de cette dernière pour la rendre plus ambrée. Elle enfila des sous-vêtements qu'elle serra sévèrement pour cacher d'une première couche toute formes féminines qui auraient pu en ressortir.

    Puis ses vêtements, un pantalon assez ample et une chemise masculine, lui donnant tout a fait l'air d'une jeune homme légèrement androgyne. Elle rassembla sa chevelure dans une natte serrée qu'elle ajusta autour de sa tête jusqu'à un nœud serré, recouvert de son berret qui achevait de lui donner totalement un air de garçon des rues. Aucune odeur ne s'échappait d'elle, si bien  que seul le nez le plus fin aurait pu la trahir. Elle aurait sentit, elle. Mais inversement, des gens avec des sens aussi affûtés que les siens ne courraient pas les rues.

    Elle l'aperçut de loin, la première personne qu'elle devait rencontrer. Elle avait eu son signalement et l'avait déjà aperçut la veille. Elle ne l'avait pas suivi, elle avait simplement attendue dans le parc, discrètement, afin de voir si  quelqu'un ressemblant a la personne en question venait faire un tour. Perseis d'Oreithye. La seule chose qu'elle savait, selon certains contacts des bas fonds qu'elle s’était crée lors de son séjour précédent, c’était que la marchande n’était pas clean clean. Sans plus de détails par manque de temps, elle se méfiait énormément d'elle, autant que de la personne qu'elles devaient aller rencontrer.

    Son cœur manqua un battement en reconnaissant la seconde personne qui arriva. Eloise, qui semblait tout aussi sérieuse que celle qui etait passé précédemment. Merde. Ça c’était une plutôt mauvaise nouvelle dans la mesure ou malgré son déguisement, elle n'avait pas utilisé la moindre magie et n'en était de toute façon pas capable. L'avantage des déguisements a la main, c’était que les détections magiques n'avaient aucun effet sur elle. L’inconvénient c'est que ca marchait beaucoup moins sur quelqu'un qui la connaissait déjà. Bon, elle allait devoir être sérieuse dans sa partition. Surtout les professeurs de Magic, quel etait la chance pour que sa tombe sur elle ? Vraiment un sinistre retournement de situation.

    Elle attendit cinq bonnes minutes avant de sortir de la ou elle avait observé sans etre vue, et approcha a son tour. Eloise venait visiblement d'arriver, et elle vint se placer a coté, sans un mot, indiquant simplement son approche en tassant les cailloux sous sa botte de maniere un peu trop bruyante pour etre naturelle.

    Alors que l'autre prenait la parole, sans se retourner vers elles, Elia commença a réfléchir rapidement a un nom. Peut etre un nom de code ? Oh, c’était excitant comme idée, ça rendait le tout un peu plus amusant. Quand au reste, elle n’était pas la pour parler d'elle. Elle était née vers la frontière, Républicaine de sang que Neera avait prit sous son aile pour une raison qu'elle n'avait pas a évoquer. Ça irait. Pourquoi pas...M ? Ou J ? Oh, oui, J, ça faisait mystérieux.

    - Je n'ai rien de spécialement bon pour communiquer sans parler. Je maitrise des languages basés sur des signes, mais rien de bien discret j'en ai peur.

    Elle avait forcé sa voix avec aisance, talent, un don qu'elle avait longuement travaillée depuis son enfance. Ce n’était pas extrêmement grave, mais largement assez pour passer pour la voix naturelle d'un homme qui ne l'avait pas trop aigu. Elle portait un petit bout de plâtre qu'elle avait maquillée a la main, se fondant parfaitement sur sa glote et pouvant passer facilement aisément pour une pomme d’Adam, sans trop regarder. Le déguisement était parfait. Presque parfait, il y avait toujours un risque.

    Elle écouta Eloise répondre, puis Perseis évoquer ses propres talents. A défaut d'avoir confiance en cette dernière, elle était sur qu'Eloise était une alliée. Dans l'absolue. Mais dans le sens inverse, elle aurait du mal a la laisser en arrière pour sauver sa peau, et c’était bien tous le problème. Elle était trop émotive pour ça.

    - En terme de compétences, si je peux passer en deuxième...disons que j'ai de quoi pouvoir vous aider a rester en vie. Ça devrait suffit comme descriptif ?

    Si elle disait qu'elle n'avait que peu de protection magique, elle allait tout de suite déscendre dans le tableau mental de la rencontre dans l'esprit de Perseis et elle préférait que cette derniere ne la sous-estime pas trop. Il valait mieux éviter qu'elle pense pouvoir jouer avec elle trop facilement. La façon dont elle avait prit les reines lui laissait penser qu'elle avait l'habitude de dominer les rencontres.

    - Mais en terme de spécialisation, si vous pouvez vous concentrer sur nos protections magiques, je peux me dévouer a la partie physique. C'est plus dans mes cordes.

    Comme ça, le tableau etait entier. Il valait mieux essayer de compter sur des resistances de quelqu'un comme elle, que pas de resistance du tout. Elle ferait comme si elle etait a nue, et aurait peut etre une bonne surprise. Elle tourna la tete vers Eloise, ses yeux rencontrant les siens. Merde, les lentilles. Elle n'avait pas mit ses lentilles. Bon, ce n'etait pas grand chose au final, probablement ?

    Pouvoir en marche:
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  • Jeu 13 Avr - 22:39
    L’heure approche, il est temps d’y aller. Rapide regard vers le dossier qui m’a été transmit par Magic. Je l’ai lu et relu plusieurs fois dans l’espoir de trouver un angle d’approche, des idées sur la marche à suivre… J’aurais tout aussi bien pu profiter de la journée  pour visiter Courage, non seulement ça m’aurait permis de faire une pause avant ce qui ne peut qu’être un gigantesque bourbier, mais j’avais aussi plus de chances d’apprendre des choses sur la situation et sur Elle de la sorte. Bien, des choix ont été fait, probablement pas les bons, il va falloir faire avec. Qu’à cela ne tienne, mon travail m’a aussi appris à improviser. Les circonstances sont justes ‘un peu’ plus graves. Rapide dernier tour la chambre d’auberge, je m’arrête en passant devant le miroir. Veste de costume, cravate et pantalon noir le tout rehaussé par une chemise blanc crème. Une tenue classique, sobre, mais qui devrait être suffisante. Je suppose. Les notes indiquent un goût marqué pour le luxe de la part de la Mairesse, j’espère que cet ensemble sans être extravagant n’aura pas pour vocation de me faire mal voir. J’aurais aimé ajouter quelques parures, une bague, un bracelet, peut-être une broche… Sauf que pour porter des bijoux il faut déjà en avoir. Bien, ce n’est pas comme si je pouvais encore faire quelque chose pour changer tout ça, en avant.

    Le rendez-vous a été prévu dans un parc, assez proche de notre réel objectif. D’ailleurs… Si la mairesse est réellement impliquée, rien ne nous dit que cette place n’est pas surveillée. Actons que ce n’est pas le cas, si je commence à douter de tout alors que nous ne sommes pas encore chez elle la journée risque d’être bien longue. Cette pensée en tête j’avance le long des allées. Perseis devrait se trouver plus loin, peut-être accompagnée par notre troisième compagnon si il (elle ? Je ne sais pas, le rapport n’indiquait rien le concernant hormis une recommandation de la part de Neera) a aussi décidé d’arriver avant l'heure. Si je ne me suis pas trompée dans mon estimation je devrais arriver exactement à l'heure prévue. Un talent qui a pour don d'énerver bien des étudiants avides d’une petite pause dans leurs études.

    Elle est bien là, fidèle à elle-même. Sa posture et sa tenue n’indiquent pas de grands changements depuis notre dernière rencontre. Qui commence à dater mais à l'époque elle m'avait déjà donné l'impression d'être le genre de femme à ne pas pouvoir rester sans bouger pendant un long moment. Je serais curieuse de savoir ce qui a pu se passer en coulisse depuis tout ce temps. Ou ce qui est amené à arriver. Pas de trace de notre troisième larron cependant… Même recommandé par Neera, ce n’est pas réellement une bonne nouvelle. Ah ? Peut-être ais-je été un peu trop rapide dans ma réflexion, le voici. Un jeune homme donc… Intéressant, peut-être le renfort physique dont nous aurons besoin si les choses venaient à mal tourner. Même s’il n’a pas l’air beaucoup plus imposant que nous… Pas de jugement hâtif, ça ne veut rire dire.

    “Non, ni télépathie, ni protection mentale ou de capacités destinées à être utilisées de manière défensive. Vous avez le droit de penser que c’est étrange pour un professeur enseignant les pratiques interdites de ne pas se prémunir contre ce qu’elle enseigne, c’est justifié.” Et ce ne serait pas la première fois que j’entends cette remarque. Pas la dernière non plus d’ailleurs. Notre troisième membre prend la parole à ma suite, la prise de position de Perseis comme cheffe du groupe ne semble pas le déranger outre mesure. Parfais, je n'ai aucun soucis avec ça, je brille plus dans l'ombre de quelqu'un mais rien ne disait qu'il accepterait aussi docilement la situation. Heureusement, la situation aurait été vraiment compliquée si nous avions dû gérer des tensions en interne. Déjà que nous ne savons pas dans quoi nous nous engageons.

    Perseis semble posséder majoritairement des capacités utilitaires la ou, d’après ses dires, le dernier comparse peut (effectivement) s’occuper de soucis plus physiques. Il est assez drôle de voir comment chacun réponds parfaitement à l'image qu'il renvoi. Et je ne fais pas exception. “Je peux aussi utiliser la projection astrale mais il me semble optimiste d’espérer pouvoir avoir recours à cette capacité. Vous n’êtes pas sans savoir qu’il faut pouvoir visualiser le lieu de projection, un premier problème, et la concentration demandée est assez importante. Dans le cas où nous viendrons à considérer utiliser ce genre de solutions, la situation ne se prêterait probablement pas à la concentration.” Un simple rappel, une habitude de professeur de détailler les choses mais dans notre situation nous ne pouvons pas vraiment nous permettre le luxe de laisser certaines choses au hasard. “Hormis ça… Pétrification et attaque mentale. Deux capacités qui seraient le pressage d’une situation compliquée si l’occasion de les utiliser se présente.” Je dois avoir l’air bien pessimiste dans mon exposition de la situation mais ce sont les faits. Après tout comme il me disait ‘espère le meilleur et prépare toi au pire
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  • Dim 16 Avr - 3:03
    Aucun télépathe, aucune protection mentale, aucune capacité qui pourrait être utile à un enquêteur... Perséis commençait à se demander si l'université tenait tant que ça à élucider cette affaire... C'était là néanmoins une bonne nouvelle pour elle : si ses deux acolytes avaient dit la vérité, ils n'auraient que l'esprit pour voir clair dans son jeu au fur et à mesure qu'il se mettrait en place. Elle n'aurait tout de même pas craché sur la présence d'un limier ou d'un enquêteur de métier : la tâche qui leur échoyait s'annonçait ardue. Au moins, l'homme, dont elle ignorait toujours le nom, semblait et se prétendait physiquement capable de les protéger.


    La sirène ne put s'empêcher de lever un sourcil incrédule devant le discours d'Eloise. Était-elle vraiment en train d'essayer de lui donner une leçon aussi élémentaire sur la projection astrale ? Elle avait bien entendu raison sur les considérations pratiques du sort, et Perséis aurait presque pu se sentir insultée qu'on pense nécessaire de les lui expliciter de la sorte, mais elle semblait manquer de la pointe de subtilité et d'imagination qu'il fallait pour détourner un sort de son utilisation traditionnelle vers des fins plus ... sournoises.

    - "Je vous imaginais plus ... retorse, mademoiselle Natsk. Laissez moi vous donner un exemple, tâchez de vous en souvenir, il vous servira un jour ou l'autre. Vous rencontrez une personne puissante dans des circonstances houleuses, comme celles d'aujourd'hui. Cette personne aura certainement des consignes à transmettre, ou des gens à qui rendre compte à l'issue de votre entrevue. Repérez un endroit à l'abri des regards dans le bureau où on vous accueille, une remise adjacente, un paravent qui dissimule un recoin de la pièce, ou que sais-je encore. Faites surveiller les entrées du bâtiment pour savoir quand aura lieu la discussion. Au moment opportun, utilisez votre projection astrale à l'endroit choisi. Etonnamment peu de gens sont capables de détecter magiquement une projection astrale correctement dissimulée. Vous avez désormais un coup d'avance sur votre adversaire."


    Son ton était peu chaleureux, voire même froid comme à son accoutumée, mais pour une fois, il n'était pas méprisant comme il l'aurait été d'ordinaire dans une situation pareille. Elle avait passé les dernières décennies à manigancer, comploter, espionner et se méfier de tout ce qui l'entourait, son statut au sein de la pègre l'exigeait, mais tous ne vivaient pas dans la rouerie et la défiance constantes, et elle le comprenait. Quoiqu'il en soit, ce n'était pas aujourd'hui qu'elle pourrait se défaire de ces habitudes, car beaucoup se jouait ici et maintenant.


    Une fois la mise au point sur les capacités de tous effectuée, la sirène reprit la parole.

    - "Très bien, je me chargerai des protections mentales, et de la télépathie si besoin est. Il semblerait que nous disposerions de moyens de défense suffisants si les choses venaient à prendre une tournure un peu plus animée. Et si le pire arrive, Monsieur, nous comptons sur vous." dit-elle en se tournant vers le jeune homme.


    Quant à la méthode d'approche, personne ne semblait vouloir formuler de préférence, d'exigence ou de proposition. Une fois encore, cela faisait les affaires de Perséis : elle considérait qu'elle avait carte blanche.

    - "L'heure approche. Si vous le voulez bien, je suggère que nous nous mettions en route vers le lieu de rendez-vous."





    Une dizaine de minute plus tard, les trois enquêteurs arrivèrent au pied de la splendide bâtisse ou séjournait la Mairesse. Guidés par un Adonis qui officiait comme majordome, à travers de grands escaliers et de larges couloirs, tous plus richement ornés les uns que les autres, ils atteignirent une lourde porte de chêne massif, qu'on ouvrit enfin pour eux.


    Leur arrivée dans le salon où la Mairesse les recevait fut quelque peu glacial. Un silence de plomb écrasait la scène, alors qu'elle poursuivait sa lecture en ignorant leur présence. Après un instant qui parut une éternité, Koraki le brisa enfin. Perséis s'y attendait : la Mairesse n'était pas de celles qui aimaient louvoyer. A ses mots, Perséis fit un pas en avant, les mains croisées derrière le dos, et le regard rivé sur les yeux de son interlocutrice.

    - "Ce sera moi-même. Madame Exousia, permettez moi de me présenter, Perséis d'Oreithye. Vous ne me connaissez peut-être pas encore, mes affaires se restreignent pour l'instant à Liberty, mais j'ai suivi votre parcours avec une grande attention."


    Du haut de son port altier, elle parcourut du regard le salon et, avec plus d'attention encore, celle qui y était confortablement installée. Une chose était sûre, la fortune de la Mairesse était conséquente, et elle ne s'en cachait pas. Son goût pour le luxe et la beauté étaient plus qu'assumés, et c'était un décor dans lequel la sirène était à l'aise, et paraissait à sa place. Elle aurait probablement fait preuve d'un peu plus de sobriété et de légèreté dans le choix des ornements, mais il était difficile de trouver une faute de goût. Et pourtant, dans l'aura qui exhalait de la maitresse des lieux, quelque chose semblait détonner avec l'environnement, un semblant de vestiges d'une vulgarité originelle, inhérente à son passé bien moins prestigieux que sa position actuelle, qui se dégageait de son maintien, de sa tenue, de l'attention qu'elle ne daignait accorder qu'à moitié à ses hôtes, de la cigarette qui ne quittait pas ses lèvres. Il ne s'agissait pas d'un manque de raffinement, mais plutôt d'une sorte d'insouciance quant à l'image qu'elle présentait ici en ce jour, qui, aux yeux de Perséis, contrastait avec sa stature et son manoir.


    Alors qu'elle prononçait chacun de ses mots, l'alchimiste considéra le langage corporel de la Mairesse avec la plus grande attention. Elle ne s'attendait pas à ce que Koraki se laisse lire si facilement, mais dans leur situation, la moindre indication était bonne à prendre :

    - "Je sais reconnaître, et apprécier, une femme forte et ambitieuse quand elle se présente à moi. J'ai un grand respect pour vous, Madame Exousia, aussi vous épargnerai-je les formalités et les pertes de temps. Comme vous le savez, nous avons été dépêchés ici en raison de l'inscription à votre sujet, retrouvée dans le bureau du Dérangeant. Avez-vous quelque chose à partager avec nous à ce sujet, ou à celui de cette « Assemblée » ?"


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  • Lun 17 Avr - 19:35
    Elia n'aimait pas énormément le ton qu'employait Perseis. Retorse. Eloise ? Bien sur qu'elle n’était pas retorse. Eloise etait professeur a Magic, pas une chef de la pègre Républicaine. Bon, elle avait entendu et surtout, vu des dossiers sur des professeurs qui s'adonnaient a des pratiques un peu plus...sombre. Mais elle connaissait Éloïse et ne pouvait pas l'imaginer une seule seconde dans des affaires de ce type. Elle espérait ne pas se tromper sur le sujet.

    Elle pouvait parler autant qu'elle voulait, Elia n’était pas vraiment convaincue. Mais elle n'allait de toute manière pas remettre en cause la moindre parole concernant des faits qu'elle ne maîtrisait pas elle même a la perfection. De ce qu'elle en savait, elle pouvait très bien faire face a une grande manipulatrice de magie. Elle se contenta de prendre la parole juste a la fin.

    - Parce que vous croyez que dame Exousia n'a pas ce genre de compétences ? Elle ou un subordonné. Si je peux donner mon avis, faisons comme si nous n'avions absolument rien pour lui mettre la pression. Avec cet etat d'esprit, n'importe quoi sera du bonus. Si nous partons avec des certitudes nous allons purement et simplement finir au fin fond du lac.


    Elle soupira. Dans le fond, qu'est ce qu'elle pouvait bien foutre dans une galère pareille ? Elle aurait pu tout aussi bien etre en train de s’entraîner avec Neera. Et voilà qu'elle etait a deux doigts de rencontrer l'une des personnes les plus puissantes, si ce n'est du Sekai entier, au moins de République. Zephyr avait intérêt a lui donner une semaine de vacances.

    Le chemin en direction du lieu de rendez vous ce fit en silence. Puisque Perseis voulait rester en contrôle, qu'elle garde les devants. Ce qu'elle semblait faire naturellement de toute façon. Koraki était la, les invitant a approcher sans faire le moindre bruits ou mouvements.

    Une chef ? Naturellement Perseis pris la parole. Et Eloise semblait ne rien avoir a y redire. Soit. Qu'elle parle. Au moins elle avait l'air de maîtriser son flot de paroles. Elia n'avait meme pas regardé le décors, fixant simplement une a une toute les sorties potentielles qu'elle pouvait empreinter. Puis elle jeta un regard vers Eloise, se demandant si, en cas d'échappatoire, elle pourrait l'emmener avec elle.

    Mais avec un peu de chance tout allait bien se passer. Ce n'etait qu'une simple visite de courtoisie, rien de plus...

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  • Dim 23 Avr - 16:08
    J’en ai quelques-uns des comme ça en classe. Qui ont une ou deux connaissances de plus que le reste de la classe et tente de les faire passer coûte que coûte, quand bien même la situation ou le contexte ne s’y prête pas. Il n’y a pas grand chose de plus à faire avec eux que les laisser faire, hocher la tête et dépendant de la remarque potentiellement faire un petit point dessus si vraiment les choses sont trop éloignées de la réalité, ce qui arrive assez souvent, c’est dans ce genre de cas qu’on se rends compte du nombre de rumeurs ou croyances populaires erronées. L’inverse est aussi vrai, j’ai déjà eu des remarques pertinentes qui ont certes fait légèrement dévier la direction qu’aurait dû prendre le cours mais force est de constater que ce n’est vraiment pas la majorité des cas. “Oui bien sûr je prends note, merci pour votre considération.” Mon sourire sonne clairement faux et je dois bien avouer ne pas en avoir grand chose à faire. Si la situation se présente alors libre à elle d’appliquer son plan, je n’ai aucun souci avec ça. Si la situation se présente. Nous sommes parties pour frapper directement à sa porte afin d’obtenir informations et explications sur la situation et quelque chose me dit que tout va se terminer ce soir et que les opportunités de mettre en place son idée risquent de ne pas se bousculer. Et si jamais elle veut utiliser ce qu’elle apprend pour elle-même dans le futur grand bien lui fasse. Ça ne me concerne pas et je ne souhaite pas voir les choses changer.

    Par contre la remarque de notre troisième invité est intéressante. Au moins une personne qui garde les pieds sur terre. Même si la vérité est que dans cette histoire il est tout à fait possible que nous ayons déjà au moins un coup de retard si ce n’est plus. Annoncer notre venue a des avantages mais aussi des inconvénients, comme laisser le temps à Dame Koraki de se préparer. Encore une fois, rien n’indique que cette place n’est pas sous surveillance. Pour aller plus loin, rien n’indique que nous ne le sommes pas depuis notre arrivée à Liberty. Enfin… “Avançons, vous avez raison, l’heure avance et ce n’est probablement pas une bonne idée que de la faire attendre.” Nous aurons toujours l’occasion de peaufiner les détails sur la route même si une chose est sûre, et cela me désole que ce soit le cas. Actuellement je suis la seule personne sur qui je peux compter. Je connais Perseis et son mode de pensée, elle ne laissera pas passer une occasion comme celle-ci et je ne connais pas encore les motivations du dernier comparse. Ne me reste qu’à espérer qu’il soit avec moi. Ou au moins qu’il ne soit pas contre.

    ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

    Le rapport n’avait pas menti, la décoration comme le reste témoigne d’un amour certain pour la beauté sous toutes ses formes. Intéressant… Qu’est-ce qui peut pousser quelqu’un à avoir une telle admiration pour la beauté et le luxe ? Juste un intérêt personnel ? Au vu de ses origines, c'est une explication qui se tient. Qui ne me satisfait pas, mais qui se tient. Perseis vient de prendre la parole, c’est plutôt logique et ça ne me dérange pas qu’elle se mette en avant. Libre à elle d’attirer les regards si ça lui chante pour une fois je passe mon tour. D’autant plus que pour l’instant notre hôte ne semble pas réellement avoir d’yeux pour qui que ce soit dans notre groupe. Soit ce livre ne sert qu’à lui donner le change pour nous montrer à quel point notre présence est négligeable soit elle a un réel intérêt pour ses lignes. Dommage que je ne puisse voir le titre d’ici, ça aurait sûrement donné un élément de réponse. Peut-être avec un petit pas à gauche… Non la main qui tient la cigarette me gêne toujours dommage… Tiens par contre… Il était donc bien ici… Je pensais aux fausses rumeurs tout à l’heure en voici au moins une qui s’avère être vraie. Koraki s’était bien emparée de l’anneau du Razkaal en devenant Maire. Reste maintenant à savoir pourquoi et surtout dans quel contexte elle l’utilise…
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  • Sam 29 Avr - 20:10
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    Ce sera donc un interrogatoire en bonne et dût forme. Très bien.

    La dénommée Persëis se présente comme la cheffe de cette petite troupe, entamant le dialogue par les habituelles formules de politesse auxquelles touts les politiciens de cette nation se soumettaient lorsqu'ils cherchaient à obtenir les faveurs d'un autre. Les siennes étaient par ailleurs tout à fait convenables, bien qu'un peu attendues. Evidemment que le parcours de la Pute devenue Mairesse avait été suivie par nombre de personne en République, ce n'était pas un curriculum des plus communs. Mais elle avait visé juste en flattant par là l'égo de la dite catin.

    Et pourtant, elle laisse à nouveau un temps bien trop long pour être considéré comme agréable s'écouler, tout et si bien qu'on en viendrait presque à croire qu'elle n'avait pas entendue les paroles de la cheffe désignée. Puis, d'un claquement sec, elle referme brusquement son livre, avant de lentement lever son regard en direction des trois arrivant(e)s. Froids et inquisiteurs, ses yeux se plongent dans un examen complet de ses interlocutrices.

    Celle qui se prénomme Perseis présente bien, il faut le reconnaitre. Fière, digne, droite dans son allure comme dans ses mots ... En bref, elle est élégamment politique. Elle serait probablement celle dont les paroles seraient les plus à craindre. Après tout, elle avait avouée apprécier les personnes ambitieuse, ce qui démontrait qu'elle l'était sûrement tout autant.

    Ses yeux glissent ensuite sur le jeune homme. Ou du moins, celle qui cherchait à faire croire qu'elle en était un. Quand on travaille près de la moitié de sa vie dans un bordel, on rencontre plus souvent qu'à l'ordinaire des hommes se travestissant en femme et inversement. Quand on est courtisane depuis presque autant de temps, on reconnait tout autant les subterfuges que peut offrir le maquillage. Le déguisement est cependant extrêmement convaincant, il fallait bien le reconnaitre. On voyait une minutie digne d'un art des plus fins. Aussi la Mairesse ne fit-elle aucun commentaire.

    Un corbeau, qu'aucune n'avait remarqué jusqu'ici, croassa avant de s'envoler du perchoir sur lequel il se tenait et vint se poser sur l'épaule de Koraki. Elle se pencha légèrement vers lui, pendant qu'il croissait de nouveau, puis sourit.

    • L'inscription à mon sujet ... Répéta t-elle doucement, prenant enfin la parole après ce mutisme aussi insolent qu'insupportable. Oui, j'en ai été informée. "Demandez à la Mairesse.". Bien que je sois flattée d'être ainsi citée par cette Assemblée, je suis déçue de constater le peu d'estime que Magic me témoigne pour me hisser ainsi en suspecte. Ainsi, je vais vous poser une question à chacun, si vous le permettez.

    Et les Titans seuls savaient à quel point cela lui importait peu que ses invités soient consentants ou non. Elle dirigerait cette conversation selon son humeur et ses envie, car elle ne laisserait personne la mettre en faux. D'ailleurs, la question était de savoir par quel moyen elle avait été mise en courant. Était-ce pas les voies légales de la République ou bien par d'autres que la morale réprouve ?

    • Madame d'Oreithye, qu'est-ce qui dans mon parcours, mon attitude ou ma personne, justifie ainsi que Magic ait préférée vous envoyer enquêter sur moi plutôt que de venir me poser directement la question ?

    Autrement dit : pourquoi est-elle une suspecte ? A Perseïs de lui apporter satisfaction sans pour autant lui donner trop d'information sur Magic.

    • Vous, le jeune aussi beau qu'une femme, si d'aventure j'avais réellement des informations sur l'Assemblée, ne pensez-vous pas que je les aurais transmises depuis longtemps au Gouvernement dont je fais partie ? Et question subsidiaire, si j'étais membre de cette Assemblée comme vous semblez le croire, qu'est-ce qui justifierait que je m'expose ainsi, juste après l'enlèvement de la personne le plus puissante de la République ?

    Autrement dit : pensez-vous réellement que Koraki est aussi stupide que cela ? Si non, pourquoi aurait elle agit ainsi ? A Elia de contenter sa curiosité.

    • Et enfin vous ...

    Elle lève sa main sur laquelle trône l'anneau du Razkaal, prenant une bouffée de sa cigarette, puis l'exhale en demandant :

    • Que savez vous sur ce bijou ?

    Autrement dit : aucun rapport avec l'affaire en cours. A Eloise de voir elle peut lui apporter des informations sur l'Anneau.

    Note du MJ:

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  • Dim 30 Avr - 3:21
    Elia ne pu s’empêcher de sourire légèrement. Elle avait vécue une grande partie de sa vie dans un bordel, et elle connaissait la réputation de la femme en face d'elle. Si il y avait bien une personne qu'elle avait douté dés le départ convaincre de son changement de sexe, c’était elle. Elle avait trop d’expérience en la matière. Les hommes, les femmes, ça l'a connaissait. Et c’était un peu pour ça aussi qu'elle avait opté pour ce déguisement. Si elle avait pu la tromper ainsi, sans aucun autre artifice que son savoir faire, alors elle aurait douté que ce soit la vraie Koraki, ou bien qu'elle avait autant de compétences qu'on pouvait lui donner dans les racontars de rue.

    - Hum.

    Elle prit ainsi la parole pour commencer. Les questions s’étaient enchaînés, l'une après l'autre, a chacune des trois interrogatrices. Un test donc, visiblement. Elle soupira intérieurement, se demandant ce qu'elle pouvait bien foutre dans une telle galère. Elle aurait juste du rester en retrait, demander des informations a Neera, au lieu de venir elle même enquêter. Elle se mettait en danger pour vraiment peu de bénéfices au final. Mais c’était trop tard maintenant.

    - Je ne crois pas avoir dis que je croyais que vous étiez membre de cette organisation. Madame d'Oreithye a simplement parlé de ce que les autorités ont trouvés. Si c’était une preuve suffisante pour vous incriminé, ce n'est pas nous trois qui serions devant vous, en cet instant, mais une force de frappe a même de pouvoir vous arrêter. Neera Storm peut être ?

    Elle observa de droite a gauche, de façon visible, comme pour lui montrer qu'elle faisait mine de chercher tous les dispositifs et les stratagèmes mis en place par la mairesse pour éviter d’être dans un endroit beaucoup moins agréable et avantageux pour discuter. Ses yeux passèrent très rapidement sur l'artefact qui était l'objet d'une autre question. Elle l'avait sentit a l'instant même ou elle avait posé les yeux sur Koraki. La même impression qu'a Mael, une poignée de semaines plus tôt. On la disait dangereux, la vérité c’était qu'elle était mortelle.

    - Si c’était moi qui avait commencé l'interrogatoire, j'aurais posé la même question d'une façon différente. Pour qu'elle raison cette organisation, ou bien un opposant à votre faction ou même a vous personnellement, ferait en sorte de faire croire à l'académie que vous en faite vous même partie ?

    Elle tourna la tête vers Eloise, puis vers Perseis. Elles devaient parler aussi, mais elle espérait avoir droit a un peu plus de temps de parole.

    - Sans doute pour nous faire perdre du temps ? Dans tous les cas vous devez déjà les connaître, on dit que vous savez tout sur tout. Mais est ce une bonne idée de faire de vous une ennemie ?

    Elle se passa la main sur le menton. Ça pouvait être tout un tas de stratagème, fait par Koraki ou bien quelqu'un d'autre. C’était impossible de l'incriminer totalement ou au contraire l'innocenté sans réfléchir.

    - A moins que vous soyez déjà leur ennemis de base et donc que ca ne change rien pour eux. Alors c'est uniquement pour nous mettre sur une mauvaise piste.

    Elle se laissa partir en arrière dans son siège, levant la tete, pour observer le ciel négligemment.

    - Ou bien vous mettez votre nom pour qu'on fasse un lien, un lien tellement évident qu'on se dise que c'est un coup monté et qu'on cesse de vous soupçonner, alors que vous en faite bel et bien parti et du coup vous faite un double coup en nous retournant la tete !

    Elle sourit franchement, l'air amusé par l'histoire soudainement. Ayant oubliée qu'une seconde plus tot, elle n'avait qu'une envie, partir d'ici. C'etait ça d'avoir l'esprit généralement guilleret. C'etait assez proche d'un jeu pour elle.

    - Désolée, je réfléchis trop et je fini par me retrouver perdue sur le dos. Et j'ai déjà usée longuement de mon temps de parole, non ? Pardon, madame d'Oreithye, je vois que vous mourrez d'envie de parler a votre tour.

    Elle planta son regard dans celui de Koraki, et lacha pour finir, comme si c'etait lancé au hasard.

    - On est juste la pour discuter de toute maniere, non ? Aprés tout, de ce qu'on en sait, cette organisation pourrait ne même pas exister...
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  • Lun 1 Mai - 0:21
    Le long silence qui les avait accueillis s'établit à nouveau après les mots de la sirène. Tout comme pour le premier, il ne s'agissait ici que d'apparences : Koraki voulait avant tout affirmer une certaine position de supériorité, qu'elle n'était pas à la disposition de ces enquêteurs, mais qu'elle daignait leur accorder quelques miettes de son temps, et de son attention, presque comme s'ils étaient une nuisance dans une journée jusqu'alors douce. Et c'était bien là son erreur. Si elle jouait correctement les cartes qu'on lui avait servies, ce petit groupe était probablement la porte de sortie la plus aisée qu'elle aurait pour s'extirper de cette situation délicate, car même si elle se comportait comme si elle était hors d'atteinte, cette simple inscription avait fait se tourner vers elle beaucoup d'yeux inquisiteurs... Et si par un malencontreux hasard, cette information venait à quitter le cercle restreint auquel elle était confinée jusque là, cette simple méfiance du conseil de Magic pourrait devenir un mécontentement populaire grandissant à travers toute la République. Quelle drame serait-ce pour une personnalité politique aussi influente que la Mairesse... Mais personne n'oserait faire une chose pareille, n'est-ce-pas ?


    Perséis ne sursauta pas quand Koraki brisa enfin le silence d'un claquement sec de son livre. Elle s'attendait à un geste théâtral de ce registre. Toutefois, elle ne s'attendait pas à recevoir, en retour à ses questions, des interrogations, destinées tour à tour à chacun de ses interlocuteurs. Un autre moyen de s'accaparer le contrôle de cette entrevue, rien de surprenant en soi. En revanche, il y avait dans cette démarche un autre élément qui intriguait Perséis sans qu'elle ne puisse mettre le doigt dessus... Les questions n'étaient qu'un prétexte, c'était évident, leurs réponses n'importaient guère. Mais pour quoi ?


    Quand le jeune homme s'empressa de répondre à la question qui lui avait été posée, Perséis fut quelque peu soulagée, et agréablement surprise. D'une part, il fallait qu'elle prenne le temps de préparer les coups qu'elle allait jouer dans les prochaines minutes, et ce bref sursis était le bienvenu. D'autre part, elle ne s'attendait pas à une prise d'initiative de la part de l'un comme de l'autre de ses collègues du jour, et défier l'ordre logique de réponse en était une, qui d'ailleurs lui était bien utile. Elle lui accorda un très léger signe de tête quand, après avoir commencé à répondre à la Mairesse, le jeune homme vint quérir du regard auprès d'Eloise et d'elle-même un peu de temps de parole supplémentaire.


    Si ce dernier marquait quelques points pertinents, il se laissa emporter dans le fil de sa propre réflexion, formulant théories après théories. Quelque chose dans ce fourmillement d'éléments laissait penser la sirène que ce débordement soudain n'était pas entièrement laissé au hasard, qu'il avait un but. Mais le temps n'était pas à l'analyse de la stratégie de ses compères, la sirène devait se concentrer sur les intentions de la Mairesse. Si la question adressée à Eloise semblait détonner quelque peu du reste, une chose était sûre : il s'agissait d'une épreuve. Que ce soit pour éprouver leur finesse, leur rhétorique ou leur loyauté à Magic et à l'enquête en cours, cela importait peu pour la sirène. Si Koraki voulait évaluer quoi que ce soit, c'était l'occasion idéale de lui laisser entrevoir ce qu'elle pourrait tirer d'une collaboration avec eux – ou tout du moins, avec Perséis.


    Quand le jeune homme en eut fini, Perséis était fin prête, et contrairement à la Mairesse, elle ne laissa pas s'appesantir le silence sur la pièce plus d'une brève seconde.


    - "Ce jeune homme dit vrai : si nous sommes ici face à vous, c'est avant tout pour éclaircir certains points. Et si vous avez accepté cette entrevue, c'est pour avoir l'opportunité de le faire."


    Ses talons résonnant sur le marbre du sol du salon, Perséis commença à marcher lentement, contournant la Mairesse.

    - "Vous hisser en suspecte, dites-vous ? C'est une manière quelque peu dramatique de voir les choses, à mon sens. Vous comprenez bien qu'il est impensable de n'accorder aucune attention à une piste ainsi mise en évidence. Si Magic souhaitait tout bonnement vous voir incriminée, ils n'auraient pas dépêchés qu'un simple groupe de volontaires."


    De sa démarche lente, elle passa devant Koraki en cherchant ses yeux du regard, avant de dépasser le fauteuil où elle trônait et d'arriver à sa gauche.

    - "Ceci étant dit vous noterez, même si je suis convaincue que vous l'aviez déjà réalisé, que parmi nous trois, personne n'a d'allégeance ouverte envers le gouvernement de notre belle République. Un désir de neutralité politique ? Une volonté d'agir, autant que possible, en dehors de l'influence du pouvoir en place ? Les possibilités sont nombreuses, d'autant plus que le centre de notre attention n'est autre que la Mairesse d'une des plus grandes villes du pays, proche de la Présidente elle-même."


    Sans changer son rythme d'une once, elle se dirigea vers une des fenêtres qui leur faisaient face.

    - "Je n'ai pas la prétention de connaître toutes les motivations du conseil d'administration de Magic, ni les manigances qui s'y trament. Je compose avec les éléments à ma disposition. Comme il a été mentionné, en tant que personnalité publique, il est assez improbable de signer de votre nom un méfait que vous avez commis ou commandité. Cette soi-disant « Assemblée » veut détourner l'attention sur vous. Deux options sautent à l'esprit de tout un chacun. S'agit-il d'une simple diversion pour prendre une longueur d'avance en vous jetant en pâture à leur place ? Possible, mais j'ai tendance à croire qu'il y a toujours plus de choses qui se cachent derrière les actes des gens, surtout de ceux à la moralité discutable comme ceux à qui nous avons à faire. S'agit-il dans ce cas d'une volonté de vous nuire ? Voilà une perspective plus prometteuse. La question devient alors : pourquoi ?"


    Elle se planta devant la vitre, contemplant du regard la ville qui s'étendait sur les rives de l'immense lac. La surface de l'eau attirait inévitablement son regard.

    - "Nous ne sommes pas venus jusqu'ici pour vous condamner sur la foi d'éléments que l'on pouvait trouver à Liberty, Madame Exousia. Si c'était le cas, je ne me serai pas infligé ce long chemin. Avant d'être une suspecte, vous êtes la clé qui nous permettra très certainement d'en apprendre davantage sur la mystérieuse Assemblée. Nous aider à y voir plus clair ne fera que vous laver de ces odieux soupçons."


    Perséis croisa les bras, toujours face à la fenêtre, tournant le dos au groupe et à son interlocutrice, avant de continuer en s'adressant par télépathie uniquement à la Mairesse.

    - "Si je ne prétends pas en connaitre la nature, je n'ai aucun doute sur l'existence de vos liens, passés et présents, avec la Pègre républicaine. Je serai bien mal placée pour vous le reprocher, c'est un mal nécessaire à mes yeux. Vous me demandiez ce qui faisait que Magic nous envoie à vous ? Je pense que c'est là une des raisons. Je pense que c'est aussi une des raisons qui font que l'Assemblée s'intéresse à vous. Mais si je ne me méprend pas, et qu'ils vous ont mis ainsi au centre de l'attention, c'est qu'ils ont des raisons de penser que vous ne parlerez pas à leur sujet. Ma loyauté n'appartient pas à Magic. Si d'aventure il y aurait certaines ... informations qui permettraient de laver votre nom, mais que vous ne souhaitez pas voir parvenir aux oreilles de Magic, ou de qui que ce soit d'autre, je suis intimement persuadée que nous pourrions trouver un terrain d'entente. J'apprécierais particulièrement pouvoir vous innocenter au plus vite, et me concentrer sur cette Assemblée. N'entendez pas mal mon propos, vous êtes plus que digne de mon attention, et j'ai hâte de pouvoir la poser sur vous à travers un autre prisme que celui de l'enquête."



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    Perséis : #6e96af
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  • Lun 1 Mai - 14:09
    Difficile de dire si j’ai droit à un traitement de faveur ou si au contraire le piège qui m’est tendu est encore plus profond que celui de mes camarades. Et je crois bien que peu importe la réponse je n’en ai rien à faire. Ses questions ne sont pas anodines. Non seulement alors que c’est nous qui sommes venus récupérer des informations, c'est elle qui mène l’interrogatoire, s’offrant même le luxe de l’orienter dans la direction qu’elle souhaite, mais de surcroît ses questions sont parfaitement adaptées à chacun d’entre nous. Ce qui dans un sens est à la fois autant une insulte qu’un compliment. En ne me posant pas de question sur l’enquête indique-t-elle qu’elle pense que je ne suis pas en mesure de la faire avancer ? C’est une possibilité. En revanche, le fait qu’elle m’interroge sur l’anneau peut aussi indiquer un intérêt envers mes connaissances… Oui, encore une fois si piège il y a, je n’en ai définitivement rien à faire. Ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de traiter avec un artéfact légendaire, je ne vais pas laisser passer cette occasion. Pour l’instant je vais leur laisser les rênes. Amusez-vous, parce que dans mon cas je ne vais pas m’en priver.

    “J’en sais qu’il n’a logiquement pas grand-chose à voir avec la raison de notre présence ici. Et que si vous aviez besoin de l’expertise de Magic le concernant vous auriez pu nous rendre une petite visite directement. Mais ce n’est pas le sens de la question n’est-ce pas ? L’anneau du Razkaal… Beaucoup de choses à dire et dans le même temps tellement peu.” La stricte vérité, beaucoup de légendes, de rumeurs, de on-dit. Et aucun moyen de discerner le vrai du faux. Même la légende la plus intéressante n’a jamais été démentie… Et aujourd’hui, peut-être pour la première fois depuis des années voire des siècles, une opportunité de faire disparaître une partie du mystère qui l’entoure… “Pour commencer, je sais les mêmes choses que vous. L’anneau du Raazkaal, jadis entreposé dans la prison du même nom. Son utilité première, et la seule connue à ce jour, est de permettre à son lanceur d’attaquer directement l’esprit de sa cible. Au prix de… Quelque chose. Je serais honnête sur ce point vous avez sûrement plus d’informations que moi.”

    Ça ne sert à rien de lui mentir sur ce genre de choses. Je ne parlerai pas d’un sujet que je ne connais pas. Enfin. C’est ce que je vais faire mais en y mettant les formes. Concernant le prix à payer… Difficile de savoir exactement de quoi il en retourne même si je peux faire des suppositions. “Vu l’endroit ou il était entreposé et la nature de son pouvoir il est assez logique de penser que l’anneau a un lien avec l’esprit de son porteur mais lequel ? Je suppose que nous ne le saurons pas temps que personne n’aura franchi la limite. Et s’il s’agit juste de faire sombrer dans la folie alors on pourra probablement dire qu’il s’en tire bien. Je vous offre une hypothèse personnelle, quiconque manie cet anneau devrait être prêt à accepter de perdre à un moment ou un autre son libre arbitre.” Mais elle a déjà accepté depuis longtemps les risques qui viennent avec l’utilisation d’un artefact maudit. Tout du moins je l’espère pour elle.

    Cela étant dit… “Mais nous sommes d’accord que je n’ai pas encore répondu à votre question… Ce que vous savez déjà ne vous intéresse pas et vous n’avez pas grand chose à faire des hypothèses et d’une mise en garde d’une simple professeure. D’avance pardonnez-moi, la suite ne sera qu’hypothèses. On ne peut qu’avoir des suppositions quand on travaille à partir de légendes.” Je suis absorbée par ma plaidoirie. À ce moment, l'enquête me paraît bien loin. Je ne suis plus dans la demeure de la mairesse, personne soupçonnée de frayer avec une organisation assez puissante pour kidnapper La Dame. À ce moment je suis dans ma salle de cours, à parler d’un sujet que je trouve toujours aussi passionnant des années après. Comment réagissent mes partenaires ? Je ne sais pas. Ce n’est pas important. Enfin j’ai l’occasion de partager toutes ces idées, toutes ces heures de lecture… Peut-être de faire voler un, soyons fou des, mythes en éclat…

    “L’anneau aurait été forgé il y a plusieurs siècles à partir de deux minerais. Son contour, est en Phantacier alors que la gemme en son centre est en Rathonite. Un choix intéressant, le premier minerai est connu pour blesser l’âme, le deuxième est une pierre maudite. D’ailleurs à ma connaissance la gemme rouge qui orne votre bague est l’une, si ce n’est la plus, pure en ce monde. La mise en commun de ces deux pierres permet de facilement revenir sur ce que je disais tout à l’heure, quel intérêt de créer un objet maudit capable d’attaquer l’âme si ce n’est pour prendre celle de son utilisateur ?” C’est dans ce genre de moment que je me dis qu’il faut que je prenne plus de temps pour étudier le programme du cursus de forge magique. Même si la réalité est que j’ai déjà passé plus de temps à l’étudier qu’une bonne partie des étudiants. “Un deuxième choix intéressant et le lieu ou l’anneau était entreposé. Le Raazkaal. Un lieu capable de briser l’esprit de ses occupants. Certains pensent que l’anneau y était entreposé pour être surveillé, pour être gardé hors de portée. Si c’était le cas, et pardonnez-moi pour cette remarque, comment justifier que vous ayez pu vous l’accaparer aussi facilement ?” Je commence à faire les cent pas. Quelques minutes plus tôt je les jugeais pour bouger aussi librement dans le bureau. Me voilà à faire la même chose. Mais je ne suis plus vraiment dans le bureau après tout. “Non, il semble plus logique de dire que l’anneau était là-bas pour s’imprégner, sans doute littéralement, du lieu, de l’esprit brisé de ses occupants. Peut-être pour gagner en puissance, à la recherche d’une évolution... Vous êtes vous déjà demandé pourquoi il porte ce nom ? Vous êtes vous déjà demandé le lien qui pourrait exister entre le créateur de cet anneau et le Raazkaal ? Et vous êtes vous déjà demandé ce qu’il est advenu des autres œuvres de son créateur madame Exousia ?”
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  • Mer 3 Mai - 15:58
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    Message 3 - Tour 4

    Un éclat de rire, froid et court. C'est tout ce que les premières interventions de Perseïs et d'Elia suscitèrent chez leur interlocutrice.

    • Vous êtes toutes bien naïves de croire cela. Pensez-vous réellement que si un Haut-Magistrat est accusé de trahison, la République envoi quelqu'un d'aussi visible et connu que Neera Storm ?

    Elle prend un instant pour les regarder toutes les deux, plongeant ses yeux dans les leurs, un sourire suffisant aux lèvres. L'espace d'un instant, ces derniers peuvent jurer voir les iris de la Reine des Catins prendre la couleur d' une bestiale et dérangeante parodie de l'or.

    • Non, bien sûr que non. Il faut éviter le scandale à tout prix, surtout quand le Haut-Magistrat en question est une Mairesse que le peuple sait très proche de la Présidente, comme vous l'avez si bien rappelé. On préfèrera dès lors envoyer un groupe d'inconnue qui, pour ce que j'en sais, pourrait très bien être constitué de membre du SCAR ou de limiers sous couverture, ne pensez-vous pas ?

    Ses doigts tapotent légèrement l'accoudoir de son siège, battant la cadence alors qu'elle savoure ce précieux moment où elle leurs explique en quoi elle ont tout faux et, par extension, à quel point elle leur est supérieure.

    • Car ne me prêtez aucune intentions louables : si j'ai accepter de vous voir, c'est uniquement car j'y vois un avantage certains. Comme dit précédemment, je ne vous connaissais pas avant aujourd'hui. Vos présentations pourraient tout à fait n'être qu'un tissu de mensonge. Cette possibilité à l'esprit, pourquoi accorderais-je de la crédibilité à votre soi-disant absence d'allégeance envers le gouvernement ou MAGIC ?

    Toutefois, Perseïs n'avait pas tord quand elle disait que Koraki tenait en elles le moyen de se laver de tout soupçons. Elle gagnait un point.

    Malheureusement, la tentative de discussion télépathique ne fit qu'attiser la paranoïa de la Mairesse. Madame d'Oreithye venait de lui annoncer qu'elle connaissait son passé en lien avec la Pègre et peu pouvaient importer les intentions réellement bienfaisantes qui la stimulait, cela pouvait tout aussi bien n'être qu'une tentative de lui faire avouer son passé criminelle. Si Koraki le lui confirmait, rien ne garantissait qu'elle ne dévoile pas ses informations au SCAR qui, il fallait le rappeler, était diriger par ce parvenu de Mikael Goldheart, c'est à dire l'un des rivaux politiques les plus acerbes et dangereux de la Reine des Catins. Elle perdait un point.

    Elle ne réagit donc aucunement à la conversation silencieuse qu'elle venait d'avoir avec Perseïs, gardant néanmoins ces propos dans un coin de son esprit. Après tout, si ses comparses se révelaient digne de la confiance de la Mairesse, alors il serait toujours temps de réévaluer le statut de la noble femme.

    C'est ainsi qu'elle se tourne vers Elia.

    • "Trop réfléchir" n'a jamais été un défaut, sachez-le. Au contraire, cela vous a permis d'émettre un grand nombre de possibilité, toutes plus valables et censées les unes que les autres. Il ne reste plus qu'à procéder à l'élimination progressives des moins vraisemblables. "Vous faire perdre du temps" ? A ce moment-là, j'aurais plutôt opté pour la bureaucratie longue et contraignante de la République plutôt que d'accepter tout bêtement une entrevue. "Faire un double-coup" ? Possible, mais néanmoins risqué, car dans tout les cas je m'exposerait grandement aux suspicions de l'Etat. Même en cas d'innocence prouvée, mon nom restera terni par cette enquête et affaiblira ma réputation. "Une mauvaise piste" reste le plus intéressant pour l'Assemblée. D'autant plus que cela ne rentre pas en contradiction avec une autre possibilité que vous avez négligée : et si cette Mairesse était tout simplement une autre personne que moi ?

    La politicienne aimait les gens qui se torturait l'esprit pour essayer de déchiffrer les intentions des autres, d'autant plus qu'Elia était jusqu'à supposer l'inexistence même de l'Assemblée. Après tout, tout ce qu'on avait cette organisation était un aveux peu fiable de la part d'une sorcière dans un monde des rêves. Autant dire pas grand chose. Le "jeune homme" avait un esprit pragmatique et par expérience, Koraki avait toujours put faire confiance à ce genre de personne car bien souvent ils étaient le genre de ce qui ne s'encombrait pas des "on-dit" et ne recherchait que la pure et stricte vérité. Elle gagnait un point.

    • Toutefois, malgré ces réponses cryptiques, je peux vous tout à fait répondre par le négatif à l'une de vos questions : ce n'est jamais une bonne idée de faire de moi son ennemie.

    Une mise en garde gratuite, rien de plus.

    Quand à la professeur, elle se révéla être une grande source d'information. Ses hypothèses éclaircissaient certaines interrogations que se posait Koraki depuis des années. L'Anneau présenterait donc un risque pour son utilisateur ? Voila qui était fascinant. Une main se frottant le menton et le regard perdu dans le vide, la politicienne réfléchissait aux paroles de l'enseignante. Peut-être ... Posait-elle le doigt sur quelque chose ? Elle gagnait un point.

    Sa réponse à ses questions fut des plus claires :

    • Et bien ... Non. Tout simplement parce qu'il n'existe aucune trace de son créateur et donc, par extension, aucun moyen de relier entre eux différents artefacts. Il se nomme "Anneau du Razkaal", car c'est là qu'il fut trouvé lorsque la République s'empara de la forteresse pour en faire une prison. Pour autant qu'on le sache, il pourrait tout aussi bien avoir été forgé ailleurs ...

    Hypothèse hautement improbable, au demeurant. On ne construisait pas ainsi une place forte aussi solidement défendue magiquement pour ne pas y créer des objets plus dangereux les uns que les autres, sans compter l'entité qui, d'après les rumeurs, y sommeillait.

    • Par ailleurs, il n'existe aucune trace témoignant d'un précédent possesseur de l'Anneau du Razkaal, ce qui est une aberration. C'est un artefact qui appartient au Maire de Courage et dont il peut disposer à sa guise. C'est pour cela que je le porte, tout bonnement car j'en ai le droit. Pourtant, il n'existe aucun témoignage, aucune preuve, pas la moindre trace permettant d'affirmer que ne serait-ce qu'un seul des Maires au cours de 5 derniers siècles y ait posé le doigt. Et cela, je ne peux y croire. Un objet aussi puissant et fascinant, attirant autant la curiosité scientifique que l'avidité dominatrice, et personne n'aurait jamais cherché à s'en emparer, à l'étudier ou à ne serait-ce que le porter ? Je serais la seule en plusieurs siècles à l'avoir fait ? Vous tomberez d'accord avec moi : c'est inimaginable.

    Trêve de suppositions, il était temps d'avancer.

    Se levant pour la première fois de son fauteil et scrutant un instant les trois personnes devant elle, Koraki finie par annoncer :

    • Car je sais qu'il existe un certain nombre de personne au sein de la République qui donnerait cher pour l'obtenir. L'une de ses personne à par ailleurs retenue mon attention, car en plus de s'intéresser de près à l'artefact qui me revient de droit, j'ai ... "découvert" que cette personne semblait s'être beaucoup intéressée à MAGIC ces derniers mois. Des correspondances intimes, des entretiens secrets, des questions d'apparences anodines posées à des personnes tout aussi anecdotiques. Individuellement, ces faits sont sans importances. Assemblés les uns aux autres, cela devient ... Intéressant, ne trouvez-vous pas ?

    Qui était cette personne ? Pour l'heure, Koraki n'était pas encore disposée à le leur révéler. Fort heureusement pour Perséïs, les propos et l'attitude de ses camarades apportait un peu de crédit à son histoire.

    Note du MJ:

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  • Mer 3 Mai - 17:09
    Elle avait fait quelque chose. Cette salope qui se prenait pour leur chef avait fait un truc. Impossible de dire quoi, mais son instinct ne la trompait que rarement. Elia, toujours en retrait, se laissa aller en arrière, les yeux totalement clos alors que les deux autres prenaient leur tour. Si elle avait eu un mauvais pressentiment lors des présentations, elle n'avait plus aucune confiance en elle, si jamais elle en avait eu tout court. Elle était sournoise, c’était évident. Elia n'aimait pas les politiciennes, et sa façon de parler ne lui plaisait pas. Par chance, Eloise était la.

    Et elle comprit finalement pourquoi c’était une bonne professeur. Les yeux clos, comme si elle dormait, elle écouta avec attention la leçon de la Républicaine. C’était instructif, passionnant. Elle qui aimait les récits, elle était servit. Elle ne la connaissait pas tant que ça. Une seule, simple soirée en sa compagnie. Mais si elle avait songé un moment de ne probablement plus la revoir, cette conviction était soudainement un peu ébranlée. Depuis qu'elle l'avait vu marcher dans le jardin, en fait. Mais elle, elle l'avait sans doute oubliée. Ça faisait un mois déjà.

    - Hum ?

    Elle ouvrit soudainement les yeux, mimant vraiment le réveil après une sieste réparatrice. Elle se redressa, toute sourire, d'un air de demander si c’était déjà a son tour, encore une fois. Et visiblement oui c’était le cas. Bien, alors il fallait continuer dans cette direction. Elle avait l'air plutôt satisfaite de la conversation, la mere Koraki. Enfin, c'etait comme ça qu'Elia l'analysait de son regard. Elle pouvait tout aussi bien avoir envie d'aller au petit coin, pour ce qu'elle en savait.

    - En fait, si je reprend vos termes, vous avez raison. Sauf que nous ne sommes pas vraiment la République, non ? Ici, la Republique, c'est vous. Et je doute qu'ils soient super content que vous finissiez en taule. Ou pire. Après tout, aux yeux du plus grand nombre, vous êtes la grande mairesse de la ville. Nous, nous venons plutôt de Magic. Et si nous avions des preuves solides de votre inculpation, je suis certaine que le professeur Storm serait contente de venir vous voir elle même. Mais tout ça, c'est uniquement des suppositions. On l'a déjà évoquée.

    Elle contourna Perseis sur le coté, changeant d'angle de vision sur la perfide qui semblait jongler avec aisance entre elles.

    - Et ne vous inquiétez pas. Si je regarde dame d'Oreithye...et...oui...le professeur Natsk...ah mais oui. Personne ici n'est la vraiment pour la moindre intention louable, non ? Quel intérêt de nous envoyer, autrement ? Personnellement, je suis surtout curieux de connaître la vérité. C'est sûrement mon coté détective. Mon coté...vous avez dit quoi, limier ?

    Elle souriait toujours, sans que la moindre trace de changement dans son attitude ne soit perceptible. Un vrai garçon. Maître du déguisement. Et c’était de plus en plus visible pour Koraki. Le genre de déguisement qui était utile dans les bas fonds des villes, pour écouter. Difficile a dire, cependant, si elle faisait en sorte de montrer ce coté d'elle ou si c’était une maladresse.

    - Moi, en tout cas, je vois bien un angle ou au contraire, vous pourriez en ressortir plus forte. « Oyé oyé, les nouvelles, les nouvelles. Notre grande et vénérable mairesse, après un combat acharné contre une ville organisation criminelle, a réussit a rendre nos rues plus sur ! Elle s'est battue becs et ongles pour prouver son innocence, et désormais, les vrais fautifs sont derrières les barreaux ! Encore un bel exemple de la justice de notre beau pays, vive la dame »...ou un truc dans le genre ?

    Elle sauta d'un pied sur l'autre, comme si son imagination et sa vitesse d'esprit ébranlait une sorte d'hyperactivité qui lui donnait envie de ne pas rester immobile. Elle se retrouva soudainement a droite d’Éloïse, quasiment épaules contre épaules, toujours souriante, l'air détendue, amusée par la discussion.

    - Je n'ai rien négligée en tout cas. Parce que je ne suis pas la parce que je crois que vous etes la mairesse ou non. Ca c'est eux, qui le pensent. Nous n'avons rien, absolument rien pour l'établir. En revanche...ce qui est sur, c'est que vous savez des choses. Des petits trucs, a droite et a gauche, ici et la. Plus que n'importe qui ici. Et ça, ca, c'est super intéressant. Et c'est pourquoi l'entrevue est utile dans tous les cas.

    Elle s'écarta d’Éloïse, lui laissant un peu plus d'air.

    - Et avec nous, vous êtes gagnante dans tous les cas. Au mieux on trouve le problème et on l'arrache pour vous, au pire, on va fouiner ici et la, on posera des soucis a des gens qui arrêteront de penser a vous l'espace d'un bref instant. Dans tous les cas, je ne vois pas un seul angle ou vous n'avez pas l'utilité de nous donner des informations utiles. Assemblée ou pas assemblée. Organisation démoniaque qui existe dans l'ombre ou non.

    Elle cligna des yeux, une fois, deux fois...et se retint d'éclater de rire. C’était trop difficile de camoufler totalement les éclats des aiguës.

    - Je parle, je parle...et je prend du temps a notre cher mairesse. J'espere vous avoir divertie, dans tous les cas.

    Elle fit une courbette un peu exagérée, et retomba assise, les yeux clos a nouveau, comme un pantin qu'on allume, puis qu'on éteint.
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  • Jeu 4 Mai - 18:51
    Sa réponse au reste du groupe me fait revenir à moi. C’est vrai, nous ne sommes pas présents uniquement pour débattre sur un artefact, la situation est plus importante que ça. Ce qui est dommage. Et dans le même temps, qui sait ce que nous pourrions découvrir en avançant dans nos recherches. Notre point de départ nous a déjà amené à l’un des objets les plus emblématiques de la République. Regard vers mes camarades. La mairesse semble réussir à les mettre à mal. Perseis en particulier. Elle a fait ou dit quelque chose qui visiblement a rendu sa situation inconfortable. Hm. Je n’ai pas été la plus attentive quand ils ont pris la parole. J’aurais peut-être dû. On ne change pas les habitudes je suppose, j’étais déjà comme ça, incapable de contenir ma curiosité, plus jeune c’est encore le cas aujourd’hui. Notre jeune homme semble s’amuser en tout cas. Au moins nous sommes deux. Et il ne semble pas avoir été assommé par mon petit petit cours. Très bien. J’aimerai venir en aide à Perseis mais la situation n’est pas si simple. Nous sommes tous jugés sur une question précise, sur un thème donné. Commencer à m’avancer sur le sien est au mieux dangereux, au pire l’un des meilleurs moyens de juste nous faire jeter dehors. Bon. Soit. Reprenons le cours alors. Il semble avoir terminé son petit numéro. C’est tout ce que je peux faire pour toi Perseis, parler, te donner un petit peu de temps pour réfléchir et te préparer.

    “Aucune trace de son créateur ? Je vais vous dire oui et non. Oui, aucune trace, nous ne savons pas qui a pu le forger c’est certain. Cependant, pouvez-vous me regardez et me dire que l’homme, ou la femme, qui a forgé cet objet n’a laissé aucun moyen de savoir qui il est ? Les plus grands voleurs signent leurs crimes, c’est une des raisons qui fait que nous sommes ici d’ailleurs, les plus grands artistes une marque sur leurs œuvres, une signature, une habitude… Avez-vous déjà pris le temps de regarder cet anneau ? Les soudures entre l’acier et la gemme, les griffes qui l’enserre, la magie qui en découle ? Avez-vous une seule fois eu la curiosité de chercher à tracer la magie de l’anneau ?” Peut-être. Il n’est pas impensable qu’elle l’ait déjà fait. Et en même temps j’ai du mal à la voir avoir poussé la recherche si loin. En soit, je ne sais même pas pourquoi elle a pris cet anneau. Cela peut aussi bien être par curiosité, à sa place j’aurais aussi sauté sur l’occasion sans la moindre hésitation, que pour son utilisation personnelle. Les capacités de l’anneau restent remarquables il faut bien lui accorder ça. Je me demande si je saurais attaquer l’esprit aussi efficacement que lui ? Je ne suis pas certaine d’avoir envie de connaître la réponse à cette question…

    Aucune trace d’un précédent porteur… Elle a raison. Je n’avais jamais réalisé tellement cela me semblait évident mais oui. Au fil des siècles les maires de Courage se sont succédé et personne n’a tenté de mettre la main dessus. Je ne crois pas non plus qu’il y ait eu mention de tentative de vol. Pourtant l’anneau est connu, quiconque s’intéresse un minimum à la magie noire ou Courage le connaît. Des gens ont forcément été intrigués par son existence, certains auraient même pu tenter de le voler afin de porter atteinte à l’image de la ville. Laissons ces théories de côté, concernant de potentiels voleurs il est dur de se faire une bonne idée. Le Raazkaal est ce qu’il est, avoir des informations dessus est possible mais bien trop compliqué et risqué. Au vu de la situation actuelle, on va éviter d’attirer la situation sur soi. “Nous sommes bien d’accord, l’histoire n’est pas cohérente. Trop de zones d’ombre. Et dans le même temps, une question me vient naturellement à l’esprit. Vous avez trouvé l’anneau dans la forteresse. Donc il n’était pas ailleurs. Si des gens l’avaient sortis au fil des siècles, auraient toujours trouvé le moyen de le ramener à sa place ? Ce n’est pas l’assiduité des maires de Courage que je remet en cause mais le hasard. Les choses peuvent aller vite, nous l’avons vu pendant les dernières années avec la guerre. J’ai du mal à croire que tous les gens ayant pu le faire sortir on aussi pu le reposer sur son piédestal. Ou son coffre. Ou peut-importe l’endroit.”

    Imaginer l’anneau trôner fièrement sur un petit piédestal me tire un sourire. L’image est aussi ridicule que probable. Comme s’il attendait son heure. Comme si un rituel attendait d’être complété. “Pour les traces des porteurs le Razkaal est un lieu suffisamment mystérieux pour expliquer qu’elles aient pu disparaître. Mais pour la présence de l’anneau à sa place…” Nouveau sourire. Si elle était la l’image la ferait rire elle qui aime autant lire. “Certains livres d’enquête parlent parfois de meurtre en chambre close. Dans une certaine mesure c’est probablement assez proche de notre situation. Un objet qui devrait être dehors se retrouve dedans. Aucun moyen de savoir pourquoi, aucun moyen de savoir comment mais il est là. Et je suis presque certaine que si vous allez leur demander ils vont diront qu’il y a toujours été. Je vous donne mes deux principales hypothèses, à vous de voir ce que vous en faites.”

    Rapide coup d'œil vers Perseis. Ça va être à elle. J’aurais aimé continuer cette discussion mais nous ne pouvons pas non plus nous éterniser indéfiniment. “Il se passe… Quelque chose à la mort des porteurs. Quelque chose en rapport avec ce que je vous disais, probablement un impact sur l’esprit. Si on parle de la mort des porteurs, il est envisageable que l’âme elle-même soit touchée. Dans ce cas, trouver des informations va être encore plus compliqué mais passons. Il se passe quelque chose à leur mort et c’est après ça qu’ils ramènent l’anneau à sa place, faisant le nécessaire pour effacer toute trace d’utilisation.” En temps normal je dirais que cette possibilité est presque inenvisageable mais avec un objet comme ça… Je reconsidère beaucoup de choses. “Deuxième idée, proche de la première, les porteurs meurent et c’est une entité qui vient… Réparer la situation, le faire oublier, récupérer l’âme ou l’esprit et reposer l’anneau à sa place. Jusqu’au prochain utilisateur. peut-être même, cette idée me vient à l’instant, il faudra que je vérifie dans mes notes une fois cette histoire terminée, le faire oublier pendant quelques années, pendant le passage d’un maire ou deux, histoire qu’il ne reste qu’une légende et donner envie au suivant de vérifier tout ça.”

    Une remarque me brûle les lèvres… Devrais-je lui dire ? Elle ne devrait pas mal le prendre. Je pense. En tout cas, elle ne devrait pas le prendre personnellement. Et elle me permettra de conclure. “En particulier si le suivant à un profil adapté à la situation. Un chercheur, un adepte du pouvoir… Si je devais finir sur deux remarques, Dame Koraki, vous devriez vraiment, si vous ne l’avez pas fait, tracer magiquement cet anneau et vérifier si vous ne trouvez pas autour de vous une trace similaire à un endroit où elle ne devrait pas être. Ensuite… Renseignez-vous sur le Razkaal. Cette forteresse est un mystère complet, et parler de ceux que nous connaissons comme la partie émergée de l’iceberg est probablement trop faible pour la situation. Il est fort probable que trouver la personne qui a créé ce lieu et la vraie personne qui s’en occupe est un bon point de départ. Je parle bien de la vraie personne qui le gère. Avec tout mon respect pour les gardiens qui s’en occupent je pense qu’ils ne sont que de simples habitants de cet endroit. Des locataires qui paient le loyer avec leur esprit.” C’est moi qui m’incline cette fois, respectueusement, sincèrement. “Cette conversation a été très intéressante, cela me navre de devoir y mettre fin. Néanmoins, si un jour vous souhaitez la reprendre, mon bureau est à Magic et c’est avec un grand plaisir que je vous y accueillerai.”
    Noble de La République
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    Perséis d'Oreithye
    Perséis d'Oreithye
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    Info personnage
    Race: Sirène
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    qui suis-je ?:
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  • Sam 6 Mai - 3:17
    Perséis ne put s'empêcher de lever un sourcil incrédule aux mots de la Mairesse. Il était tout à fait naturel que Koraki ne lui fasse aucunement confiance, et elle-même n'était pas en reste sur ce point, mais suggérer qu'elle puisse faire partie du SCAR ? Pire, des limiers ? Elle n'avait donc aucune idée de qui elle était réellement ? Si cette information n'était pas aux mains du grand public, elle s'attendait à ce que sa réputation ne soit plus à faire auprès d'une personne haut placée au sein de la République, ou d'un membre éminent de la pègre républicaine; alors pour quelqu'un qui avait un pied dans chaque camp ? Son égo était légèrement piqué de la situation, elle n'aurait pu le nier.


    Elle attendit patiemment son tour, ses deux comparses semblant avides de répondre à la Mairesse. Cette fois, elle n'avait pas besoin de réfléchir, de planifier. Certes, elle avait été prise au dépourvu par les soupçons inattendues de leur suspecte, mais elle nageait dans son élément, et les grands airs que prenaient Exousia ne l'atteignaient pas. Elle pouvait se placer elle-même sur un piédestal autant qu'elle le souhaitait, elle n'en était pas moins celle qui avait les deux pieds dans la fange, celle sur qui pesait le regard de Magic et, si n'importe qui décidait d'ébruiter l'affaire, de toute la République, les habitants de sa chère ville compris.


    - "Le SCAR ? Des Limiers ?!" Elle éclata d'un rire à la fois cristallin et glacial, mais d'une franchise désarmante. "Je dois avouer, Madame Exousia, que l'on m'a insultée de nombre de manières au cours de ma vie, plus souvent en mon absence que l'inverse mais je ne manque pas d'oreilles. Et pourtant, jamais d'être un petit chien du Razkaal, ou pire encore, de la petite armée personnelle de Mikael Goldheart. Mais je ne vous en tiens pas rigueur, et je salue même votre originalité. Il semblerait que ma réputation ne soit pas parvenue jusqu'à vous, si loin à Courage. Soit, de toute manière, ce n'est qu'une question de temps."


    Elle se détourna enfin de la fenêtre à laquelle elle faisait toujours face, et posa de nouveau son regard sur la Mairesse.

    - "Pour être tout à fait franche avec vous, j'ignore presque tout de ce jeune homme qui nous accompagne, jusqu'à son nom. Je connais Mademoiselle Natsk, et je peux garantir qu'elle ne fait partie ni de l'un ni de l'autre, même si son allégeance, en tant que professeure, doit naturellement aller à Magic. Donc libre à vous de douter, et de vous méfier d'eux. Pour ce qui est de ma part, je ne vous fais pas l'affront de vous attribuer la moindre intention louable, et vous pouvez d'ores et déjà me réserver le même traitement sans plus attendre. Néanmoins, je vous suggère, quand vous en trouverez le temps, de faire quelques recherches à mon sujet. Je n'ai aucun doute sur la nature et l'efficacité des moyens à votre disposition, et il vous sera aisé de lever certains de vos doutes qui semblent peser sur moi. Si ça ne sera d'aucune utilité pour la situation présente, cela nous facilitera les choses pour des discussions futures, sur des thèmes bien plus fructueux. Mais revenons-en au sujet principal, il me semble que nous avons tous, vous y compris, encore beaucoup à faire."

    Ses aspirations et machinations futures n'étaient pas à l'ordre du jour, mais la sirène était parvenue à son but en la matière : suggérer à la Mairesse qu'elle entendrait à nouveau parler d'elle, que cette enquête n'était pour elle qu'une première étape, vers une convergence de desseins des plus fécondes. Cela devrait amplement suffire à l'inciter à aller questionner les bonnes – ou plutôt les mauvaises – personnes à son sujet, et nul doute qu'elle comprendrait alors qu'entre elles, les échanges seraient davantage placés sous le signe de l'ambition que de la moralité.


    - "Libre à vous donc, disais-je, de conserver toute votre méfiance à notre égard. Je ne vous demande ni de confirmer ni d'infirmer quoi que ce soit d'incriminant. Après tout, je n'ai nul intérêt à entendre ce que je sais déjà." Elle marqua une brève pause dans son discours, le regard plongé dans celui de la Mairesse. "Je vous invite davantage à voir la situation sous un autre angle, bien plus pertinent. Il n'est pas question de confiance ici, Madame Exousia, je ne pourrais pas prétendre moi-même avoir confiance en vous, ni même entièrement en ceux qui se tiennent à mes côtés dans cette enquête. Comme pour beaucoup de choses en réalité, quand on cherche au delà des apparences et des illusions, c'est d'intérêt dont il est question, et ce n'est pas à vous que je vais l'apprendre. Voyez donc plutôt ce que nous pourrions tous tirer de votre coopération. Un peu de pragmatisme n'a jamais blessé quiconque."


    Perséis, sans attendre une quelconque invitation de leur hôte, prit place sur un fauteuil placé sur la droite la Mairesse.

    - "Magic obtient quelques informations sur le destin de sa Dame."

    Elle plonge les yeux droit dans ceux de Koraki.

    - "J'obtiens quelques informations sur l'Assemblée, j'ai eu l'opportunité de rencontrer la Mairesse de Courage, et plus important encore, de l'innocenter. Comme je le dis souvent, rien n'a plus de valeur qu'une faveur. Quant à eux deux, demandez-leur si ça vous chante. Je l'ignore, et je n'en ai cure."

    Elle s'adossa et croisa les bras.

    - "Et vous, bien sûr, vous êtes lavée de ces soupçons. Ils ont beau n'être fondés que sur quelques mots, vous n'êtes pas sans savoir qu'il suffit de bien peu de choses dans ce monde où vous évoluez pour mettre en péril tout ce que vous avez construit. L'opinion publique est si vacillante... Vous pouvez être celle suspectée d'avoir cabalé pour l'enlèvement d'une des femmes les plus puissantes de la République, ou celle qui, son honneur injustement bafoué et remise en cause par ceux qui auraient du la soutenir, a néanmoins œuvré à la mise au jour d'un complot contre notre chère et grande République."

    Un fin sourire vint étirer les traits de son visage.

    - "Oh, et vous obtenez vengeance envers ceux qui vous ont accusé de leur propre méfait, peu importe ce qu'ils ont, ou pas, à charge contre vous. Le cas échant, mon offre tient toujours. Vous voyez ? Pourquoi s'entêter avec de sombres histoires de doutes et de confiance, alors que nous pouvons simplement être honnêtes sur un seul point : nos intérêts respectifs qui, semble-t-il, convergent parfaitement."


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