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    L'excitante nuit de monsieur le ministre.  EFZvhIHe_o
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    RP coup de coeurCoeur

    RP coup de coeur

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  • Ven 23 Sep 2022 - 0:36
    14 septembre de l'an 3.

    Il fait nuit. La lune est en croissant, haut dans le ciel, et elle voltige bien au-delà des murs des bâtisses de la capitale. Tout individu à qui il prend l'envie de sortir peut la scruter, cerclée d'étoiles. Les rues sont toutes ou presque silencieuses. Il est tard. Si tard que même les soûlards des tavernes dorment depuis des heures, et qu'on est bien plus proches du moment où le jour se lèvera, que de celui où on l'a vu se coucher. Il fait froid, il fait sombre, et dans ces rues glaciales, trois hommes attendent. Les trois sont à bord d'une charrette, le même type qu'utilisent les marchands et producteurs pour transporter de grandes quantités de produits. Il y a ici plusieurs tonneaux de fruits. Pourtant, avec de tels horaires de travail, ces trois bougres ne sont évidemment pas des gentils petits travailleurs de vergers. L'un d'eux a les yeux vitreux, respire bruyamment, tape frénétiquement le bout de ses pieds au sol, mais doucement. Il est fortement crispé. Ce petit stressé doit avoir moins de la vingtaine. Un gaillard à la peau sombre et aux cheveux courts. Sa panique agace son voisin, un type matte qui a la trentaine, et qui est ridé comme un cinquantenaire...

    -Mais tu vas pas arrêter de le taper ton pied ?!

    -Pardon... c'est nerveux. J'ai jamais fait ça...

    -On risque rien on te dit ! Le type pour qui on bosse, c'est un professionnel. Une ombre. Le meilleur des meilleurs !

    Le troisième individu ne se trouvait pas sur le siège tenant les rennes. Rennes liés à aucun cheval pour l'instant. Ce dernier était allongé sur les tonneaux, masqué. Vous l'aurez deviné, ce bougre, dans sa tenue violacée et sombre, le plus détendu des trois à n'en pas douter, c'est le gentil petit homme-bête. Notre espion national, le Konrad à la belle tignasse, prononce alors ces mots...

    -Ouai, enfin lui il s'est jamais fait attrapé, mais ses collaborateurs c'est pas dit. Je doute que ça l'emmerde de laisser un gamin qui chie dans ses bottes derrière. Il a de meilleurs collaborateurs... Ah ? Parlant du loup, en voilà la queue...

    En entendant ces mots, le plus vieux du lot tend son bras. Sans un bruit, un plumage aux couleurs du sable s'agite et sort de l'ombre, venant se poser dans le plus total des silences sur le bras du faux vieillard. C'est une chouette effraie. L'ancien décroche un message écrit sur un bout de parchemin à la patte de ce dernier, et le tends vers Tyran, le seul nyctalope du groupe. Après une courte lecture, il se lève, saute sur le plancher des vaches, et commence à marcher. Les deux autres suivent. La mission commence, et le petit flippé brise le silence...

    -Vous... vous l'avez déjà vu ?

    -L'Homme aux mille plumes ? Personne l'a jamais vu... Il communique uniquement avec ses oiseaux. Il parait que la moitié des piafs de la ville le servent, et que même chez eux, y'en a qu'une poignée qui l'ont déjà vu de leurs propres yeux. Les gars les plus fidèles de son groupe ont jamais entendu le son de sa voix. Une ombre, le type... Il dirige un petit réseau de résistants, mais rien qu'avec nos amis les tas de plumes, c'est sans doutes lui qui a les plus grosses oreilles de la capitale.

    -Vos gueules, on arrive. Et retires ton masque toi !

    Doucement, de sa main droite, le brave Konrad saisit le masque sur son visage, et le retire. Il laisse alors paraître une peau noire comme la nuit, une apparence humaine, et de longs cheveux aussi sombres que sa chaire... Bien sûr qu'il n'allait pas montrer son vrai visage. Le trio approche la porte d'une grande demeure, devant laquelle attendent deux hommes, deux gardes. Les cinq individus se rencontrent, et l'un des gardes parle en premier...

    -Bon... les servants sont dans leurs quartiers. On a pu verser le produit dans la bouffe de ce soir. Ils dorment comme des masses, vous risquez pas d'en croiser un dans les couloirs. Par contre, y'a un autre gars chargé de la surveillance, un mage. Lui c'est un petit saint. Pas moyen qu'il accepte de vendre le ministre. Et il tient le poste. Faudra attendre qu'il tourne le dos et le zigouiller... On a au moins réussit à lui faire croire que vous étiez invité. Pour lui, il vous escorte jusqu'aux chambres d'amis, et vous vous pieutez, et le ministre discute affaire avec vous demain à la première heure. Mais avant de lui ouvrir le crâne, attendez bien d'être à portée. On sait jamais ce qu'ils peuvent faire, ces gars-là. Comment vous comptez le sortir et le planquer ? Vous allez quand même pas trimballer le ministre sur votre dos ?

    Deux gardes corrompus, ça facilite tout...

    -Vous occupez pas de ça, tout est prévu. D'autres gars attendent sur les fenêtres. Le bâtiment est cerclé. Tant que l'alerte est pas donnée, ça ira.

    le pire, c'est que c'est vrai. Konrad est bien embêté de le dire, mais ce rebelle est minutieux. En principe, si il lance une opération pour kidnapper le ministre des affaires, alors le ministre des affaires sera kidnappé. C'est imparable. Les deux mercenaires apposent alors leurs mains sur le portail donnant sur un jardin. L'homme qui habite ici est riche... et il va bientôt se faire kidnapper. A pas réguliers, les cinq individus approchent de la grande porte, où un homme éclairé à la bougie attend. C'est lui, c'est le mage. Ils sont encore à une dizaine de mètres lorsque l'individu lève la main droite, et dit...

    -Les invités de monseigneur, je présume ? Messieurs Delfoi et Donoré ? Dites-moi... votre troisième camarade... lui connaissez-vous un don de métamorphose ?

    De la senseur magique... La métamorphose de Konrad, ce type vient de la griller. Bien... Peut-être que depuis le début, vous vous demandez ce que fout un espion du Reik, ce charmant Tyran, avec des rebelles dans un visible plan obscure de kidnapping dans la capitale du Reik ? Il fait ce que tout bon espion fait. Il couvre son supérieur indirect. Il essaie de faire capoter le plan. Mais quand on agit de la sorte, on doit être une ombre. Alors oui, Konrad a infiltré la mission de kidnapping sous un faux nom, une fausse apparence. Bien sûr, son talent de métamorphose est un secret pour ses "alliés". Ce seul secret, pour un individu prudent comme l'Homme aux Mille plume, confirmerait que cet individu est un traître, et brusquerait, modifierait, changerait le plan... On pourrait passer d'un kidnapping bien ordonné sans blessé à une trentaine de rebelles qui enfoncent les appartements du ministre au bélier à bras dans un bain de sang, après avoir buté tous les servants. En d'autres termes, que le mage dise "c'est un métamorphe", juste ça... ça pourrait foutre en l'air tout ce qu'a mis en place l'espion pour faire foirer l'enlèvement. Normalement, l'enlèvement aurait dû réussir, et dans la planque, en interne, avec l'aide des gardes et en ayant libéré le ministre lui-même, Konrad aurait dû appréhender tous les criminels... Là, ça va sans doutes se la jouer moins subtile. Que dire maintenant ?! Il faut trouver un moyen de signifier subtilement à un mage, donc un homme cultivé, qu'il doit bien fermer sa gueule ! Il doit bien y avoir un moyen...

    -Euh... Non, non. Pourquoi ?

    Le gamin flippé... Ce con a parlé sans réfléchir. Et le résultat...

    -Bien... Gardes, veuillez escorter cet individu jusqu'au poste de garde proche. Il devra expliquer pourquoi il a voulu infiltrer la demeure du ministre des affaires caché par sa métamorphose. Je saurais veiller sur nos deux autres invités.

    Il n'a pas douté des mots du gamin une seconde. De la confiance ? De la détection de mensonges ? De l'instinct ? Allez savoir. Là... c'est la stupeur générale. Le vieux et le gamin écarquillent les yeux, et leurs muscles se raidissent. Les gardes ne disent rien, attendent, ont un air grave comme si il venait de se passer une vraie merde, alors que c'est juste un intru. Il ne faudra pas plus de deux secondes pour que la situation devienne suspecte. Les rebelles sont prêts à dégainer. A tout instant, le mage voit les cinq connards le charger. Il pourra en blesser un ou deux, essayer de donner l'alarme... mais sans doutes pas gagner. Une chouette hulotte prend son envol. Voyant dans l'obscurité, le demi fauve est le seul à la voir. D'ici là à ce qu'elle fasse l'allé retour entre elle et son maître... dans une minute, l'Homme aux mille plumes saura qu'il y a un traître dans ses rangs, et que son plan doit être... adapté. L'espion réagit vite...

    -Bon, tant pis... Si il me faut dormir en cellule une nuit, ça ne me tuera pas. Je saurais expliquer ce malentendu. Messieurs, je vous souhaite la bonne nuitée. Gardes, faites votre travail. Je m'en voudrais de causer du trouble chez notre hôte.

    Là encore, personne ne comprend. Pour autant, tous s'exécutent. Ce qu'il se passe... c'était pas dans le plan. Ils auraient dû rentrer à cinq traîtres, buter le mage par surprise, puis attraper le ministre... voilà que trois des traîtres se redirigent vers la sortie pour pas éveiller les soupçons du mage, et que seuls deux, les moins compétents, vont devoir entrer et réussir à buter un mage sur ses gardes par surprise, au risque de déclencher une alarme. Pour Konrad, il n''y a pas de doutes. En apprenant ça, l'Homme aux mille plumes qui a investi pas mal dans ce projet n'abandonnera pas. Il va durcir l'assaut. Il y a beaucoup d'agents qui attendent embusqués tout autour de la demeure, sur les toits... la nuit est calme. ça ne va pas durer. L'espion s'en persuade en voyant les oiseaux de la nuit s'agiter de plus en plus. Le mage pénètre dans la demeure avec les deux rebelles. Dès que la porte se ferme, les deux mercenaires corrompus et l'espion s'arrêtent...

    -Hé ?! C'est quoi ce bordel ?! C'était pas le plan !

    -Putain de merde ! Y'avait pas besoin de métamorphose ! Pourquoi t'as fait ça ?! On fait quoi maintenant ?!

    -Il sait.

    -Hein ?

    -Les rapaces s'agitent... Il est déjà au courant... c'était plus rapide que ce que je pensais. Il doit être proche. L'homme aux mille plumes a déjà adapté son plan. On va vite recevoir des instructions... Là, voilà le messager.

    Le fourbe pointe du doigt la pénombre, en l'air. Un piaf approche ? Les deux mercenaires, naïvement, se retournent dans la direction indiquée... et une vive douleur les prendra, à l'arrière du genou, dans une faiblesse commune de leurs armures. Deux couteaux de lancer viennent de s'y planter. Le traître dévoile son visage. Des rebelles s'agitent, approchent... ils entrent dans les jardins, à l'arrière, sur les côtés... et d'autres vont venir par l'entrée. Dans une minute, Konrad risque de se faire encercler. Dans une minute, des vitres de la belle demeure du ministre vont voler en éclat. Dans une minute, les couloirs verront s'affronter des rebelles plus ou moins entraînés, et des pauvres servants pas du tout préparés ni armés. Dans une minute, le plan va tomber à l'eau, et place au plan B: le massacre. Dans une minute, le calme et la froideur de cette nuit vont se rompre. L'Homme aux mille plumes veut capturer le ministre des finance. Comment pourrait-il échouer ?
    Noble du Reike
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    Tagar Reys
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    qui suis-je ?:
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  • Sam 24 Sep 2022 - 10:33
    Je suis excité comme une puce ! Dire que demain, à la même heure, j’aurais rejoint Mère et tous les membres de la famille des Reys au Temple du Soleil et de la Lune ! Grâce à un sorcier téléporteur que j’ai engagé et qui m’amènera là-bas en un temps record, je vais pouvoir participer à cette petite fête et m'amuser comme un petit fou.

    C’est pourquoi j’essaye de me calmer en lisant un bon bouquin sur comment gérer le ministère des Finances, écrit il y a des centaines d’années par un de mes rares ancêtres à avoir réussis le même exploit que moi. Le problème, c’est que je suis sorti de ma lecture par un bruit dans le couloir, ce qui est bien étrange, car la plupart des serviteurs sont partis avec Mère, il y a quelques jours pour tout préparer.

    Je pose dont une robe de chambre en soie, sur mes épaules, mon pyjama, en soie également étant un peu léger pour lutter contre la nuit assez fraiche et je sors de ma chambre. Je vois dans le couloir une lumière et je m’y dirige pour surprendre un de mes serviteurs, Caraduc ! Ce dernier est bien enrobé et je devine déjà la raison de sa présence en ces lieux, je lui demande donc, d’un ton sévère :

    Vous savez que les cuisines vous sont formellement interdites !

    Ce dernier sursaute, surpris par ma présence et me dit d’un ton contrit :

    Je suis désolé, mais le gras, c’est la vie. La nourriture de ce soir était vraiment trop mauvaise, je n’ai rien pu manger.


    Il me fait un peu de peine, il a été laissé en arrière et a voulu, lui aussi profité de mon avancement à sa manière, alors je lui dis en lui souriant :

    Exceptionnellement, je vous y autorise.


    Je vois son visage se transformer et alors qu’il allait me répondre, Victor, le mage au service de ma famille depuis des années entre, accompagné par deux hommes. Ils ne m’ont pas encore vu, et au moment où j’allais les saluer, un des inconnus, un jeune homme, à la coupe de cheveux inexistante et à la peau sombre, sort une dague et ouvre la gorge à mon employé !

    Je reste figé de surprise, mais Caraduc, lui lâche un petit cri de terreur et ce fait immédiatement repéré. L’acolyte du tueur, beaucoup plus âgé, si j’en croit ses rides, se retourne vers nous, on est dans le brun ! C’est à ce moment-là, que j’arrive à me reprendre et j’indique à mon salarié :

    Rejoignez le quartier des serviteurs et aller vous barricader là-bas, interdiction de sortir pour tout le monde jusqu’au matin, quoi qu’il arrive.

    Si d’autres membres de la maisonnée se font occire, je vais me faire tuer par Mère ! Je n’ai pas mon épée sur moi, mais je n’en ai pas vraiment besoin. Pour le moment, je ne sais pas ce que veulent ses envahisseurs, mais s’ils se sont occupés des deux mercenaires à l’entrée et à tromper le mage, ils sont redoutables. Je décide donc de faire ce que je sais faire de mieux et je prends la fuite dans les couloirs de la résidence familiale que je connais comme ma poche, tant que je reste mobile, j’aurais plus de chance de découvrir leurs sombres desseins.
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  • Sam 24 Sep 2022 - 15:05
    L'assaut débute:

    Le son d'une épée sortant de son fourreau se fait entendre. Pourtant, elles sont bien deux à se dégainer, d'un seul et même geste bâtard entre la panique et l'incompréhension. Les deux gardes ont pris le premier coup. Pour autant, leur adversaire, cet immonde fils de chien de Tyran, vient de perdre ses deux couteaux de lancer. Au mieux, il a une dague cachée sur lui. L'allonge des lames des mercenaires est supérieure, ils n'ont qu'à charger simultanément, et ils l'abattront à coup sûr. C'est un bon plan en principe... mais voilà que Konrad met sa main à sa ceinture et, d'un coup sec, il la tire ! Il porte une tunique. Son froc ne va pas tomber. Alors... à quoi sert cette ceinture métallique ? Bien souvent, on s'y méprend. Mais ce n'est pas une ceinture. Les deux guerriers voient, par la lumière de la lune, le reflet d'une lame. Mais celle-ci es étrange. Elle n'est pas droite, et ne suit pas l'angle donné par la poignée. A peine l'espion l'a-t-il sorti l'arme que celle-ci tournoie. C'est une épée, certes... mais elle n'est pas rigide. On dirait presque un fouet. C'est un Urumi. Une arme assez peu employée, inutilisable pour des soldats en ligne vu qu'il est très facile de se blesser soi-même ou un allié avec, mais très utile pour un espion solitaire car elle permet de faire face à des ennemis plus nombreux, et se dissimule bien.

    De fait, cette arme fort peu répandue cause probablement la surprise des deux assaillants. La lame est flexible, tournoie au-dessus de la tête du fourbe, et ce dernier scrute de ses pupilles ses deux ennemis qui, d'hésitation, ont interrompu leur course. Grand bien leur en a pris: Konrad a commencé à danser, et s'avancer à moins de deux mètres de lui sans même essayer d'attendre le bon moment reviendrait à se faire charcuter presque à coup sûr. Mais Tyran n'est pas saut. Il sait que même un débile peut, tôt ou tard, parvenir à trouver le bon rythme pour frapper lorsque les rotations de son arme sont mal placées. Alors il n'attend pas et avance. Les deux connards sur une jambe se reculent, mais l'un d'eux... trébuche. Quelque chose lui pousse la jambe. Il crie de douleur, le couteau de lancer dans l'arrière de son genoux s'enfonce tout seul ! Qu'est-ce ?! De la télékinésie. Il est sot de retirer une arme de sa plaie, sous peine de voir son hémorragie s'aggraver. Quand on fait face à Konrad, c'est ironiquement la règle inverse qui s'applique. Ce trébuchement, cette seconde de perdue... c'est ce qui sera fatale au pauvre bougre ! Il avait pris une lame dans son genou droit, voilà que l'Urumi frappe le droit ! Le bougre a tout de même des jambières, et la lame de l'Urumi frappe en premier lieu cette dernière. Mais comme elle est très flexible, elle ne rebondit pas comme l'aurait fait une épée... Elle s'enroule autour du genou du gaillard, passant par la faiblesse à l'arrière de l'articulation. Konrad tire un coup sec sur son arme, et voilà qu'elle se déroule, sectionnant le tandon de son adversaire. Il a perdu ses deux genoux, il s'écroule au sol. Il ne peut plus se battre, l'hémorragie fera le reste.

    Le second garde, voyant ce spectacle, lance une charge alors que l'arme de Tyran est encore enroulée autour du collègue ! C'est un choix judicieux. Les rotations de l'Urumi se sont arrêté, pendant une seconde, il peut approcher Konrad sans risque. Le bougre tient sa lame bâtarde à deux mains, et envoie un estoc puissant vers l'assassin. Assassin qui, là encore, emploie la lame plantée dans le genou de son adversaire ! L'ennemi perd légèrement son équilibre, et alors que Tyran fait un pas vif vers la gauche, le mercenaire voit sa frappe partir plus à sa propre gauche... Les deux gauches n'étant pas les mêmes vu qu'ils se font face. De fait, Tyran ne finit pas embroché comme une pintade. Il envoie un coup de talon dans la jambe en bon état du corrompu, et ce dernier trébuche. Juste avant de tomber au sol, le vendu parvient à saisir le traître de sa main droite, à la gorge ! Konrad aurait pensé y résister, mais à sa grande surprise, le soldat a une force aberrante et parvient à le trainer à terre avec lui. Le guerrier aux yeux de pomme choit à terre, sur l'épaule droite, lâchant son Urumi qui est, disons-le, nul à chier dans une mêlée. Le soldat parvient à se hisser à un bras au-dessus de Tyran, lève sa lame au-dessus de lui, et l'abat ! En réponse à ça, Tyran lève les deux bras, et parvient à dévier la lame avec son avant-bras gauche, non sans se faire salement ouvrir celui-ci ! Il attrape le poignet armé de son adversaire pour le retenir et prévenir un autre coup, tandis qu'une giclée de son propre sang lui vient au visage, rougissant son œil gauche ! Le garde envoie quelques jurons et menaces de morts orales, avant que le poignard dans le genou de son collègue ne se soulève de lui-même, et vole si vite que le pouvoir de Konrad le permet jusqu'à la main gauche de ce dernier ! Là, tout se passe très vite ! Le garde essaie vite de saisir le bras armé de Konrad qui, lui, frappe directement à la gorge ! Le sang coule soudain à flot, le second garde meurt.

    Rapidement, Konrad se relève en dégageant cet ennemi. Les couteaux de lancer volent d'eux même jusqu'à leur fourreau... Mais pas le temps de respirer. Un bruit de vitre brisée raisonne... puis un autre. Et encore un ! Des gars se sont introduits dans le jardin, tout autour de la demeure, et ils envoient des briques pour briser les fenêtres. Pourquoi donc ? Qu'importe ! Par le portail principal, un groupe de cinq arrivent. C'est majoritairement du peigne cul. Il y en a même un qui a une fourche en bois... mais leur chef d'escouade a l'air un peu plus sérieux. Konrad ne réfléchit que peu. Il prend l'Urumi, l'épée bâtarde du type qu'il vient de tuer, et fonce à toute vitesse jusqu'à la porte principale. Les autres connards le poursuivent, mais aucun n'est assez vif pour ne pas perdre de terrain. Konrad pousse vivement la porte, la referme derrière lui, et fout l'épée bâtarde entre les poignée des deux côtés de la porte double. Classique pour bloquer une entrée. Mais ça ne lui fera pas gagner longtemps. Ils vont essayer de passer par les fenêtres du rez de chaussé pour entrer. Pendant le passage, Konrad pourra en abattre un ou deux... mais il n'est pas un invincible guerrier. Si il se fait reprendre en lutte rapprochée et que cette fois, il y a deux adversaires en état de combattre, il est d'ores et déjà mort. Il n'a pas le temps de réfléchir que soudainement, une plume tombe devant lui. Il relève la tête et le bras droit, et une saloperie de chouette s'abat sur lui ! De ses serres, cette salope parvient à lui faire deux bonnes griffures, qui laissent s'échapper un filet de sang tandis que de la main gauche, Konrad saisit un de ses couteaux. Hélas, avant qu'il ne plante l'animal, ce dernier s'envole. Il remarque alors qu'au plafond, il y a un vitrail brisée, et que par lui, trois rapaces se sont infiltrés...

    -C'est pour ça qu'ils brisent les fenêtres...

    A sa connaissance, il devait y avoir une quinzaine d'agents pour ce kidnapping. Un gros coup. En revanche, à aucun moment Tyran n'a compté les rapaces comme des combattants. Si il faut refaire le calcul avec eux alors...

    -Putain, sans l'intervention des milices de gardes on a aucune chance.


    Son plan vient encore d'évoluer. Au départ il pensait qu'avec les servants et lui, ils pourraient se protéger des rebelles. Mais là, si il faut en plus faire attention à une vingtaine de rapaces qui peuvent vous crever les yeux à tout instant, c'est mort ! Il faut prendre le ministre et s'enfuir à la caserne la plus proche. Voilà que les vitres du rez de chaussé se brisent aussi, et des hommes se pressent pour entrer. Tyran n'a plus le temps de réfléchir. Il court. Les rapaces s'apprêtent à fondre sur lui, lorsque l'Urumi tournoie de nouveau... L'espion est plus qu'adroit. Il parvient à faire danser l'Urumi au dessus de sa tête sans même ralentir dans sa course. D'ordinaire, il faut être si prudent qu'on peut péniblement trotter en agitant cette arme. Pouvoir sprinter avec, c'est bien pratique... et ça dissuade nettement les rapaces de tenter de sauter sur l'assassin. Ce dernier enfonce une porte, et atterit face à un couloir. Alors, il hurle...

    -MINISTRE DES FINANCES ! L'ENNEMI A DES OISEAUX DRESSÉS AU COMBAT ! N'APPROCHEZ PAS DES FENÊTRES, ALLUMEZ LA LUMIERE, ILS NE FONT AUCUN BRUIT ! PROTÉGEZ VOS YEUX ET BARRICADEZ VOUS ! J'ARRIVE POUR VOTRE ESCORTE !


    Pas dit que son cri ne se soit fait entendre dans toute la maison... mais qu'importe. Il court à travers ce couloir, alors que les fenêtres se brisent à côté de lui, et qu'il entend proche de l'entrée les hommes commencer à s'organiser pour le poursuivre et fouiller la demeure. Les rapaces le suivent, ils n'attendent qu'une chose: que l'Urumi ne cesse de danser. A la porte suivante, il pénètre encore dans une salle, et ferme cette fois derrière lui... Tant pis pour la discrétion. L'important c'est que le ministre survive et prenne conscience qu'il a un allié, tout en se protégeant, et en ayant conscience du danger...

    -MINISTRE DES FINANCES ! L'ENNEMI A DES OISEAUX DRESSÉS AU COMBAT ! N'APPROCHEZ PAS L...


    Ainsi progressera Konrad salle après salle, si vite qu'il le peut.
    Noble du Reike
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  • Sam 24 Sep 2022 - 15:56
    Alors que je me dépêchais de courir, je vois des bouts de verre voler eu tout sens, ces salauds sont en train de casser les fenêtres ! C’est sûr, Mère va me tuer ! J’ai intérêt à tout nettoyer avant qu’elle ne revienne. Mais alors que j’en étais là, je vois un piaf passer et je souffle violemment de dépit, il va y avoir de la merde de pigeon partout maintenant, c’est vraiment de pire en pire, j'en ai gros !

    Je vois le volatile, qui ressemble à un faucon, même si je ne suis pas un expert, faisant plus partie de la team chat, foncer dans ma direction, comme s’il essayait de m’attaquer. Je crée avec ma magie un souffle d’air et il s’éclate littéralement contre le parquet à un mètre de moi. Ce n’est pas beau à voir, car je déteste la violence et cela fait un truc de plus à nettoyer, surtout que le sang ce n’est pas facile à faire partir.

    Je me dirige ensuite vers la grande pièce de la salle à manger, où se trouve l’argenterie, persuadé d’avoir à faire à des voleurs. Si en plus d’avoir la maison saccagée, on vole ce qu'il y a de plus précieux dans cette baraque, je pourrais me faire carrément traiter de fils incapable. Je passe la porte et ferme derrière moi, mais je n’ai pas le temps de me barricader, car je vois deux silhouettes casser une fenêtre et entrer ! J’ouvre donc le vaisselier et indique aux intrus :

    Plus un pas en avant, ou je vous éventre avec ces couteaux à beurre.

    Je sais que ma répartie manque un peu de punch et d’ailleurs les deux voleurs rigolent, puis s’approchent. J’utilise alors la magie du métal et leur lance ces fameux couteaux à beurre, que j’ai pris le soin d’effiler en même temps directement sur eux. Ils s’en prennent chacun une dizaine dans le bide et s’effondrent en même temps, crachant du sang avec de mourir en quelques secondes. Encore un nouvel endroit à nettoyer, mais ce n’est pas fini, car la porte s’ouvre à nouveau et un jeune homme entre en criant. Il parle d’oiseaux dressés pour le combat et je lui dis, l’interrompant d’un ton impérieux :

    Du calme, tout va bien.

    Je baille un peu, car utiliser ma magie est toujours fatigant et j’indique au nouvel arrivant, un siège où il peut s’asseoir, non loin des deux cadavres. Personnellement, je prends un fauteuil et me sert un bon verre d’alcool de cerise, lui demandant :

    Vous en voulez également ?


    Je lui fournis ce qu’il demande, puis une fois bien installé, je lui pose une question, montrant les deux corps :

    Vous connaissez ces gens ?

    J’écoute sa réponse en sirotant mon verre.
    Invité
    Invité
    Anonymous
  • Dim 25 Sep 2022 - 18:13
    Après une minute à peine à courir comme un troufion, et à balancer derrière chaque porte qu'il referme chaises, piédestaux, vases, que sais-je... Konrad finit par trouver son homme dans une salle ! Il s'agit de la salle à manger, et putain... quelle surprise a Tyran en entrant. A voir la tenue du ministre, peu de doutes subsistent sur son statut. A côté des autres troufions, il a l'air de chier de l'or en continue. Parlant des damoiseaux à côté, ils sont comme qui dirait crevés. La surprise est conséquente. Visiblement, cet homme sait se défendre. Ce dernier semble d'ailleurs très détendu. En vérité, en le voyant ainsi, on jurerait que c'est une soirée normale. A côté, Konrad sue comme un porc, a une arme en main, et les deux bras tailladés. Le droit est plus endommagé, et saigne plus abondamment. Ce salopard de piaf n'a pas coupé proprement. Il a charcuté comme un boucher parkinsonien. Konrad a distancé ses poursuivants... mais ils vont arriver dans une minute à tout péter. Et il est difficile de dire combien d'assaillants il reste. Ils s'en sont farcis deux chacun... disons que c'est un pas en avant. Mais ça ne suffit pas. pendant que le ministre se sert tranquillement à boire, l'espion fonce sur une poignée de serviettes, et les applique à son bras droit. Il en emploie d'autres pour maintenir ce pansement compressif improvisé en place, ignorant TOTALEMENT la sympathique proposition de l'hôte. Une fois le bandage placé, Tyran se retourne vers cet interlocuteur qui lui demande ce qu'il sait des assaillants. Là, il en tombe des nues. D'un air déconcerté et contrarié, le gaillard envoie...

    -Avec tout le respect que je dois à une personne de votre rang... Vous êtes sérieux ? Dites, ça vous dirait pas de discutailler en courant ? On a pas bien le temps de s'en jeter un, là.


    L'hybride métamorphe saisit un siège, et va le plaquer contre la poignée de la porte par laquelle il est venu. Il explique en même temps, tout en machant, ce qu'il sait.

    -Je vais la faire courte. Ces hommes veulent vous kidnapper. C'est un groupe de rebelles plutôt influents. C'est le réseau de l'Homme aux mille plumes, si vous le connaissez... Ils sont plus nombreux que nous. Une quinzaine à une vingtaine de connards, sans compter les piafs. Je suggère qu'on se casse immédiatement par une fenêtre et qu'on joue sur nos jambes. A combien de temps de course est la caserne de gardes la plus proche ?

    Le bougre approche alors lesdites fenêtres, profitant de ce répit pour reprendre ses esprits... Les rapaces attendent là dehors. Et là-dedans, c'est les guerriers qui approchent. Quitte à choisir, Konrad trouve les oiseaux de proie moins dangereux. Il s'agit juste de ne pas se faire crever un œil et tout devrait bien se passer. Il souffle doucement, et ajoute enfin...

    -Le plan c'est de vous capturer et de réclamer une rançon. Après, personnellement, avec votre récente prise de poste de ministre, vous êtes un pilier du Reike... si j'étais un rebelle, je pense plutôt que je vous mettrais à mort et que je balancerai votre tête sur la place du marché en heure de pointe, pour l'exemple, le chaos, et le message. Comprenez-vous l'urgence de la situation, ministre ?

    Telle est la dernière question que Konrad envoie, se retournant vers la table, et l'approchant pour y plaquer ses mains... il tremble. Il essaie de le cacher, mais ses bégaiements et la vitesse à laquelle il parle le montrent. Il a peur. Tyran n'est clairement pas fait pour ce genre de situation. Il est en plein dans un piège à ours, et il doit s'en extirper sans que celui-ci se referme, en protégeant un gars en plus. Ce n'est pas une fuite comme il les fait si bien, mais une retraite et une escorte... Bien sûr, l'espion ne peut pas juste abandonner et se tirer. Alors il continue, tâche de rester digne, et fait travailler ses méninges... mais il n'est pas pour autant sage. Après tout, fuir jusqu'au premier poste de garde... c'est évident. Il n'y a aucun moyen que l'Homme aux mille plumes n'y ait pas pensé et n'ai rient préparé pour ce cas de figure. D'un autre côté, la situation urge. De tous les couloirs, du bruit se fait entendre. Les connards approchent. De son côté, l'espion n'attend qu'une chose: que le ministre lève son boule.
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  • Dim 25 Sep 2022 - 18:55
    Loin d’écouter mes paroles d’apaisement, il prend des serviettes et les salit en les mettant sur ses plaies, avant de bloquer la porte et de répondre enfin à mes questions. J’apprends qu’il s’agit de rebelles et aussitôt, mes yeux commencent à briller ! Si je réussis à en capturer quelques-uns, l’Empereur m’en sera reconnaissant ! Quand il me parle de leur commanditaire, j’avoue mon ignorance :

    Je n’ai jamais entendu parler l'Homme aux mille plumes, mais je comprends maintenant pourquoi les pigeons sont entrés et ont essayé de m’attaquer.

    Quand il me parle de la caserne, je lui réponds :

    Elle n’est pas très loin, mais le mieux serait de rejoindre le palais, le place n’est qu’à dix minutes à pied.

    Il m’explique ensuite le plan des kidnappeurs et j’avoue que la perspective de finir comme offrande sur la place du marché n’est guère réjouissante. Je me lève donc et demande à mon interlocuteur :

    Et vous ? Quel est votre rôle dans tout cela ?

    J’ai bien conscience qu’il est de mon côté, mais je n’arrive pas à savoir pourquoi. Une fois que j’aurais ses explications, je lui indique :

    Arrêter de salir ses pauvres serviettes qui ne vous ont rien fait et approchez-vous, je vais vous soigner.

    J’utilise ma magie pour traiter ses plaies, puis je reprends la parole :

    Nous allons sortir par la grande porte, je tiens à ce qu’ils sachent que nous nous sommes évadés, sinon ils risquent de prendre d’assaut le quartier des serviteurs. Je ne suis pas un guerrier, mais j’ai l’expérience de nombreux combats. J’ouvre la voie, vous protégez mes arrières, sommes-nous d’accord ?

    J’attends sa réponse, espérant qu’elle sera positive, sinon je devrais me débrouiller seul. Je ne peux laisser des gens qui me connaissent depuis des années à la merci de boucher de rebelle, sans foi, ni loi. Je me dirige ensuite vers la porte et commence à me concentrer pour jeter un sort puissant. Je vois au bout de quelques secondes la poignée bougée, comme si une personne essayait d’entrée, mais la chaise empêche la porte de s’ouvrir. J’entends alors des coups de hache, mais je reste focaliser sur ma magie et pile au moment où la porte cède, je crée enfin une boule de métal de deux mètres de diamètre, faisant toute la largeur du couloir et je n’ai plus qu’à la projeter en avant.

    J’entends des hurlements pendant que je cours derrière elle, et je peux comptabiliser trois cadavres en tout, des agresseurs qui n’ont pas eu le temps de s’écarter. J’espère que mon allié fait bien son job, car j’ai le dos sans aucune protection. Une fois arrivé à l’entrée, nous n’aurons plus qu’à sortir de la bâtisse et la course pour la vie et la liberté commencera.
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  • Lun 26 Sep 2022 - 19:41
    L'espion, toujours un peu impressionné, écoute les réponses du ministre. Oh, non, il n'est pas impressionné par le grade du gars, hein ? Ce n'est jamais qu'un homme armé de couteaux. Il est plutôt impressionné par le groupe qui menace de les atteindre si ils trainassent. Le ministre recommande de se diriger vers le palais. Konrad n'a rien contre cette idée. En vérité, il suppose même sans avoir aucun doute que c'est le lieu le plus sûr de l'Empire. Peut-être qu'il pourra y être récompensé ? Après tout, débarquer au palais en escortant le ministre, c'est tout de même vachement bien pour obtenir une promotion, ça. Maintenant la difficulté, c'est d'y arriver en vie. Tyran est prêt à partir séance tenante, et à galoper comme une putain de jument en chaleur jusqu'à son bel étalon musculeux, huileux, poilu, avec une crinière comme les flammes du soleil, et un service de cheval. Mais voilà que vient LA question. Qui est Konrad ? Vaste question. D'un côté, c'est un noble. Notre petit jeune ne peut pas lui dire d'aller se faire mettre. De l'autre, on ne balance jamais son identité. Surtout pas en mission quand les murs et les piafs ont des oreilles. Alors le joyeux gaillard fera simple et omettra son identité. Son apparence est après tout déjà cachée par  la métamorphose...

    -Je suis un espion au service de l'armée impériale. J'infiltre régulièrement des poches de résistance pour déjouer leurs plans. J'aurai dû vous laisser vous faire capturer et vous libérer, de manière discrète et sans combat, laissant la garde s'occuper de l'extermination de ces gars... mais c'est parti en vrille à cause de votre con de mage qui m'a jacté pour métamorphose. A partir de là, l'homme aux mille plumes a compris ma traitrise, je pouvais plus la jouer fine.

    Le noble pourra noter un petit élan de colère dans la voix de l'espion. Étrangement, ça semble faire chier cet agent de l'ombre de se retrouver au cœur d'une bataille en lieu fermé. C'est à dire que ce n'est pas sa spécialité, et il n'aime pas frôler la mort de surcroit. Alors oui, disons le... le mage de Tagar l'a bien baisé sur ce coup-là ! Voilà pour adoucir notre fourbe que le proprio, juste à la fin de son petit récit, vient lui soigner magiquement les bras... Voilà qui sera nettement plus pratique que quelques pansements improvisés. Que c'est commode la magie de soin ! Le jeunot murmure même...

    -Putain, faudrait que j'apprenne à faire ça...

    Et enfin vient la proposition ! Partir en trombe, faire savoir à toute la troupe ennemie où on est pour se faire poursuivre ! Nan parce que les affronter dans le manoir c'est pas assez ! Il faut aussi se faire courser à travers les rues, en ayant le désavantage de ne jamais être perdu de vue, vu que l'ennemi a littéralement des espions volants, poursuivi par des adversaires en nombre inconnu ! Face à une telle idée, Tyran se frotte le menton, songeant...

    {J'hésite...}

    Déjà, il n'a pas gueulé. C'est bon signe.

    {Je l'assomme à coup de beignes et je l'emporte sur mon dos, ou je me tire juste en le traitant de con suicidaire ?}

    Bien, pesons le contre... Konrad veut pas crever. Voilà, ça, c'est déjà beaucoup. Maintenant pesons le pour. Tagar est un noble, et un ministre de surcroit. De fait, ses ordres sont presque ceux de l'Empereur. Si il vient aux oreilles de ce dernier que l'espion a abandonné le ministre, ça va mal, mais alors très mal se goupiller pour l'hybride. En plus il a pas la force pour porter ce con sur son dos et échapper à l'armada des trous de balles. Enfin... la récompense, merde ! Le gain... la vie... Bon, dans les deux cas, Konrad se voit déjà mort... au moins la dizaine de rebelles derrière cette porte a un peu moins de chances de l'avoir que l'Empereur. Surtout que pour quelque raison, Tyran est sûr de ne pas pouvoir échapper à la haute couronne. Dans ce cas courage, suçons...

    -Ce serait un honneur que de pouvoir protéger aux côtés de votre noble personne. Je suis à vos ordres ministre.

    Bien sûr que Konrad préfèrerait tous bien les laisser crever. Mais quitte à être coincé ici, autant faire bonne figure. Le bougre relève sa main armée, et ajoute...

    -Juste une chose. Si vous passez devant -ce que je préfère- ne ralentissez surtout pas sans me prévenir. Ma lame pourrait vous atteindre si vous m'approchez brusquement.

    C'est un peu le problème de l'Urumi. C'est super pour créer une zone de contrôle, pour empêcher plusieurs ennemis de vous approcher, et ça permet de toucher aisément les cibles à portée. En plus c'est une arme peu rependue. La plupart des connards ne savent pas y faire face. Mais il est aisé de se blesser, et surtout il est facile de blesser un allié qui s'approche trop. C'est vraiment nul à chier pour combattre en groupe, ce machin. La base du combat à l'Urumi, c'est de l'agiter comme un badabeuh. Alors forcément si y'a un type qui vient en ami à côté, il se le bouffe à coup sûr. Ceci étant dit, les coups de hache commencent à se faire entendre. La porte ne tardera pas à céder, mais Tyran est plus attiré par les actes du noble qui... qui... crée une putain de boule de métal ! Et elle est énorme ! Et elle part comme un boulet de canon sur les troufions venant d'éventrer la porte ! L'Urumi se met à s'agiter, Konrad danse tout en poursuivant le noble, prenant bien garde à rester à trois bons mètres de lui. Vous me direz que c'est un peu limite pour le couvrir ? N'oublions pas que l'hybride est vif et qu'il n'a pas qu'une lame dans sa poche.

    A peine le noble passe-t-il la porte que les joyeux connards tentent de le poursuivre. Bien sûr, le plus vif arrive pile sur la route de notre fourbe lorsque lui même passe la porte, et se prend un bon coup dans le dos ! Une taille nette, dont la douleur et la surprise laissent choir le gaillard au sol. La plaie est nette et profonde, mais pas incapacitante ! Ce type se relèvera, mais il ferait mieux de traiter cette hémorragie plutôt que de reprendre la poursuite. Les autres, en voyant ça... ont le réflexe de s'écarter. Comme dit, l'arme de Konrad a son originalité pour elle, et les ennemis préfèrent littéralement longer les murs des couloirs dans leur poursuite, pour éviter de s'en prendre une ! Bien sûr, notre espion favoris fera quelques pas de côté pour les menacer et même les lacérer ! Si l'un d'eux parvient à prendre de la vitesse et tente d'atteindre le ministre par le côté... hé bien nous verrons qui est le plus rapide ! Mais ce n'est pas ça qui arrive ! Un fumier de hibou, en silence, arrive par-dessus le noble ! Et là c'est coton ! Konrad ne peut pas voler, et difficile d'approcher pour en coller une à l'oiseau sans risquer d'atteindre le gaillard qu'il doit escorter. Du coup il reste l'option trois ! De sa main gauche, Konrad saisi un de ses couteaux de lancer, et l'envoie en l'air, au-dessus de lui. Il le jette comme de la merde, vers l'oiseau. On est en droit de se dire que même si il touche l'oiseau par miracle, il ne se plantera jamais... Surprise des surprises ! Non seulement ça touche, mais en plus c'est la pointe qui atteint le cul de cette sale bête qui lâche un cri strident avant de reprendre de l'altitude et plus vite que ça, alors que le couteau revient à la main de l'assassin ! Bah oui, la télékinésie c'est diablement pratique pour rattraper un lancé un peu foireux.

    -JE GERE ! JE GERE !

    Voilà cependant qu'arrive le premier obstacle... une porte ! Une porte plus petite que celle de la salle à manger. Une porte qui forcera Konrad, pendant deux secondes, à cesser de ballader son Urumi sous peine de le planter dans le mur. Une porte que les oiseaux de proie et les combattants attendent pour charger et immobiliser cet espion gênant, avant de reprendre la poursuite du noble. Là, Tyran n'a qu'une seconde pour réfléchir... TANT PIS ! LES RISQUES ! Il bifurque comme un connard par la droite ! Les deux gars qui longeaient le mur de ce même côté font alors des gros yeux avant de bouffer tous les deux la lame de l'Urumi ! Les gars de gauche, devant le meurtre pur et simple de leurs deux amis plaqués contre un mur, décident de s'avancer ! Après tout, Konrad a arrêté de couvrir le noble pendant un instant ! C'est alors que le couteau de lancé revient, virevoltant littéralement devant la tronche du premier gaillard ! Le second lui rentre dedans, et voilà qu'ils choient ! Avec les trois morts du nobliaud, tous les humains ont pris au moins du retard, au pire la mort. Fier, Konrad envoie...

    -Putain je gère !

    Avant de remarquer qu'un rapace en profite pour assaillir Tagar par-dessus...

    -JE GERE QUE DALLE ! MINISTRE BAISSEZ VOUS !

    Et paf ! L'Urumi qui passe juste au-dessus de la tête du ministre ! L'oiseau va y perdre une serre et se péter la gueule de douleur. Si le ministre n'a pas de bons réflexes hé bien... Tyran risque de lui foirer sa coupe de cheveux. Mais... ils peuvent passer une porte. Ils arrivent dans un nouveau couloir, et là, du côté des fenêtres, à gauche, tous les vitraux sont brisés et c'est la putain d'armée du ciel qui guette ! Une dizaine d'oiseaux de proie qui voltigent à la fenêtre et qui, à l'approche des deux cons, chargent le couloir...

    -PU... Ministre, y'a trop de piafs ! Boule de feu ! Boule de feu ! Vite !

    Le ministre étant un mage, il sait forcément faire des boules de feu. Sinon c'est vraiment un charlatan ! Nah !
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  • Mer 28 Sep 2022 - 17:07
    J’ai derrière moi un espion, spécialisé dans l’infiltration des groupes de résistance. Je suis assez impressionné par ce que j’ai entendu, car ces gens-là risquent leurs vies tous les jours, sans jamais être récompensé ou que leurs noms soient connus du grand public. Pour ma part, je ne pourrais jamais exercer ce métier, la pression ou mes bourdes finiront par me tuer.

    Il m’a expliqué ensuite le plan d’origine et je comprends que si mon mage n’avait pas agi comme un véritable héros et si je n’avais pas été victime d’insomnie, j’aurais été capturé comme un nouveau-né. Il va vraiment falloir que j’augmente mes défenses. Peut-être que les dix hommes de ma garde personnelle pourraient venir habiter dans la demeure familiale ? Il faudra bien sûr réaliser quelques travaux d’aménagement, mais c’est dans l’ordre du possible.

    Je suis sorti de mes pensées et je reviens au moment présent quand je sens une lame me découper une partie de mon crâne ! J’éprouve une vive douleur au niveau de mon cuir chevelu, ce con m’a scalpé ! Pourtant, il m’avait bien dit de ne pas m’approcher et c’est pile ce que j’ai fait, me concentrant uniquement sur le maniement de la boule de métal qui mobilise toute mon attention. Mais apparemment, j’ai avec moi un espion qui n’a pas encore son permis de tuer et je suis blessé !

    J’ai mal, très mal et je me dépêche de me soigner grâce à ma magie. Le problème, c’est que je lâche le contrôle de la boule de métal qui s’arrête et je n’ai pas le temps de la remettre en mouvement ! Nous sommes arrivés dans le couloir qui mène à l’entrée et je peux voir à travers les fenêtres cassées le portail d’accès à ma maison. Il est à la fois si proche et si loin, surtout si l’on comprend la dizaine de volatiles qui nous fonce dessus. Konrad souhaite que je lance une boule de feu, mais d’une part, je ne maîtrise pas cette magie et d’autre part, je ne vais pas incendier ma propre baraque ! Je réponds donc ceci à sa demande :

    Baisse-toi !

    Je crée à l’aide de ma magie de la terre un rempart de terre où vont se fracasser certains volatiles, puis j’indique au Rekois qui m’accompagne :

    On sort de là.

    Je crée deux boucliers en métal, à la fois solides et léger, en donnant un à mon acolyte. Je mets le mien au-dessus de ma tête pour me protéger et je passe à travers une fenêtre cassée, pour traverser le jardin et arriver ainsi jusqu’au portail. Bien sûr, les piafs recommencent à nous tourner autour et j’utilise ma magie du vent pour les gêner dans leurs piqués. Malgré cela, je sens de nombreux chocs sur mon bouclier, mais par chance, aucun faucon n’arrive à trouver le bon angle pour passer outre ma protection.

    Nous ne sommes plus qu’à quelques mètres du grand portail et je vois deux hommes devant, armé de lance, ils nous bloquent le passage en les pointant vers nous. Heureusement pour moi, ils sont tout proches du portail et j’utilise ma magie du métal pour ouvrir les deux battants d’un coup et avec force, les repoussant de part et d’autre. Il y a une ouverture et je m’engouffre dedans, attendant que mon compagnon en face de même avant de le refermé les deux ouvrants de telle sorte que plus personne ne puisse le rouvrir.

    Nous sommes enfin sorti, mais le plus dur reste à venir, rejoindre le Palais et la sécurité.
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  • Mer 28 Sep 2022 - 20:30
    Bien ! Parfait même ! La coupe de cheveux de monsieur le ministre est pitoyablement foirée ! De surcroît, le coiffeur lui a aussi mit une coupure sur le sommet du crâne. PAF ! Une plaie ouverte ! Enfin, soyons heureux. A deux centimètres près, ça aurait pu être l'os qui se fend, plutôt que la chaire qui s'envole. Or si ce soigneur sait visiblement rafistoler même les plaies à la tête, une atteinte au cerveau, c'eut été plus complexe. Mais peut-être diriez-vous que c'est compliqué de fendre un crâne à l'Urumi ? Hé bien la réponse toute trouvée est... p'têt bien qu'voui, p'têt bien qu'non. Qui veut tester ? Ceci étant dit, outre une douleur vive et une perte d'énergie, ainsi qu'un peu de sang, et la perfection capillaire absolue, le ministre n'a rien perdu. En d'autres termes, il a tout perdu ou presque.

    Mais passons, les piafs volent, la nuée arrive au couloir ! Plutôt qu'une boule de feu, le Cœur préfère sortir la caillasse ! Mais attention, c'est pas petit Billy qui envoie un caillou à un pigeon ! Non, c'est plutôt des centaines de cailloux enfermés dans la terre bien meuble que le charmant monsieur soulève à même le sol de son couloir pour bloquer la venue des volatiles. Bien entendu, en accord avec ses instructions, le sympathique Konrad s'est baissé, et en a profité pour interrompre momentanément ses moulinets à main armée, pour écraser son arme au sol. Décidément il faut beaucoup se baisser avec ces deux-là. A peine l'espion réalise-t-il l'exploit que c'est de sortir un truc du genre sur toute la longueur du couloir que le mage lui indique qu'il faut sortir en lui refilant un bouclier. C'est léger, si bien que Konrad met en doute la solidité de ceux-ci. Mais il n'a pas le temps de verbaliser, le ministre charge ! Décidément, ils sont couillus les mecs de la paperasse dans ce pays. A peine sortis, de nouveaux piafs viennent tenter de leur casser les couilles. De sa main gauche, l'espion place le bouclier au-dessus de sa tête, comme son camarade de fortune. De la droite, il continue de faire tourner son arme. Et étonnement, la seule menace de celle-ci fait que moins de rapaces tentent d'en mettre une à notre lâche qu'au ministre qu'il doit protéger.

    C'est un repos de courte durée. Deux gaillards sont restés à la porte. Des lanciers ! C'est un peu la faiblesse de Konrad. Son style de combat misant beaucoup sur le contrôle de la distance avec l'adversaire, des types qui ont plus d'allonge, c'est un peu embêtant. Mais le charmant Cœur les écartes à coup de portail ! Quel grand cœur ! Le semi félidé, vif comme pas deux, trouve moyen de s'engouffrer aux côtés du monsieur qui referme le portail, visiblement à clé vu qu'en continuant leur course, les deux officiels peuvent entendre les lanciers beuglards se plaindre. Ils courent... et une remarque vient immédiatement à l'esprit du fauve.

    -C'était trop facile...

    Ses cils sont froncés. A grandes enjambées, il se place à côté du  grand argentier. Les rues sont plus larges que les couloirs du manoir, on peut y circuler sans risques, d'autant que la majorité des combattants rebelles sont restés au manoir, ont pris un sale retard...

    -Il paraît que le connard aux mille plumes prévoit toujours des dizaines de coups en avance... c'est sûr qu'il s'attendait pas à ce qu'on enfonce ses soldats de face comme ça... mais il a encore dix minutes de course pour nous inventer un truc...

    Les oreilles de Konrad frétillent alors. Il jurerait avoir entendu un bruit de verre cassé, au loin. Vous me direz qu'au manoir, ils arrêtent pas de péter des vitres... mais là, ça venait d'ailleurs. Le bruit venait de loin devant. Il fronce les cils, et continue sa progression sans faillir. Il regarde au-dessus de sa tête... des rapaces tournent encore. Ils sont nombreux, mais ils n'attaquent plus. Ils attendent, leur tournent autour. Si d'autres membres de la rébellion sont nyctalopes, ils pourront trouver nos deux comparses en suivant les volatiles, même de loin. Ils ont pris quoi... trente secondes ? Une minute d'avance à tout péter. Ils sont là dans une grande avenue. Les bâtiments sont en pierre, c'est un quartier plutôt riche, aux rues larges. Mais Konrad entend le bruit de verre à nouveau. C'est bien plus près. Peut-être même que le noble peut aussi entendre. A peu près dans le même temps, une odeur d'alcool assaillit les narines de l'espion. Il regarde alors en l'air, soudainement méfiant... et grand bien lui a pris. Surgit par-dessus un bâtiment, du côté est de l'avenue, à leur droite, un rapace. Qu'a-t-il de particulier ? Dans ses serres il y a une torche allumée. A peine sa lueur apparaît-elle que l'oiseau la lâche, et elle choit vers le sol. Tyran a immédiatement le réflexe de saisir le trésorier par l'épaule, et de freiner de tout son poids, n'hésitant pas à littéralement plaquer le noble au sol si jamais ce dernier se laisse surprendre. C'est le bon choix, vu que dès que la torche touche le sol, les dalles s'embrasent ! L'odeur d'alcool laisse place à une odeur de brûlé, des bâtiments à droite aux bâtiments à gauche, un mur de feu se fait.

    -Ah les salopes ! On aurait pu se faire cramer !

    Tyran lève les yeux, et voit que plusieurs oiseaux viennent de l'est à leur tour. Certains ont des fioles contenant un liquide inconnu, mais probablement inflammable, d'autres ont des torches. Les yeux du gaillard s'écarquillent alors...

    -Ils s'en foutent...  Debout !

    Le gaillard se relève, et commence à se déplacer. Impossible d'avancer par dessus les flammes, alors autant au moins bouger pour éviter de se faire brûler en deux secondes.

    -Vous pouvez crever ils s'en foutent ! Tant que y'a pas de témoins, ils peuvent vous buter et prétendre en vie, ça gênera pas les négociations ! Et si ils prévoient de vous buter au final, alors que ce soit ici ou en vous décapitant ailleurs, ça se fera ! Ils cherchent pas à nous capturer ! Ces connards veulent nous cramer vifs !

    Il tente de réfléchir vite, et dit...

    -Les ruelles ? Si on va dedans on serait des cibles faciles. Les toits ? Toutes les maisons ont pas des tuiles résistantes au feu. Il suffit d'un con qui en ait en bois, et ça pourrait créer un incendie. On peut pas les encourager à viser n'importe les demeures... Ils viennent tous de l'est... on peut essayer d'aller débusquer le lieu où ils récupèrent l'alcool, mais c'est une embuscade, c'est sûr... Sinon vous faites des ponts de pierre et on passe par-dessus leur mur de feu... par contre si on fait ça ils vont nous bombarder comme jamais, on aura pas le droit à l'erreur. En tout cas on peut pas rester ici ! Les connards du manoir vont finir par nous rattraper. Trésorier, c'est votre sécurité, c'est vous la cible principale. Je vous laisse choisir ou trouver un plan. Juste, faites vite !

    Le demi sang regarde en arrière, et dans toutes les directions... pour sa part, il est un peu dépassé. Il a rien pour lutter contre le feu, et il suffirait qu'il se prenne juste une bouteille pour brûler vif à mort. Si on lui avait dit qu'un jour, des cons de piaf mettraient sa vie au bout du fil, il ne l'aurait cru.
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  • Sam 1 Oct 2022 - 18:48
    L’espion se met à mon niveau pendant que je cours pour rejoindre le palais et quand il dit que le fameux grand méchant, qu’il nomme le connard aux mille plumes va nous mettre des bâtons dans les roues, je hoche la tête pour montrer que je suis d’accord. Mais nous n’avons pas d’autre choix que de courir, jusqu’à ce que je sente une odeur d’alcool à brûler et brusquement, sans que j’en comprenne la raison, je tombe au sol, avec mon fameux sauveur par-dessus ma personne ! Je suis tellement surpris que je ne mets pas mes mains pour me protéger et ma tête s’éclate sur les pavés, j’entends un craquement et une douleur sourde, il m’a pété le nez ce con !

    J’utilise encore une fois ma magie de soin, mais j’ai maintenant du sang sur toute ma chemise de nuit, mon pantalon de pyjama, lui est déchiré. Bref, je ne suis plus très présentable. Je me relève péniblement et vois un mur de feu ! Mon acolyte utilise un terme très familier pour désigner nos poursuivants qui veulent véritablement m’assassiner et me propose de choisir moi-même comment je veux mourir !

    C’est vraiment très aimable de sa part, mais avant tout, il faut éviter que la ville brûle. Heureusement, une petite patrouille, attirée par le bruit apparaît à proximité et un mage d’eau intervient de suite pour éteindre l’incendie. Les soldats deviennent la cible des oiseaux qui leur balancent tout ce qu’ils ont sur eux et j’indique à mon camarade de jeu :

    Voilà notre chance ! On se barre à gauche.

    Ayant la demeure familiale non loin, je connais bien ce quartier et je m’engouffre dans une ruelle. Au bout, il y a une petite fontaine et derrière un parc. Je continue à courir, j’ai les poumons en feu et finalement, je m’écroule, ne pouvant pas faire un pas de plus. Nous sommes dans une sorte de kiosque à musique, relativement hors de vue de la rue. Reprenant avec difficulté mon souffle, j’indique par voix hachée à mon interlocuteur :

    Il faut que je prenne…une pause. Je ne peux plus…lancer que quelques sorts et après…je m’écroule.

    C’est ça qui est dommage avec les magiciens, ils ne peuvent pas utiliser de la magie à l’infini, chaque sort prend dans leurs réserves et quand celles-ci sont vides, il ne servent plus à rien avant un long repos. Bien sûr, c’est impossible ici et je sais qu’il va bientôt reprendre la route. Toutefois, je n’ai pas vraiment envie de bouger, c’est pourquoi je fais durer un peu la pause en lui indiquant :

    Encore cinq minutes de course et nous serons sur la place devant le Palais. Il y a beaucoup de patrouilles là-bas et nous serons en sécurité.

    Le tout est d’y arriver en un seul morceau et je profite de ce temps où nous sommes en sécurité pour lui demander :

    Quel est votre nom et pourquoi être devenu espion ?
    Invité
    Invité
    Anonymous
  • Lun 17 Oct 2022 - 12:41
    Alors que la situation semble désespérée, une patrouille arrive ! Alors là, je brave demi sang est en joie ! Mais ça ne dure guère. Le magicien de ce groupe a la mauvaise idée d'attirer l'intention des piafs en éteignant le feu. Il en résulte une pluie de produit sur la gueule de ces messieurs. En dix secondes à peine, leur destin est plié. C'est à la deuxième que le ministre suggère une fuite. Fuir en abandonnant ces messieurs ? Quelle idée peu honorable que voici ! Ceci n'empêchera guère Konrad de presque doubler son guide dans la course. Tant pis pour l'honneur. Tâchons de survivre, c'est déjà un bon début. Le bâtard accompagna le noble jusqu'à un pavillon circulaire, sous lequel le duo se réfugia. Au moins, les piafs mettront un peu de temps à les retrouver. Le mage explique qu'il lui faut une pause d'urgence. Tyran n'a pas fait grand-chose d'hallucinant à côté de ce dernier, mais toujours est-il que l'endurance n'est pas son fort. Il ne crache pas non plus sur cette minute, et n'aurait plausiblement pas tenu jusqu'au palais en continuant tout droit comme un connard...

    -Aucun problème... je peux attendre...

    Oui, il baratine ! Toujours baratiner ses supérieurs: c'est important ! Cachant tant bien que mal sa respiration saccadée, il envoie quelques regards de tous les côtés. Le noble indique qu'ils sont à mi-chemin. C'est pas mal déjà ! De plus, comme ils ont bifurqué, les rebelles à pied n'auront que peu de chances de les localiser. Le gros problème, c'est définitivement ces piafs. Le fourbe observe le parc... il y a pas mal d'arbres, ils peuvent progresser une minute à pied sans se découvrir. Il hésite à pousser son comparse à continuer, mais finit par songer que s'abriter une minute ne serait pas sot. Il entend alors une question de son interlocuteur. Son identité, et ses origines...

    -Rien de mirobolant à ce niveau-là... Konrad Tyran. Je suis né esclave, ai été racheté par l'armée, et j'ai été formé. Je sais que vous êtes mon supérieur mais comme vous êtes pas du corps armé, je sais pas trop ce que j'ai techniquement le droit de vous dire ou non.

    Le gaillard passe sa tête par le pavillon, et se retourna vers le nobliaud... la tête de Konrad se mit alors à changer. Son teint noirâtre devint pâle, sa chevelure devint argentée, ses pupilles bleues... il se mit à copier le visage de l'argentier...

    -C'est ça qui a attiré l'intention de l'armée... en principe je peux tenir longtemps. Mais avec la fatigue et les efforts... ce serait déjà presque miraculeux que je résiste jusqu'à ce qu'on atteigne le palais. Mais je peux pas trop me résoudre à les laisser voir mon visage.

    Le gaillard glisse alors sa main sur la rambarde, bondit par-dessus, et court sous un arbre avoisinant, avant de faire signe à son camarade d'en faire de même. L'avantage à être nyctalope, c'est qu'on peut à peu près être sûr de quand des sales piafs nocturnes sont juste au-dessus...

    -Vaut mieux qu'on reste pas trop au même endroit. Dites, vous vous démerdez pas mal en magie. Je croyais qu'il suffisait d'être une tronche pour devenir ministre.


    Il s'agit littéralement de gratter quelques mètres avant de devoir reprendre la course... Mais le ministre n'est pas le seul à fatiguer. Tyran aussi profiterait bien de chaque minute qu'il peut gagner.
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  • Mar 18 Oct 2022 - 20:27
    Mon sauveur comprend que j’ai besoin d’une pause, ce qui est une bonne chose. Physiquement, il a l’air de s’en sortir mieux que moi et il est vrai que je manque d’exercice d'endurance. Il répond ensuite à mes différentes interrogations et j’apprends que l’espion a un nom très moche, c’est bien simple on dirait une insulte orc ! J’ai devant moi un ancien esclave et quand il commet une faute sur la hiérarchie de l’Empire, je ne peux m’empêcher de le reprendre :

    Ne vous en faites pas, je ne suis pas votre supérieur, c’est l’Oreille. Je ne peux vous donner aucun ordre.

    J’ai ensuite droit à une petite démonstration de ses capacités et je félicite :

    C’est vraiment très impressionnant, et doit être sacrément pratique.

    Maintenant, que je vais mieux, je suis mon guide jusqu’à un arbre où il me pose une nouvelle question, à laquelle je réponds bien volontiers :

    J’ai toujours aimé la magie, mais dans ma famille, on n’a pas vraiment le choix, on est fonctionnaire au service des finances de père en fils. Heureusement, j’aime beaucoup mon travail. Toutefois, je me suis entraîné autant que j’ai pu et surtout, avant d’être ministre, j’étais contrôleur, je vérifiais les comptes de gens qui fraudaient. Sans magie, j’aurais été blessé au moins dix fois.

    Je comprends que mon interlocuteur n’a pas eu vraiment eu le choix, s’il a été racheté par l’armée, mais maintenant qu’il est libre, je me demande pourquoi il reste. Je décide donc de lui poser directement la question :

    Pourquoi continuez-vous à faire ce travail aussi dangereux ? Est-ce par conviction ?

    Tout en parlant, nous avançant, d’arbre en arbre jusqu’à la lisière du parc. Il y a des personnes avec des torches non loin de nous, mais impossible de savoir si ce sont des alliés ou des ennemis. Je m’en remets donc à mon acolyte, prêt à courir quand il donnera le signal.
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