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  • Sam 8 Juil - 21:17
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    Un petit esclave aux origines nobles ?


    Quelques années plus tôt,

    La vieille matriarche d’un troupeau d’oryx venait d’accueillir un habitué un peu particulier. Il s’agissait de l’hybride Damiq, un individu appréciable pour ses qualités de soins. Mais ce dernier n’était pas venu seul. De jeunes oryx observaient ce nouveau venu qu’on décrivait comme une créature terrifiante. Un des pires prédateurs qu'ils connaissent.


    - C’est un bipède ?!
    - Il a pas l’air très dangereux.

    En effet, l’humain, pas bien vieux, se terrait face aux petits oryx. Damiq avait investi dans un esclave, son maître avait toujours procédé ainsi et tant qu’il était bien traité, il pensait que ça passerait. C’était la tradition. Et si lui avait finit affranchi, pourquoi pas ce petit jeune plus tard. Pourtant, il avait constaté qu’il était très docile, même un peu trop à son goût. Sans parler qu’il était très peureux. L’hybride peinait à l’approcher et il se mettait en position comme si on allait le frapper. Globalement, il restait à distance et semblait un peu perdu et résigné. Il était presque un fantôme. Et ça, la matriarche l’avait également constaté. Elle s’approcha de Damiq tout en demandant aux enfants de laisser l’humain tranquille.

    - Donc tu as adopté un humain ?
    - J’ai fais comme mon maître, il m’a dit que j’aurais besoin d’un esclave pour m’aider, j’ai pris celui qui était dans mes moyens. Je suis pas très fan des humains, mais il a pas l'air méchant.
    - Il a un nom ?
    - On m’a dit qu’il s’appelait Zab, c’est pas très compliqué à retenir… Mais il ne parle pas.

    Quand il avait acheté Zab, celui-ci portait une sorte de tunique grossière attachée avec une simple corde en guise de ceinture. Tout ça pour cacher diverses traces fouet et rendre la marchandise plus présentable. Depuis, Damiq lui avait fait porter un pagne court comme lui, plus fréquent chez les esclaves. Ainsi, il avait constaté qu’il avait été bien amoché. Le vendeur lui avait dit qu’il avait eu besoin d’un dressage plus poussé et que son premier maître s’en était bien chargé, d’où le très bas prix. En plus du fait que ce type voulait se débarrasser de ses esclaves au plus vite car les autorités lui tournaient autour.

    - Je me demande comment le mettre en confiance…
    - J’ai l’impression que ce petit a vécu des choses affreuses, son regard, on dirait qu’il a échappé au pire et qu’il a peur de tout. Il se comporte comme une proie. C’est la première fois que je vois ça chez un bipède…

    Damiq observa Zab. Il était toujours un peu perdu. En y réfléchissant, il était un peu comme lui au début, plongé dans l’inconnu, malgré le dressage qu’il avait eu en tant qu’esclave. Il craignait à chaque fois de faire une erreur. Car il en craignait les conséquences. Il avait été dressé à coup de fouet, un peu comme ce pauvre Zab qui faisait les choses comme si sa vie en dépendait. Il se comportait comme un simple élément du décor là pour satisfaire son maître. Même Damiq n’avait pas eu à aller jusque là.

    Maintenant qu’il observait Zab, il commençait à douter des dires de son maître sur les bienfaits de l’esclavage. Surtout en voyant que son nouveau compagnon semblait avoir eu un précédent propriétaire tyrannique. Car le marchand n’était pas le principal responsable de l’état du malheureux. Et on ne choisissait pas son maître.


    ____________________________________________

    Désormais, Zab avait bien changé. La route était encore longue, mais il n’était plus ce petit esclave terrifié et soumis. Il avait réappris à accorder sa confiance, même s’il lui fallait du temps. Le jeune homme avait gagné en assurance. Pourtant, pendant leur formation, Damiq avait bien vu que Yanzu et l’humain restaient distants du reste des élèves. En tout cas bien plus que l’oryx qui l’était déjà un peu. Des professeurs avaient plusieurs fois fait la remarque concernant leur grande timidité et jugeaient qu’ils seraient rapidement rendus à la vie civile. Cela ne surprenait pas vraiment Damiq. Le service militaire était obligatoire, mais tout le monde n’avait pas des compétences guerrières et la mentalité qui convenait pour. Surtout celle de proies préférant fuir le danger plutôt que d’y faire face. La loi du plus fort n’était pas vraiment dans leur système de pensée.

    Le type qui les guidait avait de quoi impressionner les deux gringalets qui accompagnaient Damiq. Imposant, richement vêtu, bien soigné et au grand sourire, la perfection qui s’en dégageait n’aidait pas vraiment dans la confiance des deux jeunes. A moitié nus, les corps mutilés d’anciens esclaves, des airs nerveux, ils restaient derrière Damiq collés l’un contre l’autre, un peu à distance de leur accompagnateur. Oui, il y avait encore énormément de travail pour que Zab regagne en confiance.

    On les mena dans les jardins du Palais. Là, siégeait une grande tente comme celles des nomades dans le désert. Sans doute pour être moins perturbant que n’importe quelle salle un peu luxueuse. Damiq reconnut ce Tagar qui l’avait abordé pour la première fois quelques temps plus tôt. Effectivement, il faisait un peu plus modeste que celui qui guidait le petit groupe. Et à côté de lui, un homme qu’il ne connaissait pas qui était en train de regarder nerveusement des papiers. Ils étaient autour d’une table où se trouvaient du thé et divers gâteaux. Une fois le trio autour de la table, enfin les deux jeunes restaient encore derrière l’oryx, Tagar se chargea de les accueillir. Il leur proposa également de se servir en thé et en gâteaux. Enfin, tout le monde ne semblait pas intéressé par les pâtisseries. Yanzu semblait déjà avoir eu un coup de cœur pour cette pelouse verdoyante des jardins du Palais et Damiq reconnaissait qu’elle était bien plus appétissante que des pâtisseries humaines semblant assez sucrées et qu’il avait tendance à trouver écoeurantes. Il se contenta d’un thé. Zab et Yanzu n’avaient pas vraiment l’habitude des sucreries, hormis les fruits. D’ailleurs, le jeune humain tenta de prendre un gâteau. Il se mit d’abord à le sentir comme pour savoir si c’était comestible. Il croqua dedans mais il peinait à cacher une grimace du fait que ça soit un peu trop sucré et lourd par rapport à ce qu’il mangeait habituellement.

    Mais son attention, tout comme celle de Damiq se porta naturellement sur l’homme qui accompagnait Tagar. Ce dernier fit les présentations. Peu après le dénommé Saladin s’adressa à Zab qui était un peu en retrait, toujours avec son gâteau à moitié entamé dans la main. Il n’avait pas arrêté de quitter Zab du regard depuis qu’ils étaient arrivés. Il demanda à Zab comment il allait. De l’émotion se ressentait sur son visage. Celui d’un parent qui retrouvait son enfant perdu depuis de longues années. Damiq avait vu un léger air de famille sur le plan physique. Mais en termes de comportement, ça serait bien plus compliqué. Zab n’était pas l’individu le plus civilisé, bien qu’assez docile. Après tout, il avait vécu comme marginal parmi des herbivores pendant des années.

    Zab était encore un peu hésitant. Son professeur lui posa la main sur son épaule.


    - Je pense que tu peux y aller, ne t’en fais pas, on est là.

    Zab prit Yanzu par le bras et s’approcha prudemment d’un parent qu’il ne connaissait pas. Il se mit en tailleur sur le sol. Il tenait toujours l’hybride de gazelle. Celui-ci était nerveux mais ne bougea pas. Zab avait toujours été présent pour lui, c’était désormais à son tour de soutenir la première personne à qui il avait accordé sa confiance. Damiq observait les deux jeunes. Ils avaient fait un très long chemin. Pour beaucoup, ils étaient faibles, mais il fallait beaucoup de force pour remonter la pente après tout ce qu’ils avaient vécu.

    - C’est grâce à lui que j’ai enfin put voir que tout ce que m’avait raconté mon ancien maître sur l’esclavage était n’importe quoi. Rien ne peut défendre ça. Entre tomber sur des mauvais maîtres qu’on ne choisi pas, les familles brisées, ceux qui sont conscients qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent sur des esclaves persuadés que personne ne les aidera car ils ne sont rien. Mon ancien maître m’a jamais rien dit sur tout ça… Il avait tout intérêt à cacher tout ça, et parce qu’il me traitait bien, je l’ai cru…

    Damiq affichait un air honteux. Pourtant, il ne pouvait s'empêcher de se dire que Zab avait amplement mérité ces retrouvailles.

    CENDRES

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  • Lun 17 Juil - 16:09
    Rencontre dans le désert">
    Un petit esclave aux origines nobles ?


    Quelques années plus tôt,

    Damiq faisait des courses en ville. Il se disait qu'il devait trouver un moyen d'aider Zab à aller mieux, à se détendre. Il avait l'impression que ce gosse ne jouait jamais, quand il n'avait rien de particulier à faire, il se contentait de regarder ses pieds en se balançant nerveusement. Il avait également remarqué qu'il craignait ses semblables et préferait rester à distance de ces derniers. Damiq avait pensé le laisser dans un premier temps aux côtés des oryx. Les animaux jugeaient beaucoup moins sur le paraître et des codes complexes. De plus, que tu sois maître ou esclave, ils n'en avaient rien à faire. Damiq comptait là-dessus pour qu'il commence à s'ouvrir. Mais il avait aussi une autre idée en tête. Il passa par diverses boutiques pour se ravitailler et prit une petite surprise pour l'humain.

    Le troupeau s'était installé pas très loin d'un village, mais à l'abri des regards des humains. Heureusement, les risques étaient limités étant donné que c'était principalement des pêcheurs puisque qu'ils n'étaient pas loin de la mer. Les herbivores ne représentaient pas vraiment une menace pour les pêcheurs. Mais les oryx n'étaient pas du genre à s'aventurer dans les villages pour se nourrir, contrairement aux ibex. Damiq en avait profité pour laisser Zab avec le troupeau le temps qu'il fasse ses courses.

    Quand il revint, il entendit des sons d'agitation, suivis de rires. Puis l'hybride aperçu de jeunes oryx en train de jouer avec Zab. Ils couraient, s'entrainaient à donner des coups de corne, ou se mordillaient les oreilles. L'humain s'était également pris au jeu bien qu'il ne soit pas un oryx. Damiq avait observé les humains, et les enfants aimaient aussi se courser et se bagarrer, quand ils n'avaient pas de jouets qu'on leur achetait, pour les plus riches, ou fabriqué eux-mêmes pour les plus modestes. En revanche, quand l'esclave vit son maître, il se stoppa net et l'observa d'un air terrifié. Puis Zab se mit en position comme pour se protéger de coups. Les deux petits oryx qui jouaient avec lui quelques instants avant l'observaient d'un air surpris avant de regarder Damiq.


    - Je vais pas te faire de mal! Détends toi, tu as le droit de t'amuser!

    Tandis que Zab était encore en boule, Damiq sorti de son sac une petite balle rembourrée de lin et la posa devant le jeune esclave et la fit rouler vers vers lui. L'humain affichait un air un peu confus et surpris. L'hybride soupira. Puis il se rappella lui-aussi qu'on l'avait privé de la possibilité de jouer quand il était plus jeune. Un esclave ne jouait pas. Il devait seulement satisfaire les caprices de son maître. Même avec le vieil herboriste, il jouait quasiment jamais. C'était d'ailleurs la seule fois qu'il s'était vraiment fait punir par son maître.

    Il décida de s'éloigner et de laisser les jeunes s'amuser. Damiq constatait une fois de plus les ravages de l'esclavage sur les individus, surtout les plus jeunes. Les deux oryx avaient déjà commencé à s'amuser avec la balle, ne serait-ce que de lui donner des coups de cornes avant de courser. Quelques instants plus tard, Zab s'amusait avec eux à la balle. Damiq sourit, son camarade prenait peu à peu de la confiance.

    _____________________________
    De nos jours,

    Zab avait fait beaucoup de chemin, mais il en restait tant à faire pour se défaire d'années d'esclavage. Même si on en sortait pas totalement et que ça marquait durablement. Damiq lui-même était bien placé pour le savoir. Et encore, il n'avait pas eu un trop mauvais maître. Il n'osait même pas imaginer les ravages sur Zab infligé par son premier maître.

    Tenant toujours Yanzu, Zab écoutait son père. Il semblait un peu moins nerveux, mais n’avait pas lâché l’hybride de gazelle de Thomson. Ainsi, à l’origine, il se nommait Gabriel. Saladin lui avait dit qu’il pourrait mener la vie qu’il souhaitait, mais qu’il pourrait venir quand il voudrait. Zab s’approcha un peu plus. Il lâcha enfin Yanzu qui restait près de lui. Il renifla un peu l’homme qui était son père. Puis il posa sa main sur le bras de Saladin. Décidément, les conventions sociales des humains n’étaient clairement pas le fort du jeune homme. Après la vie avec des oryx n’avait pas aidé. Mais ces derniers l’avaient traité avec bien plus d’humanité que certains de ses semblables comme son premier maître. L’ancien esclave regarda son ex-maître.


    - C’est toi qui vois ! Mais tout ce que je sais, c’est que tu as de la chance d’avoir un père qui ait fait tout ça pour te retrouver. Tu as de la chance de pouvoir retrouver un parent…

    Une certaine amertume se sentait chez Damiq. Les retrouvailles de Zab avec son père lui faisaient remonter de très lointains souvenirs. Eux de sa mère, une bête d’ornement dépressive, abusée par son propriétaire. Mais Damiq doutait qu’on puisse l’aider. Il fallait dire que peu de gens en avaient cure du sort des bêtes sauvages. Il avait bien vu lors de son enquête avec Kérémir en particulier que les gens avaient un certain mépris pour les animaux. Quand des bergers étaient prêts à faire appel à un lycanthrope nostalgique des Titans pour terroriser les antilopes du coin parce qu’elles représentaient une concurrence pour le bétail. Ou encore les nombreux nobles s’offrant des chasses juste pour le plaisir de tuer des êtres qu’on avait arbitrairement qualifié d’inférieurs faute de pouvoir s’en prendre à des humanoïdes. Car Damiq disait toujours que quand on tuait pour le plaisir, passer la frontière entre la bête et l’humain était très ténu.

    Zab avait bien remarqué l’attitude de Damiq. Il s’éloigna de son père et prit l’oryx par la main et le fit s’approcher et lança un regard d’abord à l’herboriste, puis à Saladin. L’hybride avait déjà parlé de sa mère à son ancien esclave. Notamment le fait qu’il n’avait jamais put la rechercher, que ça soit en raison de son statut d’esclave, puis à cause d’une sorte de résignation du fait qu’on s’en fichait des animaux sauvages, surtout des herbivores. Qui irait aider un hybride à retrouver sa mère animale sachant que beaucoup vomissaient leur haine envers ces êtres.


    - Zab, je pense pas que ça soit possible… Même si j’aimerai beaucoup la revoir…

    CENDRES

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  • Lun 24 Juil - 17:35
    Rencontre dans le désert">
    Un petit esclave aux origines nobles ?


    Quelques années plus tôt,

    - Encore toi ?! Allez dégages espèce d’erreur de la nature !

    Le serviteur donna un coup de pied à Damiq. Encore un enfant vulnérable qui avait été séparé de sa mère. Une jeune femelle oryx dont le propriétaire avait abusé. Ce petit avait été la seule chose qui lui apportait un peu de bonheur dans cet enfer qui prenait des allures de paradis avec son jardin fleuri, sa belle maison aux murs immaculés et ses paons aux couleurs chatoyantes. Maintenant, elle en serait privée. Et pour l’enfant, il était désormais livré à lui-même, à la rue.

    La première nuit séparé de sa mère fut terrifiante pour Damiq. Il avait encore sa toison marron clair caractéristique d’un jeune oryx. Il s’était mit en boule dans un coin, tremblant. Ses oreilles étaient à l’affut du moindre son.

    Les semaines passèrent, Damiq avait cherché en vain des gens pour l’aider, mais personne n’avait voulu. Tout ce à quoi il avait le droit était des regards de haine et de dégoût. Un moment, il se retrouva même à se faire tabasser par des gosses.

    Alors qu’il semblait avoir perdu espoir, ses plaintes n’étaient pas tombées dans l’oreille d’un sourd. Une elfe  semblant amicale lui proposa son aide pour retrouver sa mère. Après hésitation, le jeune hybride accepta de la suivre. C’est alors qu’il tomba dans un piège. Celui des esclavagistes.
    Le contact semblait peu à peu se faire entre Zab et son père. Enfin, Gabriel, Damiq avait du mal à se faire à ce nom, mais il n’était pas le seul. Le jeune homme avait également des difficultés à se faire à ce nom qu’il n’avait jamais connu. Tout comme sa mère qu’il avait perdu à ses un an. En tout cas, l’échange entre l’herboriste et lui n’était pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Ainsi, Tagar le prit à part et l’invita sous un parasol un peu plus loin. Il lui tendit un verre d’eau et lui fit comprendre qu’il savait que l’hybride avait des choses à dire.

    Damiq soupira, Zab savait que la dernière fois que l’oryx avait tenté de rechercher sa mère, il avait fini esclave. Des gens avaient profité de sa détresse. Mais d’un autre côté, si ce peureux de Zab avait prit la peine de demander à son père d’aider Damiq, c’était que l’homme devait-être digne de confiance. Surtout, maintenant, ils étaient déclarés pleinement citoyens reikois.

    - En fait, c’est à propos de ma mère…

    L’hybride but une gorgée d’eau avant d’expliquer les choses.

    - Il s’agit d’une femelle oryx capturée assez jeune pour agrémenter le jardin privé de quelqu’un d’assez riche, sans doutes un noble. Malgré les abus de la part de son propriétaire, elle a tout fait pour me protéger et m’élever convenablement. Mais j’ai été chassé de la maison car apparemment j’étais encombrant.

    La honte transparaissait chez Damiq. Il aurait aimé pouvoir faire comme Saladin, mettre tout en œuvre pour la retrouver. Mais divers éléments l’en avait empêché.

    - Pendant toutes ces années, j’ai pas pu la retrouver, parce que d’une part, j’ai été esclave, mais après ça, même avec mon affranchissement, j’avais peur de retomber chez les esclavagistes si je demandais de l’aide et surtout, je savais que personne ne prendrait la peine d’aider à retrouver un être dont ils en avaient rien à faire en temps normal…

    Il jeta un œil en direction de Zab. Damiq se serait attendu qu’un gamin craintif et un peu étrange n’intéresse pas grand-monde, même un noble. Ca aurait même put être un moyen de se séparer d’un gosse un peu trop embarrassant par son comportement.

    - Enfin, si vous refusez de m’aider, je vous en veux pas.

    L’hybride se doutait même qu’elle soit encore en vie. L’espérance de vie d’un oryx était bien plus courte qu’un être humain. Sans parler que plusieurs nobles pouvaient posséder des animaux sauvages à domicile, dont des oryx. Damiq ignorait s'ils devaient déclarer les bêtes qu'ils avaient. Puis revoir le violeur détraqué qui était son père biologique ne l’enchantait pas vraiment. Sans parler qu’il n’aurait sans doutes aucune conséquences de son comportement. A l’époque, il avait dit que c’était l’œuvre d’un de ses serviteurs sans doutes, mais Damiq avait l’intuition de savoir qui était le coupable dans cette affaire.

    CENDRES

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  • Mar 1 Aoû - 18:52
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    Un petit esclave aux origines nobles ?


    Damiq n’attendait pas grand-chose de la part de ce Tagar concernant sa mère. Après tout, les humains avaient tendance à regarder de haut les antilopes et les considérer comme des êtres dont la vie avait peu de valeur. Tout ça parce qu’elles n’avaient pas besoin de tuer pour se nourrir et qu’elles préféraient fuir que se battre la plupart du temps. Car de leur point de vue, la fuite était une arme. Mais à sa grande surprise, Tagar lui indiqua le contraire.

    En guise de remerciement pour les soins et d’avoir guidé son neveu pendant toutes ces années, il lui proposa de l’aider à retrouver sa mère. Même si le gamin manquait cruellement des codes pour vivre normalement avec ses congénères et qu’il lui faudrait du temps. L’homme indiqua à l’hybride qu’il avait du temps-libre et qu’ils pourraient se charger de cela après-demain. Damiq accepta. Il devait à nouveau faire confiance. Apparemment, son interlocuteur était plutôt doué pour retrouver les gens et avait clairement de l’influence. Sans parler que sa reconnaissance du fait d’avoir retrouvé son neveu était sincère, même si ce dernier avait un comportement très animal.

    Quoiqu’il en soit, Damiq avait peut-être la possibilité de revoir enfin sa mère.


    - Entendu, je vous remercie infiniment.

    Il jeta un œil en direction de Zab et Yanzu. Les deux semblaient écouter Saladin leur parler. Damiq se disait qu’au fond, ce n’était pas une mauvaise chose. Il était conscient qu’en tant qu’hybride, il ne vivrait pas autant que le jeune humain. Au moins, il aurait une famille s’il avait besoin. Sans parler de ce que Shan’ael sur la nécessité de prendre des pauses. Zab avait trouvé un endroit où il pourrait se reposer.

    Deux jours plus tard, Damiq avait voyagé jusqu’à son village d’origine. Pendant toutes ces années, il avait évité cet endroit lui rappelant de trop mauvais souvenirs, ainsi que son impuissance à ne pas avoir pu sauver sa mère. Mais cette fois-ci, il avait les cartes en main. Entre temps, Zab et Yanzu avaient été renvoyés à la vie civile. Ils étaient beaucoup trop timides et avaient besoin de beaucoup trop de temps pour assimiler les choses. Damiq les avait laissés chez Saladin le temps qu’il termine son service civique.

    Du coup, l’hybride était venu seul. Il avait seulement sa lance et un sac contenant le nécessaire pour des premiers soins. Damiq inspira un bon coup. Cet endroit lui faisait remonter beaucoup trop de mauvais souvenirs. Ces moments où il était à la rue, jeté comme un chien, incapable de rejoindre sa mère qui était pourtant derrière ce muret.

    Damiq était nerveux, l’heure de vérité allait arriver. Il avait peur de voir dans quel état il allait retrouver sa mère.


    CENDRES

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  • Jeu 10 Aoû - 19:47
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    Un petit esclave aux origines nobles ?


    Ce Tagar avait tenu sa promesse, voilà qu’il avait rejoint Damiq devant la demeure dans laquelle il était né. Il était arrivé flanqué d’une dizaine de gardes du corps. En face, l’hybride n’avait personne. Un grande porte en fer cachait se qui se trouvait dans ce jardin des regards indiscrets, mais empêchait à quiconque de s’échapper. Même les paons sachant voler étaient bien moins téméraires avec les piques qui s’élevaient depuis les murs. En revanche, ça n’empêchait pas les pigeons, plus petits, de s’y poser et, ainsi refaire la peinture à leur goût. Damiq entendait les cris des paons qui peuplaient les jardins. Les oiseaux lui rappelaient ses années avec sa mère au sein de ce logement.

    L’hybride était nerveux. Un des gardes de Tagar frappa à la porte, faisant résonner le métal. Puis celle-ci s’ouvrit enfin sur un serviteur. Un hybride ?! Et pas des plus jeunes. Damiq ne l’avait jamais connu. Et dire que lui, s’était fait jeter dehors. En tout cas, ce n’était pas la même espèce. Histoire de ne pas éveiller les soupçons sur les pratiques douteuses du maître des lieux. Ce qui pouvait expliquer pourquoi Damiq avait été jeté dehors comme un chien. Le domestique, un hybride-cerf, adopta un ton hésitant en guise de réponse demandant qu’ils attendent dehors. Mais son interlocuteur lui indiqua qu’ils patienteraient à l’intérieur. Ils entrèrent sans cérémonie. Damiq se contenta de suivre le mouvement. Son cœur battait la chamade.

    Le jardin était toujours aussi soigné et opulent. Toujours ses beaux paons qui se promenaient. Mais également d’autres animaux. Des daims se broutaient tranquillement. Des fleurs toutes plus somptueuses les unes que les autres parsemaient les lieux. Un domestique humain se chargeait de tailler des haies. Et bien sûr, de nombreuses statues de femmes nues sans bras. Damiq se souvenait encore des questions qu’il avait posées à sa mère sur le pourquoi de ces étrangetés. Comme si une femelle oryx pouvait avoir des réponses à ce genre de questions. Mais il n’était qu’un gosse qui découvrait le monde à l’époque. Pour ce qui était du propriétaire du domaine et accessoirement père biologique de l’herboriste, il n’avait jamais été vraiment proche de lui. Alors qu’ils continuaient à avancer, l’hybride sentit une odeur familière. Damiq s’interrompit quand il remarqua des cornes droites dépasser depuis un bosquet.


    - Maman ?!

    Une tête se leva. Elle était vivante, mais elle semblait fatiguée. Il se tourna vers Tagar et lui fit un signe de tête comme quoi elle était là et vivante, mais il n’était pas serein malgré tout. Ils prenaient le chemin en direction de la pergola où le maître des lieux aimait à s’installer pour manger tout en contemplant son jardin. D’ailleurs, l’intéressé arrivait, accompagné de l’hybride-cerf qui l’avait annoncé l’arrivée du groupe entré de force. Il indiquait au cerf qu’il allait appeler la garde pour faire dégager les envahisseurs. Mais il se tut quand il apprit que les envahisseurs en question étaient un ministre et sa garde. Il prit un ton plus accueillant.

    - Monsieur le ministre, bienvenue dans mon humble demeure. Je ne m’attendais pas à votre visite.

    Il remarqua l’hybride-oryx. Il n’avait pas revu l’enfant qu’il avait chassé depuis des années et un oryx changeait énormément entre l’enfance et l’age adulte sur le plan physique. Damiq regardait en direction de sa mère.

    - Qui est cet homme ?

    CENDRES
    [/quote]

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