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    Vaenys Draknys
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    Race: Vosdraak
    Vocation: Mage noir
    Alignement: Neutre mauvais
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    qui suis-je ?:
    https://www.rp-cendres.com/t2942-vaenys-draknys-le-prince-dechu-le-baron-roi-de-la-pegre-termineehttps://www.rp-cendres.com/t2986-entretien-avec-un-vosdraak#25931https://www.rp-cendres.com/t2980-l-histoire-du-prince-dechu#25918
  • Sam 25 Nov - 15:54
     
    Des regards d'Améthyste
    Feat. Ayshara Ryssen
    Apparence de Vaenys:

    Ikusa, Reike
    Juillet de l’an -1

    La capitale du Reike était en proie à l’aridité des rayons du soleil, qui se trouvait au zénith. Les lueurs se reflétaient sur le palais royal, l’illuminant tel un joyau situé au cœur du désert. Heureusement pour les habitants de la ville, cette dernière était située non loin des côtes, offrant un climat agréable à vivre. La famille Draknys, descendante de Tensai et Akasha Draknys, vivaient dans l’immense palais surplombant la cité. Les Vosdraaks étaient vénérés par le peuple, cette race de sang pur descendant des dragons.

    Vaenys, prince héritier au trône, était la plupart du temps dans ses appartements. Et aujourd’hui ne faisait pas exception. Il était dans son immense chambre, décorée de bien des œuvres d’arts Reikoise, d’un lustre en or arborant bon nombre de bougies et d’une bibliothèque emplie d’ouvrages historiques en tout genre. Il était assis sur son fauteuil fabriqué à l’aide de matière noble, possédant une armature en or et en bois. Il lisait une œuvre faisant les louanges de son ancêtre, Tensai Draknys, lorsqu’il gagna son duel contre Lothab. Le livre se nommait « Tensai Draknys – Le tueur de Dieux », Vaenys prenait plaisir à lire les accomplissements de son ancêtre.

    Mais son temps de plaisir fut rapidement stoppé par un bruit sourd résonnant sur la porte, il semblerait qu’une personne frappe dessus. Le prince héritier soupira, puis il marqua une pause de quelque seconde, avant de fermer son livre.

    « Entrez ! » s’écria-t-il, prenant une voix agacée. La porte s’ouvrit lentement, un elfe fit son apparition. Il avait une carrure mince, une longue chevelure noire, des yeux légèrement orangés, et portait une armure de garde royale.

    « Votre Altesse. » annonça-t-il, s’inclinant à peine la porte franchie.

    « Pourquoi me dérangez-vous ? » demanda Vaenys, sans prendre la peine de de se retourner pour faire face au garde. « J’espère pour vous que c’est important. » ajouta-t-il, reprenant un ton normal.

    « C’est au sujet de dame Ayshara, votre Altesse. » indiqua l’elfe, ne pouvant s’empêcher de faire paraître sa voix tremblotante. Il n’était pas rare que l’elfe fît un rapport sur la princesse, mais aujourd’hui, il était bien différent.

    « Ma sœur ? » demanda-t-il, tournant légèrement la tête en direction de l’elfe. « Gawen, fermez la porte. » ordonna-t-il, se levant de son fauteuil orné de bijoux. Vaenys portait une magnifique tenue de prince, blanche, avec des ornements et bijoux dorés incrustés en son intérieur. « N’êtes-vous pas l’un des gardes de ma sœur, Gawen ? » interrogea-t-il, portant ses mains dans son dos, continuant de tourner le dos au garde.

    « Je suis bel et bien un garde de dame Draknys, votre Altesse. » rétorqua-t-il, l’air effrayé, après avoir fermé la porte derrière lui.

    « Puis-je donc savoir pourquoi vous n’êtes actuellement pas à ses côtés ? » demanda-t-il, regardant le livre qui était posé sur son bureau, le touchant à l’aide d’une de ses mains. « J’apprécie vos petits rapports quotidiens Gawen. Mais si je vous paie, c’est pour que vous la surveilliez, or, si vous êtes ici, c’est que vous ne faites pas ce que je vous demande. » annonça-t-il, se tournant, afin de faire face à l’elfe. Il perçait son regard orangé à l’aide de ses magnifiques yeux violets, lui lançant un regard menaçant. Il arrivait à discerner la préoccupation dont faisait part Gawen. « Vous semblez inquiet. Parlez, dépêchez-vous. » ordonna-t-il froidement.

    « Votre Altesse, votre sœur est partie vagabonder dans les rues de la ville. » annonça-t-il, gardant son regard dans celui du prince, tremblant de peur.

    « Ma sœur est partie ? Je vois. » dit-il, s’avançant en direction de l’elfe. Il gardait son regard ancré dans le sien. « Savez-vous ce qu’un garde encourt à manquer à son devoir, Gawen ? » demanda-t-il, se rapprochant du garde, commençant à lui infliger une attaque mentale. L’elfe, pris de douleur, tomba à genoux devant le prince. « Émettez le moindre son, et je vous abats sur le champ. » indiqua-t-il, avant de stopper spontanément cette torture. « Relevez-vous, incapable. Où est-elle partie ? » interrogea-t-il, regardant le garde avec dégoût et méprise.

    « Elle… elle est partie en direction du quartier marchand. Je suis désolé votre Altesse. » indiqua-t-il, se relevant, tout en détournant le regard du prince.

    « Disparaissez, déchet. Je vais aller la chercher personnellement. » annonça-t-il, haussant la voix. Gawen s’exécuta, retournant au quartier de dame Ayshara, la princesse qu’il était censé surveiller de près.

    Vaenys commençait à légèrement paniquer, il savait que laisser la princesse Ayshara sortir du palais sans protection pouvait lui être fatale. Grâce à ses activités nocturnes, le prince savait parfaitement que les ruelles d’Ikusa étaient plus que dangereuses pour sa famille. Que ce soit les rebelles, voulant faire tomber la tyrannie de la dynastie Draknys, les fanatiques pro-titans prêts à exterminer la race des Vosdraak pour imposer le règne des titans, ou encore les esclavagistes, qui peuvent se faire des profits sur son dos grâce à sa race extrêmement rare.

    Le prince devait retrouver sa sœur au plus vite, bien qu’il eût la main mise sur la pègre, il ne pouvait pas déjouer tous les plans visant à exterminer sa famille. D’autant plus que le quartier marchand était le principal quartier de la pègre, le plus dangereux. Il s’équipa d’une tunique blanche et dorée, celle qu’il utilisait pour se montrer en public. Il regarda un instant par la fenêtre de sa chambre, observant l’immensité de la ville qui se présentait devant lui. La princesse n’avait pas pu aller bien loin.

    « Garde ! Venez ici ! » s’écria-t-il, empruntant un ton autoritaire. Il se retourna en direction de ses gardes, qui venaient de pénétrer dans la pièce. « Ma petite sœur est partie, la ville est bien trop dangereuse pour qu’elle reste seule à l’extérieur. Nous partons tout de suite à sa recherche. » annonça-t-il, prenant les devants, sortant de sa chambre d’un pas déterminé. Il se dirigea vers l’entrée du palais et indiqua au garde du palais qu’il sortait. Ces derniers s’écartèrent à la vue du prince, qui les regardaient avec dégout, comme à son habitude. Le prince voyait d’un mauvais œil les races qu’il considérait comme inférieures.

    Vaenys Draknys, accompagné de deux de ses gardes les plus loyaux descendit les marches faites de marbre, qui permettaient d’entrer et de sortir du palais. Il se dirigea tout droit vers le quartier marchand, faisant l’honneur de sa présence au sein de la plèbe. Les citoyens, ses futurs sujets, le regardaient avec de grands yeux. Il était extrêmement rare que le prince lui-même sorte de sa tour d’ivoire. Le Vosdraak aurait très bien pu sortir couvert d’une cape et d’une capuche, mais pour lui, cacher une telle beauté relevait du crime. Et en plein jour, il risquait beaucoup moins de se faire attaquer par les complotistes et les pro-titans.

    Le risque ne restait cependant pas nul, c’est bien pour cela qu’il était accompagné de ses gardes. Il déambulait dans les rues du quartier, observant les petits commerçants émerveillés par sa splendeur. Il reconnut bien des visages, quasiment tous les marchands et commerçants étaient affiliés à la pègre. L’ambiance était bien différente de celle qu’il connaissait, le vice n’était plus, les citoyens ne s’amusaient guère, ils travaillaient, laissant les activités intéressantes pour le moment ou le soleil disparaîtrait du ciel, laissant place à la lune.

    Vaenys Draknys marchait de longues minutes dans les rues d’Ikusa, à la recherche de sa petite sœur adorée.

    CENDRES
    Impératrice-dragon du Reike
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    Ayshara Ryssen
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  • Sam 9 Déc - 0:37

    Juillet de l'an -1
    Avant le triomphe de Tensai Ryssen sur le Royaume du Reike




    C'était un début de journée comme les autres, disait-on. Au sein du grand et illustre palais royal, l'héritière féminine de la prestigieuse lignée Draknys s'adonnait à un ennui profond. Depuis peu, les semaines semblaient désormais figées dans une monotonie totalement insupportable. La claustration imposée à la demande spéciale de ses parents, le roi et la reine du Reike, l'avait privée de cette liberté qu'elle chérissait tant. Une raison obscure, bien évidemment maintenue secrète par les deux monarques, l'empêchait de franchir les portes dorées de la demeure souveraine. À ce jour ignorante de la menace de Tensai et de sa conquête barbare qui s'étendait sur le désert reikois, la princesse se perdait nonchalamment dans ses pensées, essayant de déceler une échappatoire à cet isolement beaucoup trop désagréable pour une personne de son rang. Qu'est-ce qui pouvait motiver ses géniteurs à la garder prisonnière d'entre ces murs ? S'agissait-il d'une énième mesure disciplinaire visant à lui faire comprendre que la vie de dirigeant était pleine de sacrifices et de restrictions diverses ? Ou fomentaient-ils autre chose sans qu'elle ne le sache ? Peut-être qu'ils préparaient en secret son futur mariage avec son très cher grand frère, Vaenys, et qu'ils ne souhaitaient pas que leur petite fille à l'esprit rebelle s'enfuie. Après tout, elle aurait bientôt dix-huit printemps... Un âge propice pour sceller ce genre d'union... Bref, chaque matin, la lumière traversant les vitraux colorés de sa chambre lui rappelait cruellement le monde extérieur, maintenant hors de sa portée. Ses pas résonnaient sur les dalles froides des couloirs, tandis qu'elle errait, tel un ancêtre égaré, à travers les salles désertes et silencieuses des appartements royaux. L'unique bruit, celui de ses soupirs, se mêlait au chuchotement des étoffes de sa robe bleu ciel glissant sur le marbre.

    - Pourquoi mes parents me cachent-ils tant de choses ? Se demanda-t-elle, se parlant à elle seule, la voix tremblante d'émotion et d'un vilain sentiment d'injustice. Je ne suis pas une enfant à protéger à ce point ! Je suis une Draknys, je dois connaître la vérité de mon royaume ! S'indigna-t-elle.

    D'humeur grognonne, la belle vosdraak lança quelques injures avant de s'aventurer vers les cuisines du château, croyant qu'une bonne bouffe l'aiderait à lui remonter le moral et à passer le temps. Sur place, elle y vit Mara, une domestique âgée aux mains habiles, pétrissant la pâte pour le pain du jour. L'odeur chaude et réconfortante de la levure se mariait délicieusement à celle des herbes fraîches. Ayshara s'approcha, son intérêt piqué par cette activité si différente de ses journées habituelles.

    - Mara, puis-je vous aider ? Questionna-t-elle, un sourire timide ornant son visage innocent.
    Surprise de recevoir une offre pareille, la dame secoua doucement la tête, une pointe d'affection s'éveillant dans son regard fatigué : - Oh, Votre Altesse, je ne saurais vous laisser faire. Pétrir la pâte n'est point une tâche pour des mains de princesse. Vos talents et vos devoirs se situent bien au-delà de ces murs.
    Déçue, mais respectueuse des convenances, la jeune femme à la chevelure immaculée acquiesça, soupirant discrètement. Elle observa un instant les mouvements précis de Mara, puis reprit sa déambulation solitaire parmi les vastes couloirs.

    La journée s'étirait, longue et indistincte. La future impératrice croisait parfois des servants et des courtisans de la cour, dont les visages lui paraissaient étrangement voilés d'une inquiétude qu'ils s'efforçaient de dissimuler. Mais... Qu'est-ce qui se passait au juste ? Rah, si seulement elle savait ! Plus tard, elle surprit une conversation entre deux valets. Leurs voix étaient basses, leurs mots entrecoupés de pauses anxieuses. « La défense... Taisen... Kyouji... » Les fragments de leur échange attisèrent davantage la curiosité croissante de l'héritière.

    Son cœur battait la chamade à l'intérieur de sa poitrine. La décision était désormais prise : elle s'échapperait du palais afin de découvrir la vérité. Toutefois, une question importante demeurait... Comment déjouerait-elle la vigilance de ces gardes toujours aux aguets ? L'astuce utilisée devait être ingénieuse. Finalement, l'idée lui vint lorsqu'elle entendit parler d'une livraison de vieux tapis destinés à des œuvres de charité à Ikusa. Ces carpettes riches en histoire et en artisanat étaient régulièrement remplacées et offertes aux nécessiteux, une tradition sans doute instaurée par la famille royale pour se rapprocher de son peuple.

    Dans l'après-midi, Ayshara se glissa hors de ses appartements et se dirigea vers la salle où les tapis étaient entreposés avant leur départ. Le plus large d'entre eux attira bien sûr son attention. Il semblait suffisamment spacieux pour envelopper entièrement une personne de son gabarit. Avec une agilité féline, elle s'enroula à l'intérieur, se dissimulant parmi les motifs complexes et les fils d'or. Elle retint son souffle, se calant dans une position qui lui permettrait de rester immobile pendant un certain temps. Et peu après, des esclaves arrivèrent, charriant les donations. Ils soulevèrent le carrémat de la princesse, ignorant la présence royale en leur sein. C'est ainsi qu'elle fut emportée hors du palais, traversant les portes qu'elle avait tant rêvé de franchir, malgré que ce soit d'une manière qu'elle n'aurait jamais imaginée. Le convoi s'arrêta une fois rendu au centre de la cité d'Ikusa, lieu où les tapis seraient distribués. La blonde attendit que les bruits de pas et les voix s'éloignent avant de s'extraire prudemment de sa cachette. Elle se redressa, ajustant sa cape sombre, dissimulant habilement ses traits distinctifs, et se mêla à la foule. Mission réussie.

    À cet instant, une pensée destinée au Maître-Espion du Reike s'envola. Oh, qu'il serait étonné de voir ses petits stratagèmes de fuite !

    Incognito - ou presque -, la vosdraak déambulait au travers des allées animées de la capitale reikoise. Ça lui plaisait, toute cette liberté. Quand soudain, un cri perçant fendit le brouhaha environnant. Au bout d'une venelle, une sorte de troupe de saltimbanques réalisait un spectacle de rue, mais quelque chose d'anormal venait de se produire. Au milieu de leur numéro, l'un des artistes, un jongleur, avait perdu le contrôle de ses torches enflammées, embrasant accidentellement une partie de son costume. La panique s'installa instantanément chez les spectateurs. Malgré son déguisement, la princesse ne put ignorer l'urgence qui se présentait droit devant ses améthystes. Poussée par son instinct et sa formation en technique de guérison, elle se fraya un chemin à travers le public et s'approcha de façon discrète de l'homme en détresse.

    À l'abri des regards, elle chuchota aussitôt une incantation, étendant ses mains vers le blessé. Les flammes s'éteignirent, laissant l'artiste stupéfait, mais indemne. La foule, ayant assisté à ce sauvetage miraculeux, s'exprima de surprise et d'admiration. Des rumeurs de sorcellerie et de magie se répandirent rapidement, alors que les gens cherchaient à comprendre ce qui venait de se passer. De son côté, Ayshara saisit l'attention qu'elle suscitait, et décida de s'écarter assez vite de tout ça.

    Pendant qu'elle se hâtait de s'éloigner, une main ferme se posa sur sa frêle épaule. Se retournant brusquement, elle se retrouva face à face avec un individu aux yeux perçants, vêtu de haillons.
    - Vous avez un pouvoir rare, jeune dame... Néanmoins, les dons comme les vôtres attirent souvent des ennuis en des temps pareils...

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    Vaenys Draknys
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  • Dim 10 Déc - 16:53
     
    Des regards d'Améthyste
    Feat. Ayshara Ryssen
    Des cris perçants venant d’une ruelle plus loin arrivèrent jusqu’aux oreilles du Vosdraak. La créature aux cheveux argentés ne devait plus être bien loin de sa petite sœur Ayshara. Vaenys, le regard inquiet, leva la main pour stopper l’avancée de ses gardes. Le prince héritier au trône fut soudainement pris d’un sentiment qu’il ne ressentait que rarement, pour ainsi dire jamais. L’inquiétude pouvait se lire pleinement dans ses améthystes, lui qui d’habitude ne s’occupait que de sa propre personne, il se voyait être préoccupé par le sort de sa petite sœur. Lui-même ne savait pas pourquoi il en était ainsi, peut-être que sa sœur était la seule personne sur tout le Sekai pour qui il pouvait ressentir une once d’amour.

    Il tourna la tête en direction de ses gardes, plongeant son regard d’un violet intense dans les yeux de ces derniers. « Allez voir d’où proviennent ces hurlements, dépêchez-vous. » ordonna-t-il, prenant toute la prestance que pouvait présenter un prince. Les gardes s’exécutèrent, courant en direction des précédents hurlements. Ce n’était pas très loin, à la rue perpendiculaire dans laquelle se trouvait Vaenys, seulement une petite minute de marche tout au plus. Si la princesse Ayshara venait à disparaître, les conséquences seraient extrêmes pour la famille Draknys. Cela ne serait qu’une démonstration de faiblesse, autant pour la royauté Reikoise que pour la race pure des Vosdraak, et ce serait l’extinction de la race. D’autant plus que le Reike était en guerre contre un simple barbare venu du désert, perdre la princesse affaiblirait grandement la nation.

    Vaenys reprit sa route, il marchait dans la ruelle du quartier marchand. Les battements de son cœur s’accélérèrent, il était en proie à un stress soudain. Sa poitrine se serrait, lui provoquant une insoutenable douleur et par la même occasion, sa respiration s’accélérait péniblement. Le brouhaha environnant de la foule s’estomper petit à petit, laissant place à des bruits sourds, puis, à des sifflements stridents qui venaient lui déchirer les tympans. Sa vision fut, dans un premier temps, troublée dans sa périphérie, avant de devenir de plus en plus sombre. Le prince, désorienté, s’approcha de l’étal d’un petit commerçant qui vendait des fruits. Il balaya tout ce qu’il s’y trouvait et s’appuya dessus afin de reprendre lentement ses esprits. Son cœur reprit un rythme normal, les sons environnants redevenaient perceptibles, ils pouvaient entendre les personnes autour de lui. Des personnes qui le vénéraient lorsqu’il se présentait à elles, l’appelant « Votre Altesse », ou « Messire Draknys ». Tous étaient en train de faire de la lèche devant leur futur roi, essayant de s’attirer les grâces du prince.

    Une fois revenu à la raison, le Vosdraak écarta les quelques civils qui osaient le toucher, les traitant d’immondices et d’être abject, puis il reprit distinctement sa route en direction des précédents hurlements stridents qu’il avait entendus. Il marchait entre les étals des marchands venant vendre leurs marchandises, ne se souciant que très peu de ceux qui l’entourent, des regards qui étaient portés sur sa présence presque divine au milieu de la plèbe. Il finit par arriver à l’embranchement entre la ruelle dans laquelle il était et la venelle d’où provenaient les hurlements. Ses gardes étaient postés quelques mètres plus loin, interrogeant les témoins de l’incident en attendant la venue du prince.

    L’un des gardes vit son maître arriver, il s’approcha de lui d’un pas craintif. « Votre Altesse. » annonça-t-il, s’inclinant face au prince héritier du Reike. Ce dernier plongea ses améthystes dans les yeux du garde, attendant de potentielles nouvelles de sa petite sœur. « Une petite troupe de saltimbanques donnait un spectacle au bout de la ruelle. » dit-il, indiquant d’un geste de la main l’emplacement de la troupe. « Le jongleur a perdu le contrôle de ses torches, ce qui a provoqué l’embrasement d’une partie de son costume. Cependant, les flammes ont mystérieusement disparu. Nous interrogeons encore les témoins pour savoir ce qu’il s’est passé et, s’ils ont vu la princesse. » conclut-il, faisant une révérence.

    Vaenys, de son regard d’améthyste, scruta la scène qui se profilait devant lui. Suite aux paroles du garde, l’être à la chevelure argentée ne pouvait que penser que c’était l’œuvre de la princesse Ayshara. Sa petite sœur manipulait avec habilité la magie du soin, à l’inverse de lui-même, qui excellait depuis son plus jeune âge dans la manipulation de la magie noire et des arcanes. Il connaissait que trop bien ce quartier, dans ses moindres recoins. Il se déplaça en direction des bords de la ruelle, d’un pas assuré, cherchant sa petite sœur. Si elle avait réussi à échapper à la foule, cela voulait dire qu’elle était très bien cachée. Une princesse, ça se retrouve facilement au milieu d’une population de pauvre citoyen.

    Il arriva sans grand souci à repérer la princesse Ayshara, qui était près du coin d’un bâtiment, elle essayait de s’extirper de la situation embêtante dans laquelle elle s’était retrouvée. Il commença à avancer en direction de la princesse, ne criant pas son nom, afin d’éviter que les mercenaires qui jonchaient les ruelles du quartier marchand n’en profitât pour se ruer sur la jeune femme. Son inquiétude s’était dès lors dispersée, jusqu’à ce qu’il vit un individu, les yeux perçants, posé sa main sur l’épaule de la jeune princesse. Il fut instantanément pris de rage, il rappela ses gardes, qui s’empressèrent de rejoindre le prince. Le prince indiqua en levant le bras, l’emplacement de sa petite sœur. Il marchait en direction d’Ayshara, tandis que ses gardes eux, couraient comme à leurs habitudes, exécutant les ordres du prince.

    L’individu aux yeux perçants n’eut pas le temps de s’enfuir, il fut saisi par les gardes qui l’empêchèrent de faire le moindre mouvement. Vaenys arriva aux côtés de la jeune Vosdraak, puis il porta son regard sur elle, un regard empli de déceptions quant à sa désobéissance. « Nous reparlerons de tout ça au palais. Ne bouge pas Ayshara. » ordonna-t-il à sa petite sœur, portant désormais son regard sur l’individu aux yeux perçants.

    Il s’approcha de l’agresseur, à moins d’un mètre de lui, il le fixait droit dans les yeux et commençait à lancer une attaque mentale de moindre puissance sur le pauvre homme, juste assez pour lui provoquer un léger mal de tête. « Quant à toi. Tu as osé poser tes mains pleines de crasse sur la princesse, héritière de la dynastie Draknys, une Vosdraak de sang pur, une déesse. » annonça-t-il, augmentant légèrement la puissance de son attaque, elle devint suffisamment puissante pour qu’il commençât à geindre. « Tu n’es rien d’autre qu’un être abject, un porc, une immondice. Ta vie est pathétique, ton existence est une erreur, sale vermine. » continua-t-il, augmentant toujours la puissance de son attaque mentale. L’individu aux yeux perçants commençait à pousser des hurlements de douleur, des hurlements qui glaçaient le sang de tous les individus qui se trouvaient autour de la scène.

    Vaenys regarda l’un des gardes, ne stoppant pas pour autant les douleurs horribles qui se propageaient dans l’être au regard perçant. « Vous, amenez cet être répugnant au cachot, je déciderai de son sort plus tard. » ordonna-t-il, puis il regarda le second garde. « Quant à vous, ramenez-nous au palais. » conclut-il, stoppant son attaque mentale sur le pauvre homme, qui s’écroula aussitôt au sol. Le Vosdraak fit là une démonstration de sa puissance, une démonstration de ce qu’il pouvait advenir aux individus qui osaient le défier, lui et sa famille.

    Il posa ensuite ses améthystes dans celles de sa petite sœur, la regardant avec rage. « Ayshara, rentrons. » dit-il, lui faisant un signe de la tête, lui indiquant de passer devant. Il voulait garder un œil sur elle durant le chemin du retour, afin de s’assurer qu’elle ne tente pas une nouvelle évasion.

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  • Mer 3 Jan - 7:02

    Surprise, la princesse dévisagea brièvement cet inconnu qui osait l'aborder comme ça dans la rue. Du premier coup d'oeil, son apparence ressemblait à celle d'un genre de vagabond, voire même à un fanatique de shierak errant. Par pur réflexe de sécurité, Ayshara essaya de reculer, mais l'humain maintint sa prise, ferme sans être spécifiquement menaçante. Que voulait-il d'elle ? L'avait-il reconnu parmi toute cette foule ? Si oui, quelles étaient ses intentions en l'appréhendant ainsi ? Méfiante quant à la suite de cette rencontre, la future souveraine du Reike fronça les sourcils, tout en commençant à se préparer mentalement à se défendre. Elle ouvrit la bouche :

    - Qui êtes-vous ?
    - Un observateur des temps troublés qui nous entourent. Cependant, la vraie question demeure, qui êtes-vous, jeune dame qui manie la magie avec tant de finesse ?
    - Hum... Je... Je ne suis personne de particulier, simplement une citoyenne qui ne pouvait rester de marbre face à une pareille détresse. Je pense que tout bon reikois qui se respecte doit venir en aide à ses compatriotes lorsqu'ils en manifestent le besoin. Vous ne croyez pas ?
    - Les temps s'avèrent difficiles. Des talents tels que les vôtres demeurent rares et précieux, alors que des conflits de grandes envergures s'abattent nonchalamment sur nos terres.
    - Et que savez-vous de ces soi-disant conflits ? Seriez-vous en mesure de me donner plus d'informations ?
    - Ils gronderont bientôt aux portes de notre cité, alimentés par la cupidité, le pouvoir et les désirs inassouvis d'un Homme. Vous qui possédez un pareil don, pourriez-vous retrouver au cœur de cette tourmente, que vous le vouliez ou non.
    - Et que devrais-je faire, selon vous ?
    - Soyez prudente. Gardez votre identité secrète et ne faites confiance à personne à la légère. Il y a des forces en jeu ici qui dépassent la compréhension de la plupart.

    Bouche bée, la vosdraak resta plantée là, complètement immobile. Beaucoup de questions étaient toujours en suspend à l'intérieur de sa tête et les paroles de ce mystérieux inconnu provoquaient plus de doutes que de vraies réponses. Elle qui pensait que ses parents limitaient ses sorties du palais à cause d'histoires de mariage, et bien... Peut-être qu'il ne s'agissait pas de cela, en fait. À moins que ce personnage ne lui raconte des bobards. Et puis, c'était qui ce fameux Homme assoiffé de pouvoir dont il parlait ? Vaenys ? Ce ne serait pas très surprenant, tiens... Même si ça lui semblait bizarre qu'il souhaite plus de puissance alors qu'il siège déjà au sommet de la succession royale de ce royaume en tant qu'unique héritier de sexe masculin. Au sein de la nation du désert, il n'existait pas meilleure position que d'être le seul enfant mâle d'une lignée aisée et influente.

    Tiraillée entre son devoir envers ses ancêtres et son désir de protéger son peuple, l'adolescente songea au futur ainsi qu'à ses responsabilités. Avait-elle commis une erreur en fuyant le château d'un telle façon ? Et si elle était tombée entre les mains de hors-la-loi, d'individus malintentionnés profitant de la situation pour s'enrichir ? En ces temps d'incertitude, que deviendrait le Reike si quelque chose de dramatique lui arrivait soudainement ? Comprenant enfin sa boulette, elle soupira doucement; parfois, l'ignorance servait à protéger.

    Puis, son cher grand frère débarqua. Hahaha (non). Bien sûr, ce dernier était accompagné de gardes affichant des visages austères. Et au moment où ses prunelles emplies de déception se posèrent sur son enveloppe corporelle de jeune nymphe, elle frissonna d'angoisse. Ce regard, elle le connaissait que trop bien, pur mélange de colère et d'inquiétude. Ce regard qui avait régulièrement pesé sur sa personne lorsqu'elle outrepassait les règles. Une sorte de méfiance latente habitait constamment ses interactions avec son aîné. Malgré qu'ils partageassent un sang identique, les intentions de Vaenys n'avaient pas toujours été claires à ses yeux, et elle se demandait où se situait la limite entre protection saine et désir de contrôle malsain.

    Les paroles fermes et sans appel de l'héritier Draknys résonnèrent dans les oreilles de la princesse. Oui, elle voulait ardemment protester, dire qu'elle n'était pas une enfant à surveiller, mais les mots se pétrifièrent au seuil de sa gorge. Elle se sentit comme une vulgaire gamine prise en faute. Un véritable comble pour une descendante directe des illustres fondateurs.

    - Vaenys, écoutez-moi, je...

    L'attaque mentale infligée à son précédent interlocuteur lui glaça le sang. Elle observait, horrifiée, la souffrance que son frère imposait, les paroles cruelles qu'il prononçait. Une punition inutile et complètement excessive. Cela lui paraissait stupide de martyriser un sujet de la Couronne ainsi. Cet homme, il n'avait rien fait méritant un pareil traitement. Mécontente, la belle serra les poings. Pendant un instant, ses améthystes croisèrent celles du vosdraak. Puis quand il lui ordonna finalement de rentrer, son sang ne fit qu'un tour.

    - ASSEZ ! Cria-t-elle, son visage reflétant un mélange de révolte et de frustration. Comment osez-vous, Vaenys ? Comment osez-vous me traiter comme une enfant, alors que notre royaume est à l'aube d'une crise que ni vous, ni moi ne saisissons pleinement ? Pendant combien de temps Père, Mère et vous-même allez continuer à me cacher la vérité ? Pendant combien de temps allons-nous prétendre que tout est sous contrôle tandis que des incertitudes nous encerclent ? Moi aussi, je suis l'héritière du Reike ! J'ai le droit de savoir, de comprendre, d'agir selon ma volonté !

    Elle croisa les bras sur sa poitrine, adoptant une posture de défi, et planta ses pieds fermement sur le pavé de la rue animée d'Ikusa.

    - Non, mon frère. Je ne bougerai pas d'ici. Pas avant que vous ne me révéliez la vérité !

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  • Sam 6 Jan - 15:31
    Des regards d'Améthyste
    Feat. Ayshara Ryssen
    Le visage du celui qui était promis à un avenir radieux sur le trône du Reike changea du tout au tout lorsque la princesse Ayshara, sa petite sœur, lui tint tête en public, devant nombreux de leurs sujets. Vaenys Draknys ferait un bien piètre roi pour le Reike s’il se laissait marcher dessus par sa petite sœur, pour qui il éprouvait tout de même une once de respect. Gêné, ses prunelles d’améthyste vinrent se poser sur le soldat qui était resté là pour escorter le prince et la princesse. « Partez. » lança-t-il à l’encontre de son garde.

    « Mais, votre Altesse. Les ordres du Roi sont clairs. Je dois rester avec vous lorsque nous sommes à l’extérieur du palais. Et cela, quelles qu’en soient les circonstances. » rétorqua-t-il, la voix tremblotante. Le regard du Vosdraak s’intensifia légèrement, ce dernier avait horreur d’être contredit. Que ce soit par le roi ou par un simple garde, personne ne devait aller à l’encontre des paroles de Vaenys Draknys. « J’ai dit : Partez. » cracha-t-il, marquant une légère pause, s’approchant de son garde. « Mon père est-il ici ? Non. Alors c’est à moi, et à moi seul que vous obéissez. Si je vous donne un ordre, vous l’exécutez, point. Vous avez compris ou vous êtes trop abruti ? Les directives de mon père, elles ne m’intéressent pas. Alors je le répète une dernière fois. Partez et retournez tout de suite au palais ! » ordonna-t-il, lançant un regard assassin.

    Le regard du prince Vaenys devenait de plus en plus sombre à l’écoute des chuchotements ambiants. Certes, le royaume était déjà en pleine crise, l’armée de Tensai prenait de plus en plus de terrain sur le territoire du Reike et la famille royale était totalement impuissante face au futur empereur-dragon. Cela, le peuple ne le savait déjà que trop bien, les divers espions agissant pour le Baron répandaient la nouvelle suite aux ordres du tout puissant roi de la pègre, qui souhaitait décrédibiliser les souverains. Et d’autres espions au service de Vaenys, comme Zéphyr Zoldyck étaient déjà partis en éclaireurs. Alors oui, l’état du royaume était critique, des tensions étaient naissantes au sein de la ville d’Ikusa.

    Mais les chuchotements incessants qui sévissaient tout autour des deux hérités devenaient insupportables pour Vaenys qui souhaitait simplement cacher la vérité à sa petite sœur. « ASSEZ ! » hurla-t-il froidement à l’encontre des quelques dizaines de personnes qui dévisageaient leur futur couple royal. « Tensai sera arrêté avant même qu’il n’arrive devant les portes de nos grandes villes. Moi, futur souverain du Reike, je vous en fais la promesse. » annonça-t-il fièrement, calmant aussitôt les citoyens qui retournèrent à leurs occupations. Enfin, sauf les commères qui prenaient plaisir à observer la scène de la princesse qui tenait tête à son futur époux.

    Le prince héritier se tourna désormais vers sa petite sœur, puis il posa un genou à terre, venant délibérément salir sa magnifique tunique d’un blanc immaculé. Ses prunelles d’améthyste vinrent croiser celle de sa petite sœur. « Ayshara, personne ne vous traite comme une enfant, et encore moins moi, qui tiens à toi. Tout va bien, si vous entendez des rumeurs concernant l’état de notre royaume, c’est simplement celles répandues par la pègre, qui en veut visiblement à Père et Mère. Évidemment, vous êtes devenue une belle jeune femme et vous avez parfaitement le droit de faire ce qu’il te plaît. Cependant, les rues de la ville ne nous sont plus sûre croyez-moi. Il y a une force mystérieuse qui règne sous la ville et qui en veut à notre peau, à notre sang. C’est donc pour cela que nous ne devons pas rester ici, et que le moindre individu qui viendrait à poser sa main sur notre divin être peut nous hostile, voire pire. C’est pour cela que je fais enfermer cet homme, et pour rien d’autre. Si vous le souhaitez, vous déciderez de son sort, d’accord ? Mais pour cela, il faut que vous me suiviez jusqu’au palais. » annonça-t-il, attendant la réponse d’Ayshara.

    Bien évidemment, il mentait et droit dans les yeux de sa petite sœur en plus, mais il ne voulait pas lui avouer la pure vérité : Tensai arrive. Mais même pour le prince héritier, Tensai n’était absolument pas pris au sérieux, il n’était qu’un petit lézard tentant d’affronter le Dragon.
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  • Dim 21 Jan - 9:44

    Le cœur de l'adolescente battait d'une colère sourde face à la manière dont Vaenys traitait le garde royal. Elle était inévitablement envahie par une vive discordance vis-à-vis de cette approche de l'exercice du pouvoir. La rudesse des paroles et le mépris dans la voix de son frère contrastaient radicalement avec la sagesse et la délibération qu'elle jugeait essentielles dans l'art du commandement des troupes. Elle le vit s'avancer vers le soldat, le visage durci de rage, et cracher ses ordres en faisait preuve d'une arrogance qui lui était insupportable. Ayshara détestait cette facette de son soi-disant futur époux, cette propension à écraser ceux qui se trouvaient sous sa responsabilité. Certes, elle comprenait l'importance de la discipline militaire, surtout au sein d'une société aux coutumes guerrières telle que le Reike, mais la façon dont il imposait sa volonté lui paraissait terriblement dépourvue de tout respect humain. Ils étaient des hommes qui avaient promis de servir la nation du désert, de protéger les petites gens, et pourtant, ils étaient réduits à subir les humeurs et les caprices d'un prince qui ne reconnaissait point leur valeur.

    À ce moment-là, la future reine se jura intérieurement qu'elle traiterait toujours ses sujets et ses soldats avec équité et moralité.

    Rudesse, douceur... La belle dragonne se demandait comment elle pourrait un jour concilier ces deux visions du pouvoir. Comment pourrait-elle instaurer un règne juste si l'exemple qu'elle possédait sous les yeux ne s'avérait que domination et dureté ? Elle se doutait bien que le pays avait besoin de dirigeants forts, principalement en ces temps incertains. En revanche, elle croyait également en la nécessité d'une gouvernance empreinte de compassion.

    Un petit ange doux et bienveillant qui nageait parmi ce monde rocambolesque.

    Lorsque son aîné s'adressa au public curieux qui les observait, la demoiselle resta silencieuse, tout en gardant les sourcils froncés et les bras croisés en signe de mécontentement. Toutefois, un détail plutôt croustillant attira son intérêt... Tensai ? Qui était donc ce nouveau personnage ? Jusqu'à maintenant, elle n'avait jamais entendu parler de lui. Elle ne savait pas encore pourquoi, mais elle se sentait particulièrement intriguée par cet homme. Avec un peu de chance, peut-être que Vaenys lui en dirait davantage le concernant. Plus tard, elle lui en jaserait sûrement.

    - Vaenys, je pense qu'il... Surprise, elle le fixa poser un genou à terre. Difficile de comprendre ce qu'il voulait faire en réalisant un pareil geste de soumission. En effet, cette marque de respect de la part de l'héritier envers elle la toucha, mais elle demeurait perplexe face à ses paroles. Une nouvelle indignation montait. Très clairement, ces rumeurs inutiles propagées par la pègre la révulsaient. Ils sont vraiment idiots, ces gens de la pègre, répandant de telles sottises ! Comment osent-ils ? Vous devez les arrêter, Vaenys, pour rassurer notre peuple et protéger le Reike de ces personnes malintentionnées. Ensuite, elle l'écouta expliquer les dangers qui les grondaient au sein des rues d'Ikusa, parlant d'une pseudo force mystérieuse guettant leur famille. Naïve, elle avait tendance à le croire, ne se doutant pas d'un potentiel mensonge. Après tout, quel genre d'homme ingrat pouvait mentir à sa petite sœur en étant agenouillé devant elle ? Ah, si seulement elle savait ! L'idée qu'une menace inconnue et mystique pèse sur eux la troublait profondément. Des forces obscures régnaient en ce monde, et il fallait s'en méfier. D'accord. Je vous suis. À une unique condition : je veux en savoir plus sur cette force mystérieuse et sur ce que nous pouvons faire pour protéger notre famille et le Reike.

    Ayshara soupira, puis adopta une posture moins colérique. Si son grand frère disait vrai et que des choses maléfiques les menaçaient, alors, il était nécessaire de réfléchir et de se mettre au travail dès maintenant afin d'assurer la sécurité du royaume. Déterminées, ses améthystes dévisagèrent le prince en attente d'une quelconque réponse, espérant véritablement qu'il ne la place pas à l'écart ou qu'il tente de masquer la réalité.

    - De plus... Ah ouais, c'était la question fatidique qui arrivait. Qui est exactement ce Tensai dont vous parlez ? Pourquoi projette-t-il de venir aux portes de la capitale ? La princesse réfléchit un court instant. Évidemment, elle considéra sérieusement la solution de diplomatie. Et quelles mesures prenons-nous afin de le contrer ? Enfin... S'il est hostile envers nous. S'enquit-elle. Vaenys avait promis au peuple d'arrêter cet illustre inconnu, mais elle voulait savoir comment. Vous pensez que je pourrais lui parler et faire connaissance avec lui ? Peut-être que cela nous aiderait à y voir plus clair.

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  • Lun 22 Jan - 17:00
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    Les paroles de sa petite sœur avaient le don de l’énerver intérieurement. Effectivement, les gens de la Pègre idiots, qui répandaient des sottises comme elle disait, c’était Vaenys. Les personnes malintentionnées envers la famille Royale, c’était aussi Vaenys. Enfin, lui il était malintentionné envers ses parents et les lèche-culs qui les accompagnaient, pas envers les deux héritiers. Ah ! SI elle savait qui était réellement son frère, quelle serait sa réaction ? Enfin, il allait de soi que le prince du Reike ne pouvait pas combattre ce mal qui rongeait les souterrains d’Ikusa. Il serait pris pour un fou de se combattre lui-même. Enfin, ce n’était pas le sujet, ce n’était qu’un mensonge pour calmer Ayshara. Même si cela n’a pas vraiment marché, vu les questions suivantes.

    Évidemment, Vaenys savait exactement ce qu’il fallait faire pour réduire à néant les « forces mystérieuses » qui menaçaient le Reike. Mais bien sûr, il n’avait pas la moindre envie d’agir. D’une simple parole, il pouvait disloquer et provoquer la perte de la Pègre d’Ikusa, mais cela n’était en rien drôle. Son objectif était avant tout de faire passer ses parents pour des incapables, des bons à rien qui étaient présents sur le trône par simple soif de pouvoir et par simple envie de régner sur un peuple de débile. Enfin, si le prince héritier devait mentir une nouvelle fois pour donner à sa petite sœur de fausses pistes, il n’hésiterait pas une seule seconde.

    Un léger soupir s’échappa du prince du Reike, qui cherchait un nouveau moyen de dissimuler la vérité à sa future épouse. Son regard d’améthyste n’était en rien fuyant, puisqu’il l’ancra dans les prunelles de sa petite sœur adorée. « Eh bien, Ayshara, cette force mystérieuse ne l’est pas réellement pour nos espions les plus chevronnés. Il se trouve que le maître-espion connaît déjà l’identité de la personne qui est aux commandes de tout cela, de tout ce trafic souterrain. Il serait un homme d’une taille imposante, se promenant de nuit dans les ruelles de la ville, à la recherche de ses proies. Et le jour, il est dissimulé parmi les habitants qui adulent père et mère. Les activités du réseau de ce vilain personnage seraient diverses et variées, de l’esclavage, de la torture, de la prost… enfin bref, si tu veux en savoir plus, il faut en parler à père et mère. Je ne suis pas réellement mis dans la confidence. L’espionnage, c’est plutôt sous le commandement de Père. Enfin, je suis persuadé qu’il prend les bonnes décisions pour nous protéger, nous et notre famille. De notre côté, je pense que nous avons meilleur temps de ne pas nous en mêler, sinon, cela pourrait être catastrophique pour nous, Ayshara. » rétorqua-t-il, mentant droit dans les yeux de sa petite sœur.

    Évidemment, la personne qui était le plus proche des espions du Reike, c’était Vaenys. De ce fait, il pouvait les orienter comme il le désirait dans les mauvaises directions afin de pouvoir faire son commerce sans être dérangé. Et puis bon, vu la qualité du réseau d’espionnage royal, il était relativement hors de portée de ces-derniers. S’il avait dit tout cela à sa petite sœur, c’était surtout pour qu’elle accepte de bouger d’ici, puisque, il commençait à s’impatienter fortement.

    Et puis une nouvelle question arriva, la question fatidique, la question que Vaenys espérait tant éviter. Ayshara aborda le sujet de Tensai, le roi barbare. Quelle horreur que de devoir répondre à cela. Après un nouveau soupir, Vaenys se redressa, puis il tourna légèrement la tête. « Très bien, je vais te parler de ce Tensai, mais mettons-nous d’abord en marche s’il te plaît. » annonça-t-il, entamant la marche aux côtés de la princesse Ayshara. Qu’elle le rencontre ? C’était tout bonnement hors de question, jamais Vaenys ne prendrait le risque de laisser Tensai approcher sa petite sœur, qui savait ce qu’il était capable de lui faire ?

    Enfin, en marchant, il réfléchit à un énième mensonge à raconter, puis, il ancra ses améthystes sur sa petite sœur qui marchait à côté de lui. « Ce Tensai n’est qu’un simple barbare dont le clan pose quelques problèmes à Genryusai, rien de plus. Il est assez difficile en affaires, à vrai dire. Son clan manque de ressources et il négocie avec la capitale pour en avoir davantage. De ce fait, il souhaiterait venir jusqu’ici avec quelques-uns de ses amis barbares pour nous faire peur, mais comme tu le sais, notre armée est la plus puissante de tout le Sekai. Alors, nous ne risquons rien. En d’autres termes, il n’est en rien hostile pour nous et ne représente aucune menace. Et, il est simplement inutile que tu t’entretiennes avec lui, Ayshara. En tant que future reine, tu auras bien d’autres devoirs, comme aider dans les finances ou contrer l’esclavage. Pour ce qui est des relations internes au Reike, c’est plutôt au Roi et au Vice-Roi de s’en occuper. Et, pour quelque chose d’aussi futile que le petit barbare qui chouine pour avoir des ressources supplémentaires, c’est Genryusai qui s’en occupe, ne t’en fait pas. » annonça-t-il, mentant encore et encore.

    Le Reike était en guerre face à Tensai depuis plus d’une année complète et les forces de l’armée royale s’épuisaient de jour en jour. Rien n’était jouable et l’histoire le savait, le Reike courait déjà à sa perte. Enfin, la dynastie Draknys pour être plus précis. Même si ce n’était pas la fin pour Vaenys et Ayshara, bien au contraire.
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  • Sam 3 Fév - 6:01

    Un mélange complexe de sentiments la hantait. L'héritière de la nation tentait de comprendre son aîné. Son cœur se serrait à chaque mot prononcé. Elle l'observait, ce frère qui s'adressait avec une certaine gravité qui lui était étrangère. Plus elle apprenait à le connaître, plus elle le percevait comme une figure contradictoire. Le Vaenys qui se dressait actuellement devant sa personne, promettant de protéger le royaume du sable contre des forces mystérieuses, était-il le même homme qui traitait ses subordonnés avec un mépris dédaigneux ? Elle se demandait comment concilier ces deux facettes d'une personnalité propre. Cet amalgame d'autorité et de tendresse fraternelle la déconcertait. Pourtant, elle ne niait point la loyauté de sang qu'elle ressentait à son égard. Il s'agissait de son futur époux, celui qui un jour régnerait sur le Reike, celui qui portait sur ses épaules le poids de leur lignée ancestrale. Elle comprenait que les responsabilités qu'il assumait pouvaient forger un caractère austère, mais elle espérait qu'au fond de lui résidait l'amour sincère de sa patrie. L'adolescente considérait son frère pour sa force et son courage; cependant, elle se demandait à présent si ces qualités distinctes ne dissimulaient pas un désir de pouvoir prédominant sur tout le reste. Il arborait ce masque. Un masque qui le rendait insondable et lointain.
    Tiraillée entre la déférence envers son aîné et la volonté à le défier, à l'inciter à regarder au-delà de la rigueur de son rôle, elle s'interrogeait sur sa prise de conscience quant à l'impact de ses actes sur son entourage, sur les citoyens qu'il se destinait à diriger.

    Oui, ses paroles concernant Tensai et les menaces pesant sur eux résonnaient à l'intérieur de son esprit. La dragonne d'argent voulait croire en lui, en ses capacités à protéger leur peuple. Nonobstant cela, elle se sentait également responsable de comprendre et d'évaluer ces menaces par elle-même, aspirant à jouer une fonction active ainsi qu'à ne pas être simplement une spectatrice dans les dossiers reikois. Malgré son envie de faire confiance, une part d'elle demeurait révoltée et indignée face à toute cette désinformation alarmante qui lui échappait honteusement. Comprendre les enjeux qui se cachaient derrière les façades de la Couronne n'allait pas être une mince affaire. Désormais, il ne fallait plus rester parmi les ombres. Elle devait se tenir prête à questionner, à apprendre et à agir en tant que figure clé du futur. Tracer une voie qui concilierait la force et la compassion, la détermination et l’ouverture.

    La tête légèrement inclinée, la belle écoutait les explications du vosdraak, absorbant tous les mots qui sortaient de sa bouche. Une lueur d'intérêt brillait au sein de son regard violet; toute cette histoire de menace souterraine et d'homme se grande taille se promenant dans les rues d'Ikusa tard le soir l'intriguait.

    - Comment se fait-il que, si nous connaissons l'identité de cet individu, il soit toujours libre de ses mouvements ? Pourquoi n'a-t-on pas encore agi ? Et si cet homme s'avère si dangereux, ne devrions-nous pas le craindre davantage en le laissant dans l'ombre ? Ne serait-il pas plus sage de l'exposer au grand jour et de le neutraliser afin d'assurer la sécurité du peuple ? Vaenys préconisait de rester à l'écart de cette affaire, mais la princesse se trouvait incapable de se cantonner à un rôle passif, ne parvenant pas à s'y résigner. Si le maître-espion est sous le commandement de notre père, et que vous êtes persuadé de sa faculté à prendre les bonnes décisions, pourquoi semble-t-il y avoir tant d'incertitude et de mystère autour de tout ceci ? Pourquoi ne sommes-nous pas plus impliqués, mon frère ? N'est-ce pas notre responsabilité de veiller sur le Reike ? Son ton devenait de plus en plus pressant, soulignant son besoin évident de transparence. Et enfin, si vous n'êtes pas dans la confidence de ces affaires d'espionnage, comment expliquez-vous que vous en sachiez autant sur cet homme et ses activités ?

    Ne se doutant pas que ses questions mettaient à l'épreuve son interlocuteur, elle était déterminée à obtenir des réponses. Selon elle, cela lui paraissait naturel d'en savoir davantage à propos de la condition actuelle du royaume. Surtout lorsqu'on considérait l'évidence même de son futur rôle de monarque. Elle refusait d'accepter les demi-vérités et les secrets qui semblaient ronger les fondations du gouvernement.

    Quand il mentionna le fameux Tensai, un sourire joueur imprégna ses belles lèvres. Il le décrivait telle une brute de bas étage ayant des revendications territoriales, un problème mineur dont le Vice-roi, le vieux Genryusai, s'occupait. En fait, chaque détail de son récit la fascinait anormalement. Elle se mit en marche aux côtés de lui, sa petite main délicate s'imbriquant discrètement à la sienne. Ayshara se rapprocha subtilement de l'homme à la chevelure immaculée, ses prunelles pétillant de malice.

    - En tant que future reine, je pense qu'il est important que je comprenne tous les aspects de la gouvernance, même les plus... barbares. Sa démarche, aérienne et quasi dansante, dessinait un contraste saisissant avec l'allure posée de l'héritier mâle des Draknys. Elle pressa doucement sa main dans celle de Vaenys, un geste qui semblait chercher du réconfort autant que de l'assurance. Le jour où Tensai viendra à la capitale, ne croyez-vous pas que cela pourrait être une occasion pour moi d'en apprendre davantage sur les différentes cultures de Reike ? Après tout, une souveraine doit connaître ses sujets !

    Elle prenait plaisir de cette complicité naissante avec son frère. La blonde se pensait plus proche de lui qu'elle ne l'avait été depuis longtemps, voyant ce moment comme une opportunité incroyable de renforcer leur lien.

    - Alors, ce très cher Tensai n'est que l'un des nombreux chefs cherchant à négocier auprès de Père et Mère ? Hum... J'aurais cru que ce personnage serait plus complexe, peut-être. Demanda-t-elle, un sourcil légèrement levé, sa curiosité piquée par cette description quelque peu simpliste. Ses améthystes se perdirent durant un court laps de temps sur les pavés de la rue. Rêveuse, elle imaginait déjà le jour où elle serait pleinement engagée dans les affaires du royaume, où sa voix compterait réellement lors des décisions importantes. Enfin, je suppose que vous avez raison. Pour l'instant, je me concentrerai sur ce que je peux faire. Mais soyez-en assuré, Vaenys, que je ne resterai pas en retrait.

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  • Dim 4 Fév - 15:49
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    Eh bien, il fallait bien avouer qu’Ayshara était loin d’être une sotte. Elle serait indéniablement une meilleure Reine que l’était sa propre mère, bien plus perspicace. Et cette curiosité dont faisait par la princesse, cela pouvait paraître être un grand défaut, mais en réalité, c’était tout l’inverse. Puisque, naturellement, la princesse du Reike, en posant toutes ses questions, apprenait à en savoir plus sur la menace invisible qui était en train de pourrir le Reike de l’intérieur. Enfin, c’était bien inutile, puisque cette menace invisible n’était autre que le prince du Reike lui-même. Vaenys éprouvait un grand plaisir à mener sa double vie, une en tant que prince à la surface et l’autre, en tant que roi dans les souterrains.

    Il pensait aussi certainement devenir un héros du Reike si, en tant que Roi, et dès sa première année sur le trône, il arrivait à neutraliser la menace invisible que son père et sa mère fût incapable de localiser. Ainsi, il aurait certainement une prestigieuse statue de sa personne dans la galerie des héros. Mais bon, le prince du Reike n’en était pas encore là, son père était encore sur le trône et en plus, il y avait une menace bien plus grave qui venait de l’extérieur. Enfin, pour l’heure, il se devait de répondre aux incessantes questions de sa petite sœur, qui était aussi, sa future femme.

    Les magnifiques prunelles améthystes de Vaenys s’ancrèrent dans les yeux de la jeune Vosdraak, il réfléchissait à quels mensonges il allait pouvoir encore inventer. « Hélas, ma chère sœur, nous ne connaissons pas l’identité exacte de ce vil personnage. Tout ce que nous avons à l’heure actuelle, c’est qu’il est connu sous le nom de Baron. Mais, c’est tout, nous ne connaissons rien de lui, mis à part qu’il rôde la nuit dans les rues de la capitale, vêtu entièrement de noir. » rétorqua-t-il, prenant une légère pause, pour porter son regard sur les prestigieux bâtiments de la ville. « Il est inutile de l’exposer au grand jour. Vois-tu, il risquerait de se faire bien plus discret s’il savait que nous nous intéressions de près à son cas. Or, actuellement, il est très imprudent. Nous attendons juste qu’il fasse un faux pas pour le piéger, et alors, il sera traîné en place publique. » ajouta-t-il, voulant en finir vite sur le sujet de sa double vie. Décidément, Ayshara était bien trop curieuse.

    « Je te prierai de garder cela secret, Ayshara. Mais sache que je m’infiltre discrètement dans le bureau du maître-espion pour prendre connaissance de ses rapports. Effectivement, nous sommes les futurs souverains de cette noble nation, nous nous devons d’être en capacité d’agir face à la menace. Par ailleurs, je trouve tes pensées très nobles Ayshara, tu seras une grande Reine, il n’y a aucun doute là-dessus. Ensemble, nous serons le couple le plus puissant du monde, tu verras. » répondit-il à sa petite sœur, la regardant avec un regard sincère. Car oui, le Vosdraak était épris de sa petite sœur.

    « Oui, c'est exact Ayshara, mais, tu es formée pour être une Reine, ne l’oublie pas. Il est vrai qu’il y a encore beaucoup d’aspects de la royauté qui te sont cachés, mais, l’année prochaine, certains de ces aspects te seront révélés. » rétorqua-t-il, regardant toujours sa petite sœur, qui marchait d’une manière très rythmée, comme si elle était en train de danser. Enfin, la revoilà en train de parler de Tensai, ce pourri. « Tensai ne viendra pas à la capitale Ayshara, c’est Père et Mère qui se déplaceront directement. Il faut que tu saches aussi que, en tant que Reine, tu seras amenée à te déplacer chez nos voisins. En République et au Shoumeï. Tu verras, ce sont des pays tout bonnement magnifiques. » mentit-il, il détestait les républicains, déjà à l’époque.

    « Oui, exactement, Tensai cherche à négocier certaines choses avec nos parents. Mais, sois en certaine, ils sauront prendre la bonne décision, comme à chaque fois. » rétorqua-t-il, riant légèrement. Pour Vaenys, les souverains n’étaient que des imbéciles incapables d’agir pour le bien de leur pays. Enfin, le prince déchu n’était pas forcément mieux, lui qui était un être très pragmatique, envers lui-même. « Voilà, mais, c’est bien ce que j’attends de toi, chère Ayshara, que tu ne restes pas dans l’ombre. Nous nous devons de nous battre pour dire ce qui est le mieux pour notre pays. Par ailleurs, en rentrant au palais, nous demanderons à nous entretenir avec Père et Mère et, nous leur parlerons de tout cela, d’accord ? » annonça-t-il, portant son regard droit devant lui, voyant les formes du palais se dessiner.
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    Ayshara Ryssen
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  • Sam 10 Fév - 11:26

    Pensive, la dragonne marchait tout près de ce cher Vaenys. Clairement, son apparence calme à l'extérieur ne laissait nullement transparaître le feu dévorant qui brulait à l'intérieur, son esprit s'enchevêtrant d'aspirations non assouvies et de curiosités particulièrement frustrantes. Alors qu'elle avançait, la main doucement lovée dans celle du chef secret de la pègre, l'adolescente avait toujours un peu de mal à accepter d'être autant tenue à l'écart des affaires internes du royaume. Pourquoi lui cachait-on des choses d'une pareille importance ? Difficile de comprendre ce qui motivait réellement ses parents à agir ainsi. Le souhait de protéger le Reike et d'assimiler les rouages de son futur gouvernement bouillonnait en elle. Était-il trop tôt ? À l'âge tendre de dix-sept ans, sa vision actuelle du monde se voulait hautement idéalisée, une table rase où elle graverait des espoirs et des rêves de compassion... Mais en fin de compte, que connaissait-elle véritablement de sa mère patrie ? Relativement ignorante des vérités, Ayshara avait cette tendance à sous-estimer les sentiers tortueux de la politique. Malgré sa bonne volonté, la princesse à la chevelure de lune était encore loin de saisir la complexité de la cour royale. Ses idéaux - aussi nobles soient-ils - reflétaient cette candeur typique liée à son jeune âge. Le Sekai, elle le percevait qu'à travers ses attentes, ne voyant pas l'entièreté des sacrifices et des compromis qu'exigeaient, hélas, le pouvoir, ni les choix difficiles.

    En tout cas, l'héritier mâle de Draknys pouvait se considérer chanceux que sa petite sœur n'ait pas cru bon d'apprendre la technique magique de détection des mensonges ! Parce que sinon, il y aurait eu une sacrée scène d'engueulade, par ici !
    Quoi qu'il en soit, la curiosité de la jeune demoiselle était éveillée comme un chat aux aguets. Vaenys n'allait pas s'en sortir avec facilité, oh que non !

    - Mhm... Le Baron... Un homme qui rôde la nuit... Très très étrange, tout ça. Marmonna-t-elle à sa propre intention. Cela ressemble à une légende urbaine. Est-il possible que nous ne puissions jamais le capturer ? Sûrement par mimique à l'égard de son grand frère, ses améthystes fixèrent les mêmes bâtisses que lui. Légèrement aveuglée à cause du soleil pétant de la capitale, la belle vosdraak plissa les yeux. Si nous attendons qu'il fasse un faux pas, ne prenons-nous pas le risque qu'il fasse davantage de mal entre-temps ? Ne serait-il pas plus prudent de l'attirer dans un piège plutôt que d’espérer qu'il se trahisse lui-même ? Questionna-t-elle, incrédule. L'approche de la patience lui semblait trop passive pour le moment. Peut-être que son futur époux saurait la convaincre davantage ?

    Les paroles suivantes du prince surprirent sa promise. Garder le secret ? À tout le monde ? Ceci signifiait qu'elle ne pourrait rien raconter à son éternel meilleur ami et confident, Afosios. Voilà quelque chose qui l'embêtait pas mal. Cependant, elle le ferait. Parce que c'était son frère qui lui demandait. Et qu'elle le trouvait gentil de répondre à toutes ses questions de façon aussi aimable... et honnête.

    - Eh bien, je suis touchée d'une telle confiance ! Je vous assure que ce petit secret est en sécurité avec moi. L’idée que vous preniez l’initiative d’examiner les rapports du maître-espion montre à quel point vous êtes dévoué aux intérêts du Reike. Il s'agit d'un acte de courage et de prudence. Ayshara inclina doucement la tête, reconnaissante des mots élogieux qu'il lui communiquait la concernant. Ses joues se teintèrent d'une coloration rosée. Merci, mon frère. J'aspire à travailler main dans la main avec vous pour la prospérité de notre nation... et la continuité du nom des Draknys. Évidemment, elle vouait beaucoup de crédits à ce que Vaenys lui racontait, ne se doutant aucunement que ce dernier serait capable de commettre des actes atroces pour sauver sa peau... Comme la vendre à l'ennemi, par exemple.

    Lorsqu'il mentionna Shoumei et la République, la princesse se remémora ses séjours à Benedictus chez sa marraine Gunnhildr, la régente, ainsi qu'à Liberty au sein de l'Université Magic. Elle avait vu les splendeurs de ces formidables cités, mais savait pertinemment que l'arrière-pays et la vie quotidienne de ces citoyens lui étaient encore inconnus.

    Puis, elle roula les yeux en apprenant que ce Tensai ne pointerait pas le bout de son nez à Ikusa. Pour des raisons lui échappant, elle se sentait extrêmement déçue de ne pas pouvoir le rencontrer en personne. Cet homme l'intriguait tellement, au point... Au point qu'elle pourrait... Non ! Il fallait qu'elle se calme un peu sur les fugues du palais.

    - Je comprends, je comprends... Son regard se baissa tristement. J'aurai voulu lui parler. J'ai vraiment cette impression que Tensai et moi pourrions être des alliés, voire des amis. Est-ce que ça vous arrive, parfois, d'avoir ce genre de sentiment, sans savoir pourquoi ? Alors que les formes du château se dessinaient au loin, les prunelles de la jeune femme se posèrent sur le vosdraak. Parfait. En rentrant, nous traiterons de tout cela avec eux. J'espère sincèrement qu'ils seront disponibles pour nous accorder un instant. Ces derniers temps, ils ont l'air très préoccupés... Ça doit être à cause de ce gars de l'ombre dont vous m'avez parlé. Un sourire quelque peu malaisé apparut sur ses lèvres. Ou peut-être était-ce autre chose qui les tracassait ? Elle ravala sa salive. Au fait, Vaenys... Comment devons-nous, vous et moi, envisager notre relation en tant que frère et sœur devant se marier ? Comment pouvons-nous être sûrs que cela ne nous empêchera pas de trouver notre bonheur personnel ?

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  • Dim 11 Fév - 10:56
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    Décidément, elle était bien curieuse la petite sœur du prince déchu. Et puis, si le Baron était une légende urbaine, cela voulait dire que Vaenys n’était pas considéré comme une réelle menace ? Voilà une phrase qui touchait bien l’égo du prince du Reike, même si, sa petite sœur ne pouvait pas le viser directement. Les traits du visage de Vaenys se dessinaient d’eux mêmes pour créer une expression légèrement colérique et cela, il ne le contrôlait pas. Il tourna donc vivement la tête de manière à ce que la future reine ne remarquât pas sa colère incontrôlée. Et puis, l’attirer dans un piège ? Quelle idée absurde, jamais le Baron ne se ferait piéger de la sorte, non, jamais.

    Vaenys attendit quelques secondes, le temps de se calmer légèrement, avant de reporter son visage dans la direction de sa petite sœur. Il baissa légèrement la tête, de façon à ce que les améthystes d’Ayshara pussent se refléter dans le regard si beau du prince du Reike. Puis, il laissa un léger sourire se dessiner sur son visage, un sourire de fierté. Il n’était visiblement pas trop discret ce Baron. « Le Baron est loin d’être une légende urbaine puisque, je l’ai déjà vu. » rétorqua-t-il, faisant là une énorme faute. « Enfin, je ne l’ai pas vu directement mais, l’un de mes espions oui. » ajouta-t-il, essayant de se rattraper comme il le pouvait. « Et puis, crois-moi, il est un être doté d’une extrême intelligence. Il ne se laissera pas attraper de la sorte, non. C’est impossible, même pour les plus grands chasseurs du Reike. Je pense que cette menace perdurera encore longtemps sur le Reike hélas, sauf si nous sommes de bien meilleurs souverains que nos parents, ce que, je ne doute pas. Crois-moi Ayshara, ensemble, nous pouvons l’arrêter. » conclut-il.

    Vaenys était ravi d’apprendre que sa sœur allait garder le secret. Enfin, un secret, non, puisqu’en réalité, il garde une certaine mainmise sur les espions, de manière à ce qu’ils n’allassent pas fouiner dans les affaires du Baron. Oui, comme il l’avait dit plus tôt, le Baron était un être doté d’une extrême intelligence, sous-entendu que Vaenys lui-même était un être extrêmement intelligent. Et puis, en plus, Ayshara se montrait très motivée pour travailler avec son grand frère, ce qui, était une excellente chose. Ainsi, il pouvait facilement l’écarter de tout ce qui touchait à l’espionnage et à l’armée, deux des activités du Royaume qui menaçait la Pègre du prince du Reike.

    Ainsi, un nouveau sourire se dessina sur le magnifique visage du Roi de la Pègre, ses améthystes brillaient de mille feux à la lumière du soleil. « Merci Ayshara, je suis heureux de pouvoir faire confiance à au moins une personne au palais, et que cette confiance soit réciproque. Le courage et la prudence sont deux des vertus que j’affectionne particulièrement, il est normal que j’en fasse preuve, n’est-ce pas. Je n’hésiterai d’ailleurs pas, à l’avenir, à m’interposer entre toi et une menace qui te coûterait la vie. La dynastie des Draknys sera indéniablement entre de bonnes mains, c’est certain. » rétorqua-t-il, mentant encore et encore. Décidément, la mythomanie était plus son fort que le courage, c’était certain. Vaenys, courageux ? Certainement pas, non.

    Son regard se noircit encore alors que sa petite sœur abordait un sujet fâcheux, Tensai. Non, il ferait tout ce qui était en son pouvoir pour que la future Reine ne soit pas approchée par cet enfoiré de Ryssen. Il serait encore capable de lui faire la pire des choses et cela, Vaenys ne l’accepterait pas. « Je ne pense pas que ce soit une bonne chose que tu aies une quelconque entrevue avec Tensai. Mais, pour répondre à ta question, je n’ai jamais ressenti le moindre sentiment, à l’exception d’une seule fois, je m’en souviens encore comme si c’était hier. » rétorqua-t-il, faisant référence à la naissance de sa petite sœur. La seule fois où il avait ressenti autre chose que de la haine. Bien sûr, il n’irait pas plus loin, mais, il le pensait sincèrement.

    Alors que les protagonistes arrivèrent sur le parvis du château, les gardes de Vaenys s’inclinèrent, puis, le prince et la princesse passèrent la grande porte d’entrée, se retrouvant dans la cour intérieure. Vaenys se baissa légèrement, de manière à ce que son visage soit au même niveau que celui de sa petite sœur, puis, il plongea ses améthystes dans celle de sa petite sœur. « La relation telle qu’elle est aujourd’hui me convient parfaitement pour un avant mariage. Crois-moi, Ayshara, nous serons heureux ensemble, je n’en doute pas une seule seconde. Et toi, est-ce que tu en doutes ? » murmura-t-il légèrement, avant de se redresser, portant son regard sur un conseiller royal qui passait par là.

    « Dites-moi, le Roi et la Reine sont ici ? Nous souhaiterions les voir, maintenant. S’ils sont occupés, ce n’est pas notre problème. C’est bien compris ? » ordonna-t-il à la personne, avant de reporter son regard sur sa petite sœur et de lui sourire franchement.
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  • Sam 24 Fév - 9:06

    Apparemment, ce fameux Baron semblait être un personnage vraiment spécial. De toute évidence, ce dernier attisait la curiosité de la princesse, moins que ce Tensai certes, mais quand même. Ainsi donc, il avait été aperçu par l'un des espions travaillant pour Vaenys. Hum...  L'intérêt d'Ayshara pour ce mystérieux bonhomme s'accroissait, se mêlant bien sûr à une pointe de scepticisme quant à l'incapacité prétendue de le capturer. Dans son esprit, cet homme commençait à devenir moins une menace et plus un symbole des limites du système de gouvernance en vigueur.

    - Cela semble presque trop commode, ne trouvez-vous pas ? Un ennemi toujours hors de portée, toujours un pas en avance... Peut-être que nos stratégies existantes sont justes inadéquates. Peut-être devrions-nous penser plus astucieusement. L'adolescente ne manquait pas d'intelligence, mais elle éprouvait toutefois une certaine consternation face à la complexité et l'inefficacité apparente de leur méthodologie actuelle. Franchement, comment un seul homme pouvait-il réussir à échapper à toute la machine reikoise ?

    Suite aux remerciements de son frère, la dragonne se contenta de hocher sobrement la tête. La perspective d'avoir un allié si proche au sein du palais s'avérait pour elle une source inestimable de réconfort. À ce moment-là, elle était déterminée à apprendre, à grandir et à devenir une souveraine qui marquerait l'histoire de la nation du sable, une reine guidée par la sagesse, la compassion et la volonté de faire le bien pour son peuple.
    Hélas, son expression changea drastiquement lorsque le prince lui refusa - encore - Tensai. Son visage se ferma légèrement, affichant une petite moue boudeuse, visiblement déçue, voire dégoutée. En fait, elle-même n'arrivait pas à comprendre pourquoi cela la préoccupait autant. L'idée de se voir interdire cette opportunité se voulait une source de contrariété, bien qu'elle saisisse les enjeux à propos de sa sécurité personnelle. Refoulant tout cela à l'intérieur, la maîtresse du feu divin continua donc d'écouter la réponse de Vaenys. Elle se demandait quelle avait été cette expérience marquante dont il lui parlait. Un jour, peut-être qu'elle aurait des éclaircissements à ce sujet.

    Arrivée dans la cour du palais, un frisson d'émotion poignarda la jeune femme à la chevelure de lune. Son frère se pencha pour être à son niveau, un geste évident d'intimité et de connexion. Néanmoins, au lieu de se sentir rassurée ou touchée, une étincelle vive de rébellion s'insinua en son for intérieur. Elle repensa à sa récente évasion du château ainsi que de cet élan de liberté ressentie en ville, loin des murs étouffants de cette foutue demeure royale. Les poings serrés, elle lutta contre le sentiment de frustration qui montait doucement, essayant de refouler son amertume croissante vis-à-vis de ce monde de restrictions et d'attentes.

    - D'accord. Je dois avouer que vos paroles me rassurent quelque peu. Répondit-elle d'un calme forcé. Je crois que le bonheur se construit, souvent à l'opposé de ce qu'on a prévu ou de ce qu'on nous a préparés à vivre. Je ne doute pas de notre capacité à respecter nos devoirs, mais je me demande si la couronne ne nous pèsera pas trop lourd, étouffant ce qui pourrait rendre notre existence réellement épanouissante.

    Puis, à la demande de Vaenys, un garde partit quémander en leur nom une entrevue avec le Roi et la Reine du Reike. Le vosdraak ne savait pas si cette rencontre allait faire bouger les choses et provoquer des changements, cependant, ils ne perdaient rien à essayer. Même si... Même si... Ses réflexions se stoppèrent dès qu'elle remarqua son reflet dans l'un des vitraux du palais. Ses vêtements, loin d'être à la hauteur de l'élégance et de la dignité requises pour demoiselle de son rang, ressemblaient à de vieilles guenilles. Elle les examina d'un regard critique en tirant une petite grimace. Ça n'allait pas du tout. Elle soupira.

    - Vaenys, attendez-moi ici, s'il vous plaît. Il faut que je mette une robe plus appropriée. Il ne serait pas convenable de me présenter devant Père et Mère comme ça.

    L'air de rien, la future souveraine du royaume se dirigea vers ses appartements, et lorsqu'elle fut enfin seule au sein de l'intimité de sa chambre, les émotions retenues tout au long de la journée explosèrent. Étouffée. Prise au piège entre les attentes de son rang et ses aspirations à la liberté.

    - Rah ! Ils m'énervent tous !

    Des mots amers et des insultes s'échappèrent de ses lèvres, des choses qu'elle n'aurait jamais osé prononcer à haute voix en la présence d'autres personnes. Cherchant sans doute à fuir cette réalité, la belle sortit un comprimé de substances illicites acheté sur le marché noir il y a quelques semaines de cela, caché sous ses draps soyeux. Sans réfléchir aux conséquences, elle l'avala, espérant s'évader, même de façon temporaire, de sa douleur. Alors que les effets de la pilule de bonheur commençaient à se manifester, Ayshara s'effondra mollement sur la surface confortable de son lit, s'égarant mentalement dans un tourbillon de pensées délirantes et lunaires. Les barrières de sa retenue s'effritaient sous l'influence néfaste de cette drogue. Très loin de l'image parfaite de la princesse idéale qu'elle se plaisait à renvoyer en public, elle n'était finalement qu'une jeune femme tourmentée comme beaucoup d'autres, luttant contre ses propres démons intérieurs. Ah, les joies des crises d'ado !

    - Je préférerais mourir plutôt que de continuer cette vie !

    Pendant ce temps, cela faisait maintenant plus de trente minutes que la blonde n'avait pas donné le moindre signe d’activité à son frère qui l'attendait (supposément). Il n'était pas courant pour elle de disparaître ainsi sans prévenir, surtout dans des circonstances où une rencontre importante avec le couple royal était prévue.

    Dur dur, le quotidien de princesse...

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  • Sam 24 Fév - 15:10
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    Ayshara était une femme très intelligente, Vaenys ne doutait pas une seule seconde que la dragonne serait un obstacle extrêmement dangereux pour son empire souterrain. De ce fait, le prince du Reike, une fois nommé à la tête du pays en compagnie de sa tendre sœur, ferait tout son possible pour évincer sa petite sœur des affaires d’espionnage de la couronne. Il préférait garder un contrôle total sur tout son bon commerce, que ce soit en tant que Baron ou en tant que prince et bientôt, que roi. En réponse, Vaenys fit un simple hochement de la tête, de sorte à ce qu’Ayshara comprît qu’il approuvait sa demande, sans trop non plus s’avancer sur cette dernière. Alors que ses améthystes se détachèrent de celles de sa sœur, un tendre sourire fleurit sur son visage aux traits si parfaits, comme pour signifier une satisfaction, vis-à-vis de l’esprit de déduction de sa future épouse.

    Il était essentiel pour le prince du Reike, à l’esprit perfide, d’avoir la main mise sur la future souveraine de sa Nation. Il se devait de la manipuler rigoureusement et sans la moindre faille, de manière à ce qu’il pût devenir le plus puissant des souverains que l’Histoire n’eût jamais connus. L’égo bien trop développé de Vaenys le poussait à agir parfois contre sa propre famille et, c’était exactement ce qu’il voulait faire avec sa sœur. Faire en sorte qu’elle n’eût pas la moindre confiance en elle, qu’elle ne pût pas prendre des décisions d’elle-même et surtout, qu’elle ne pensât rien être sans son frère et futur époux. Oui, Vaenys Draknys était un être que l’on pouvait définir comme étant un pervers narcissique, ayant comme objectif d’avoir le contrôle sur sa petite sœur et ainsi, sur l’entièreté de la Nation du Reike. C’était un esprit malade, il n’y avait pas l’ombre d’un doute. Il était un véritable sociopathe, un prédateur social.

    De ce fait, le prince du Reike était tout à fait ravie de comprendre que ses paroles rassuraient la princesse. De nouveau, alors que son visage était face à celui de sa proie, le prince laissa un léger sourire fleurir sur son visage, ses améthystes se fermèrent légèrement. « Tu as tout compris, Ayshara. Grâce à moi et à notre union, tu seras la Reine dont le Reike a terriblement besoin. Et, compte sur moi pour t’épauler du mieux que je le pourrai. » répondit-il, rendant le calme dont faisait preuve sa petite sœur, un calme pour le moins étrange. Mais, le Vosdraak était bien loin de se douter que cette dernière forçait un calme, il était bien loin de se douter de ses réelles intentions. Quelle tristesse.

    Se redressant, le prince, en compagnie de sa sœur, attendit la venue de ses géniteurs dans la cour du palais. Cependant, il sentait, rien qu’à l’aura que dégageait la princesse, que quelque chose n’allait pas pour cette dernière. Son visage divin pivota légèrement, de manière à ce que ses magnifiques prunelles pussent capter celles, tout aussi magnifiques, de sa tendre petite sœur. Avec un regard suspicieux et, les traits de son visage s’étirant de manière à dessiner une moue d’inquiétude, le prince attendit une éventuelle prise de parole de sa sœur. Un léger soupire sortit d’entre les délicates lèvres de la princesse, alors que celle-ci demanda à s’absenter un court instant. « Je n’avais effectivement point fait attention à ta tenue, Ayshara. À vrai dire, ce n’est pas la première chose que je regarde lorsque mes améthystes se posent sur ta silhouette. » rétorqua-t-il, marquant une légère pause et détendant les traits de son visage. « Très bien, tu peux aller te changer, je t’attends ici. Père et Mère ne devrait pas tarder. Je les occuperai le temps que tu ne deviennes encore plus ravissante que tu ne l’es déjà. » ajouta-t-il, hochant légèrement la tête pour accorder une courte absence à sa petite sœur.

    Bien entendu, Vaenys n’allait pas attendre la venue de ses parents telle une plante verte. Et puis, il ne désirait absolument pas les voir. De ce fait, son regard se porta vers l’un des gardes présents dans la pièce, alors qu’Ayshara venait de disparaître de celle-ci. « Je serai dans mes appartements, venez me chercher lorsque le Roi et la Reine seront ici. » cracha-t-il avant de lui-même disparaître en direction de ses appartements. Une vingtaine de minutes plus tard, le prince du Reike fut sollicité pour revenir se présenter dans la cour du palais. Il s’y rendit sans attendre, il ne fallait pas laisser Ayshara seule trop longtemps avec ses géniteurs. Qui sait ce qu’elle serait capable de leur conter. Mais, à sa grande surprise, la princesse n’était pas présente. Sans même prendre le temps de poser ses améthystes sur ceux qui lui servaient de parents, Vaenys passa devant et partit en direction des quartiers de sa sœur, les cheveux aux vents, venant caresser les narines de son père.

    Le prince du Reike, en arrivant devant la majestueuse porte séparant un couloir orné d’œuvres d’arts et la chambre de la princesse, s’arrêta net. Il tendit d’abord l’oreille afin de tenter un quelconque discernement des bruits venant de l’autre côté de cette porte, mais rien. Sans prendre la peine de frapper le bois noble de la grande porte, Vaenys enclencha le loquet en abaissant la poignée de la porte, puis, il la poussa doucement. Il plaça d’abord l’une de ses améthystes face à la légère fente lumineuse, avant de pousser totalement la porte. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’il vît la princesse du Reike avachie sur son lit. Esquissant un léger sourire sur son délicieux visage, le Vosdraak chassa toutes les pensées malsaines qui vinrent à fleurir dans ses pensées en voyant sa sœur dans cet état-là.

    Délicatement, Vaenys ferma la majestueuse porte de la chambre d’Ayshara, puis, il ferma à double tour la serrure. Il entreprit une marche légère jusqu’au lit de sa sœur. Voyant cette dernière dans un état second, le prince eut d’abord quelques remords, se disant que c’était probablement de sa faute. Puis, il vint s’asseoir aux côtés de sa tendre sœur, qui était mollement répandue sur le lit. Joignant ses délicates mains et regardant le sol aussi majestueux que le reste de la pièce, Vaenys dessina un léger sourire malsain sur son visage, comme s’il était fier de sa petite sœur. « Est-ce la première fois, Ayshara ? Est-ce la première fois que tu nourris ton corps de substances illicites ? » demanda-t-il, d’un ton sérieux. « Ne t’en fais pas, je ne notifierai pas Père et Mère de ce que tu viens de faire. » ajouta-t-il, se redressant aussitôt.

    Ses améthystes vinrent ensuite se poser sur la princesse, toujours en train de délirer. Bien évidemment, on pourrait penser que Vaenys avait de mauvaises intentions en tête, comme par exemple, l’acte de chair non consenti. Mais, non. Un dessein bien plus sombre que cela vit le jour dans son esprit malade. Rendre sa sœur dépendante aux substances illicites. Grâce à cela, il pouvait faire ce qu’il voulait d’elle, en échange de drogue. C’était un excellent compromis, la santé de sa petite sœur en échange du pouvoir suprême. « J’ignore comment une princesse telle que toi a réussi à s’en procurer mais, cela a dû être extrêmement difficile. Heureusement pour toi, ton cher frère est là et, il peut t’en fournir une dose quotidienne. » murmura-t-il légèrement, tout en se rapprochant du beau visage de sa sœur. « Que ressens-tu Ayshara ? Que vois-tu ? Quelles-sont tes pensées en cet instant ? Ton cœur s’emballe-t-il ? Je veux tout savoir de ton état actuel, Ayshara Draknys. »
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    Impératrice-dragon du Reike
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    Ayshara Ryssen
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    Info personnage
    Race: Vosdraak
    Vocation: Mage - Soutien
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    Rang: S - Impératrice
    qui suis-je ?:
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  • Sam 16 Mar - 20:52

    Ayshara s'effondra. Elle n'avait pas l'habitude de consommer ce genre de "médicament" miracle. Diplômée en médecine de Magic, elle savait bien évidemment que ce truc pouvait causer une féroce dépendance ainsi que d'autres effets secondaires plutôt handicapants sur le plan physique et psychologique. Toutefois, on dirait que son esprit encore immature expérimentait quelques difficultés à faire le lien entre la raison et les sentiments négatifs qui la bouleversaient. Là, elle s'imaginait prisonnière d'une position à laquelle elle aspirait tout en la redoutant. Chaque tentative de respiration attisait les flammes de son incertitude, de cette réalité qu'on lui avait imposée dès la naissance. L'isolement de sa chambre royale ressemblait à celle d'une geôle dorée. Allongée sur son lit douillet, elle se débattait avec l'idée d'un avenir tracé par d'autres, un chemin pavé d'intentions avenantes mais hélas dépourvu de l'essence même de sa personne. La princesse, auparavant animée d'un feu intérieur d'ambition et de passion, sentait maintenant ce feu la consumer en cendres d'amertume. Ses rêves de réformer en mieux le Reike, d'apporter lumière et espoir à son peuple, paraissaient n'être que chimères, balayées par la réalité d'une existence enchaînée aux attentes ancestrales. À ce moment-là, la vosdraak maudit in petto le destin qui l'avait choisie, elle, afin de porter ce fardeau. Les paroles bienveillantes de Vaenys qui promettaient protection et prospérité résonnaient à l'intérieur de sa tête comme un écho lointain. "Nous serons heureux ensemble, je n'en doute pas", avait-il prononcé. Mais comment pouvait-on parler de bonheur quand chaque parcelle de son être criait pour s'échapper, pour découvrir, pour vivre ?

    Tranquillement, l'étrange substance se propageait au sein de son système, guidant la jeune femme vers un univers rose et de plein de fééries. Ici, la douleur et les chaînes de la royauté ne la blessaient plus. Une lumière douce et réconfortante la cajola; les ombres se dissipèrent. Les barreaux de sa prison venaient de se dissoudre pour laisser place à un sanctuaire de quiétude. Emportée, la belle aux cheveux d'argent se visualisait en train d'explorer une grande île au paysage sauvage et luxuriant, une sorte de petit paradis terrestre où tout était si paisible et pur. Elle ressentait l'humidité de l'air, les parfums exotiques, entendait le chant des oiseaux tropicaux et la brise qui agitait les feuilles. Au-dessus, le ciel azuré offrait une vue incroyable avec des dragons majestueux qui déployaient leurs ailes irisées. Ces créatures, symboles de puissance et de liberté, dansaient parmi les nuages, se livrant à des ballets aériens qui défiaient l’imagination. Sourire aux lèvres, Ayshara monta sur le dos de l'un de ces reptiles géants, puis s'envola en parcourant l'immensité de cet océan céleste, libérée de ses entraves. C'était son fantasme. Rien de plus. Rien de moins. Ce monde illusoire lui appartenait entièrement. Sans restriction. Aucune.

    Les pupilles dilatées, la future mère-dragon ne s'était pas rendue compte que la silhouette familière de son grand frère avait pénétré sa chambre. Tout autour d'elle semblait avoir disparu... Mais pour combien de temps ? Cette expérience finirait par se terminer assez vite, et bientôt l'héritière du royaume reprendrait conscience de son environnement. Pour le meilleur. Et pour le pire, surtout. Cette parenthèse enchantée ne pouvait durer éternellement.

    - Comment... Comment peux-tu parler ? Ô toi le Grand Dragon...  Clignant les yeux d'étonnement, la princesse pensa que la voix de Vaenys était celle d'un dragon ! Elle éclata d'un rire cristallin. Promets-moi de ne pas révéler aux étoiles que la lune est en réalité un gigantesque fromage blanc...  Sa main se tendit vers le vide, comme si elle cherchait à caresser les écailles de son interlocuteur. C'est... C'est la première fois que je vous vois de si près. Je croyais que vous étiez presque tous disparus. Est-ce ici, au milieu de cette île, que vous vous cachiez durant tout ce temps ?  Les mots s'échappèrent de ses lèvres dans un murmure de pure fascination, alors que ses prunelles d'améthystes continuèrent de s'écarquiller. Incapable de répondre de façon lucide aux questions du prince, la demoiselle poursuivait son délire euphorique en interprétant les choses selon son bon vouloir. Moi, une simple mortelle, comment pourrais-je m'en procurer ? C'est le vent. Il me les apporte et danse avec moi.  Sa tête pencha légèrement à sa droite, essayant de saisir des bruits lointains, ou peut-être les paroles de la créature légendaire à ses côtés. Je vois la nature, la liberté, les dragons. Et toi, ne vois-tu pas ?  Elle rit doucement. N'as-tu pas entendu ? Les étoiles m'ont déjà promis des gouttes de lune pour éclairer mon chemin. Pourquoi donc aurais-je besoin de plus ?

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    Vaenys Draknys
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  • Sam 23 Mar - 16:01
    Des regards d'Améthyste
    Feat. Ayshara Ryssen
    Ayshara semblait être dans un tout autre monde, alors que les améthystes rayonnantes de Vaenys glissèrent le long du corps de sa jeune sœur, finissant leurs courses dans ses prunelles aussi belles que celles du prince. Elle rêvait. Elle avait même appelé Vaenys, son propre frère : Le Grand Dragon. Oui, cela flattait le prince du Reike. Être comparé à une telle divinité lui faisait chaud au Cœur, surtout qu’il était certain d’être bien au-dessus de toutes ces races qu’il considérât comme inférieures. C’était d’ailleurs bien pour cela qu’il était devenu le Roi de la Pègre Reikoise, pour pouvoir observer de ses propres yeux la déchéance de l’humanité, pour pouvoir observer le vice dont faisait preuve chaque être vivant. Et aujourd’hui, Ayshara avait prouvé que personne ne pouvait échapper au vice. La princesse héritière du Reike venait de céder à la tentation, elle venait de goûter les saveurs exquises de la drogue. Alors, si un être vu comme étant pur, par son frère, était capable de telles choses, tout autre être vivant également. Les traits de son visage s’étirèrent en un large sourire, sa voix venant doucement caresser les pensées de sa sœur, semblant être obstruée par les produits illicites ingérés plus tôt. « Je suis… le Grand Dragon ? » Des mots n’étant pas forcément destinés à sa sœur, mais qui pourtant, la faisait éclater de rire.

    La Lune était en réalité un fromage blanc ? Vaenys voulait bien essayer les substances ingérées par sa sœur, elles avaient l’air puissantes. Mais, il ne s’y résilierait pas. Il aimait voir le vice, mais pas forcément y participer, c’était là toute la complexité de cet être divin. Le bras d’Ayshara, dans un mouvement aussi doux que décousu, s’éleva vers le ciel, sans que Vaenys ne saisît réellement pourquoi. Puis elle fit des mouvements de caresses dans le vide. Ouais, elle en avait beaucoup trop pris, c’était évident. Voyant cela, Vaenys se disait que ce n’était peut-être pas une si bonne idée que de laisser sa petite sœur se droguer.

    Alors qu’il s’apprêtât à prendre une nouvelle fois la parole, il fut coupé par Ayshara qui, encore une fois, parlait à une personne imaginaire. Effectivement, pour le grand malheur de Vaenys, il ne restait plus beaucoup de dragon sur le Sekai. Enfin, ce n’était qu’à ce moment-là que Vaenys comprît que sa sœur était dès à présent incapable de répondre à la moindre de ses questions. Ce qui pouvait être gênant, en réalité, s’il voulait lui en poser des sérieuses. À ce moment, il hésitait encore à faire venir ses parents, mais ce n’était certainement pas une si bonne idée, il ne pouvait qu’observer sa petite sœur, impuissant face au produit qu’elle avait ingéré. « Le Vent te fournit en drogue et danse avec toi ? Je pense avoir une petite discussion avec cet individu dans très peu de temps, crois-moi. » Une petite plaisanterie de mauvais goût. « Plus sérieusement Ayshara. Dis-moi tout de suite qui est l’imbécile qui ose te fournir en produits illicites. Et je peux t’assurer qu’il passera de longues années en prison, si ce n’est qu’il se verra pendu en place publique. » déclara-t-il, alors qu’il était lui-même le responsable, indirectement. Enfin, cela n’empêcha pas Ayshara de ne pas lui répondre. Elle délirait tellement qu’elle se mît même à tutoyer son frère, où alors elle ne le voyait pas ?

    Vaenys restait de marbre, la situation ne l’amusait plus du tout. Même si, plus tôt, il lui avait proposé de la fournir, il ne pensait pas que les produits allaient-être aussi puissants. Peut-être devrait-il mieux mesurer ses paroles la prochaine fois. En tout cas, en l’instant, il était bien décidé à obtenir des réponses. « Non, Ayshara. Il n’y a que toi et moi ici, aucun dragon ne vole dans ta chambre. J’ignore quels produits tu as pris, mais de toute évidence, ils ne sont pas faits pour toi. » déclara-t-il. Vaenys était un être contradictoire, c’était là son essence. D’un côté, il voulait avoir une cliente fidèle en plus, de l’autre, il ne voulait pas forcément que sa sœur en pâtisse. Et, après réflexion, il voulait avant tout protéger sa petite sœur du danger du monde extérieur. Ainsi, il porta sa main sur le front de la blonde, puis la caressa doucement, avant de venir la saisir délicatement sous le menton. Il plongea ses améthystes dans celle de sa sœur, puis usa de son contrôle mental pour obtenir les réponses qu’il attendait tant. « Dis-moi qui t’a donné ces médicaments, Ayshara. Tout de suite. C’est cet abruti d’Afosios ? »
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