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  • Ven 21 Juin - 18:16
    Sixième Tour
    Une Mort Silencieuse



    Courage, République
    23 Mai de l'an 5

    « Une p’tite pièce ? » Demanda un clochard, proche de la sortie secondaire de la Taverne, à Pancrace, qui était en train de déambuler dans les artères des bas-fonds, tentant de retrouver la trace de son ami et Capitaine. Il n’avait pas encore perdu sa trace… presque pas. Sans rien dire, l’Officier Dosian continua sa route. Le regard menaçant, le clochard se leva discrètement et, marcha tout en titubant, suivant celui qui venait de lui mettre un vent. Il était clairement bourré mais… il restait lucide, très lucide. Chaque jour s’écoulant sur le calendrier du Sekai, l’homme se tenait assis, des heures durant, à surveiller la sortie de la taverne. Pourquoi faisait-il cela ? La réponse était toute simple, hélas. Nous sommes dans les bas-fonds de la cité de Courage et, cette taverne étant sous le joug de la puissante organisation portant le doux nom de « Mafia », le vieil homme obtient sa dose de drogue dure et, en échange, il veille à ce que tout se déroule comme prévu dans ce coin du quartier.
    C’était d’ailleurs la Marraine qui le payait directement, voyant en lui un allié de choix, non pas parce qu’il semblât fidèle au premier regard, mais bien parce qu’elle était la seule à pouvoir lui fournir sa dose et donc, fatalement, à faire de lui son petit chien. Et donc, depuis des années durant, c’était bien la première fois qu’il vît un homme sortir directement après la Marraine et donc, qui semblait la suivre.

    Suivant discrètement Pancrace, le vieil homme sortit de l’une de ses poches, une dague, qu’il dissimulât discrètement dans sa manche droite, à l’abri du regard des passants. L’Officier Killfinger quant à lui, continua paisiblement son avancée, observant la déchéance à l’état pur qui se déroulait tout autour de lui. Il croisa tout de même quelques Officiers Républicains, matraque à la main, marchandant avec les plus offrants pour foutre la paix aux affaires de la Mafia. Passant à côté de deux Officiers et deux brigands, Pancrace put tout de même entendre des bribes d’une conversation semblant être surprenante. Même pas besoin de tendre l’oreille, marcher suffisait amplement pour les entendre, tant ils n’en avaient absolument rien à foutre. Et puis, ils étaient censés être les seules forces de l’ordre sur place.

    « … pièce d’or, ça suffira pour qu’on vous couvre durant le mois qui vient… » Gueula un Officier, rond comme un camion.

    « Parle moins fort, débile ! Je te rappelle que le Capitaine ne doit surtout pas savoir qu’on est là ! » Murmura avec insistance le second, avant de reporter son regard sur les criminels. « Par ailleurs, si vous pouviez nous livrer un gars, que le taff soit crédible, ça s’rait sympa. » Ajouta-t-il, le ton plus que sérieux.

    « Ouais, filez-nous un gars pour c’soir. En plus, on a un quota à respecter, avec le nouveau Maire facho qui est en place, la sécurité se corse de plus en plus, v’voyez ? » Continua le premier, ajoutant des justifications à la demande de son collègue.

    « Ouais, ouais, ouais. C’est bon, on a votre type. Il est avec la Marraine en ce moment même, dans le bâtiment là-bas. » Répondit un des brigands, pointant l’emplacement de Gunnar du doigt. « On vous le filera quand notre chef en aura fini avec lui ! Ça d’vrait pas durer longtemps, environ une dizaine de minutes, m’voyez ? C’qu’on peut faire, en attendant, c’est qu’on vous paie un coup dans la taverne juste en face, histoire de et, après, vous le choper quand y sort, le boug, c’aussi simple que ça. » Conclut-il, projetant discrètement son regard vers le Pancrace, avant de retourner sur ses interlocuteurs.

    « Ça m’va ! Aller, on vous la paie, c’te tourné, les gars ! » S’exclama le premier Officier, avant de faire un long rire gras et, bien sûr, de se mettre en marche en direction de la taverne.

    Pancrace lui, arriva enfin devant le bâtiment où était Gunnar. Bon, au moins, impossible de se tromper sur sa localisation. Le Capitaine au doigt d’or était entré en compagnie d’une femme, certainement la Marraine, dont parlait le criminel plus tôt. Mais, alors qu’il commençât à se poser des questions sur quoi faire, l’Officers aux prunelles ambrées sentit la pointe d’une lame se loger directement à la surface de son épiderme, à l’emplacement de ses reins. En même temps, il sentit le souffle et alcoolisé d’un homme, parlant avec une voix grasse et grave.
    « Pas un mouvement brusque, mon lapin, sinon tu crèves sur le coup, pigé ? » Expliqua brièvement le mystérieux inconnu. Il posa en suite sa seconde main au milieu du dos de Pancrace, puis le poussa légèrement, en direction d’une ruelle juxtaposant le bâtiment où était en ce moment même, le second protagoniste de cette histoire.
    « Aller, on va là-bas, hein ? Et après, on va s’expliquer, hein. Tu m’fileras ton fric et p’tête bien que tu r’partiras en vie. » Conclut-il, continuant de pousser l’Officier.

    - - -

    La Marraine épia chacun des mouvements qu’exerçait son interlocuteur, pensant qu’il s’agissait d'un simple associé, engagé là par pur besoin. Mais, contre toute attente, ce n’était pas Eleanor directement qui avait engagé l’homme dont Gunnar avait pris l’identité, non. Il s’agissait d’une toute autre personne, dont elle s’assurerait que jamais le nom ne soit dévoilé, sauf si elle y voyait un certain intérêt. Mais, alors que Bremer lui déballa la totale, elle savait qu’il manquait un objet crucial. Un objet qui infligerait de lourd dégât à cette organisation, si jamais le Maire venait à tomber dessus : le carnet d’adresses. À l’intérieur, il y avait bon nombre d’informations compromettante et, c’était même celui-ci qui avait coûté la vie à l’adjoint à la Mairie. Tandis alors que la Marraine leva la main, pour ordonner à ses hommes de se remettre en garde, elle laissa son regard cendreux glisser en direction de celui de son interlocuteur, sans émettre la moindre expression sur son visage de porcelaine.
    « Le carnet d’adresses, vous l’avez ? Il me semblait pourtant que c’était l’objet prioritaire à trouver. » Expliqua-t-elle, tandis qu’elle fit un second geste de la main, intimant à l’un de ses sous-fifres de venir chercher les objets déjà dévoilés par Gunnar. « Si Arès tombe dessus, alors nous pourrons dire adieu à notre organisation, n’est-ce pas ? À moins que ce bâtard de facho ne soit plus malin qu’il en a l’air, mais ça m’étonnerait. » Ajouta Eleanor, le regard fuyant, comme si elle ne pensait pas ses paroles.

    Sans même que Gunnar eût le temps d’émettre la moindre réponse, la fille des Lightborn se leva, délicatement et, avec une certaine difficulté, témoignant de ses blessures passées, semblant invisibles aux yeux du Capitaine. Doucement, elle se dirigea vers le Capitaine, puis posa une première main sur ses épaules, tout en le fixant intensément du regard. Ses prunelles devinrent de plus en plus sombres, la sclère optant pour un noir total, tandis que son iris devint d’un carmin magnifique. Puis elle commença à tourner autour de lui, sans dire le moindre mot. Ses ongles, semblables à des griffes, se promenaient sur la nuque de Bremer, tandis qu’elle jouait de sa magie sanguinaire pour laisser des traces écarlates sur son interlocuteur. Plus sa main avançait, plus la pression exercée par sa dextre devenait violente, mais pas encore suffisante pour déchirer la chair du Capitaine.
    « Je suis grandement étonnée que la consigne principale vous ait échappé. Soit, vous n’êtes pas l’homme engagé et en tel cas, je ne vois pas ce que vous faites ici, ni comment vous avez eu les objets de l’adjoint. Soit, vous êtes un grand idiot. Mais, si c’est la première option, essayez donc de me convaincre de vous épargner et, donnez-moi le carnet. » Menaça Eleanor, quittant Gunnar pour retourner s’assoir. Du côté de son fauteuil, elle sortit une bourse, remplie d’or.
    « Allez-y, convainquez-moi et, je me montrerai clémente. Je pourrais même doubler la mise, si je vous juge davantage utile, qui sait. » Expliqua-t-elle, laissant un léger sourire envahir son visage de porcelaine, tandis que ses yeux sombres étaient rivés sur le Capitaine Bremer.

    - - -

    Informations :
    - Il vous reste 28 heures avant la fin du chronomètre.
    - Pour ce tour, je vous retrouve sur discord, par MP.

    Règles :
    - Vous avez jusqu'au Vendredi 28 Juin - 23h59 pour poster.
    - Libre à vous de faire un résumé, je n'en demande pas spécialement.
    - Merci d'indiquer le récapitulatif de vos pouvoirs ainsi que leurs nombres d'utilisation et les paliers utilisés.
    - Si vous vous faites repérer ou que le temps est écoulé, vous aurez perdu la PA et n'aurez pas de nouvelles matraques.

    Objectifs :
    - Trouver des indices sur la mort de l'Adjoint. (Tous les indices ne sont pas obligatoires pour avancer. Simplement, plus vous en avez, mieux c'est.) (5/5)
    - Capturer l'intrus, sans le tuer. (1/1)
    - Atteindre le point de rendez-vous. (1/1) Attention : Seul l'un d'entre vous doit entrer en contact avec la personne.
    Pancrace : Passer le Drakyn et rejoindre Gunnar. (1/1) Attention : Tu as cinq minutes inrp entre le moment où la porte s'ouvre et se referme.
    Te débarrasser du clochard DISCRÈTEMENT (0/1)
    Empêcher les Officiers d'entrer dans le bâtiment où se trouve Gunnar (0/1)
    Gunnar : Donner les objets à la Marraine. (4/5)
    Essayer de savoir qui a engagé le personnage que tu incarnes. (0,25/1)
    Convaincre la Marraine (0/1)
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    Pancrace Dosian
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  • Ven 28 Juin - 17:06
    J’ai été distrait.

    Faut dire, entre les criminels qui zonaient dans la taverne et auxquels j’ai échappé, et les officiers républicains qui encaissaient tranquillement leurs pots-de-vin en envisageant comment coller au quota, j’ai eu un coup de froid. Puis j’me suis rappelé que j’étais pas sous mon apparence classique, et qu’ils risquaient pas de me reconnaître dans un premier temps. Non, le souci, c’est qu’ils ont l’air de pointer en direction de Gunnar.

    Quoique, à bien y réfléchir, est-ce que c’est bien un souci ? Finalement, c’est probablement la meilleure chose qui puisse nous arriver : personne essaiera de lui planter un coup de couteau dans le dos pour l’abandonner dans un tas d’ordure de la banlieue proche. Non, à la place, on lui passera gentiment les menottes avant de le sortir de ce trou à rats, et de le mettre dans une cellule, le temps de l’en sortir instantanément puisqu’on est sous mission et que Gunnar est capitaine. Nan, vraiment, on ferait p’tet même mieux de compter là-dessus.

    Ça nous exfiltrerait en douceur.

    D’un autre côté, ils ont pas l’air chauds pour que leurs magouilles remontent aux oreilles de la hiérarchie, et si on a toujours bénéficié d’une certaine liberté et d’un droit à la créativité, les chefs se sont toujours arrangés pour tracer des lignes à pas franchir, suivant leurs propres orientations ou celles de politiques. C’est qu’on met un peu de beurre dans les épinards comme on peut, c’est pas les patrons qui vont nous augmenter, déjà qu’on n’a pas de nouvelles matraques.

    Et maintenir l’ordre sans matraque, croyez-moi, c’est compliqué.

    Mais, du coup, j’ai été distrait, alors que rien qu’à l’odeur, j’aurais dû me rendre compte qu’un clochard miteux me suivait. J’me fige quand j’sens la pointe de la dague, et j’commence à lever les mains pour montrer que j’suis inoffensif, mais il appuie et m’fait signe d’avancer, alors j’suppose qu’il préfère faire du discret. J’avance nonchalamment dans la direction dans laquelle il me dirige. C’est pas forcément le moment de discuter ou de faire un esclandre, après tout. Et s’il veut juste mon fric, c’est sûrement pour prendre un bain, une chambre d’hôtel, et acheter à manger, pas un pichet de rouge, hé ?

    Sans compter la partie qui va être prélevée par la Guilde des Mendiants évidemment.

    On se retrouve rapidement dans une ruelle à côté, et il me pousse rudement contre un mur. J’m’y éclate le nez en premier, en essayant d’amortir tant bien que mal avec mon front. Téléportation derrière lui ? Projectile magique ? Nuage d’ombres ? Faut pas utiliser un marteau pour écraser une mouche, et surtout, rester discret pour finir de retrouver Gunnar et s’assurer qu’il lui arrive pas de bricole. Pas que je sois particulièrement inquiet, mais s’il compte sur moi dans les cinq prochaines secondes, il risque d’être un peu déçu. Et j’aime pas décevoir.

    J’pousse un juron de douleur, légèrement surjoué, et j’tourne un peu la tête pour pas m’écraser le pif, mais sa pogne s’écrase sur mon omoplate.

    « Te retourne pas. Ta bourse ? »

    Ouais, ouais, on verra, ça, hein. J’écarte doucement le pan de ma veste, ignorant ostensiblement le couteau qui s’y trouve, pour détacher ma bourse de ma ceinture et la soulever doucement. Une main vorace la saisit, et j’vois enfin son visage du coin de l’œil. Toi, mon coco, tu vas avoir droit à la bonne. En plus, il pue vraiment la mort, donc j’ai pas du tout envie de continuer à le fréquenter. Et, pourtant, il voulait savoir ce que je foutais là, donc ça veut dire qu’il se pose des questions, et donc, qu’il a un intérêt propre à se poser des questions. On sait tous que le meilleur pouvoir d’invisibilité, c’est celui des mendiants, ce qui en fait des observateurs ou des espions hors pair.

    Donc on peut en tirer parti.

    L’attaque mentale le plie en deux et relâche sa prise sur son arme, suffisamment pour que j’me retourne, que j’lui balance un coup de coude au menton et un frappe du tranchant de la main sur le poignet, qui lui fait lâcher le poignard et lever les bras. J’enchaîne avec un coup de genou dans le ventre, qui le fait tomber au sol, et j’achève avec une manchette à la nuque. Il tombe sèchement au sol, et j’m’époussette les mains en fronçant le nez. C’est qu’il schlingue.

    J’le maintiens au sol en reprenant mon argent, sans plus m’intéresser au surin, deux mètres plus loin.

    « Alors, c’est ton boulot, de surveiller les allées et venues des gens ? Pourquoi t’as voulu savoir ce que je foutais là ? »

    En même temps, j’fouille sous ses hardes pour trouver ses papiers de membre de la Guilde des Mendiants. Ils sont tous légalement obligés d’en avoir, et ça me donnera au moins son nom. Attaque sur un officier républicain, ça donnera pas envie à son organisation de le protéger, ou alors ils diront qu’il est parti et le déménageront ailleurs. L’un dans l’autre, il me posera pas davantage de problèmes.

    « C’est qui, la bonne femme et le gus qui l’accompagnait ? »

    Bon, j’sais que c’est Gunnar, mais pas de raison de l’afficher. Puis c’est davantage elle qui m’intéresse, en tant que probable commanditaire du vol, et possiblement mais peu probablement du meurtre. Pasque sinon, le voleur serait pas revenu après coup, il aurait tout pris pendant l’assassinat. Ça n’aurait aucun sens.

    Puis le capitaine se débrouillera bien quelques minutes le temps que je me renseigne.

    Spoiler:
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  • Mar 2 Juil - 14:41
    C’est un véritable fléau, ces informateurs qui ne vous donnent pas toutes les informations. Dans d’autres circonstances, je me serais promis d’aller voir le tête en l’air pour lui tartiner la gueule de quelques beignes, histoire de lui passer l’envie d’oublier de dire l’essentiel. Sauf qu’évidemment, notre gars est mort et que je ne pourrais pas éduquer l’informateur en herbe. je dois donc négocier. Heureusement, ce qu’elle veut, je l’ai sur moi C’était beaucoup plus pratique de réunir toutes les pièces à conviction sur le même officier républicain. Visiblement, on y trouve des informations croustillantes qui feraient plaisir au chef. Le garder en ma possession parait indispensable à l’aune de ce que raconte la greluche. J’ai tout un arsenal de capacité pour me permettre de fuir, mais si je peux maintenir l’illusion que je suis dans son camp un peu plus, ça sera toujours bénéfique.

    Résumons ce que l’on sait. Elle fait partie d’une organisation, criminelle évidemment, qui utilise des titres pour rester anonyme. Elle ne connaissait pas l’identité du type que je remplace. Bien qu’avoir le titre de “Marraine” laisse sous-entendre qu’elle a des responsabilités, c’est pas non plus la patronne du réseau : Elle n’a pas donné les instructions au voleur. Pire, c’est elle qui doit guider faire le pied de grue au milieu d’un parc pour le guider dans les bas-fonds. C’est généralement pas le rôle qu’on attribue à un grand chef de réseau. Surtout que ce genre de gars ne sort pas sans quelques gros bras. C’est toujours un peu gênant de perdre un pilier du crime à cause d’un bête contrôle de routine de l’Office Républicain. Les organisations criminelles sont des réseaux tentaculaires aux nombreuses ramifications et aux luttes intestines permanentes. Quand on ne respecte pas la loi, difficile de respecter les règles de base de sa propre organisation. On est toujours tenté de piéger quelqu’un qu’on peut pas encadrer, de le balancer pour avoir davantage de pouvoirs et d’influence. C’est pareil dans toutes les organisations, même dans l’Office, même si chez nous, il y a un esprit de Corps bien plus important. Quand on fait sept années d’études à nous rabâcher qu’on doit compter les uns sur les autres, ça reste gravé dans l’esprit de la grande majorité.

    Du coup, je peux tabler sur le fait qu’elle ne sait pas tout et qu’il y a eu des informations contradictoires dont elle n’a pas tous les tenants et aboutissants, espérant lui faire croire qu’on essaie de la doubler ou de réduire son influence au sein de l’organisation. C’est un bon angle d’attaques, les criminels de ce genre n’aiment vraiment pas perdre la moindre once de pouvoir durement acquise. Je peux amener ça avec la crainte que Wessex s’approche dangereusement de l’organisation pour brouiller les pistes. Je note qu’elle l’appelle “Arès”, ce qui dénote une certaine proximité avec l’intéressé. Généralement, on use davantage du nom de famille pour désigner quelqu’un qu’on peut pas encadrer, surtout issu du milieu politique.

    Tout ça, je le cogite alors qu’elle fait son petit manège du genre à intimider les chiots et les premières années de l’Office. Ça ne prend pas sûr moi, naturellement. Quand on a survécu à l’enfer de Kaizoku et de l’attaque de l’Assemblée sur la Capitale, c’est pas une petite mort-vivante qui va vous impressionner. Surtout qu’il est toujours un peu comique de voir un petit bout de femme essayer de vous intimider quand vous faites trente centimètres de plus.

    J’ai rictus moqueur avant de la regarder droit dans les yeux d’un air dédaigneux

    -Je n’ai aucunement l’intention de vous convaincre, Marraine. Je suis du genre à suivre scrupuleusement les ordres que l’on me donne, mais malheureusement, je ne les prend pas de vous.

    D’un geste lent, mais assuré, pour ne pas envenimer la situation, j’ouvre ma veste pour révéler le carnet demandé que je tiens d’une main ferme, prêt à réagir au quart de tour à toute velléité de la Marraine de s’en saisir par ma propre agilité doublé de ma poigne qui doit être supérieur à celle d’une fragile créature de la non mort.

    -Evidemment que j’ai récupéré ce carnet, si ça peut vous rassurer. Sauf que ce carnet n’est pas pour vous. Il y a eu un contre ordre de dernière minute qui a tout de même été vérifié par les canaux classiques. Vous m’envoyez navré, Marraine, mais vous devrez demander les raisons vous même, car je ne compte pas rester, malgré votre sympathique compagnie. Je crains que la discrétion de cet endroit soit menacée.

    Je laisse les mots s’imprégner dans son esprit, regardant tour à tour les hommes autour de nous d’un air sérieux, jaugeant les traits de chacun.

    -Votre ignorance des derniers ordres et votre suspicion à mon égard jette un voile tout autre sur les activités de la veille. Il a fallu s'accommoder d’agents spéciaux dépêchés par le Maire Wessex en personne sur le lieu de l’exécution. Des individus aux nombreux talents magiques qui démontrent l’intérêt que Wessex porte sur cette affaire et le besoin d’obtenir des réponses à ces questions. Je ne serais pas étonné qu’ils soient sur nos traces à la vue de la nonchalante façon dont vous m'avez amené ici, en personne, ce qui est assez inquiétant. N’importe qu’elle agent bien entraîné aurait pu identifier notre prise de contact et nous prendre en filature. Je ne serais pas étonné qu’il y ait déjà des agents de Wessex dans les parages en train de nous chercher en ce moment même. Nos objectifs ne sauraient être réduit à néant par la légèreté dont vous faites preuve, Marraine et j’en viens à comprendre pourquoi l’on m’a ordonné de pas vous donner ce carnet.

    Le dédain passe au mépris. L’assurance est une chose, être insultant vous donne tout de suite un peu plus de crédits. A me penser piéger, je l’invite à reconsidérer fortement l’hypothèse qu’elle s’est faite.

    -Mais trêve de bavardage, j’ai un travail à achever et certainement vous aussi, merci de me lâcher la grappe. A moins que vous ne vouliez demander en personne pourquoi on ne vous fait pas suffisamment confiance, je vais prendre congé.

    Léger silence, puis avec un ton un peu plus menaçant.

    -Ou sinon, je vais devoir me passer de votre bénédiction.

    Spoiler:
    Maire de Courage
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  • Sam 6 Juil - 10:52
    Septième Tour
    Une Mort Silencieuse



    Courage, République
    23 Mai de l'an 5

    Tabasser les clochards, une activité merveilleuse et répandue dans les rues les plus sombres de Courage, à laquelle Pancrace s’adonnât à cœur-joie. Il ne lui fallut que quelques secondes pour mettre à terre le malaise ambulant, ce dernier n’ayant aucune compétence dans les arts martiaux les plus basiques auxquels les Officiers étaient certainement entraînés durant leurs sept longues années d’études. Bien évidemment, l’attaque mentale y était pour quelque chose aussi, ça ne faisait jamais plaisir, ce genre de petits picotements venant violemment déglinguer les parois de sa boîte crânienne, surtout qu’il semblait y avoir pas mal de place dans celle-ci.
    Poussant des soufflements de douleur, le clochard ne prit même pas la peine de répondre instantanément à la première question de son agresseur, enfin, ouais. Il pensait simplement qu’il allait s’arrêter là, maintenant que ce dernier eut repris sa bourse remplie de pièces, mais non. Il semblait vouloir en savoir plus, une chose somme-toute très embêtante pour celui qui ne faisait que son travail.

    Rapidement, Killfinger trouva les papiers de l’homme qui l’avait pris au dépourvu plus tôt. Il était effectivement un membre à part entière de la Guilde des Mendiants. Sur le papier apparaissait le nom de l’homme, un certain Gérard, Menjoui de son prénom. Ne voyant aucune réponse émaner de l’homme à terre, Pancrace pressa un pied sur le bras du Mendiants, ce dernier poussant un léger cri de douleur qui fut rapidement stoppé par ce besoin constant de discrétion. Surtout qu’à quelques mètres d’ici se trouvait la Marraine, qui le tuerait sans la moindre hésitation s’il elle apprenait ce qu’il se passait pour Gégé. Mais bon, au pire, il avouait tout maintenant et, peut-être que dans sa grande générosité, Pancrace le laisserait partir.

    « Ouaip, c’mon boulot, de voir qui rentre et qui sort du passage par l’quel t’es passé mon con. Mais, faut savoir que c’est assez inhabituel de voir quelqu’un suivre la Marraine sans être directement derrière elle, c’pour ça que tu m’as interpeller… » Annonça le Clochard. Un grand « Eh Merde » sortit d’entre ses lèvres, lorsqu’il se rendit compte de son erreur, celle d’avoir prononcé le nom de sa cheffe, sans son accord.
    « Bah, la jolie donzelle, du coup, euh… c’est la Marraine, tu vois ? Tu dois sûrement la connaître au moins de nom. C’est une légende parmi les mortels, comme elle aime le dire… » Continua-t-il, tout en baillant comme un sac, essayant de relever la tête pour croiser le regard de celui qui l’avait maîtrisé sans le moindre mal plus tôt.
    « Par contre, le gugus qui l’accompagnait, j’sais pas c’est qui. Mon rôle à moi, c’est simplement d’surveiller l’entrée des bas-fonds, ni plus, ni moins. Si j’vois un truc de suspect, comme toi par exemple, bah j’le signale aux Officiers qui trainent dans l’coin et après, il me file ma dose de champote, en classique, t’vois ? » Ajouta-t-il, reniflant un grand coup, avant de s’endormir comme un déchet alcoolisé dans le caniveau. Pancrace ayant certainement compris qu’il ne pourrait pas en tirer plus de ce loustique, déciderait de quoi faire par la suite.

    - - -

    Le rictus que Gunnar souffla fit hausser bien largement un sourcil à la Marraine, qui le regarda avec un regard presque assassin. Si cela ne tenait qu’à elle, il serait certainement déjà mort, pour un tel affront. Mais, malheureusement pour elle et, fort heureusement pour lui, l’homme engagé par la Mafia pouvait encore lui être très utile et, visiblement, il en jouait. Pire que tous, les paroles de son interlocuteur semblaient grandement la fâcher, son envie de sang augmentait peu à peu, à chacun des mots qu’il prononçât. Ses prunelles devenaient de plus en plus sombres, comme si sa nature primaire commençait à ressurgir. Mais, il fallait qu’elle se calme, à l’évidence, d’autant plus qu’il semblait en savoir plus qu’elle ne le pensait.
    « Les Agents Spéciaux d’Arès, vous dites… » Marmonna la vampire, tandis qu’elle continuât d’écouter son interlocuteur.

    Même si le manque de respect et l’audace dont faisait preuve Goldfinger déplaisait fortement à la Marraine, elle ne put s’empêcher d’esquisser un large sourire face à lui. Pas un sourire forcé, qui démontrait d’une colère hors-norme, non, il semblait sincère et presque admiratif. C’était à ce moment précis qu’elle se leva, puis qu’elle fit un signe de la main à ses hommes, qui se reculèrent instantanément et, tandis qu’elle s’avança vers lui, elle lui donna cette dague faite d’argent, en la saisissant du bout de ses doigts, recouvert du tissu de son vêtement.
    « Vous ne manquez pas de cran, qui que vous soyez. Vous l’avez deviné, je ne sais pas qui vous êtes, je suis simplement au courant de votre existence. Et, oui, j’aime prendre des risques, malgré mon grade. » Déclara-t-elle, d’une voix forte. « Sortez ! » Ordonna-t-elle, fixant chacun de ses hommes, présents dans la pièce. Immédiatement, ils s’exécutèrent, puis elle retourna prendre place sur son majestueux trônes.

    « L’homme qui vous a engagé, le Parrain. Il s’agit de Russel Lightborn. Mais, voyez-vous, il est particulièrement incompétent, si bien qu’il est allé assassiner de ses mains, un simple adjoint à la Mairie, qui le menaçait de révéler son identité. » Expliqua la Marraine, tout en fermant légèrement les yeux pour réfléchir, puis soupira longuement.
    « Seulement, ce manque de compétence menace grandement la Mafia et, je ne peux le tolérer, en tant que seconde du Parrain. Ce vieux sénile n’a plus de raison d’être. Vous me semblez compétent et, en plus, vous ne manquez pas de cran. Il est rare de voir un simple individu comme vous manquez de respect à un éminent membre de cette organisation. Vous me plaisez bien, alors, je vous demanderai de bien vouloir vous débarrasser de cet homme, aussi dangereux soit-il. Faites ce que vous voulez, tant qu’il demeure en vie, bien entendu. » Continua-t-elle, regardant son interlocuteur droit dans les yeux. De nouveau, elle soupira longuement, avant de reprendre.

    « Des Officiers ne devrait pas tarder à venir jusqu’ici pour vous arrêter. Alors, partez avant qu’il ne soit trop tard. Dans le carnet, vous trouverez l’adresse de Russel et, si je peux vous donner un conseil, allez-y de nuit. » Expliqua la jeune Lightborn, avec un léger sourire malin aux lèvres. « Revenez me voir une fois cela fait et, vous serez généreusement récompensé. » Conclut-elle, balayant le vent de la main, pour intimer à Gunnar de sortir d’ici. Désormais, le choix pour la suite des aventures appartenait au Capitaine de l’Office. Soit, il travaille pour la Marraine et, saisit l’opportunité de coincer le plus gros poisson de la Mafia Couragéenne, soit il s’arrête ici en ramenant le carnet à Arès.

    - - -

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    - Trouver des indices sur la mort de l'Adjoint. (Tous les indices ne sont pas obligatoires pour avancer. Simplement, plus vous en avez, mieux c'est.) (5/5)
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    - Atteindre le point de rendez-vous. (1/1) Attention : Seul l'un d'entre vous doit entrer en contact avec la personne.
    Pancrace : Passer le Drakyn et rejoindre Gunnar. (1/1) Attention : Tu as cinq minutes inrp entre le moment où la porte s'ouvre et se referme.
    Te débarrasser du clochard DISCRÈTEMENT (1/1)
    Empêcher les Officiers d'entrer dans le bâtiment où se trouve Gunnar (0/1)
    Gunnar : Donner les objets à la Marraine. (4/5)
    Essayer de savoir qui a engagé le personnage que tu incarnes. (1/1)
    Convaincre la Marraine (1/1)
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    OU
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  • Lun 8 Juil - 20:03
    J’grogne.

    Je m’attendais pas forcément à ce que ce soit le grand chef caché d’une cabale visant à détrôner le gouvernement pour mettre un cheval à la place, mais il s’avère que c’est juste une assurance, un garde-fou, pour s’assurer que personne la suive ou la colle. Franchement, c’est une bonne mesure, mais ça fait chier d’avoir des criminels qui sont pas totalement cons et incompétents. D’un autre côté, quand ils le sont, ils font pas long-feu non plus. Reste qu’elle aurait mieux fait de prendre autre chose qu’un clodo lambda pour ça, même s’ils sont les plus invisibles du lot.

    J’lui flanque une dernière taloche, davantage pour me défouler qu’autre chose, et j’vide le maigre contenu de sa bourse. Y’aura qu’à dire que c’est l’amende, et s’il est pas content, j’serai ravi de le recevoir au commissariat pour prendre sa plainte. A l’orée de mon senseur, j’vois que Gunnar va toujours bien, personne à proximité directe et pas de déchaînement magique. Il doit faire marcher celle de sa langue, a priori. Par contre, les deux officiers républicains corrompus se mettent en marche pesamment en direction de la porte, et ça nous emmerde davantage.

    C’est que Gunnar, il est quand même reconnaissable, entre son grade de capitaine et sa taille peu commune pour un simple humain. Au pas de course, j’me plante devant eux, avec un sourire sympathique.

    « Dégage si tu veux pas qu’on te dégage, commence l’un.
    - J’pense qu’on va pas faire ça. »

    Puis j’me souviens que j’ai toujours l’apparence de l’autre criminel, et qu’ils risquent pas de reconnaître en moi un fringant officier républicain. J’mets la main dans ma poche, et j’fais miroiter brièvement mon insigne. Puis j’fais un signe de tête vers une autre ruelle que celle dans laquelle j’ai laissé le clochard dont le nom m’échappe presque déjà. Ils me suivent après avoir échangé un regard mauvais. La façon dont la main de celui de gauche commence à s’ouvrir et se fermer laisse peu de doute sur la suite du plan.

    « Alors ? Où t’as eu ça ?
    - J’suis officier républicain, les gars, en pleine intervention.
    - Ah ouais ? Et moi, j’suis le Commissaire Patoche.
    - Je sais de source sûre que non, mais passons.
    - C’est notre zone de patrouille, t’as rien à foutre là.
    - Oui ben, justement, on demande que ça, d’en partir. J’ai mon collègue à l’intérieur, là, sous couverture. Faut juste pas faire de vague, et on reprend notre bout de chemin, ni vu, ni connu. »

    Les yeux du teigneux s’étrécissent.

    « Moi, je pense que tout ça, c’est du pipeau. Que t’es pas officier républicain, que ton insigne, tu l’as trouvé quelque part ou que c’est une contrefaçon, et que t’essaies de nous la mettre à l’envers.
    - Ah ouais ?
    - Ouais. Et qu’on va te faire cracher la vérité.
    - Changez les serrures des cellules, alors, sinon j’risque de sortir bien vite.
    - Tu sortiras moins vite quand on t’auras cassé les rotules. »

    J’pousse un soupir. Tout doit-il toujours se résoudre par la violence ?

    « Ecoutez, j’vais vous la faire simple. Vous non plus, vous avez rien à faire ici, à toucher des bakchiches de ce groupe. Si ça remonte aux oreilles du divisionnaire ou du commissaire, vous risquez d’être de corvée d’archives pour les cinq prochaines années. Est-ce qu’on doit vraiment aller par là ?
    - Et c’est qui, à l’intérieur ?
    - Vous allez voir quand il va sortir. Le Capitaine Gunnar Bremer.
    - Et moi je suis le commi...
    - Ta gueule, putain, intervient le second. C’est vraiment Bremer ?
    - Ouais. Grand. Moustachu. Agile.
    - Agile ?
    - Une histoire compliquée. Bref, j’peux tirer un trait sur vos petites affaires, on met tous du beurre dans les épinards comme on peut, y’a pas de souci, mais c’est pas le bon coin où traîner en ce moment. »

    Inutile de leur expliquer que c’est Wessex qui nous a demandé de fourrer la main dans ce panier de crabe. J’veux juste qu’ils évitent d’être un peu trop éclaboussés, ça ferait tache pour l’office. Si on peut régler les problèmes entre nous, au lieu de laver le linge sale en public, c’est d’autant mieux. C’est d’ailleurs exactement ce qui s’est passé avec ma démotion en simple officier républicain.

    « Et tu peux me rappeler qui t’es ?
    - C’est pas vraiment important...
    - Je crois bien que si. »

    A voir la mine de l’autre, je vais pas y couper. J’fais la grimace.

    « Pancrace. Dosian.
    - Celui qui est redevenu... ?
    - Oui, bon, ça va, on va pas en faire toute une histoire.
    - Mais il est pas censé être brun avec les yeux dorés ?
    - Métamorphose. Si tu veux confirmer, viens au commissariat de la troisième en fin de semaine, entre midi et deux. Maintenant, on peut avancer ?
    - Oui, oui, pardon... »

    Plus qu’à s’assurer que Gunnar sorte de là et qu’il me dise ce qu’il a pu tirer de l’autre bizarre, là.

    Spoiler:
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  • Mer 10 Juil - 23:41
    Je lui fais un sourire pincé de celui qui n’en a pas grand chose à foutre de ce qu’elle peut raconter alors qu’au contraire, je marque chaque mot dans mon esprit. Des embrouilles au sein de la mafia, il y’en a toujours eu. Que des gros bonnets veuillent se tirer dans les pattes, c’est plus rare et j’ai pas forcément très envie de lui faire une fleur en lui éliminant la concurrence. D’un autre côté, le patron nous a demandé le responsable de l’assasinat de son sbire et elle me le sert sur un plateau. Ça pourrait être un gros mytho, mais c’est probablement pas le cas. Dans tous les cas, c’est pas elle qui a fait le coup, sinon, ça n’aurait pas de sens. Envoyer un assassin, puis un type voler des objets du défunt ? Peut-être bien que ce sois-disant parrain est incompétent, finalement. L’appréhender ne devrait pas être un problème pour des gars pleins de ressources comme Pancrace et moi. Ca fait quand même un peu mal au cul de lui laisser les objets dudit défunt, mais ça serait peut-être mal vu de lui subtiliser. Je sais pas ce qu’elle pourra bien en faire, mais faudra pas oublier de prévenir Wessex qu’il y a ces trucs là dans la nature. On aurait peut-être dû faire une copie. Enfin, c’est trop tard.

    -A une prochaine fois, Marraine.

    Je tourne les talons et je m’en vais d’un pas calme et assuré. Pas le moment de déguerpir comme un bleubite lors de sa première mission d’infiltration. En même temps, j’ai un peu de bouteille qui sublime mes septs années d’études. Un gars me guide vers la sortie et j'atterris rapidement dans l’air libre et putride des bas-fonds de Courage. Ça fait plaisir. Approchant, je vois deux officiers républicains se ramener en compagnie d’un troisième luron particulièrement laid. C’est les ripoux qui sont censés m’emmerder ça. Je fais demi-tour et je commence à me casser.

    -Hé ! Reviens ! On sait tout !

    Pas le genre de choses qui me donne envie de m’arrêter. Sauf qu'évidemment, ce coin de Courage ne fait pas partie de mes rondes habituelles, surtout depuis que je suis devenu Capitaine. Je prends rapidement le mauvais virage arrivant dans un cul-de-sac. Les trois types me rattrapent.

    -M’emmerdez pas ou vous allez le regretter…
    -On sait qui vous êtes !
    -Ah ouai ?
    -T’inquiètes Nanar, je les ai mis au parfum.

    Je hausse un sourcil. C’est l’inconnu qui cause et je vois pas qui c’est. Je le pointe du doigt.

    -Depuis quand l’Office traîne avec des clodos ?
    -C’est l’officier Dosian.
    -Et moi je suis le Commissaire Patoche.
    -Je sais de source sûr que non, mais passons…
    -Il est sous métamorphose !
    -Et vous êtes assez con pour le croire ? Ça pourrait être du pipeau.
    -Vas y, Nanar. Pose une question dont seul Pancrace pourrait connaître la réponse.
    -Mmmmh… Au Marsouin Blanc, lors de cette fameuse nuit, qui s’est fait mordre en premier et où ?
    -Toi. Au poignet droit. T’as même poussé un petit cri aigu. Et c’est à toi de raconter la suite.
    -Ok, c’est bien lui.
    -C’est quoi cette histoire ?
    -Rien de bien intéressant.

    Les Officiers nous guident dans le dédale pour nous sortir de là. En échange, on ne les balance pas. On se note quand même de trouver leur nom et matricule en comparant les assignations de patrouilles, histoire d’avoir de leur mettre un coup de pression directement au commissariat histoire qu’ils nous doivent des faveurs qui peuvent servir. Avoir des indics, c’est la base dans le métier. Avoir des faveurs d’officiers corrompus, c’est tout aussi utile. Que ce soit du côté de la mafia ou de l’Office, on a de nombreux leviers pour leur faire faire ce qu’on veut. Quand on est seul, je commence à tout raconter à Pancrace alors que celui-ci redevient l’homme que je connais. On en profite pour aller s’en boire une ou deux parce que
    les sensations fortes, ça donne soif.

    -On fait quoi alors ?
    -Wessex, il a demandé le coupable, livré vivant. Je vois pas de raisons de faire autre chose.
    -T’as raison, Pancrace. Les ordres, c’est important de les respecter aux pieds de la lettre.

    Quitte à jouer aux cons et à être particulièrement obtus sur le sujet. Mais c’est le fardeau de ceux qui donnent les ordres. Il faut qu’ils pensent à toutes les possibilités pour que les ordres soient les plus clairs possibles. Ça nous arrive même chez nous. Quand on part en patrouille, faut demander expressément d’intervenir en cas d’infraction flagrante à la loi parce que sinon, ils sont capables de continuer leur patrouille sans intervenir et surtout par flemme. Certaines têtes de mules ont tendance récemment à débattre du caractère “flagrant” d’une infraction. On a réussi à conclure que les stationnements gênants en étaient. On avance.

    La journée est à peine consommée, mais on fait mouvement vers l’adresse indiquée dans le carnet. Arrivé sur place, une fois le bâtiment identifié, on profite d’un moment de calme pour casser la croûte dans un petit restaurant de plutôt bonne facture. Une fois le ventre bien tendu. On se met en planque à la recherche d’informations. Si le conseil de la Marraine d’intervenir la nuit est plutôt une évidence, on ne crachera pas sur des informations concernant la sécurité du gars que ce soit des gardes ou des bêtes. A observer les allées et venues, on peut identifier des entrées et des voies d’échappatoires. Et plus que tout, on fait bien attention à identifier la cible sur place.

    Parce que si le gars n'est pas chez lui, on aura l’air vraiment très con.

    Spoiler:
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  • Sam 13 Juil - 15:54
    Huitième Tour
    Une Mort Silencieuse



    Courage, République
    23 Mai de l'an 5

    Les Vampires… Ils sont une espèce particulièrement rare, foulant les terres du Sekai depuis la nuit des temps. Des chasseurs nocturnes, buveurs de sang ne supportant pas l’éclat solaire venant caresser doucement leur peau translucide. Des êtres immortels, ne craignant pas l’usure du temps, comparés à beaucoup d’autres espèces et, surtout comparés aux humains, habitant manifestement en majorité cette belle Nation qu’était la République, terre de la démocratie. Des êtres maudits qui parfois, n’avait pas d’autre choix que de vivre sous le poids de cette malédiction, qui les rongeait à chaque instant de leur misérable existence.
    Russel Lightborn, tel était le nom de celui ayant tout sacrifié pour sauver la pathétique vie de sa fille, Eleanor, revenue chez lui alors qu’elle était presque morte, sauvée par des Sirènes. Pour que cette dernière pût subsister, il avait alors donné son cœur, donné son essence, son être, aux ténèbres, qui l’avaient simplement réduit en esclavage, le condamnant, lui et sa famille, à l’éternité. Il y a neuf ans de cela, la famille Lightborn, en grande majorité, est devenue une famille de vampires, alors qu’ils essayaient simplement de devenir l’une des Sept Grandes Familles. Tout ça pour quoi ? Pour que la Marraine pût continuer à fouler les saintes terres du Sekai.

    De cette histoire tragique, nos protagonistes étaient bien loin. Non, eux, tout ce qu’ils voulaient, c’était la tête de ce Lightborn. La tête vivante de celui qui, apparemment, chapeautait cette organisation connue sous le nom de « La Mafia » et, sévissant dans les bas-fonds de cette merveilleuse cité. En quittant la planque d’Eleanor, le Capitaine Bremer et son second, l’Officier Dosian, avaient toute la journée pour se rendre à cette fameuse adresse. Une adresse qui, étonnamment, n’était même pas située dans les remparts de la ville portuaire, non. Elle n’était pas pour autant bien loin, seulement à quelques heures de marche de la position des Officiers.
    Ce n’était donc qu’après que le Soleil descendit de son piédestal céleste, que les protagonistes arrivèrent dans le petit village de Valehard, situé non loin des derniers remparts Couragéen. Il n’y avait pas grand nombre d’habitants, mais suffisamment pour qu’une auberge pût perdurer dans le temps. Le Loup Couragéen, un lieu où nos protagonistes avaient pu profiter d’un bon repas, juste après avoir identifié le bâtiment qu’il devait visiter une fois la nuit tombée et… comment le louper ? C’était une véritable forteresse, érigée dans la bordure extérieure du village, donnant directement sur une falaise.

    Après un repas bien mérité et, certainement payé par le Maire, nos protagonistes se rendirent au centre du village pour essayer d’en savoir plus sur cette forteresse, pour observer qui y allait. En premier lieu, ils se rendirent vers le puit, caractérisant le véritable centre de Valehard. Ils rencontrèrent un vieil homme portant le doux nom d'Aldwin. Ce dernier était légèrement dégarni de sa chevelure d’acier, portait une barbe mal taillée et, scrutait de ses prunelles d’acier elles-aussi, les deux Officiers Républicains, sans savoir qui ils étaient. « Encore des citadins » se disait-il, discrètement, marmonnant dans sa barbe. Puis il se leva et, alla directement à la rencontre des étrangers.
    « La forteresse Lightborn, celle du Maire, v’voyez ? Bah, c’est vrai que j’ai voté pour lui aux dernières élections, parce qu’il partage mes idées Populares mais, c’est tout. À la base, c’tait un Optimate pure souche, voulant chasser tous les étrangers de notre belle nation mais, ç’a vite changé, il y a quelques années, sans qu’on sache pourquoi. M’enfin, il reste cloîtré dans cette sinistre maison, si on peut app’ler ça comme ça, hein… » Expliqua-t-il, sans laisser la moindre occasion à Pancrace et Gunnar de parler. Un vieux sénile, certainement.
    « M’enfin, je vous conseille de pas trop traîner autour, hein ! Parce que, les Lightborn, ils n’hésitent pas à employer les grands moyens pour se débarrasser des fouineurs dans votre genre… » Conclut-il, tout en tapotant sur l’épaule du Pancrace, avant de retourner s’asseoir.
    Ouais, ils étaient bizarres, les culs-terreux, il n’y avait pas grands doutes là-dessus.

    Bref… Gunnar et Pancrace se dirigèrent donc directement vers la forteresse Lightborn, un lieu où ils s’attendaient à voir un minimum de gardes, mais… non. Rien, pas un seul garde n’était posté devant la grille principale, rien. Le vieillard aurait donc menti ? Pas étonnant, il ne semblait pas avoir toute sa tête. Ils firent donc rapidement le tour des remparts de cette vieille habitation, pour se rendre rapidement compte qu’ils n’avaient visiblement pas d’autre choix que de passer par la grille principale pour entrer. Fort heureusement, il s’agissait d’une grille, avec des trous, donc, en toute logique, l’Officier aux ambres déchirant la nuit était capable de voir au travers. Un atout considérable, lorsque l’on était doué de téléportation.
    Ce n’était qu’une fois que la Lune resplendissait au-dessus de leur tête, que les protagonistes, Killfinger et Goldfinger, se décidèrent à entrer à l’intérieur de cette immense demeure. Désormais, ils étaient livrés à eux-mêmes, sans savoir où aller. Ils n’avaient que leur instinct, pour tenter de découvrir la vérité sur l’assassinat de l’adjoint et donc, pour ramener le coupable au bâtard des Wessex.

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    Te débarrasser du clochard DISCRÈTEMENT (1/1)
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  • Hier à 19:43
    Franchement, on est devant le manoir de Lightborn avec Gunnar, et on sait pas trop quoi faire. Normalement, ce genre de coin, y’a des gardes, au moins un concierge histoire d’ouvrir la porte et de guider les gens vers un petit salon privatif où on fume le cigare et on boit des alcools forts en se moquant des gueux qu’ont rien à bouffer dehors, et en signant des parchemins détaillant par le menu le mouvement de sommes d’argent à rendre aveugle le petit paysan, si tant est qu’il arrive à comprendre de quoi on parle.

    Reste qu’un clampin autour a dit que si les culs-terreux traînaient trop dans le coin, on les faisait disparaître. Pas qu’on risque quoi que ce soit, mais j’me demande bien qui s’en charge, vu qu’on a vu personne depuis qu’on est là. A la nuit tombée, donc, on s’approche des portes, on essaie de voir si y’a de la lumière. Avec la nyctalopie, ça présente pas vraiment de difficulté, et Gunnar a eu le temps d’acclimater sa vision pour qu’avec les loupiottes des bâtiments proches ça suffise largement.

    « Du coup, capitaine...
    - Oui ?
    - On est d’accord que y’a personne ici à qui tirer les vers du nez ?
    - C’est ça.
    - Par contre, le senseur lève les mêmes émanations magiques que dans l’appartement du mort.
    - Bonne nouvelle, ça.
    - Ca dépend. Soit on trouve notre coupable...
    - Soit on trouve un autre cadavre.
    - Ouais. »

    La première option serait plus sympa : ça voudrait dire qu’on serait débarrassé de la mission, et avec les honneurs s’il vous plaît.

    « Donc on a rien qui indique fermement qu’on peut y aller, que j’reprends.
    - Tout à fait.
    - Et notre seule preuve est une vague dénonciation d’une personne avérée criminelle ?
    - Oui, mais ils se dénoncent souvent entre eux.
    - On n’a pas de mandat d’intervention d’un juge ?
    - Bien sûr que non.
    - Ni de preuve.
    - Nada.
    - Du coup ? »

    On hausse les épaules de concert.

    « Comme d’habitude, alors ?
    - Attends voir. »

    J’donne un coup sec dans la porte des fois qu’elle s’ouvre, mais c’est loupé. Bon bah s’il reste plus que la technique habituelle... Gunnar prend une expression paniquée.

    « Tu as entendu ?
    - Je crois bien, que j’réponds avec une expression de surprise.
    - Je crois bien que quelqu’un a besoin de notre aide...
    - Il en va de sa vie !
    - C’est notre devoir d’officier républicain !
    - Qu’est-ce qu’on ferait pas pour aider nos concitoyens !
    - Allez, abrève, Pancrace.
    - Oui, Capitaine Bremer. »

    J’lui pose la main sur le bras, et en une fraction de seconde, nous voilà à l’intérieur grâce à une téléportation du plus bel effet. Gunnar devient instantanément invisible, et j’me recule dans les ombres, le long du mur. Un grand escalier fait l’entrée, et tout est calme à l’intérieur. Y’a même pas eu d’alarme magique qui s’est déclenchée ou quoi, et j’me dis qu’on va être bon pour devoir fouiller une à une toutes les pièces de la bâtisse. Ça va nous prendre un temps fou. En tout cas, ce qui est sûr, c’est qu’on va pas lui tomber dessus pour le tabasser : on va plutôt chercher des preuves, c’est pour ça qu’on est là. Le reste, on verra bien à l’improvisation.

    J’ouvre la première porte sur un genre de cuisine, que j’referme aussitôt. Peu de chances de croiser Lightborn en train de pétrir le pain ou de faire la popotte. De l’autre côté, un genre de salon en enfilade mène à une bibliothèque, vide, et j’finis dans un bureau dans lequel y’a rien d’intéressant. A pas de loup, j’continue mon tour du rez-de-chaussée. De toute façon, c’est Gunnar qui se tape l’étage, et j’sens qu’à ce rythme, j’vais le rejoindre rapidement.

    D’ailleurs, après mon petit tour du propriétaire, j’commence à monter l’escalier, en évitant bien le centre des marches, qui a toujours tendance à davantage grincer.

    Spoiler:
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