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  • Mar 25 Avr - 14:39


    Etre ou paraitre telle est la question [Libre] B5607fbf0a794c89c196224b81207176
    21 janvier de l'An 4

    En cette belle journée d’hiver, alors que la neige tombe dehors étendant son manteau blanc sur les toits et offrant une magnifique boue par endroits. Dans la demeure Ducale de Mael, abandonnée par l’ancien élu, une soirée atypique se prépare.

    En effet la noblesse encore restante à Mael, bien que peu nombreuse aurait souhaité voir apparaître quelque chose qui sorte de l’ordinaire, quelque chose qui remonte le moral, quelque chose qui permette à chacun de briller, de se voiler la face, de ne pas voir la réalité. C’est ainsi qu’est née l’idée incongrue pour certains ou géniale pour d’autres que d’organiser un défilé ! Oui vous avez bien lu, vu ou entendu ! Un défilé d’un Maitre couturier a été organisé et la noblesse de Mael invitée, tout comme les officiers de l’armée du Reike en poste. D’autres auront trouvé le moyens de s’y rendre, l’imagination humaine peut se révéler débordante quand il s’agit de manger gratuitement, de boire, de s’amuser.

    Dans la grande salle de réception du Palais majestueux qui trônait non loin de l'Académie de Mael, un tapis rouge avait été installé, tapis le long duquel seraient présentés les modèles du grand et émérite couturier et directeur de la Maison Luminescence. En provenance directe des plus grands salons de la République, des plus belles maisons et du plus grand amour de la beauté, il avait accepté cette invitation. Les organisateurs n'étaient pas peu fier de l'exploit, faire venir l'architecte de l'élégance, le prince du bon goût, ici, dans la ville qui tentait de retrouver une vie normale au milieu des soldats... Bel exploit et belle soirée en prévision.

    De vastes buffets avaient été installés autour et des fauteuils positionnés pour s'asseoir et savourer le spectacle visuel qui ne manquerait pas de rester sur les lèvres de tous et toutes pour les journées hivernales à venir. Le gratin de Mael s'était donc préparé, apprêté, embourgeoisé si cela pouvait encore être possible. Sur l'estrade un orchestre jouait de la musique d'ambiance en attendant l'entrée en scène du maestro et du spectacle visuel. On disait que les modèles étaient des danseuses et danseurs qui sublimeraient les tenues par des mouvements révélant la grâce de ce monde. Deux mages illusionnistes aussi étaient conviés pour assurer des effets spéciaux, papillons volant autour de la piste, mise en scène changeante pour le plaisir des yeux, tout était fait pour attirer la foule. Et si les gens du commun ne pouvaient espérer s'asseoir sur les fauteuils mis en place, ils pouvaient depuis l'étage admirer le spectacle. Quand celui ci serait terminé, le cordon s'ouvrirait et les genres pourraient se mélanger... Même si l'on savait que les pauvres erres iraient se ruer sur le buffet tandis que d'autres deviseraient, danseraient, concluraient des accords.

    C'est donc ainsi que la Baronne de Boktor avait décidé de se mêler au monde ce soir là. Vêtue d'une longue robe de soie bleu foncée, arborant un collier en or et des boucles assorties, j'avais laissé mon opulente chevelure libre, deux fines tresses entremêlées de bijoux venaient terminer ma tenue. Si j'avais eu peur en me présentant à la soirée Blanche de Courage, je me sentais à ma place ce soir en ce lieu. Mon mentor Wan Jing m'avait accompagné mais je savais que je le perdrai vite de vue, il venait pour le principe, parce que cela se faisait d'après lui que je ne vienne pas seule quand bien même j'étais déjà mère et en âge d'être mariée depuis de longues années.

    Sur leur 31 :

    Message 1

    CENDRES
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  • Mar 25 Avr - 16:13
    C'était la première fois que Maria se rendrait dans le Reike. En effet, sa notoriété avait visiblement dépassé les frontières de la République, puisqu'on l'avait expressément convoquée pour faire partie de l'orchestre d'une réception. Etait-ce ce Tagar qui avait obtenu cette invitation ? Non, impossible, il ne savait pas qu'elle était musicienne. Et puis, en quoi aiderait-il quelqu'un qu'il connaissait à peine ? Mais alors, comment avait-on entendu parler d'elle ?

    Enfin, dans tous les cas, elle n'avait pas hésité longtemps avant de saisir son violon et de sauter dans le premier convoi venu en direction du Reike. Une fois dans la capitale, elle aviserait. Elle devait se rendre à Maël... Où était-ce, déjà ?

    À force de demander autour d'elle, parfois payant avec un morceau, elle finit par obtenir l'itinéraire. Décidemment, elle était partie pour jouer, et elle finissait par passer des jours à voyager. La soirée avait intérêt à valoir le coup ! Enfin, il y avait tout de même un avantage à ces longs voyages : elle avait tout le loisir de répéter les partitions qu'on lui avait confiées. Cependant, faire partie d'un orchestre était une expérience qu'elle n'avait pas vécue si souvent que cela. À chaque fois, elle appréhendait. Et à chaque fois, tout se passait à merveille. Alors, pourquoi continuait-elle à avoir peur ? Le trac, sans doute.

    Toujours est-il qu'elle arriva en vue des lieux, épuisée, en fin d'après-midi. Aurait-elle même le temps de se reposer avant de devoir rejoindre le reste de l'orchestre ? Au moins, leurs logements avaient été prévus. Elle se hâta donc vers celui qu'on lui avait indiqué. Elle voulait dormir. Mais avant cela, elle devait préparer sa tanue, au cas où elle se réveillerait trop tard pour le faire. Elle n'en avait qu'une, sa tenue de scène habituelle. Une robe blanche Simple mais élégante, car elle avait l'habitude de dire que le musicien ne devait pas être mis en valeur lorsqu'il jouait. C'était la musique et l'instrument qui devaient prendre toute la place. Elle, elle ne servait qu'à permettre à son violon de s'exprimer. Néanmoins, il s'agissait d'une occasion spéciale, elle pouvait donc faire un effort.

    Une fois cela fait, elle s'écroula sur son lit, pour n'émerger que quelques heures plus tard. Quelle heure était-il, exactement ? Elle n'en avait aucune idée. Dans le doute, autant considérer qu'elle était en retard. Alors, elle se dépêcha de faire une toilette rapide, de s'habiller, mais ne put néanmoins se résoudre à bâcler sa coiffure. Elle s'amusa à créer un chignon savamment négligé. Bon. De ce qu'elle avait compris, cette soirée était organisée en l'honneur d'un couturier. Nul doute qu'il aurait quelque chose à y redire. Mais peu importait. De toutes façons, dans ce genre de soirée, personne ne faisait attention aux musiciens. Quoi que, dans ses partitions, se trouvait un solo. Le jouerait-elle vraiment ? Dans tous les cas, elle l'avait répété comme le reste. On verrait ce que demanderait le chef d'orchestre. Pour l'instant, elle n'avait plus le temps de se poser trop de questions. Elle saisit son violon et se hâta vers la salle de la réception.

    Finalement, elle n'était pas si en retard que cela, étant arrivée juste à temps pour la répétition finale. Elle n'avait simplement pas eu le temps de profiter du temps implicitement indispensable avant l'heure. Il était de coutume de se retrouver en avance pour faire connaissance avant de jouer ensemble. Maria avait préféré dormir. Mais au moins, elle était certaine, à présent, de pouvoir rester éveillée aussi longtemps qu'il le faudrait.

    Tenue :
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  • Mar 25 Avr - 20:05
    « Cette soirée est importante, Narcisse. Ne joue pas au plus malin avec moi.
    - Comme toutes les autres. Tu changes de refrain, des fois ?
    - Je n’ai pas le choix que de te répéter les choses, ça rentre par une oreille, ça sort par l’autre ! Je ne couvrirai pas tes arrières comme je l’ai fait à Liberty. Les organisateurs ont insisté pour t’avoir, alors ils t’auront.
    -Si ça peut te faire plaisir ma belle. Tout pour tes jolis yeux, tu t’en doutes bien. »


    Allongé sur un fauteuil en cuir noir aux reflets carmin, les bras croisés derrière la tête, Narcisse regardait le plafond entièrement peint, observant lassement les couleurs qui se mélangeaient. Ses voyages d’affaires l’épuisaient considérablement, lui qui se serait bien prélassé dans son manoir en République. Oh, il appréciait de voir du pays, si seulement l’autre directrice de Maison Luminescence pouvait le laisser respirer… Autour de lui, l’ambiance était électrique. D’un bout à l’autre du Palais, son personnel s’agitait, submergé sous la charge de travail assourdissante qui leur incombait les jours de défilés. Les apprenties s’enchaînaient dans les longs couloirs tels de braves petits soldats, les bras remplis de robes et de chemises, les disposant sur les mannequins à leur disposition dans la grande salle de réception. Comme seul encouragement, Narcisse venait leur accorder un sourire de gratitude lorsqu’il parvenait à croiser leurs yeux cernés par la fatigue et comme par magie, leurs visages reprenaient des couleurs. Parfois, il suffisait d’un peu de volonté et dans son cas, d’une puissante magie de séduction qui s’évaporait par tous les pores de sa peau.


    L’Elfe vint se pencher au-dessus de son visage, les sourcils froncés face à sa nonchalance à laquelle elle ne s’habituerait définitivement jamais. Approchant sa main de son nez, elle vint lui donner une petite pichenette pour le faire sortir de ses rêveries. Le couturier roula des yeux, se redressant lentement pour faire bonne impression à son assistante qui les lui aurait bien crevés au vu du nombre de lapins qu’il lui posait. « J’ai compris, j’ai compris… ». Il soupira longuement, épuisé d’avance face au défilé qui se préparait, avec ou sans lui. Mirabel donna une impulsion sur son épaule, l’invitant à se rendre dans la chambre qui lui avait été attitrée pour se laisser pomponner, comme s’il en avait besoin. « Et que je ne te vois pas rôder autour des invités avant que la fête n’ait commencé. ». À croire qu’on ne savait pas s’amuser à Mael ! Si la populace était aussi coincée que dans le reste du Reike, le Lumina allait devoir frapper vite et fort pour que la soirée ne se transforme pas en ennui mortel.


    Il disparut pendant quelques heures avant d’en ressortir tout apprêté, quelques touches de maquillage venant souligner ses traits fins. Vêtu d’une chemise au col V plus long que de raison, d’un pantalon de costume à carreaux et de son fidèle pendentif dont il ne se défaisait jamais, le couturier se mit à déambuler dans les couloirs pour voir si la décoration était à son goût. À chacun de ses pas, de minuscules particules dorées se mélangeaient dans sa chevelure d’ébène et ses boucles d’oreilles tintaient bien trop près de ses tympans. De l’autre côté des portes, il entendait déjà le monde affluer, les buffets être servis, les musiciens se bousculer pour trouver leur place sur la scène. Oh, il n’était pas censé entrer en scène maintenant. Son arrivée devait se faire bien plus tardivement et pourtant… Narcisse ne résistait pas au plaisir de surprendre son audience. Regardant rapidement dans son dos pour s’assurer que Mirabel ne le tenait pas en joue, il s’empressa de pousser les portes discrètement et de se faufiler dans la salle. Il longea le mur sous le rythme endiablé des répétitions, s’arrêtant sur un des mannequins pour replacer une épaulette qui se faisait la malle avant qu’une présence toute particulière n’attire son attention.




    Tout le gratin de Mael se trouvait dans ses yeux, pourtant Narcisse n’avait d’yeux pour une demoiselle en particulier. Les bras croisés devant sa poitrine, adossé dans un coin de la pièce en se faisant le plus discret qu’il le pouvait, il fixait la baronne de Boktor, un sourire narquois sur le visage. L’idée d’être le plus recherché en ces lieux et d’être ainsi tapi dans l’ombre l’excitait considérablement, le couturier se sentait comme un félin prêt à bondir sur sa proie au moindre signe de faiblesse. S’approchant lentement de la demoiselle, il entendit les portes s’ouvrir dans son dos ainsi que la voix de l’assistante résonner dans son esprit, y créant un véritable capharnaüm. Il allait devoir accélérer le rythme à son tour. Bloquant la télépathie qui lui brouillait la tête et se mêlant à la foule, le couturier passa dans le dos de Myriem en y déposant une douce caresse. Son regard vint croiser le sien et en moins de temps qu’il ne fallait pour le dire, il se saisit de sa main pour y déposer un baiser. « Excusez-moi mademoiselle. Je ne voulais pas vous bousculer de la sorte. ». Puis, il la gratifia d’un clin d’œil, lui tendant un verre de vin rempli qu’il attrapa sur un des plateaux qui vagabondait d’un bout à l’autre de la pièce, porté par une serveuse à bout de souffle. « Pour me faire pardonner. Vous êtes ravissante. ».

    Tenue:
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  • Jeu 27 Avr - 13:25
    Dans le carosse, Halewyn vérifie une énième fois sa mise. þour une fois, aucun sortilège d'illusion ne camoufle la richesse et la délicatesse de ses bijou de naissance, fins colliers de rubis, de saphir, d'ivoiree et d'acier scintillants avantajeusement à ses poignets et dans sa chevelure. NØn, ils ne les quittent jamais, les âmes de tout les Fidèles et non fidèles, de tout els pactes passés, présents... Dans un petit miroir à main, Iel rectifie avec un art consommé son maquillage qui ne consiste qu'en peu de couleur neutre pour ses lèvres et un fin trait de khçol noir pour souligner a profondeur de ses yeux.

    Aujourd'hui, c'est jour de défilé. Aussi après avoir fait venir son catalogue de tenues et fait queques enquêtes préliminaires sur le décorum, iel succube a jeté son dévolu sur une création øriginale de la tailleuse. Tout de blanc vêtu comme un ange, aux épaulettes discrètes et èala coupe mettant sublimement en valeur la finesse de sa silhouette, le jabot étoffant son torse et reprenant la couleur de sa magnifique chevelure simpleent nouée en catogan, la couturière avait souligné sa victoire à Sancta en y faisant un ajout osé. Une demi cape si l'ont peut quaifier ca ainsi, de soie légère brodée reprédentant une aile, comme si on lui en avait coupé une. Par cette création, l'artiste avait souligné sa participation et le fait qu'iel lui soit revenu en vie.

    Etre ou paraitre telle est la question [Libre] 6c496f22438558cca4432194df6d03cd

    Adorable Shoumeienne... Pensa t'iel en descendant avec grâce et élégance. D'ailleurs, en avancant le long du tapis pour l'entrée, volant gracieusement sur le tapis rouge, iel avisa une rose dans la chevelure d'une convive.

    Mademoiselle...

    L'appela l'intéressé qui lui murmura quelques mots doux à l,oreille jusqu'à ce qu'elle n'enlève une fleur de sa coiffure avant de la lui tendre, rouge comme une pivoine. Les grands doigts prirent l'offande avec délicatesse et il lui fit un baise-main avant de prendre congé en enfouissant le nez dans la plante tout en lui lancant un regard on ne peut plus séducteur. Alors se tourna t'il vers Myriem et son cavalier, un peu plus loin ainsi qu'un beau brun. ŀe sourire du démon s'élargit quand une trouée dans la foule lui permit de voir l'animal de plein pied... Oh...Il a de belles fesses lui.

    Rangeant la rose dans l'endroit prévu à cet effet sur son vêtement, iel succube déploya son éventail carmin et s'éventa doucement en prenant le chemin du duo qu'il rejoignit sans égard pour ce quise disait.

    -Myriem... Pardonne mon retard.Je ne t'aiaps trop fait attendre j'espère. Lui dit il en lui faisant un baise main tout ce qu'il y a de plus gentleman. Puis se tourna vers Narcisse. Avec un aplomb et un naturel surprenant, l'oeil noir pétillant, il lui en fit un aussi, pour la peine.
    -Monsieur.... ronronna t'il d'emblée. -Rarement ai je vu d'être aussi délicieux que vous. Je m'appelle Halewyn Giovinetta Sampiero, pour vous servir.
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  • Jeu 27 Avr - 15:46
    C'est la fête ♫
    Feat Des Gens


    Affamée...

    Depuis que tu avais quitté ton île, tu n'avais eu de cesse de te balader aux quatre coins du continent, te faisant guider au mieux pour te ressourcer hors des frontières malsaines de l’oppresseur républicain. Difficilement, tu avais réussi à te frayer un chemin vers d'autres civilisations, vers d'autres contrées aux coutumes bien différentes de celles que tu avais pu connaître durant l'intégralité de ton existence... Difficile pour toi que de t'adapter à celles-ci... Tu étais si brute, si primaire, si... sauvage. Tout ceci s'apparentait à une épreuve impossible que l'on t'imposait constamment, encore et encore... Pour autant, tu avais survécu sans te faire prendre jusqu'ici...

    Mais voilà, dans ce genre d'épopée aventureuse, celui qui était mal préparé ne faisait que rarement long feu. Et pas la peine de souligner que tu n'étais pas du genre à planifier tes actes et tes états d'âmes... Sans un sou, c'était par chance que tu avais fait cette rencontre fatidique. Une noble, aussi rousse que toi et à la carrure presque similaire s'était vantée d'être invitée à une grande soirée organisée dans cette ville où tu n'étais que de passage. Une soirée promettant festin et festivité... Si tu redoutais la foule, l'appel de la faim semblait avoir été bien plus important que tes craintes... En tant qu'élémentaire, tu n'avais pas besoin de manger une quantité astronomique de nourriture, mais même eux avaient leurs limites.

    Profitant de l'occasion pour te défouler, tu avais fait en sorte, "discrètement", que celle noble n'ai plus besoin de son ticket, ni même de ses vêtements d'ailleurs... En réalité, elle n'aurait sans doute plus jamais besoin de rien, si ce n'était d'un peu de maquillage pour recomposer son visage piégé dans une expression qui n'en était plus une.

    Ce n'était que plusieurs jours plus tard que tu t'étais introduise à cette fête, sous couvert d'une identité qui n'était pas la tienne. Un plan qui semblait incroyablement ingénieux pour toi... Mais qui était ridicule pour quiconque ayant plus de deux neurones capable de fonctionner. Il était une évidence que tu finirais par être découverte, que ce soit à cause de ton histoire ou de ton attitude clairement inadaptée à ce genre de rencontre. Heureusement pour toi, tu avais pu te défouler et te libérer de ta charge émotionnelle déjà auparavant...

    Ici, même avec tout ce brouhaha, tu avais peu de chance d'éclater au grand jour et de ruiner ce bon moment que tout le monde paraissait passer. De ton côté, tu ne t'étais pas attardée trop sur eux, tu aurais même voulu les ignorer totalement si tu l'avais pu. Tu t'étais contentée de te diriger vers le buffet et d'ingurgiter avec le maximum d'élégance dont tu étais capable les quelques mets raffinés qu'on y servait.

    Ça n'existait pas ce genre de chose à Kaizoku... Ce qui n'était que des amuses bouches pour ces gens étaient à tes yeux sans doute les meilleurs choses que tu n'avais jamais eu l'occasion de déguster. Finalement, voler l'identité d'une noble ainsi que son droit d'entrée et ses vêtements, ce n'était sans doute pas une si mauvaise idée que ça.

    Au minimum, c'était la panse bien remplie que tu quitterais cette soirée avant de repartir vagabonder sur le continent en direction d'un quelconque endroit salvateur. Tant que tu étais capable de rester dans cet état placide et passif, tu ne serais pas un danger. Pour toi comme pour les autres. Si tant est que ceux-ci ne daignaient pas trop te mettre dans une position inconfortable...
    Tenue:

    CENDRES
    Invité
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  • Lun 1 Mai - 9:48
    Etre ou paraître, telle est la question
    Feat de belles personnes


    Un défilé de haute couture. Comment une diva telle que moi, la célèbre cantatrice, la muse de sieur Escarboucle pourrais-je ne pas être invitée ? Pareille à la pierre si précieuse qui ne quitte jamais mon cou, je suis inestimable, remarquable, admirable. Il était l’évidence-même que je participerai à cet événement unique. Je chanterai pendant le défilé, parée de mes plus belles tenues, il se pourrait d’ailleurs qu’elles soient des créations de ce couturier de génie… Après tout, qui d’autre qu’une diva pourrait se prêter volontiers en image de marque ? C’est d’ailleurs ma marque de fabrique : Je ne porte que des tenues de créateur, et ils touchent toujours une part de mes gains. J’y trouve largement mon compte dans cet échange. Porter des tenues spectaculaires lors de mes prestations laisse une trace indélébile dans les esprits et profite à son créateur par ricochet.

    J’ai fait mon entrée tardivement, dans l’unique but d’attirer l’ensemble des regards cela va de soi. Accrochée au bras de mon fiancé, sieur Escarboucle, un grand joaillier. J’escompte que cet événement lui soit favorable également, arborant ses dernières créations : Des pierres d’un bleu ciel s’accordant à ravir avec ma tenue. Le larimar. Une pierre trop méconnue et pourtant si belle. Aussi féérique que la robe somptueuse dont je me suis parée. Longue, d’un blanc pur, le bustier étincelant de perles bleutés, la jupe parée de plumes donnant cette impression que mes pieds ne foulent pas le sol. Mes ailes, dont je suis si fière, ont aussi été joliment colorées et mises en valeur par une myriade de pierres étoilées. Je resplendit littéralement. A mes côtés, mon fiancé s’est vêtu des mêmes couleurs et semble n’être qu’une douce extension de mon être… Mais les regards dérivent imperceptiblement vers moi.

    ma tenue:

    Je m’avance dans la pièce, mon sourire illuminant de joie mon visage aux traits si doux. Je ris à une plaisanterie de mon compagnon, faisant ainsi virevolter mes longues boucles soyeuses coiffées en une couronne de tresse mêlées de perles, à la fois libres et savamment tenus pour laisser ma parure à la vue de tous. Je salue, me mêle à la foule avec grâce et naturel. Je suis à ma place ici, il n’y a aucun doute.

    CENDRES
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    Myriem de Boktor
    Myriem de Boktor
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  • Sam 6 Mai - 13:00


    Etre ou paraitre telle est la question [Libre] B5607fbf0a794c89c196224b81207176
    21 janvier de l'An 4

    Certaines personnes avaient un don pour se glisser dans la foule, se fondre en son sein sans pour autant en perdre son essence, sa nature, sa superbe aussi. Pour ma part je n'avais que trop peu d'expérience pour les mondanités malgré le rang qui était le mien, la faute à pas de chance diraient certaines personnes pragmatiques. Mais c'était un fait que cette soirée initiée par l'Intendant de Mael était ma seconde soirée mondaine officielle, la première étant le grand bal blanc de Courage.

    J'observais la foule bigarrée, m'amusais en me disant que si beaucoup étaient des shoumeiens, des habitants de Mael ou des réfugiés des autres villes, il n'en demeurait pas moins qu'un certain nombre de Reikois récemment installés ici ou des Républicains de passage étaient présents, et tous nous avions à coeur de pouvuoir découvrir le talent du Maitre de la maison de Luminescence, à quoi ressemblait-il au demeurant? Je n'en savais rien du tout mais j'étais curieuse, il avait une réputation d'excellence et l'on se laissait à conter qu'il était divinement beau. Bien entendu je n'étais pas si superficielle que seule la beauté d'une personne m'intéressa mais cela aidait dans la vie non?

    J'eus l'impression d'être observée, mais je songeais que je me faisais des idées, la foule était assez dense, il devait y avoir de nombreux pique assiettes d'ailleurs. Mais pour l'heure j'avais beau écouter, observer, nulle trace de l'invité de marque de la soirée, attendait il le début de son défilé pour apparaître? Sortirait il de l'ombre uniquement à la fin de ce dernier? Que d'interrogations ! Et surtout de ce que je savais il était un Lumina, et je n'avais croisé qu'un seul de ces êtres d'exception jusqu'alors, et il ne m'avait pas laissé indifférente forcément, il s'agissait de Seagan.

    J'en étais là de mes réflexions quand je sentis une main glissant dans mon dos, je me raidis par réflexe, par peur, par... et je me retournais pour voir qui venait de me toucher ainsi et je me trouvais ainsi face à... un homme, un peu plus grand que moi et qui avait une aura tellement particulière, si rare en ce monde, j'étais abasourdie et si j'avais eu d'abord envie de pester contre des manières inappropriées je me retrouvais bouche bée devant le lumina, le célèbre Narcisse, il ne pouvait en être autrement non?

    Mutique, je me retrouvais avec un verre en main après avoir reçu un baise main, son clin d'oeil déjà avait initié le rougissement de mes joues mais son compliment m'acheva. Et pourtant dans mon esprit une voix résonna "mais quel toupet, quelle audace, pour qui se prend-il celui-là? " Oui c'était la voix de la diviniste en moi qui était bien présente. Par chance cette petite voix me permit de me ressaisir.

    - Je vous remercie pour le compliment messire. Mais il n'y a rien à pardonner je puis vous l'assurer.

    N'oublions cependant pas que la curiosité est un vilain défaut dont je suis dotée et je ne saurais résister au besoin de savoir si il s'agit bien de l'invité de marque du soir.

    - Je peux aussi vous dire que vous êtes admirablement élégant, un modèle assurément. Allez vous participer au défilé ?

    Prêcher le faux pour connaître le vrai? Oui un peu en effet. Je levais mon verre pour trinquer avec l'inconnu mais suspendant mon geste un instant.

    - Dame Myriem de Boktor, à qui ai-je l'honneur de parler?

    Ce fut à ce moment que je perçus mon ami Halewyn qui se faufilait dans la foule avec sa grâce coutumière, il était beau en toute circonstance, et je voyais son regard scrutateur qui analysait les personnes croisées. Arrivée à notre hauteur il déplia son évantail et l'utilisa sans pour autant se cacher derrière, comment démon faisait-il ???

    - Le défilé n'a pas encore commencé tu n'es pas en retard Hale... Halewyn.

    Puis voilà qu'il se présente à mon cavalier du moment et je suis parfaitement jalouse de son audace, son applomb, sa confiance, tellement de mots conviendraient en réalité que c'est presque rageant non?

    Tout en parlant j'admirais de nombreuses tenues, silhouettes, une fae captiva mon regard, leurs ailes étaient tellement magnifiques en toutes circonstances. Une jeune violoniste aussi avait entamé un solo et semblait attirer de nombreux regards grâce à son talent. La soirée s'annonçait agréable.

    Message 2

    CENDRES
    Invité
    Invité
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  • Dim 7 Mai - 16:09
    Les invités arrivaient les uns après les autres. Mais, perdue dans la musique, Maria ne s'en souciait pas. Après tout, elle ne connaissait personne, seul son violon était son véritable allié. Même ses partenaires de scène ne pouvaient pas être qualifiés ainsi. Certes, ils jouaient ensemble. Certes, ils la soutiendraient lors de son solo. Mais ils n'avaient pas vraiment parlé, à cause du retard de la Républicaine. Néanmoins, elle ne loupa pas l'arrivée de la Fae (comment l'aurait-elle pu, on ne voyait qu'elle). L'espace d'un instant, elle resta là, à la fixer, jusqu'à ce que le chef d'orchestre la ramène à l'ordre, assez discrètement pour que les convives ne se rendent compte de rien, mais ce fut suffisant pour la faire s'en vouloir à un point tel qu'elle faillit ne pas pouvoir poursuivre le morceau.

    Mais il fallait se reprendre. Le moment de son solo approchait. Avant de s'y adonner, elle devait absolument reprendre confiance et noyer le trac dans la présence et le chant des autres instruments. Elle avait été choisie, elle devait donc en être capable. D'un autre côté, elle savait aussi qu'elle était censée être l'émissaire de tous les musiciens de sa nation. À la moindre fausse note, les Reikois ici présents pourraient en profiter pour rabaisser les siens. Et ça, elle ne pouvait pas se le permettre. Alors, elle n'avait pas le choix, elle devait être parfaite. Génial, et elle qui essayait de faire redescendre la pression...

    Lorsque le chef d'orchestre lui fit signe, elle était encore en plein trac. On se calme, Maria, tu as révisé, tout va bien. C'est comme lorsque tu joues seule, rien que pour te faire plaisir. Fais-toi plaisir.

    Elle obéit alors à sa voix intérieure. Elle se fit plaisir, oubliant la scène, les musiciens, même la partition. Cela finissait toujours ainsi : lorsqu'elle se laissait aller au plaisir de la musique, elle finissait toujours par improviser. Elle avait répété, pourtant. Mais cela ne semblait avoir aucun effet. Elle sentit un léger flottement dans l'orchestre lorsqu'elle s'éloigna de la partition. Lorsque le silence imprévu survint, instinctivement, elle le meubla en donnant plus d'intensité à sa mélodie. Lorsque l'accompagnement revint, elle reprit sagement sa voix initiale. Après tout, elle avait déjà abandonné la partition, au point où elle en était, elle pouvait s'adapter à l'environnement que percevaient ses oreilles, dont les perceptions étaient intensifiées par ses paupières closes. De toutes façons, elle n'avait pas besoin de voir, seulement d'entendre. Ce qui lui permit d'emplir tout l'espace sonore qui lui était laissé, sans pour autant éclipser l'orchestre, qui avait aussi le droit à son heure de gloire. Elle ne rouvrit les paupières qu'à la fin de son moment, laissant son regard parcourir les quelques visages qu'elle pouvait voir alors qu'elle s'inclinait avant de reprendre sa place, épuisée comme si elle venait de courir un marathon. Mais elle était satisfaite.
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  • Lun 8 Mai - 18:06
    Les yeux rivés dans les siens, Narcisse s’amusait grandement de son effet de surprise, se délectant de l’incompréhension qu’il lisait sur le visage de la baronne. Il aurait pu attendre encore un peu plus longtemps pour se glisser à côté, néanmoins le couturier n’était pas connu pour sa patience, encore moins pour sa subtilité. Quand il voulait quelque chose, il n’hésitait pas à se servir et pour l’heure, Myriem était l’objet de toutes ses convoitises. Son regard s’arrêta sur les bijoux qui ornaient sa chevelure d’ébène, les petits détails sur sa tenue attisant sa curiosité. Si la demoiselle ne se pavanait guère autant que la Fae qui venait de faire irruption quelques instants plus tôt en tentant de s’approprier les lieux, elle n’en rayonnait pas moins. Sa retenue faisait tout son charme. Ses doigts glissèrent de sa coupe de vin pour la déposer une fois vide sur un autre plateau qui passait dans son sillage, suivant la chorégraphie désordonnée des serveurs qui s’agitaient dans son dos. « J’insiste. Je me suis comporté comme un goujat, je n’ai pas pris le temps de regarder devant moi. Et pourtant... ». Son regard parcourut la baronne de haut en bas, s’arrêtant sur les coutures de sa robe qu’il analysa brièvement. Pas une de ses créations, mais après tout, si la jeune femme se trouvait au défilé, c’était pour que cela change. « J’aurais loupé bien des choses si je ne vous avais pas bousculé. A ce titre, je suis navré de vous être rentré dedans, toutefois je ne peux décemment pas dire que je suis désolé de vous avoir remarqué. Myriem, c’est bien ça ? ». Il la gratifia d’un sourire narquois, témoignant de son intérêt profond. « Ce nom vous sied à merveilles. ». Probablement pas autant que son propre prénom, après tout, il l’avait choisi.


    « Vous me flattez mais non, je ne suis pas un des modèles qui va défiler ce soir. Je manque cruellement de rigueur et de professionnalisme pour en faire partie. ». D’autant plus que le couturier était particulièrement exigeant avec ses employés, refusant que le minois renfrogné d’un d’entre eux ne gâche l’exposition de son talent. Esquivant gracieusement sa question, il reporta son attention sur l’élégant jeune homme qui venait d’arriver, son regard s’arrêtant sur sa chevelure carmin qui détonnait dans le décor. Sans un mot, il le laissa se saisir de sa main pour y déposer un baiser, et bien qu’il était habitué à être courtisé, tout chez cet Halewyn semblait… différent. Quelque chose clochait, le perturbait, et il ne parvenait pas à mettre le doigt dessus. « Ravi de vous rencontrer, Halewyn. Je ne voulais pas vous voler votre cavalière, j’ignorais que vous étiez venue accompagnée, Myriem. J’aurais probablement du m’en douter. Je vous retourne votre flatterie, vous êtes une merveille. ». Peu avare en compliments, Narcisse poursuivait sur sa lancée, enflammé par cette soirée qui ne faisait que commencer. Tout ce petit monde lui plaisait considérablement, peut-être même un peu trop. A se relaxer de la sorte, il oubliait totalement qu’il se trouvait à son propre défilé.


    Une douce mélodie s’accapara ses oreilles, et il ne put se retenir de se retourner vers la soliste endiablée qui s’appropriait toute l’ambiance musicale. Il croisa les bras devant sa poitrine, satisfait de l’orchestre qui avait été embauché pour l’occasion. Si Mirabel l’agaçait plus que de raison, il ne pouvait nier que ses choix faisaient mouche. Et en parlant d’elle, il ne fut guère surpris de voir sa silhouette s’agiter dans la foule, sa peau hâlée se glisser dans la populace, ses yeux cherchant les siens, les sourcils froncés. Il devait trouver une échappatoire, et vite. Se retournant vers Myriem alors que le violon se déchaînait de plus belle dans leur dos, il vint se saisir à nouveau de sa main. « Vous dansez ? Je vous l'emprunte, Halewyn. Promis, je vous la ramène bientôt. ». Et sans attendre une réponse il l’embarqua avec lui en prenant sa main dans la sienne, s’éloignant momentanément du jeune homme à la crinière rouge, le gratifiant d’un clin d’oeil alors qu’il disparaissait dans la foule en compagnie de la baronne. Une fois à l’abri des regards, il la fit tournoyer d’une main avant d’entamer une valse. Plongeant à nouveau son regard dans le sien, il entreprit de s’excuser après avoir claqué des doigts pour modifier la couleur de sa tenue, passant d’un noir de jais à un bleu marine s’accordant à la robe de sa cavalière. « Je suis véritablement confus, Myriem. Vous êtes ma seule échappatoire au démon qui me poursuit. ». D’un coup de tête, il désigna l’assistante de Maison Luminescence qui s’arrêtait auprès des nombreux invités avec une gêne considérable. « Je suis recherché. Vous aideriez bien un fugitif ? ». Des étoiles dans les yeux, le parfum enivrant de la jeune femme s’infiltrant dans ses narines, il s’attela enfin à la lourde tâche des présentations. « Narcisse, directeur de Maison Luminescence, mais je préférerais que vous m’appeliez simplement par mon prénom. Je vous revaudrais ce service, soyez-en sûre. ».


    ------------------------------------------------------------------------


    De l’autre côté de la pièce, Mirabel s’agitait, profondément agacée. Ou diable ce couturier de malheur avait pu aller se fourrer, seulement à quelques minutes de la représentation ? Grinçant des dents, l’Elfe à la peau hâlée déambulait dans la foule, saluant les invités qu’elle reconnaissait avec un sourire des plus hypocrites tandis que dans son esprit se déroulait une guerre sans précédent. Il avait eu l’audace de lui bloquer la télépathie, de la trahir une fois encore. Son tempérament d’enfant gâté lui reviendrait en pleine face un jour, et elle serait là pour le voir mordre la poussière. Elle s’arrêta devant une demoiselle à la chevelure rouge et la dévisagea pendant plusieurs secondes, cherchant son partenaire à ses côtés. Il fallait reconnaître qu’après toutes ses années, Mirabel connaissait les goûts de ce dernier sur le bout des doigts et celle qui se trouvait devant elle y correspondait parfaitement. S’en approchant discrètement, s’orientant elle aussi vers le buffet, elle engagea la conversation par pure politesse. « Bonjour madame. Est-ce que tout est à votre goût ? ». Puis elle lui tendit la main pour la serrer. « Mirabel, directrice administratrice de Maison Luminescence. Je suis désolée de vous déranger en plein repas, je voudrais savoir si vous n’avez pas croisé un… un abruti heureux au sourire éclatant et à la chevelure d’ébène. ». Complètement désespérée, Mirabel s’en remettait à l’altruisme de l’inconnue qu’elle toisait. Peut-être une grossière erreur, mais au stade où elle en était...


    Résumé:
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  • Lun 8 Mai - 19:49
    Je rentre à ma maison !
    Feat Personne


    Ennuyée...

    Tôt ou tard, le buffet avait fini par ne plus te satisfaire. La panse remplit, le palais de langue contenté, tu ne voyais plus vraiment de raison de rester ici. Seule une femme, vint à t'interpeller, l'air un peu coupable et frustrée. Arquant un sourcil, tu la toisais du coin dans l’œil tandis qu'elle te parlait mais que tu n'entendais presque rien avec l'agitation ambiante. La bouche encore remplit de hors-d’œuvre, une coupe de champagne dans la main, et de la nourriture dans l'autre, tu restais bien silencieuse face à ses paroles...

    Qu'est-ce qu'elle pouvait bien te vouloir ? Même ici ? Dans ce repère de misérable abusant d'autrui, tu arrivais à te faire emmerder par des parasites ?! Toi qui juste avant était entrain d'hésiter sur quel gâteau tu allais jeter ton dévolu pour finir ton repas bien mérité, et gratuit qui plus était... Clairement, tu manquais d'élégance et de faux airs raffinés mais à quoi bon ? Tu ne comptais pas rester ici éternellement, d'autant que la noble que tu avais exterminé avait beau s'être bâtie une image impeccable, dans la mort, elle avait été d'une laideur à gerber.  

    Alors, tu venais à engouffrer ce que tu avais dans la bouche, à boire le liquide et à fourrer le reste dans ton gosier avant de prendre un plat entier sur lequel était posé un immense gâteau au chocolat finement décoré avant d'ignorer ouvertement la petite dame sans même lui lâcher un quelconque regard. Qu'importe ses histoires, ce n'était pas les tiennes. Et ta sympathie... ? Ta quoi ?

    La laissant toute penaude derrière toi, faisant preuve du plus grand irrespect possible, tu essayais de te faufiler entre les divers invités, plat toujours en main avant de chercher une sortie. Quelques uns des serveurs tentèrent de t'interpeller voir de t'arrêter verbalement, mais tu faisais la sourde oreille. Il était temps de s'échapper tant que tu le pouvais encore ! Tôt ou tard, la mort de la noble finirait par être apprise d'un proche ou par hasard, et tu ne comptais pas être encore là quand la nouvelle commencerait à se répandre.

    D'autant que cette robe te grattait partout et te serrait bien trop. Comment ces porcs bipèdes faisaient pour porter pareille chose... ?

    Finalement, tu passais les quelques mesures de sécurité, clairement pas suffisante pour t'arrêter si tu venais à t'énerver, et c'était avec ton butin, la panse bien remplit, et l'air satisfait d'avoir gagné plusieurs jours de survie que tu te perdais dans les ruelles sombres de la ville. Clairement, tu en avais fait des choses terribles pour survivre, des choses qui ne pesaient clairement pas sur ta conscience, mais en ce jour, ce fut ton plan le plus fructueux !

    Et ce gâteau n'allait clairement pas durer bien longtemps. Un élémentaire n'avait pas besoin de manger plus que cela, mais cela n'enlevait pas ta capacité à savourer les choses, quand bien même ton sens du goût était différent de la norme.

    Quant à celle qui avait réclamé ton aide... Elle ne le saurait sans doute jamais, mais elle avait eu énormément de chance. Dans une réalité alternative, elle venait à dire le mot de trop, à t'énerver et à te pousser à provoquer un massacre sans précédent. Tant de possibilité... Qu'importe !

    En ce jour, tu repartais heureuse !

    CENDRES
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    Invité
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  • Jeu 11 Mai - 13:18
    Ma cavalière? Souria le démon à pleine bouche, l'oeil noir pétillant et franchement amusé. Mais nullement!!! Allez, profitez, enfuyez vous!!!!

    Les encourage t'iel avant de se détourner pour voir l'assistnte fusiller du regard l'homme. C'est merveilleux, pensa t'iel tandis qu'en la suivant du regard, iel se déporta sur le bas côté de a piste de danse, pour voir une rousse s'enfuir avec un gâteau entier au chocolat. Tıens... Cette facon de marcher en rhinocéros, voulant écraser le monde... ca lui rappelle Rulka. Mais soit...

    Ce soir, iel n'est pas là pour iel en fait. Aussi va t'il voit le chef d'orchestre pour lui demander qu'elle est le prochain morceau et la permission de jouer avec son groupe.  S'installant à côté d'une jolie blonde, iel fait apparaitre une déicate flute traversière en os ouvragé qu'iel pose sur ses genoux. C'est magnifique ici, pense Halewyn qui a une vue imprenable sur les lieux, voant l'assistante qui a repris sa recherche et le couple Myriem Narcisse qui essaye... ŀe jeune homme toujours... De fuir ses responsabiités.  Un coup d'oeil à sa droite et un magnifique sourire appréciateur à µaria plus tard, il entame sans aucune difficulté le nouveau morceau, son instrument d'une sonorité exceptionnelle.

    Aujourd'hui, iel est le fé parrain... Du moins, jusqu'à ce que un ou une Mortelle ne finisse de capter son attention pleine et entière. Ce qui est, pour le moment, pas le cas, le nibeau d'ego et de vanité présent dans la pièce le satisfaisant autant que les mains de l'amante la plus expérimentée.

    Sous les pieds de Myriem et de Narcisse naissent de la mousse et des fleurs, un ruban de lumière se levant et dansant autour d'eux avant d'exploser en une nuée de papillons bleus comme les yeux de la noble dame, leur luminosité douce éclairant leur position aussi sûrement qu'un phare et créant une onde de fascination et d'émerveillement dans l'assistance qui se dégage pour pouvoir les admirer danser.

    Et voilà, pense iel succube en continuant la partition, ses longs doigts d'artiste bougeant avec fluidité. Quelle belle facon d'obliger quelqu'un à affronter ses responsabilités tout en permettant à l'autre de se réconcilier avec sa nature de femme.
    Citoyen du monde
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    Myriem de Boktor
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    qui suis-je ?:
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  • Mer 31 Mai - 19:55


    Se sentir désirée, l’objet d’un regard attentif, j’avais connu cela, et rien qu’en y songeant j’avais des frissons qui parcourraient mon corps. Je connaissais cet état où l’on se sentait flattée d’être le centre des attentions, on rosissait, on pouvait même minauder un instant et sourire avec douceur. A la différence que dans mon esprit ce qui suivait n’était pas racontable pour les chastes yeux qui me lisent, la manipulation mentale pour obtenir ce qu’on souhaite, le corps brisé par la violence de l’autre et ensuite se soigner dans l’ombre, faire disparaitre les bleus, les griffures, les traces de coup. Je m’étais raidie dans les bras du beau couturier, cela n’avait aucun rapport avec lui mais cela avait été instinctif, une régression incontrôlée un instant.

    J’avais perdu le fil de la conversation, je n’étais plus présente un instant et j’avais fui son regard, cherchant un soutien ailleurs comme si j’avais besoin d’une bouée et je tombais de nouveau sur Hale. D’aucuns se méfient de iel, à cause de sa nature, mais j’ai confiance en lui, nous n’avons ni les mêmes croyances, ni les même aspirations, ni les mêmes vies mais j’avais trouvé en iel un.e ami.e de confiance, une épaule de confiance sur qui m’appuyer. Iel et Rowena étaient les premiers à avoir su ce qu’il m’était arrivé, à avoir accepté de m’écouter sans me juger du moins le pensais-je et quand je vis sa silhouette gracile ondulante je souris, il n’était pas loin et dans mon esprit cela m’apaisa, je ne risquais rien.

    Je reposais après des secondes de silence et d’égarement un regard doux sur le Lumina qui m’avait presque “enlevé” pour aller se fondre dans la foule. Je souris doucement, j’avais entendu ses paroles sans pouvoir y réagir d’abord mais j’avais repris pied.

    - Merci dans tous les cas même si le mérite de mon prénom revient à ma mère. Mon père trouvait cela trop commun mais il se dit qu’elle avança le fait qu’elle m’avait porté durant des mois et qu’elle avait donc le droit de choisir mon prénom. Et les hommes sont parfois sages et écoutent.

    Je doutais en réalité que mon père eut quoi que ce soit contre mon prénom, une absence totale d’intérêt pour la chose me semblait plus probable mais il plaisait à mère de le conter ainsi. Les échanges qu’il eut avec Halewyn furent tout aussi élégants et emplis de grâce naturelle, à croire que les Luminas étaient destinés à briller dans notre monde terne du Sekaï.

    Je n’eus guère le temps d’en dire qu’il m’emporta vers la piste de danse. Un sourire adressé à Hale et je suivis sans rechigner mon cavalier, heureuse de pouvoir profiter d’un bon moment. Je me sentais redevable envers mon ami.e Hale, iel était ma bonne fée marraine ce soir, iel m’avait poussé à venir à cet événement mondain et je m’étais sentie telle une Crendres-illon entre ses mains habiles et expertes quand iel m’avait coiffé et aidé à choisir mes bijoux du soir. Une fois sur la piste de danse, j'ai suivi le regard du beau Lumina, il allait dans un sens bien précis pour éviter quelqu’un et l’explication vint finalement. Le sourire espiègle je répondis.

    - Eh bien voilà quelque chose qui me change de mon quotidien, si c’est moi qui vous sauve d’un démon *je ris intérieurement à cette dénomination en songeant à Hale forcément* n’avez vous point peur que mon prix ne soit particulièrement élevé à payer pour un tel service ?


    Ce n’est qu’à ce moment là qu’il me dévoile enfin son nom et j’avoue être pour le moins surprise et d’un autre côté, cela semble finalement couler de source. Je me laisse donc entrainer sur la piste de danser avec un plaisir réel, une joie simple que celle de danser bien accompagnée non?

    Etre ou paraitre telle est la question [Libre] 62b74ee27c8e2f3578093279c5d9b19e

    Malgré tout alors que le violon continue sa remarquable exécution je ne peux m’empêcher de songer que peut-être les festivités n’attendent que mon cavalier, mais je n’ai pas spécialement l’envie pour le moment de le libérer, je savoure ce moment, ce monde est rude et il faut je crois accepter les petites joies, les étincelles de bonheur qui se présentent à nous, ma philosophie s’est éclaircie au cours de ses dernières semaines, grâce à Halewyn.
    Mais… la magie semble nous entourer, rêvais-je ou sous nos pieds de l’herbe, des fleurs poussent, des rubans de lumières s’accrochent à nous. Au rythme de la musique magique , les gens se sont écartés de nous, seuls sur la piste, nous brillons, je fronce un instant les sourcils, mais amusée en réalité.

    - Est-ce la votre oeuvre… Narcisse? Nous mettre en avant pour mieux vous dissimuler de votre démon? En tout cas, vous dansez à merveille, je suis ravie de vous servir d’échappatoire. Hélas je crains que vous ne soyez devenu très visible… Cela me chagrine mais… profitons jusqu’à la fin de cette oeuvre magistrale et… éblouissons plus encore les curieux qui ne peuvent vous quitter du regard, vous l’invité illustre du soir !


    Message 3


    CENDRES
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  • Sam 3 Juin - 13:27
    Alors que les danseurs prenaient peu à peu possession des lieux, Maria eut bien du mal à ne pas cesser de jouer lorsqu'un nouveau venu s'intalla à ses côtés. Ainsi, elle n'était pas la seule retardataire ni la plus en retard ? Elle répondit à sa salutation silencieuse avant de se concentrer à nouveau sur la partition. Ce n'était pas le moment de discuter. Mais lorsqu'ils auraient une pause, elle savait très bien de quoi ils devraient converser. Etant visiblement les deux seuls retardataires, il n'y avait aucun doute que ce point les rapprocherait... Mis à part si l'homme n'était pas prévu dans l'orchestre. Auquel cas, elle ne saurait pas comment elle réagirait.

    Tout en jouant, elle observait ce qui se déroulait devant ses yeux. Principalement ce couple, mis en valeur par une magie aussi évidente qu'à l'origine inconnue. Enfin, elle saurait très vite d'où elle venait... Lorsque ses mains seraient libres. En tant que mage, elle se pensait capable de reconnaître ses pairs. Ou d'analyser leur magie. Réalité ou affabulation ? Elle le saurait à la pause, si ces illusions étaient toujours d'actualité à ce moment-là.

    Néanmoins, tout cela avait commencé avec l'arrivée de son mystérieux voisin... À qui elle adressa un coup d'oeil éloquent. Répondrait-il à sa question muette ?
    Invité
    Invité
    Anonymous
  • Mar 20 Juin - 22:40
    Etre ou paraître, telle est la question
    Feat de belles personnes


    Oh ?

    Quelle douce mélodie que voilà. Si légère, innocente et tellement spontanée… Cela faisait longtemps que la blonde n'avait pas assisté à une démonstration de talent aussi pur. Elle se détourne de la conversation, s’excuse d’en prendre congé, laissant à son tendre fiancé le soin de faire la conversation pour se diriger tel un papillon attiré par la lumière vers l’orchestre. Ses grands yeux en amande se posent rapidement sur une violoniste à la chevelure aussi blonde que la sienne. Elle est jeune, pleine de vie… Elle resplendit littéralement.

    Suis-je jalouse ? Envieuse ? Ah non, pas de ça ! Pense-t-elle soudain.

    Elle aimerait seulement attirer son attention. Peut être qu'en accompagnant le groupe de son chant lyrique ses grands yeux si doux se poseraient sur la fée. L'improvisation lui sied à merveille, la mélopée est engageante et l'occasion est parfaite : Il y a ce couple sur la piste dont se dégage une grande attractivité. Cette danse se doit être soulignée, toute l'attention doit s'y focaliser… après tout c'est le jeu des apparats, il y a toujours ceux qui brillent en son centre.

    C'est décidé, la voix de la cantatrice se joint à cette mélodie onirique, l'accompagnant sans lui voler la vedette, soulignant la beauté de ses strophes, appuyant l'envolée de ses accords. Briller sans déranger, être à la vue de tous sans être au coeur de l'attention, n'être qu'un pilier supplémentaires soulignant la beauté des grands de ce monde noble, voilà sa place.

    CENDRES
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    Anonymous
  • Sam 24 Juin - 21:55
    Sa main dans la sienne, Narcisse se surprit à se perdre dans le regard de la belle qu'il venait de voler, n'ayant pas même honte de ses actes. Comment regretter d'avoir subtilisé une si charmante compagnie, et ce même si c'était pour assurer sa propre sécurité ? Un doux sourire naissant sur ses traits, le Lumina tenait dans ses bras le trésor de Boktor, la princesse de Maël. La musique résonnait dans son esprit, le poussant à poursuivre cette danse qu'il ne souhaitait jamais terminer, son regard tendre ne quittant jamais celui de Myriem qu'il avait senti légèrement se raidir à son contact. Il oubliait parfois qu'il était un peu brut de décoffrage, pressé d'avoir ce qu'il voulait, un véritable enfant dans un corps on ne peut plus adulte. « Les hommes devraient toujours écouter leurs femmes, d'autant plus si elles portent la vie. Votre mère a de bons goûts, et au vu de votre tenue, vous n'êtes pas en reste. Vous êtes sublime, Myriem. ». Le regard coupable, sa chevelure ébène ondulant à chacun de ses mouvements, le couturier se défaisait de ses responsabilités avec aisance, profitant de ce moment parfait, un des rares que la vie pouvait offrir.


    Quand elle souleva la question du paiement de ses services, le Lumina fut secoué d'un rire léger, faisant semblant de considérer ce qu'il lui devrait en penchant la tête sur le côté avec une moue interrogative. « C'est vrai que je n'ai pas pensé à ce détail. J'ai la tête ailleurs depuis que je vous ai croisé, il ne faut pas m'en vouloir… Je finirais bien par revenir sur terre, bien que je n'en ai nullement l'envie. ». Si Mirabel en voulait particulièrement au directeur de s'être encore éclipsé, elle n'aurait jamais osé déranger cette performance splendide, cet échange somptueux et élégant qui captivait tout l'auditoire. À croire que Narcisse n'aurait pu être discret même s'il l'avait voulu, attirant la lumière partout où il se rendait, la dure rançon d'une célébrité qu'il avait pourtant désirée de toute son âme. Parfois la gloire ne lui suffisait plus, et à cet instant précis, il ne voyait plus que la baronne de Boktor qu'il faisait tourner sur elle-même, sa robe se soulevant délicatement du sol pour suivre ses mouvements gracieux. « Votre prix sera le mien, rien ne vaut la liberté que vous m'offrez ce soir. ».


    « Puis-je ?... ». Il s'approcha lentement d'elle, passant une main dans son dos avec lenteur une fois son consentement recueilli. S'il y avait bien quelque chose que le couturier détestait, au-delà d'être rejeté en public, c'était probablement de violer les limites de la personne qu'il courtisait. Il n'y avait rien de plus tue-l'amour que de franchir une barrière, d'autant plus avec une inconnue. Sa danse se fit plus enflammée, plus difficile à suivre également pour les non-initiés, alors qu'il remarquait enfin l'herbe et les fleurs qui jaillissaient sous la plante de ses pieds. Amusé, il redressa les yeux vers Myriem, s'étonnant de remarquer qu'elle se posait la même question que lui. « J'aimerais m'attribuer ce mérite, chère Dame, mais je n'y suis pour rien. Quelqu'un veille sur vous, car je vous assure que ceux qui veillent sur moi ne voudraient pas que je sois ici… ». Il lança un regard furtif sur la scène, y décelant la présence éclatante d'Halewyn qui les regardait avec satisfaction, comprenant l'origine de la magie qui rendait leur prestation plus vibrante qu'elle ne l'était déjà. Puis, il reporta son attention sur la jeune demoiselle qui lui faisait face.


    « Ne vous inquiétez pas pour moi, si je me fais attraper ce sera sans regrets. De plus, je ne quitterai pas la soirée, je pourrai toujours revenir vous quérir… Si vous acceptez de me gratifier de votre douce présence et de vos pas de danse. ». Son personnel courait maintenant à grande allure dans les couloirs tandis qu'une magnifique voix se joignait au violon et à la flûte, la fête battant son plein autour du couple d'un soir qui illuminait la pièce. Le défilé allait commencer, avec où sans lui, et si l'Elfe s'agitait dans la foule, quand elle saisit enfin du regard son collègue, elle s'arrêta pour croiser les bras sous sa poitrine et rouler des yeux. Narcisse sentit l'attention de son assistante sur lui et fit le choix de l'ignorer, se concentrant seulement sur la baronne qui dansait avec légèreté sous ses yeux ravis. « Je m'en voudrais de vous voler à Halewyn plus longtemps. Vous êtes très bien accompagnée, je vous le concède, je suis un peu jaloux. ». Usant de sa télékinésie, il vint briser la tige d'une des fleurs qui poussait dans son dos, la faisant voler jusqu'à sa main pour venir la glisser derrière l'oreille de Myriem. « Une belle fleur, pour une belle fleur. Merci Myriem. Vous êtes une excellente cavalière, et j'espère que je saurai vous ravir avec mes créations autant que vous avez su ravir mes yeux. ».


    Parfaitement dans le rythme, le couturier sentit à contrecœur qu'ils arrivaient à la fin du morceau et décida de tenter une dernière folie. Il fit tournoyer la baronne doucement avant de la pencher en arrière et de la rattraper, une main dans son dos, l'autre sur sa jambe pour l'empêcher de se retrouver sur le sol alors que le violon lâchait sa dernière note, leurs visages seulement à quelques centimètres de distance. Un large sourire sincère sur le visage, il s'empressa de la relever avec tendresse. « En espérant ne pas vous avoir trop secouée. Je me suis laissé emporter, que voulez-vous… ». Il vint saisir sa main, y déposant un doux baiser sans la lâcher, refusant de retourner à ses obligations qui le fusillaient du regard. « J'ai déjà entendu parler de vous, Myriem de Boktor. J'ai été enchanté de vous rencontrer, à vrai dire, je n'en attendais pas moins de ce défilé et de Maël. ». Ensuite, il attrapa une nouvelle coupe de champagne, la tendant à sa compagne de ce soir, s'inclinant poliment. « Je n'oublie jamais mes dettes. Vous pouvez tout me demander, je suis à votre service. ». Derrière eux, Mirabel fulminait. Ce que ce couturier pouvait être agaçant…
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