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    qui suis-je ?:
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  • Sam 25 Nov - 19:39
     
    Ténèbres écarlates
    Feat. Le Docteur
    Apparence de Vaenys:

    Abords de Kyouji, Reike
    Octobre de l’an 4

    Le voile nocturne avait recouvert la ville de Kyouji, l’astre lunaire éclairait la cité de sa lumière argentée. La pluie coulait tel un torrent sur la ville frontalière. Le Baron se rendait dans une petite auberge, « Le relais de la forêt ». Il marchait, dans les ténèbres de la nuit, telle une ombre invisible, cherchant son chemin dans l’immensité de la ville. Sa cape était soulevée par les bourrasques qui s’abattaient sur la ville ce jour-là. Son regard se portait sur le moindre détail qu’il pouvait observer, l’extérieur de la ville étant particulièrement calme ce soir-là, les criminels et autres noctambules préférant se réfugier dans les bâtiments afin d’éviter la pluie.

    Le Baron déambulait dans les ruelles, abattant ses pas légers dans les flaques d’eau croupie laissées par les différents convois qui étaient passés en ce jour. Ses yeux violets, reflétant la splendeur du ciel nocturne, perçait le voile des ténèbres, traversant la déferlante de pluie. Il finit par arriver à destination, la petite auberge « Le relais de la forêt ». C’était un magnifique bâtiment, laissant paraître un intérieur luxueux, se présentait à lui. Il franchit la porte d’entrée, les gouttes d’eau venaient percuter le plancher, laissant s’échapper de délicates ondes.

    La créature avança jusqu’au comptoir, retirant sa capuche par la même occasion, laissant son parfait visage se dévoiler, accompagné de sa magnifique chevelure argentée. Il s’approcha de la tenancière, dame Iokua, une resplendissante jeune femme d’une trentaine d’années, la chevelure dorée descendant en cascade sur ses épaules et les yeux verts, donnant l’impression de regarder une pierre de jade. Le Vosdraak vint à prendre place, les deux bras sur le comptoir, et fixa la jeune dame de ses yeux d’améthyste.

    « Dame Iokua, je présume ? » interrogea le Baron, ancrant son regard dans celui de la blonde.

    « Messire, c’est un honneur de vous rencontrer en personne. C’est exact, je suis Iokua. Mon père m’a légué ses affaires après sa mort. Je suppose que vous êtes venu pour ça. » rétorqua-t-elle, détournant le regard de celui du Vosdraak, esquissant un léger sourire.

    La créature se redressa et croisa les bras. « Tout à fait, la mort de votre père était une terrible nouvelle. » annonça-t-il, baissant la tête et fermant les yeux. Il mentait, il n’en avait que faire, tant que ses affaires continuaient à fonctionner. Le père de Iokua était un grand criminel, un marchand d’esclave hors pair et discret, et c’était visiblement la fille qui avait repris le flambeau. « Je suis cependant ravi que vous continuez dans la même voie que lui, j’espère que vous serez tout aussi efficace. » dit-il, plongeant de nouveau son regard dans les yeux de jade. « Il y avait une livraison à accomplir pour mon client, il attendait un convoi de cinq esclaves, à livrer aux abords de Kyouji, est-ce chose faite ? » demanda-t-il, prenant un air interrogatif.

    « Oui, le convoi est revenu ici il y a quelques minutes seulement, tout s’est passé comme prévu, les contrôleurs n’y ont vu que du feu. » répondit-elle, esquissant un grand sourire.

    « Tout simplement parfait. Je vais rendre visite à mon client, avez-vous une monture à me procurer, dame Iokua ? » interrogea le Vosdraak, regardant vers la fenêtre de l’auberge, qui donnait sur la petite écurie qui accompagnait l’auberge.

    « Bien sûr, prenez le cheval noir, il était à mon père. Pensez à me le ramener quand vous aurez fini. » indiqua Iokua, d’une voix douce et assurée.

    Le Vosdraak ne répondit point, il fit simplement un signe de la tête avant de remettre sa capuche, puis il sortit de l’auberge. Il se dirigea vers la petite écurie, où plusieurs chevaux dormaient, attendant de reprendre la route avec leurs cavaliers dès que le soleil se lèverait. Il équipa le cheval noir que lui avait indiqué Iokua, qui avait l’air docile. Il ne prit pas le temps de se préoccuper des sentiments du cheval, il le monta directement, puis partit de l’écurie, en direction des ruelles de Kyouji.

    La pluie s’était arrêtée, les citoyens vivant la nuit étaient ressortis à l’extérieur, se pavanant, des pintes de bière à la main. Les filles de joie aguichaient le moindre voyageur passant par là, qu’il se montrait riche ou non. Les combats de rue explosaient, des hommes étaient affalés sur le sol, à tous les coins de rue, défigurés par des bandits ou autres. Le Vorsdraak arrêta cependant sa course, attiré par un troubadour qui chantait les louanges d’un être mystérieux.

    C’est là qu’il réside, tranquillement.
    En symbiose avec son environnement.
    Et quiconque dérangerait cette douce léthargie…
    Se rendra vite compte…
    Que cette erreur lui coûtera la vie.

    Il continua son chemin à la suite de ce chant, traversant les ruelles de Kyouji, emplies de vices et de débauches. Telle était son œuvre, l’œuvre de toute sa vie, celle pour laquelle il se battait. Rien ni personne ne l’empêchera de répandre le monde de la pègre à travers le Sekai, pas même Tensai, qui lui avait déjà mis suffisamment d’obstacles sur la route en prenant le trône de force.

    Le Baron quittait la ville de Kyouji, empruntant un petit chemin qui semblait mener à un village situé en périphérie de la cité, à environ un kilomètre au sud de la ville frontalière. Après quelques minutes de galop, le Vosdraak arriva à l’intérieur du village. Un petit village à l’architecture typiquement Reikoise, peuplé de très peu d’habitants, deux, voire trois centaines tout au plus. Les autorités et gardes ne prenaient même pas la peine de venir jusqu’ici, la bourgade étant terriblement vide.

    La créature descendit de son cheval, le laissant à une écurie située à l’entrée du village. Il déambulait dans l’unique allée du village, à la recherche de ce que son client appelait « un nid ». C’était certainement une cave ou un endroit qui s’y rapprochait. Il tomba sur un petit renfoncement entre deux maisons, ces dernières semblaient abandonnées. Il y pénétra et vit des escaliers en pierre descendre dans les profondeurs du village.

    Le Vosdraak n’hésita pas bien longtemps, il descendit les marches. Les bruits de ses pas étaient atténués par le sable qui recouvrait les escaliers. En bas des escaliers, une sorte de tunnel, de quelques mètres de long, éclairé par deux torches, avec un petit court d’eau qui ruisselait sur la droite du chemin, de l’eau écarlate. Des boyaux semblaient être enguirlandés de part et d’autre du tunnel. C’était certainement là l’œuvre d’un être instable. Il y reconnaissait parfaitement les traits de son client.

    Il avança le long du tunnel, esquivant les morceaux de chair qui gisaient sur le sol. Une fois arrivé au bout du tunnel, il fut stoppé par une grande porte en bois. Il ne se posa pas tant de questions, et la franchit sans trop attendre. Dans cette pièce se trouvait son client, un être vêtu de noir, que l’on nommait « Le Docteur ».

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    Le Docteur
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  • Sam 25 Nov - 21:42



    La livraison était arrivée à point nommée. Comme je m'y étais attendu de la part de mon fournisseur, ce dernier s'était assuré de m'apporter les différents éléments nécessaires à mes recherches dans un délai incroyable. C'était, en quelque sorte, le problème que je rencontrai depuis mon voyage en dehors de la République. Je m'étais habitué au confort des livraisons régulières organisées pour soutenir le projet Palladium et, de fait, il me fallut un petit temps d'adaptation pour ré-aprendre à "me procurer" mes sujets. Parfois, cela passait par de la traque pure et dure. Parfois, via du réseautage et des relations datant de plusieurs années. Fort heureusement, la relation que j'avais contacté semblait toujours aussi intéressée par mes travaux. Ainsi, il ne fallut qu'un jour ou deux pour que mes matières premières ne me soient présentées. Et, au même moment, on m'informa que le "grand manitou" de cette organisation souhaitait me revoir. Grand bien lui en fasse.

    C'est ainsi que mon nid avait été retravaillé pour permettre un accès plus... Simple. Les pièges habituels avaient été retirés. La décoration... Réaménagée. D'ailleurs, le premier de mes cinq nouveaux cobayes avait gracieusement offert de sa personne pour cela. Après une éviscération des plus simples, j'avais rangé les organes intéressants dans divers bocaux que j'avais déposé sur diverses étagères puis, par la suite, j'avais étendu ses intestins tout le long du grand couloir qui menait aux escaliers principaux. Ainsi, je m'assurai via un lugubre procédé que mon cher ami puisse comprendre où il se trouvait. Pour le reste, rien n'avait réellement changé. Diverses tables d'opérations séparées les unes des autres par quelques mètres de distance. Des chandeliers suspendus au dessus des corps attachés ainsi que des lanternes accrochées ici et là. Et, un peu plus loin, un bureau sur lequel siégeait mes notes. Et, un peu partout, ces tapis de plumes noires. De pailles et de sang. C'était un nid relativement modeste que j'avais là, mais qui me permettait de travailler au calme et, de temps à autres, de faire venir des personnes ayant les moyens et, surtout, la rareté suffisante pour venir se faire ausculter dans mon occulte cabinet.

    Mais pas ce soir. Non. Ce soir, alors même que la pluie avait coulé telles des larmes venant du ciel, je me préparai à accueillir une personnalité bien particulière. Le Baron. Un être à la réputation aussi légendaire que l'appartenance de sa race. A vrai dire, je me moquai éperdument des jeux politiques et de la légitimité de ce personnage. Cela ne m'intéressait pas. En revanche, mon bienfaiteur avait le mérite de s'intéresser véritablement à mes travaux. Qu'ils désignent la drogue ou bien l'arrangement des chairs. Pour un membre de la pègre, cela ne m'étonnait pas trop. Via les drogues, je lui assurai une clientèle constante et dépendante. Un monopole sur des esprits faibles. Via mes travaux de reconstruction, je permettais aux catins les plus malheureuses de se reconstruire et d'ainsi pouvoir reprendre un service aussi abject que nécessaire. Notre collaboration tombait sous l'ordre du gagnant-gagnant. Je m'assurai des livraisons... particulières, tandis qu'il s'assurait une rentabilité sur son investissement. Il n'y avait aucune loyauté entre nous. Aucune réelle amitié d'ailleurs. Tout du moins, de mon côté. Mais ce partenariat était pourtant important pour moi. Car il était rentable et intéressant.

    Plongé dans mes pensées, je m'étais à peine rendu compte de ce que je faisais. Sur le premier corps, toujours ouvert, je continuai de venir farfouiller dans les entrailles du macchabé pour en récupérer les moindres extraits. Un orc. Une créature relativement rare qui méritait au moins que je m'attarde un peu dessus. Son appareil génital avait été soigneusement découpé et disposé dans un bocal rempli de liquide conservateur. Son cœur et son foie avaient quant à eux été disséqués pour me permettre de mieux comprendre la différence qu'il y avait entre ces organes de peau-verte et ceux des humains. Ensuite, une vérification du tissu musculaire, de la structure osseuse ainsi que de sa forme. Un ensemble de tâches qui pouvaient sembler ennuyeuses pour des néophytes mais qui, pour l'œil avisé, permettait de se rendre compte d'éléments importants. Le Sekai était peuplé d'une multitude de races toutes plus différentes les unes que les autres. Entre l'hybride chien-homme et le vampire, le fonctionnait différait énormément. Et si je voulais atteindre mon but. Il me fallait comprendre. Comprendre et modifier. Tenter des choses. Pratiquer et démultiplier les expériences. Et grâce à des personnalités comme le Baron, cela devenait plus simple.

    Quand la porte s'ouvrit derrière moi, au niveau de l'entrée de ce laboratoire improvisé, je ne pris pas la peine de me retourner. Ni même d'arrêter mes manœuvres. Mon scalpel continuait de découper les tissus organiques du peau verte, alors que mon bienfaiteur entrait visiblement sur mon lieu de vie. Un léger sourire glissa sur mes lèvres fines tandis qu'une gerbe de sang giclait pour venir éclabousser doucement le bec de mon masque. Visiblement, quelques caillots sanguins et nerfs restaient encore tendus et venaient de démontrer leur dernier acte de résistance. Quand le bruit de pas fut suffisamment proche, je retirai ma lame et venais ensuite l'essuyer doucement sur un tissu proche, avant de la faire glisser dans ma sacoche. Mon esprit, lui, glissa vivement jusqu' Vaenys, commençant à interagir avec ses pensées.

    * Je vous souhaite la bienvenue dans mon laboratoire, cher Baron. *

    Je me redressai et me retournai finalement pour faire face à ce nouvel arrivant. Détaillant chacun de ses traits. Sa chevelure blanche, ses deux yeux améthystes. Son charisme naturel ainsi que sa taille étant équivalente à la mienne. Et surtout, ce visage. Ce visage recherché à travers tout l'Empire. Un esprit audacieux, malheureusement altéré dans son avancée par des questions de royauté et de conquête. A combien s'élevait la récompense pour sa tête? A quel point aurais-je pu tirer profit de son arrestation? Combien d'accréditations offertes par l'Empire? Plus de pouvoirs qu'en république peut être? Un nouveau sourire glissa sur mon visage tout en étirant mes traits. Car toutes ces promesses d'argent... Je les ignorais volontiers. Je ne poursuivais ni la fortune, ni la gloire à proprement parler. Je voulais être reconnu comme le génie scientifique que j'étais. Pas pour avoir capturé un être au sang légendaire car il avait eu le cran de pénétrer dans ma tanière temporaire.  

    * Je suis navré pour la décoration. Cette dernière est un petit peu...  Je tournai le bec pour observer l'ensemble de cobayes attachés. Archaïque. Mais le voisinage est agréable.  *

    Un nouveau sourire, tandis que j'invitai le vosdraak à me suivre doucement. Passant mes mains dans mon dos, toujours droit, je laissai mes yeux émeraudes analyser les différents sujets d'expériences ainsi que les bocaux encore vides se trouvant un peu partout.

    * Je vous remercie pour la rapidité de votre livraison. Grâce à cela, je vais pouvoir continuer mes travaux rapidement. Pour le reste, je pense qu'il nous faut résoudre rapidement une question essentielle. Désirez-vous être payé via mes drogues? Ou via des résultats de recherches?  *

    Les bons comptes faisaient les bons amis, après tout. Attendant la réponse de mon interlocuteur, je vins planter une seringue dans la gorge de la pauvre elfe se trouvant attachée nue sur la table entre Vaenys et moi. Rapidement, le liquide violacé se trouvant dans le contenant se déversa dans le corps de la pauvre oreilles pointues.
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  • Dim 26 Nov - 0:09
     
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    Une fois la porte franchie, la créature que l’on nommait « Le Baron », autrefois prince du Reike vivant dans l’immense palais royal, se retrouva dans un tout autre monde. Le Vosdraak pénétra dans ce que l’on pouvait nommer un « Laboratoire », une pièce avec une décoration pour le moins… inhabituelle. Des organes déposés dans des bocaux, eux-mêmes disposés sur une étagère lugubre. Des tables d’opération alignées les unes à côté des autres, séparées de quelques mètres de distance. Sur ces tables étaient disposées le contenu du « convoi » qu’avait fait parvenir le Vosdraak.

    Visiblement, l’un des cobayes qu’avait fait parvenir le Baron au Docteur avait déjà trouvé la mort, servant de décoration macabre au nid de la créature. Le Vosdraak retira sa cape, dévoilant sa chevelure argentée, ainsi que son visage bien recherché au sein du Reike. Il disposa ses mains dans son dos, puis, s’approcha d’un pas feutré, afin de ne pas déranger le Docteur dans sa funeste œuvre. Il semblait s’occuper d’un cadavre d’orc, une race assez rare, qui pouvait faire le bonheur de la créature à bec. Il observait de son regard d’un mauve intense, les travaux du docteur.

    Le Baron se rapprochait avec prudence, se méfiant toujours des personnes avec qui il traite. Étant la principale proie du gouvernement Reikois, il ne peut se fier à rien ni personne. Lorsqu’il portait le nom de « Vaenys Draknys », il se montrait déjà extrêmement méfiant envers toutes les personnes qu’il était amené à côtoyer, que ce soit à la cour royale, ou bien dans les profondeurs d’Ikusa, en tant que Baron. Après la chute de la dynastie Draknys, le Vosdraak devait redoubler de prudence, sa tête étant mise à prix par l’empereur lui-même.

    Le Docteur finit par se retourner, laissant paraître une personne à la carrure similaire à celle du Vosdraak. Un être vêtu de noir, arborant une cape et une capuche noires elles aussi. Il portait un masque à bec d’un blanc immaculé, tâché par le sang de sa victime. Les verres disposés sur ses yeux laissaient entrevoir un regard d’émeraude. Il le scrutait de son regard d’améthyste, cherchant le moindre détail sur son interlocuteur, la moindre potentielle arme dont il pouvait se servir pour mettre fin aux jours du Baron. Bien que ce n’était pas dans son intérêt d’éliminer une personnalité telle que le Vosdraak, lui qui s’arrangeait pour fournir le docteur en cobayes, tous plus exotiques les uns que les autres.

    Un léger sourire s’esquissa sur le visage du Baron, lorsque le Docteur eut mentionné la décoration archaïque de la pièce, ainsi que son « voisinage ». Le Vosdraak suivait de près l’être vêtu de noir, observant les différents « sujets » qui étaient attachés sur les tables d’opération. Il observait avec un regard affûté chaque détail de la pièce, les bocaux encore vides, attendant d’être remplis par les organes des cobayes. Tout ceci semblait être une mine d’or pour les affaires du Baron, beaucoup serait prêt à payer cher pour de tels organes. Mais ce n’était pas là la raison de la venue du Vosdraak dans les profondeurs de ce petit village.

    Le Docteur avait mené le Baron à une table d’opération, où une elfe y était étendue nue, attendant que la créature mette fin à ses jours. Le Vosdraak la regardait avec dégoût, aucune pitié ne se faisait voir dans ses prunelles d’un violet intense, rien d’autre que de la haine envers cet être abject. L’homme au masque à bec enfonça une seringue dans le cou de la pauvre elfe, y versant un liquide violacé, s’approchant de la couleur des yeux du Baron. Le liquide s’écoulait dans les veines de l’elfe, laissant apparaître des vaisseaux violets sur tout son corps.

    « Je vous en prie, tout le plaisir est pour moi. Vous aurez autant de cobayes que vous le désirez ici. » annonça-t-il, détournant son regard de l’immondice allongé sur la table, le portant sur son interlocuteur.

    « Pour ce qui est de votre drogue, la poudre verte, je pense qu’il serait préférable que vous les vendiez vous-même à des intermédiaires. Je peux vous mettre en relation avec bon nombre de mes contacts au sein de la ville de Kyouji, afin de répandre cette délicieuse substance le plus rapidement possible dans cette cité. Votre drogue est le meilleur compromis pour parvenir rapidement à mes fins, en rendant une bonne partie de la population dépendante. Plus la pègre s’étendra, plus mes affaires me seront bénéfiques, à moi et à mes collaborateurs. » continua-t-il, portant ses mains sur la table, puis il laissa une légère pause.

    « En revanche, ce que je souhaite, en échange de récurrentes livraisons, ce sont des recherches approfondies. Je souhaite voir de mes propres yeux ce dont vous êtes capable, et surtout, en quoi vous pourriez m’être utile à l’avenir. Je ne doute pas que vous le serez, je veux simplement voir dans quel domaine vous le serez. » conclut-il.

    « Ce liquide violacé que vous venez d’introduire dans le corps de ce déchet, qu’était-ce exactement ? Quelle réaction cela va provoquer dans le corps de cette catin ? » demanda-t-il, dirigeant son regard dans les yeux de la créature aux oreilles pointues. « Va-t-elle servir elle aussi de décoration à cette charmante pièce ? » interrogea-t-il une nouvelle fois.

    En venant ici, le Vosdraak s’attendait à voir de nouvelles expériences inédites, jusque-là inconnues pour le Baron. Il n’était pas le dernier à faire de mauvais coups, tuant de pauvres âmes mortelles à l’aide de poisons ou d’armes. Mais voir cela sur une table d’opération, profitant de leurs souffrances, cela était une première pour lui.

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  • Mer 29 Nov - 14:06

    * Hum. *

    J'écoutai les propos du Baron avec un calme certain. Cette personne avait beau être puissante, aussi bien de réputation que d'influence, j'analysais ses propos comme s'il s'agissait d'un commanditaire comme un autre. Je n'en étais pas à ma première contribution avec l'être aux cheveux blancs mais cela n'empêchait tout de même pas de prêter attention à ses mots et ses souhaits. Observant l'elfe qui se retrouvait attachée, je laissai  de nouveau mon esprit voguer jusqu'à celui du Vosdraak.

    * La poudre verte possède en effet un haut taux d'addiction, surtout si l'on me laisse le temps d'améliorer l'ajout alchimique s'ajoutant à la poudre d'aether. Le précédent propriétaire l'utilisait surtout pour sa consommation personnelle aussi je ne suis pas étonné que l'addiction ait été un focus majeur. Je peux cependant améliorer ce point précis, si c'est ce que vous désirez sur le long therme. Je ne me préoccupe pas réellement de l'influence de la pègre mais si vous promettez de me laisser travailler sans souci, alors je m'arrangerai pour que vous obteniez la drogue la plus pure de Sekai. *

    Un sourire amusé se dessina sur mes lèvres quand l'elfe commença à trésailler sur la table. Ainsi, le produit violet faisait son œuvre. Tournant le bec vers mon interlocuteur, je repris donc la parole, tandis que je vins me saisir d'un scalpel.

    * Les elfes sont connus pour résister naturellement aux poisons et autres venins. En temps normal, il n'est pas forcément évident de les tuer via des moyens conventionnels. De plus, ces derniers ont la fâcheuse tendance à user de leur magie pour se sortir de situations délicates. Ce produit, que vous voyez actuellement se diffuser dans son corps... C'est un moyen de neutraliser le flux de mana. Un parasite alchimique, attaquant directement la psyché de la victime tout en agissant sur son être entier. Ainsi, notre chère amie ne pourra user ni de sa mana, ni de son bon sens. Pour elle, il est fort probable qu'elle se sent déjà dans un autre monde. Mais l'avantage premier... *

    Je vins appuyer le scalpel contre sa cuisse, ouvrant cette dernière dans un long trait sanguin que je fis remonter jusqu'à sa hanche. Si elle hurla de douleur, l'elfe sembla toujours aussi perturbée par des choses que seule elle pouvait percevoir.

    * Vous vouliez savoir si elle finira par rejoindre la précédente victime? Naturellement. Tous ici sont condamnés. Je ne les ai pas demandés pour les relâcher par la suite. Ils serviront, tous, à l'amélioration de mes connaissances. Pour le reste, le liquide injectait n'était que la première étape. A présent, regardez... *

    Attrapant un tison chauffé à blanc, je viens appliquer ce dernier brusquement au niveau du ventre de la demoiselle. Dans un nouveau cri de douleur, cette dernière se vouta comme pour tenter d'échapper au trait de fer incandescent. Seulement, il n'en fut rien. Bientôt, la peau commença à se cloquer tandis que la chair fondait presque sous la chaleur, laissant une odeur de peau calciné se répandre dans l'air. Retirant finalement le tison, j'appliquai par la suite la lame de mon scalpel, ouvrant brutalement les chairs de l'oreille pointue. Dans une giclée de sang qui vont s'écraser contre le masque corbin que je portai, j'écartai ensuite ses chairs pour montrer quelque chose au vosdraak. Sur ses tissus musculaires, les traces du liquide étaient visibles. On y apercevait dans les fibres de petits éclats violacés.

    * Cette injection n'a pas pour but que de parasiter l'esprit de la victime, elle vient également atrophier ses muscles en les désoxygénant. Ainsi, ces derniers vont se tétaniser petit à petit, et empêcher la cible de se défendre... Ou de fuir. Ce n'est encore qu'un prototype, je ne suis pas encore certain de la rapidité d'action, cela dépendant de la race affectée, mais je suis en bonne voie. Autre problème...Voyez ici. *

    Je relâchai alors les chairs écartées pour venir soulever les seins de l'elfe captives avant d'ouvrir subitement la peau se trouvant sous son sein gauche. Usant de nouveau de pinces, je fis venir le vosdraak près de l'ouverture pour lui montrer au travers de tissus musculaires déchirés un cœur en fibrillation et lui aussi teinté de liquide violet.

    * Le cœur semble pour le moment réagir trop rapidement aux toxines, malgré les résistances naturelles des elfes. De fait, ce dernier finit par entrer en fibrillation ventriculaires et, à terme, par cesser de battre. Entrainant par la même occasion la mort du sujet. Il me faut palier à ce problème. Peut-être via un produit permettant l'arrêt de la surstimulation? Hum... *

    Je commençai à me perdre dans mes pensées, tandis que devant moi la patiente commençait à se tordre dans tous les sens. Son cœur, comme prévu, commençait à lâcher. Posant rapidement une de mes mains sur son torse, j'insérai en elle ma guérison des poisons, venant neutraliser dans son être l'entièreté du mal que j'avais moi même inséré au préalable.

    * Navré, ma chère, mais vous allez rester un peu plus longtemps avec nous. Je me retournai alors vers le Baron. Pourriez-vous me donner la fiole emplie de liquide bleu, là bas? Oh et, attention, ne renversez surtout pas la moindre goutte sur vous. *

    Un sourire se dessina sur mes lèvres tandis que je le regardai faire. Peut-être pensait-il que je bluffai. En ce cas, c'était mal connaître les secrets de mon laboratoire de fortune et surtout de mon sérieux à l'égard de mes produits. Si je pouvais m'en prémunir aisément, ce n'était pas le cas pour tout le monde. Quand enfin je pus mettre la main sur la fiole, je vins débouchonner cette dernière pour en verser le contenu directement sur les plaies de la pauvre femme. Rapidement, ses chairs commencèrent à se nécroser, agrandissant encore plus les dégâts infligés. Restant silencieux en observant ce résultat, je tournai le bec vers le Baron.

    * Une autre concoction, issue notamment d'un mélange de clochette de la mort, de fleurs du diable et de laurier rose. J'y ai ajouté d'autres produits mais une fois le tout réalisé, les toxines viennent ronger tout ce qui se trouve etre organique et humide. Autant vous dire que, sur un corps humanoïde, les dégâts sont féroces. Regardez cette pauvre malheureuse... *

    Les cris de la femme emplissait le laboratoire, créant un brouhaha seulement entrecoupé par les gémissements des autres prisonniers qui, attachés, se rendaient compte que leur traitement ne serait sans aucun doute pas aussi agréable. Bientôt, il ne restait du corps de l'elfe que des os creusés par la toxine, et quelques boyaux troués et fumants. Un véritable succès.

    * Vous vous demandiez comment je pourrai vous être utile, cher Baron... Mais la véritable question, en vérité, est ce que vous désirez que je fasse pour vous sur le long terme. *

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  • Ven 1 Déc - 15:02
     
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    Le Vosdraak, tout en écoutant attentivement le Docteur lui transmettre son savoir et ses informations détaillées concernant la poudre verte, observait avec une curiosité mêlée d'intérêt les effets du poison sur le corps de la créature aux oreilles pointues. Conscient du fort pouvoir d’addiction de la poudre verte, le Baron considérait cette substance comme plus que nécessaire pour étendre les influences de la pègre, que ce soit au sein du Reike ou au-delà des frontières de l’empire du désert. L’être aux yeux mauves absorbait avidement les connaissances partagées, enrichissant ainsi ses connaissances dans le domaine médical, un domaine qui lui était jusqu'alors assez obscur.

    Le Docteur semblait manier les mots avec autant de précision qu’il maniait le scalpel, son art sombre et macabre pouvait déplaire à certains, mais pas au Vosdraak. Ce dernier, observant avec fascination chacun des gestes précis et méthodiques exécutés par l’être au masque à bec, laissait transparaître un léger sourire. L'annonce du Docteur, évoquant le destin funeste réservé à toutes les âmes attachées aux tables d’opération, trouva un écho troublant chez le Baron. Ce sadisme, cette apparente absence de tout sentiment humain, ne pouvait qu’enchanter le Vosdraak, fasciné par cette manifestation de cruauté implacable.

    Les hurlements déchirants de l’elfe semblaient résonner dans tout le laboratoire, engendrant une terreur palpable. Le Docteur n’y allait pas de main morte, sa façon de procéder était d'une cruauté saisissante. Cependant, le Vosdraak, impassible face à cette scène macabre, laissait échapper un rire froid devant la vulnérabilité de l’elfe. Pour lui, voir une créature si fragile se faire tourmenter ainsi était source de satisfaction, comme si elle n'était qu'une simple pionne dans un jeu sadique. Lorsque le Docteur termina son œuvre, tranchant le ventre de l’elfe, le Baron s’inclina légèrement, scrutant avec une curiosité malsaine l’intérieur de cette malheureuse femme.

    La créature masquée, bec pointé vers l’elfe torturée, décrivait avec une précision clinique les effets dévastateurs du poison violacé sur le corps tourmenté. Ses muscles, jadis puissants, semblaient s’atrophier sous l’assaut du liquide toxique, exhibant les premiers signes alarmants de paralysie. Ces symptômes n’étaient que l’écho d’une souffrance invisible, alors que le poison s’insinuait perfidement dans l’esprit de la victime. Cette potion délétère intéressait assurément le Vosdraak. Il imaginait déjà son utilité à l’encontre des traîtres de la pègre, ceux osant songer à un retour à une existence « normale » après avoir côtoyé les plus sombres secrets du monde du crime organisé.

    Et, doté de l’antidote adéquat, ce poison se muait en une arme d’une puissance inouïe. Son administration plongeait l'individu dans une dépendance totale à l’égard de celui qui détenait le contre-poison salvateur. Soit l’être coopérait, et ainsi était sauvé par l’antidote. Soit l’être sombrait dans la folie, se voyant paralyser petit à petit, avant de trouver une mort atroce. Le Baron ressentait le besoin de mettre la main sur cette substance, peu importe le coût financier que cela représentait. Il devait surtout veiller à ce que l’empire ne puisse jamais se l’approprier.

    À la demande du Docteur, le Baron alla chercher une fiole, alerté par la créature au masque à bec sur la dangerosité du liquide qu’elle renfermait. Le Vosdraak manipula la fiole avec une extrême précaution, observant chaque mouvement de sa main avec prudence. Le Docteur déversa la solution sur l’elfe, déclenchant des cris de douleur atroces. Le Baron observa, fasciné, alors que la malheureuse créature se désagrégeait sous ses yeux, ne laissant derrière elle qu'un amas d'ossements et quelques lambeaux de viscères. Cependant, les organes de l’elfe étaient d'une valeur inestimable sur le marché clandestin, ce qui rendait d’autant plus navrant leur disparition si rapide.

    Suite à la question du Docteur, le Vosdraak redressa lentement sa stature imposante. Il s'éloigna, déambulant dans le laboratoire, ses mains rigides maintenues derrière son dos, arpentant les lieux où résidaient les cobayes, une expression de dégoût flagrant ancrée sur son visage. Il porta son regard sur une fiole contenant le sinistre poison violet. « Je dois vous avouer que ce liquide violet me semble être une arme extrêmement puissante. Envisagez la mainmise que j'aurais sur la population avec ce poison, et son antidote, évidemment. » déclara-t-il d'un ton froid, pivotant pour faire face au Docteur, son regard fixe et déterminé scrutant l'obscurité du masque de la créature couverte du sang de l’elfe.

    « Je suis prêt à payer cher pour le développement de cette concoction. Si vous parvenez à différer de quelques heures la mort, cela me serait plus qu’utile. Laissez-moi vous fournir tout ce dont vous avez besoin pour y parvenir. » annonça-t-il d'une voix glaçante, un sourire s'étirant sur son visage, un rictus dépeignant parfaitement ses intentions machiavéliques en cet instant.

    « Cependant, mes aspirations ne se limitent pas à cela. La poudre verte a également su susciter un fort intérêt. Voyez-vous, une telle drogue me serait d’une grande aide pour étendre mon influence à tout le Sekai. Vous avez ma parole que vous pourrez travailler aussi tranquillement que vous le désirez, en échange, fournissez-moi le plus de poudre verte possible. » poursuivit-il, ses yeux se posant sur le corps désarticulé de l'elfe.

    « Pour ce qui est des cobayes, je vais m’arranger avec mes sbires pour que vous en aillez en temps et en heure, lorsque vous en aurez besoin. » ajouta-t-il d'un ton sinistre, son regard fixant l'elfe sans vie avec un mélange de fascination et de froideur.

    Il porta de nouveau son regard sur le Docteur, prenant un air interrogatif. « J’ajouterai aussi que vous êtes libre de vous rapprocher de la ville si besoin. Alors, que pensez-vous de cette proposition, accepteriez-vous de travailler pour moi, en échange de calme, de tranquillité et de matériaux pour vos travaux ? » interrogea-t-il, un sourire malsain traversant son visage.

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  • Ven 1 Déc - 18:20



    Le Baron semblait apprécier mon travail. A vrai dire, ce dernier semblait même désirer me commander divers potions et autres moyens pour étendre son influence.

    C'était toujours ainsi. Des hommes et femmes de pouvoir, cherchant à dominer les autres et qui, chemin faisant, rencontrait des êtres de talents pour utiliser ces derniers à leurs propres fins. Une danse perpétuelle où celui se pensant puissant venait tenter de rallier les autres à sa cause. Ignorant bien trop souvent la fragilité de leur propre existence. Prenons le Baron par exemple. Le Vosdraak, autrefois prince héritier d'un Royaume se retrouva écrasé par la conquête d'un barbare stupide. Ce dernier l'humilia publiquement, le laissant fuir la queue entre les jambes tandis qu'il allait souiller sa sœur et créer une progéniture aussi intrigante qu'immonde. Pourtant, l'être à la chevelure argentée semblait vouloir s'acharner. Continuer à, étrangement, chercher à influencer le monde. Quels étaient ses buts? Le monde du crime était bien souvent un moyen d'obtenir des choses normalement impossibles. La richesse. La luxure. Le sang. Beaucoup de choses pouvaient circuler dans les tréfonds obscurs du marché noir et de la Pègre. Mais pas le pouvoir. Malgré tout ce qui se disait, les organismes criminels ne respectaient pas le pouvoir, seulement des chefs "charismatiques" capable de prendre le tir d'arbalète pour les pauvres inconscients travaillant pour lui, pendant que le grand manitou, lui, pensait l'inverse. Au final, il ne s'agissait que d'un jeu stupide que tout le monde acceptait dans son propre intérêt. Mais que désirait le Baron en ce cas? La richesse ne semblait pas lui manquer, ni l'influence. Peut-être, alors, cherchait-il à reprendre sa place dans l'Empire? Le Reike changeait, encore plus à présent que les Titans s'étaient de nouveau éveillés. Alors, comment comptait-il faire? Créer un coup d'état, comme ceux ayant échoués par le passé? Ou bien, les motivations du vosdraak étaient-elles plus sombres? Une envie libidineuse l'impliquant lui et sa sœur peut être? C'était ainsi que cette race avait fonctionné depuis des éons après tout alors, pourquoi pas lui?

    Pour en revenir à ma réflexion initiale, le Baron commandait. Il voulait que je me mette au travail et renforce les effets de mes concoctions. Il me promettait richesse et tranquillité, quand bien même sa propre tête aurait été plus rentable pour moi qu'une collaboration avec lui. Pourtant, cette dernière m'intéressait. Si le Baron souhaitait étendre son influence sur le monde, je cherchai quant à moi à augmenter mon nombre de mécènes. Le plus influents ils étaient, le mieux cela serait. Peu m'importait les jeux politiques, les luttes de pouvoir. Mon but concernait mes travaux et ma propre personne. Le reste n'était que fioriture pouvant parasiter mes propres intérêts.

    * Faites cependant attention, Baron. Le Reike possède des forces scientifiques pouvant facilement résister à mon génie. Voyez comme ils ont balayé la peste obscure. Cette concoction sera efficace, assurément, mais vous devrez veiller à ce qu'elle ne s'étende pas trop au risque de la voir disparaître sous les efforts conjugués du FMR, des régiments spéciaux et de l'Esprit. *

    Car c'était là aussi un point important. Le chef de la Pègre semblait vouloir promettre monts et merveilles, mais il fallait être honnête. Malgré toute son influence, le Reike n'était pas la République et les organismes criminels n'y avaient pas la même influence. Pire encore, ces groupes de malfrats organisés ne seraient, jamais, aussi influent que les autorités officielles. C'était logique, en soit, le côté interdit de leurs activités permettaient aussi aux clients de ressentir ce petit frisson lorsqu'ils venaient prendre leurs produits illicites ou se payaient des filles de joie. De fait, ce rapport de force faisait que si un problème devenait trop grand, par exemple la propagation de la concoction, l'Empire ou la République ne tarderaient pas à réagir en tentant de contrer cette sombre menace. Et si la République ferait sans doute appel à ma personne pour stopper cette dernière, des êtres comme Soren Goldheart pourraient s'y immiscer et me forcer à neutraliser mes propres travaux. Ce qui serait, de manière honnête, bien stupide. Et c'était sans parler de la nation martiale qui n'hésiterait pas à user de prisonniers de guerre ou d'agent des titans pour développer plus vite un antidode. Aussi, ce serait au Vosdraak de faire attention à ce qu'il n'aille pas trop loin, trop vite, dans ses entreprises.

    * J'accepte cependant de travailler sur cette potion. Elle vous sera de toutes façons bien utile. Pour ce qui est de la poudre, cette dernière est bien plus simple pour moi à produire. Les matières premières sont achetables séparément et n'éveillent que peu les soupçons. Seulement, il faut un laboratoire suffisamment grand pour réaliser de telles quantités de drogue. Aussi vous devriez surtout prévoir cela dans cette sombre machination. Car sinon, la poudre obtenu ne sera que de mauvaise facture et ne permettra pas le taux d'addiction que vous semblez vouloir obtenir. *

    Invitant par la suite le Baron à me suivre, je vins marcher doucement devant lui, jusqu'à le mener à mon bureau. Epoussetant un grand livre qui trainait sur le mobilier, je l'ouvris sans la moindre hésitation, révélant une multitude de croquis se trouvant à l'intérieur. On y voyait les dessins d'orcs, d'elfs, d'hybrides et d'autres créatures de toutes sortes. Des dessins de dissection tout comme des annotations scientifiques. Relevant le bec de l'ouvrage, je fixai par la suite le vosdraak au travers de mes lentilles teintées.  

    * Permettez-moi à présent de rebondir sur votre proposition. Tout d'abord, la ville ne m'est pas spécialement hostile n'y étrangère. Le Reike m'a, d'ailleurs, plutôt à la bonne depuis que j'ai aidé à leurs côtés à limiter les effets de la Peste lors de la dernière guerre des Titans. Je n'ai commis, officiellement, aucun acte répréhensible et si vos activités se déroulent sans problème je ne doute pas que la présence d'un pauvre docteur de la peste soit le souci principal du maître espion impérial. En revanche, votre envie de me faire travailler pour vous est intéressante, même si je refuse. *

    Je refermai le grimoire d'un geste sec. Attrapant dans ma sacoche trois petites bombes d'argile, je jetai subitement ces dernières contre la table d'un énième cobaye. Quand les pots se brisèrent, une grande fumée verdâtre commença à se répandre autour du sujet, qui toussota bruyamment avant que sa peau ne commence à se nécroser.

    * Depuis les événements de Kaizoku, mon génie sert partiellement les intérêts de la République. Si cela n'est qu'une façade me permettant de travailler tranquillement, je préfère honnête avec vous sur un point précis. Les hurlements du sujet s'amplifièrent. Je ne "travaille" pour personne. Je ne serais jamais votre sbire, ou votre chien de garde. Je ne suis l'esclave de personne et je refuse toute forme d'autorité à mon égard. Un temps de pause, mes yeux courant rapidement sur le malheureux qui voyait son corps rongé par la fumée. Cependant, je désire quand même travailler avec vous, participer aux projets que vous m'avez demandé. Mais en tant que partenaire. En collaborateur. Pas comme l'une des filiales de votre Pègre ou membre sous jacent de votre réseau. Je préfère que cela soit clair. *

    Je n'avais aucune idée de si le Baron allait se braquer de mes remarques ou non. Peu m'importait. La fumée se répandait déjà dans le laboratoire et avait probablement été inspiré. Ou pas. A nouveau, cela m'importait peu car mon propos était tout de même servi.

    * Voyez en cet instant. La fumée toxique se répandant dans la pièce peut tuer en quelques minutes. Si ce n'est secondes. A Kaizoku, elle fit un véritable massacre et il semble que seule ma magie de guérison soit en mesure de la neutraliser aisément. Vous en avez probablement inhalé lorsque les pots se sont brisés, aussi votre corps ne tardera sans doute pas à bientôt réagir, tout comme le mien. Je peux néanmoins nous guérir, tous les deux, afin de ne pas finir comme... Lui. *

    Je pointai du doigt le malheureux qui terminait de se tortiller maladroitement. De ses lèvres, yeux, narines et oreilles coulaient un sang trop épais pour être un signe positif. Reportant mon attention sur le Vosdraak, je tendis ma main vers l'intéressé.

    * Acceptez-vous donc mon offre, Ô cher Baron du crime? Des partenaires commerciaux, œuvrant chacun dans un but différent mais collaborant afin d'user de la science et des drogues pour parvenir à nos buts respectifs? Des personnalités égales, non désireuses d'imposer un statut de dominant sur l'autre? Acceptez, et ma magie de soin se répandra dans nos corps. Je vous préviens cependant, cette dernière est similaire à une nuée d'aiguilles parcourant jusqu'au plus profond de votre être. Pour le reste, dîtes moi également... Que désirez-vous réellement? Quel est votre but ultime? Votre véritable vocation? *

    Il pouvait ne pas me répondre, naturellement, mais cela aurait été dommage de mentir à un pareil associé, n'est-ce pas?

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  • Sam 2 Déc - 12:28
     
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    L’idée que le Baron avait en tête était bien évidemment de répandre la poudre verte le plus loin possible dans les cités de l’empire du Reike, mais aussi dans celles de la République. Avec une telle substance, il pouvait contrôler quiconque consommait cette drogue. Cependant, le Docteur appuya un point intéressant. Plus la drogue se répand, plus elle va alerter les forces médicales Reikoise, les régiments spéciaux et l’Esprit. De ce fait, ils allaient collaborer pour réduire l’efficacité de la poudre verte, jusqu’à la faire disparaître. Le Baron ne pouvait donc pas se permettre qu’une telle chose se produise, cela, à l’inverse de le rendre plus puissant, diminuerait fortement son influence. Cette poudre étant une des solutions les plus efficaces, il devait savoir jauger son utilisation.

    En procurant, dans un premier temps, la poudre verte gratuitement aux citoyens un peu trop curieux du Reike, il pouvait les rendre addicts sans le moindre problème. Une fois cela fait, la personne accro donnerait n’importe quoi pour pouvoir obtenir sa précieuse poudre, que ce soit de l’argent, des services tels que le meurtre, le vol ou encore la prostitution. De ce fait, la rendre payante une fois la personne dépendante, détruirait sa vie et la plongerait dans la pègre. Ainsi, il pouvait avoir la mainmise sur sa pathétique vie. C’était là l’objectif du Baron, prendre des vies qu’il jugeait inutiles, les manipuler à sa guise, en faire des marionnettes à son service, jouant dans l’ombre à un jeu malsain, sans pour autant vouloir alerter les grandes autorités. Ce serait bien stupide de sa part.

    Le Docteur semblait demander un laboratoire bien plus grand, pour pouvoir produire une quantité suffisante de drogue au Vosdraak. Cela ne serait certainement pas un problème pour le Baron, il peut s’arranger avec un petit marchand de Kyouji pour se procurer une salle, en échange de fond ou autre. Pour ce qui est du matériel, il le fera parvenir par les marchés noirs, tout comme les matières premières, il donnera les fonds nécessaires au Docteur pour qu’il puisse se procurer lui-même des ingrédients d’une qualité extrême. Le Vosdraak fit donc un simple signe de la tête à l’être au masque à bec, lui indiquant qu’il aurait ce qu’il désire, sans le moindre souci.

    Le docteur entama ensuite une marche lente en direction de son bureau, le Baron le suivit, observant les quelques cobayes présents sur les tables d’opération, ceux qui tentent de se débattre, d’échapper à une mort certaine. Arrivé devant le bureau du Docteur, le Baron observa le livre dans lequel était dessiné les croquis des œuvres malsaines de la créature à bec. Il put voir les expériences menées par ce dernier, son esprit est tellement corrompu, le Vosdraak admirait cela, un être doté de si peu de limites pouvait lui être plus que favorable dans son cercle restreint d’associés.

    Le Baron relevait ses yeux de l’ouvrage, plongeant son regard mauve dans celui du Docteur. Écoutant les dires de la créature à bec. Lorsqu’il ferma le livre contenant ses expériences les plus sordides, le Baron ressentit un danger imminent, et cela ne manqua pas. Le Docteur envoya trois petites bombes d’argile, qui diffusèrent d’une petite fumée verte. À ce moment-là, le Baron sut qu’il avait à faire au plus grand fou qui piétinait le sol du Sekai. Il venait de se faire, piéger, en quelque sorte. Voyant la peau du cobaye se nécrosé, le Baron fit pris de haut le cœur, ayant envie de vomir toutes ses tripes, s’imaginant finir comme lui, sa beauté dégradée par ce fou. Il garda toute fois son sang-froid, sans non plus cacher son dégoût vis-à-vis de la scène qui se déroulait devant ses yeux reflétant la voûte céleste.

    Le Baron était une personne d’une prudence extrême, bien que sur ce coup-là, se rendre dans le laboratoire d’une personne aussi dérangée que le docteur pouvait paraître stupide. Il était prêt à faire tout ce que le Docteur lui demandait pour se sortir de là, exactement comme il avait procédé quatre ans plus tôt. Il avait beau se sentir supérieur à tous, vouloir prendre le contrôle du bas peuple, le Baron était prêt à se plier à la volonté des autres si sa vie était menacée. De ce fait, le Baron serait prêt à répondre aux demandes du Docteur, sans pour autant admettre qui s’était fait avoir. Il devait tout de même rester digne et donc, choisir les bons mots pour ne pas non plus se montrer totalement dominé.

    Bien que la proposition du Docteur pouvait déplaire au Vosdraak, il n’avait d’autre choix que d’accepter qu’un simple humain soit son égal. Il devait, une fois de plus, se plier à la volonté d’un être qu’il voyait comme inférieur. La seule différence qu’il voyait avec ce pourri de Tensai, était que le Docteur ne souhaitait pas non plus lui devenir supérieur. De ce fait, cela restait bien moins humiliant pour lui que l’affaire Ryssen. Il dirigea son regard en direction de la pauvre créature respirant la nuée verdâtre, observant ce qu’il allait lui arriver s’il ne réagissait pas.

    Il exprima son agacement face à la situation en soupirant longuement. Alors que le Baron pouvait être impitoyable, Vaenys, lui, attachait une grande valeur à sa vie et était prêt à tout pour éviter la mort. Se déplaçant dans la pièce, les mains derrière le dos, à travers la fumée verte. « Votre audace est admirable, Docteur. Il est évident que vous êtes aussi perfide et sournois que je le pensais. Nous allons donc collaborer selon vos désirs, comme des êtres égaux, afin de parvenir à nos buts respectifs. » annonça-t-il, se retournant en direction de l’être au masque à bec.

    « Je vous trouverai, dans les plus brefs délais, un laboratoire qui je l’espère, sera à votre convenance. Pour ce qui est des matières premières permettant de fabriquer le poison et la poudre, je pense qu’il est préférable que vous vous les procuriez vous-même, vous seul êtes capable de juger la qualité des ingrédients. Il est inutile de préciser que je vous fournirai tous les fonds nécessaires à cela, et bien plus. » continua-t-il, se rapprochant du Docteur.

    « Pour répondre à votre question, mon but ultime est simple. Je souhaite obtenir la rédemption auprès de ma sœur. Cependant, je refuse de renier ma vraie nature, c'est pourquoi je continue certaines activités malsaines. Elles contribuent en partie à atteindre cet objectif. Pour ce qui est du trône, si c’est à cela que vous pensez, je n’en ai absolument rien à faire. Il ne m’a jamais réellement intéressé, il met incontestablement ma vie en danger, et ce, depuis que j’ai vu le jour il y a maintenant cent soixante-seize ans. Le pouvoir cependant, lui m’intéresse, c’est pour cela que je souhaite étendre mon réseau au-delà du Reike et de l’ex-Shoumeï. Je dois bien admettre apprécier manipuler les pathétiques vies qui habitent le Sekai. »  ajouta-t-il, esquissant un léger sourire malsain.

    « J’espère avoir répondu à votre question, cher associé. » conclut-il, plongeant son regard dans celui du Docteur.

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  • Dim 3 Déc - 12:42
    J'écoutai la réponse du Baron silencieusement. Face à lui, je sentais en moi la douce fumée verdâtre qui s'insinuait doucement et pouvais ainsi deviner les effets de ce délicat poison dans le corps du vosdraak. Bientôt, les premiers essais commenceraient à se faire ressentir, nous privant de nos capacités de réflexion tandis que nos organes commenceraient à fondre doucement. Puis, la chaire se nécroserait, nous transformant en être pourrissant qui finiraient inlassablement par s'effondrer sur le sol ensanglanté du nid, laissant s'échapper nos derniers soupirs. Mais... Avant d'en arriver à cette délicate vision, je me devais d'analyser la réponse de mon interlocuteur.

    Ainsi, ce dernier appréciait mon sadisme et ma sournoiserie? Voila qui était amusant. Les êtres mortels avaient pourtant cette tendance à préférer fuir les éléments trop instables. Et si quelques exceptions venaient s'ajouter à cette règle, je n'aurais pas nécessairement classé le prince déchu dans cette catégorie. Car, malgré tous ses airs de roi du crime, l'être devant conservait les micros expressions caractéristiques des êtres faillibles. Des personnalités se refusant à certaines choses. Je ne lui en voulais nullement. Tous ne pouvaient pas être aussi géniaux que moi. Dans un léger sourire, j'écoutai ensuite et réfléchissais à ses derniers mots. Plusieurs choses en ressortaient et cela était assez intriguant.

    Ainsi, sa soeur demeurait son objectif principal. Si j'avais de prime abord émit cette théorie fumeuse, je m'amusai à me rendre compte qu'elle n'était pas si farfelue que cela. Essayer d'user de la pègre pour offrir une rédemption, ou en obtenir une. Voila qui était une idée assez audacieuse, et amusante. Pour le reste, il évoqua son manque d'intérêt pour le trône mais accepta d'avouer son appétence pour le pouvoir. D'une certaine façon, j'avais pitié de cette créature. Le pouvoir ne serait jamais totalement sien s'il demeurait sur la voie du crime organisé. Même en haut de l'échelle, les grands pontes des organismes mafieux n'étaient en réalité que des pions pour d'autres éléments. Parfois, pour l'autorité même dont ils se cachaient. Parfois, pour leurs propres sbires. Enfin. C'était son problème en réalité, mais je comprenais ainsi bien mieux sa volonté de contrôle, et ce ton impérieux. Même si ce dernier était peut-être issu en réalité de son enfance et sa vie de prince héritier? Cela devait lui couter, de devoir être mon égal dans notre entreprise commune. Mais c'était ainsi que la vie était faite. Peu importe le statut. Peu importe la race. Il nous faut parfois collaborer avec des personnes ne faisant pas partie de notre estime. Je ne le savais que trop bien, étant donné ma collaboration avec certains républicains. Laissant finalement un sourire se dessiner sous mon masque, je vins saisir sa main, confirmant ainsi le début de notre collaboration.

    * Naturellement. *

    Je laissai ensuite mon pouvoir se répandre dans nos deux corps. Dans un long frisson d'extase, je sentis la myriade d'aiguilles venir gratter mon être pour en extirper le poison. Une douleur aussi forte que lancinante qui se déversa en moi telle une cascade et qui manqua de me faire oublier la situation dans laquelle j'étais. Puis, ce pouvoir se dirigea ensuite jusque dans le corps de Vaenys, le laissant apprécier ma magie et la douleur l'accompagnant. Observant ses traits, mon sourire s'étira un peu plus en constatant toute la souffrance qui le tiraillait. Qui, en ce bas monde, pouvait se targuer d'avoir fait souffrir le Baron? Tensai? Cela faisait-il de moi l'égal d'un empereur? L'idée m'amusa énormément. Retirant ma main pour finalement laisser le vosdraak seul avec sa douleur, je contournai la table où les restes du malheureux de plus tôt se trouvait pour venir me placer au niveau d'un nouveau sujet. Laissant mon esprit s'étendre, je viens m'ancrer à celui du Baron pour continuer notre petite discussion.

    * Pour le Laboratoire, je vous ferai parvenir quelques notes plus tard. En soit, ce n'est pas des matières très compliquée à obtenir, seulement une organisation à avoir. Des armoires aux tiroirs emplis de carbonite pour la conservation des corps. Différents produits de conservation et autres acides. Et quelques uns de vos hommes prêts à obéir et suivre mes directives. Même le cout de création ne sera pas très haut, et sera rentabilisé à la première expédition de produits. Vous voyez, je pense déjà à tout. *

    Un nouveau sourire, tandis que je le fixai du regard. Visiblement, la douleur avait été bien plus insupportable que prévu. Une image que je garderai au fond de mon esprit, comme un précieux cadeau que le Baron m'avait fait. Quand il revint finalement à mon niveau, je vins faire léviter jusqu'à moi une scie ainsi que quelques petits pots d'argile. Tournant le bec vers l'être aux cheveux blancs, je fixai ce dernier de mes yeux serpentins au travers de mes lentilles.

    * Connaissez vous le principe des produits hydrophiles? Ces derniers, normalement simplement irritant, ont tendance à absorber l'eau lors d'un certain contact. Si je vous en versai, dans l'instant, sur la bras par exemple. Vous n'en subiriez qu'une petite plaque rouge, certes disgracieuse mais sans danger pour votre santé. En revanche, si je vous faisais boire le produit, alors votre gorge finirai par réagir à la substance et se désagrègerait petit à petit, vous étouffant dans votre propre sang. Mais bon, que voulez-vous, tout cela n'est qu'une réponse théorique. *

    Je fis léviter doucement les pots jusqu'aux mains du vosdraak, le fixant avec un nouveau sourire sadique.

    * Désirez-vous voir sur cette malheureuse ce que cela fait en pratique, exactement? *

    En tant qu'associé, peut-être apprécierait-il de m'assister dans mes études?
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    Vaenys Draknys
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  • Dim 3 Déc - 19:51
     
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    Le Vosdraak et le Docteur se serrèrent la main, concluant cet échange sur une entente mutuelle. Le Baron allait devoir collaborer, d’égal à égal, avec un simple être humain, une personne qu’il savait ne jamais lui être égale. Mais il n’avait pas réellement le choix, d’une part, le Docteur avait réussi à avoir la main mise sur lui, jouant sur sa faiblesse. D’une autre part, l’être au masque à bec pouvait grandement faciliter le Baron dans sa quête de pouvoir souterrain. Cela lui coûtait donc de l’admettre, et même encore plus à haute voix, mais le Docteur avait su se jouer du Vosdraak. Au moins, il n’était pas mort, cela était déjà un bon point.

    Le Docteur usa de sa magie de soin pour guérir le Baron du poison qu’il venait d’inspirer. Et, comme l’avait dit plus tôt l’être au masque à bec, le Vosdraak fut pris d’une douleur insaisissable. Des picotements se firent ressentir dans tout son être, des douleurs amplifiées par la faiblesse naturelle des Vosdraak, c'en était insoutenable. Il fut pris de haut-le-cœurs, suivi par de violents vomissements, toujours accompagnés par d’horribles douleurs. Dans les bras, dans les jambes, dans la tête, tout son être était touché. Il n’avait jamais ressenti de telles douleurs. Il ne se souvenait pas même d’avoir eu aussi mal de toute sa vie, lui qui était trop prudent pour se mettre en danger de la sorte.

    Après avoir laissé une flaque de déjections au centre du nid du Docteur, le Baron se redressa, ressentant encore quelques picotements dans le crâne. Il écouta les dires de l’être au masque à bec, lui qui demandait avoir quelques-uns des hommes du Baron, ainsi que certains produits que ce dernier était en mesure de lui fournir. En soi, rien de bien méchant. Tout était prévu à l’avance et les investissements du Baron seront rentabilisés dès la première expédition de la marchandise.

    De nouveaux vomissements, la douleur n’était finalement pas encore passée, mais après ces derniers vomissements, c’était chose faite. Il regarda autour de lui, voyant une scie ainsi que quelques petits pots d'argile léviter jusqu’au Docteur. Quelle idée saugrenue ce dernier avait encore derrière la tête ? Le Baron plongea désormais son regard mauve au travers des lentilles du masque du Docteur, attendant ainsi ses explications suivantes.

    Toutes ces explications sur les produits hydrophiles intéressaient le Baron, certes, mais ce qu’il voulait en l’instant des démonstrations. Et cela tombait bien, car le Vosdraak fut bien surpris de voir que les pots lévitaient désormais vers le lui-même. Qu’attendait le Docteur au juste ? Allait-il réellement devoir se souiller les mains ? Cette idée ne lui déplaisait nullement, au contraire. Par chance, la malheureuse dont le Docteur parlait était un hybride, issu de la reproduction entre un humain et un reptile. À la vue de cet être abject, le Baron ressentait un profond dégoût, comment une telle chose pouvait voir le jour en ce monde ?

    Le Baron s’approcha de la table où était allongé l’immondice, regardant la créature avec mépris. « Comment une créature aussi ignoble que toi a pu voir le jour ? » interrogea-t-il, fixant du regard l’hybride, commençant à lancer une première attaque mentale. La pauvre créature se tordait de douleur, sans même que le Baron eu à insister. Elle pleurait toutes les larmes de son corps, suppliant par la même occasion le Vosdraak de l’épargner. « Inutile de me supplier, ta vie prendra malheureusement fin ce soir. » annonça-t-il, augmentant l’intensité de son attaque mentale, puis la stoppant au bout de quelques secondes.

    La créature aux yeux mauves ouvrit un des petits pots que lui avait transmis par télékinésie le Docteur. Il regardait ce pot, le portant au-dessus du torse de la malheureuse, avant d’en verser l’entièreté sur ses seins. La peau de la pauvre créature devenait de plus en plus rougeâtre, réagissant, comme l’a expliqué le Docteur, au produit. « Dites-moi, cher associé. Que se passe-t-il si je verse une nouvelle dose sur cette ignoble créature ? » demanda le Baron, sans attendre de réponse particulière. « N’en dites rien, je préfère essayer moi-même. » ajouta-t-il, ouvrant un second pot, le répandant une seconde fois sur la peau de la victime. Ses yeux de reptile se mirent à trembler, la douleur était insoutenable. Elle hurlait à la mort, mais une fois encore, le Vosdraak n’en avait pas fini. Des cloques rouges se firent percevoir sur la peau de l’hybride, le Baron en riait, esquissant un large sourire malsain et sadique.

    Il ouvrit une troisième fiole, puis porta son regard dans celui de l’hybride. Il porta son index devant sa bouche, lui indiquant de se calmer, puis il lui murmura. « Dis-moi, souhaites-tu mourir dignement en avalant gentiment ce liquide ? Ou alors, vas-tu te débattre, comme la chienne que tu es ? Je serai satisfait dans les deux cas, une immondice hybride telle que toi ne mérite aucunement de vivre sur les terres du Sekai. Une race aussi impure que la tienne mérite l’extermination. » dit-il, s’éloignant petit à petit du visage du reptile humanoïde.

    La créature se débattait, elle hurlait des insultes au Vosdraak, insulte qui ne pouvait que le faire sourire. Il se sentait tellement supérieur à elle qu’il les ignorait totalement. Il ouvrit le pot, puis versa son contenu au niveau de la bouche de l’hybride. Cette dernière n’eut pas le choix de le mettre en bouche, mais elle le recrachait, tentant d’atteindre le Vosdraak. Malheureusement pour elle, cela échoua et le liquide coula le long de sa joue, y laissant une trace rougeâtre sur sa traînée. Elle souffrait, le liquide ayant dégradé l’intérieur de sa bouche.

    « Très bien, tu ne me laisses pas le choix. » annonça-t-il, plongeant son regard mauve dans les yeux reptiliens de la créature. Il lança une attaque mentale, d’une puissance inouïe, forçant la malheureuse à ouvrir la bouche, hurlant de douleur. Il profita de cette opportunité pour y verser le liquide. La créature n’eut d’autre choix que de l’avaler, le poison se répandant à l’intérieur de son organisme.

    La gorge de la créature se désagrégeait, petit à petit. Le sang commençait à s’amplifier à l’intérieur de cette dernière. L’immondice convulsait, crachant du sang, giclant tout autour d’elle. Le Vosdraak s’était au préalable éloigné, ne voulant point être sali par ce sang impur. La créature s’étouffait, tentant de hurler, mais c’était impossible, elle était en train de s’étouffer avec son propre sang. Ce dernier recouvrait ses lèvres, et son visage, elle s’éteignait lentement, sous le regard du Docteur et du Baron.

    Pendant que la créature mourait, émettant des sons d’étouffement, le Baron plongea son regard dans celui du Docteur et esquissa un sourire malsain. « Alors, êtes-vous satisfait ? Personnellement, voir une telle immondice agoniser sous mes yeux ne me procure que satisfaction. » conclut-il, commençant à rire aux éclats.

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  • Lun 4 Déc - 14:27

    Tout au long de son opération, j'avais observé le vosdraak faire son œuvre. Dans ses gestes, je pouvais lire une grande passion. Non pas envers la médecine, la science ou la torture à proprement parler. Mais dans son envie de faire du mal aux hybrides. En soit, je pouvais très largement comprendre une pareille logique. Ces êtres étaient issus de l'assemblage contre nature d'un humanoïde avec un animal. Un acte, généralement issue d'une zoophilie maladive, qui entrainait à cause d'une faiblesse quelconque la création de ces créatures à mi chemin entre la "normalité" et l'immondice. Enfin, qu'était-ce que la normalité dans un monde où des petits êtres verts d'à peine un mètre vingt côtoyaient des personnes dotées de cornes et mesurant dans les deux mètres cinquante? Personnellement, je n'avais pas spécifiquement de grief à l'égard de cette race. Seulement, mon esprit scientifique ne pouvait pas se retenir de chercher à comprendre leur fonctionnement. Savoir comment leur organisme fonctionnait. Pourquoi, à l'instar des mules, ils ne pouvaient se reproduire? Pourquoi certains ressemblaient plus à des hommes légèrement modifiés, tandis que d'autres étaient juste des animaux anthropomorphes? Il y avait tant de questions... Et tant de corps à disséquer pour obtenir les réponses.

    Pour en revenir à Vaenys, ce dernier maniait relativement maladroitement les produits hydrophiles que je lui avais fourni. Si je pris tout d'abord cela pour de la sottise, je remarqua cependant rapidement son sadisme à l'encontre de notre captive. Ses seins, tout particulièrement, semblèrent représenter l'objet de son attention. Il lui infligeait de nombreuses blessures, et je ne savais pas trop si cela était en raison de sa connaissance sur la sensibilité des poitrines chez les femelles ou bien par pure obsession de sa part. Quand on voyait les proportions de sa sœur, la question pouvait honnêtement se poser. Par la suite, le Baron sembla chercher à verser le produit directement dans la gorge de la pauvre bête, appuyant son action par une manipulation invisible qui la força à ouvrir les lèvres et accepter, bien malgré elle, le produit toxique. L'observant presque tendrement alors que sa gorge se consumait sous les effets de la concoction et qu'elle commençait à s'étouffer dans son propre sang, je relevai silencieusement mon bec alors que le vodraak prenait la parole. Il me demandait mon avis, tout en affirmant être pour sa part satisfait de la suppression d'une telle horreur. Amusant.

    * Vous avez eu quelques difficultés à faire ingérer le produit, mais cela n'est guère étonnant. Sans l'utilisation de moyens externes, ou de poison, il est bien souvent délicat de forcer quelqu'un à ouvrir la bouche. Vous savez, les mâchoires humaines possèdent une force de pression dépassant largement la force détenue par nos bras. Alors, imaginez lorsqu'il s'agit d'une bête mi animale mi humaine. Pour le reste, j'ai apprécié votre premier échantillonnage sur sa poitrine. Il fut fort plaisant de contacter les effets sur ses tétons tout comme il est malin de votre part de d'abord vérifier si le produit n'est pas un faux. La confiance n'empêche pas le contrôle, comme on dit bien souvent. *

    Sortant alors une seringue que je vins planter dans la gorge de la créature à présent décédée, j'en extirpai doucement une bonne quantité de raisiné avant de retirer l'aiguille. Satisfait, je me dirigea ensuite vers mon bureau où j'y déposai le liquide dans une fiole, avant d'ensuite étiqueter cette dernière avec précision. L'âge, la race, les spécificités. Tout était matriculé afin de me permettre une relecture facile sur ce que j'écrirai ensuite dans mon grimoire. Après tout, la rigueur était primordiale dans un métier demandant l'analyse d'autant d'informations. Une fois l'étiquetage réalisé, j'invitai le Baron à me suivre jusqu'à la dernière table. Là, le pauvre nain qui s'y trouva n'émit aucune insulte. Contrairement aux autres, le petit homme semblait avoir accepté son sort, et n'émettait que de petits sanglots. Il le savait, la mort allait le prendre. Et, peut être, espérait-il dans son esprit que cette dernière ne vienne rapidement. Malheureusement pour lui, j'avais quelques démonstrations à faire.

    * Voyez-vous, les nains sont des êtres robustes. Trop souvent jugés pour leur petite taille, ces derniers démontrent pourtant une grande résistance à la douleur. Et, ce faisant, peuvent devenir des vaisseaux pour certaines tâches difficiles... *

    Attrapant une lame, je vins subitement tailler dans la jambe du pauvre malheureux, commençant à faire s'écouler une quantité de sang remarquable tandis que ce dernier continuait ses pauvres sanglots, tremblant à peine sous mes gestes. Quand la plaie fut suffisamment grande, je plaçai par la suite une pince qui écarta les chairs, me permettant d'aller ensuite gratter au niveau des muscles pour les détacher. Ceci fait, je fis léviter jusqu'à moi un sachet de farine, acheté le matin même auprès d'un des boulangers de la ville. Plaçant ce dernier dans l'espace vide crée par mes dissections, je vins ensuite refermer le tout avant de recoudre la plaie. Tournant le bec vers le Baron, c'est avec un grand sourire sous mon masque que je fis de nouveau résonner mes pensées dans les siennes.

    * Si vous cherchez à passer les frontières et limiter les contrôles, les nains font de très bonnes mules. Et... Les gardes frontaliers ont globalement moins de zèles face aux blessés de guerre ou aux mutilés. Surtout si vous allez vers la République. Rien de bien difficile, si vous accompagnez cela d'une bonne "histoire". *

    Reportant ensuite mon attention sur le nain, je vins alors me placer au niveau de son torse. Attrapant de nouveau ma lame, je fis glisser cette dernière sur sa peau, créant un long sillon vermillon tandis que l'acier venait mordre le derme du petit barbu. Quand j'achevai enfin mon tracé, je me contenta de simplement passer mes doigts pour tirer ensuite vivement sur la peau, l'arrachant presque aussi facilement que si j'écorchai un lapin. Afin de ne pas voir le petit bout d'homme mourir directement, je lui injectai ensuite un stimulant pour le maintenir conscient. Couplé à la résistance naturelle de sa race, cela le ferait souffrir, mais ne le tuerai pas. Enfin. Pas encore. Comme précédemment, je vins ensuite découper les tissus musculaires et les tendons qui me gênaient, faisant rapidement apparaître la cage thoracique du sujet qui avait décidé de remplacer ses sanglots par des hurlements stridents. Posant un doigt sur l'un des os de la cage, je repris finalement la parole.

    * La douleur n'est perceptible qu'à certains endroits du corps. Et, de temps en temps, vous pouvez toucher ou prendre une partie d'un être vivant sans même qu'il ne le réalise. Et pour notre sujet, j'attire spécifiquement votre attention sur la densité de ces os. Plus épais que la norme, ils reflètent une résistance naturelle ainsi qu'une capacité d'emport supérieure à un elfe par exemple. A vous d'en faire bon usage, une nouvelle fois, si vous comptez les utiliser pour véhiculer la drogue entre les grandes villes. A présent, laissez moi vous prés- *

    La phrase fut coupée par un bruit discret. Si de prime abord on aurait pu penser à une simple chute d'objet, je connaissais trop bien ce petit laboratoire et son fonctionnement pour laisser le moindre doute s'insinuer dans mon esprit. Presque instantanément, plusieurs pots d'argile vinrent voler jusqu'à moi pour ensuite entrer dans ma sacoche, tandis que je retirai ma lame du corps du nain et me plaçai face à l'entrée. Puis, alors que le bruit résonna de nouveau, je vins me placer aux côtés du Baron.

    * Mon cher, il semblerait que certains de vos contacts de la pègre ne soient pas aussi loyaux qu'ils le prétendent. Soit nous allons faire face à ces derniers qui tenteraient une prise de pouvoir audacieuse... Soit les proches de vos "marchandises" semblent vouloir se venger... *

    Dans tous les cas, il allait falloir régler cette situation. Car je ne tolérai aucun intrus dans mes laboratoires.
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  • Mer 6 Déc - 22:16
     
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    Le Baron écoutait les analyses du Docteur concernant sa précédente œuvre. Il avait rarement eu l’occasion de… délibérément torturer un être, sans bonne raison derrière. Ce qu’il venait de faire, c’était par pur plaisir, le plaisir de voir ces immondes êtres issus d’une reproduction malsaine souffrir par sa main. Comment des humanoïdes pouvaient se livrer à de tels ébats ? Il portait tellement de haine en lui, de la haine envers ces pathétiques hybrides. D’autant plus que son passé commun avec certains hybrides n’arrangeait point les choses. Tout cela pouvait expliquer la violence inhabituelle dont le Baron venait de faire preuve. Le Vosdraak contemplait son œuvre, pendant que le Docteur, lui, entreposait méticuleusement une bonne quantité de liquide dans une fiole, qu’il rangea sur son bureau.

    Une fois cela fait, le Baron suivit son interlocuteur en direction d’une énième table d’opération, sur laquelle était étiré un petit être humanoïde, un nain. Le Vosdraak n’avait aucun avis sur ces petits êtres, tant qu’ils n’étaient pas issus d’une hybridation, il ne leur souhaitait pas la mort. Enfin, pas particulièrement. L’être à la chevelure argentée savait que, contrairement à lui, les nains étaient dotés d’une résistance à la douleur physique surhumaine. De ce fait, il se doutait du sort de ce pauvre petit être allongé sur la table d’opération.

    Le Vosdraak observait de ses yeux d’un mauve intense les agissements du Docteur sur sa pauvre victime. La créature au masque à bec ouvrit une plaie dans le petit être, y versant de la farine. Que souhaitait-il prouver ? Il referma aussitôt la plaie, la cousant. Le nain n’avait pas bronché, montrant son incroyable résistance aux douleurs physiques. Ses faibles sanglots reflétaient la peur ressentie en cet instant, ce qui était tout à fait normal, étant attaché sur une table, devant deux créatures comme le Baron et le Docteur, il y avait de quoi avoir peur.

    La créature au masque à bec expliquait comme il pouvait être intéressant d’utiliser ses petites choses pour faire passer de la drogue par les frontières, afin d’acheminer facilement de la marchandise en République. C’était certes, très intelligent, mais il y avait toujours le risque que le nain s’échappe avec la marchandise, ou même qu’il se fasse tuer. Cela restait une alternative intéressante aux convois, qui eux, pouvaient se faire piller à tout moment. Le Baron esquissa un sourire sur son doux visage, signifiant qu’il acquiesçait totalement la preuve d’ingéniosité du Docteur. Pour dire vrai, il n’en attendait pas moins venant de lui.

    Le Vosdraak porta son regard sur les lentilles du masque du Dicteur, tentant de le percer du regard. « Vous faites preuve d’une grande ingéniosité, Docteur. Je n’en attendais pas moins de vous. Cependant, est-ce réellement intéressant d’incruster une marchandise si précieuse dans un être doté d’intelligence ? À moins que vous ayez une solution miracle au problème du libre arbitre ? » questionna le Baron, reportant son regard sur le nain. Il écoutait les explications du Docteur, quand soudain, elles furent coupées par un son provenant du couloir menant au nid.

    Le Baron aurait été suivi ? Cela ne semble guère possible, lui qui fait preuve de discrétion, surtout lorsqu’il s’agit de telles rencontres. Les paroles du Docteur semblaient intéressantes, cependant, le Vosdraak savait qu’il n’avait que très peu d’ennemis, et surtout, qu’ils n’étaient pas à Kyouji. Après tout, au moindre doute, le Baron prenait ses précautions et envoyait ses espions les surveiller. Il avait eu la chance, ou la malchance, de grandir dans le milieu le plus noble et riche de tout le Reike, il avait l’habitude de devoir gérer ses ennemis.

    Par précaution, le Baron invoqua des ombres, qui rampèrent sur le sol humide du nid du Docteur, se faufilant discrètement sous la porte. Ces ombres étaient capables de partir en éclaireur, devenant ainsi les yeux du mage noir. Pour la première fois depuis le début de la soirée, l’être à la chevelure d’argent usa de ses pouvoirs de magie de l’ombre. S’il ne le fit pas plus tôt, lors du « piège » du docteur, c’était simplement parce qu’il n’en voyait pas l’utilité. Autant le garder proche de soi, il serait bien plus utile comme cela, plutôt qu’à tenter de futiles menaces sur le Baron. Et puis, jamais il ne l'avait considéré comme son égal, mais qu'il y ait cru, ça l'aidait à mieux faire son travail.

    Les ombres rapportèrent la présence de trois individus armés. Ce n’était réellement pas bon signe, certainement des aventuriers apeurés par la décoration macabre du Docteur, ayant dégainé leurs armes pour se défendre. Le Baron, d’un signe de la main, indiqua à son acolyte la présence de trois individus. Voyant que la créature au masque à bec avait préparé ses petits pots d’argile, le Baron usa de son invisibilité et se plaça au coin le plus éloigné de la porte d’entrée. Il invoqua de nouvelles ombres, créant deux combattants barbares munis de haches des ombres, les plaçant aux côtés du Docteur. Cela pouvait paraître comique, le Baron qui invoque des ombres représentant ceux qui l’ont fait tomber de son piédestal de prince quatre ans plus tôt.

    Il usa ensuite d’illusion, créant une fumée obscure s’élevant, recouvrant la pièce, derrière la créature à bec. En faisant cela, il espérait cacher les expériences menées par le Docteur et lui-même. De toute façon, il ne donnait pas cher de leur peau, ils allaient certainement servir de décoration eux-aussi. Peu importe le sort que leur réservait le Docteur, pour dire vrai, la curiosité était un vilain défaut. Le Baron attendait à l’arrière, terré dans l’ombre, laissant à la créature au masque à bec le loisir de les défendre avec des créatures semi-intelligentes.

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  • Jeu 7 Déc - 18:19


    Il y avait certains jeux, dans la vie, qu'il valait mieux éviter. Le jeu du pendu, par exemple, pouvait mener à des drames chez les jeunes enfant trop idiots. Mettre son pénis dans un nid de frelons également, n'était pas une idée brillante. Et puis il y avait les choses plus stupides mais moins évidentes. Comme s'aventurer dans le repère d'un génie scientifique à l'éthique discutable. Pour les différents individus qui s'étaient décidés à suivre la longue rivière de sang dans le brut probable de s'attirer les louanges des autorités locales, la répercussion d'une telle décision allait bientôt leur arriver en plein visage. Et leur offrir une dernière leçon avant de les envoyer dans l'autre monde.

    A mes côtés, Vaenys se volatilisa soudainement tandis qu'il invoquait deux brutes constituées d'ombres. Si la chose m'amusa légèrement, il était intéressant de constater que le Baron faisait de nouveau preuve d'une énorme lâcheté. Quel était le but de se dissimuler face à quelques individus qui trouveraient de toutes façons la mort et ne quitteraient pas mon nid? Avait-il si peur qu'on abime sa pauvre petite personne qu'il préférait se mettre sur un tabouret dans un coin à se masturber tandis que je réalisai mon œuvre et que ses ombres me servaient de gardes du corps? Pour un génie du crime, le grand prince de la pègre et figure autrefois emblématique d'un royaume décadent, le vosdraak montrait là un visage bien triste. Enfin. Je n'avais pas vraiment à juger la valeur de mes associés. Au moins, ce dernier acceptait de mettre la main à la pâte. Même s'il était triste de remarquer que Zelevas, un vieillard croulant de la République y mettait plus du sien et s'exposait plus face à des dangers plus véritables. Quand les différents intrus passèrent finalement la porte - qui n'avait pas été piégée à cause de l'arrivée du Baron - ces derniers furent pris dans une illusion de l'arcaniste aux cheveux d'argent, leur dissimulant les différentes expériences que j'avais réalisé. Il était de nouveau amusant de constater pareille manœuvre. Non seulement la vue des corps dissous aurait permis de prendre un ascendant psychologique sur mes ennemis, mais de plus cette illusion cesserait au moindre dommage que j'infligerai à ces imbéciles. Et des dommages, je comptai leur en infliger. Craquant alors ma nuque tandis que je me métamorphosai doucement, je vins tenir dans l'une de mes mains la petite gemme incolore que j'appréciai tant. Quand mon mana entrant dans l'étrange relique, je sentis en moi une nouvelle forme de magie apparaître. Et c'est ainsi que j'entendis les pensées de l'un des intrus.

    Ténèbres écarlates [PV Le Docteur] WO6ULL6


    * Bordel, c'est quoi ce monstre??? J'espère que les gars savent ce qu'ils font, j'veux revoir Cynthia moi. BORDEL IL ME REGARDE!!!! Pourvu qu'il se rende pas compte que Rodrick le contourne sur la droite... Il est invisible depuis qu'on a débarqué dans le tunnel, mais quand même. *

    Mon bec s'entrouvrit alors, amusé. Dévoilant mes rangées de dents, ma langue glissa doucement sur ces dernières tandis que je fis soudainement voler plusieurs lames pour les projeter sur ma gauche. Dans un soupir étonné, un corps s'écroula subitement au sol, ajoutant un peu plus de sang à ce laboratoire déjà sali. Tout autour de moi, les pensées des individus venaient se mêler aux miennes. De Vaenys au pauvre aventurier, chaque pensées. Chaque réflexion me paraissait aussi claire que s'il s'agissait des miennes. Faisant un pas vers les trois individus restants, je penchai subitement la tête sur le côté, intimant aux deux gardes ombreux de rester en retrait.

    * Pauvres créatures... Ne savez-vous pas qu'il faut toujours frapper, avant d'entrer? *

    Un autre pas, tandis que les individus se jetaient sur moi subitement. Saisissant les pots que j'avais préparé, je jetais sur les deux individus les plus proches ces derniers. Dans un craquement caractéristique de l'argile se brisant, l'étrange poudre contenu à l'intérieur se mélangea au salpêtre, déclenchant une gigantesque gerbe de feu grégeois qui enveloppa les aventuriers. Parmi toutes les pensées qui me parvenaient, je me délectai particulièrement de celles de êtres enflammées qui paniquaient. Tout comme je savourai celle du dernier aventurier. Ce dernier était là, stoppé dans sa course par ses deux comparses qui se faisaient consumé par le flot de flammes verdâtres.

    * Je sens ta peur... petite chose fragile. *

    Un nouveau pas en avant, le bec toujours ouvert dans un sourire carnassier. Attrapant l'un des derniers pots, je vins jongler doucement avec ce dernier tandis que le pauvre homme reculait.

    * Entrer dans mon nid fut une erreur. Respirer ici fut une erreur. Ton existence, fut une erreur. Laisse moi corriger cela. Laisse le Docteur s'occuper de toi. *

    Le pot quitta alors mes mains, s'écrasant sur les jambes du pauvre homme. Ce dernier tenta, maladroitement, de se défaire de ses braies. Pour lui, le feu ne pouvait pas s'en prendre à lui s'il éloignait son pantalon. Une décision audacieuse, qui ignorait complètement le principe même du phosphore blanc qui venait de se déposer sur lui. Et c'est ainsi, que ses premiers hurlements résonnèrent dans le laboratoire. Creusant doucement sa chair, les flammes vinrent d'abord faire éclater brutalement les cellules de sa peau. Consommant la chair et s'alimentant via l'oxygène présente, les flammes continuèrent ensuite leur sillon jusqu'aux muscles, faisant fondre ces derniers jusqu'à les transformer en un liquide immonde, mêlant sang en ébullition et restes abjectes de tissus. Puis, ce fut l'os qui commença à être rongé, forçant l'aventurier qui se débattait à choir sur le sol. Rampant, ce dernier tentait de fuir. Mais les flammes continuaient. Grimpant le long de ses jambes, la langue de feu vint ensuite s'en prendre à ses hanches et son appareil génital. Ses testicules éclatèrent, littéralement, sous la chaleur tandis que le reste de son sexe se faisait consumer par les flammes. Je crois que c'est à cet instant que le pauvre homme commença à perdre connaissance.

    * Oh non. Ne pars pas trop vite. *

    Attrapant l'aventurier par la tignasse, je le redressai à mon niveau, bien plus que sous ma forme normale, pour lui injecter dans la gorge un puissant stimulant. Réveillé de force, le pauvre être se remit à hurler, pour mon plus grand plaisir. Le laissant donc retomber au sol comme l'insecte qu'il était, je me délectai de le voir se tortiller doucement tandis qu'autour de lui les illusions de Vaenys avaient pris fin. Il voyait les corps mutilés, les bocaux emplis de restes humains. Et la créature de cauchemar en face de lui qui refusait de disparaître.

    * La douleur est pénible, n'est-ce pas? Pourquoi avoir été venir fouiné? Je sais que ces phrases passent dans ton esprit meurtri. Je les entends. Je tournai le bec, en direction de la position supposée du Vosdraak. J'entends tout. *

    Reportant ensuite mon attention sur la frêle créature mourante à mes pieds, je savourai l'aspect visuel de sa chaire se décomposant tandis que les flammes commençaient doucement à se changer en fumée à l'odeur nauséabonde. Il cessa finalement de bouger lorsque les flammes vinrent lécher son visage, faisant fondre le cartilage de son nez et ses yeux. De l'humain d'autrefois, il ne restait qu'une parodie sordide d'un cadavre mutilé. Attendant patiemment que les flammes ne cessent, je vins de nouveau récupérer le corps massacré pour le jeter en direction de la position présumée du Baron.

    * Voyez le résultat, de ceux qui me sous estiment. *

    Je marchai ensuite, lentement, le haut de ma stature râpant contre le toit en pierre de mon refuge, me forçant à toujours plus me vouter sous cette forme dépassant aisément les deux mètres cinquante. Mes bras vinrent attraper par la suite les restes calcinés des deux autres guerriers, les jetant sans intérêts parmi d'autres corps sans valeur. Du gâchis, mais peu importait.. Finalement, ce fut el corps du pauvre Rodrick qui attira mon attention. Récupérant ce dernier, je vins le positionner sur la table où l'elfe s'était trouvée, déplaçant cette dernière d'un mouvement inconsidéré de mes griffes. Puis, une fois le corps étalé, je laissai mon esprit voguer dans la pièce, sentant en moi toutes les pensées du Baron.

    * Il n'est pas bon de méconsidérer vos alliés vous savez. Vous ne savez jamais trop comment ces derniers pourraient le prendre. Dites moi Baron. Sincèrement. Me prenez-vous pour un idiot? Quelqu'un qui serait né de la dernière pluie? Ou bien, pire, pour un simple esprit dérangé qui ne penserait pas aux multiples conséquences de ce qui l'entoure? Vous pouvez vous pârer d'ombres. D'alliés puissants... Cela ne changera rien si vous prenez tout ce qui vous entoure pour de la chair sacrifiable. *

    Achevant ma phrase, j'usais de mon écholocation pour repérer la position exacte du Vosdraak. Attrapant une aiguille, je projetai vivement cette dernière pour la faire se planter près de la tête du Baron.

    * Nous sommes tous sacrifiables, Baron. Ne l'oubliez jamais. *

    Tournant alors mon bec vers lui, je savourai doucement l'odeur des corps carbonisés jetés plus loin alors que je terminai de dévêtir ma dernière victime.

    * A présent, cher associé, désirez-vous vous entrainer à disséquer un corps? Cela pourrait vous être utile. Des fois qu'il vous faille vous même chercher les biens cachés dans le corps des hommes. *

    Et naturellement, s'il avait la moindre question, j'étais prêt à lui répondre. Malgré ma démonstration. Après tout, les associés étaient là pour ça, n'est-ce pas?    


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  • Jeu 7 Déc - 21:29
     
    Ténèbres écarlates
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    Le Docteur prit une forme pour le moins, intéressante, pour s’attaquer à de simples aventuriers aussi pathétiques qu’imprudents. Le Baron avait déjà bien remarqué que cet être pouvait se donner facilement en spectacle pour tenter d’impressionner ses interlocuteurs, ce qui n’était pas une qualité, ou un défaut, que la créature aux yeux mauves n’appréciait nullement. C’était un acte qui ne fonctionnait point sur le Vosdraak, étant présent dans ce nid pour voir un médecin, et non un assassin ou un monstre. Si les agissements du Docteur étaient faits pour apeurer le Vosdraak, il en fut autrement.

    Une simple bombe de poison, ou autre aurait pu suffire. Nul besoin de faire exploser les testicules du jeune homme. Face à la scène, le Baron ne put s’empêcher de soupirer bruyamment, n’étant pas plus impressionné qu’ennuyé. Ce spectacle macabre que menait le Docteur n’était pas plus effrayant que de nombreuses choses auxquelles le Baron a pu assister durant sa longue existence sur les terres du Sekai. La créature formée par l’être au masque à bec restait effrayante, certes, mais comment un simple humain pouvait devenir une telle abomination ? Certainement la création d’une illusion, ou bien un sortilège de métamorphose. Le Baron ne connaissait ces deux possibilités que trop bien, ayant fait usage de ces derniers par le passé.

    Le Vosdraak restait bien sagement dans son coin, à observer les agissements démesurés du Docteur. Ses gardes des ombres n’agissaient pas, la créature à la chevelure argentée n’en voyait là aucune nécessité, voyant la vitesse à laquelle le monstre abattait ses proies. Le Baron trouvait amusant l'acharnement avec lequel le Docteur malmenait ces pauvres gens. Brûler vif deux aventuriers restait un acte magnifique, les flammes vertes étaient splendides. Le sort du dernier aventurier était tout aussi somptueux, le Docteur, bien qu’ayant surréagi, offrait un tableau plus qu’agréable. Cependant, penser avoir quelque chose à prouver signifiait qu’il n’avait absolument aucune confiance en lui.

    Suite à la tirade sans fin du Docteur et au jet d’aiguille, venant se planter à côté du visage de la créature à la magnifique chevelure argentée, le Baron révéla sa position, le visage esquissant un grand sourire amusé. Il se leva, prenant un air nonchalant, regardant la créature postée devant lui de son regard mauve. « Vous avez fini votre petit spectacle ? Tout ceci était très… Intéressant, n’est-ce pas ? Vous en faites peut-être un peu trop pour de pathétiques êtres humains. Je reconnais bien là le principal défaut de votre race, à toujours vouloir prouver l’improuvable. Je ne sais pas ce que tout cela signifiait pour vous, une simple bombe aurait suffi à les neutraliser, mais soit. » annonça-t-il, avançant lentement dans le nid, chamboulé par les ravages du Docteur.

    « Peut-être vous considérez-vous comme de la chair sacrifiable. En ce qui me concerne, j’ai beaucoup plus d’estime pour ma propre personne. » continua-t-il, venant se poster aux côtés du Docteur, le regardant d’un air plus qu’ennuyé. « Voyez-vous, c’est dans des situations comme celle-ci que je ne peux me résoudre à vous considérer comme mon égal, cher Docteur. Nous sommes des êtres bien différents, il faut l’admettre. Je dois avouer être assez déçu de votre comportement, je vous pensais plus subtile, pour quelqu’un qui se considère comme médecin. Mais je vois que vous n’êtes point différent de tous les autres humains, finalement. Votre envie de supériorité a pris le dessus. Mais comprenez bien que vous ne serez jamais un dieu, quelques soit les actions que vous entreprendrez. » ajouta-t-il, portant désormais son regard vers la dernière victime du Docteur qu’il considérait comme inutile.

    Il la regardait avec dégoût, il était hors de question pour le Baron de salir ses mains ainsi. Empoisonner une misérable elfe, pourquoi pas, mais plonger ses mains dans une de ces pathétiques créatures, certainement pas. « Je préfère éviter de toucher à cela, j’aurai bien des sous-fifres qui s’occuperont de cela à ma place. Sachez que je ne participe que très rarement aux trafics, je ne suis pas un sot. Cependant, vous pouvez toujours me faire une démonstration, si cela vous convient. Après tout, nous sommes ici pour que vous me montriez vos talents de médecin, il me semble. » conclut-il, ne montrant aucune émotion sur son visage si parfait.

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    Le Docteur
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  • Lun 11 Déc - 11:07



    Restant debout, j'observai Vaenys d'un œil critique. Quittant ma forme "libre" pour reprendre mon apparence normale. Je restai là, à écouter ses pensées désobligeantes. Ses idées farfelues qui venaient me mépriser au plus haut point. Je n'étais pas spécialement choqué de ses idées. Après tout, une très grande majorité de la population parvenait à peine à effleurer le début d'intellect nécessaire pour comprendre mes travaux ou les apprécier. Et pour le reste, une toute petite partie parvenait à m'apprécier moi. C'était souvent le problèmes, avec les esprits comme le mien. On ne se faisaient comprendre que de ceux qui étaient aussi mauvais que nous. Et malheureusement, malgré tout ses airs princiers et supérieurs, le Baron n'était rien d'autre qu'une coquille creuse née avec une cuillère d'argent entre les cuisses. Pourtant, ses pensées me dérangeaient sur quelques points. S'il pouvait croire ce qu'il voulait sur la motivation de mes actes, je n'appréciai pas qu'il en vienne à remettre en cause ma nature ou, pire encore, ma façon de travailler. De nouveau, il venait me prendre de haut. De nouveau, ce dragon castré me prenait pour un agneau.

    * Qu'il est regrettable, de constater que vous vous permettez de remettre en cause un diagnostic cher Baron. Si j'avais réglé tout cela en un seul projectile, comment aurais-je pu travailler l'expérience du phosphore? En observer ses effets? Comment aurais-je pu établir le lien de causalité entre la peur des individus et leur manque de réactions face à mon aspect ou mes outils? Vous vous méprenez grandement, si vous pensez que tout ce spectacle ne servait qu'à vous satisfaire. Car s'il y a bien une chose dont je me moque, Baron, c'est de contenter votre petite personne. *

    Contournant alors la table où gisait le corps du malheureux, je repartais silencieusement vers mon bureau pour en ouvrir le grimoire doucement. Passant mes doigts sur les nombreuses pages, j'étirai un doux sourire quand ces derniers effleurèrent le chapitre dédié aux Vosdraak.

    * Et vous, pensez-vous être l'équivalent d'un dieu? Je n'attendais pas de réponse, je l'entendais directement dans mon esprit. Voyez-vous, je regrette également quelque chose. Le fait que nous n'avons même pas encore commencé à travailler de nouveau ensemble que, déjà, vous brisez les termes d'un contrat que nous venions d'établir... D'ailleurs, savez-vous ce que j'ai toujours détesté avec les ombres? Une courte pause, puis un rictus déformant mon visage. Elles ont besoin de lumière pour s'étendre. Tout comme vous avez besoin de l'autorité de celui que vous détestez pour perdurer. *

    Ponctuant ma phrase par ma magie, une violente impulsion télékinésique vint briser toutes les lanternes, toutes les bougies, du laboratoire pour plonger ainsi dans le noir complet le nid. Je ne connaissais pas toute l'étendue des pouvoirs de Vaenys, ni sa potentielle réaction. Mais je pouvais aisément deviner à ses mimiques et ses réactions que l'obscurité n'était pas chez lui un linceul aussi naturel que pour moi ou certaines personnes parvenant à percer les ténèbres de leur regard. Continuant mon impulsion, le sac empli de poudre verte qui avait siégé dans la cuisse du nain s'envola pour venir se déchirer et se répandre directement sur le visage du prince déchu. Bientôt, les effets hallucinogènes et abrutissant de la poudre attaqueraient la psyché de ce personnage égocentrique. Et c'est alors, que mes illusions prendront place, guidées par ses propres pensées pour en obtenir plus de précisions. Le but n'était pas de lui faire croire qu'il vivait la chose. Juste de lui refaire découvrir une réalité bien crasse. Profitant des ténèbres m'entourant, j'usai de mon écholocalisation pour repérer le Baron, les obstacles, et les éventuels liens d'ombre qu'il pourrait lancer sur moi. On ne sait jamais. Puis, ma première vague hallucinogène attaqua son esprit. L'avantage de le percevoir, contrairement à lui.

    Ainsi, un peu en avant du Baron, se matérialisait les corps sans vie de ses géniteurs. Etendus dans un sang vermillon qui se répandait sur le marbre décoré du palais d'ikusa, les deux vosdraak décapités n'affichait aucune expression particulière si ce n'est la surprise. Un décor, posé pour préparé le prince déchu à une scène spécialement reconstituée pour sa petite personne. A genoux, la future impératrice semblait tétanisée tandis que le Baron se revoyait face au Barbare venu du Nord. Il négociait sa vie, tout en vendant sa soeur à celui qui avait conquis ses villes et humilié sa ligné tout comme sa personne.

    - Pars, vermiceau, et ne reviens pas où ta tête ornera les piques de ma cité.

    L'image s'étire légèrement, tandis que la princesse se retrouve à genoux, tendant une main fébrile vers son frère. Puis, sa robe se déchire, tandis que le barbare vient la saillir brutalement derrière elle. Elle pleure, cri, puis commence à gémir. Bientôt, les traits apeurés de son visage se muent peu à peu en une douce expression d'extase libidineuse. Devant Vaenys, se joue la conception du futur héritier impérial. Enfin, l'image se mue. Des scènes de liesse au nouvel empereur et à son épouse. Puis une tentative de combat dans l'arène qui se mue en un piètre fiasco pour les rebelles. L'image change de nouveau, affichant l'impératrice, le ventre rond, qui fait face à son frère halluciné.

    - Je l'aime, Vaenys. J'aime Tensai. Il est le Soleil de mes jours et je suis la Lune de ses nuits.

    Un sourire sadique glisse sur mes traits tandis que je continue d'évoluer silencieusement dans mon nid obscur. Mon écholocalisation me permet d'avancer tout sourire, satisfait de ce que je montre au prince déchu.

    * Malgré toute votre ascendance, ils vous ont oublié. Malgré toute votre ascendance, un simple barbare venu du nord vous a terrassé. Vous et votre armée. Je marquai une pause, enchainant. Malgré toute la pureté de votre sang, ce dernier s'est retrouvé souillé par la semence brutale d'un ancien esclave. Et aujourd'hui, vous devez vivre dans l'ombre de l'éclat de leur amour. *

    L'image s'alterne alors de nouveau, tandis que je viens m'emparer d'une seringue. Devant le Baron, dont les pensées semblent perturbées par les effets de la poudre verte, s'affiche quatre silhouettes. Des êtres venus de la pègre, identifiables aisément à cette organisation par le lieu où ils se trouvent, mais dont les visages apparaissent volontairement floutés. Puis, dos au Baron, une silhouette qui fait pensé à un être qu'il ne connait que trop bien. A une personne qui lui jure fidélité et qui sert habituellement de relais aux opérations. Son bras droit, reconstitué pour l'occasion.

    - Et si le Baron tombe?
    - Et ben quoi? Si le chef tombe, on en prendra un nouveau? T'as déjà vu ce qui arrivait aux cellules plus petites? Elles se font remplacer le lendemain par de nouveaux gars. Un organisme criminel, ça disparait pas comme ça.
    - Non mais il a des relations, de l'influence.
    - Comme l'ancien baron du crime avant lui. Ces choses là, ça se gagne, ça se développe. Mais c'est jamais lié à quelqu'un.
    - Taisez-vous, le Baron est une personnalité respectable.
    - Tu dis vraiment ça de quelqu'un qui tire sa richesse et son influence des petites gens victimes de drogue, de prostitution ou de meurtres?
    - Ouais. C'est pas faux. Et du coup, on fait quoi s'il finit par tomber? Si les autorités sont pas si corrompues que ça?
    - Bha on prendra un nouveau chef. Qui sait, ça serait ptètre toi. T'as une belle gueule mon chou.
    - La ferme.

    L'image s'efface peu à peu, tandis que l'écho des voix se perdent dans l'esprit du vosdraak. L'ombre de la Pègre ne se limite que rarement à un seul individu. Et la nature même des personnalités qui le composent impose une méfiance perpétuelle. Car la loyauté n'existe jamais réellement pour ceux ayant choisi de trahir leur propre nation pour leurs intérêts propres. Car la loyauté ne s'achète pas avec des pièces d'or, seulement l'obéissance. Et celle-ci n'a pour limite que l'influence de la personne pouvant payer. Influence fluctuante, lorsque les autorités perpétuelles parvenaient à saisir les biens, ou à capturer les responsables. Des noyaux interdépendants, et pourtant reliés que par des fils creux et fins. Des liens sacrifiables.

    * Votre port-aliter et votre ascendance ne vous permettront jamais d'asseoir votre autorité sur tous les misérables de ce monde. Pas en traitant l'entièreté des habitants de cette terre souillée comme des êtres inférieurs. Car si votre héritage est si précieux, pourquoi s'est-il vu coupé aussi facilement? Pourquoi devoir ramper dans la fange, quand on vous promettait l'or? Pourquoi vous entourer d'êtres qui n'attendent qu'un faux pas pour prendre votre place? Vous vous pensez supérieur, mais ne vous méprenez pas. Pour eux, pour tous ces perfides acceptant de vous servir, vous n'êtes qu'un roi sacrifiable. Une figure servant uniquement de liens entre les petits groupements. Pas un dieu. Pas un empereur. *

    Un violent flash lumineux se déchira dans l'illusion, alors qu'elle changeait de nouveau pour afficher un tout autre tableau. A présent, Vaenys se trouvait dans le grand nord. Au milieux d'une ville rongée par les flammes. Sur les bâtiments, flottaient les bannières de l'ancien empire elfique. Des éons avant la naissance du prince déchu. Des éons avant la naissance de l'Empire du reike et de son petit royaume de l'ombre. Parmi ces maisons enflammées, une silhouette évoluant doucement. Un être aux quatre bras, et au bec corbin. Plusieurs rangées d'yeux rougeâtres observant les corps jonchant le sol et s'amusant à les disséquer peu à peu à l'aide de l'une de ses griffes. Comme s'il les étudiait. Comme s'il en tirait un intérêt quelconque. Une forme que le Baron avait pu observer quelques instants plus tôt. Et une illusion qui n'était en vérité qu'un souvenir s'étant greffé à ma personne, et dont je n'avais pas encore tous les secrets. Mais un souvenir tout de même.

    * Il est trop hâtif de juger un être à l'enveloppe qu'il revêt, cher Baron. On pourrait facilement se tromper sur la nature profonde d'une personne. Ou ce qu'elle a vécu. Prenez votre cas par exemple. En vous voyant, on imagine un être pédant, imbu de lui même et qui juge les autres d'un air supérieur sans prendre en compte toutes les variables qui lui sont fournis. Un être n'ayant jamais connu l'adversité et dont l'histoire ne présente que quelques points d'intérêts mineurs, malgré sa longévité. Pour sûr, on se trompe sur ce premier avis, car on ignore l'esprit avide de pouvoir et de rédemption derrière. On ignore les liens que cette enveloppe entretient avec le crime organisé, n'est-ce pas? Tout comme cette dernière ignore les règles d'un nid dans lequel elle met les pieds. *

    Me jetant alors sur le Baron, je vins enfoncer dans sa gorge la seringue récupérée plus tôt, profitant de son état drogué et ignorant la terrible douleur des éventuels liens ombreux qui viennent déchirer mon corps. Bientôt, le même liquide que celui qui avait coulé dans les veines de l'elfe vient se répandre en lui. Neutralisant sa perception véritable, et sa capacité à user de magie. Nous tombons alors tous les deux sur le sol, mon sang éclaboussant ce dernier. Un rictus déformé marque mon visage, savourant délicieusement cette peine qui m'est infligé tandis qu'en dessous de moi le Baron se retrouve peu à peu abruti par les produits rongeant son corps si beau. Me redressant, je vins saisir l'un de ses doigts, brisant la troisième phalange. Une douleur normalement aigue mais minime, probablement accentuée par la faiblesse naturelle de cette race unique. Une fois relevé, j'observe mes traits et mes blessures, attrapant fils et bandages pour stopper les potentielles hémorragies. Le laboratoire est toujours dans le noir, tandis que je vins poser le Baron lourdement sur la table où se trouvait préalablement l'être qui devait être disséqué. Rapidement, les liens se font autour de ses poignets et ses chevilles. Son esprit délire, je l'entends dans le mien à cause des effets de la gemme. Qu'il est délicieux, d'entendre des pensées se déchirer dans la confusion. Qu'il est bon, de savourer ce qui traverse d'un esprit se pensant hautement supérieur.

    Allumant finalement quelques lanternes, je profitai de la chose pour m'observer. Les plaies étaient nombreuses, marbrant mon corps de multiples tâches rouges. Peu importait, la douleur était pour moi un vaisseau permettant le transport de plaisirs interdits. Prenant mon temps, je me soignai donc, procédant méticuleusement devant l'être aux cheveux d'argent.

    * Vous vouliez un médecin, pas vrai? Voyez comme le boucher que je suis est tout de même capable de chirurgie. Peut-être que je remonte dans votre estime à présent, Ô prince de l'ombre et maître du crime organisé. *

    Ma voix déformée était cinglante. Bien plus qu'à l'accoutumée. Quand j'eus enfin fini de recoudre mes plaies et de les bander, je vins me placer près de Vaenys tout en me penchant sur lui. Sous mon masque, un sourire particulièrement sadique se dessina. Mes doigts gantés et tâchés de mon propre sang se mirent alors à courir sur sa gorge, dessinant une longue trace le long de ce dernier.

    * Une simple incision, et votre tête se retrouvera séparée de votre corps. Un présent splendide que je pourrai alors présenter à l'Empereur. Nul doute qu'il me délivrera un laboratoire où pratiquer. Peut-être même une place de choix au RSAF ou au FMR? Qui sait... Mais cela n'arrivera pas. Vous savez pourquoi Ô très cher petit baronnet? Une pause, un flottement. Car vous êtes sacrifiable, justement. Vous n'êtes pas aussi immuable que l'autorité impériale. Jamais vous ne le serez. *

    Un léger claquement de mains, tandis que je me replace pour me mettre sur le côté, fixant les améthystes drogués du vosdraak. Un scalpel à présent dans ma main.

    * Haut les cœurs! Nous sommes ici entre amis n'est-ce pas? Entre... Associés? Je ne vais pas pousser cette leçon trop loin, ne vous inquiétez pas. *

    Je vins alors faire glisser ma lame doucement sur sa joue, ouvrant une plaie mineure mais suffisante pour faire couler ce sang si précieux. Rien de bien méchant, une simple pommade cicatrisante et cette dernière disparaitre. Passant ensuite la lame sur ma paume, je vins sectionner cette dernière pour me provoquer une plaie similaire, venant par la suite apposer ma main presque tendrement sur la joue du vosdraak hallucinant.

    * Nos sangs sont à présent mêlés, cher associé. Voila qui scelle notre accord, n'est-ce pas? Mes conditions sont toujours les mêmes. Je ne demande qu'à être traité avec respect, dignité et équivalence. Vous n'êtes pas plus précieux pour moi que n'importe quel politicien de la république. Gardez toujours cela à l'esprit. Aussi, je ne me soumettrai jamais à votre autorité. Je travaillerai de concert avec vous pour développer nos intérêts communs. Jamais pour satisfaire votre appétit. En dehors de cela, nul doute que vous serez ravi de mes travaux et leurs résultats. Et nul doute qu'à présent, vous ne doutez plus de mes capacités. *

    Je retirai alors ma main, juste après avoir déchainé en lui ma guérison des maladies et poisons. La douleur l'handicaperait probablement un temps. Suffisamment pour me permettre de repartir du laboratoire, laissant le Baron sur place dans sa propre douleur.

    * Si vous acceptez ces simples termes, Ô cher ami. Retrouvez moi demain après-midi au coeur de la ville. Venez seul. Je serai ravi de naviguer dans les étales du marché couvert à vos côtés. Sinon, je crains que notre collaboration ne s'achève par de simples promesses gâchés par l'égo démesuré. A bientôt Vaenys. *

    Et ainsi, je quittai mon nid pour retrouver l'extérieur et la fraicheur de la nuit. Demain, je saurai enfin si le prince déchu accepterait de ronger, un peu, son air supérieur à mes côtés. Car dans le fond, je trouverai ça appréciable de travailler avec un être comme lui. Ne serait-ce que pour augmenter mes connaissances sur sa propre race.

    Un sourire glissa sous mon bec. Quelle était belle, cette nuit de violence.


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    Vaenys Draknys
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  • Lun 11 Déc - 22:33
     
    Ténèbres écarlates
    Feat. Le Docteur
    Le Baron, toujours aux côtés du Docteur, le regardait avec mépris et dégoût pendant que l’être au masque à bec ne faisait que déblatérer des sottises sans nom. Qui pouvait ne pas vouloir satisfaire un être tel que le Vosdraak, lui qui se voyait comme étant l’équivalent d’un dieu parmi les faibles et les mortels qui habitaient le Sekai. Le prince déchu regardait tranquillement le Docteur, qui se repliait en direction de son bureau afin d’aller se réfugier sans son grimoire. Quelles pathétiques paroles allait-il encore déblatérer ? Que les Vosdraak n’étaient en rien des dieux ? Qu’est-ce que cela pouvait changer pour l’être à la chevelure argentée, les idioties qui étaient écrites dans le carnet du Docteur étaient aussi fausses que lui était abject.

    Effectivement, le contrat que venait d’établir le Docteur et le Baron venait d’être rompu par ce dernier, se refusant catégoriquement de se rabaisser à un être aussi pathétique que le Docteur. Bien qu’il aurait pu lui être utile à un moment, cela ne valait pas le coup, et puis, il n’était pas indispensable au projet du Baron, il permettait simplement de les mener à bien plus rapidement. Or, le Vosdraak lui, possédait une longévité plus longue que celle des humains tels que le Docteur, s’il devait prendre quelques années de plus, alors qu’il en soit ainsi, il pouvait se passer de lui.

    Le docteur, suite à sa longue tirade qui n’intéressait que guerre le prince déchu, qui lui, souhaitait simplement qu’il se taise, usa de sa magie afin de plonger son nid dans les ténèbres. Il était impossible que la lumière de la lune puisse parvenir jusqu’à son nid, ne laissant plus aucune luminosité dans la pièce. Le Baron était désormais pris au piège dans les ténèbres, avec un être aussi fou qu’imprévisible. Si sur le coup, il n’était point rassuré, laissant une légère panique l’envahir, il usa de son invisibilité pour se dissimuler. Puis, il créa des ombres afin de le protéger, mais ce fut inutile lorsqu’il reçut en plein visage la même poudre verte que le Docteur avait dissimulée dans le nain plus tôt.

    La poudre se répandait rapidement sur le visage du Vosdraak, pénétrant par les yeux et par voie respiratoire. Malgré ses tentatives de ne pas l’inhaler, ses tentatives de se frotter le visage afin de l’enlever, il ne put s’empêcher de l’absorber. Le prince déchu ressentait alors les effets de ce qu’il souhaitait répandre dans tout le Sekai, afin d’avoir un contrôle total sur la population. Il hurlait de toutes ses forces, souffrant de la quantité absurde de poudre qu’il venait d’absorber. Dans un premier temps, ses yeux souffraient d’une puissante irritation, se gorgeant aussitôt de sang, devenant d’un rouge écarlate. Il se les frottait, essayant d’atténuer cette irritation bien trop gênante. Ensuite, c’est au tour de ses narines d’être irrité, cela en était infernal pour le Vosdraak, il continuait de hurler, insultant de tous les noms le Docteur qui lui, riait bien derrière son masque perfide.

    Les hallucinations ne tardèrent pas à apparaître devant les yeux gorgés de sang du Baron, qui reflétaient la voûte céleste nocturne. L’expression du Vosdraak changea du tout au tout, lorsqu’il vit ses géniteurs, les anciens monarques du Reike, allongés au sol, sans leur tête. Leur sang vermillon coulait sur le marbre du parvis du palais royal d’Ikusa, venant finir sa course au pied de Vaenys, qui était vêtu de son armure de prince héritier. Une magnifique armure blanche et dorée, sur laquelle était dessiné un magnifique dragon empli de bijoux d’Améthyste en relief. « Père. Mère. Que s’est-il passé ? C’est impossible. » s’écrit-il, approchant les deux cadavres de ceux qu’il considérait, au même titre que lui, comme des dieux. Il marchait dans leur sang, le sang de ses ancêtres, le sang qu’il considérait comme pur, entendant les ondes sordides provoquées par l’acier venant claquer contre la mare de sang.

    Il dirigea son regard haineux sur ses deux géniteurs, les regardant de haut, comme il l’a toujours fait par le passé, n’éprouvent pas plus d’amour que de haine à leur égard. « C’est donc comme cela que vous êtes morts. Comme les imposteurs que vous étiez. » annonça-t-il, d’une voix grave, une voix qui ne prenait que très rarement. Il se baissa, posant un genou dans la mare de sang, caressant le buste de son père et de sa mère. « Pendant un siècle, j’ai été l’ennemi principal du Reike. Pendant un siècle, j’ai bâti un royaume souterrain. Pendant un siècle, j’ai mené une double vie. Et vous, pathétique monarque que vous êtes, n’avez rien vu. Vous n’êtes que des imposteurs et votre mort n’est rien d’autre qu’une libération pour le Reike. » continua-t-il, esquissant un large sourire sur son doux visage. « À présent, je vais prendre la place qui me revient de droit, aux côtés de ma petite sœur bien aimée, Ayshara, la seule personne qui compte à mes yeux. Et vous, vous allez nourrir les rats, c’est là qu’est votre véritable place, bande de pathétiques individus. » conclut-il, saisissant l’épée de son père et perforant le cœur du défunt avec celle-ci.

    Soudain, les corps des deux monarques Draknys disparurent, laissant place à une mare de sang qui s’évaporait peu à peu, répandant une vapeur écarlate sur le majestueux prince héritier au trône du Reike. Il leva les yeux, deux silhouettes était distinctement visible au travers la vapeur écarlate. L’une des deux silhouettes présentait un homme de carrure assez large, deux cornes, les cheveux au vent et des yeux rougeâtres, qui perçait la vapeur. La seconde elle, dessinait une majestueuse femme dont les yeux mauves apportaient un minimum de luminosité au travers de la vapeur. Elle était à genoux aux côtés de la première silhouette, qui voyait sa main posée sur la tête de la jeune femme. Vaenys Draknys se releva, le précieux sang de son père avait taché le majestueux dragon d’or dessiné sur l’armure immaculée du prince. La vapeur se dissipa, laissant se présenter aux yeux du Vosdraak, Tensai Ryssen le roi Barbare ainsi qu’Ayshara Draknys, princesse et petite sœur du Baron.

    « Pars, vermisseau, et ne reviens pas où ta tête ornera les pics de ma cité. » annonça Tensai, posant son regard inquisiteur dans celui du Vosdraak. Ce dernier lui lança un regard menaçant, empli de haine à l’égard de celui qu’il considérait comme un faible. Pour Vaenys, il était évident que sa prise de pouvoir n’était due qu’à l’incompétence de ses propres géniteurs, des êtres abjects. Avant même que le prince n’eût le temps de répondre, Ayshara tendit sa main fébrile vers son grand frère, les yeux emplis d’espoir, elle désirait être sauvée. Quand soudainement, Tensai vint derrière elle, et fit acte de chair avec sa petite sœur bien aimée, celle pour qui il venait de mettre sa propre vie en danger. Ses hurlements se transformèrent en gémissements, son visage montrait toute l’extase et le plaisir qu’elle pouvait ressentir quant aux agissements du roi Barbare.

    Devant cette scène, Vaenys hurla, il était fou de rage. Tout son corps se mit à trembler, ses poings se serrèrent brusquement. Tensai, un simple drakyn, était en train de souiller sa magnifique petite sœur. En plus de lui avoir volé le trône, il avait volé sa future femme, le privant de la vie qu’il méritait, la vie qu’il attendait. En plein ébat, l’impératrice tourna la tête vers le Vosdraak, plongeant ses améthystes dans celles de son frère. Vaenys, face à cela, fut pris d’une colère noire, lorsque la scène changea de nouveau, montrant l’impératrice enceinte, aux côtés du père de ses enfants, Tensai. « Je l'aime, Vaenys. J'aime Tensai. Il est le Soleil de mes jours et je suis la Lune de ces nuits. » annonça l’impératrice, dévisageant le prince déchu.

    Le Vosdraak, alors désormais vêtu d’une simple tunique de mage noire, portant des ornements argentés et d’une cape noire, lança un regard noir à l’empereur. « Tensai, espèce d’immondice impur. » annonça-t-il, une lueur sombre commençant à sortir de ses mains, venant ensuite l’entourer délicatement. « Je vais t’éviscérer et sortir tous les boyaux pourris que je trouverai dans ton corps de sous race. » Ses yeux commençaient à s’illuminer d’une lueur d’un violet intense, se rapprochant des ténèbres. « Je vais t’enguirlander avec tes propres intestins avant de te décapiter comme le chien que tu es. Tu vas connaître le même sort que tes prédécesseurs. » Son visage présentait des traits violets, partant de ses yeux, allant jusqu’aux extrémités de son doux visage. Sa cape venait à se lever sous l’effet de sa magie des ténèbres « Je vais arpenter les rues d’Ikusa avec ta tête au bout de ma lance, sale fumier. Et je te donnerai en pâture au chien de cette ville. » Une lance noire commençait à se former dans sa main droite. Il leva le bras, prêt à pourfendre la tête de son rival. « Crève espèce de pourriture, ta vie n’est qu’une vaste blague. Tu m’as tout pris. » hurla-t-il, décochant sa lance, aussi tranchante qu’un fil de rasoir. La lance, pourfendant la lumière présente dans la pièce, ne laissait derrière elle qu’un sillage de ténèbres et de désespoir, exprimant ainsi les sentiments du prince déchu face aux scènes qu’il venait de vivre. La lance vint finir sa course dans la tête cornue de Tensai, le dissipant de la même manière que ses parents disparurent quelques instants plus tôt. L’impératrice posa son regard inquisiteur sur le prince déchu. « Tu n’es qu’un monstre Vaenys, je te déteste. » hurla-t-elle, avant de disparaître à son tour.

    Le prince déchu arrivait à discerner les paroles du Docteur, avec beaucoup de mal. Elles lui paraissaient d’une voix résonnante, comme s’il était en plein cauchemar, ce qui en réalité, était le cas. Vaenys Draknys n’était plus que l’ombre de lui-même, étant remplacé par un simple esclave, venu souiller sa sœur, et par la même occasion, souiller sa race qu’il considérait comme si pure, voire divine. Les paroles du docteur n’atteignirent cependant pas l’égo du baron, lui qui avait trouvé refuge dans le monde du crime organisé, préférant privilégier sa seconde identité, sa seconde vie.

    Quand soudain, une nouvelle image vint se présenter à lui, les quatre silhouettes présentes possédaient un visage flou, impossible pour le Baron de savoir de qui il s’agissait. Cependant, la personne qui lui tournait le dos possédait une silhouette bien connue du Vosdraak, c’était le lycanthrope, Wulfric, son bras droit. L’être qui lui avait juré allégeance, qui était prêt à se sacrifier pour le bien de son maître. Que faisait-il ici, accompagné de trois inconnues. Le prince déchu s’approcha du groupuscule de criminel. « Wulfric, que fais-tu là ? Viens ici. » ordonna-t-il, se rapprochant de son bras droit, mais aucune réponse ne parvint jusqu’aux oreilles du Vosdraak. « Wulfric, retourne-toi, dépêche-toi, incapable. » ordonna-t-il une seconde fois, toujours sans réponse. Le Baron s’imposa dans le petit groupe, mais tous ignoraient sa divine présence. Il était comme invisible, il n’existait pas, un véritable fantôme.

    Il écoutait distinctement la conversation entre les quatre individus. D’après les dires de Wulfric, ce dernier n’en avait que faire de son maître, il était prêt à le remplacer à la première occasion. Il le trouvait sans intérêt, un être à qui personne ne doit le respect. Le détestait-il ? Ses paroles atteignirent l’égo du Baron, car, contrairement au Docteur, Wulfric représentait une réelle importance aux yeux du Vosdraak. Il était son bras droit, la personne qu’il avait élevée, il savait que Wulfric le voyait comme son père. Alors pourquoi le lycanthrope se montrait aussi haineux dans le dos du roi de la pègre, de son roi ? L’image s’estompait peu à peu, les voix des quatre individus devenaient de moins en moins perceptibles. Tout ce qui pouvait arriver jusqu’aux Vosdraak n’étaient qu’insultes et manque de respect total. Une confiance venait de se rompre en Vaenys, la seule confiance qu’il avait réussie à confier en plus d’un siècle d’existence. Son regard n’était redevenu que colère, il voulait mettre fin au jour du lycanthrope.

    Une nouvelle fois, des paroles peu perceptibles se firent entendre de la part du Docteur. Encore une fois, le Baron n’en avait que faire, pour lui, c’était une évidence. Il était l’empereur du monde dissimulé sous la couverture de la pègre. Pour lui, il pouvait et il allait asseoir son autorité sur les faibles de ce monde. Il percevait toutes les paroles venant de l’être au masque à bec comme de la jalousie, comme une énième tentative de lui faire comprendre qu’il n’est pas un dieu. Pourtant, les choses étaient claires pour le Vosdraak, il était un dieu vivant parmi la plèbe, parmi les mortels. Il avait le droit de vie ou de mort sur chacun de ces pathétiques individus, il était vénéré comme il l’aurait été sur le trône du Reike, voire plus, sachant que son empire dissimulé s’étendait, devenant de plus en plus imposant chaque jour, chaque minute, chaque seconde qui passait.

    Un nouveau flash, puis une nouvelle illusion s’offrait au Baron, ce dernier était dans le grand nord. Un grand être, semblable à la créature qu’il put voir quelques instants plus tôt, lors du spectacle macabre que le Docteur lui avait offert. Encore une de ces supercheries, lui montrant quel être pathétique la créature à bec pouvait être. Qu’était-ce au juste ? Encore une de ces scènes ennuyantes, un moyen de montrer l’étendue de son faible pouvoir. Le Baron n’en démordait pas, il n’en avait que faire, lorsque cela n’avait pas de rapport avec sa propre personne, il n’était pas plus impressionné que cela. Il ne comprit pas trop ce que le Docteur voulait lui montrer, pour le Vosdraak, il ne s’agissait là encore, que d’un simple humain usant de son pouvoir de métamorphose pour tenter de l’impressionner.

    Soudainement, le prince déchu s’étala au sol, puis fut pris d’une horrible douleur à la gorge. Il tentait tant bien que mal de hurler, mais cela était inutile. La douleur était telle que ses yeux se révulsèrent, ne laissant place qu’à un regard blanc et rougeâtre, entièrement vide. Les ombres qui l’entouraient disparurent, il sentit le liquide se propager en son être, sa magie devenait totalement inutilisable. Il sentit ensuite son doigt se briser sous la pression des mains du Docteur. Une nouvelle fois, une douleur insoutenable, comparable à celle de l’accouchement pour une humaine lambda. Il hurlait, de toutes ses forces, ses cries résonnèrent dans tout le nid du Docteur. En cet instant, il se sentit souillé par les actions de l’être à bec, de celui qu’il considérait comme pathétique et inintéressant. Il sentit le poids lourd du Docteur disparaître de son corps, se tordant de douleur au sol. Le Baron, un être si majestueux, venait de se faire mettre à terre, une nouvelle fois, par un être représentant une race bien inférieure à la sienne. Mais peu lui importait, cela ne changerait en rien sa perception du Docteur, il n’était qu’un être perfide et sournois.

    Le Baron vint à être lourdement posé sur l’une des tables du laboratoire du Docteur. Il était incapable de faire le moindre mouvement, ni même de faire l’usage de la moindre magie pour se sortir de cette situation périlleuse. Ses hurlements ne cessèrent point, tandis qu’il sentait des liens qui serraient ses poignets et ses chevilles. En plus de l’insoutenable douleur qu’il ressentait, le Baron fut pris d’un énorme mal de crâne, ses pensées se mélangeant sur tout ce qu’il venait de vivre. Les cadavres de ses géniteurs, la vente de sa sœur, la conception du prince, le ventre arrondi de l’impératrice, la trahison de son bras droit, le démon. Toutes ces illusions s’entrechoquèrent dans son esprit, ne portant que la confusion et la démence dans son esprit pourtant si supérieur aux autres.

    La lumière revint au sein du nid du Docteur, cette lueur si brouillée qui venait jusqu’aux améthystes du Baron. Sa vision était plus claire, elle était altérée par la poudre verte et le poison de la créature au masque à bec. Il observait cet être qu’il pouvait facilement qualifier de « taré sadomasochiste », le voyant fier de son œuvre. Le Vosdraak n’éprouvait que dégoût et pitié à son égard, et ça, le Docteur le ressentait certainement. En cet instant, le baron pouvait ressentir la chaleur du sang que répandait le Docteur sur sa magnifique gorge, venant souiller sa peau si parfaite, une nouvelle fois. Le Baron ne pouvait éprouver que dégoût, toujours et encore. Lors des menaces du Docteur, le prince déchu ne voulait simplement que se moquer de l’immondice qui osait le toucher, mais il ne le pouvait pas. Au moins, il entendait ses moindres pensées, il savait bien à quel point l’être à la chevelure argentée pouvait se montrer têtu et imbu de lui-même. Un associé ? Plutôt s’associer à Tensai, lui au moins avait réussi à faire quelque chose d’utile durant sa triste existence.

    Une nouvelle fois, les améthystes du Vosdraak se révulsèrent lorsque la lame du docteur vint entailler son si beau visage. Une plaie mineure, certes, mais la faiblesse naturelle de la race divine ne venait qu’amplifier cette douleur, devenant insupportable pour le Vosdraak. D’autant plus que toutes ces douleurs étaient inconnues pour le prince déchu, amplifiant encore et encore ce terrible fardeau qu’il devait supporter. Il sentit la main gantée du Docteur venir se poser sur son si précieux visage, mélangeant son sang pur à celui de cette immondice perfide. Le Baron se sentit dès lors souillé, mais au moins, il venait de sceller par la même occasion son arrangement avec le Docteur, d’un simple pacte de sang. Nul doute sur le fait que le Baron ne le considérerait jamais comme son égal, ni même n’éprouverait la moindre forme de respect envers ce minable petit être humain, mais ça, il pouvait le garder pour lui.

    Une nouvelle douleur insoutenable vint à présent le crisper, il se tordait dans tous les sens, cherchant à atténuer cette douleur par tous les moyens. C’était là certainement la pire douleur qu’un être vivant pouvait ressentir, selon lui. Sur ce, le Docteur se retira de son nid, laissant le Baron se tordre sur la table d’opération. Il était évident que son égo démesuré ne lui permettrait jamais d’accepter les termes du Docteur, mais au moins, il pouvait peut-être faire l’effort de jouer le jeu, en attendant de préparer sa vengeance. Il se sentait certes, bien supérieur à tous les êtres vivants qui frôlaient les terres du Sekai, mais il fallait parfois être plus malin et sournois que ses adversaires.

    Il tenta de se lever, mais tomba subitement, se rattrapant à la table. Il vomissait son propre sang, venant tacher ses vêtements noirs. La douleur ne s’estompait point, il souffrait, son enveloppe corporelle entière lui était douloureuse. Après quelques minutes passées à vomir ses tripes, il réussit enfin à se lever, sortant avec tant bien que mal de cet endroit dans lequel il venait de vivre une véritable scène d’horreur. Il avait déjà vu bien pire, mais entre le voir et le vivre, il y a une différence notable. Il réussit finalement à sortir de cette cave et fut surpris lorsqu’il vit sa monture étalée au sol, tuée par cet imbécile de Docteur. Il n’eut pas le choix que de parcourir le kilomètre qui le séparait de l’auberge « le relais de la forêt » à pied, de nuit. La lune venait éclairer sa tenue alors couverte de son propre sang et de ses déjections.

    Le chemin fut long, près d’une trentaine de minutes pour parcourir un misérable kilomètre. Un temps interminable durant lequel la douleur s’estompait petit à petit. Lorsqu’il arriva non loin de la petite auberge, il put percevoir une petite lueur transperçant le verre de la fenêtre de l’arrière salle. Certainement quelqu’un qui l’attendait, peut-être l’aubergiste ? Il usa de ses dernières forces pour se rendre invisible et déambuler jusqu’à la petite auberge. Il pénétra à l’intérieur, ses pas étant lourds, la douleur l’handicapant encore légèrement. La belle jeune femme n’était plus à l’accueil et la faible lumière se glissait sous la porte séparant le hall de l’arrière salle. Le prince déchu ne réfléchit point longtemps avant d’ouvrir brusquement la porte.

    De l’autre côté de la porte se trouvait Wulfric, attendant de pied ferme le retour de son maître. Le bruit sourd de la porte claquant contre le mur l’alerta, de ce fait, il déclencha un début de transformation. Transformation qu’il stoppa immédiatement lorsqu’il vit le Baron apparaître devant lui. Le Vosdraak couvert de sang, dévisagé par une entaille dans la joue. « Maître ! Que s’est-il passé ? » demanda Wulfric, apportant son aide au Baron, le laissant s’appuyer sur lui. Le Baron le repoussa instantanément. « Bas les pattes, misérable vermine. Ne me souille pas, ta présence m’est déjà assez désagréable. » rétorqua-t-il, reprenant toute la prestance qu’il montrait habituellement. Wulfric, ne comprenant pas trop, recula de quelques mètres et s’inclina devant l’être qu’il vénérait.

    Le Baron fit tomber sa cape, marcha dignement jusqu’au fauteuil fait de matière noble, puis se posa délicatement dessus. Il laissa ses bras s’étaler sur les accoudoirs, laissant ses mains envelopper ce dernier. Il plongea son regard inquisiteur dans celui de Wulfric. « Wulfric. Disparais de ma vue, dépêche-toi. » ordonna-t-il d’un ton sec et autoritaire, menaçant le lycanthrope à l’aide de ses améthystes. Ce dernier s’exécuta, se retirant d’un pas feutré. Le Baron se retrouva seul, livré à lui-même dans l’arrière salle d’une petite auberge. Il ressortait totalement changé de cette petite entrevue avec le Docteur, il n’éprouvait que de la haine à son égard. Il n’avait que pour unique but de le détruire, de le faire souffrir à son tour. Mais peut-être est-ce trop demandé pour un être aussi aberrant que lui, qui sourit à la moindre douleur qu’il ressent. Il devait réfléchir à comment agir, mais pour l’heure, il fallait qu’il prépare sa prochaine rencontre avec l’être au masque à bec.

    Il réfléchissait longuement à un plan, devait-il faire preuve de lâcheté en ne se présentant pas devant le Docteur demain midi ? S’il venait à choisir cette option et que cela se savait, alors il serait décrédibilisé aux yeux de tous et serait vu comme faible. Il subirait alors des attaques de la concurrence qui l’éliminerait sur-le-champ. Alors non, cette option ne lui était certainement pas favorable.

    S’il se présentait au Docteur, alors cela voudrait dire qu’il accepte d’être l’égal d’un pathétique humain à l’égo démesuré. Cette situation le faisait doucement rire, pour la première fois de sa vie, il allait devoir s’abaisser à un tel être et mettre son égo de côté. Mais les choses étaient bien différentes, car le Docteur lui serait d’une pleine utilité et lui permettrait de répandre son pouvoir et son influence. Et en échange, il ne demandait que le simple respect et un traitement d’égal à égal. Alors, sans problème, le Baron pouvait faire semblant, si cela servait ses propres intérêts. Et puis, il pouvait admettre que le Docteur serait un allié fort utile.

    « Wulfric, viens ici tout de suite » ordonna-t-il d’une voix ferme. Ce dernier s’exécuta, il passa une nouvelle fois la porte et se présenta à l’être aux cheveux argentés. « Prosterne-toi devant ton roi, et alors je ne mettrai pas fin à tes jours maintenant. » annonça-t-il, toujours assis avec tant de prestances, regardant Wulfric de haut. Ce dernier s’exécuta une nouvelle fois, posant un genou à terre et baissant la tête. Le Baron, satisfait de la loyauté visible de son bras droit, esquissa un grand sourire malsain sur son doux visage amoché par l’autre immondice. « Demain je rencontre le Docteur, pour valider notre… contrat. En attendant que je revienne, rassemble tous les possibles traîtres dans la place souterraine. Je te rejoindrai une fois ma visite terminée, et, je n'espère pas venir seul. » ordonna-t-il, faisant un signe de la tête à Wulfric, lui indiquant qu’il pouvait se retirer.

    Vaenys Draknys, voilà quel était son véritable nom. Il se devait de redorer son blason, de faire preuve d’autorité envers ses sous-fifres. Il avait des plans prévus et espérait que le Docteur l’accompagne pour voir ainsi de quoi le Vosdraak était également capable.

    - - -

    Le soleil rayonnait grandement sur la ville de Kyouji. Vaenys lui, alors métamorphosé en un simple humain lambda, cheveux noirs, les yeux clairs et vêtu d’une tunique noire, déambulait tranquillement dans les rues de la cité frontalière, en direction du marché couvert, dans lequel son nouvel associé -qu’il méprisait profondément- lui avait donné rendez-vous. Il portait autour du cou, une pierre d’améthyste, espérant que le Docteur ait la décence de le repérer grâce à ceci. Il arriva bien assez rapidement sur place et attendait que la créature au masque à bec ne daigne montrer le bout de son nez.
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