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  • Jeu 30 Mai - 20:27

    Le Soleil, astre Divin représenté par l’Empereur du Reike pour certains, étendait ses doigts d’or et d’orange sur l’horizon du désert, tel un peintre délicat effleurant sa toile d’un blanc immaculé. Les derniers rayons solaires glissaient derrière le sable, donnant une lumière douce et dorée à ce dernier. Ils étaient engloutis par la cité située en contrebas, derrière la petite forêt séparant le domaine Sanariel du centre de la capitale.
    Le ciel, parsemé de quelques nuages aux teintes aussi douces que celles du Soleil, ressemblait à une mer de soie froissée, qui bientôt, envelopperait le Joyaux du désert. À l’opposé du Soleil naissait un ciel sombre, dans lequel commençaient à se faire voir les étoiles les plus brillantes dans le ciel, resplendissantes dans leur éclat. Le crépuscule, doucement, emportait avec lui les dernières lueurs du crépuscule.

    Au centre du domaine Sanariel se trouvait une imposante bâtisse. Un Manoir, immense, comportant plusieurs ailes, dont l’une totalement délabrée. La façade du manoir était sombre et imposante, certainement détruite lors du siège de la capitale, cinq ans en arrière. À vrai dire, le dernier acheteur ne s’était pas attardé sur l’aile détruite, tant l’espace habitable était plus que suffisant pour sa personne. Les murs de pierre étaient maintenant couverts de lierre rampant, ses feuilles verdâtre et, parfois tachées de sang, se faufilant dans chacune des fissures dessinées au travers de ceux-ci. Les fenêtres étaient toutes brisées par différents impacts, parfois de la taille d’un simple caillou, parfois de la taille d’un corps humain, il était impossible de savoir ce qui, il y a cinq ans, s'était réellement passé dans ce manoir. Ces vitres éclatées laissaient entrevoir l’intérieur du manoir, lugubre et décrépit, ne semblant pas contenir la moindre trace de vie.

    Sous les rayons du crépuscule, une ombre mystérieuse se détachait de la verdure, dans l’arrière du domaine. Vêtue d’une cape qui flottait gracieusement au vent, donnant des airs d’êtres surnaturels, de spectres, l’ombre disparaissait petit à petit dans les limbes de l’obscurité nocturne, tandis que les nuages continuaient leur avancée dans le ciel, engloutissant l’or crépusculaire de l’astre Solaire, la lumière mourante du jour.
    La silhouette s’avançait, en une trajectoire décousue. Chaque rafale de vent accompagnant ses pas la faisait danser, avec une élégance fantomatique. Elle marchait, sans but, sans objectif distinct et, n’attendait qu’une seule chose : la tombée de la nuit. Seulement à ce moment précis, l’ombre pouvait se disloquer, pour devenir un véritable monstre, un prédateur chassant une proie inattentive.
    « Elle arrive. » Murmura l’ombre, ses paroles flottant dans le vent, transportées vers l’immensité du Sekai. Une voix grave, rauque, semblant témoigner d’une longue vie de chaos et de souffrance. Pourtant, il n’en était rien. Il n’y avait pas que cela.

    Doucement, l’ombre regagna l’immense bâtisse située au cœur même du domaine Sanariel. Marchant dans la terre sèche qui, fort heureusement, connaîtrait bientôt le plaisir de pouvoir s’abreuver. Les nuages surplombant le Joyau du Désert devenaient de plus en plus sombres, ne tardant point à se heurter, grondant de toute leur puissance au-dessus de la Nation Barbare. Les éclairs se dessinaient dans le ciel, parcourant ce dernier tel des lézards en quête de chaleur. De quoi donner une allure encore plus sinistre au manoir qui, déjà, s’avérait être littéralement le moins accueillant de toute la ville.
    Pourtant, en cette soirée du mois de Mai, il attendait la visite d’une Valkyrie. Une femme possédant sans nul doute la caractéristique la plus symbolique de sa race : le Courage. Cyradil Ariesvyra, une amie proche du Cœur de l’Empire, lui avait fait parvenir une missive, le prévenant de l’arrivée soudaine de Qwellaana Airdeoza. Aucune indication supplémentaire, si ce n’était une mise en garde. Ne pas blesser la Valkyrie. Ne pas même penser une seule seconde à s’abreuver du délicieux liquide parcourant ses veines. Dommage.

    En premier lieu, l’être nocturne, ombre rampante dans le domaine Sanariel, se dirigea dans l’aile délabrée du Manoir, là où elle eut élu domicile depuis peu. Nul besoin de se préparer, pensa-t-il. Si le proverbe disant : Ne jamais se fier aux apparences, était plus que vrai pour le Cœur de l’Empire, tant il était toujours soigné sur lui, aujourd’hui, ce n’était plus effectif. Il n’avait pris aucune précaution, ne s’était pas méticuleusement préparé comme à son habitude, ne ressemblait en rien à un Ministre. Il était un prédateur, il dévoilait sa vraie nature. Même le plus crédule des reikois ne pouvait se fier à cet homme.
    Un visage sans la moindre expression, aussi lisse que le marbre le plus noble composant le palais impérial. Des prunelles dont l’éclat rivaliserait avec la couleur du sang le plus pur du continuant tout entier. Une chevelure non soignée, d’un noir aussi profond que les méandres de la nuit, dépourvue de la présence lunaire, descendant en cascade sur ses larges épaules.


    Gracieusement, l’ombre semblant être d’une noblesse infinie, erra quelques instants dans l’immensité du Manoir dépravé, loin des servants et du personnel de cuisine, dans les ténèbres. Parfois, la lumière se faufila, grâce à un bref éclair lézardant dans le ciel. Enfin, il prit place, sur un trône semblant être dans un état pittoresque, à l’image du lieu qu’il habitât. Voulant certainement croître sa puissance magique, l'ombre créa des flux sanguins, qui gravitaient tout autour de lui, reflétant son aura, reflétant l’âme d’un homme ayant tout perdu, n’arrivant point à faire un trait sur son passé. Un passé qui, pourtant, s’était achevé plus de deux millénaires auparavant. Il attendait la venue de la Valkyrie, de pied ferme, il ne comptait plus faire le moindre mouvement, jusqu’à voir dame Airdeoza passer le seuil d’une porte tout aussi miteuse qu’impressionnante.

    Quelques minutes plus tard, alors que doucement, les gouttes d’eau s’écrasaient de plein fouet devant l’entrée principale du manoir, des claquements retentirent sur le bois massif composant l’imposante porte. Lysandre, le second du maître des lieux, mais aussi son neveu lointain, se précipita pour rejoindre l’origine de ces ondes sonores, retentissant dans le vestibule. Chaque seconde comptait, tant l’impatience de Maître Sanariel pouvait lui coûter chère.
    La porte s’ouvrit alors, laissant apparaître la silhouette de la Valkyrie devant le jeune homme, dont le visage eut été marqué par de nombreuses batailles. Il n’afficha pas l’ombre d’un sourire, se préoccupant de l’état dégradé du vampire. Enfin, ce n’était pas tant cela qui l’inquiétait, mais plutôt la façon dont il pouvait parfois le traiter.
    « Bienvenu, Dame Airdeoza. J’espère que le voyage fut agréable, malgré l’averse inopinée venant de s’abattre sur la capitale. Je vous en prie, suivez-moi. » Fit-il, guidant la Valkyrie dans les artères du Manoir, à la recherche de l’homme qu’elle était venue rencontrer.
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  • Sam 1 Juin - 19:33
    Des jours s'étaient écoulées depuis que j'étais revenue d'une mission avec la porteuse du bandeau et qu'elle m'avait donné un nom qui me permettrait peut-être de guérir d'un mal qui me hantait. Je n'étais pas de ceux qui prenaient des résolutions et qui avaient l'impression de les accomplir avec des paroles en l'air ou qui les reportaient en trouvant des excuses. Non. Lorsque je décidais d'un objectif qui me tenait à coeur, je me consacrais corps et âme à l'atteindre,sans jamais n'avoir eu besoin que l'on m'y pousse ni même que l'on m'encourage.

    Depuis que je m'étais levée, cet organe que l'ont associé aux sentiments, battait anormalement fort,surtout  à l'approche de ce début de soirée qui semblait si vite arriver. J'avais fait en sorte de m'occuper durant toute cette journée, pour ne pas me focaliser sur ce qui m'attendait et évité de laisser cette pression qui comprimait ma poitrine prendre trop d'ampleur. Malgré cela, j'eus le sentiment de manquer de temps pour me préparer à ce qui ne pouvait l'être vraiment.

    Ne désirant que celle qui était à l'origine de ce déclic ne me voit dans cet état de stress, j'avais souhaité de rester chez moi pour ne pas l'inquiéter et qu'elle s'aperçoit à quel point cela m'affectait. Elle ne méritait pas que l'on partage notre vie ensemble avec cette peur à nos côtés qui n'était autre qu'une vulnérabilité qui n'avait plus lieu d'existé,si ce n'est pour gâcher ces instants précieux que je partageais avec elle. Il ne m'en avait pas fallu plus pour décider qu'il était temps de m'y confronter une bonne fois pour toute,sortant de mon bain plus déterminé que jamais.

    Je ne pris pas la peine de sécher mes cheveux qui goutaient contre ma tunique blanche possédant un col qui couvrait mon cou pour des raisons évidentes. J'enfilais un pantalon foncé avant de me diriger vers l'extérieur, préférant rencontrer Corvus en portant des habits simples, n'allant pas chez lui pour avoir affaire au Coeur mais bien à l'être qu'il était. Puis autant éviter toute tentation en dévoilant le moins de surface de peau possible,ne souhaitant le provoquer d'une quelconque façon.

    L'air ambiant s'était chargé quand je déployais mes ailes,me dirigeant vers ma destination en voyant les derniers rayons de soleil rassurants disparaitre, les nuages recouvrant le ciel que j'eus du mal à quitter en voyant ce domaine en partie délabré où un vampire m'attendait. La pluie avait fini par me décider, mes pieds rencontrant la terre ferme à quelques mètres de l'entrée du gigantesque domaine. Je m'étais arrêtée là, un instant, contemplant de mes dioptases cet endroit inquiétant. Chaque recoin semblait cacher une créature tapis dans l'ombre d'un passé en parti camoufler par la végétation.

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    Mes habits s'imbibèrent de la pluie devenue plus intense, une sensation me paraissant si lointaine en cet instant où le choix s'offrait encore à moi. Cependant, fuir n'était pas une option envisageable, repoussant cette idée qui me fit sentir honteuse rien que d'y avoir songé.Je pris une longue inspiration en fermant les yeux, me rendant compte que j'allais finir par être trempée si je trainais trop. Je sentis mes derniers doutes ruisseler contre mon corps marqué pour laisser place à ma volonté. Celle d'avancer.

    Je me décidais à toquer à l'immense porte de bois de mon poing,attendant patiemment que l'on m'ouvre,secouant mes ailes pour évacuer les gouttes qui les avaient rendues pesantes, à la manière de cette ambiance que je découvrais. Le grincement puis le visage d'un homme aux traits qui accusaient une vie mouvementée apparut, loin d'être le plus accueillant mais après tout, en avait on besoin dans un endroit pareil? Vraisemblablement, non.

    -Bonsoir....je vous suis.

    Dis-je sans rien dire de plus, trouvant inutile d'en ajouter. Ce n'était pas comme si je n'étais pas déjà préoccupée par la personne que je devais rencontrer. Un ami de Cyradil qui plus est,qu'elle avait contacté via une missive pour le prévenir ma venue. Ce n'était pas comme si tout le monde pouvait aller à la rencontre du Coeur de son plein gré et cela se comprenait. Je lui en étais reconnaissante d'avoir fait cette démarche sans savoir toutefois ce qu'elle avait écrit dans cette lettre, lui faisant totalement confiance,contrairement à celui à qui elle était adressé.

    Je me laissais guider dans cette demeure qui était totalement contraire à la mienne,me retrouvant dans cet univers sinistre, qui ne reflétait en rien la vie. C'était comme si on y faisait un deuil constant, rendant l'endroit que je ne regardais pas vraiment moins accueillant.L'obscurité grandissante me rappela des souvenirs que j'aurais préféré oublier,telle une houle qui secouait mon inconscient,repensant à ce navire, à cette cale qui m'avait retenue prisonnière deux ans durant.

    Plus nous nous enfoncions dans le dédale du buveur de sang,plus le mien affluer rapidement dans mon corps, me concentrant pour tenter de diminuer mon rythme cardiaque sans succès. Je me répétais en boucle que ce n'était qu'un entretien avec un vampire, qui n'accèderait pas forcément à ma requête mais qu'au moins, je serais allé jusqu'au bout. Qu'ils n'étaient pas tous mauvais, comme les liches et les autres races peuplant le sekai, j'en avais eu le parfait exemple il y a pas si longtemps que ça. Pour ce futur que je ne construirais plus seule, il me fallait franchir cet obstacle.

    L'homme au visage marqué m'emmena enfin vers une grande pièce, mes jambes s'immobilisant quand j'aperçus cette silhouette redoutée assise sur un trône venu d'un autre temps, tout comme l'était son apparence fidèle à son espèce. Un flash qui éclaira sa peau d'albâtre renforça cette impression,celle qu'il était en haut de la chaine alimentaire, de la sphère, sa position appuyant cette vérité incontestée. Mon sang se figea en voyant ce liquide écarlate voler autour de lui, sans qu'il me soit possible de déterminer son origine ni de parvenir à voir  ce vampire à la longue chevelure de jais autrement que comme une créature de la nuit à la fois élégante et effrayante.

    Ne portant nullement des habits qui pourraient jouer en sa faveur, il avait l'air de vouloir en cette soirée particulière, se montrer sous vrai jour si je pouvais me permettre une telle remarque. Je ne saurais dire ce que faisait celui qui m'avait guidé à lui, mes yeux fixant intensément celui qui pourrait devenir mon libérateur ou tout le contraire.Je m'avançais d'un pas,puis un autre,jusqu'à arriver au centre de la pièce prudemment, refusant de me comporter comme une proie prise au piège de ses tourments.

    -Bonsoir Monsieur Sanariel. Commençais-je en gardant un calme apparent,continuant:-Je vous remercie de m'accueillir en votre demeure et de m'accorder cette entrevue. J'ai conscience que nous nous connaissons pas et que ma venue puisse vous paraitre de ce fait incongru, alors...si vous me le permettez, j'aimerais vous exposer les raisons qui m'ont poussé à vouloir vous rencontrer. Sachez avant tout chose que ce n'est pas pour vos qualités de Coeur mais bien pour votre personne, votre nature que...

    Je marquais une pause,incapable d'entamer cette seconde partie  plus délicate tout de suite. Je n'aimais guère exposer mes faiblesses,devant un homme de surcroit. J'étais pourtant venue ici pour en parler, les dépasser mais mes lèvres refusaient de remuer et ces images, d'arrêter de percuter ma conscience qui me hurlait de fuir. Je me murais dans le silence,inclinant légèrement mon visage vers le bas. Au prix d'un grand effort, je le relevais,ancrant mes dioptases farouches qui trahissaient une certaine détresse dans les orbes  de mon interlocuteur,démarrant un féroce combat contre moi-même en lançant, déterminée :

    -J'aimerais faire plus ample connaissance avec vous et pouvoir à terme, vous toucher......Me rendant compte de ce que je venais de dire avec maladresse et ce que cela pouvait connoter, je posais mes doigts sur ma bouche, interdite. Je reprenais le feu aux joues en agitant vivement  mes mains de gauches à droite, confuse:-Enfin pas pour le plaisir....pas...pas du tout !...je suis FMR et je dois soigner des patients et je....excusez moi....

    Au lieu de lui expliquer que j'avais peur des vampires,j'avais fait tout le contraire.Tout cela à cause de ce tourbillon d'émotion contradictoire qui m'assaillait en ce moment même, montrant une nouvelle fois que sortit de mon rôle de Shekhikh, je n'étais pas forcément à l'aise avec les interactions sociales. Je posais ma dextre sur mes yeux,voulant plus que tout partir d'ici, me rappelant soudain que j'avais quitté des yeux le vampire.


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    Corvus Sanariel
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  • Dim 2 Juin - 12:09
    Les filaments magiques, prenant la magnifique couleur du sang d’un vampire, virevoltait tout autour de Corvus, dans une danse frénétique. Des mouvements précis entouraient le Cœur de l’empire, qui restait assis sur son trône délabré. Le coude appuyé sur l’accoudoirs, la main levée vers le ciel, les doigts étaient en mouvement, manipulant avec précision la magie sanguinaire, comme s’il était un peintre perfectionnant son œuvre. Il était peu commun de voir un tel être, surnaturel, dont la race était extrêmement rare sur le Sekai, tout comme il était inhabituel d’observer une personne jouer avec l’essence de l’humanité, comme s’il ne lui accordait que très peu d’importance.
    Seul cette onde surnaturelle, provoquée par les mouvements du sang dans l’atmosphère, accompagnait les grondements du tonnerre, qui firent trembler les parois délabrées du Manoir Sanariel. À tout instant, la bâtisse menaçait de s’effondrer sur elle-même. À tout instant, le Cœur pouvait ressortir de son habitation avec de graves séquelles, si ce n’était la mort. Mais, quelle importance, lorsque l’on avait tout perdu ? La mort, pour un être immortel, n’était-elle pas la délivrance ?

    Lorsqu’enfin, son invitée fit son apparition, les prunelles écarlates du Cœur de l’Empire se figèrent sur elle, comme pour la jauger, comme pour la mettre dans une situation inconfortable. Les mouvements de ses doigts ne cessèrent pas immédiatement, non, au contraire, ils ralentissaient, pour permettre à la nouvelle venue de distinguer les filaments rougeâtres qui la séparait de l’imposante silhouette sombre.
    Elle ne pouvait le voir que lorsque la foudre serpentait le ciel noir pour éclairer le domaine Sanariel en contre-bas, mais Corvus portait une mine de marbre, emplie de haine et de rancœur. Une cicatrice laissée par la Danse-Mort, dans son esprit. Il ne pouvait plus avoir de relation sociale normale, tant que cette femme demeurait impunie. Son désir de vengeance était ardent, il le hantait, du matin au soir. Elle devait payer pour ce qu’elle avait osé lui faire.

    Soudain, les filaments de sang furent rappelés par leur créateur, pénétrant son être par les pigments de sa peau, encore noirci par les lueurs meurtrières de l’Astre Assassin. Doucement, sa peau reprit de sa pâleur surnaturelle, tandis que ses prunelles se mirent en surbrillance, telles deux lueurs écarlates, menaçantes dans la pénombre. L’instinct d’un chasseur s’éveillait, il observait attentivement son interlocutrice, qui s’avançait, d’un pas léger, en sa direction, bravant les ténèbres de l’inconnu.
    Le vampire lui, resta stoïque face à la situation. Il ne fit rien, pas le moindre mouvement, si ce n’était laisser son bras, puis sa main, épouser parfaitement l’accoudoirs de son majestueux trône macabre. Tout cela, dans le seul but de faire monter la pression dans l’atmosphère, de mettre mal à l’aide la Valkyrie, de l’apeurer. Il ne savait point pourquoi elle venait, mais, si Cyradil elle-même l’avait envoyée ici, c’était pour une bonne raison.

    Enfin, les paroles de la Valkyrie se mirent à résonner dans l’immensité de la salle délabrée, parfois coupées par les hurlements surnaturels du tonnerre. Chacune des venues dans son domaine lui paraissait incongrues, tant il se prenait pour une personne importante, irremplaçable. Il n’était pas seulement le Cœur de l’Empire, il était aussi un être froid, perfide, dénué de bonnes intentions, prêt à tout pour parvenir à ses fins. L’odeur de son sang, elle était exquise. Oui, Corvus avait envie de la mordre, de drainer l’intégralité de son essence, tant sa race était rare au sein, du Sekai mais, il n’en fit rien, pas pour l’instant.
    Il parvenait à ressentir la peur prendre le dessus chez son interlocutrice. Chaque mot qu’elle prononçait semblait accélérer les battements de son cœur, comme si elle semblait redouter quelque chose. Mais quoi ? Il était impossible pour lui de le savoir, instantanément, pas sans discuter davantage avec elle. Mais, pourquoi marquait-elle une pause dans son avancée ? Qu’importe. Corvus ne prononça pas le moindre mot, préférant la laisser continuer.

    Gardant ses prunelles écarlates rivées sur Qwellaana, le Cœur se montrait patient. Cependant, il se permit d’arquer un sourcil, lorsque la Valkyrie disait vouloir le toucher. C’était une manière… étrange d’aborder un homme, surtout dans de telles conditions. Laissant son interlocutrice terminer son discours aussi étrange qu’incompréhensible, tant elle semblait avoir peur, le vampire se leva, sur toute sa hauteur, dévoilant une imposante silhouette. Au même moment, un éclair fendit le ciel, permettant à un flash lumineux d’éclairer la pièce, par l’arrière de l’ombre. Ainsi, la Valkyrie pouvait détailler les traits de son interlocuteur, qui n’émit aucune émotion.
    Il fit quelques pas en direction de Qwellaana Airdeoza, puis, de nouveau, il leva la main. De son être s’échappa des filaments sanguinaires, flottant tout autour de lui, avant d’être projeté au fond de la pièce, derrière son interlocutrice.

    Arrivant à quelques mètres seulement de la Valkyrie, les prunelles écarlates du vampire se mirent à jauger la femme, à détailler l’intégralité des traits de son visage, ses dioptases, couleur si particulière. Plus il était proche, plus il parvenait à ressentir et à sentir l’odeur de l’essence de Qwellaana. Plus il était proche, plus il avait besoin de prendre sur lui et, de se contrôler, pour finalement, ne pas sauter au cou de son interlocutrice.
    « Pensez-vous que je suis malade ? » Répondit le vampire, laissant sa voix terrifiante s’emparer de l’esprit de son interlocutrice, résonnant dans l’immensité de la pièce délabrée.

    Le vampire tendit son bras juste à côté de visage de son interlocutrice, sa main dépassant l’arrière de sa tête. Il se concentra quelques instants, avant de rappeler les filaments sanguinaires qu’il venait de propulser. Chacun d’entre eux, comme des pics mortels, pénétrèrent le corps du Cœur. Une petite lueur permit à Qwellaana de distinguer le visage de son interlocuteur, dont une partie avait récemment été brûlée. Il pouvait la soigner, oui, mais il n’en avait pas l’envie, pas pour le moment. De nouveau, ses prunelles se mirent en surbrillance, tandis que son regard était ancré dans les dioptases de la Valkyrie.
    « Pensez-vous que je sois une erreur, Dame Airdeoza ? Pensez-vous avoir besoin de me rectifié par la médecine Reikoise ? » Cracha-t-il, pensant instantanément que son interlocutrice était présente pour guérir la plaie qu’il arborait sur son visage, auparavant aussi lisse que le marbre.

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  • Mar 4 Juin - 21:46
    Lorsque j'enlevais ma main de mes yeux, le vampire s'était redressé, ne pouvant signifier qu'une seule chose. Il allait se rapprocher, projeter son ombre imposante, oppressante sur la silhouette de la petite valkyrie que j'étais. Je ne bougeais cependant pas, mon corps se crispant en voulant l'empêcher de prendre le chemin de la sortie, tandis qu'une envolée d'oiseaux effrayés m'envahissait. Je n'avais vu jusque-là qu'une infime partie de son apparence qui me fut révélé à mesure qu'il avançait, que les éclairs me permettaient d'en voir les traits.

    Quand il leva la main, je me demandais ce qu'il comptait faire, redoutant qu'il ne m'attaque en voyant ce qu'il avait fait disparaitre plus tôt de nouveau voler autour de lui. J'en déduisis que cela venait de sa magie, sa couleur ne m'inspirant pas confiance. J'aurais voulu ériger une barrière mais avec la luminosité, il pourrait prendre cela pour une attaque, alors que je désirais juste me protéger. Je n'en fis rien, refusant prendre ce risque en acceptant celui d'être à sa merci.

    C'était un ami de Cyradil et de ce fait, je voulais lui accorder une certaine confiance bien qu'elle m'ait prévenue de m'en méfier. Je le laissais pourtant sans bouger, envoyer ces filaments au fond de la pièce, sans détacher mon regard de ce qui me faisait plus peur que tout le reste, pensant me faire toucher mais il n'en était rien. Chaque pas qui le rapprochait de moi me fit rater un battement, mes cicatrices me brulant en se remémorant la sensation de ces crocs qui s'enfonçaient dans ma chair afin d'y boire ce sang qui avait été jugé, dans tous les sens du terme, divin.

    Certainement que mon géniteur, un ange, n'était pas pour rien,bonifiant ce qui circulait activement dans mes veines. Il me détailla,me sentant mise à nu par ces orbes écarlates qui ne cachaient en rien leur inspection, ne sachant définir si j'avais fait de même pour le découvrir ou  pour ne pas qu'il échappe à mes dioptases qui trahissaient ce que je tentais de contenir du mieux que je pouvais. Je restais là, statique,fronçant les sourcils par ce qu'il dit en premier, parvenant à dire sans aucune assurance :

    -Non..non pas du tout..ce n'est pas ...

    Mais sa voix menaçante qui continuait de retentir dans mes pensées m'empêcha de terminer ma phrase, la résonance de la pièce m'intimant presque de me taire.Si cela n'aurait pas été suffisant, la proximité de son bras qui se positionna à côté de mon visage l'aurait été, écarquillant les yeux en pensant qu'il allait m'agripper pour s'abreuver. Mais il n'en fit rien, devinant qu'il manipulait sa magie, incapable de tourner ma tête en ce moment même.

    Ce n'est que lorsqu'elle pénétra son corps que j'eus ma confirmation, ne jetant qu'un rapide coup d'oeil à leur encontre, focalisée sur les prunelles de cet hôte qui se montrait véhément, me demandant si j'avais pour but de corriger ce que la lumière d'un éclair me permit de voir sur son visage.Bien trop près de ma peau qui frémissait par ce danger qu'il représentait,je rassemblais mon courage, ne pouvant laisser ce malentendu et ma vulnérabilité prendre le pas plus longtemps,ma combativité refaisant surface, déterminée:

    -Je peux vous assurer une chose Monsieur Sanariel.La seule personne que je veux réctifier comme vous dites, c'est moi.

    Je levais alors lentement mon bras qui tremblait comme tout le reste de mon être. De froid à cause de mes habits mouillés, de cette lutte qui se déroulait de façon invisible  pour faire face à ce que je voulais me débarrasser. La peur s'était propagée sur mon épiderme par des frissons qui ne prenaient jamais fin, quand bien même mon bras s'immobilisa pour se retrouver dans la même posture que celui du vampire, lui dévoilant les cicatrices en croissant de lune qui s'y trouver faites par ses semblables.

    -C'est pour cela que je suis venue à votre rencontre, pour me débarrasser de cette peur que j'ai envers les vampires. Je compte bien y arriver, que vous dirigez toute votre colère contre moi ou non.Je regardais sa marque de brulure puis revins sur ses orbes: -Je vous prie de me croire, que je n'avais nulle intention de vous guérir,à moins que vous me le demandiez.Il n'y a que vous et vous seul qui avait ce choix.

    En remarquant que mon bras était si proche de sa mâchoire,maintenant que je le regardais, je ne parvins plus à affronter son regard, me sentant menacée par ce qui coulait dans mes veines et qui affluait d'autant plus rapidement par cette réflexion, cette tentation qu'il devait avoir. Je ne pus me résoudre à l'enlever,craignant que cela ne le fasse réagir, à la manière des prédateurs qui voyaient leur proie se dérober ou ne serais-ce,bouger. J'aurais voulu qu'il se recule,mais cela pourrait lui donner envie de faire le contraire alors j'ajoutais sur la défensive:

    -La seule erreur que je vois ici monsieur Sanariel,c'est qu'au lieu de me proposer un linge pour me sécher, vous me sautez presque à la gorge.

    Il y avait une certaine forme d'audace ou de toupet selon comment on le prenait mais je n'allais pas subir sans rien dire,déjà bien humiliée de trembler ainsi, devant un homme qui plus est. Mes ailes s'étaient rétractées plus que jamais auparavant, mes plumes frottant les unes contre les autres de façon presque imperceptible,ne sachant comment il allait prendre ma remarque qui ne se voulait être offensante en réalité. Je m'étais préparée à subir la pression de sa nature, de son statut mais pas de sa colère que je ne comprenais absolument pas.

    -J'aimerais que l'on reparte de zéro vous et moi...que l'on discute et que...Je soupirais, détournant mon regard vers un point invisible, me demandant si Corvus serait enclin à m'aider car vraisemblablement, il avait ses propres soucis à gérer:-Enfin,si vous le souhaitez bien sûr.


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  • Sam 8 Juin - 11:48
    Les yeux sanguinaires du vampire se détachèrent alors des impressionnantes dioptases de son interlocutrice, lorsque cette dernière affirma clairement les raisons de sa présence dans ce manoir si peu accueillant. Son regard balaya de nouveau la pièce, observant un instant ce qu’il était devenu, cette rencontre avec la Danse-Mort l’ayant profondément bouleversé, aussi bien mentalement que physiquement. Cette impuissance qu’il ressentît ce fameux jour, elle le hantait. Les hurlements de sa femme et de sa fille, les suppliant de ne pas les tuer, résonnaient dans son esprit, frappaient violemment les parois de sa boîte crânienne, comme pour le châtier.
    Corvus Sanariel avait vécu bon nombre d’épreuves dans sa vie, toutes aussi rudes et les unes que les autres. Mais, celle-ci était de loin la pire, le pire souvenir que possédait le Cœur du Reike. Le lavage de cerveau était une option viable pour balayer ses souvenirs, mais il ne le voulait pas. C’était sa manière à lui de se punir pour ses odieux crimes. Mais, dans toutes ces belles paroles, une question restait encore en suspens. Pourquoi la Valkyrie ressentait-elle le besoin d’être… rectifier ? Rien qui ne pût intéresser le vampire qui, de toute évidence, se concentrait davantage sur sa propre personne.

    Le regard du vampire glissa ensuite doucement en direction du bras que Qwellaana relevait, sa délicate peau laissée à nu. Il ne lui faudrait que quelques secondes, même pas, pour planter ses crocs acérés dans le derme de porcelaine et s’abreuver de ce sang Divin. En voyant une si délicate peau, marquée certes, de nombreuses cicatrices, le vampire salivait littéralement. Le goût ferreux du sang commença alors doucement à envahir son palais, puis l’odeur remplissait ses narines. Il en avait envie, réellement. Il ne lui faudrait qu’une seconde pour porter sa bouche au bras de la belle. Il ne lui faudrait qu’une seconde pour laisser le sang divin de celle-ci couler le long de ses canines. Il ne lui faudrait qu’une seconde pour s’abreuver de ce liquide si précieux, si rare. Ce n’était pas tous les jours que l’on croisait une Valkyrie et, même, ce n’était pas tous les jours qu’une telle proie se présentait sciemment à nos portes.

    Délicatement, les prunelles si particulières qui composaient le regard meurtrier du vampire revinrent dans les dioptases de la Valkyrie. Il détaillait la moindre mimique physionomique qu’elle avait, lorsqu’elle parlait. Il remarqua aussi les tremblements de tout son être, puis compris qu’elle avait peur. Allait-il en jouer ? Bien sûr. Mais, pas pour le moment. Malgré l’esprit malade qui hantait le Cœur du Reike, ce dernier avait soif de connaissance. Il aimait se renseigner un minimum sur ses interlocuteurs, même dans de telles situations.
    Il ne répondit point, en tout cas, il ne répondit pas par la parole. Il leva légèrement son bras, pour le positionner devant son torse puis, de son autre main, il s’empara d’une dague qui était dissimulée sous sa cape. Portant la lame sur son bras, le vampire commença à doucement s’ouvrir, laissant l’acier froid de son arme séparer sa peau en deux, dessinant un doux sillon écarlate. Puis, à l’aide de son pouvoir de guérison, il se soigna instantanément, ne laissant qu’une tâche de liquide carmin sur son bras. Qwellaana comprendrait bien ce qu’elle voudrait.

    Toujours sans un mot, le Cœur du Reike leva le bras qui, plus tôt, fut ouvert. En un geste simple, il claqua des doigts, toujours en maintenant son regard écarlate dans celui de son interlocutrice. Un son clair résonna dans l’immensité de cette pièce détruite, dérobée à la désolation, dont la nature semblait reprendre ses droits. Un faible écho retentit, le claquement se réverbérant sur les parois déchirées de l’aile du Sinistre Manoir. Il n’esquissa pas le moindre sourire, rien, puis il rebaissa son bras, laissant son interlocutrice continuer de palabrer. En tout cas, il admira l’audace dont faisait preuve la Valkyrie. Était-ce le stresse qui la rendait ainsi ? La peur ? Allez savoir.
    Corvus inspecta ensuite quelques secondes son interlocutrice, toujours sans répondre. Il la dévisageait, profitait clairement de la situation. Il observait, épiait, ce regard de dioptase qui semblait être fuyant. Il savourait l’instant présent, laissant mijoter la Valkyrie quelques instants. Ce n’était qu’après quelques secondes que Lysandre pointa enfin le bout de son nez, apportant à Qwellaana de quoi se sécher. Enfin, si on pouvait appeler cela comme ça. Un torchon, propre certes, mais ça restait un torchon.

    Le vampire fit un signe de la tête à son second, puis se mit en marche juste derrière lui, toujours sans rien dire. Pas un mot n’émana d’entre ses lèvres, laissant Qwellaana sur place, avec un torchon en guise de linge pour se sécher. Enfin, il n’était pas cruel à ce point-là. Après quelques pas, il se retourna en direction de Qwellaana, son visage brièvement éclairé par la foudre serpentant dans le ciel nocturne d’Ikusa. Comme toujours, ses prunelles écarlates semblaient dévisager son invitée, mais, il semblait l’inviter à la suivre. Il arrivait à transmettre cette demande par le biais d’un simple regard.
    La Valkyrie s’exécuta et suivit le mercenaire et le Cœur dans l’immensité du manoir de ce dernier. La luminosité étant faible, elle avait intérêt à suivre attentivement du regard les mouvements du vampire, tant il était probable de tomber sur un obstacle dérangeant.

    Après quelques instants, les protagonistes entrèrent dans le bureau du Cœur, là où ce dernier avait reçu Cyradil, quelques mois plus tôt. Le piano était toujours en place, prêt à accueillir des musiciens de talent. Le portrait familial de Corvus semblait avoir été déchiré, rayant le vampire de celui-ci. La bibliothèque semblait être presque vide, la plupart des ouvrages y reposant se trouvant désormais sur le sol, maculés de sang pour la plupart. Enfin, dans le petit salon agencé proche de la cheminée, un feu de faible intensité vivait, ses flammes dansant au rythme des souffles du vent, qui menaçait de l’éteindre à chaque instant. En outre, cette pièce était déjà légèrement plus accueillante que la dernière, mais elle semblait avoir été saccagée par le vampire lui-même.
    Le Cœur prit place sur un noble fauteuil dont l’assise était faite de velours, tournant le dos à la cheminée. Il laissa son dos épouser les formes de celui-ci, puis regarda en direction de son portrait familial. Seule une partie de son visage était éclairée, celle ou gisait cette impressionnante brûlure qu’il ne soignât pas. La luminosité était faible, bien trop faible, mais au moins, Qwellaana pouvait se sécher.

    Il attendit quelques instants que son interlocutrice prît ses marques et prît place sur l’un des fauteuils faisant face à la cheminée. Par choix, il ne laissa qu’une seule partie de son visage visible, puis, il fuyait du regard son interlocutrice. Ses prunelles écarlates étaient dirigées vers la baie-vitrée, dont les carreaux étaient violemment agressés par la pluie battante, qui venait tambouriner contre le verre.
    « Racontez-moi votre histoire, Qwellaana. Dites-moi d’où vous vient cette peur des vampires et surtout, comment est-ce que ces marques sont-elles arrivées sur votre peau semblant pourtant si… si délicates. » Déclara le Cœur, ne laissant pas la moindre expression transiter avec ses paroles. Il appuya son coude sur l’accoudoir, puis reposa sa tête sur sa main, laissant sa chevelure de jais glisser, cacher son visage.

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  • Mar 11 Juin - 9:00
    Si aucun mot ne sortit entre les dents acérées du vampire,son regard lui le fit à sa place. Il ne cacha pas la tentation qui grandissait en lui, une bestialité apparente que je préférais m'abstenir de regarder pour ne pas perdre pied. En captant du mouvement, mes dioptases revinrent vers le vampire qui attrapa une dague, sans que je ne tente de me reculer. N'ayant aucune idée de ce qu'il allait faire, dans le doute, mon corps se crispa,prêt à réagir. Ce fut la surprise qui prit le relais quand il s'ouvrit le bras.

    Sans n'émettre la moindre émotion, il enfonça la lame dans sa peau qui sanguinola pour juste après se refermer seule. Je compris à ce moment-là qu'il détenait un pouvoir de régénération et qu'il n'avait nul besoin de moi pour effacer cette brulure qui habillait son visage aussi pâle que la lune masquée par ces nuages noirs. Était-ce à cause de ce qu'elle représentait qu'il n'y parvenait pas ? Une réflexion que je ne pus pousser plus loin,sursautant légèrement quand il fit claquer ses doigts,leurs échos semblant ne jamais vouloir disparaitre.

    Il m'avait alors toisé sans aucun scrupule quand j'eus fini de parler,me détaillant en toute impunité comme ces autres vampires qui m'avaient laissé ces marques. J'avais ancré mes dioptases vers lui, non pas par défi mais ne parce que je ne voulais pas être de ces proies qui ne faisaient que fuir. Un silence insoutenable plana,brisé par l'orage qui faisait rage à l'extérieur de ces murs et à l'intérieur de mon esprit qui combattait farouchement contre instinct qui me disait de partir.

    Ce fut l'arrivée du même homme qui m'avait accueilli qui mit fin à cette contemplation, cette tension en m'apportant un simple torchon que ne serais jamais suffisant pour me sécher complétement. Je me contentais de le prendre sans rien dire, regardant le Coeur s'éloigner puis partir. Je crus en cet instant qu'il avait pris congé, nullement intéressé de continuer cette entrevue qui ne lui apporté rien si ce n'est le désagrément de résister à ce que sa nature lui dictait de faire.

    Il s'arrêta finalement en se tournant, m'intimant de le suivre sans qu'il n'eut besoin de le dire. Après un bref moment d'hésitation, pas vraiment soulagée et peu confiante, je m'exécutais, me demandant si je ne commettais pas une erreur de m'enfoncer un peu plus profondément dans ce domaine qui ne respirait que la désolation. D'un pas rapide,je le rejoignis,le perdant de vu l'espace de quelques secondes avant de le retrouver in extrémis dans mon champ de vision limité par cette l'obscurité que je n'osais éclairer de ma lumière.

    Je m'immobilisais après avoir fait quelques pas dans cette nouvelle pièce qui s'apparentait à un bureau, le chaos régnant peu importe ou mon regard se posait.En apercevant ces traces rougeâtres sur la couverture de ces livres qui gisaient au sol, je me demandais si je n'allais pas finir comme eux finalement. Pourquoi avait-il eu envie de m'emmener ici, dans cet endroit où le décor laissait entrevoir le désordre qui semblait le tourmenter? En voyant ce tableau déchiré,l'idée qu'il le soit tout court me traversa l'esprit.

    Celui-là même qu'il observa après s'être installé dans un fauteuil,prenant à mon tour place sur un qui me permettrait de me détourner de ce sang qui je supposais, n'était pas le sien. Je ne préférais imaginer ce qui s'était passé ici, ni croire que Cyradil m'avait donné son nom en ayant déjà vu son ami et ces lieux ainsi. Non,quelque chose s'était passé et il ne me laissa pas le temps d'y réfléchir, me devançant en me demandant les raisons de ma peur, de ces traces sur mon épiderme que j'aurais préféré qu'il ne décrive pas.

    Sa question était tout à fait légitime,m'étant attendue à cette dernière sans pour autant éprouvée une quelconque facilité à entamer ce sujet que je n'avais abordé qu'avec Cyradil, dès la toute première fois ou j'avais atterri chez elle. À force d'avoir tiré sur la corde,pour pouvoir m'empêcher de repenser à ce qu'il s'était passé pendant ces deux années avec les vampires, j'avais fini par craquer devant la liche en qui j'ai développé une grande confiance et bien plus.

    Mais celui à la chevelure de jais ne m'en inspirait aucunement, encore moins avec ce comportement qu'il avait eu avec moi. Cependant, avais-je vraiment le choix ? Si je désirais aller jusqu'au bout, pas vraiment. Mais je pouvais omettre certaines parties qui n'étaient pas utiles pour cette guérison qui avait mal commencé.Rien que d'avoir réussi à me tenir dans la même pièce qu'un vampire était une première victoire, ne pensant pas il y a un lever de soleil encore, pouvoir supporter l'un d'eux aussi près de moi.

    Me voilà pourtant dans ce bureau,essuyant ces gouttelettes sur ma peau, en compagnie d'un être craignant l'astre du jour. Ce morceau de tissu était bien trop petit pour me sécher et ces flammes, bien trop faible pour me réchauffer complément et parvenire à éloigner ce sentiment d'insécurité. Non, je n'étais pas assurée de sortir d'ici indemne, me tenant en équilibre sur une corde si fine et fragile qu'il était possible d'y voir à travers ce qui m'attendait si je commettais le moindre faux pas.

    La pluie battante qui était la seule à couler le long de ces vitres me rappelait chaque seconde ce qu'il pourrait m'arriver à tout instant si je ne faisais pas attention. Je voulais éviter à tout prix de provoquer un débordement dont je n'osais imaginer les conséquences.Je pris longue inspiration en me rappelant ceci, profitant que Corvus regardait l'extérieur pour sécher mon cou en décalant mon col, reposant ensuite le torchon bien à plat sur mes jambes. Je débutais après ce long silence mon récit, qui raviva des souvenirs douloureux, fixant Corvus puis les flammes:

    -Il y a environ douze ans, des vampires m'ont trouvés.Plutôt que de me tuer, ils ont préféré me tenir captive,dans la cale de leur bateau,afin que je fasse partie de leur trafic de sang et pour...pour...Je marquais une pause, fermant les yeux un instant avant de reprendre en me resaisissant :-Me faire participer à leurs jeux sordides qu'ils organisaient. Ils consistaient pour la plupart, à amener un bétail afin qu'ils puissent les comparer aux autres et évaluer qui avait le sang le plus savoureux. Je vous laisse deviner pourquoi je suis encore en vie.

    Et comment se déroulaient certaines de ces nuits, me retrouvant parfois allongée presque nue sur une table,les yeux bandés et attachée pour que je ne puisse plus bouger. Les assoiffés eux s'installaient autour de moi pour prendre part  au festin, discutant comme si je n'existais pas, s'abreuvant pour gouter mon sang et le comparer à tous ceux qui finissaient généralement par ne plus en avoir car trop décevant. Je repris le fil de la conversation,mes cicatrices devenant brûlantes:

    -Je n'étais pas la seule dans ce navire comme vous vous en doutez et je n'avais pas assez de mana et de force pour guérir tout le monde.

    D'où cette multitude de cicatrices qui me recouvrent,car j'avais préféré m'occuper des plaies des autres plutôt que les miennes.Je ne m'étais pas étalée davantage pour qu'il ne puisse pas avoir d'autres prises sur moi, préférant omettre le fait que ses semblables n'avait pas seulement mordu ma peau, sans jamais dépasser certaines limites non plus. Je gardais en tête les conseils de ma bien-aimée,qui avait été mon levier pour prendre cette résolution,celle de vouloir que nos lendemains ensemble ne soient pas gâché par ce traumatisme et qu'elle puisse compter sur moi en toute circonstance.

    -Maintenant que vous savez,seriez-vous prêt à m'aider Monsieur Sanariel ? Et à...J'eus l'impression que tant que je ne pointais pas ce qui avait l'air d'accaparer les pensées de Corvus, il ne serait pas disposé à m'entendre vraiment. Je tentais alors, prête prendre le risque qu'il réagisse brutalement :-à me dire ce qu'il s'est passé ?

    Je restais vague mais je parlais bien entendu de la brûlure sur son visage qu'il cachait par sa chevelure d'une couleur opposée à la mienne. En restant flou dans mes propos, je lui laissais le choix d'interpréter comme cela  l'arrangerait et de ne pas paraitre trop indiscrète. Enfin, j'osais le croire, le fixant en sentant que j'avais de moins en moins froid, mes tremblements s'atténuant doucement.


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  • Jeu 13 Juin - 16:58
    Le regard pénétrant, plongé vers l’horizon sans fin qui détaillait une pluie infinie, battante, s’écrasant contre les vitres de la grande baie-vitrée de son bureau, Corvus écouta chacune des paroles de son interlocutrice avec la plus grande des attentions dont il était capable de faire preuve. Tout au long de la prise de parole de la Valkyrie, le vampire se questionnait. Il se demandait où pouvaient bien se cacher ces vampires, dont son interlocutrice parlait. C’était une race extrêmement rare et, pour dire, il n’en avait rencontré que très peu, en près de deux mille cinq cents ans d’existence. Alors, il était tout naturel qu’il voulût savoir où ils se cachaient et, surtout, comment les trouver. Étaient-ils au milieu de l’Océan, durant l’histoire de la Valkyrie ? Ou, simplement, leur Navire était-il amarré dans un port ? Républicain, peut-être.
    Il y a peu, Corvus commençait à comprendre certains des agissements de son père adoptif, notamment ceux de transformer ses enfants en vampires, pour les déguster. Une race rare, comme celle-ci ou même, celle de son interlocutrice, possédait un sang tout aussi rare et précieux. Peut-être les vampires avaient-ils bon goût ? En tout cas, nul doute que le Cœur investiguerait davantage sur ce groupuscule de psychopathe assoiffé de sang. Pas sous le joug de l’empire, bien entendu.

    Sentant un certain besoin de réfléchir, après l’histoire de son interlocutrice, le vampire se releva, tout en jetant un dernier coup d’œil à la Valkyrie qui était assise un peu plus loin. D’un pas léger et énigmatique, il s’avança, sans faire le moindre bruit. Il était tel un spectre, flottant dans cette pièce qui se voulait être son bureau, autrefois, avant qu’il ne saccageât tout sur un simple coup de tête, ou pas. Arrivant finalement devant la grande baie-vitrée, le vampire, dont les prunelles étaient aussi profondes que le sang qui coulait dans ses veines, se reflétait à la perfection sur le verre. L’orage semblait se calmer, tandis qu’un éclair vint traverser le ciel une dernière fois, serpente dans cette masse de nuages en un millier de branches éclatantes de chaleur, pour finir sur un grondement désastreux, faisant trembler le sol du Joyau du Désert.
    D’un geste fin, il leva délicatement la main, dirigeant cette paume aussi pâle que la Lune, vers son propre visage. Il mit ses doigts en mouvement, dans une rapide danse frénétique, pour y faire apparaître quelques filaments écarlates, qui virevoltaient au-dessus de sa main. Une manière de jouer, de passer le temps, pendant que son invitée patiente, alors qu’il pourrait lui apporter une réponse toute trouvée directement.

    Après quelques secondes, le vampire éteignit ces petites lueurs qui dansaient dans ses doigts, puis se redressa, face à la vitre. Elle était le seul obstacle qui lui permettait de se protéger de cette pluie torrentielle et, cela le faisait brièvement sourire. Il aimait faire languir Qwellaana, comme n’importe quelle autre personne venant le voir directement à son manoir, ces derniers temps. Lui, n’avait pas besoin de sommeil et, encore mieux, il avait littéralement l’éternité devant lui, à condition que rien ne vînt détruire le monde et le tuer.
    « Je vais vous aider, Qwellaana, bien entendu. Cependant, j’ai besoin de plus de renseignements sur ce groupuscule, si vous le voulez bien. J’imagine que, si vous êtes là aujourd’hui, c’est bien parce que vous vous êtes enfuie, non ? Alors, dites-moi. » Déclara le Cœur, plus bavard qu’auparavant, trouvant un réel intérêt dans sa discussion avec la Valkyrie. Il se retourna aussitôt, les yeux vibrant de cette lueur oppressante. « Où se trouvent-ils ? » Demanda-t-il, sans le moindre tact.

    Désormais, le visage à la pâleur surnaturelle du vampire, faisait face à son interlocutrice. Malgré la distance, il était faiblement éclairé par les lueurs dansantes du brasier qui sévissait à l’intérieur de la cheminée de pierres. La large cicatrice traversant en grande partie la gauche de son visage était plus visible que jamais et, la Valkyrie pouvait certainement détailler de son origine. Une brûlure magique, n’ayant absolument rien à voir avec la lueur assassine du Soleil. Cependant, le Cœur n’esquissa pas la moindre expression, non, aucun des traits de son visage ne se mouvaient. Il se contenta de simplement fixer son interlocutrice, tout en la dévisageant et en s’avançant discrètement, comme s’il était en train de chasser une proie. Pourtant, ce n’était pas son réel objectif, seulement un instinct primaire qui se déclenchait à cause de la faim ressentie.

    Doucement, alors que son envie de parler lui était passée et, qu’il attendait encore la réponse de son interlocutrice, Corvus retourna prendre place sur son assise précédente. Toujours en flottant dans la salle, sans laisser le moindre bruit lui échapper. Par-là, il montrait ses véritables talents de chasseur et de prédateur, il montrait qu’il était tout aussi imprévisible que coriace. Ce n’était pas une si bonne chose que cela pour son interlocutrice, qui se voyait jauger en permanence. Une fois assis, le Cœur fixa un point, de ses prunelles écarlates, situé derrière son bureau, sur le portrait familial.
    « Les vampires sont des êtres spéciaux et imprévisibles. Je ne saurais vous dire ce qu’il s’est véritablement passé durant votre périple, ni pourquoi ils ont fait cela. Ce que je vois néanmoins, c’est que nous avons tous deux subi le courroux de ces êtres nocturnes. » Conclut Corvus, laissant sa voix, aussi tranchante que terrifiante, flotter dans cette atmosphère bien particulière, qu’il imposait à la Valkyrie.

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  • Dim 16 Juin - 10:49
    Il ne prononça pas le moindre mot quand j'eus fini de lui raconter les plus grosses lignes . Ni quand je lui demandais s'il serait enclin à m'apporter son aide,quel qu'il soit.Non,seul les éléments de la nature qui se déchainer dehors m'empêchaient d'avoir le sentiment que le sablier s'était arrêté, trouvant cette nuit infiniment longue en compagnie de ce que je craignais. Le faisait-il exprès ? Ou la notion du temps échappée à tous ceux qui n'en subissaient aucune conséquence ? Je n'en avais pas la moindre idée et de ce fait, j'étais entièrement dépendante de sa volonté.

    Je n'aimais guère ressentir cela, surtout dans cette posture où je me retrouvais. Ayant dû rapidement compter presque que sur moi-même par le passé, j'avais vite développé une certaine indépendance,me débrouillant pour obtenir ce que je désirais par mes propres moyens, sans lésiner sur les efforts qu'il me fallait employer pour surmonter certains obstacles. Devoir être tributaire du bon vouloir d'une personne sur ce que je ne pouvais résoudre seule était nouveau pour moi. Dérangeant car cela venait à exposer une faiblesse,chose que je ne n'aimais pas montrer,jusqu'à préférer me réfugier dans une solitude qui n'avait jamais rien résolu.

    Une rencontre avait provoqué des changements en moi , prenant le risque d'ouvrir ce coffre même si  je m'étais interdit d'en soulever le couvercle il y a des lunes de cela. J'avais compris qu'en le gardant fermé, il ne contiendrait que de la noirceur de ce que je tentais d'oublier en m'empêchant de profiter pleinement de la vie.Alors qu'en l'ouvrant, on pouvait laisser entrer cette douce lumière qu'était l'amour.Mais permettre à une personne de pouvoir en regarder le fond revenait à lui donner de quoi vous atteindre,ce que j'avais refusé pendant plus de douze années. Maintenant que des sentiments y étaient nés, j'avais trouvé le courage nécessaire pour éloigner ces nuages aussi sombres que ceux qui flottaient au-dessus de nos têtes. Mais que ferait Corvus ?

    Allait-il exploiter cette vulnérabilité qui m'avait couté de lui révéler ? Ou y trouverait-il un quelconque intérêt ? La nuit avancée sans que rien ne le sois d'un certain côté,si ce n'est l'anxiété que je faisais en sorte d'ignorer,suivant le buveur de sang de mon regard voilé par l'incertitude. Il s'était levé, parcourant l'ombre de son bureau sans le moindre bruit qui pourrait lui donner une once de vie en lui. Il était comme un spectre, présent sans vraiment l'être, s'arrêtant vers les vitres qui reflétaient la pâleur de son facies empreint à aucune émotion. Avait-il cessé d'en exprimer à force d'accumuler des années ? Je ne savais quel âge il avait mais pour le peu que je l'avais côtoyé, il n'avait pas l'air de ces créatures de la nuit que j'avais dû rassasier. Non.

    Il avait l'air de venir d'autre autre temps ou seule l'impassabilité lui était permis. Une statue qui avait traversé les âges et vu des choses inimaginables au point que peu de chose devait l'étonner. Pas même qu'une petite valkyrie se présente chez lui pour des raisons aussi futiles, je le supposais. Quand il utilisa sa magie à la couleur inquiétante, je l'observais,intriguée par ce spectacle que je ne comprenais pas, ma curiosité prenant l'ascendant sur mes motivations à me retrouver ici. Cela fut bref car le Coeur l'avait fait disparaitre,sa voix me secouant tout entière.

    Par le fait qu'il veuille bien m'aider,ce que je n'avais plus vraiment espéré à force de rester assise là, voyant cet espoir s'éteindre comme le seraient bientôt ces flammes si elles étaient ignorées. Je ne le fus plus du tout, captant toute l'attention de mon interlocuteur, qui me laissa pleinement contempler cette brulure d'origine magique. Ce que je pus en déduire en observant attentivement la zone où elle s'étendait, son intensité et sa forme qui ne pouvait être l'oeuvre de l'astre mortelle pour des êtres tels que lui.

    J'avais pu affirmer cette hypothèse quand il s'était avancé vers moi silencieusement, sa nature prenant totalement possession de ses mouvements qui l'éloignait à chacun de ses pas,de son humanité. Je gardais fermement le contrôle de mon corps qui se crispa de façon à peine perceptible, ne voulant me rabaisser une nouvelle fois à cette peur qui me faisait réagir de façon humiliante. Une lutte farouche qui se reflétait dans mes dioptases, n'aimant pas que l'on puisse même indirectement insinuer que j'étais une pauvre petite chose prête à se faire dévorer toute cru.Une fierté mal placée comme dirait certain mais qui m'avait empêché de me conforter dans ce rôle qui m'exècre. Celui de la victime.

    Je l'avais bien été assez sur le navire où j'avais été retenu, ne quittant pas des yeux Corvus qui prit de nouveau place dans son fauteuil, fixant une nouvelle fois ce portrait déchiré.En tentant de reprendre mon calme, une certaine agitation persistait. Une d'origine magique qui avait du mal à se dissiper,un flux intimement lié à ma psyché que je comprendrais plus tard, si je ressortais d'ici vivante. En me focalisant sur celui qui ne l'était plus vraiment,je me rappelais que je devais de lui apporter des précisions, lui disant,un peu perturbée:

    -Je ne me suis pas vraiment enfuie en réalité. Ce sont plutôt eux qui ont voulu m'amener avant que le navire ne sombre dans la mer des Anciens. Sauf qu'on m'a lâché à l'eau pour je ne sais quelle raison et... je suis parvenue à regagner la berge.

    Je ne préférais pas lui révéler qu'en tombant à l'eau les mains liées dans le dos et les yeux bandés, j'avais failli me noyer. Ni que c'était Alaric qui était venu à mon secours car j'avais le sentiment que chaque prénom que je lui donnerais pourrait les mettre en danger. Était-ce à cause de ma méfiance envers les vampires ou que j'avais un esprit assez protecteur envers ceux à qui j'avais établi un lien de confiance? Les deux surement.Je continuais, pensive:

    -Je n'ai pas la moindre idée de là où ils se trouvent. Je n'ai jamais songé partir à leur recherche et je crains ne pouvoir vous apporter grand-chose comme information car ils me retenaient dans la cale du bateau. Il m'était donc impossible de les écouter parler et de voir vraiment leur visage, car ils se déplaçaient dans l'obscurité presque totale. Je sais seulement que le navire a été coulé par un de l'Empire et qu'ils n'ont retrouvé personne …

    Pas même des survivants. J'avais préféré faire profil bas,au cas où ceux aux crocs acérés auraient tenté de me retrouver si jamais ils avaient été au courant qu'un de leurs bétails respirait toujours.Au lieu de ça, j'avais débuté une nouvelle vie,sans chercher à poursuivre ceux qui avaient tué nombre de personne, pour avancer en essayant d'occulter ce traumatisme que ma peau me rappelait chaque jour. Cela pouvait paraitre égoïste mais pour aider les autres, il fallait d'abord s'aider soi-même. Je n'avais jamais nourri de vengeance envers ceux qui semblaient étrangement intéresser le Coeur du Reike.

    -Je serais vraiment ravie que l'on puisse les retrouver pour les empêcher de recommencer mais comme vous pourrez le comprendre, cela sera quasiment impossible de remonter jusqu'à eux. Je ne saurais même pas les reconnaitre s'ils se tenaient devant moi...

    Dis-je en inclinant ma tête vers le bas,désolée de cette réponse. Hormis reconnaitre leur voix, j'étais bien incapable de les identifier. Il fallait croire qu'ils avaient pris toutes les précautions nécessaires si jamais l'un de leurs captifs venait à s'échapper. Je relevais mon visage en repassant les propos de Corvus dans mon esprit,me questionnant sur sa soudaine envie d'en apprendre plus sur les individus qui avaient dirigé un petit trafic de sang et pas seulement.

    Il me donna en partie une réponse sans que je ne lui demande, après une brève description de sa propre espèce. Visiblement, lui aussi avait enduré leurs sévices. Pas de manière similaire certainement, me recentrant sur le Coeur qui me paraissait plus humain d'un seul coup,sauf sa voix qui imprégna la pièce de son écho menaçante. Je n'avais aucun doute que derrière son aspect, sa nature dangereuse, se cachait une personne capable d'éprouver des sentiments.

    Je fis abstraction de ce qui m'avait amené ici, me focalisant entièrement sur cet homme qui pensait peut-être que je souhaitais retrouver ceux qui m'avaient fait du mal alors qu'en réalité, je ne cherchais qu'a pouvoir avoir des interactions comme nous le faisions, pour que je cesse de craindre,de trembler par la seule présence d'un vampire.Chaque minute que nous passions ensemble me permettait de surmonter cette peur, tout me donnant envie d'en apprendre plus sur lui que je refusais de définir uniquement par son besoin de boire du sang:

    -Que vous ont-ils fait au juste ? Comment vous êtes vous fait ...Je passais ma main sur mon propre visage, à l'endroit où se situe la brûlure de mon hôte:-Cela ?

    Demandais-je sans passer par quatre chemins. Non pas parce qu'il me le devait après tout ce que je lui avais raconté mais parce que j'étais vraiment intéressée d'en apprendre plus sur lui, me retenant de lui poser bien d'autres questions. Je m'étais légèrement avancée sur mon fauteuil, afin de pouvoir avoir un meilleur angle de vu de sa brulure, endossant mon rôle de Shekhikh sans m'en apercevoir. Bien sûr, la crainte subsistait toujours dans mes entrailles, mais pas assez en cet instant où je scrutais Sir Sanariel, le regardant avec plus de douceur qu'avant.


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  • Dim 16 Juin - 12:53
    Fixant intensément ce tableau qui, à l’origine, était censé le représenter lui, en compagnie de sa bien-aimée, Edelgard, mais aussi, de son enfant, la chair de sa chair, celle pour qui il aurait été prêt à se sacrifier, Aelys. En vie, elles étaient tout pour lui, il aurait fait n’importe quoi pour sa famille. Mais, le destin en avait décidé autrement et, ce qui devait être une courte vie prospère, se transforma en une éternité macabre. C’était à ce moment précis, au moment où son bourreau l’avait forcé à laisser son instinct de vampire prendre le dessus, face à sa famille, qu’il avait touché l’abysse de la désolation. Depuis ce triste jour, sa psyché, son subconscient, ils n’étaient plus les mêmes et, au fil des ans, durant des millénaires de solitude, cela n’eût fait que se détériorer, jusqu’à donner la situation actuelle. Un vampire, qui n’avait visiblement plus rien à perdre, si ce n’était sa place au sein du Conseil de la Main, face à une Valkyrie qui, visiblement, était une phobique de cette race surnaturelle.
    Fatalement, il le savait, le moindre faux-pas lui coûterait la dernière chose qu’il possédait. Bien sûr qu’il avait affreusement envie de sauter à la gorge de Qwellaana, pour s’abreuver de ce précieux sang noble, qui parcourait chacun des vaisseaux sanguins de son corps, même s’il devait la tuer, exsangue. Mais, fixer ce tableau dont la toile était déchirée, lui rappelait à quel point l’incontrôlable envie qui l’habitait, lui avait déjà coûté sa femme et sa fille, Edelgard et Aelys.

    Ainsi, il ne faisait que tendre une oreille attentive. Il ne ferait, durant cette rencontre, que jouer avec la limite de l’impardonnable, sans jamais la franchir. Était-il un psychologue ? Non, nullement, il n’en avait absolument rien à foutre des problèmes de son interlocutrice. Mais, pouvoir au moins débusquer ces vampires lui donnerait une bonne raison de s’attaquer à eux et donc, de s’abreuver de sang rare, pour satisfaire la soif alarmante, déclenchée par la Valkyrie, lorsqu’elle se présentât à lui plus tôt. Cependant, quelque chose ne collait pas dans son discours. Corvus, durant ces longs millénaires de solitude, avait eu le loisir de lire bon nombre d’ouvrages, aussi bien biologiques que scientifiques, provenant directement de la Nation intelligente, la République. Les valkyries étaient des êtres puissants, certes, mais aussi, extrêmement lourds. Rien qu’au gabarit de son interlocutrice et, à la taille de ses ailes, le vampire était en droit de se demander comment elle avait réussi à regagner la berge, sans le moindre problème d’après ses dires. Il attendit qu’elle terminât son discours pour enchaîner.
    « Loin de moi l’idée de vouloir remettre votre parole ou même, la véracité de votre histoire en cause, chère Qwellaana, mais j’ai une question. Comment avez-vous fait pour regagner la berge si, comme vous dites, les vampires vous ont lâché dans l’eau. Que ce soit loin ou non des côtes, vous êtes une valkyrie et, nous savons tous les deux que, vos ailes, une fois trempées, peuvent être un véritable calvaire. Soit, vous êtes extrêmement forte physiquement et dans ces cas-là, je m’en excuse. Soit, la montée d’adrénaline survenue dans votre corps vous a permis de vous en tirer indemne. À moins que vous n’ayez tout simplement reçu de l’aide extérieure, non ? » Demanda le Cœur, curieux. À vrai dire, il avait véritablement besoin qu’elle lui éclaircît cette partie de son histoire.

    Dans son discours, elle affirma qu’elle n’avait pas la moindre idée de la localisation exacte de ses ravisseurs. Ce qui, décevait lourdement le vampire, qui avait véritablement envie de les retrouver. Plus que l’envie, il en avait le besoin. Il avait besoin de goûter à cette délicieuse chair, si rare à ses yeux. La servante qu’il comptait persécuter n’étant plus là, il avait besoin de trouver d’autres vampires. C’était une curiosité mal placée, purement cannibale, qu’il avait besoin de calmer. Finalement, il devint petit à petit comme son père adoptif. Un être cruel, dépourvu de sens de l’honneur, qui donnait de l’espoir par simple plaisir, avant de simplement tout reprendre, puis dévorer ses victimes.
    « Le simple fait que vous me parliez de la mer des Anciens est déjà un bon point, Qwellaana. Je suis certain qu’en cherchant dans les rapports de l’Empire, je suis en mesure de retrouver au moins le nom des bateaux et, éventuellement si l’un de vos ravisseurs eût été retrouvé. Je tiens à les retrouver, si vous me le permettez et, j’aimerais même que vous veniez avec moi. Mais, j’ai besoin de plus de détails, notamment de la date de cette tragédie. Un mois et une année seront largement suffisants. » Expliqua Corvus, toujours en regardant cette toile. Ainsi, il faisait croire qu’il souhaitât tout de même l’aider, ce qui était faux, même si son objectif personnel se mêlait à une potentielle quête de vengeance de la part de son interlocutrice.
    « Sachez une chose, Qwellaana. Rien n’est impossible pour ceux qui s’en donnent les moyens, la force de la volonté, de votre volonté, est bien supérieure à n’importe quel obstacle, croyez-moi. Et puis, vous vous êtes rendue chez le Cœur de l’Empire, non ? Vous vous doutez bien que je suis capable de déployer de grands moyens, même pour les missions les plus absurdes. Je ne me ferme aucune porte. Alors, accepterez-vous que je vous aide à les retrouver, Dame Airdeoza ? » Demanda le Coeur, avec une sincérité inhabituelle.

    Vint ensuite une question tranchante de la part de son interlocutrice, une question qui eut le mérite de crisper Corvus au plus haut point et, de l’amener à la limite de sa propre raison. Ses mains, posées délicatement sur le bout des accoudoirs, commencèrent à se serrer, si fort que le bois composant son assise, en mauvais état, commençait à craqueler sous la pression de sa force qui, pourtant, n’était en rien exceptionnelle. Sa pupille, d’une écarlate presque surnaturelle, se rétracta, disparaissant dans le pourpre de son iris qui, elle-même, était plongée dans le noir sa sclère. Il ne pouvait lui dire la vérité, se souvenir de ce qu’il s’était passé à Kyouji, avec cette liche. Cette humiliation qui le rongeait, en plus des souvenirs qu’elle fît ressurgir. Non, il fallait inventer quelque chose. Sans tourner la tête, il esquissa un léger sourire que Qwellaana, ne pourrait à peine voir.
    « En revenant de Kyouji, il y a quelques semaines, mon convoi fut attaqué dans le désert, par des brigands, des pilleurs, qui savaient par je ne sais quels moyens, qu’il s’agissait du cortège du Cœur. L’un d’eux, un homme me surpassant en taille, maîtrisait la magie du feu. Il tira alors une boule de feu en direction d’une jeune femme qui faisait partie de ma garde. Je me suis interposé et, cela a laissé une marque sur mon visage. Aussi, ils ont réussi à me couper une main, durant le combat, me dérobant ainsi ma chevalière, comportant une pierre de rathonite. Celle-ci même me permettant de résister aux lueurs assassines du Soleil. » Conta Corvus, d’un calme posé. Il était presque impossible de détecter son horrible mensonge qui, contre toute attente, le faisait presque passer pour un héros.
    « Si vous pouviez éviter d’ébruiter cette histoire, je vous en saurai gré, chère Qwellaana. » Demanda-t-il. Une demande non pas anodine, car il montrait par ce biais, qu’il avait une certaine confiance en son interlocutrice, dans le seul but de la rassurer.

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  • Mer 19 Juin - 11:32
    Corvus était perspicace, me prenant de court quand il s'attarda sur ce que j'avais volontairement omis de détailler, détournant les yeux en ne sachant quoi répondre. Comment faire pour éviter de révéler l'identité du FMR qui avait une grande importance à mes yeux ? Pas uniquement parce que je lui étais reconnaissante pour tous ce qu'il avait fait,sentant qu'il y avait autre chose. Un lien que je ne saurais vraiment définir, tant il paraissait improbable venant d'une valkyrie qui avait appris à ne pas accorder la moindre confiance aux hommes.

    -En effet, il est compliqué avec des ailes de pouvoir se mouvoir aisément dans l'eau car cela nous alourdis. Je ne pensais pas que cela allait vous interesser de savoir qu'un homme m'avait aidé à sortir de l'eau . J'avais légérement insisté sur le mot ''homme'' pour qu'il croit que si j'avais délibérement rien dit, c'était parceque cela m'avait contrarié en tant que valkyrie: -Puisque je n'étais pas certaine de ses intentions, dès que j'ai mis pied à terre, j'ai fui sans me retourner.

    Ce qui était totalement vrai. Sauf qu'Alaric m'avait empêché de partir. Bien sûr, j'espérais que le Coeur en vienne à penser que cette histoire se terminait là, pour ne pas lui révéler le reste.Je restais sur mes gardes, me perdant en réflexion au point que le Coeur reprit la parole, m'expliquant dans un premier temps que la localisation que je lui avais donnée était un bon point de départ en plus qu'il pourrait avoir accès aux différents rapports concernant cet événement.

    Plus je l'écoutais, plus cette histoire de vampires semblait l'intéresser, ne comprenant pas pourquoi il désirait s'impliquer dans quelque chose qui ne le concerner pas de près ou de loin alors que je ne lui avais rien demandé. Avait-il une rancoeur envers ses semblables comme il l'avait laissé sous-entendre plus tôt ? En y repensant, il s'était montré plus attentif à partir du moment où j'avais parlé d'eux. Si cette hypothèse paraissait plausible, je ne cachais pas ma surprise vis à vis de sa proposition.

    J'étais restée silencieuse, ne m'attendant pas à ce que notre conversation prenne une telle tournure, qui eut l'air de captiver le propriétaire de cette immense bâtisse en partie abandonnée. Pas comme son espoir de retrouver ceux qui m'avaient laissé ces marques physiques et invisibles. Voulait-il les chercher pour ce qu'ils m'avaient fait ou pour une cause qui m'échappait ? Je penchais plus pour cette dernière raison, car celui qui regardait le tableau n'avait pas à un seul moment parlé de mon trouble. Certainement parce qu'il en avait cure de mes problèmes,sans que cela ne me blesse.

    -C'était en l'an -7,à la fin du printemps.

    J'avais l'habitude que l'on ne me prête pas attention ou presque, ayant même fait en sorte que cela reste le cas,jusqu'il y a peu. Pour combler ce qui l'accompagnait généralement, la solitude, j'avais développé en parallèle, une grande intransigeance envers moi-même,qui m'avait permis d'avancer en voulant m'améliorer en permanence sans l'aide de personne si ce n'est ma volonté. Une force qu'il mit ensuite dans la balance pour me signifier que tout n'était pas perdu et qu'il subsistait certainement un moyen de savoir où ils se trouvaient à l'heure d'aujourd'hui si nous creusions plus. Il n'avait pas tort, ça valait le coup d'essayer, mais cela me demanderait de soulever ce que je m'étais efforcé d'enterrer,d'oublier:

    -Il me faut réfléchir.

    Dis-je pour lui signifier que je ne pouvais donner ma réponse tout de suite. Il m'avait demandé à deux reprises ma permission sans que j'eus l'impression que cela ne change rien au final sur son choix à lui, mettant en valeur qu'il possédait les moyens nécessaires puisqu'il n'était pas n'importe qui. Si j'acceptais,au lieu d'affronter la présence d'un vampire, j'allais devoir me confronter à mon passé directement. Je n'avais pas l'habitude de m'investir à moitié dans ce que j'entreprenais, ni à laisser ma faiblesse avoir l'ascendant. Prendre des décisions hâtives non plus, profitant qu'il réponde à ma question pour prendre du recul.

    Autant pour ce choix que j'allais faire que dans mon fauteuil, après avoir entendu le sien subir la pression de ses mains.L'avais-je contrarié? C'était une certitude vue sa réaction, m'attendant à ce qu'il me montre agressif. Il n'en fit rien étrangement, seul son regard me parut plus menaçant par les transformations qui s'étaient opérées et que j'avais eu peine à voir, comme ce semblant de sourire.Il ne daigna même pas à regarder autre chose que ce tableau, me racontant alors ce qui s'était passé avec assurance.

    À mesure qu'il me conta sa mésaventure, plusieurs éléments me parurent étranges. Le fait qu'il se soit interposé par exemple, alors qu'il avait montré plus tôt, qu'il n'était pas de ceux qui faisaient attention aux autres, n'ayant pas pensé à m'apporter un linge alors que j'étais trempée. Puis s'il avait reçu une boule de feu à une certaine distance, l'impact n'aurait pas laissé une marque aussi localisée il me semble. La sienne ressemblait plutôt à une application directe, me rappelant ce qu'un Dunark avait laissé comme marque avec sa magie du feu contre des bandits,au corps à corps. Avec le peu de luminosité qu'il y avait ici, je ne pouvais malheureusement rien affirmer.

    Je ne l'interrompais pas, le laissant poursuivre, son récit ne se terminant pas de la meilleure des façons pour lui, sans que cela n'enlève le fait qu'il ait tenu un rôle honorable. Cependant,il y avait quelque chose qui ne collait pas, ne comprenant pas pourquoi il s'était crispé autant sur son fauteuil. Était-ce à cause de la perte de sa bague ? Je ne voyais que ça, imaginant comme cela devait être handicapant de ne pouvoir se déplacer que de nuit.Cela expliquerait sa colère, qui était un peu excessive à mon avis mais je ne le connaissais pas, comprenant par contre qu'il veuille que je garde secret cet incident:

    -Bien entendu Monsieur Sanariel,je n'en dirais rien à personne.C'est très courageux de votre part de vous être interposé. Vous avez eu de la chance que votre brûlure ne s'étende pas sur une plus large zone. Dis-je en marquant une pause, me demandant s'il pouvait vraiment la guérir de lui-même finalement, ajoutant:- Je suis désolée que vous ayez perdu votre chevalière,cela doit être très contraignant au quotidien.En ce qui concerne les vampires...

    Je me redressais, posant mes coudes sur l'accoudoir, joignant mains en entrelaçant mes doigts contre le bas de mon visage qui avait l'air de s'être paralysé en sachant ce que ma bouche allait prononcé. Je restais là, muette, sondant celui qui allait me refaire plonger dans l'horreur de ces deux années. Mais n'était ce pas le meilleur moyen pour passer cette peur ? En suivant Corvus, je serais forcée de m'adapter à cette proximité de ses dents, à devoir combattre ce pour quoi j'avais atterri ici.

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    En plus de cela, je pourrais tirer un trait sur ce qui s'était passé,que nous trouvions ou non les trois individus sans scrupules qui m'avaient enfermé dans la cale. Aussi, comprendre mieux ce qui pousse réellement Corvus à utiliser tous les moyens en sa possession pour les localiser. Une pierre trois coups qu'il était difficile d'ignorer,autant que mon envie de m'envoler loin d'ici. Je pris une longue inspiration puis je finis par dire,décidée:

    -Si vous n'y voyez pas d'inconvénient, je préférerais autant que nous entamions les recherche dès maintenant. Tout de suite si possible.

    Je ne me pardonnerai jamais de ne pas saisir cette opportunité en faisant preuve de lâcheté.Il était impensable que je me défile,pas maintenant que j'avais trouvé mon âme soeur. J'aurais honte de la revoir sans avoir tenté d'aller au fond de mon probléme, qu'importe ce que cela me couté. Pour elle, j'étais prête à me remémorer ce que m'avaient fait ces vampires,à traverser une mer de ces créatures assoiffées s'il le fallait pour mériter ses bras.Pour qu'elle puisse compter entiérement sur moi,il fallait que je me débarrasse de cette peur.

    Je fermais les yeux en pensant à Cyradil. Anticipant que nos recherches allaient certainement nous mener à sortir d'Ikusa durant un temps incertain,je ne me voyais pas prendre cette décision sans prévenir ma bien-aimée qui sans elle,  jamais je n'aurais eu une telle occasion se présenter à moi.Je me concentrais pour tenter de lui transmettre par télépathie ,sans m'étaler car je ne me sentais pas en sécurité et que je ne voulais pas l'inquiéter :

    *Bonsoir Cyradil,c'est Qwell. J'espère que je ne te dérange pas. Je voulais te prévenir que je vais rester plus longtemps que prévu aux côtés de Corvus et qu'il y a de fortes chances que nous quittons la capitale. Je ne sais combien de temps cela va durer mais,je ne reviendrais  pas avant d'avoir terminé.Merci beaucoup de m'avoir accordé ta confiance....tu...tu va me...Je rouvrais mes yeux, sentant mon coeur se serrer ,finissant par lui dire avant d'interrompre ma magie: Prends soin de toi petit flocon de neige*


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  • Sam 6 Juil - 19:56
    Bien entendu, Corvus ne s’attarderait pas sur les détails de l’histoire de son interlocutrice. Même s'il se doutait que la fuite n’avait pas été si simple qu’elle le prétendait, il n’allait pas lui en demander davantage, pensant que ça ne lui serait absolument d’aucune utilité pour la suite. Ce qui l’intéressait vraiment et, à raison, c’était de retrouver les vampires qui s’en étaient pris à Qwellaana et, ainsi, leur faire payer leur odieux crime. Non, c’est faux, ça aussi il s’en branlait royalement. Les raisons avaient déjà été expliquées, se nourrir d’un vampire, goûter à ce délicieux mets et ainsi, essayer de comprendre les agissements de Corvus Sanariel, premier du nom, son père adoptif.
    « L’an sept vous dites ? Intéressant. » Déclara-t-il, à haute voix, tandis que dans son esprit, il trouvait que cet événement était relativement vieux. Fort heureusement, les vampires étaient des êtres capables d’une longévité presque infinie, alors il ne doutait pas une seule seconde du fait que ces fils de putes fussent encore en vie, foulant de leurs immondes carcasses les saintes terres du Sekai.

    La moue du vampire, bien que n’étant pas à la vue de la Valkyrie, affichait une expression plus qu’agacée, lorsque cette dernière affirma qu’il lui fallait réfléchir. Mais, il ne comprenait pas, pourquoi avoir besoin de prendre le temps de réfléchir ? Il lui offrait littéralement le moyen de se venger, il lui offrait son aide pour mettre à mort les vampires lui ayant laissé un certain traumatisme. Car, oui, même s’il n’était pas un psychologue ou quoi que ce soit d’autre s’en rapprochant, il avait bien remarqué que la peur des vampires de son interlocutrice n’était pas naturelle. Et puis, il ne fallait pas sortir de Drakstrang pour le comprendre, de toute façon. Mais lui, il l’avait remarquée dès le premier regard, lorsque ses prunelles carmines croisèrent les dioptases de Qwellaana. Elle tremblait, les battements de son cœur ne faisait que croître, comme si elle avait envie de s’en aller, de sortir de cette situation dans laquelle elle s’était délibérément plongée.

    Lorsqu’elle abordât le sujet de la chevalière, en réponse à sa fausse histoire, Corvus se crispa davantage. Mais, il n’eut même pas le temps de lui répondre qu’il entendit le bruissement des vêtements de la Valkyrie frotter contre sa peau, signe qu’elle était en train de se mouvoir. Soit pour se redresser, soit pour se relever, tout simplement. En entendant la réponse de son interlocutrice, à sa demande, Corvus arqua bien largement un sourcil, avant de tout de suite tourner son visage vers elle, tandis qu’elle se tenait droite, les mains jointes sous sa bouche. Elle venait d’accepter et, même mieux, elle voulait partir dès maintenant, tandis que la pluie commençait à se calmer, mais tombait encore, de manière moins violente.
    Il était bien loin de s’imaginer qu’elle donnerait une réponse positive et surtout, aussi rapidement. En tout cas, il était ravi de voir qu’elle n’était pas aussi trouillarde qu’elle le laissait penser. Peut-être la présence d’un être de la nuit à ses côtés pourrait la rassurer. Ou peut-être pas, elle en avait peur, après tout, ce n’était pas quelque chose qu’il fallait laisser de côté, bien au contraire. Lorsqu’il la vit fermer les yeux, il ne l’interrompit point, se demandant bien ce qu’elle était en train de faire. Elle réfléchissait, sans l’ombre d’un doute. Enfin, il attendit patiemment qu’elle réouvrît les yeux, tout en la regardant de son regard carmin, un grand sourire sur le coin des lèvres. Cette visite devenait de plus en plus intéressante.

    Quand enfin il vit les flammes dansantes se refléter dans les dioptases de son interlocutrice, il se leva, surplombant cette dernière de toute sa hauteur. Il s’approcha alors du brasier qui gisait dans sa cheminée, puis s’accroupit devant ce dernier, toujours en observant attentivement celui-ci. Un léger sourire malsain sur les lèvres, il put répondre.
    « Très bien, Dame Airdeoza. Nous partons dès maintenant. Il y a une salle de bains à disposition, au bout du couloir à droite, si vous voulez prendre le temps de vous changer et de vous sécher. Retrouvez-moi au rez-de-chaussée dans une dizaine de minutes devant l’entrée. » Indiqua le Cœur, tandis qu’il laissa son interlocutrice s’en aller, avant de se relever. Il alla directement s’assoir sur le fauteuil de son bureau, puis sortit d’un des tiroirs, une bouteille d’alcool provenant tout droit de Courage. Une liqueur produite dans les hautes-montagnes de la République. Délicatement, il l’ouvrit, puis vida la moitié restante d’une traite, laissant le liquide brûlant couler dans son être. La Bouteille vide, il la jeta dans la cheminée, le verre explosant en projetant quelques flammes qu’il contînt avec sa magie.

    Quelques minutes plus tard, tandis que le vampire à la longue chevelure de jais attendait dehors, dans le carrosse, son invitée et désormais compagne d’aventure entra dans cette dernière, la porte ouverte par Lysandre qui serait le cocher du jour. Le regard carmin du Cœur de l’Empire Reikois se posa quelques secondes sur la Valkyrie, tandis que son appétit ne faisait que croître, son envie de sang, de sang rare et précieux. Il pourrait, encore une fois, sauter sur cette femme. Ils étaient seuls, ils allaient se mettre en route. Alors, qu’est-ce qui l’en empêchait ? Le respect. Oui, cet homme, dépourvu de toute morale, avait du respect envers sa seule amie : Cyradil. Et aussi, l’envie de garder sa tête sur ses épaules, mais cela, c’était tout autre chose.
    Bien, tant pis, il n’avait plus qu’à épier celle qui l’accompagnait, assise en face de lui, sans décrocher le moindre mot durant tout le voyage. Le voyage, d’ailleurs, peut-être était-il temps de le lancer ? Et, à la même occasion, d’apprendre à se contrôler.

    Un léger bruissement résonna dans cette voiture dont aucun son, si ce n’était celui de la faune et de la flore, se fit entendre, tandis que le vampire au regard écarlate leva légèrement le bras, signifiant au cocher du soir qu’il était temps de partir. Les roues du carrosse, faites d’un bois précieux, se mirent à claquer contre les pavés de pierres composant l’allée principale du domaine Sanariel. La pluie continuait de battre son plein, contre le toit vitré de la voiture, qui laissait passer les rayons argentés de la Lune, permettant d’éclairer faiblement les visages des protagonistes. À l’abri, les corbeaux chantaient des mélodies macabres, faisant frémir et frissonner le chasseur nocturne, qui s’efforçait de ne pas sauter au cou de son accompagnatrice.
    Rapidement, le carrosse du Cœur du Reike traversa les imposantes grilles permettant l’accès à son domaine, mais aussi à son manoir, en partie délabrée. Qwellaana pouvait certainement se sentir soulagée, de quitter cette Sinistre ambiance pour se rendre directement au palais impérial de la capitale… ou pas.

    - - -

    Après un court voyage, mais paraissant être une éternité pour Corvus, qui ne pouvait s’empêcher de regarder Qwellaana avec cette envie de lui sauter au cou pour la vider de son sang, les protagonistes arrivèrent à quelques rues la demeure impériale. Plongeant son regard en direction de la petite lucarne permettant de communiquer avec le cocher, Corvus toqua exactement quatre fois contre celle-ci, intimant par la même occasion à Lysandre de s’arrêter et de lui répondre.
    « Oui, Monsieur Sanariel ? » Demanda Lysandre, tirant légèrement sur le harnachement, afin de contenir les mouvements des destriers.

    « Nous nous arrêtons ici. » Répondit Corvus, d’une voix froide et presque tremblante, témoignant des efforts requis pour contenir cette soif de sang. Il n’attendit même pas de voir la réaction de son bras droit, qu’il ferma la petite porte de la lucarne, au nez de son interlocuteur. Il ne prit même pas la peine de reporter son regard dans les dioptases de son interlocutrice, tandis qu’enfin, le neveu lointain du Cœur vint ouvrir les portes. Celle de Corvus en premier lieu, qui descendit, avant que ce ne soit au tour de la Valkyrie, qui descendit elle aussi. Elle pouvait, naturellement, lui demander pourquoi ils s’étaient arrêtés ici, avant l’avenue impériale, mais le vampire ne prendrait même pas la peine de lui répondre, tant il était plongé dans ses propres pensées. Ainsi, ils se mirent en route en direction du palais, discrètement, sous la pluie, Corvus s’efforçant de longer les murs des habitations. Mais, c’était facile pour lui, qui était un véritable chasseur. C’était peut-être moins évident pour celle qui l’accompagnait.

    Une fois arrivé sur le parvis droit du palais impérial, Corvus se retourna pour vérifier si Qwellaana était encore là puis, il poussa légèrement la porte d’entrée, qui grinça bruyamment, accompagnée de la pluie qui s’adoucissait. En entrant, les protagonistes eurent la grande surprise de tomber sur l’un des sentinelles de Zéphyr qui, semblait-il, gardait l’entrée. Le vampire se redressa alors sur toute sa hauteur, puis se racla généreusement la gorge en portant sa dextre devant sa bouche. La capuche encore sur son visage, il regarda brièvement la Valkyrie, de son regard écarlate, puis alla sur l’espion, avant de revenir sur la Valkyrie.
    « Parfait ! Je suis content de tomber sur vous, mon brave. Corvus Sanariel, Cœur du Reike. Je suis venu chercher quelque chose. Mais, je vais laisser dame Airdeoza, médecin des Forces Médicales Reikoises, vous expliquer de quoi il s’agit exactement. » Cracha-t-il, d’un ton sec et sans appel. Il fit tout de même un signe de la tête à son accompagnatrice, pour qu’elle comprît qu’elle pouvait dire la vérité. Il s’agissait d’un espion à la botte de Zéphyr, après tout.
    Noble du Reike
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    Qwellaana Airdeoza
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    Race: Valkyrie
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    qui suis-je ?:
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  • Mar 9 Juil - 20:34
    À peine je rouvrais mes yeux que le Coeur se leva, me retenant de me reculer dans mon fauteuil en le voyant me dominer de toute sa taille, de cet aspect menaçant qu'il représentait dans mon subconscient.J'avais retenu tout réflexe défensif ou encore, d'user de ma magie lumineuse, ses rayons rassurants me rappelant quand je l'utilisais, que je n'étais plus prisionnière.Il n'incombe dorénavant qu'à moi de me délivrer de ce qui me tourmentait, au côté d'un être qui craignait l'astre du jour contre toute attente.

    Je m'étais levée à mon tour quand il s'approcha des flammes avec cette étrange expression que je n'arrivais à déterminer les raisons, ni celles qui l'avaient d'un coup, rendu plus courtois. Était-il devenu plus agréable en obtenant la réponse qu'il espérait ? Je ne saurais dire, ne tardant pas emprunter en silence le couloir qu'il m'avait indiqué en jetant un oeil, intriguée, à ce tableau qu'il avait scruté intensément à de multiples reprises, croyant y voir malgré l'obscurité, plusieurs visages.

    Je gardais cela en tête, comptant prendre le peu de temps qu'il m'avait accordé, qui serait le seul répit jusqu'à que ce soit terminé. Je trouvais la salle de bains et entrais, sans faire attention à l'apparence de la pièce,bien trop préoccupée par la suite qui m'attendait.J'avais trouvé une serviette propre et m'essuyais tout en m'adossant à la porte que j'avais fermé derrière moi, mon calme revenant en me retrouvant de seule. Je pris de longues inspirations, me recentrant tout en me rappelant l'origine cette décision que j'avais prise.De celle qui par le biais des sentiments que j'avais pour elle,m'avait donné le courage nécessaire.

    -Je vais y arriver.

    Murmurais-je, déposant la serviette qui ne m'aura séché qu'en partie par manque de temps, de priorité,sortant de la salle en me dirigeant là où devais m'attendre Corvus et ce qui allait nous confiner dans un espace restreint tous les deux. En effet, il était facile de deviner, comment nous allions nous déplacer,du moins,dans la capitale. C'est donc sans surprise en sortant dehors que je vis un carrosse, qui pour moi ,ressemblait plus à un cercueil sur roues,peu importe les ornements qui le décoraient.

    La pluie tombait de la même façon sur la charrette d'un paysan que sur celle d'un homme riche. Il en était de même avec le sang. Les grenats du vampire ne me rassuraient pas, me demandant si seule la couleur rougeâtre de ses prunelles allait investir l'intérieur de cette prison ou si d'autres nuances allaient l'éclabousser. En regardant celui qui m'avait accueilli dans la demeure,je me demandais quel genre de lien il entretenait avec Corvus, tandis que je prenais place en me détournant de lui, du ciel que j'aurais préféré rejoindre en quelques battements d'ailes malgré l'intempérie, plutôt que cette invitation à me mettre à ''l'abri''.

    Le vampire s'installa à son tour, se mettant en face de moi, sans qu'aucun son ne s'échappe de sa bouche. Seuls les alentours semblaient encore être en vie, tandis qu'une tension palpable avait envahi l'habitacle.Des frissons parcouraient mon épiderme, ne parvenant pas à me défaire de cette impression qu'à tout moment, Corvus franchirait ces quelques centimètres, cette limite invisible pour approcher sa mâchoire de ma peau. J'avais ancré mes dioptases dans ses grenats, soutenant ce regard qui me rappela celui des affamées qui n'avaient eu aucun scrupule à étancher leur soif contre mon gré.

    Je n'avais aucune idée à quel point cette affliction que subissaient les vampires pouvait être difficile à contrôler, alors j'allais faire profil bas, en supposant que cela serait plus supportable, détournant mon regard vers le dehors en réajustant mon col sur mon cou. J'écartais quelques mèches rebelles qui tombaient devant mon visage d'un geste machinal, remarquant qu'à cet instant que j'avais les bras découverts. Je n'avais pas mis les collants qui les recouvraient habituellement pour la simple raison que je ne pensais voir que le Coeur.

    Je n'avais pas prévu d'exposer mes cicatrices à d'autres, ni que nous partirions de sa demeure austère. J'allais devoir faire avec cette honte, secouant de façon à peine perceptible ma tête de gauche à droite, espérant qu'avec l'heure tardive, nous n'allions pas rencontrer grand monde. J'essayais de ne pas y penser, ni laisser cette terreur envahir mon être dans ce silence insidieux, fixant le bras du Coeur quand il bougea, pensant en premier lieu, qu'il allait tenter de m'agripper.

    Calme toi Qwell ,il n'y a pas de quoi s'alarmer.Il avait simplement donné le signal au cocher de faire claquer les rênes, le carrosse vibrant en se mettant à avancer, à s'éloigner de ce lieu sinistre, sans que je ne sache notre destination. Mon seul moyen de pour m'enfuir de cette atmosphère pesante, de voir où nous nous dirigeons, fut de regarder à travers la vitre en écartant délicatement de mon index et mon majeur le rideau,juste de quoi apercevoir le dehors sans révéler mon visage.

    Je préférais rester discrète, notre moyen de transport déjà assez voyant comme ça alors que je n'aimais pas me faire remarquer.Certains se seraient senti privilégiés de profiter d'une telle proximité avec le Coeur en personne. Cela ne m'enthousiasmait pas le moins du monde pour ma part,n'importe qui dans ma situation pourrait comprendre pourquoi. Je préférais autant que ma visite chez Corvus ne soit pas ébruité, car des questions en découleraient inévitablement.

    À force de vouloir rester discrète sur mon passé, j'avais tendance à faire même avec ma vie privée en général, même encore maintenant. Pourtant ,ces dernières lunes, il y avait eu beaucoup de changements notables dans celle-ci,dont un qui se déroulait en ce moment même.Je ne pus rester plus longtemps dans l'échappatoire de mes pensées, reconnaissant les rues menant au palais impérial en faisant abstraction de cette sensation pesante qui n'était autre que le regard du vampire qui me fixait.

    Je sursautais légèrement quand la main de Corvus percuta la structure à plusieurs reprises,indiquant que nous allions faire halte.Cela me surpris que nous nous nous arrêtions ici. Sa manière de s'exprimer aussi. Il semblait en proie à une difficulté qui le rendit irritable. J'avais conclu naturellement que, ce qui provoquait son agacement, était en lien avec ce qui parcourait mes veines,mon rythme cardiaque s'accélérant par cette hypothèse plus plausible que le reste.

    Sans plus de manière, il quitta le carrosse quand la porte s'ouvrit, ce qui me soulagea tout autant que lui certainement. J'attendis par politesse que l'on m'invita à sortir, me hâtant de suivre le Coeur qui s'en était allé sans m'attendre, tel un bagage encombrant. Je rasais les murs à mon tour,pour me protéger de la pluie fine, des regards indiscrets qui pourraient se demander ce qu'une FMR comme moi faisait en pleine nuit avec une personne si importante pour le Reike. Mais j'étais loin de pouvoir me faufiler parmi les ombres de la nuit comme le faisait celui à la chevelure d'ébène, qui me faisait penser à ces panthères,se mouvant avec une aisance que seuls étaient capables les prédateurs.

    De nouveau trempée, je secouais mes ailes juste avant que nous atteignions l'entrée abritée, restant un peu en retrait. Corvus daigna en s'immobilisant,à jeter un oeil dans ma direction, pour voir si je l'avais bien suivie. Je gardais le silence pendant qu'il poussa la lourde porte, le bruit recouvrant celui de la douce mélodie qui tombait de ces nuages qui s'éloignaient en chargeant l'air d'humidité.J'emboitais le pas du vampire qui fut arrêté dans sa course par un individu. Il n'était pas étonnant qu'un garde surveille l'entrée tout en vérifiant l'identité de celles et ceux qui voulaient y pénétrer.              

    -Bonsoir. Dis-je sans savoir de qui il s'agissait,tentant de remettre de l'ordre dans mes cheveux qui goutaient:-Si vous le souhaitez.

    Je m'avançais d'un pas, un peu étonnée que Corvus reporte l'attention sur moi en me présentant,sans que je ne sois décontenancé qu'il veuille que je poursuive la conversation. Je le consultais rapidement de mes dioptases, pour y déceler la moindre information qu'il pourrait tenter de me dire mais je ne vis rien. J'en déduisais que je pouvais révéler la vérité sans avoir besoin de la déformer.

    -Nous voudrions consulter un rapport sur un naufrage qui s'est passé dans la mer des Anciens en l'an -7. Cela s'est produit à la fin mai.Je connaissais la date exacte en réalité, mais je ne voulais pas paraitre suspecte puisqu'il n'y avait normalement, aucun survivant :-Il concerne deux navires. L'un d'eux était celui de l'Empire et celui qu'il a coulé, je ne saurais dire...

    Je savais qu'il avait sillonné certaines mers pour distribuer du sang et se ravitailler en bétail mais je ne savais sous quelle couverture il l'avait fait pour qu'il puisse voguer librement. Ne préférant pas induire en erreur, je n'avais rien ajouté.Ceux qui l'avaient coulé n'étaient peut-être pas au courant de ce qui s'était déroulé quand l'astre lunaire prenait place dans le ciel. Pendant que la plupart des mortelles dormaient,que les bruits des clapotis contre la coque et du vent qui faisait claquer les voiles, d'autres s'abreuvaient.

    J'avais volontairement omis le motif de notre venue ici, n'étant pas en mesure d'affirmer qu'il était le même à nos joyaux respectifs avec Corvus. Ni s'il voulait que je le dise. J'avais du mal à cerner celui qui pour une motivation mystérieuse, avait voulu creuser plus profondément dans ce passé.Trop occupée à gérer ma peur liée à ce qu'il était, je m'étais repliée dans le silence,sans trop me questionner sur qui il était vraiment. Je me sentais un peu égoïste, de n'avoir pas pris le temps de parler plus amplement de lui et de l'avoir embarqué de cette histoire.Même si tout compte fait,j'avais l'impression que c'était plutôt le contraire.


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