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  • Mar 11 Avr - 22:15
    Sous le pont
    le démon


    Février 04
    Bas quartiers de Liberty





    La rivière bordant l'est de Liberty servait à bien des choses. Eau propre, irrigation, lavoirs, eaux usées, mais également quelques canaux creusés dans les parties de la ville dont les ateliers et les artisanats nécessitaient de l'eau en masse, comme le sanglant quartier des tanneurs et des abattoirs, les points d'eaux pour éviter les incendies ou, de façon moins rocambolesque, les égouts. Plusieurs canaux embellissaient donc certains lieux de la ville, reliant des pièces d'eau ou donnant l'occasion d'ajouter de jolis petits ponts de pierre décorées qui faisaient oublié que sans l'utilisation intensive de magie, le liquide qui s'écoulait sous les pieds des passants ne serait pas seulement trouble, mais aussi nauséabond.

    Dans un quartier moins que populaire aux maisons délabrées et aux routes mal pavées, l'un de ces petits ponts s'était retrouvé à être l'un des rares témoins d'une drôle d'affaire. La nuit était tombée. Les nuages s’amoncelaient si densément dans le ciel qu'on ne distinguait pas la moindre lueur des étoiles ou de la lune, qui aurait pourtant du être pleine ce soir là. L'ombre était telle qu'on y voyait pas à deux pas. De petits moutons blancs tombaient sans discontinuer depuis la veille, vidant les rues et étouffant le moindre son dans une scène tout en dégradé de gris, digne d'un rêve irréel.

    Dans la neige fraiche, les traces de deux petits pieds maculés de sang étaient perdus au milieu des pas brouillons de ses poursuivants et d'un chien d'attaque. Mais en passant par les toits après être tombée dans une fausse de tannage à l'odeur d'excréments, ils avaient fini par perdre ma trace. Le brun le rouge et le noir se mêlaient à la neige dans les traces lorsque je repassais devant le même pont bien plus tard cette nuit. Le rouge maculait aussi le mur contre lequel je m'appuie pour avancer depuis une éternité me semble-t-il. Le chien et mes poursuivants, je ne les entends plus, assourdie par les maisons alentours, le crépitement de centaines de feux et les milliers du souffles. Seule l'odeur du sang et de la merde m'entoure, chassant toute autre possibilité de les sentir. Mon bras pend, mon aile lacérée sur toute la longueur, mon épaule déboitée et mon avant-bras transpercé d'un carreau de métal incapables de bougés. Incapable de volée. Seule. Ma seule main mobile appuyée contre mon oreille dans le but inutile de couvrir tous ces stimuli qui m'arrivent si forts si vites en permanence.

    La faim. La colère. Le désespoir. Je veux tant de choses. Je veux TOUT. j'ai Faim. Au milieu d'une tornade de sons et d'impression,je me traine dans un coin sombre. Je n'ai même pas conscience qu'il s'agit d'un pont. C'est seulement un abri de pierre. Le bruit de l'eau se mêle au reste, couvre quelques voix. Quelques hurlements. Pas la douleur. Recroquevillée sur moi-même, nue, enroulée dans ma seule aile intacte, je n'ai même pas la force de me changer en panthère des neiges pour me protéger du froid que je commence un peu à sentir. Je songe à me laver mais l'eau me semble vive et je n'aurai pas la force de remonter sans aide avec un seul bras. Alors je reste là, en boule. Ma respiration ne produit pas de buvée. Mon corps ne tremble pas. Ma peau d'un rose soutenue se devine à peine dans l'espace ténu entre la pierre, l'eau et le rebord en terre humide. Le sang qui s'écoule de mon bras et de mon aile teintent légèrement l'eau mais sont bien vite dissipés par le courant qui seul empêche la glace de prendre à la surface.

    Bientôt, je sombre dans l'inconscience.

    CENDRES
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  • Mer 12 Avr - 0:26
    Halewyn adore la nuit, en bonne succube qui se doit c'est le moment idéal pour arpenter les rues à la recherche d'âmes tourmentées. Pas nécessairement pour se nourrir cependant, parfois simplement pour apprécier les remous que causent les cauchemars et se tenir en forme en faisant un peu de parkour version féline avant de revenir à pied, tout peinard... Ou en téléportation si la tepérature le permet. Iel a bien des goûts d'esthète mais un physique comme le sien ca s'entretient mais quand même.  On ne reste pas androgyne en s'asseyant à la journée longue tout en s'empiffrant de gâteau au chocolat.

    Sous la patte du chat noir, la fine couche de neige craque légèrement tandis qu'il se ramasse sur lui même pour sauter sur le balcon voisin, au moment même ou deux imbéciles avec un chien arrivent à toute vapeur et le dépasse, bousculant quelques rats qui festoyaient plus loin, inconscients des prunelles de rubis qui les suit , dubitatif.

    Le fait est qu'Halewyn est un vilain curieux... Ou vont ces grands mortels? et pourquoi? Fuient t'ils ou pourchassent t'ils? Et qui? Et pourquoi?  La question est plutôt là... Pourquoi?  
    Les pattes décidèrent avant le cerveau ceci dit et iel se retrouva à les suivre avant qu'iel ne sen rende compte. En plus,la filature c'était bon pour sa ligne... Parce que rien ne valait l'exercice de terrain pour le Spectre... Le Roitelet lui avait appris ca... Ou c'était la Bête? Ou Tytyrael? Un esprit sain dans un corp sain... De plus,la bonne forme physique exacerbait ses performances athlétiques Halewyn s'en était bien rendu compte.

    Du moins, le chat les suivi pendant un moment, jusqu'à ce qu'ils croisent des traces de pas plus anciennes... Le duo grogna et pesta pendant que le chien tournait en rond, à la recherche d'une piste, l'odeur de tannerie étant proprement infecte. Ceci dit, Halewyn laissa parler son pragmatisme... Peu importe qui ou quoi ils chassaient, sur le bord de la tannerie,le fuyard prendrait la voie de l'eau... Si il était blessé comme les traces de pas le suggéraient, il prendrait l'aval pour économiser ses forces, sinon il irait en amont pour brouiller les pistes... C'était d'une logique basique et quand même bien, juste l'idée était affreusement ennuyante. Se postant tranquillement, iel se mit alors à faire sa toilette de chat... Non mais cette souplesse quand même.

    Et c'est ainsi patte arrière bien étendue et en train de nettoyer son somptueux pelage, qu'Halewyn entendit les deux traqueurs parler entre eux. Et ce qu'ils dirent le fire s'arrêter net, langue à demi sortie. Quoi? Ah bien, voilà qui est intéressant!!! Et évidemment qu'ils prirent la direction de l'amont... Parfait, alors le félin parti au quart de tour, courant à peine pattes le long des berges, toutes oreilles dressées et vibrisses frissonnantes.  Si iel avait raison, iel aurait une avance sur les deux zigotos. de combien? Ca ca dépendrait de leur idiotie...

    Oh oui, iel aurait pu les tuer, mais de ce qu,iel a entendu,il y avait plus urgent... La vengance peut toujours attendre, iel a l'éternité pour trouver leur lignée et l'éradiquer... Mais une créature rose en mauvaise posture, c'était très urgent.  

    Tellement concentré à tout voir, le félin passa près de la rater... C'était presque rien du tout, un bout d'une vieille étoffe crasseuse d'un rose dépassé qui dépassait d'un racoin , portée par les vagues... Iel l'aurait raté si iel n'avait pas reconnu la couleur unique... Ramassant ses muscles, iel saute sur la bordure et se glisse le long des structures pour rejoindre la réfugiée, tout en bas.

    Pssttt... Murmure le chat une fois rendu à côté d'elle, la poussant du museau doucement.
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  • Mer 12 Avr - 0:58
    Sous le pont
    le démon



    Quelques images et bribes sonores polluent mon esprit ensuqué. Une femme priant, face contre terre. Un garçon maintenu au sol, n'osant même pas émettre un son alors que son cœur hurle de dégoût et de terreur. Un rat empoisonné, à l'agonie, dont la douleur n'a pas de fin. Un homme regardant la neige tombé, souhaitant si fort qu'il en reste demain matin. Une enfant aux pieds gercés par le froid et l'humidité qui ne sent rien d'autre que la faim. Cette Faim. Cette Soif. Qui m'entoure et m'emplit. Ils sont trop nombreux. Trop fort.

    La main d'Aryan dans mes cheveux... sur mon front... La chaleur de son souffle alors que le brasier intense au milieu duquel je me tiens ne me laisse pas même verser une larme. Je ne respire pas. Je ne tremble pas. Si je pouvais ne pas exister ce serait plus simple.

    - Aryan... " soufflais-je dans une demi-inconscience comme une supplique pour qu'il arrête. Je n'arrive pas à discerner le haut du bas. L'intérieur de l'extérieur. Qu'on me laisse...

    Une présence se fait plus forte. Alors j'ouvre les yeux et feule, mes cornes cristallines éteintes, mes pupilles étrécies en deux fines lignes varticales et mes oreilles claquées en arrière contre mon crâne. Je recule aussi sec, plus recroquevillée dans mon coin, ramenant maladroitement mon bras et mon aile blessés à moi, mon visage passant de l'agression à la douleur puis à la peur en une fraction de seconde. Une truffe humide me frôle... Et une crinière rouge sang couvrant une curiosité encore plus grande s'impose à mon esprit avant que mes yeux fatigués ne réussissent à percevoir le visage curieux d'un chat noir.

    Je tourne le nez vers lui, venant humer l'air qu'il respire en un geste naturel pour faire connaissance. L'odeur de souillure est toujours trop puissante autour de moi pour pouvoir sentir quoi que ce soit... Et il doit détester ça le pauvre. Je me renfonce entre un peu, comme si je ne pouvait faire qu'un avec la pierre... Mais je ne peux pas. Les yeux voilés par la douleur et la fatigue, j'ai du mal à comprendre, du mal à réfléchir. Je regarde le chat, baissant les yeux pour lui laisser pleinement la dominance de notre échange, fermant les miens en de lents clignement pour lui signifier que je ne ferai rien. Je n'aura pas du feuler... Je n'ai même plus suffisamment conscience de ce qui m’appartient pour avoir peur. Je suis les milliers de cœur de cette atroce fourmilière. Je suis le sang qui s'écoule de mon aile.

    Je repartirai quand ça ira mieux... Un jour...

    CENDRES
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  • Mer 12 Avr - 18:42
    Au feulement de la blessée,le chat noir se couche un peu, oreilles bien couchées et le lui rend, les crocs blancs bien sortis. Se sachant vulnérable sous cette forme, toute manifestation d'agressivité le met bien à cran malgré le fait qu'iel sait qu'elle a mal. La créature devant iel est terrifiée et elle souffre. Si les mortels sont créés pour faire leur chemin de croix sur le Sekai,aucun démon ne devrait jamais ressentir ces émotions.

    Est ce qu'Halewyn est en colère?  Parfaitement,  mais iel y verra plus tard.

    La patte noire s'étire, et sans lui demander son  avis, le chat noir monte sur la blessée et se couche carrément dessus, protecteur. Surfant sur les pensées de la fuyarde, ħalewyn ferme les yeux et s'en nourrit pour la libérer, pour la calmer, apaisant son aura pour y instiller de la confiance, lancant un sortilège d'illusion pour dissimuler leur cachette aux yeux des passants. Il y a deux raisons pourquoi Halewyn ne reprend pas forme humaine. La première est qu'iel ne sait pas comment cette démone acculée réagirait, la seconde simplement par manque d'espace. Le chat continue donc de regarder à l'extérieur, les oreilles bien dressées, à l'affut de tout signe suspect tandis qu'iel continue de rassurer sa pair.

    -Je suis là... Respire avec moi. Ordonne le félin bien installé avec une note vibrante dans la voix,y instillant un léger contrôle mental. Loin de iel de lui dire quoi faire ni comment gérer ses émotions mais le temps presse... ŀa belle Rose a besoin de soin et ils sont encore sur ses talons. -Ecoute ma voix seulement, concentre toi sur on coeur, ne pense plus à rien... Inspire lentement... Calme... Je suis là, tu n'es plus seule. Quand tu sera prête, je t'emmènerai en sécurité là ou tu pourra être soignée, en attendant, je veille. Tu peux sonder ma sincérité, je suis de ces démons qui ne mentent pas.
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  • Jeu 13 Avr - 0:56
    Sous le pont
    le démon



    Il me colle et je tremble, incapable de faire quoi que ce soit de plus que feuler pour me défendre. J'ai l'impression de pouvoir faire plus, de devoir faire plus. Mais je suis épuisée. Je gémi lorsque le chat monte sur mes épaules, tout mon côté douloureux me paralysant l'esprit. Je sens sa magie m'écorcher l'être et s'insinuer en moi en plus de tout le reste. Une part de moi hurle de terreur alors que le reste se plie docilement aux injonctions du félin qui n'en est pas un.

    Il ne me laissera pas seule et ça me terrifie. Il me demande de me calmer et je m'exécute. Sans un mot sans une phrase, incapable de sonder quoi que ce soit de plus chez lui que chez les autres. Ce qu'il est, ce que je suis et ce que le cœur battant de cette ville remplie d'humain est se retrouvent mêlés et emmêlés en une vision commune, fragmentaire et douloureuse.

    Mes gémissements pathétiques finissent par se taire et mon corps tremblant est soulevé par une respiration profonde et régulière parfaitement inutile. Je n'entends plus que son cœur qui bat. Qui pulse. Qui endure. Je n'ai même pas l'occasion de réfléchir à ce qu'est cette créature. Encore le mot démon, toujours aussi vide de sens pour moi. Reflet en était un semblait-il, comme Noctis, mais tous étaient si différents. Je suis différente. Alors quoi ? Ce chat n'est pas moi, c'est tout ce que je sais. ça et la douleur qui n'en démord pas. Je me recroqueville et cache ma tête sous mon bras valide.

    Il pourrait me tuer, je ne suis pas en état de me défendre, je n'ai même pas la présence d'esprit suffisante pour savoir où je me trouve. L'inconscience me tend les bras et en lutant maladroitement contre elle, les rares bribes de sensations qui se se trouvent pas directement dans mon esprit me viennent de la petite bête noire au pelage chaud.


    CENDRES
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  • Jeu 13 Avr - 18:19
    Aussitôt qu'iel a sait resombrée dans l'inconscience, Halewyn ne chôme pas. Surtout que l'aboiement du chien qui les piste se fait de nouveau entendre. Ainsi que les voix des deux poursuivants. Vivement que ses pouvoirs d'illusionnistes se développent, pense le démon en plantant ses griffes dans la chair de la jeune femme... C'est la première fois qu'iel va incanter une téléportation en forme féline et iel n'est pas du tout à l'aise.

    Le manque d'espace lui complique aussi sensiblement la tâche.

    -Descend voir, elle est peut-être coincée en bas. Elle pouvait pas aller loin... Varg l'a reniflée.
    -Mais pourquoi moi? Geint une voix plus jeune
    -Parce que ej suis le maitre du clebs,... Et il va te bouffer si je suis pas là
    -Okok....

    Descendant, le second poursuivant regarde partout, mais ne trouve rien que du sang en abondance.

    -Merrrde!!!! øn va se faire tuer.
    -Elle est pas là?

    Le jeune relève la tête

    -Non, mais à la quantité de sang ya eu un truc.
    -Goûte y, voir si c'est le sien...
    -MAIS TES TIMBRÉ!?!

    Le reste n'étant pas pertinent, laissons ces deux pauvres individus à leur sort et revenons en à nos démons.

    ******************

    Le temps que la jeune démone réémerge, Halewyn s'est bien affairé à la baigner à l'éponge à même le sol de sa salle de bain, histoire de ne pas en mettre partout et d'avoir un accès facile à l'eau pour bien rincer les plaies. Silencieux et concentré, l'esprit bien fermé pour ne pas déstabiliser cette dernière, iel s'active en constatant les dégats. Sa chemise jadis blanche est sale, salourde tresse a été remontée en un lourd chignon piqué d'une aiguille à cheveux et pourtant, iel ne manifeste aucun signe d'inconfort. Etre trop blessé pour son bien et dans un état déplorable n'était pas exceptionnels chez les Spectres et à défaut de savoir comment soigner, iel savait comment ne pas empirer les blessures, eles se devaient d'être propres et bandées.

    Et ce faisant, iel succube fredonnait une chanson en la langue des démons. D'ou elle lui venait? Iel n'en avait aucune idée iel-même.  Mais ca l'apaisait en un sens. La voir ainsi lui donnait envie d'aller agacer Rulka pour qu'elle vienne ensevelir la cité sous le magma... Ils le mériteraient tous.
    Invité
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  • Jeu 13 Avr - 20:06
    Sous le pont
    le démon



    Mot à mot s'égrainent les secondes.

    Sifflants et dissonants, les sons aux sonorités sibyllines se susurrent au seuil de mon esprit souffrant. Cette sourdine subtile me caresse doucement. Plus suaves que le silence que j'espérais si sincèrement, ce chant dérangeant me semble chasser l'horreur et préserver mes sens. Apaiser ma silhouette brisé au cœur d'une obscurité intime.

    Pendant un moment, c'est la seule chose que je perçois dans la perte de repère totale que signifie pour moi celle fourmilière humaine. Je m'accroche à chaque mot, à chaque sens, à chaque phrase. Ma respiration disparait à nouveau, ma poitrine ne se soulevant qu'une fois de temps en temps, par confort. L'air ne m'était plus que vaguement utile. Mes muscles se relâchent peu à peu, ce qui ne fait qu'accentuer le flot de sang à l'odeur enivrante qui s'échappe de ma chair meurtrie.

    Le froid... N'est plus.

    Et je me rends compte que le monde a changé autour de moi. Roulée en boule sur le flanc, on m'a changé de côté. Je ne suis plus couverte par mon aile valide, je repose dessus, presque sur le ventre. Mon bras brisé et mon aile lacérés étendus et dépliés. Le cuir aux couleurs pastelles et changeantes d'une aurore de printemps est coupé du bord à l'os et si je ne la sens pas, la matière organique frémit et pulse en filaments de peau et de muscles cherchant à combler la blessure. Ma joue repose sur... du dur... Froid mais pas pas glacé. Lisse. Doux... Je frémis en tentant d'ouvrir les paupières et mes oreilles se rabattent sur mon crâne lorsqu'une vive douleur se mêle à la lumière qui baigne la pièce. Quelque chose me touche... De l'eau... Je ne sens plus la merde. Seulement... De l'huile. Des fleurs. De la saponaire. Une odeur de sang.

    Une colère froide.

    Un frisson court du bout de ma queue à la pointe de mes cornes en hérissant tout mon dos au passage. J'ai mal... Je ne suis pas seule et je ne connais pas cette odeur !

    Instinctivement, je tente de m'écarter mais la douleur me fait piailler et retomber face contre terre. Mes yeux aux pupilles fendues, dilatées par la frayeur, remontent vers le côté. Une chemise. Un visage fin. Des cheveux rouges. ...

    - Créateur... " soufflais-je, la peau empoissée de sueur.

    Un éclat étrange accentua la le fuchsia de mes yeux, le rendant luminescent, avant qu'il ne se ternisse aussi sec. Je fermais de nouveau les paupières sans perdre conscience pour autant. Perdue entre la crainte et l'incapacité de faire quoi que ce soit.

    CENDRES
    Invité
    Invité
    Anonymous
  • Jeu 13 Avr - 23:13
    Sans la forcer, Halewyn la laisse reprendre pied et conscience, la laisse se débattre un peu sans brimer ses mouvements. Iel n'a pas besoin de lui poser de question. Les meurtrissures de son corp parlent avec autant d'éloquence que le plus détaillé des livres. L'aile, iel succube pourrait la recoudre, mais ses points ne sont pas aussi fins qu'ils devraient l'être de base et on s'entend que ''broder'' sur du cuir ce n'est pas comme orner du lin ou de la soie.

    Dans un léger poc humide, le démon se laisse retomber sur son séant, tout en balançant le dernier linge souillé avec la pile et d'enlever sa chemise, révélant le torse délicatement orné de milliers de minuscules billes de rubis, saphir, d'os et d'acier. Finement musclé ni totalement masculin ou féminin, iel se débarrassa du vêtement souillé et repris un autre linge un autre pour se nettoyer sommairement. Créateur... C'est un nom comme un autre, pompeux `son goût, mais il semblerait que son grand Marchand de Sable aime le présenter ainsi.

    -Si c'est le nom qui te plait, je le serai pour toi.

    Murmura t'iel pour ne pas l'effaroucher, avant de revenir doucement près de la démone. Il y eu un bruit d'eau et une éponge fraîche se posa sur le front de la blessée. Les prunelles noires restant de velours tandis que le courtisan déploie ses connaissances pour apaiser la malheureuse et enlever cette couche de sueur. La peau nettoyée s'éclaircit encore de quelques tons de roses. Par les Abysses, pensa Halewyn, depuis combien de temps la retient t'on donc contre son gré? .

    Nous sommes en sûreté, personne ne sait que tu es ici... Tu désire que je t'amène au lit pour que tu puisse t'y reposer? Tu pourra y être au calme... Nous discuterons quand tu sera prête... Mais je reste à tes côté. Promis.
    Invité
    Invité
    Anonymous
  • Ven 14 Avr - 0:04
    Sous le pont
    le démon



    Le linge frais fait du bien. Pas que ma peau soit particulièrement chaude mais chasser la sueur due à la douleur est agréable. L'attention bienveillante de l'être qui me fait face aussi. Il n'a envie de rien si ce n'est que j'aille mieux pour le moment... Et de tuer beaucoup de monde mais pas moi. Rien qui ne me demande de me défendre pour le moment.

    Il est un humain... Mais pas vraiment. Quelque chose de familier encore. Sa jolie voix aux mots tout bas le susurrait à mon oreille.

    Les pierres qui brilles sur la peau pâle de son buste m'attirent l’œil. Un frisson me remonte le long du dos. Mal à l'aise, je détourne les yeux. Si fatiguée... Un lit ? Je me secoue un peu pour rassembler suffisamment d'attention et comprendre de quoi il est question.  Un lit... Des images me frappent, bercées par les cris lointains de bien trop d'âmes. Des images douces d'une chaleur qui rend le froid encore plus froid. La douleur encore plus douloureuse.

    - Pas le lit.

    Non... Un recoin paisible. Reculé. Loin de la lumière et des routes humaines. Un recoin qui plairait à Serpent.

    - Pas... Juste...

    Je tentait d'observer plus attentivement l'être que j'avais déjà vu dans l'esprit d'un Reflet de ma connaissance. Cette crinière rouge. Ce regard noir. Le reste me paraissait étrangement inadéquat par rapport à mes souvenirs. Comme si mes yeux n'étaient pas capable de saisir la même chose que ceux de Reflet envers celui qui l'avait mis au monde.

    Il semblait... Doux... Et il semblait savoir. Son torse n'avait rien à voir, même s'il le dénuait avec la même facilité. Mais il n'avait rien d'une bête à plume. Là, ce qui se trouve face à moi est bien plus proche de cette façon droite d'observer les alentours qu’arboraient les lynx dans la montagne. Un panthère sanglante.

    J'aimerais me terrer dans un coin... Autour tout est fait de carreau et de pierre. Un endroit étrange. Inapproprié. Alors je n'ai pas d'autres choix que de demander. Parce que même après tout ce temps sous la terre, je savais encore ce que je voulais, là maintenant. Je voulais quelque chose pour moi. C'était désagréable et nul, mais c'était là. C'est ce qu'on m'avait appris. Quand je n'étais pas sûre. Puisqu'il semblait savoir. Demander.

    - Seule... S'il te plait. Juste... Juste un coin sombre. Et rester toute seule.

    Elle détestait être vraiment seule. Elle ne l'avait que rarement été. Mais sa présence de bipède la mettait aux aguets. C'était épidermique. Tout son corps refusait de se détendre depuis qu'il avait arrêté de chanter.

    CENDRES
    Invité
    Invité
    Anonymous
  • Ven 14 Avr - 1:34
    Sans problème... Répondit Halewyn en se relevant dans un scintillement de joyaux exotique... Iel avait surfé sur les pensées de la démone. Un coin sombre et à l'abrit qui fut transposé dans sa tête en l'image d'un coffre... Et de fleurs avec un serpent. Mais pas ici. Réfléchissant à la question, iel lui tendit la main pour l'aider à se relever. Elle n'est pas du tout comme Rêve la lui avait décrite. Elle a passé un sale quart d'heure et iel succube devine que son apparence la perturbe quand l'image d'une panthère sanglante passe dans sa tête.

    -Oui, c'est une de mes formes préférées à vrai dire. J'ai toujours adoré les chats, gros comme petits... Malheureusement, je suis trop fatiguée de t'avoir pourchassée pour prendre la forme de Rêves. Iel m'a beaucoup parlé de toi. Viens avec moi, je te ferai une belle boite dans le placard ... Je te donnerai même la clef, elle sera pour toi.


    Y allant à son rythme, Halewyn l'aide à atteindre la chambre et le dit placard qui est vide, si ce n'est d'un ensemble de voyage indigo galonné d'argent. Ouvrant grand les porte, le démon se campe alors sur ses jambes, pour invoquer son vieux et énorme coffre de voyage du temps qu'iel était complètement courtisane... Un bon deux mètres de haut, ce qui ressmble plus à une commode qu'autre chose est magnifiquement ouvragée à la shoumeienne, laque de noir aux exquises illustrations.

    Donne moi un instant.

    Dit iel, en bandant ses muscles pour coucher le lourd meuble au sol, ouvrant le couvercle, Sans-Nom peut s'apercevoir que l'intérieur est doublé de velours... Et iel succube ne s'arrête pas là, inspirant profondément tout en agiitant les doigts, iel invoque de superbes bouquets de roses et de belles-de-nuits au fond de ce dernier. Voilà, un endroit sombre et frais. Juste pour la blessée. L'effort de la magie qu'iel utilisait sans modération lui donna un teint de craie, rendant sa balafre encore plus hideuse en comparaison.

    Voilà! Soupire t'iel d'un air satisfait en se retournant et en tendant la clef à Sans-Nom. Ce que ton coeur désire. Prends tout ton temps... Ne me fuis pas, c'est tout ce que je demande. Pour ma part, je vais aller me reposer sur le canapé. J'ai toute l'éternité devant moi, alors tu me parle quand tu es prête.Est ce que je peux t'être d'une autre utilité?

    Ne pas la brusquer, prendre le temps qu'il faut. Elle est aussi douce que Lilith en un sens et les mortels ont profités d'elle...
    Invité
    Invité
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  • Ven 14 Avr - 11:49
    Sous le pont
    le démon



    Le monde vascille et tangue. Le monde roule et tombe. Ou c'est moi qui m'étalle près du coffre doublé de velours. Panthère me donne la clef. Je frémis et la laisse tomber. Je n'aime pas les choses qui utilisent des clefs. Elles sont toujours désagréables.

    Je me glisse néamoins dans le coffre, sans fermer le couvercle et me roule en boule en gardant bien l'ouverture en ligne de mire. Je n'aime pas les choses fermées... Mais j'ai besoin de calme et ici il n'y en a nulle part. Panthère me parle encore mais déjà je sombre à nouveau, recroquevillée comme un animal blessé.

    Je m'endors.

    ***

    Lorsque j'ouvre les yeux, une odeur de rose m'entoure et me fait sourire. Devant, une lumière blanche mais vive vient caresser mon visage. Une lumière d'hiver. Je n'ai plus mal... Plus autant. Sans y penser je m'appuie sur mon bras anciennement fracturé pour glisser souplement hors de ma boite. Mes ailes ont disparues et ma queue ondule comme celle d'un chat curieux.

    A quatre pattes, je fais quelques pas dans la pièces avant de me redresser. Le coeur battant. Ou suis-je ? Un nouveau maître ? Un nouveau toit qui m'empêche de partir... Et cette chevelure rouge... Je ne pouvais pas me tromper, c'était bien le Créateur de Rêve. C'était lui, l'être capable de donner corps à ce que d'autres appelaient démons...Alors... Peut-être que j'étais en sécurité ?

    Mes doigts griffus se tordaient les uns les autres alors que ma queue s'enroulait étroitement autour de ma jambe. Les échos chaotiques de la ville me parvenaient toujours. Ses odeurs, ses sons, ses envies, ses émotions. Mais moins prenant que la veille. J'avais mal et cela me fatigait mais j'arrivais à savoir où j'étais, moi, dans la tourmente... A peu près.

    Un lit... De la chaleur... Et une fenêtre !!

    Je me précipitais vers la vitre pour y poser les deux mains, sentant le froid à travers le carreau. La lumière du jour... Ce n'est pas un grand soleil et c'est agréable... Tellement agréable. Je ferme les yeux pour en profiter, sans penser une seconde à ceux qui pourraient voir une femme nu à la fenêtre. Je ne me rends compte de rien de ça. Je m'assois plutôt sur le petit rebord devant le carreau et me roule en boule. En un battement de cil, il n'y a plus qu'un petit renard au pelage blanc tirant sur le rosé, roulé en boule dans sa propre queue duveteuse, pour profiter des rayons du soleil et des odeurs de fleur ainsi que celles de Panthère.

    Je ne sortirai pas de cette pièce. Jamais.

    Je ne bougerai pas.

    Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas senti aussi bien... Malgré la peine, la solitude, la douleur et la Faim. Ni fer. Ni peur. Et le ciel... Juste là derrière la vitre...

    CENDRES
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  • Sam 15 Avr - 23:37
    Elle dormit longtemps. Assez pour qu'Halewyn ait le temps d'écrire quelques lettres, de redescendre régler quelques affaires et d'aller porter Melkor à un pâturage commun hors de la ville, et de revenir pour dormir un bon coup iel aussi... Se relever et se préparer pour la journée.

    Et quand iel revint, iel succube la vit. Petite boule de fourrure luminescente sous le pâle soleil, au museau caché sous la queue et respirant doucement. Le démon s'avanca...

    Et c'est une panthère au pelage rouge qui s'enroula autour d'elle. Tranquillement, le félin se mit à la lécher délicatement, dans l'intention manifeste de lui enlever cette solitude et cette douleur... Aucun démon ne devrait jamais ressentir de telles choses. La grande truffe noire se pose sur la petite tête, aussi délicatement qu'une plume pour profiter de ses pensées superficielles.

    Tu n'es plus seule Renarde... Dis moi, pourquoi pleure tu ainsi?

    Lui souffla t'il la grande forme rouge sombre s'étalant de tout son long pour profiter lui aussi du soleil. Halewyn a bien compris que les bipèdes indisposaient la jeune consoeur. Et dans une contorsion toute féline, iel offrit son ventre aux chauds rayons, les prunelles noires fixées sur Sans-Nom
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  • Dim 16 Avr - 0:18
    Sous le pont
    le démon



    La respiration égale, je crois que je me suis rendormit. Pas par épuisement, cette fois, mais seulement par fatigue. Et ça fait du bien...

    Beaucoup de bien...

    Lorsqu'une présente me fit dresser les oreilles, bien avant que je ne me réveille entièrement, je crus que Lézard était revenu dans sa chambre. ... Il me manque un peu. J'ai Faim... Mais je n'ai absolument pas envie de bouger. Alors je reste en boule, même quand le contact d'une autre fourrure contre la mienne et d'une chaleur qui m'entoure vient me tirer entièrement des rêves auxquels j'essayais d'accéder. Une langue rapeuse vient me peigner un peu... Et la chaleur augmente. J'aime bien la forme de renard parce qu'elle est bien chaude. C'est la plus chaude que Serpent aime... Aimait ? ... Serpent...

    Mes oreilles s'abaissent et sous la truffe de Panthère, la boule de fourrure que je suis devient boule d'écaille si lisse et fluide qu'elles en sont d'une douceur surprenante. Un long python aux écailles rosées décorés de réguliers losanges violets. Je m'enfouis contre le ventre de la panthère, cherchant sa chaleur et le calme de la régularité de sa respiration. Ses pensées sont tournées vers moi. Elle ne veut pas que je souffre... non. Elle veut que je ne souffre pas. Ce n'est pas exactement pareil. Je ravale ma tristesse. Ma peine. Ma douleur. Je ravale les souvenirs atroces qui n'ont fait que s'ajouter à bien d'autres sans réelle compréhension de l'horreur de ma propre condition. Survivante, que je suis.

    Panthère se tourne sur le dos, s'étire et se prélasse. Sans hésitation, je glisse contre son flanc et vient rouler mes anneaux le long de son ventre duveteux, la tête posée presque dans ses pattes.

    Je ne pleure pas.

    Je ne pleure jamais.

    Je ne suis pas un être qui sait. Je ne suis pas non plus un être qui pleure... Pas pour moi.

    Le visage bouleversé d'un homme aux grands yeux d'acier, les cheveux noir et le regard tranchant, scintille dans mon esprit alors que mon cœur se soulève. Oui, pour lui j'avais pleuré déjà. Puis le visage bestial qu'un hybride reptilien à la bouche blessée, enflée sur tout un côté. Son sourire. La façon dont sa gorge stridule lorsqu'il m'appelle Rouma. Pour Lézard j'en serait capable aussi, je crois.

    Pas pour moi.

    Ma langue bifide darde hors de ma petite bouche, goutant l'air, la chaleur et l'odeur de Panthère. Elle sait que j'aime pas les humains. Elle est un peu comme moi mais bien différente. La réalisation de la veille me revient. Le Créateur du beau Reflet que j'ai rencontré là-bas... Avant... Avant. Si bouleversée que je suis partie loin de lui, loin de la roulotte. Seule. Bouleversée parce que j'avais vu l'humanité dans mes yeux à travers la forme qu'il avait prise. Cela me semblait être un autre temps. Lointain. Comme ma forêt. Et voilà qu'il était là, le Créateur... Je n'avais pas vraiment de lien ou d'attente envers lui. J'étais surtout curieuse de savoir à quoi pouvait ressembler l'être qui pouvait créer des êtres comme Rêve. J'aurais bien voulu que quelqu'un me crée... J'en avais parlé plus d'une fois avec Lyu. Des parents... Je n'en ai pas. Je ne sais pas si j'en aurais voulu. Lézard en voulait...

    Et moi, que voulais-je à présent ? Ne plus avoir tous ces gens en même temps dans ma tête. Repartir loin des humains. Là où ils ne pourraient plus jamais me trouver. J'avais voulu savoir plus... Je sais à présent que je dépend d'eux pour ne pas m'affaiblir. Je sais que je suis différente mais aussi semblable. Je sais qu'ils sont toujours le danger qu'ils étaient au début des temps. Je sais que je n'ai pas la force d'être moi avec eux sans personne pour me tenir la main... Et je sais que je n'arrive plus totalement à ne pas être moi, même si j'essaie.

    Même que ça fait mal.

    Elle dit que je ne suis plus seule, mais je ne sais pas si je supporterai encore de ne plus l'être. Une pensée démentit par la façon dont mon corps longiligne cherche avidement le sien. Mes pensées s'échappent, pêlemêles et valsent dans l'esprit de Panthère comme les siennes scintillent dans le mien. J'ai un peu moins mal. Et j'ai un peu moins Faim.

    CENDRES
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  • Mar 18 Avr - 2:14
    Tu es .... Simplement...

    Ronronne Panthère en surfant allègrement sur les pensées de la démone, s'imbibant de son expérience... Le coeur de l'animal bat paisiblement, là où la tête de Serpent est posée. Iel se demande en fait pourquoi elle refoule tout les souvenirs. Pourtant les expériences définissent la personnalité. Elle ne veut plus être elle, mais ne sais pas si elle pourra être quelqu'un d'autre. Tant de directions différente.

    En la ressentant, une image se dévoile dans l'esprit de Hale, celui d'une toile dont tout le monde se dispute un pan, tirant et tirant sur la trame . Déformant , filant l'étoffe qui se désagrège sous leur Convoitise. La sang  et divers fluides tachent l'étoffe tellement tendue au point d'en être transparente, indiscernable. Elle est sur le point de se déliter et de retourner dans les limbes. Elles souffre et pourtant elle s'étire encore, donnant de ses fils à chaque mortel qui passent. S,effilochant sous leur poigne avides pour être encore un peu...

    Et pourtant, elle ne demande rien. Ne se plaint pas.  Halewyn se dit que ce sont les anges qui auraient dû être faconnés ainsi. L'obscur sentiment qui a donné naissance
    a la démone n'est pas comme Violence, franche et marquée, ni comme Rêves qui est littéralement d'un autre monde. Ou Figé comme Fabius l espion...

    En touchant Sans Nom, Halewyn a une conscience aigue de tout les Désirs qui ont entourés la belle rose. Protectrices, les grosses pattes se referment, légères, sur le dos écailleux. Il est extrêmement difficile pour iel succube de situer  sa protégée sur le plan émotionnel... Elle est, sur ce plan, comme une brume évanescente sous le soleil matinal. Bon, quand on ne peut lire, aussi bien demander.

    [color=#00ffff... Je percois les échos des mortels, mais .... Ou es tu là-Dedans?  
    [/color]

    Dit  Panthère, toujours immobile
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    Anonymous
  • Mar 18 Avr - 23:38
    Sous le pont
    le démon



    Entre les pattes de panthère je ne bouge pas. Corps sinueux, pas plus épais que son poignet sous forme bipède, je me chauffe à sa flamme. Son esprit qui me renvoie mes propres pensées en un étrange échos de miroir, me permet de trouver un semblant d'ancrage et de repos. La voix de mon esprit ne porte pas jusqu'au sien, mais je sens Panthère guetter mes pensées comme je guète les siennes, les mots qui se forment en moi comme autant de chuintement obscures sortis de la géhenne en même temps que nos consciences.

    * Restée près du Ruisseau. Avec Aryan et Serpent. Loin. Mort. Loin d'ici. *

    C'était plus facile. Jusqu'à Lyu je ne comprenait pas tout à fait. Maintenant, les choses sont les mêmes et pourtant elles ont changées. Il n'y a rien pour moi ici. Rien que de la douleur. Et Aryan doit s'inquiéter maintenant. Je ne sais trop quand nous avons été séparer, mais cela doit lui paraitre anormal. J'aurais aimé que mon coeur reste dans cette forêt. Il n'y a que lui qu'il intéresse de toute façon. Il est bien trop lourd et bien trop inutile pour moi, se mettant entre moi et les autres, en porte à faux avec ceux qui m'entourent.

    Glissant sous les coussinets du félin, je me redresse, ma petite tête rectangulaire s'approchant de la truffe de Panthère pour sentir son museau du bout de ma langue.

    * Toi aussi tu m'empêcheras de voir le ciel ? *

    CENDRES
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