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    Deydreus Fictilem
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  • Dim 22 Jan - 13:49
    A droite. A gauche. Au dessus. Derrière. Se retourner. Se pencher. Frapper. Trancher. Encore. Et encore.

    Depuis plusieurs minutes, Deydreus semblait en transe. Parfaitement concentré dans sa tâche, le chevalier sombre combattait avec toute la férocité que sa rage lui imposait. Plus aucune pensée parasite ne venait entraver son esprit et aucun questionnement ne venait l'encombrer. Il était dans une situation simpliste. Tuer ou être tué. Alors, comme à chaque fois, l'homme aux yeux vairons laissait le reste pour le moment. Il ne doutait nullement de la réussite de ses hommes. Il ne pouvait, de toutes façons, pas avoir ce luxe. Une vive douleur brûla le flanc du chevalier, le forçant à se courber un peu plus pour esquiver un énième trait sanguin envoyé par ses ennemis plumeux. Grognant, l'officier bondit en arrière pour se repositionner dans la masse grouillante de macchabés. A mesure que le temps passait, le chevalier sentait son mana se drainer peu à peu. Sa régénération passive, certes utile, le fatiguait à mesure que les monstres venaient entailler sa chair, et ce malgré ses protections. Dans ce tumulte de violence, l'armure d'ébène s'était recouverte d'un rouge poisseux. Sur l'acier noirci, on pouvait distinguer les multiples traces de griffes, crocs et lames que les protections avaient subis depuis le début des affrontements. On pouvait également remarquer les morceaux de peau, de viscères, et autres restes humains qui s'étaient accrochés tels des sangsues sur le métal.

    Dans un nouveau grognement de douleur, l'armure sombre s'élança de nouveau dans cette mêlée infinie. Dans un grand balai, le reikois venait décapiter de nouveaux flux de morts vivants, tout en tentant d'atteindre les deux prophètes réanimés qui semblaient avoir repris de la contenance. Malheureusement, à chaque fois que le vétéran parvenait à se frayer un chemin jusqu'à eux, ils se protégeaient mutuellement et entravaient la moindre opportunité de frapper sans être sévèrement puni par la suite. Alors, le chevalier attendait le bon moment, continuer de se battre dans la fange sanguine qui l'entourait à présent. Et, dans tout cet amas de terreur, un grand sourire venait barrer les lèvres de Deydreus. Dans tout ce chaos, il ne ressentait plus que sa propre rage et détermination. Il ne périrait pas ici. Pas contre ces monstres stupides. Il lui restait trop de choses à accomplir. Trop de violence à répandre. Un hurlement rauque s'échappa de sa gorge tandis qu'il laissait sa mana gagner ses membres. Dans un claquement sourd, il se faufila parmi les nombreuses créatures, laissant derrière lui une multitude de corps décharnés, sanglants et en pièces. Parvenant de nouveau au niveau des deux abominations plumeuses, Deydreus lança une profonde estocade, cherchant à pénétrer la chair putride des créatures. Seulement, comme depuis quelques minutes, la seconde bête hurla, lançant un flot de piques sanguins en direction de l'officier. Pestant, l'armure sombre abandonna son assaut en reculant vivement, tout de même touché par l'un des pieux de sang qui traversa son corps. Une giclée de sang quitta la bouche du reikois qui sentit son corps trembler sous la douleur dans un sursaut réactionnel. La blessure était d'une importance modérée. Elle ne mettait pas sa vie en danger mais venait s'ajouter à une multitudes d'autres blessures qui mordaient le corps couvert de cicatrices du chevalier. Et puis, dans un tumulte de cris et de lames tranchant la chair, les Serres Pourpres refirent leur apparition.

    Accompagnés de la figure angélique, les fantassins se frayaient un chemin parmi les morts-vivants. Dans cette nuée de violence, Luvïel s'élança à son tour vers les prophètes, accompagnée par Ikaryon et Léonard. Leurs mouvements étaient d'une perfection remarquable. Rappelant aux abominations toute la détermination reikoise et le fruit de leur entrainement difficile, les membres des Serres venaient terrasser leurs ennemis sans aucune forme de pitié. Dans une réponse nerveuse, le propre corps de l'officier se mit à réagir, le forçant à redoubler d'efforts contre les abominations. C'est alors que l'ange porta un coup remarquable. Usant de sa propre magie, elle se téléporta derrière l'un des monstres auréolés et enfonça sa lame dans ses entrailles. Dans un gargarisme sanglant, cette dernière s'effondra sur le sol pour quitter définitivement ce monde maudit. Puis, quelques instants plus tard, c'était Léonard qui venait abattre la dernière des monstruosités, tranchant ses entrailles d'une frappe vicieuse. Une fois les deux monstres au sol, il ne fut pas très compliqué de s'occuper du reste des morts. Engaillardis par les frappes de leurs alliés, le reste des Serres vinrent en renfort à leur supérieur et formèrent un véritable mur de lames et de lances. Chaque revenant se voyait frapper par une entaille visant le crâne ou la gorge. Et puis, après le fracas des armes, vint le silence de la mort, seulement brisé par les cris de joie de l'ange et de quelques Serres. Au milieu de tous, Deydreus restait droit tandis que ses plaies les plus minimes se refermaient. Du sang perlait encore de son torse et ses flancs lorsque Luvïel s'approcha de lui et posa l'une de ses fines mains sur le plastron du chevalier sombre. Fixant de ses yeux vairons l'enfant des titans, Deydreus sentit sa chair se recomposer et la douleur quitter son corps tandis qu'un halo lumineux le parcourait. Plantant l'une de ses lames sur l'un des corps qui se trouvait près de lui, le chevalier sombre porta sa main à sa ceinture. Sortant la dague qui s'y trouvait, il la tendit, poigne en avant, vers l'ange tandis qu'elle terminait de refermer ses blessures. L'arme, bien que relativement simple, possédait une longue lame courbée, rappelant vaguement les serres d'un corbeau. Son manche était ceinturée d'un tissu rouge et noir et la garde, également courbée, se déployait tells des ailes de corvidé. Au bout de son pommeau, la tête et le bec d'un volatile était taillé dans l'acier.

    - Prenez ça. Il faut que vous puissiez vous défendre. Quant au reste... Votre aide nous est extrêmement précieuse dans tous ces combats, ne sous-estimez pas votre importance ni votre talent. Nos corps sont tous en train de faiblir peu à peu. Economisez vos forces s'il le faut. Car le pire nous attend encore.  

    Reprenant par la suite ses armes, le vétéran reprit la tête du groupe. Derrière lui, les Serres s'étaient mis en formation, protégeant Luvïel de leurs écus et pavois, tout en lui permettant de bouger et frapper les potentielles menaces qui pourraient se jeter sur eux. Si le silence régnait à présent dans le manoir, la lourde double porte qui les dominait renfermait assurément de nouvelles horreurs qu'ils devraient affronter. S'approchant toujours un peu plus, Deydreus était près à saisir les grandes poignets lorsque la porte trembla. Dans un bruit strident, le bois taillé se mit à bouger, faisant glisser les battants. Observant la scène, le chevalier sombre laissa son emprise sur ses armes se resserrer d'avantage. Une fois l'entrée parfaitement dégagée et ouverte, le groupe de survivant put enfin apercevoir l'intérieur de la pièce. Contrairement au reste du manoir, cette dernière était dans un état remarquable. De multiples chandelier pendaient du plafond, illuminant ce qui ressemblait à une grande chambre d'une lumière verdâtre. Une multitude de tapisseries et tableaux venaient habiller les murs tandis que six grandes colonnes soutenaient le haut plafond. Tout au fond de la pièce, enfin, se trouvait un grand lit à baldaquin et une coiffeuse, tout deux taillés dans un bois parfaitement décorée. Et puis, au milieu de tout cela, se trouvait l'une des figures à l'origine de tout ce chaos. Une nouvelle monstruosité qui venait se dresser sur le route des mortels. Assise sur le bord du lit, la créature était seule. Relevant la tête, l'abomination dévoila aux survivants sa véritable nature, tandis qu'elle déployait derrière elle une paire d'ailes majestueuse. D'apparence féminine, celle qu'ils devinaient être la Baronne possédait une longue robe déchirée qui venait partiellement recouvrir son corps dénaturé. Outre ses ailes immaculées, une grande coiffe de lauriers venait maintenir sa longue chevelure d'ébène. Son visage, à l'instar de son corps, était émacié, décharné, rappelant aux mortels toute la nature impie de la maîtresse des lieux. Ses traits, figés dans un sourire macabre, démontraient quant à eux la folie qui habitait le regard ambré de l'ange nécromant. Quand l'oeil doré de la Baronne croisa celui du reikois, ce dernier ressentit en lui une profonde migraine poindre et, par réflexe, s'avança comme pour défier la créature. Sa simple observation semblait suffire à susciter le malaise chez les vivants alors, mieux valait-il se préparer au pire.

    Avec une grâce étonnante, la Baronne se mit alors debout, quittant le confort de son noble lit. Une fois dressée, les survivants purent observer la stature impressionnante de l'être ailé. Debout, cette dernière dominait Deydreus de sa hauteur et s'avérait, très probablement, plus grande qu'Alasker. Plus que sa grande taille, l'ange réanimé inquiétait de par l'aura qu'elle dégageait. On sentait chez elle une grâce morbide, ainsi qu'une confiance qui témoignait de toute la confiance que la Baronne avait en elle. Levant alors sa main émaciée vers le groupe de survivants, elle prit soudainement la parole, faisant résonner dans la pièce une voix étrangement douce.

    - Vous êtes une honte pour notre race, engeance des titans.

    Tournant légèrement la tête vers Luvïel, Deydreus resta silencieux en observant la femme aux cheveux blancs avant de reporter son attention vers la Baronne.

    - Tout au long de votre progression, j'ai pu sentir votre peur, vos angoisses. Votre doute. Au moins, ces sots de mortels sont déterminés. Fous et stupides, mais sûrs d'eux.

    Resserrant son emprise sur son arme, Deydreus retint une réflexion à l'encontre de l'aberration, se contentant de se préparer mentalement à un assaut prochain.        

    - Votre volonté de survivre est remarquable, cependant. Je dois bien l'admettre. Mais malgré tout, vous ignorez tout de ce lieu, de la raison pour laquelle mon père, le titan de la mort, a laissé sa magie imprégner ces terres. Pourquoi nous sommes tous revenus. Elle écarta alors les bras et leva la tête vers le plafond, comme pour s'adresser aux cieux. Nous sommes ses champions! Au travers de cette renaissance il nous offre la possibilité de montrer au monde toute sa divine puissance! Hérétiques, croyants, qu'importe! Il nous embrasse tous de son amour et nous fait de nouveau marcher sur ces terres! Pour l'éternité, nous pourrons répandre son nom et témoigner de sa grandeur!

    Un long rire cristallin s'échappa alors de l'ange maudit, tandis qu'elle redéposait ses bras le long de son corps décharné. Ses traits reprirent alors un air plus grave, bien que figé dans cet éternel sourire angoissant.

    - Personne n'a jamais compris la profondeur de notre foi. Ni ce que nous faisions ici. Une "simple ville de mosaïque et de faïence". Comment pouvaient-ils ne serait-ce que concevoir toute l'étendue de notre savoir? Toutes les expériences à la gloire de X'O-rath que nous réalisions? Et tous les résultats de ces dernières... Elle haussa légèrement les épaules, continuant. Ils nous jugeaient, de leurs regards hérétiques. Malgré la divine punition, ces pauvres païens refusaient de comprendre. Et puis, ils se sont réveillés. Comme nous tous. Comme lui autrefois. Ô, mon amour, comme j'aimerais que vous puissiez quitter la crypte pour venir me voir de nouveau! Que vous puissiez admirer mes propres expériences! Que vous puissiez me voir soumettre ces imbéciles, ces intrus!
    - Assez.

    Sortant de son espèce de transe, l'ange réanimé fixa l'homme aux yeux vairons, provoquant chez lui une nouvelle douleur mentale qui le fit grimacer légèrement tandis qu'il s'avançait.

    - Je suis las de vous entendre. Je me moque de votre fanatisme. Je me moque de tout ce qui vous compose à vrai dire. Nous allons vous réduire au silence, à jamais. Pour qu'enfin ces âmes trouvent le repos qu'elles méritent, et que l'abime vous consume.
    - Quelle impolitesse! Levant une main au niveau de sa "bouche", la créature avait changé de ton. De sa douceur, ne restait plus à présent qu'une colère palpable. Vous jugez de nouveau ce que vous ne comprenez pas! Vous reikois êtes d'une stupidité effarante! Je prendrais beaucoup de plaisir à vous tuer!

    Accompagnant ses mots dans un geste de la main, l'ange projeta alors sur le groupe une multitude d'objets tranchant qui séjournaient auparavant sur le sol. Des petits couteaux, des morceaux de verre brisé ou encore des restes humains. Tout était bon à être projeté sur les survivants. Dans un geste rapide, les Serres se murèrent derrière leurs boucliers tandis que Deydreus se jetait sur le côté pour esquiver l'assaut télékinésique.

    - L'Apôtre avait raison! Nous devons tous vous faire payer le prix de votre arrogance!

    Une aura rougeâtre se forma alors autour de l'ange décharné avant de se répandre sur le sol, comme un liquide qui s'écoulait de son corps et infiltrait le sol. S'élevant légèrement à l'aide de ses ailes, la Baronne fixait Luvïel et le reste du groupe tandis qu'un rire sadique s'échappait de sa gorge. Autour d'elle, plusieurs objets s'élevaient de nouveau et lévitaient, laissant présager une nouvelle attaque tandis qu'au loin, derrière le groupe, de nombreux hurlements gutturaux se faisaient entendre, précédant un bruit sourd de métal et ossements râclant la pierre et le bois.

    De nouveau, les morts venaient pour eux.


    Euphorie - Page 2 MmtmkVy

    " Vous, dont la liberté n'est possible que grâce à la rigueur d'âmes plus pures que la votre, ne vous croyez pas libres, vous n'êtes que protégés. Votre liberté est un parasite, vous vous appuyez sur l'énergie des hommes honorables et n'offrez rien en retour. Vous qui avez apprécié la liberté et qui n'avez rien fait pour la mériter, votre heure est venue. Cette fois vous devrez combattre seuls. Maintenant, vous allez devoir payer votre liberté passée de votre sang et de votre sueur. Car il n'y a pas de paix, seulement la Guerre. Et lorsqu'elle se montrera, elle n'épargnera personne. "

    Apparence des épées de Deydreus:


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  • Lun 23 Jan - 8:13
    Mon mental est touché alors même que j'utilise une barrière psychique, le pouvoir de l'être ailé réanimé nous effleure, tirant des ficelles invisibles qui heurtent notre psyché. Je me sens prise dans un étau, ne sachant quoi penser de la créature qui nous fait face. En mon sein, balance la joie de rencontrer une consœur ayant été affligée par les pouvoirs de X'O-Rath, et de l'autre, la crainte de trahir les miens. Si tant est que les titans nous guident, est-ce qu'ils cherchent à me mettre à l'épreuve de ma foi ? Peut-être que l'être réanimé n'est pas ce qu'elle prétend, bien que le pouvoir de nos Divins lui ai accordé un second souffle. Je la vois se balancer avec grâce, j'inspecte ses longues plumes dans son dos, une voix douceâtre qui se répercute dans l'immense chambre au ton verdâtre. Cette voix, à la fois terrifiante et acérée, nous déclare vouloir asservir les mortels d'une main diabolique. Je jette un œil à tous les hommes qui sont à mes côtés, je ne peux définitivement pas les laisser entre les griffes de cette engeance. Étant fille d'Aurya, qui elle-même est aux antipodes avec Puantrus, celle-ci décimait autant de vilaines créatures en son nom, car ils n'étaient pas parfaits. Aurya aurait très probablement piqué une colère, en voyant une de ses propres filles être frappée par la magie du seigneur de la mort. Toutefois, la maîtresse des lieux paraît tout à fait heureuse de son sort. Tandis qu'elle nous fait un descriptif de son amour pour l'un des pères de tout, Deydreus l'arrête dans son monologue. Ses paroles me heurtent tout autant que pour l'engeance ailée, car à vrai dire, bien que je ne le clame pas haut et fort, je suis autant dévouée à la cause des titans. Cependant, je suis plus avisée et ne vais pas anéantir un peuple par l'ordalie, car chaque être vivant mérite sa place. Il faut juste les aider, les guider dans la voie qui parait la plus pure, la plus raisonnable, sans se laisser happer par l'obscurité et le chaos. Je contemple l'homme à l'armure d'ébène qui s'interpose devant l'ange nécrotique. Cet homme n'a littéralement pas froid aux yeux et espère anéantir ces monstres, pour libérer les âmes enchaînées par la magie de X'O-Rath. Sa mentalité me plaît, bien qu'il soit contre les préceptes de nos Divins. Sa témérité et son courage sont des exemples à suivre parmi les mortels, je devrais en faire tout autant en ayant une volonté de fer.

    La voix du monstre ailé me tire de mes pensées, sa voix s'emporte et dans un élan gracieux, fige sa main dans l'espace, clamant que les reikois sont des êtres bien trop stupides pour comprendre son amour envers les Divins. Dans la chambre teintée de vert, des morceaux de verre et autres objets contondants s'envolent et viennent s'écraser contre les boucliers des guerriers. La petite dague offerte par Deydreus ne sera certainement pas suffisante pour pouvoir éliminer notre cible, à moins que nous ne puissions trouver une faille dans ses mouvements. Le rire de l'engeance est diabolique, son regard haineux nous fixe avec horreur alors qu'elle s'amuse à libérer une force destructrice. Ainsi, les hommes venus me sauver sont ceux que l'on cherche également à combattre au sein du Nouvel Ordre. Ces hommes qui, autrefois, ont emprisonné notre haut-prêtre alors qu'il avait sauvé Ayshara et son fils. Ces reikois qui ont capturés Zeï et tué Kazgoth. Ces reikois qui tuent tous ceux ayant un lien avec les titans. Je me sens mal. Terriblement mal. Mon dévolu est sans équivoque concernant mes pères et pourtant, mon cœur balance à vouloir sauver ces mortels d'un sort funeste. Je ne suis pas Seagan. Je ne suis pas comme mes pères. Je suis avant tout une créature qui prône la parole et les actes, tout en accordant le pardon. Malheureusement, les dès sont jetés et je n'ai nul choix que de survivre en détruisant une membre de la famille des titans.

    L'aura de l'engeance se répand sur le sol comme une traînée de poudre, la beauté nécrotique s'envole et nous attaque de plus belle. Nous entendons de nouveaux des bruits gutturaux, nous sommes envahis de toute part. Je pousse les hommes de Deydreus et tente de refermer les portes, seulement notre ennemi ne nous laisse pas de répit. Elle soulève un meuble qu'elle soulève par la pensée, filant comme le vent, s'abat dans notre direction. Les mortels esquivent en roulant sur le côté ou en se mettant à plat ventre par terre. Dans un énorme fracas, les portes de la chambre explosent dans une multitude de copeaux de bois. Ce n'est pas la bonne solution et je regrette ce choix, car les copeaux de bois s'envolent et tentent de percer nos arrières. L'aura rougeâtre s'étend davantage sous nos pieds et une aura d'horreur palpable nous assaille. Ma volonté est bien plus forte et je ne me laisse pas secouée par cet étrange pouvoir, ce qui n'est pas le cas de tous les Serres. Je crée de nouveau une bulle protectrice de lumière, afin de laisser les Serres se remettre de ces émotions psychiques très intenses. La magie de l'entité est d'un tout autre niveau. Je n'avais encore jamais combattu ce type d'ennemi et je dois bien avouer que je ne suis pas sereine. Cela me rappelle mon combat contre Seagan, je ne veux certainement pas mourir ici et maintenant alors que j'ai tant de choses à faire pour le bien de l'Ordre. Je fais apparaître de nouveaux mes ailes qui peinent à s'envoler, la pression exercée n'est pas assez forte, car elles sont encore ankylosées par la chute de tout à l'heure. Quelle poisse. Parlant dans une langue latine, je me mets à libérer une énergie sainte à l'intérieur de l'arme, baignée du Bien, celle-ci pourfendra n'importe quel mort-vivant d'une lumière purificatrice.

    Derrière nous, un groupe de trois religieuses et quelques chiens font leur apparition. Je regarde Ikaryon et espère qu'il arrivera à tenir tête à ces abominations. Je ne peux pas leur conférer une partie de mes pouvoirs, préférant conserver ce qu'il me reste pour détruire une consœur totalement aliénée. Nous nous mettons en place alors que l'ange nécrotique nous asservit par son pouvoir psychique. La barrière de lumière se craquelle sous la pression et sous les coups des objets pointus. Une véritable scène d'horreur, acculée de tous les côtés, le sang séché de nos ennemis vaincus, nous continuons à survivre dans ce manoir diabolique. Une fois la dame des lieux exterminée, ce sera terminé. Ou du moins, je l'espère grandement. Je prends appui sur Deydreus, lui fait un regard en coin avec un petit sourire et murmure :

    Merci.

    Je m'envole en libérant la barrière, bien que mes ailes soient engourdies, je parviens plus ou moins à voler et libère un jet de lumière aveuglant dans la direction de l'engeance de X'O-Rath. Je commence alors à parler à l'être ailé, tandis que certains Serres empêchent les religieuses et canidés atteindre la pièce. Ce lieu est déjà assez confiné, si en plus d'autres ennemis s'ajoutent à cet espace réduit, nous n'aurons plus assez l'occasion de nous mouvoir correctement. Dans un râle sec et avec agacement, je hurle à l'engeance :

    Vous n'êtes rien, engeance. Les titans vous ont oubliés, annihilés ! Ils nous ont tous abandonnés sur Sekaï, jamais nous ne retournerons au royaume des Divins, car nous ne sommes que des jouets ! Vous prônez l'amour et la foi ? Vous le faites bien mal. Par Aurya, vous n'êtes que des entités imparfaites, impures et fausses. Aurya vous a fait à son image et vous renaissez sous la magie de X'O-Rath. Vous trahissez votre propre mère au profit du seigneur de la mort ? Vous continuez à profaner ces terres, la magie du Faucheur n'est pas Bonne ! La Beauté du monde réside en toute chose, mais vous, vous n'êtes qu'un corps mutilé par des péchés commis, vous avez détruits des vies par votre propre volonté !

    Tandis que j'exprime ma colère, combattant dans les airs pour focaliser l'attention de l'ange nécrotique, les Serres Pourpres font rage en tenant pavois et épées. Je ne peux pas prêter attention à eux pour l'instant, préférant continuer à vociférer et à balayer d'un revers de bouclier lumineux les quelques objets contondants qu'elle m'envoie. Je ressens sa haine. Son aura démoniaque et sa puissance. L'engeance qui me fait face n'est pas une femme du Bien, au contraire. Tout ce qu'elle espère, c'est détruire toute vie qui vont à l'encontre de ses principes.

    Vous êtes égoïste. Tout ce que vous faites, vous le faites pour vous. Aucun Divin ne viendra vous féliciter pour ce que vous êtes. Si vous avez la véritable Foi, vous devez apprendre et accepter, pardonner et libérer ! Je connais une liche qui vous botterait le cul pour ce que vous faites.


    Elle est créature des Titans.
    C'est une Ange.
    Luvïel est bienveillante et elle espère une seule chose: que les Divins soient à l'écoute et veille sur nous car l'Ordalie arrive. Le monde retient son souffle Respire avant tout. Le monde sera purifiée d'une lumière salvatrice.
    NC
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  • Lun 23 Jan - 16:00
    Panique. Effroi. Terreur. Voila les émotions que tentaient d'imposer l'ange aux mortels qui osaient la défier. Un flux d'émotions néfastes, qui avait pour but de briser le cœur et l'esprit des imbéciles venus la combattre. Serrant sa mâchoire, le chevalier sombre observa la figure angélique, animé d'une rage profonde. Une rage instinctive, alimentée par toute la haine qu'il portait à la créature ailée. Ce n'était pas une question de foi, de prise de position. C'était viscéral. Tout en elle le dégoutait. De sa manière de penser, acceptant une soumission qu'elle considérait comme naturelle, au fait qu'elle estime que le sort des mortels et non croyants était déjà décidé... Tout ce schéma de pensée venait se jeter directement dans la forge émotionnelle du guerrier, qui se servait de cette dernière comme d'un combustible hautement inflammable. Une flamme rageuse, violente, chaotique. Un tourbillon incandescent qui ne demandait qu'une chose: la destruction de cette monstruosité.

    Avançant de quelques pas et chassant d'un mouvement de lames un énième projectile qui venait vers sa position, le chevalier sombre ne prêta que peu d'attention à ses hommes. La plupart d'entre eux étaient suffisamment coriaces pour résister à cette tempête émotionnelle. Pour les autres... Soit leurs frères leur redonneraient raison, soit leur faiblesse ne serait que le témoin d'une fragilité à purger. De multiples copeaux de bois volèrent dans leur direction, partiellement stoppés par les pavois des Serres tandis que le reste venait s'écraser contre les protections d'acier du reikois. Dans un énième grognement le guerrier continuait d'avancer. Puis, de nouveau, un halo lumineux entoura le groupe de survivant, purgeant l'aura émotionnelle et redonnant un peu de répit aux mortels. En dehors de la bulle, une horde de morts venaient s'agglutiner pour mordre et griffer la protection lumineuse, ne se souciant que très peu de leurs blessures et brulures tandis que l'aura néfaste de l'ange réanimé et ses multiples projectiles tentaient de créer une faille dans la lumineuse barrière. Ordonnant à ses hommes de se replacer, Deydreus gardait l'esprit parfaitement froid, bien qu'animé d'une rage dévorante, qui lui donnait une irrésistible envie de se jeter dans la mêlée. Il fallait cependant rester sûr et discipliné pour que les autres puissent suivre. Dans une formation schiltron sphérique, le groupe de survivant se préparait à l'assaut prochain. Certains membres des Serres échangèrent quelques mots, souvent des blagues, tandis que d'autres rengainaient leurs épées pour maintenir plus intensément les piques des fantassins. Bientôt, la bulle allait céder et le combat reprendre, aussi valait-il mieux pouvoir avancer pour stopper l'avancée des prêcheuses et canidés réanimés. Luvïel s'approcha alors et s'appuya contre Deydreus. S'il ne répondit pas à ses remerciements, le soldat aux yeux vairons hocha simplement la tête envers l'ange aux cheveux immaculés. Etrangement, une confiance semblait s'être crée entre les deux créatures que les idées auraient pourtant opposé autrefois. Mais le destin était parfois farceur. Lorsqu'elle s'éleva dans les cieux et aveugla l'abomination ailée, la pression de cette dernière sembla disparaitre tandis que les cris gutturaux se mettaient à résonner. Brisant le schiltron pour venir former un mur de bouclier qui avançait vers l'entrée de la pièce, le chevalier sombre recommençait son balai sanglant pour permettre à ses hommes de prendre position. Les canidés vinrent frapper les boucliers dans des beuglements terrifiants, mêlant complaintes et hurlement de rage. Les prêcheuses, quant à elles, commençaient à se jeter sur les mortels, leurs terribles encensoirs ensanglantés balayant l'air avec férocité. Puis, il reporta son attention sur la Baronne.

    Face à Luvïel, cette dernière dévisageait sa consœur avec un dégout parfaitement lisible dans le regard. Voletant dans les airs, elle laissa un rire sadique s'échapper de sa gorge tandis qu'en contrebas, le chaos de la bataille régnait. Par pur défi après s'être remis de son aveuglement temporaire, la nécrotique créature fit tournoyer autour d'elle divers épées. Elançant ensuite ces dernières contre l'ange, la Baronne laissa son rire devenir éclatant tandis qu'elle écoutait les mots de l'être angélique qui luttait contre elle tout en l'insultant.

    - Pardonner? Libérer? Vous me faites rire pauvre sotte! Elle accompagna ses mots d'une nouvelle volée d'armes projetées par sa télékinésie. Les mortels sont des êtres ignorants. Ils ne méritent ni pitié, ni clémence! Ils osent renier nos seigneurs et proclament certains d'entre eux comme égaux à nos créateurs! Personne ne viendra me féliciter? Je n'ai nul besoin de belles paroles! J'ai déjà eu ma récompense et je sais mon devoir suffisamment vertueux pour ne pas me soucier de la naïveté de jeunes imbéciles qui se prétendent supérieures...

    Reculant face à une tentative de frappe, la Baronne concentra son pouvoir psychique, attaquant l'esprit de l'ange d'une multitude de lames invisibles, semblables à des griffes lacérant de manière occulte la psyché de la créature angélique.

    - Une liche qui me botterait les fesses? Hahahaha, allons ma chère... Les êtres dont le cœur ne bat plus se préoccupent bien peu du sort des vivants. Peu importe leurs mots, peu importe leurs gestes. Ils sont toujours intéressés, car seul importe la gloire du sombre Prince et son influence sur les mortels. Elle s'approcha alors de Luvïel, déposant presque sa main sur la joue de celle qu'elle assaillait mentalement. Ma chère... Vous ne comprenez pas car vous pensez qu'Aurya vaut mieux qu'un autre de nos seigneurs? Savez-vous ne serait-ce que combien de peuples ont été balayés par sa main? Combien d'âmes elle a offert à l'abime? Vous êtes stupide, ma chère.. Mais la mort vous libérera de cette innocence.

    Une fine lame vola alors du sol vers leur position surélevée. Tournoyant légèrement, la lame viciée prenait de plus en plus de vitesse tandis que l'ange nécrotique préparait sa frappe. Luvïel luttait, cela se voyait et l'emprise de l'assaut psychique ne durerait qu'un temps alors, il fallait frapper vite et la Baronne le savait. Seulement, dans son arrogance, cette dernière ignorait une variable. Bondissant depuis le mur qu'il avait escaladé avec peine, le chevalier sombre s'élança dans les airs, toutes lames dehors. Dans un grand cri rauque, il brisa la concentration de la créature nécrotique qui dut stopper son assaut mental. Plongeant sur elle, Deydreus tentait une frappe dangereuse mais nécessaire. Car, si en bas, les Serres tenaient plus ou moins, la survie de tous dépendait du trépas de la Baronne.

    - Luvïel j'ai besoin de vous!

    Abattant ses lames, Deydreus visait volontairement les ailes plumeuses de l'être décharné. Si jamais il ne pouvait l'abattre dans cet assaut, alors il emporterait sa capacité de voler avec lui. Ainsi, il la forcerait à fouler de nouveau la terre maudite qu'elle semblait tant vénérer.


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    " Vous, dont la liberté n'est possible que grâce à la rigueur d'âmes plus pures que la votre, ne vous croyez pas libres, vous n'êtes que protégés. Votre liberté est un parasite, vous vous appuyez sur l'énergie des hommes honorables et n'offrez rien en retour. Vous qui avez apprécié la liberté et qui n'avez rien fait pour la mériter, votre heure est venue. Cette fois vous devrez combattre seuls. Maintenant, vous allez devoir payer votre liberté passée de votre sang et de votre sueur. Car il n'y a pas de paix, seulement la Guerre. Et lorsqu'elle se montrera, elle n'épargnera personne. "

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  • Mer 25 Jan - 7:28
    La créature m'attaque par des mots, m'agresse par la pensée et sonde mon esprit avec ces ficelles invisibles. Je suis confrontée à une entité bien plus proche des titans que je ne le suis, pourquoi ? Est-ce vraiment ce que je souhaite ? Devrai-je représenter les Divins en devenant une enfant de X'o-Rath, et m'effondrer dans une éternelle solitude, vouée dans un monde où régneraient l'agonie et un profond marasme ? Il suffit. Les pensées parasites m'habitent et me consument. Je suis venue dans ces lieux pour m'entraîner et devenir une femme plus forte, sachant exploiter mon véritable potentiel et prouver aux Hommes de foi que je ne suis plus la petite bête fragile sortie des bois. Je souhaite montrer au Nouvel Ordre que mon devoir est de protéger les miens. Les mots ne sont pas suffisants pour offrir la paix, je l'ai compris bien trop tard. Tandis que mes mains sont crispées contre mon crâne, mon regard doré affronte celui de l'ange nécrotique, sombre et froid, sans âme. Deydreus m'a ouvert les yeux, l'univers qui nous entoure n'est pas sain et il faut éradiquer le malin. Le cœur de l'homme à l'armure sombre n'est pas dénué d'empathie, il est venu à moi comme s'il venait me libérer des chaînes d'une prison. Ce guerrier sans foi et ses Serres déciment, démembrent, décapitent sans remords. Ils sont là, sous les ordres d'un conquérant, d'un homme droit et sans peur. Il me fait penser à Seagan dans sa manière d'ordonner, les mortels savent choisir leur meneur. Je ne dois pas renoncer aux titans, un jour, je finirais par leur faire renoncer au Mal, qui se répand comme une trainée de poudre sur Sekaï. J'apprendrais aux mortels à pardonner et raisonner, même si cela prendra des millénaires, car le cœur des Hommes est étrange et il est difficile de les percer à jour. Chaque être est différent, apportant son lot de colère, de tristesse, d'émotions intenses. D'autres seront portés sur les émotions et d'autres sur des concepts de loi, il est improbable de pouvoir ranger tout le monde du même côté. Et si, plus tard, j'allais voir chacun de ces êtres pour les comprendre et les éclairer ? Non. Je rêve bien. Le monde est trop perverti, l'ange nécrotique en rit. Elle sait, elle a compris qu'il n'y a rien de mieux que d'agir pour avoir un impact. Qu'ai-je fait depuis ces millénaires, cachée dans la forêt des Pins Argentés ? J'ai attendu, abandonnant l'Humanité et la mission de mes pères. Celle de réunir les Hommes sous une seule et même bannière : La leur.

    Tandis que je suis persécutée dans ma tête, tiraillée par des pensées négatives et douloureuses, l'ange nécrotique baisse sa garde et sa pression sur mon esprit. Mes yeux découvrent Deydreus qui s'est élancé sur notre ennemi, criant avoir besoin de moi. Tendant une prise improbable, il s'acharne à vouloir arracher les ailes de celle-ci. Sans attendre, je m'empare de ma petite lame offerte par le chevalier et m'approche d'eux, après avoir retrouvé toutes mes capacités cérébrales. Dans un cri véhément, animé par un sentiment de rage, je plante le couteau de lumière contre le corps aérien de l'engeance, fendant l'une des ailes en deux. L'homme aux yeux vairons en a profité pour utiliser ses lames sur l'autre partie ailée. Son cri est assourdissant, elle nous emporte avec elle dans sa chute et nous repousse d'un coup de main, balayant avec sa force psychique notre assaut. Je me retrouve à l'opposé de mon sauveur, les Serres, quant à eux, ne peuvent se permettre de reculer devant leur combat contre les canidés et les religieuses, bien plus coriaces. L'ange se relève et regarde ses ailes en lambeaux, son visage est trahit par la haine et des espèces de larmes rouges perlent sur ses joues.

    Comment ... osez-vous ?

    Son ton est effroyable, l'aura qui entoure la bête est plus malsaine et lorsque je regarde mes pieds, alors que je suis étendue contre un pilier, une sensation de noirceur m'envahit. Je tressaille, je ressens le danger et je la vois qui se rapproche du reikois qui fut projeté à l'autre bout de la pièce. Je me relève avec peine, une main contre mon épaule, l'autre contre la colonne de pierre pour me maintenir. Un filet de sang sort de ma bouche, concordant avec tout mon corps déjà tâché par le sang séché des combats précédents. Je remarque le dos de l'engeance et y aperçois une partie des ailes déchiquetées, os apparents. Alors qu'elle s'avance d'un pas décisif vers lui, je m'empresse d'aller à sa rencontre quand celle-ci fait jaillir des perles de son propre sang qu'elle transforme en petit dard. J'aurai certainement dû m'en douter, étant aussi proche des apôtres, elle ne peut que détenir ce type de pouvoir. L'ange nécrotique n'est pas à prendre à la légère, cette femme détient un immense pouvoir que je ne soupçonnai guère. Nous lui avons infligé une profonde plaie, mais cela n'a fait qu'accroître sa haine. Nous sommes sur son territoire et elle le sait, l'ange nécrotique attend un faux pas de notre part pour nous frapper bien plus fort. Les petits dards filent comme le vent dans toutes les directions de la pièce, je décide de me téléporter contre Deydreus et de nous protéger avec une barrière protectrice. J'espère que les Serres ont profité des cadavres pour se réfugier derrière, si tant est qu'ils se sont rendus compte de ce qu'il se trame dans leur dos.

    Doucement, je relève la tête vers les Serres et remarque la salle envahit de ces piques de sang planté dans les meubles, dans les colonnes de pierre, dans les murs et dans la chair de nos ennemis. Dans sa folie, l'ange venait de détruire ses propres entités et j'observe quelques hommes ayant subit l'attaque, retirant à main nus les petits dards plantés dans leur gantelet ou leur armure. Leur armure a certainement dû leur sauver la vie, toutefois, cela n'a pas empêché ces piques de percer par endroit. Quant à nous, la barrière explosa dans un son cristallin, après avoir subit l'attaque frontale. L'ange qui me fait face me répugne. Je me laisse envahir par un sentiment de colère bien plus profond, quelque chose que je n'avais jusque-là jamais ressenti. Une rage si intense et si forte qui envahit tout mon être, m'enveloppant d'une lumière éclatante.

    Vous n'avez d'ange que le nom.

    Je ne ressens plus la fatigue, il doit me rester encore un fond de mana et je suis prête à me donner toute entière pour affliger cette bête d'un châtiment divin. Protégeant mon esprit d'un bouclier psychique, je la vois se concentrer et tenter de percer mon mental. Elle murmure, me pique, m'irrite. Mes mains tremblent, je suis excitée à l'idée de détruire cette chose. De mes mains jaillit une grande lueur tandis que j'accours vers elle et balance des faisceaux lumineux. Ils sont plus faibles que lorsque j'ai utilisé ce pouvoir contre la bête au bras verdâtre dans la scierie. Cependant, je ne me laisserai pas happée par le Mal et je sais que je peux compter sur mes nouveaux alliés pour détruire cette enfant de X'o-Rath. Je n'écoute plus rien, m'abandonnant complètement à la frénésie du combat. La dame aux ailes brisées esquive et repousse mes attaques, elle est vive, rapide et élégante dans sa monstruosité. Un combat entre deux êtres d'une même espèce, mais ô combien différentes, l'une représentant la vie et l'autre représentant la mort.

    Votre deuxième vie s'achève ici, abomination !

    Je sais pertinemment que les Serres et Deydreus se feront un malin plaisir de détruire une bonne fois pour toute cette scélérate.


    Elle est créature des Titans.
    C'est une Ange.
    Luvïel est bienveillante et elle espère une seule chose: que les Divins soient à l'écoute et veille sur nous car l'Ordalie arrive. Le monde retient son souffle Respire avant tout. Le monde sera purifiée d'une lumière salvatrice.
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  • Mer 25 Jan - 14:59
    Tranchant l'aile plumeuse de la créature, Deydreus se préparait mentalement au contre-coup. Renforçant la résistance de ses jambes, le chevalier sombre put ainsi amortir le choc contre le sol. Dans un grondement sourd, il reçut cependant l'assaut psychique de l'abomination qui le projeta violemment à travers la pièce. S'écrasant violemment contre le lit, l'armure sombre sentit le bois craquer tout autant que l'une de ses cottes. Dans une douleur sourde, le chevalier se relevait difficilement en fixant de ses yeux l'ange nécrotique. La vision légèrement trouble à cause du choc, le reikois tentait de retrouver toute sa contenance. Leur assaut avait été brutale, soudain, et avait prit l'ange au dépourvu. Seulement, à présent qu'ils venaient de la priver de la capacité de voler, cette dernière semblait prise d'une rage folle. Derrière elle, l'homme aux yeux vairons aperçus difficilement Luvïel qui se relevait également. Et puis, un nouvel assaut psychique, empli de terreur, vint assaillir l'esprit de l'officier. Dans un hurlement rauque, le chevalier sombre sentit sa rage augmenter à mesure qu'elle venait gratter et lacérer les bords de sa psyché. C'est alors qu'il remarqua les nombreuses gouttes de sang qui se transformaient peu à peu en dards sanglant. Un sourire amusé vint s'installer sur ses lèvres fendues. Dans un cri rauque, le vétéran ordonna à ses hommes de faire attention, se préparant à recevoir une attaque qui n'arriva jamais.

    Téléportée devant lui, Luvïel venait de déployer une barrière magique qui avait sut empêcher les pieux de venir frapper le reikois. Tournant la tête vers ses hommes, ce dernier remarqua les blessés qui, malgré leurs protections et leurs boucliers, avaient tout de même subis de plein fouet l'attaque vicieuse de l'être ailé. De nouveau, au plus profond de son être, une bête affamée venait gratter contre les parois que l'officier lui imposait. Une rage profonde, animale, qui se délecterait du trépas de l'abomination. Rien de similaire à ce que pouvait ressentir son ami, naturellement, mais une sensation similaire. Se redressant, le chevalier sombre cracha du sang sur le bois de la chambre avant de s'avancer en marchant vers l'abomination. Devant lui, Luvïel semblait être dévorée par une rage semblable à la sienne, mais se trouvait dominée par cette dernière. Elle hurlait, lançait des assauts lumineux sur la nécrotique Baronne, dans un balai de violence qu'elle n'avait que peu démontré jusqu'à présent. Toujours silencieux, l'expression du reikois avait changé. A présent, un sourire était venu s'installer sur son visage. Non pas à l'attention de Luvïel, mais de la Baronne. Dans sa colère et sa folie fanatique, elle avait provoqué chez sa consœur un sentiment de haine opposée. Tout en elle semblait à présent dégouter l'ange aux cheveux immaculés. Et à présent qu'elle avait déclenché l'ire de cette dernière, plus rien dans cette pièce ne pouvait la sauver.

    Faisant râcler la pointe de ses lames, Deydreus avançait. Dans l'éclat d'un éclair, un léger éclat lumineux vint faire briller ses yeux vairons tandis que le son strident du phantacier déchirant le bois résonnait parmi l'écho des hurlements morbides. Dans son regard, la rage c'était transformée en quelque chose de bien plus dangereux. Un sadisme froid, violent. Elle qui vénérait le seigneur de la mort, allait rencontrer celui qui se voyait comme son Envoyé. Sur ses lèvres, son sourire demeurait alors qu'il s'approchait peu à peu du duo ailé, trop occupé à s'échanger des coups pour le voir venir. Son avancée était lente, méticuleuse. Il n'y avait ni vitesse, ni précipitation. Il était une bête froid et calculatrice, avançant parmi le chaos de la bataille. Quand enfin la Baronne le remarqua, elle tenta dans un geste précipité de lui envoyer une nouvelle nuée de dards sanglant, gênée par les attaques à répétitions de Luvïel. Sentant les pieux venir taillader son visage et sa chair, Deydreus continuait d'avancer. Sa régénération passive prenant le pas sur ses plaies, une fumée noirâtre s'échappa de ces dernières alors qu'il n'était plus qu'à quelques pieds des deux créatures. Arrivant finalement à portée, le chevalier sombre se contenta de contourner Luvïel pour se rapprocher toujours plus de la Baronne. Dans des gestes désespérées, elle tentait de lui envoyer tout ce qu'elle pouvait. Des débris, des morceaux de cadavres. Tout était bon pour tenter d'arrêter la progression de cet humain qui refusait de mourir. De différents gestes du poignet, Deydreus tranchait les différents projectiles ou laissait volontairement les petits débris venir taillader ce que ses protections ne protégeaient pas, faisant encore plus ressortir cette étrange fumée qui témoignait de sa régénération. Son esprit était vide, décidé. Seule la Baronne lui importait. Il avançait donc vers elle. Comme une force inéluctable. Comme une fatalité à laquelle elle ne pouvait plus échapper.

    - Meurs! Meurs! Meurs!

    En boucle, la Baronne hurlait ces mots comme pour se convaincre elle même. Malheureusement, elle devait faire également face à Luvïel qui, malgré la présence du chevalier, semblait poursuivre ses assauts. Et puis, Deydreus arriva au corps à corps. Il n'y eut aucun mot. Aucun geste superflu. Silence alla simplement traverser la poitrine de l'ange nécrotique, après avoir brisé la pathétique barrière que l'être ailé avait tenté de dresser. Puis, la fixant dans les yeux, le reikois lui avait simplement affiché un sourire. La Mort, revenait la chercher. Hurlement s'éleva alors dans les airs, filant dans un geste précis, séparant la tête de la Baronne du reste de son corps. Et, enfin, le silence régna dans le manoir. Sortant son arme du corps maintenant inerte de la créature, le chevalier sombre rengaina ces dernières avant de se retourner vers l'ange qui l'accompagnait. Son expression vicieuse avait à présent disparue, reprenant l'air neutre qui siégeait habituellement sur ses traits.

    - C'est terminé Luvïel. Elle n'est plus.

    Une vive douleur vint alors rappeler au mortel sa propre faiblesse. Grognant face à cette dernière, le reikois déporta son attention sur ses hommes qui revenaient vers eux, blessés et fourbus des longs combats qu'ils venaient de mener.

    - Nous avons purgé le mal de ce lieu, mais la ville n'est pas encore sauve. Le véritable mal réside dans la Crypte, la Baronne l'avait elle même avoué. Seulement... Il observa ses hommes, Luvïel, puis ses propres mains.Il nous faut du repos, ou nous ne ressortirons jamais de l'abysse qu'elle représente.

    Il fixa quelques instants l'ange aux cheveux immaculés, l'invitant à le suivre. Retournant dehors, le chevalier sombre savoura étrangement la pluie qui venait mouiller et laver son armure. Dans un long soupir aigue, il pointa du doigt une direction au nord.

    - Les hommes retraités plus tôt et ma monture devraient être là bas, allons nous reposer près d'eux, puis nous attaquerons la crypte. Venez... Partageons ce répit ensemble.

    Arrivés au niveau de leurs camarades, les Serres échangèrent des blagues qui vinrent apaiser l'ambiance morose et lourde qui régnait auparavant. Certains hommes ne revenaient toujours pas du fait qu'ils étaient parvenus à échapper à la mort. Les blessés, bien plus nombreux que prévu, commençaient à bander leurs plaies en grognant. Ils savaient qu'ils allaient devoir rester près de la monture et ne pourraient repartir au combat, tout comme Deydreus souhaitait économiser les forces en convalescence de Luvïel. Elle pouvait soigner, certes, mais il était préférable qu'elle recouvre d'abord toutes ses forces. Allumant un feu, les mortels vinrent se placer autour de l'incandescence pour se réchauffer, abrités simplement à l'aide d'arbres morts et de pauvres toiles tendues. Fixant le brasier, Deydreus déporta finalement son attention sur l'être ailé et lui tendit une partie de ses rations.

    - Mangez, vous en avez besoin. Il attendit qu'elle ne saisisse les provisions, enchainant. Ne laissez pas les mots de cette abomination vous atteindre plus que de raisons. Vous êtes plus que ce pourquoi vos pères vous ont fait. Vous n'êtes pas un outil Luvïel. Votre destin ne s'est pas tracé le jour de votre naîssance.

    Il marqua une pause, quittant le brasier pour fixer les étoiles qui siégeaient dans les cieux.

    - Vous n'êtes pas une arme à dresser simplement dans une direction ou une autre. Peu importe la foi qui vous amine, ou le groupe que vous pouvez rejoindre ou non. Vous êtes une personne à part entière. Vos idées sont les vôtres. Ne vous piégez pas à vous diriger aveuglément dans une direction sous prétexte qu'elle serait plus vertueuse qu'une autre. Je ne connais ni votre passé ni vos objectifs. Tout ce que je sais, c'est que vous avez dut affronter un opposé. Que vous auriez pu vous ranger à ses côtés et nous laisser à notre sort. Vous avez fait un choix, qui n'était ni gravé dans votre psyché ou votre nature. Vous avez outrepassé cette dernière, au profit de votre propre code moral. Et pour cela, je vous respecte. Enlevant son heaume, le reikois essuya ensuite son visage couvert de sang avant d'à son tour manger un morceau de viande séchée. Je me moque de vos croyances ou de ce qu'elles impliquent. Si nous sortons vivants de cet enfer, de cette purge, et qu'un jour vous cherchez un foyer, un but. Venez me trouver. Je vous accueillerai parmi les Serres non pas comme une ange, une rescapée ou une inconnue. Mais comme une sœur d'armes.

    Un léger sourire barra ses lèvres fendues quelques instants, avant qu'il ne reporte de nouveau son attention vers les flammes qui dansaient devant lui.

    - Enfin, il nous faut déjà vaincre le mal rongeant cette maudite crypte. Le reste n'est qu'hypothétique, et l'avenir est incertain. Il posa sa main gantée sur l'épaule de Luvïel, comme pour lui transmettre la détermination qui régnait dans son cœur. Reposons-nous, puis traversons l'enfer ensemble.


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    " Vous, dont la liberté n'est possible que grâce à la rigueur d'âmes plus pures que la votre, ne vous croyez pas libres, vous n'êtes que protégés. Votre liberté est un parasite, vous vous appuyez sur l'énergie des hommes honorables et n'offrez rien en retour. Vous qui avez apprécié la liberté et qui n'avez rien fait pour la mériter, votre heure est venue. Cette fois vous devrez combattre seuls. Maintenant, vous allez devoir payer votre liberté passée de votre sang et de votre sueur. Car il n'y a pas de paix, seulement la Guerre. Et lorsqu'elle se montrera, elle n'épargnera personne. "

    Apparence des épées de Deydreus:


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  • Mer 25 Jan - 19:56


    La tête tranchée de l'engeance de X'o-Rath heurte le sol, les lames du guerrier aux sombres armoiries dégagent une telle voracité, se délectant de ce dernier carnage. La Baronne a été décimée et nous pouvons enfin respirer. Je me sens reposée, comme si tout le poids de ces morts disparaissait, avec ce dernier coup porté par le grand chevalier. Nous avions réussi bien que nous nous sentions au bout du rouleau. Il se met à esquisser une grimace, l'adrénaline redescend, nous retrouvons nos corps qui furent envahis d'une férocité sans vergogne. Les Serres s'avancent, certains se reposant sur son prochain, tandis que d'autres relâchent simplement la pression. Au milieu de cette pièce verdâtre, dans cette sombre atmosphère, des mortels ont vaincu bien plus d'abominations que je n'en ai découvert durant toute une vie. Restant sans voix face à une telle adversité, je savoure cet instant de gloire en esquissant un rapide sourire. Nos bottes baignant encore dans le sang de nos ennemis harassés, nous nous échappons de ce manoir tapissé de cadavres mutilés. La scène est horrifique, nous n'aurions jamais pensé vivre un tel cauchemar. En venant dans ce lieu reculé, sans l'aide de mes nouveaux amis, je n'en serai très certainement pas revenue vivante. Rien qu'à l'idée de rejoindre les sbires du Faucheur me rend nerveuse, je souhaite vivre ma vie comme je l'entends et non rejoindre les rangs d'un titan tel que lui. Après tout, pour moi, Aurya est au-dessus de tous, mais ça, personne n'est censé le savoir. Nous descendons les escaliers en partie détruits, nous regardons la pièce où mon corps fut découvert par les Serres après cette attaque de lumière, avant d'y trouver cette sombre bête au venin puissant. Aucun mort n'est à déplorer, tous ont survécu sans mal. Ressentant la fatigue des guerriers qui m'entourent, mais également la mienne, nous souhaitons un peu de répit avant d'entamer un nouveau périple. Deydreus est sage et avisé, il préconise d'établir un camp avant de rejoindre le dernier endroit de cette ville maudite : la crypte. Mes mains tremblent, mon cœur palpite, le sang coule encore dans mes veines, je suis encore présente. Une fine pluie s'abat sur nous, cette petite fraîcheur qui nous lave de tout ce sang sur nos armes et nos vêtements. La petite dague que m'a offerte le leader des Serres est encore dans ma main, n'émettant plus aucune lumière. Ma claymore a été en partie détruite par l'énormité bestiale imbibée de poison, et dans un dernier effort, s'est fichée dans le corps d'un apôtre avant de se briser. Cette dague m'est précieuse, je la garde encore un peu et irais lui rendre lorsque le camp sera monté.

    Nous retrouvons d'autres Serres un peu plus loin, ceux qui se sont séparés du groupe peu avant l'entrée du manoir. Je les salue poliment et aide à la mise en place pour le feu. Quelques bouts de tissu recouvrent des plaies, j'explique que certaines plantes peuvent aider à la guérison. Malheureusement pour nous, cette zone est bien trop sèche pour en développer. Assise sur une grosse racine, les ailes contre le sol rocheux, j'écoute les mortels raconter leur périple à ceux restés en retrait. Les entendre parler avec autant de vaillance, de cœur et de conviction me touche profondément. Il est si triste de voir le monde divisé, un univers régit par les souffrances et les guerres. Je croise mes bras autour des genoux, la tête pensive lorsqu'une main me tend de quoi me sustenter. Il est étrange qu'un humain aide un ange, ma race ayant si souvent été mutilée, persécutée, annihilée. Je me souviens encore des jets de pierres, des violences et des meurtres commis sur les miens il y a plus de cinq mille ans. Un passé qui m'a si longtemps éloigné de la terre des Hommes, un passé que j'ai souhaité laisser de côté pour vivre seule dans la forêt des Pins Argentés. Un endroit si reculé, envahi par une faune et une flore agressive et unique, qu'aucun mortel n'osait s'y aventurer. Aujourd'hui, c'est encore bien pire depuis l'arrivée des titans il y a trois ans, usant d'une magie psychique si mortelle, qu'elle décima une partie des animaux. Les plus robustes sont devenus fous et ne m'écoutaient plus, devenus trop incontrôlables. Seul le haut-prêtre connaît mon histoire et cette peur que j'ai réussi à vaincre, la peur des Hommes. Aujourd'hui, représentante de la Main et du peuple, je prône un véritable amour envers les mortels. Ils sont la quintessence d'une véritable force, capable de survivre à des évènements qui les dépassent, capable de détenir une voie qui leur propre. D'ailleurs, Deydreus m'explique avec fermeté de ne pas me laisser happer par les mots de l'engeance nécrotique. Les termes qu'il emploie me font penser aux paroles d'Aryan, j'en suis toute chamboulée. Mon regard lumineux croise ceux du reikois, calme, imperturbable, je ne doute nullement de la sincérité de ses adages. Lorsqu'il dit me respecter, mes yeux s'écarquillent et je me crispe légèrement. C'est la première fois que quelqu'un me dit ces termes.

    Avec un revers de sa main gantée, il tente de virer le sang séché sur son visage durci. Je ne saurai pas dire s'il a vécu ce genre de moment toute ta vie, il paraît si calme, trop calme. Je n'ai jamais eu affaire à tant de violence, pas depuis les cinq milles hivers passés. Je prends une petite portion de ce que m'a offert le chef, sans avoir un mot à dire. Bien trop prise dans mes pensées et ressassant les événements qui se sont déroulés. Tout autour de moi, les mortels s'accrochent à la vie, leurs armes à leurs côtés, ils sont heureux ensemble. Le Nouvel Ordre manque cruellement de ce genre de fratrie, il y a beaucoup de respect, mais jamais de cette façon. Nous prions, chantons en chœur, je songe à Anna et Elsa, mes deux petites acolytes qui m'ont accueilli dans un des autels. Ce sont là des jeunes filles pleines d'énergie qui m'ont offert bien des rires. Elles me manquent. La voix de Deydreus me percute, m'expliquant qu'il serait prêt à m'accueillir au sein des Serres en tant que sœur d'armes. C'est alors que je le vois légèrement sourire, la couleur des flammes dansantes dans le reflet de son armure, j'aperçois dans son iris une lueur. Puis disparu avant d'évoquer la crypte. Sa main sur mon épaule, il déclare qu'il est temps de se reposer. Je prends enfin la parole avec une certaine timidité à son égard.

    Elle m'a fait du mal. Intérieurement. Je ne saurai pas vous dire pourquoi, mais quelque chose... M'a brisé. Je comprends votre point de vue sur la religion et l'accepte. Comme je l'ai annoncé, il faut savoir accepter et pardonner. J'ai toujours cru en mes pères, je sais quel terrible méfait ils ont pu commettre. Vous avez raison. Je ne suis pas qu'un outil. Je vais vous raconter une petite histoire qui m'est arrivé, pas plus tard qu'il y a quelques semaines.

    Prenant mon temps, mon regard plongé également dans les flammes, je lui raconte :

    J'ai fait une rencontre un jour, celle d'un homme et d'un démon. L'homme me trouve aux abords d'un cratère dans les terres shouméeinnes et me questionne sur mes ailes, sans aucune gêne. L'homme s'avère être un ange et n'avait aucune idée de comment il était né. Il ne savait pas que ses parents étaient nos divins. Pourtant, bien qu'il soit leur fils, il les nie sans vergogne. Cet homme, accompagné d'un démon, est très excentrique. En tant que fille des titans, j'ai voulu chasser le démon qui l'accompagnait. J'allais commettre une terrible erreur. Pourtant, j'ai fini par comprendre qu'elle était inoffensive et toute aussi perdue que je l'étais. Mon portrait craché, caché sous cet aspect démoniaque. Les titans détestent les démons, ce sont leurs ennemis jurés. Et comme une écervelée, je n'ai pas écouté mon cœur, mais plutôt les ... Préceptes qui m'ont été inculqués. Nous avons eu des divergences avec l'ange, l'une trop dévouée envers des parents l'ayant oublié et l'autre désireux d'en apprendre plus sur le monde et ce qui l'entoure. Toutefois, nous avons fini par nous écouter et ne pas nous briser. Il m'a dit la même chose que vous : "Vous êtes une personne à part entière".

    Un temps.

    J'avais une quête, celle de permettre aux mortels de rester sous une même bannière. Ma quête est caduque. Je ne retournerai jamais au royaume des Divins, seul les hommes de foi m'ont tendu la main. Jusqu'à aujourd'hui, où vous, Deydreus ainsi que les Serres, m'acceptée. Je suis...

    Je n'ai pas les mots. Mon corps est tendu et je suis un peu frigorifiée.

    Je vous admire, Deydreus. Et vous avez mon respect mutuel.

    * *
    *

    La nuit est étincelante, quelques nuages passent devant la lune et assombrissent l'endroit où nous nous trouvons. Le bruit du vent ainsi que les craquements des arbres morts apportent un certain réconfort. Bien mieux que les cris, bien mieux que les douleurs et les chants d'horreur dont nous avons fait preuve. Les mortels sont endormis sur des paillasses, je me nourris du silence et de leur présence. Un ange n'a pas besoin de manger, de boire ou de dormir et pourtant, je participe à la vie d'un mortel. J'aurais aimé trouver le sommeil, malheureusement, depuis un certain temps, je vis de véritable cauchemar. J'attends patiemment qu'ils se réveillent, me ressourçant au-dessus de leur tête, l'oreille attentive. Je suis leur guet. Cependant, je regarde chaque mortel à mes pieds, enveloppé dans leur cuir et leur fourrure, ils ont tous besoin de se ressaisir avant d'aller affronter un nouvel ennemi. Me rendant compte que je ne me dévoile pas si facilement, je reste discrète sur mes intentions, sur ma personne bien que nous ayons partagé des faits d'armes tous ensemble. Contemplant les petites lumières qui brillent dans le ciel nocturne, les ailes repliées sur moi-même, je me laisse bercer par cette immensité impénétrable. Rapprochant mes ailes contre mon corps, je me rends compte que je n'arrive pas à voler au-dessus des nuages. Totalement abandonnée, je me demande encore si mes pères voudraient de moi au royaume divin. Ma place, est-elle au Nouvel Ordre ? Que vais-je pouvoir apporter au monde des vivants ? Aujourd'hui, j'ai accompli quelque chose de terrible. J'ai tué, avec rage et sans remords. J'ai acculé les monstres, brûlé leur chair, détruire des vies. Ce n'est pas mon rôle. Je suis une femme qui apporte la paix, la sérénité, l'amour et le pardon. Ai-je pêché ? D'innombrables questions se posent et me voilà assujetti par des pensées négatives. Et si le Nouvel Ordre me rejette pour ces fautes ? Et si Seagan me rejetait pour ce que j'ai fait ? Encore une fois, je baisse la tête et m'enroule comme dans un cocon, dans les hauteurs de cet arbre mort, attendant que les premières lueurs du soleil baignent mon visage. Je suis si différente de mes pairs, me sentant faible et frêle. Si seulement, un jour, j'arrivais à mes fins.

    Différente, murmurai-je à moi-même.

    Entourée, et à la fois si seule.


    Elle est créature des Titans.
    C'est une Ange.
    Luvïel est bienveillante et elle espère une seule chose: que les Divins soient à l'écoute et veille sur nous car l'Ordalie arrive. Le monde retient son souffle Respire avant tout. Le monde sera purifiée d'une lumière salvatrice.
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    Deydreus Fictilem
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  • Jeu 26 Jan - 13:24
    Les mots de Luvïel avaient été écouté avec attention. S'il n'avait rien ajouté de plus, le chevalier sombre s'était contenté de tapoter l'épaule de l'ange pour lui montrer son empathie. En vérité, il ne savait pas réellement quoi lui répondre. Perturbée, cet être ailé avait visiblement cherché à faire le bien dans sa vie, et s'était confrontée à la cruelle réalité de Sekaï. Elle avait choisi de garder la foi envers ses parents, et ce malgré tout le mal qu'ils avaient pu commettre. L'aveuglement des religieux était un fait incontestable mais Deydreus s'en étonnait toujours. Même si, dans le fond, il trouvait en cette foi de nombreuses similarités avec le fanatisme de ceux pensant que l'Empereur et l'Impératrice étaient des êtres divins réincarnés. Au final, pensa-t-il, les mortels aimaient tout simplement se trouver des figures à adorer, car cela devait les aider dans leur quotidien. Il était plus facile d'accepter la dure réalité lorsqu'on avait quelqu'un à blâmer, ou quand on pouvait voir cela sous le spectre de l'épreuve plutôt que d'une cruauté innocente. Laissant l'ange à ses pensées, Deydreus alla ensuite s'allonger près d'un arbre, fixant quelques instants les étoiles tandis qu'il laissait la fatigue le gagner. Après tout, Luvïel s'était proposée pour faire le guet. Fermant finalement les yeux, le reikois laissa les songes le gagner.

    Deydreus fut le premier des mortels à ouvrir les yeux. Contrairement à ses camarades, le chevalier sombre n'avait dormir qu'à peine une heure ou deux. A plusieurs reprises, il s'était réveillé et avait observé les horizons en silence, ainsi que le cocon ailé qui montait la garde au dessus d'eux. Il était demeuré silencieux, analysant l'ange plus ou moins discrètement. Mentalement, il repensait à la guerre, à ceux de son espèce qu'il avait vu descendre des cieux pour venir s'en prendre à ceux qui, parfois, partageaient même leur foi. Une purge violente, visant à raser l'imperfection du monde pour le refaçonner. Il repensait également à la violence du conflit, à tout ce que ça avait engendré et au nouveau statut de l'ordre mondial. A présent, le fanatisme des titans était devenu quelque chose de secondaire, presque oublié par les personnes vivants dans les coins les plus reculés du monde. Mais il était toujours présent et Deydreus le savait. Il le voyait, d'une certaine façon, aux travers des expressions de Luvïel. Mais il ne lui en tenait pas rigueur pour autant. Elle avait sut faire la part des choses, établir ce qui était juste et ce qui semblait horrible. Elle savait, encore, faire ses propres choix. Mais pour combien de temps? Sa proposition de les rejoindre était légitime. Si elle se décidait, un jour, à les rejoindre, Deydreus l'accepterait sans sourciller. Outre la force et le potentiel qu'il voyait en elle, il éprouvait une étrange sympathie à son égard. Et quant à sa nature, le vétéran ne faisait pas partie de ces imbéciles xénophobes. La race n'avait que peu de valeur à ses yeux. Seul importait la volonté et la force l'accompagnant. Et Luvïel possédait les deux, même si elle ne le voyait pas forcément, encore meurtrie par l'affrontement qu'elle venait d'avoir avec sa consœur. Se redressant finalement, le reikois épousseta son armure usée avant de commencer à préparer son équipement. Soigneusement, le chevalier huila ses deux lames runiques tout en observant l'horizon. La nuit était passée, mais l'obscurité était toujours présente. L'épais brouillard n'avait pas disparu et, au loin, on pouvait toujours voir les nombreuses formes qui se tordaient dans les ombres, signe d'une corruption toujours présente.

    - Debout.

    Presque d'un seul homme, les Serres ouvrirent les yeux pour se préparer à leur tour. Une fois les mortels réveillés, Deydreus forma deux groupes distincts. L'un, composé de dix fantassins, allait l'accompagné au coeur de la crypte. L'autre, trop affaibli par les combats et blessures, se chargeraient de rester ici pour protéger le "camp de fortune" et la monture du sombre chevalier. Si la déception se lisait sur le visage des reikois blessés, aucun d'eux ne disputaient l'ordre de leur supérieur car ils savaient, en réalité, qu'ils seraient un poids et un danger pour leurs frères d'armes. Qu'un simple manque de réaction à cause d'une épaule luxée pouvait entrainer la mort de tout un groupe. Alors, ils ravalaient leur égo meurtri et acceptaient en silence. Même s'ils auraient voulu aller en enfer avec les noir et sang et mourir sous leur bannière. Se mettant donc finalement en route, Deydreus menait l'avancée avec Luvïel. Bientôt, le dernier combat pour le salut de ce lieu allait commencer.

    L'arrivée au sein de la Crypte fut, étrangement, relativement simple. Les quelques morts vivants s'étant placés sur la route du groupe de survivant se trouva facilement écrasé par les mécaniques de combat rôdées et en à peine une demi-heure, ils parvinrent enfin à l'entrée des catacombes. Cette dernière, sculptée dans des pierres de qualité, se voutait en une grande arche d'une beauté remarquable. Soutenue par des poutres de bois vernis, une multitude de petits chandeliers pendaient modestement depuis ces dernières, illuminant l'arche d'une lueur orangée. Au sol, de nombreux ossements venaient cependant briser la beauté du lieu, rappelant au groupe arrivant toute l'horreur qui les attendait. Accrochant quelques lanternes à leurs ceintures, les Serres se préparèrent à progresser dans les ténèbres lorsqu'un vent mauvais sorti de la crypte. Empli d'une puanteur indescriptible, les mortels toussotèrent tous de concert et Deydreus lui même dut retenir un hoquet de dégout. Ce n'était pas simplement une odeur de pourriture ou de souffre, mais plutôt un mélange étrange des deux. Grognant, Deydreus ordonna aux fantassins de placer un tissu imbibé d'alcool sur le visage, ne serait-ce que pour neutraliser l'odeur. Quant à lui, il serra les dents et avança dans les ténèbres, suivi de peu par l'ange aux cheveux immaculés.

    Le début de progression se fit relativement calmement. Si le bruit régulier des os craquant sous les bottes venait perturber le silence de la marche, les survivants n'avaient pour l'heure rencontrer aucune menace quelle qu'elle soit. Et puis, alors qu'ils descendaient de nouvelles marches, ils arrivèrent enfin dans le premier sous-sol... Ce ne fut pas les multiples mouvements captés par leur regard, ou l'odeur de chair pourrie qui attira l'attention du petit groupe. Mais le bruit. Dans une complainte infinie, des centaines de visages hurlaient, pleuraient et gémissaient tandis qu'ils gigotaient lamentablement contre les surfaces pierreuses. "Fondus et cousus" entre eux à l'aide d'amas de chairs et de tendons, les visages horrifiés et plaintifs recouvraient absolument tout. Du sol, au plafond. Dissimulant difficilement sa grimace, Deydreus avança tout de même dans le couloir, ordonnant au groupe de se tenir prêt au combat. Le craquement osseux précédent, maintenant regretté par les mortels, avait laissé sa place à un bruit humide d'organes écrasés. La scène d'horreur, qui n'entravait pourtant pas la progression des aventuriers, donnait tout de suite le ton. Ce qui se passait sous terre, à l'instar du manoir plus tôt, était totalement abject. Une force contre nature était à l'œuvre et emmenait les morts vers une souffrance infinie. Non pas comme un avertissement pour ceux osant s'aventurer dans les entrailles sombrement décorées de la crypte. Mais comme une promesse. Sortant ses deux armes et concentrant son attention, l'armure d'ébène remarqua alors les formes accroupies qui se trouvaient plus en avant.

    - Des goules. Nous venons de trouver le petit groupe chargé de notre réception.

    Déchirant de leurs crocs et griffes certains des visages fondus, les goules présentent semblaient se délecter dans un rire sadique de la souffrance les entourant. Vicieuses, ces dernières s'amusaient parfois à volontairement commencer la découpe d'un faciès pour ensuite s'arrêter quelques longues secondes, observant la réaction de l'appendice pour ensuite recommencer avec un autre visage. Lorsqu'elles remarquèrent enfin le groupe de guerrier et l'ange les accompagnant, les créatures lâchèrent de concert un hurlement strident, semblable à des ongles râclant une ardoise. Puis, dans des mouvements particulièrement erratiques, elles se jetèrent sur les nouveaux arrivants.

    - A tous, tenez bon! Découpons ces être maudits et allons, enfin, mettre un terme à toute cette aberration!

    L'horreur recommençait de nouveau.


    Euphorie - Page 2 MmtmkVy

    " Vous, dont la liberté n'est possible que grâce à la rigueur d'âmes plus pures que la votre, ne vous croyez pas libres, vous n'êtes que protégés. Votre liberté est un parasite, vous vous appuyez sur l'énergie des hommes honorables et n'offrez rien en retour. Vous qui avez apprécié la liberté et qui n'avez rien fait pour la mériter, votre heure est venue. Cette fois vous devrez combattre seuls. Maintenant, vous allez devoir payer votre liberté passée de votre sang et de votre sueur. Car il n'y a pas de paix, seulement la Guerre. Et lorsqu'elle se montrera, elle n'épargnera personne. "

    Apparence des épées de Deydreus:


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  • Hier à 7:46
    Ah ... Sifflais-je entre mes lèvres. Un simple mot avec un soupir à fendre l'âme, nous n'avions pas fini d'en découdre au sein de ce territoire maudit des titans. Au lever du jour, nous nous sommes enfoncés dans la crypte, le lieu cité par la Baronne avant de s'effondrer sur le sol, exécutée par l'homme aux épées sinistres. Nous savons pertinemment que plus nous nous enfonçons et plus nous affronterons d'immondes créatures, peut-être même que cela sera notre dernier voyage à tous. Je ne l'espère point, car même si la difficulté est présente, mon corps réclame encore l'adrénaline des combats. Toutefois, un sentiment de peur m'envahit au fur et à mesure que je découvre de quoi est capable la magie de mes pères sur le monde qui nous entoure. Si j'en avais la capacité, je ramènerais la lumière dans ce monde terni, une lueur bienfaitrice capable de décimer les ombres du malin qui se cachent dans chaque recoin. En nous engouffrant plus profondément dans les catacombes, une odeur rance inonde les souterrains et nous y découvrons quelques morts-vivants. La position des guerriers pour combattre est plus compliquée, moi-même je ne puis voler à leurs côtés. Dans tous les cas, il est évident qu'il ne faut pas que j'encombre l'espace de mes grandes plumes, laissant une certaine visibilité dans la noirceur environnante. Quelques guerriers utilisent leur lanterne, pour ma part, je choisis de créer des petites boules de lumières qui virevoltent autour de nous. Nous sommes tout le temps sur nos arrières, écoutant le moindre son, le moindre bruit qui parvient à nos oreilles. Je ne dois pas avoir peur de ces créatures, après tout, j'incarne la puissance lumineuse, celle qui effraie les morts et consume leur chair putride. Nos yeux s'habituaient à cet environnement de clair-obscur, nous foulions des os par dizaines, fracassant d'un pas puissant ces ossements d'un coup de botte.

    Les petites boules de lumière dévoilèrent une scène apocalyptique, des yeux sillonnent des membranes épaisses, des bouches hurlent leur agonie, chacun des visages est défiguré par leur complainte excessive. J'aurais aimé sondé leurs esprits, malheureusement, ce ne sont pas des êtres conscients. La voix de Deydreus s'élève et nous faisons face à des monstres qui, en ce qui me concerne, est encore inconnu. Leur chair est décomposée, dans leur orbite gît une lueur malfaisante et ce qui m'intrigue le plus, ce sont ces crocs aussi fins que des petites lames. Ils ont une apparence démoniaque, des serres à la place des doigts, sentent la mort et apportent la désolation, des êtres à l'aspect humanoïde, mais dépourvus d'humanité. Une fois, ces bêtes nous ayant remarqués, elles nous foncent dessus après un hurlement, comme pour prévenir leur congénère. Difficile de rester discret, nous employons alors la force dont nous disposons. Le guerrier aux sombres armoiries clame quelques mots, puis s'élance vivement accompagné de ses Serres contre les goules. Bien que je n'ai plus en ma possession ma Claymore, je dois bien avouer que cela aurait été trop difficile à manier au sein des catacombes. La dague qui m'a été offerte sera plus efficace dans ce combat, même si je me rapproche dangereusement des monstres sauvages. Le bruit des épées déchiquetant ces espèces décharnées se répercute dans l'espace ambiant, les goules balaient de leurs griffes les guerriers, mais aucun ne fléchit. Ripostant avec une grande dextérité, les lames maintenues en position défensive, nos héros se galvanisent dans cette escarmouche. Certaines bêtes, voyant leur compère se faire démembrer, reculent, mais c'était sans compter sur Deydreus et Ikaryon qui s'élancent à leur poursuite.

    Quant à moi, je profite de l'inattention des goules qui se projettent sur les Serres, assénant un coup de dague baignée de lumière dans leur dos. Une grande cicatrice lumineuse luit dans l'obscurité et la chair prend feu, la goule se consume de l'intérieur. Alors que l'un d'eux se retourne suite au coup porté, elle me fait volte-face avec ses crocs prêt à me taillader en pièce. L'un des Serres s'empressent de lui découper le crâne, d'un coup funeste, la cervelle jaillissant de l'entaille profonde sur le dessus de la tête. Je le remercie d'un hochement de tête avant de reprendre avec frénésie cet acharnement. Quelques épées se fichent dans les membranes contre le mur, découpant quelques visages au passage, qui hurlèrent à la mort. Chaque visage part dans une lamentation à faire froid dans le dos, telle une mélopée, elle se propage à travers la crypte et s'amplifie jusqu'à s'arrêter d'un coup. L'ambiance est palpable, une odeur putride inonde nos narines. Cela me dégoûte tellement que j'en ai la nausée et me tiens la bouche et le ventre pour éviter de vomir. L'odeur provient de plus loin et mes yeux ont les larmes qui montent. Deydreus et Ikaryon reviennent vers nous, les corps des goules jonchant le sol organique. Je m'approche d'eux et arrache un tissu de mon vêtement pour l'enrouler autour de mon nez et de ma bouche, tel un masque.

    — Les murs se sont tuent. Pourquoi ?

    Les visages sur les murs se sont figés dans une expression perverse, leurs yeux fixés sur nous et chaque bouche est crispée, comme s'ils allaient se mettre à rire. Je ne suis pas à l'aise, les Serres contemplent l'étrange mur de chair aux multiples facettes. Nous devons continuer, un peu plus loin, un peu plus bas. Nous reprenons la marche tandis que les complaintes reprennent du service. Toutefois, quelque chose sait que nous sommes ici. Quelque chose qui a le contrôle sur tout au sein de la crypte. Nous sommes surveillés, écoutés et nous fonçons très certainement dans un piège. Je me rapproche de Deydreus et empoigne ma dague, les boules de lumière nous suivent ici et là avant de se frayer dans des petits interstices. Des rats sans poils se carapatent entre nos pieds, ils n'ont pas l'air normaux. Je me mets à laisser une prière tandis que nous nous enfonçons dans les profondeurs des souterrains, les mains jointent et le regard fixé devant l'obscurité grandissante. Une espèce de voile brumeux nous recouvre dans cet espace restreint. L'odeur est de plus en plus forte, le cœur au bord des lèvres, mon destin scellé auprès de ces mortels. Je n'ose pas parler, de peur de réveiller ce qui se tapit sous terre. Nous avons l'impression d'être à l'intérieur d'un organe, comme si toute la crypte n'est qu'une seule et même entité. J'en ai la crainte. Je croise le regard d'Ikaryon et tente tant bien que mal de lui faire comprendre par mon regard que tout ira bien. C'est faux. Je n'ai jamais eu aussi peur de toute ma vie. C'est bien la première fois que mon sang se glace à chaque pas où je m'enfonce au sein de cette sombre cavité. Je suis effrayée pour nous tous. Les Divins ne seront pas là pour nous aider. Mon maître non plus ne pourra pas m'aider. Je suis seule, accompagnée de mortels capables de surmonter les pires horreurs. Un rat, bien plus gros et toujours sans poils, se rapproche et se tient sur ses deux pattes arrières. Son faciès est déformé, ses petites oreilles sont presque arrachées, dans ses yeux noirs et globuleux, y gît un esprit vif. Il n'est pas qu'un simple rat. Sa voix est aigüe et altérée, comme s'il n'avait jamais vécu parmi les vivants.

    — Alertez-vous, pas entrez.

    Nous nous regardons effarés et il continue.

    — Oeil partout, vous trouvez. Plus bas, mourrez.

    Ce rat est louche et je soupçonne qu'il n'est pas seul. Dans les coins de la pièce où nous nous trouvons, de multiples trous laissent présager qu'il existe une galerie permettant aux petits animaux de se faufiler. Sauf que ce rat m'est tout sauf sympathique. Je doute même qu'il soit venu de son plein grès nous prévenir du mal qui nous attend. Je m'agenouille et lui demande :

    Qu'y-a-t-il en bas ?
    — Vous rien savoir. Vous rien voir. Vous mourez.

    L'un des Serres fait un pas après l'autre jusqu'à arriver au niveau du rat qui se tient face à moi. Le rat attend, ne fait rien. Puis le Serre avance devant lui et rien ne se passe. Le rat ne dit rien. Il nous regarde et reste planté là. Chaque Serres continue son chemin tandis que le rat me regarde, sans sourciller. Je ne peux les laisser seul et continue alors ma route, marchant à côté du rat et m'en vais en compagnie de Deydreus et des autres frères d'armes. Avant de descendre plus bas, je jette un regard en arrière. Le rat n'est plus là.


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  • Hier à 13:34
    Au milieu des cris et du fracas des armes, Deydreus tentait de percevoir ce qui l'entourait. Outre les morts qui se jetaient sur eux, il fallait également faire attention aux murs, au sol, au plafond. Car tout cet affreux spectacle n'était pas là uniquement pour la décoration. Il s'agissait d'une attaque sur le moral, et potentiellement d'un concept vicieux que le reikois ignorait et qui se refermerait sur eux au moindre faux pas. S'avançant avec l'un de ses hommes plus en avant afin d'aller affronter les terribles goules qui hurlaient et fonçaient encore sur eux, le chevalier sombre laissa Luvïel et le reste des Serres présentes pour se débarrasser du reste de leurs adversaires. Lorsqu'enfin les deux guerriers retournèrent auprès du reste du groupe, les murs avaient cessé d'hurler et les fixaient étrangement. Les visages endoloris et agonisant avaient adopté une expression malaisante, emplie de... Malice? En même temps, la plupart des survivants présents placèrent un tissu autour de leur visage lorsqu'ils ne l'avaient pas déjà fait. L'odeur nauséabonde, pourtant déjà présente depuis le début de leur descente, s'était accentué encore plus après que les goules n'aient rendu l'âme. Grognant, l'homme aux yeux vairons avança légèrement afin de sortir les personnes l'entourant de leur torpeur et permettre au groupe de garder une dynamique. Car, il en était certain, le moindre arrêt trop pouvait signifier une mort longue et douloureuse ou... Bien pire. le moindre doute ou questionnement détruirait leur motivation et leur moral, et les forcerait à tenter une fuite qui serait vaine. Tout autour d'eux était impie. Pervers. Sale. Ils progressaient dans une horreur sans nom engendrée par la magie perverse d'êtres à l'égo infini. Tout raser pour reconstruire? Quand Deydreus posait ses yeux sur les visages déformés qui tapissaient les murs et le sol, il ne voyait pas vraiment comment cela pouvait ressembler ne serait-ce qu'un peu à un bon nouveau départ pour un monde prétendument corrompu.

    Ils arrivèrent finalement au niveau d'un étrange rongeur. Ce dernier, sans poil et au regard vicieux, se dressait sur ses pattes arrières pour prendre un peu de hauteur et lançait des avertissements visiblement à l'encontre du petit groupe d'aventuriers. Deydreus l'ignora royalement. Il était impensable pour lui que la moindre entité habitant la crypte ne soit amicale, et il n'avait pas l'intention d'écouter de pitoyables avertissements probablement proféré par l'entité qui régissait ces lieux. Les Serres progressèrent donc, outrepassant l'étrange créature qui se murait dans un silence inattendu lorsque les humains la dépassèrent. Continuant leur descente, le reikois tourna cependant machinalement la tête, tout d'abord pour voir si Luvïel le suivait bien, mais également pour observer le rongeur qui... Semblait avoir disparu. Pestant intérieurement, le guerrier recentra son attention sur leur avancée.

    Arrivés au second sous-sol, le groupe fut forcé de s'arrêter de nouveau. Si les surfaces qui les entouraient étaient toujours recouvertes de visages agonisant, de multiples tables avaient été disposées ici et là, démontrant de manière silencieuse les multiples expériences qui avaient été réalisés sur des corps probablement innocents. Les gouttières présentes sur les dites tables, sensées permettre l'écoulement du sang, étaient saturées. Emplies d'un sang séché dont de multiples larves grattaient la surface pour tenter de s'enfuir de leur cocon cristallin. Autour de ces tablés, de gigantesques insectes abjects évoluaient en faisant claqueter leurs multitudes pattes. Si leur chitine et leurs appendices démontraient leur appartenance aux nécrophores, les grands draps les recouvrant et la présence de chair composant leur dos rappelait une vague association aux humanoïdes par le passé. Il était difficile de concevoir le fonctionnement de cette fusion impie. Était-ce un insecte nécrophage qui avait évolué dans une terre emplie de magie corruptrice pour devenir ceci, ou bien un cadavre sur lequel on avait expérimenté et dont le corps avait fini par se mué en une créature difforme, mêlant dans une douleur insupportable chitine et ossements? En vérité, cela importait peu car les étranges aberrations remarquèrent le groupe et se lancèrent contre eux. Tentant de percer les armures des vivants de leurs pattes ou de broyer les crânes des aventuriers à l'aide de leurs mandibules, les insectes étaient aussi effrayants que féroces. Ils ne gémissaient pas. Ils n'émettaient aucun autre son que le raclement dérangeant de leurs corps sur les surfaces organiques. De temps à autres, quelques claquettements s'échappaient de leur carcasse déformée, seul rappel qu'il s'agissait bien d'êtres existants. Frappant de ses épées, Deydreus tentait de purger le plus rapidement possible ces immondes bêtes, tout en assurant les arrières de l'ange à ses côtés. Si le mur de bouclier formé par les Serres tenait, le reikois savait que cela ne durerait qu'un temps, et qu'à force de subir les assauts de ces abominations, les humains finiraient par plier. Et, en ce cas, il n'y aurait nul victoire, nul salut. Seulement une douleur éternelle. Alors, il combattait de toute sa rage. Tranchait la chitine à l'odeur abjecte de ces monstres. Sortant de nouveau de la formation, le sombre chevalier s'élança sur le côté, attirant vers lui l'attention de plusieurs des insectes géants qui commencèrent à progresser dans sa direction. Dans un claquement sourd, il traversa leur position pour venir s'arrêter presque contre le mur opposé. Dans son élan rapide, il venait de taillader les corps des êtres s'étant tournés vers lui. Dans un bruit sourd, les corps découpés s'effondrèrent rapidement. Puis, de nouveau, seuls les gémissements des murs se firent entendre. Revenant au niveau de ses alliés, le soldat aux yeux vairons s'apprêta à dire quelque chose quand, de nouveau, le silence se fit. Fixant les intrus, les nombreuses faces déformées affichaient de nouveau leur expression perverse. Comme si elles se moquaient des efforts que les mortels et l'ange déployaient pour leur propre survie. Ignorant ces derniers pour venir se poster devant Luvïel et le reste de ses hommes, le reikois soupira longuement avant de plonger ses yeux vairons dans les yeux de biches de l'être ailé.

    - Chacun de ces silences ressemble à des avertissements. Comme si la chose régnant en ces lieux s'amusaient avec nous. Cependant, je n'ai pas l'impression que...

    Il s'arrêta dans ses mots, ses oreilles captant des sons étranges. Ikaryon, dont le visage trahissait une légère inquiétude, s'approcha de son officier.

    - Vous entendez?

    Tout autour d'eux, un son se réverbérait derrière les murs de chairs. Comme une multitude d'êtres rongeant et grattant la pierre. Comme une masse grouillante qui cherchait à s'enfuir, ou à leur tomber dessus. Puis, de là où ils venaient, une forme noire glissa rapidement dans leur direction. L'obscurité régnait dans ces lieux maudits, mais Deydreus put l'apercevoir grâce à sa nyctalopie. Ce n'était pas une forme. Mais un amas de créatures. Des rats, aux corps plus ou moins décomposés, qui se ruaient vers eux dans des couinements insupportables. A leurs regards étonnamment emplis d'une perversité sans nom, et aux multiples complaintes qu'émettaient les visages qu'ils piétinaient et dévoraient, leur volonté hostile ne faisait aucun doute. Les rongeurs se jetaient sur eux pour les dévorer, et vu leur nombre, tenter de les combattre était peine perdue. Attrapant Luvïel par l'épaule et la tirant vers l'avant pour la forcer à entamer une course, le chevalier sombre hurla dans la pièce à l'intention de tous ses hommes.

    - La vermine est sur nous! Courrez!



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    " Vous, dont la liberté n'est possible que grâce à la rigueur d'âmes plus pures que la votre, ne vous croyez pas libres, vous n'êtes que protégés. Votre liberté est un parasite, vous vous appuyez sur l'énergie des hommes honorables et n'offrez rien en retour. Vous qui avez apprécié la liberté et qui n'avez rien fait pour la mériter, votre heure est venue. Cette fois vous devrez combattre seuls. Maintenant, vous allez devoir payer votre liberté passée de votre sang et de votre sueur. Car il n'y a pas de paix, seulement la Guerre. Et lorsqu'elle se montrera, elle n'épargnera personne. "

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    Luvïel
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  • Hier à 17:55


    Les pièces se succèdent, nous vivons des instants inédits, troublés par ce lieu jonché par des morceaux de chair organique. Nous nous aventurons toujours plus loin, sans abandonner notre prochain, descendant dans la crypte morbide où un mal nous guette. Je sais dorénavant que je suis horrifiée par ces monstres insectes géants, aux multiples pattes gesticulantes. Mes cheveux se dressent sur la tête et je deviens aussi pâle que la couleur de mes cheveux, les mains moites et les yeux au bord des larmes. Cet enfer ne s'arrêtera t-il jamais ? Les insectes drapés de blanc me dégoûtent au plus haut point, j'ai la sensation que mon âme souhaite s'échapper de mon corps pour vivre un instant de paix, loin de cette torture visuelle. Les serres se sont regroupées pour former une position défensive avec leur bouclier, cela ne fera que retarder l'échéance. Alors, le guerrier aux sombres armoiries dégaine ses lames, assénant des coups mortels aux ennemis qui succombent sans avoir le temps de dévorer l'un d'entre nous. Je déteste les insectes. Dans un éclat de lumière, baignant les Serres de dos, je fais fondre la chitine de ces sales bêtes, hurlant dans un étrange langage. L'odeur me répugne et je n'arrive presque pas à respirer et jette le bout de tissu sur le sol. Un des insectes géants s'approche dangereusement, son odeur remplit mes narines et je suis à deux doigts de vomir. Créant une épée de lumière avec un geste de la main allant de bas en haut, l'épée de lumière apparaît et se fiche dans la tête du monstre qui le brûle de l'intérieur.

    Brûle ! Brûle ! BRÛLE !

    De plus en plus fort, de plus en plus aigüe, ma voix se perd avec une immense peur qui me submerge. Je n'ai qu'une envie, survivre dans ce dédale de pierre, de chair et de damnés. Suite à ce combat rapide, un silence de mort règne. Les lamentations se turent, les visages nous fixent avec ce rictus mauvais. Deydreus se tient devant nous et nous évoque une hypothèse. Quelque chose ne va pas, quelque chose me hérisse le poil, mon instinct me hurle de partir. Ikaryon et les Serres tendent l'oreille jusqu'à ce que le son soit plus audible. Je sens mon corps entraîné par une forte poigne et le chef de la bande nous tanne de déguerpir. Les boules de lumière virevoltantes nous donnent un petit indice sur ce qu'est la masse informe qui nous poursuit, d'autant que plusieurs couinements stridents nous avertissent de leur arrivée. Après tout, ce rat nous as averti avant de descendre plus profondément dans les catacombes, sonnant le glas de notre futur trépas. Non ! Nous ne faillirons pas, nous n'avons pas fait tout ce chemin pour rien et j'ai encore tant à découvrir. Je cours derrière le guerrier tandis que les Serres nous talonnent de près, nous aventurant dans une pièce immense avec d'énormes piliers qui soutiennent l'édifice. Le sol par endroit est fissuré, des trous ont été creusés et les vestiges du passé sont éparpillés sur le sol. Lorsqu'on regarde les hauteurs, on peut apercevoir encore des morceaux de tendons ficelés les uns aux autres, créant comme une superbe toile organique. Le bruit de nos pas résonne et nous cherchons à trouver un chemin ou un accès empêchant les terribles rongeurs de nous pourchasser.

    Les Serres et moi-même continuons notre ruée sans savoir où aller, prenant nos jambes à notre cou alors que la meute de rats nous rattrapent. Nous avons l'impression d'être dans un véritable labyrinthe où tous se ressemblent. L'immensité de cette salle est sans pareille, jamais je n'avais vu une telle création humaine, si tant est qu'elle le soit. Je n'ai pas le temps de contempler les lieux, nous nous essoufflons et perdons du terrain. Nous pensons arriver au milieu du parcours que nous voici encerclés par des vermines venus de toute part, descendant les piliers, sortant des trous béants de tous les côtés. Nous nous arrêtons au milieu de cette salle, entourés par des rats qui couinent, montrant les crocs et prêts à se jeter sur nous. Dans un dernier geste de survie, je crée une barrière de protection de lumière, nous permettant de survivre quelques secondes avant la ruée de nos ennemis. Je suis las, fatiguée de me battre contre tant de monstres tous plus assoiffés de sang les uns que les autres. Mon corps est meurtri, mon esprit brisé et je sais que plus jamais je ne pourrais libérer des paroles, bienfaitrices. Alors, me tournant vers les Serres, je leur dis merci du fond du cœur avant que l'assaut des rats nous extermine, nous dévorant jusqu'au dernier petit morceau de chair.

    Un bruit sourd.

    Les rats s'arrêtent.

    Le sol tremble.

    Sans savoir comment ni pourquoi, nous voyons les rats déguerpirent à toute vitesse, nous laissant au milieu de cette gigantesque salle dont nous ne connaissons pas son histoire. Les rats défilent à grande vitesse, repartant de là où ils proviennent. Je brise la barrière en multiples petits éclats lumineux avant de disparaître. Je déploie de nouveaux mes ailes après ce bref interlude. Toutefois, ne crions pas victoire trop vite, si les rats sont partis ce n'est pas parce qu'ils ont peur de nous. Le sol vibre, un grondement strident, quelque chose résonne dans les tréfonds de ces catacombes, certainement millénaires. Soudain, d'énormes flambées de feu verdâtre apparaissent devant nous, là où nous souhaitions nous diriger avant que les rats ne nous barrent la route. Nous sentons un danger bien pire que l'armée de rats affamés, le sol se met à gronder et à se craqueler. Quelque chose sait que nous sommes ici et il fera tout pour nous exterminer. Le maître des lieux n'est sans doute pas très loin ou bien est-ce encore une entité dont nous ne connaissons ni le nom, ni la forme. Je ne compte pas la rencontrer et ai encore une chance de vivre. Les petites boules de lumière repartent en arrière et nous illuminent le chemin de retour, traversant ce parcours qui ne cessent de nous ralentir. Nous ne devons pas abandonner et j'aurais aimé me dire que tout ceci n'est qu'une vaste farce, un mauvais rêve que je balaierai d'une main. Néanmoins, il n'en est rien. Ces pauvres mortels subissent autant que moi la pression des lieux. Je prends les devants avec Deydreus quand les craquements sont de plus en plus près, les voluptés verdâtres s'échappent des trous béants, éjectant plusieurs corps de rats carbonisés. Une odeur de soufre imbibe la salle géante, qui ne nous fera pas de cadeaux.

    Alors que nous allions reprendre le passage menant à l'entrée, la terre tremble et un éboulement affaisse le passage. Nous ne pourrons pas remonter par là, le sort en a décidé autrement. Nous continuons notre ruée jusqu'à un passage où deux portes se tiennent, fermées. Les Serres s'agglutinent contre cet immense accès et essaient d'ouvrir la porte. Elle est tellement lourde, le temps presse, mais nous nous attelons tous à la tâche. Certains déploient une force surhumaine, capable de tirer cet accès pour nous permettre de nous faufiler à l'intérieur. Devant nous se dresse un énorme couloir de pierre, baigné d'une lueur verdâtre. Il nous faut avancer, nous n'avons pas le choix. L'édifice s'écroule petit à petit, quelque chose de monstrueux se dresse derrière nous, furieuse et prête à nous broyer à main nu. Je survole la zone sans trop m'éloigner du groupe, je tourne légèrement le regard et aperçois une forme, immense et spectrale, s'avancer dans notre direction. Je suis terrorisée. Continuant notre ruée pour passer à l'autre bout de ce passage en pierre qui risque de s'écrouler à tout moment, je me tiens prête à venir en aide à n'importe quel membre des Serres Pourpres. Je me sens totalement démunie, ne sachant pas quoi faire ni comment aider mes nouveaux alliés. Nous n'avons aucun moyen de retourner à la surface, sauf si nous trouvons un nouveau passage. Pour l'heure, notre seule chance de survivre est de fuir la bête de ces lieux, qui semblent nous chasser. S'enfonçant davantage, nous prenons un chemin plus tortueux et moins spacieux, enfoncés par endroit. Je décide de mettre pied à terre et de courir, montrant du doigt différentes portes en bois. La bête est juste là, derrière et elle arrache sans sourciller l'entrée que nous avions engoncé avec un tel fracas, qu'un éboulement nous tombe dessus. Nous fuyons, j'emprunte une des portes avant qu'elle ne se retrouve bloquée par un amas de cailloux qui se fracassent contre celle-ci. Je me retourne et m'aperçois que je ne suis pas seule dans cet endroit sombre à l'odeur de soufre. Des pas s'approchent, causant d'innombrables secousses, celles de l'entité dont nous ne connaissons pas le nom et qui semble être une des sources de ce lieu maudit. Je n'ose pas hurler de peur, une main sur ma bouche pour ne pas que l'on m'entende et commence à pleurer silencieusement, attendant que le monstre passe.


    Elle est créature des Titans.
    C'est une Ange.
    Luvïel est bienveillante et elle espère une seule chose: que les Divins soient à l'écoute et veille sur nous car l'Ordalie arrive. Le monde retient son souffle Respire avant tout. Le monde sera purifiée d'une lumière salvatrice.
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    Deydreus Fictilem
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  • Aujourd'hui à 1:18
    Chaotique. Voila comment s'était déroulé leur fuite. Aucune réflexion ne s'était faite, aucun schéma de pensée permettant efficacement de savoir exactement ce qu'ils fuyaient. Ne cessant de courir, le groupe s'était empressé d'échapper aux multiples rongeurs, glissant entre les murs de la crypte. Non, de ce labyrinthe néfaste. Dans leur course, ils passaient devant des visages agonisants, des restes de cadavres dévorés rampant ici et là, acceptant leur sort néfaste lorsque les rongeurs leur passaient dessus. A la tête du groupe, Deydreus essayait de tourner la tête de temps à autres, uniquement pour voir si ses hommes suivaient. Malheureusement, il ne pouvait se permettre de s'attarder plus que cela ou de prendre le risque de trébucher. Alors, il se contenta d'espérer que l'entraînement intensif des Serres soit suffisant pour leur permettre de garder leur souffle. Et, fort heureusement, ce fut le cas jusqu'à ce que le groupe ne parvienne à une salle immense. Forcés de s'arrêter, à bout de souffle, le groupe de survivant eu le droit à un dernier répit grâce à la protection lumineuse dressée par l'ange. Ils n'avaient, de toutes façons, plus d'issue. A présent entourés de rats, leurs options se réduisaient à mesure que les secondes passaient et que les couinements affamés des rongeurs résonnaient dans le hall labyrinthique. Puis, alors que Deydreus se préparait mentalement à devoir vendre sa peau chèrement, le sol trembla. Et les rats s'enfuirent, apeurés.

    Quelques hommes laissèrent un soupir de soulagement en observant la nuée repartir. D'un geste de la main, le reikois les força à se reconcentrer de nouveau. Dans cet abime de l'horreur, le calme n'existait pas. Un nouveau tremblement résonna, puis des geysers verdâtres de flammes embrasèrent l'air ambiant. Inspirant une odeur de souffre, le groupe se remit en marche, pour constater malgré lui l'effondrement de leur chemin d'arrivée. Plus de retour en arrière possible. Seulement l'inéluctable avancée vers de nouvelles menaces plus violentes. Acculés contre une lourde porte, le groupe peine alors à ouvrir cette dernière. Dans un ultime effort, quelques fantassins parviennent à la tirer suffisamment pour permettre aux survivants de fuir un temps la chose qui les poursuivait. Contemplant le gigantesque couloir aux lueurs vertes, le sombre guerrier continuait de progresser avec ses hommes tandis que Luvïel prenait un peu de hauteur pour observer ce qui les poursuivait. Leur situation était précaire, instable, alors la moindre information pouvait s'avérer utile. Le couloir qu'ils arpentaient était vieux et fragilisé par le temps. Aussi, il était plus qu'évident que si la... Chose, les pourchassant parvenait dessus, alors ce dernier s'effondrerait comme le reste. Finalement, plusieurs portes bois firent leur apparition. Multiples possibilités de fuite ou de cachette. Précipités, le groupe se scinda en deux. Deydreus et Luvïel s'enfoncèrent d'un côté, suivi par deux hommes tandis que le reste des Serres, bloqués par un éboulis, fut forcé de s'engouffrer dans la porte opposé. Une séparation malheureuse, cerise sur un gâteau périmé qu'on leur servait de nouveau.

    Reprenant son souffle, Deydreus passa son doigt sur ses lèvres pour intimer le silence à ses deux hommes tandis que ses yeux balayaient l'espace sombre. L'ange était avec eux et avait déjà placé sa main contre ses lèvres carmins. La lourde bête passait. Silencieuse et bruyante à la fois. Sur le sol, ses énormes sabots semblaient écraser la pierre avec panache tandis qu'elle continuait son avancée. Ignorant visiblement la séparation du groupe de survivant, la bête inconnue progressait en grognant le long du couloir se trouvant derrière la porte. De là où ils étaient, le reikois et les autres pouvaient tous entendre son souffle puissant et sentir malgré la séparation de bois le parfum aigre de la créature. Toujours murés dans le silence, le groupe se terrait dans leur "cachette" comme des proies apeurées. Laissant ses yeux vairons glisser sur les trois personnes l'entourant, le chevalier sombre observait facilement les craintes et la peur sur leurs traits. Il n'en était pas étonné. Même lui sentait au fond de lui cette bête vicieuse qui rampait et tentait d'envahir son être. Si elle aurait put venir enrailler son esprit, cette peur ne resta cependant qu'anecdotique. Non pas car les nerfs d'acier du soldat lui permettaient de tenir, mais parce qu'il acceptait sa potentielle mort. Il l'avait côtoyé tellement de fois qu'à présent, elle ne résonnait en son être que comme une ancienne compagne capricieuse. Comme une courtisane interdite qu'il ne pouvait que toucher du doigt sans saisir. Alors, tandis que les autres s'apeuraient et se muraient dans un silence morbide, le guerrier laissa un léger sourire glisser sur ses lèvres derrière son heaume. Peut-être n'était-il qu'un fou après tout? Car seul un fou pouvait encore voir de l'espoir dans leur situation. Enfin, peu lui importait en vérité car s'ils devaient mourir, alors ils périraient. Mais avant cela, Deydreus ferait en sorte que seul du courage habite le cœur de ses troupes et de leur alliée par son exemple. Par son sang-froid habituel. Il devait, faire au moins croire qu'il contrôlait la situation. D'ailleurs, avec l'obscurité ambiante et malgré les quelques lueurs vertes de la pièce, il était très difficile de pouvoir observer quoique ce soit. En fait, cela était probablement à leur avantage. Cependant, cette sombre atmosphère masquait partiellement les perles salés qui glissaient sur les joues de l'être ailé. S'approchant doucement d'elle tout en s'assurant qu'il demeurait silencieux, le chevalier sombre fit un geste qui, dans un autre contexte, aurait put être curieux venant de sa personne. Enlaçant l'ange, il plaça sa tête contre son torse, une main sur sa nuque et l'autre contre son épaule. Tel un père cherchant à rassurer son enfant apeuré.

    La chose était tellement ironique qu'elle manqua de le faire ricaner. Un humain, d'une trentaine d'années, qui cherchait à réconforter et calmer une ange à l'âge probablement plurimillénaire. Un être issu de créatures divines qu'il détestait au plus haut point. Et pourtant, il la réconfortait. La scène était étrange, comme une bulle d'humanité au coeur des ténèbres les plus profondes. Un humaine et une ange, que le destin aurait pu opposer mais qu'il avait préféré rassembler dans une adversité commune. Une épreuve pourtant atroce, impensable pour le commun des mortels. Penchant légèrement la tête, le reikois murmura quelques mots, juste assez fort pour que seule Luvïel puisse les entendre, et rien d'autre.

    - Ce n'est pas la fin. Si vous n'êtes plus assez forte pour supporter cet enfer, alors.. Reposez-vous sur moi.

    Il n'ajouta rien de plus, mais resta quelques instants dans la même position. De l'autre côté, la bête disparue finalement, ne faisant plus régner l'écho de ses pas lourds et le souffle de sa haine. Relâchant son emprise, le sombre chevalier se retourna simplement vers ses hommes qui attendaient silencieux, occupés à réallumer leur lanterne. Ils ne devaient pas rester là. Ils ne devaient pas demeurer passifs face à l'horreur. Si le monstre s'en était allé, ce n'était peut-être que pour aller les chercher ailleurs, pour trouver un nouveau chemin pour les atteindre. Observant la salle dans laquelle ils se trouvaient, Deydreus remarqua un long couloir étroit qui glissait à leur opposé. Si ce dernier n'était ni rassurant, ni très pratique de par sa constitution, ils n'avaient pas trop le choix. C'était soit tenter de progresser par ce dernier et espérer pouvoir retomber sur un hall ou une salle commune afin de revenir sur leur pas et retrouver les autres Serres... Ou bien déblayer l'éboulis avec leurs mains. Et... Dans ce second cas, l'officier était certain qu'ils feraient trop de bruit et attireraient sur eux le monstre à nouveau. Sauf que, dans ce cas de figure, ils ne pourraient plus se cacher. Montrant donc l'étroite issue, le reikois attira l'attention de ses trois alliés par un murmure à peine plus haut que celui adressé plus haut.

    - Ce chemin... Empruntons le.


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    " Vous, dont la liberté n'est possible que grâce à la rigueur d'âmes plus pures que la votre, ne vous croyez pas libres, vous n'êtes que protégés. Votre liberté est un parasite, vous vous appuyez sur l'énergie des hommes honorables et n'offrez rien en retour. Vous qui avez apprécié la liberté et qui n'avez rien fait pour la mériter, votre heure est venue. Cette fois vous devrez combattre seuls. Maintenant, vous allez devoir payer votre liberté passée de votre sang et de votre sueur. Car il n'y a pas de paix, seulement la Guerre. Et lorsqu'elle se montrera, elle n'épargnera personne. "

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  • Aujourd'hui à 8:03
    Au fin fond d'une crypte maudite, de vaillants aventuriers s'y sont engouffrés afin de pouvoir taire le mal qui y règne. Plus profondément dans les terres, nous ne reverrons jamais la lumière du ciel tant que nous n'arriverons pas à nous extirper de ce lieu infernal, grouillant d'immondes bêtes voraces et d'entités magiques, plus uniques les unes que les autres. Nous sommes un groupe de guerriers, enfin presque, et nous nous frayons un chemin parmi les décombres et les cadavres de nos ennemis. Seulement cela ne sera pas suffisant pour survivre. N'ayant pour l'instant aucun moyen de retourner à la surface, notre groupe continue d'avancer dans la peur et dans la crainte, se doutant que la mort approche à grands pas. Nous ne sommes pas les seuls à errer dans cet immense labyrinthe et rares sont ceux gardant un sang-froid. Tandis qu'un monstre rôde, le groupe est alors divisé dans différentes salles. Dans un espace réduit, où seule des petites lueurs verdâtres éveillent nos regards, je n'ose faire quoi que ce soit, paralysée par mes angoisses. Se murant dans un silence de plomb, sans même vouloir esquisser le moindre geste, nous attendons patiemment que l'engeance s'éloigne, espérant que ce moment nous laisse un peu de répit. Je ne suis pas seule, Deydreus et deux autres serres sont avec moi, cela me rassure quelque peu. J'aurai très certainement abandonné tout espoir de sortir vivante de cet endroit s'ils n'étaient pas à mes côtés. Soudain, le guerrier aux sombres armoiries se rapproche doucement, délicatement jusqu'à moi avant de me prendre dans ses bras, dans un geste réconfortant. Mes pensées, qui jusque-là étaient parasitées par d'innombrables scénarios de mise à mort, se calmèrent pour laisser place à la richesse d'un réconfort. Froide est l'armure contre mon visage, chaudes sont les mains qui touchent ma peau délicate. Les mortels sont des êtres à part entière, ils sont simples et complexes à la fois. Je sais que ma vie n'est plus liée aux cieux, mais bien entre les mains de ces êtres à l'espérance de vie si courte. J'enlace à mon tour cette armure et soupire légèrement, rien n'est encore perdu. Les mots du reikois à mon encontre m'apaisent, bien que cela devrait être mon rôle de les soutenir. Cet homme a bien plus de force dans l'âme que je n'en ai eu dans toute ma vie. Les pas de la bête ne résonnent plus, le sol ne risque plus de s'effondrer, ni même l'édifice sur nos têtes. Nous sommes dorénavant seuls et il va nous falloir trouver nos camarades, séparés par ces gravats de roches qui nous barrent le chemin. Les deux autres serres allumèrent leur lanterne, nous permettant de distinguer plus nettement la pièce quasi-vide dans laquelle nous nous trouvons.

    Un passage étroit est derrière nous, le chef de la bande nous indique de l'emprunter, ce que nous fîmes sans rechigner. Ne sachant pas ce qu'il se dressera devant nous, avançant à pas de loup, je tâte les murs pour essayer de localiser les rats, si jamais ils grouillent encore. Ma senseur magique ne détecte rien pour l'instant et ce long couloir nu ne nous indique rien de plus. Nous arrivons dans une autre salle, beaucoup plus petite cette fois et regorgeant d'une dizaine de cercueils en pierre. L'endroit est sobre, désolé, d'innombrables toiles de tendons entremêlés de part et d'autre de la pièce. Heureusement pour nous, aucun visage écorchés n'est à déplorer sur les murs de pierres mélangés à de la chair organique. La lumière réveille quelques chauves-souris qui viennent nous attaquer. Nous venions de briser leur sommeil et ces bestioles sont bien plus virulentes que celles que nous connaissons, d'une plus grande envergure, poilus et avec des appendices protubérants. Nous leur brisons les ailes et détruisons leur crâne. L'une des serres se venge d'un coup de botte dans le crâne de l'animal mutant, agonisant sur le sol. Dans un bruit de craquement d'os et de sang, la chauve-souris n'émet plus un râle d'agonie et un silence revient dans la petite alcôve. Ma curiosité est mise à l'épreuve et je ne peux résister à l'envie d'aller voir les épitaphes. Murmurant à moi-même, j'y lis quelques noms qui ne m'évoquent rien. Ce devait être des gens d'un passé lointain, oubliés par le passage des années et laissés à l'abandon. De toute manière, qui irait s'occuper de vieux tombeaux, maintenant que le village est damné et que tous ses habitants ont été vaincus ?

    Je rejoins les serres qui m'attendent un peu plus loin, nous passons par une porte et d'étranges sons, ressemblant à des ébullitions résonnent dans la chambre où nous nous aventurons. Un espace vide mais organique, d'une teinte rosé, creusé par endroits d'où des voluptés verdâtres s'en dégagent. Mon regard analyse l'endroit, c'est grand et austère et deux grands escaliers en colimaçon sont sur notre droite. Nous tenons fermement nos armes, prêt à en découdre si des monstres venaient à nous attaquer. Nous n'arrivons pas à voir le fond de la salle, l'obscurité est trop présente par moment et la source de la lumière verdâtre ne suffit pas à illuminer la pièce. Je ne souhaite pas réveiller d'autres chauves-souris mutantes si j'éclaire la pièce de ma lumière salvatrice. On entend le souffle rauque d'Ikaryon qui vocifère, je commence à reprendre du poil de la bête et me mets à chercher du regard nos amis. Nous avançons, toujours prudemment et une voix d'un des Serres nous sommes de ne pas approcher, que tout ceci n'est qu'un piège. C'est alors que nous entendons des bruits de pas suspects devant nous, une démarche désarticulée provenant de l'obscurité. En position, nous nous préparons à l'assaut lorsque l'ombre d'un homme seul apparaît devant nous. Il est bien plus grand que le chef du groupe, imposant et un étrange sourire au coin des lèvres. Des longs cheveux blancs tombent en cascade derrière son dos, d'innombrables cicatrices ornent son visage émacié, un regard illuminé d'une malice mauvaise et je ressens une aura malfaisante. Il n'est pas mortel.

    Oh. Sa voix résonne comme des verres qui se brisent, sinistre et enchanteresse. Son ton grave est mélodieux. Voici le reste des invités. Il s'interrompit. Vous êtes là bien braves. Vous avez réussi à atteindre les fins fonds de la crypte. Un sourire carnassier orne son visage, il tend les bras comme s'il était le Messi venu nous annoncer une prophétie. Mortels, pour votre courage et votre vaillance, je veux bien m'amuser avec vous. Il frappe des mains et des jets de flammes verdâtres illuminent la chambre. Le reste des Serres est enchevêtré dans des espèces de lianes spectrales verdâtres. Je suis vos mouvements. Vos traces. Je vous épie sans relâche. Profitez avant que je puisse me délecter de votre chair.

    Puis il disparaît dans une volupté verdâtre, déliant les autres serres des lianes spectrales. Ils nous rejoignent avec hâte. Serrant le bras de Deydreus, je jette un regard inquiet mais remplie d'une sympathie profonde. Ce n'est pas à eux de mourir aujourd'hui.

    Comme vous, j'affronterai mes peurs.

    Nous ne sommes pas seuls et le maître des lieux se rit de nous. De cet être à l'apparence humaine, gît un pouvoir immensément grand, incomparable à tout ce que j'ai pu affronter jusqu'à maintenant. Sans crier gare, il pourrait surgir de n'importe où. Je prends mes dispositions et me crée une épée de lumière tangible qui sied dans le creux de ma main. Cela sera plus efficace que la petite dague, encore faut-il savoir où frapper. Pour le moment, seul le bruit du crépitement des flammes est audible.


    Elle est créature des Titans.
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    Luvïel est bienveillante et elle espère une seule chose: que les Divins soient à l'écoute et veille sur nous car l'Ordalie arrive. Le monde retient son souffle Respire avant tout. Le monde sera purifiée d'une lumière salvatrice.
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  • Aujourd'hui à 13:17
    L'avancée depuis leur cachette s'était faite relativement calmement. En chemin, ils n'avaient rencontré aucune créature prête à se jeter sur eux. Aucune monstruosité qui rêvait de se repaître de leurs organes. Seulement des tombes, froides et silencieuses. Vestiges d'une ancienne civilisation prédatant la naissance du chevalier sombre et peut-être même celle de l'ange l'accompagnant. Lorsqu'enfin ils parvinrent à un hall illuminé, le reikois put voir rapidement le visage de certains de ses hommes. S'avançant avec ses compagnons, ils furent cependant averti d'un nouveau danger. Ce qui provoqua chez le guerrier une frustration étrange. D'un côté, il était satisfait de voir sa troupe en vie, mais de l'autre... Il s'agaçait qu'ils soient utilisés de telle sorte. Qu'on ne les considère que comme un vulgaire appât à son encontre... Peu importe qui leur tendait le piège, c'était un amateur. En parlant de l'intéressé, ce dernier quitta les ombres pour daigner apparaître devant les survivants. A sa grande stature et sa chevelure blanche, on pouvait deviner chez lui une certaine noblesse, tout comme un sadisme profond. Son visage couturé évoquait la mort et la torture, tandis que son regard une perversité sans limite. Quand enfin il prit la parole, les dents du chevalier sombre se resserrent d'avantage. Son corps entier rejetait cet être. De son apparence à sa voix, tout provoquait chez le reikois une haine profonde. Comme si son instinct lui hurlait de tout faire pour abattre cette présence. Dans de grands gestes pompeux, l'entité illumine la salle d'un feu verdâtre qui vient presque aveugler un temps les quatre aventuriers. Puis, dans un rire forcé, l'intrus disparait dans une sombre promesse à l'égard des mortels. Mourir ici? Face à une personne aussi.... Hautaine? Un léger rictus passa sur les lèvres de l'armure d'ébène. Non, il se trompait de proie.

    Le reste des Serres, libéré des lianes spectrales qui les retenaient, arrivèrent enfin au niveau de leur dirigeant et de Luvïel. Sur leurs visages, on pouvait lire un agacement presque similaire à celui qu'avait ressenti Deydreus un peu plus tôt. En vérité, ils étaient honteux. Honteux d'avoir été capturés par cet ennemi sans s'être défendu, et honteux d'avoir déçu leur chef. Ne leur disant rien, le vétéran sentit Luvïel serrer son bras. Ecoutant ses mots, il lui rendit simplement un sourire. Elle reprenait du poil de la bête. Une nouvelle détermination naissait dans son regard malgré toute l'adversité qu'ils affrontaient. Parfait. Elle invoqua alors une épée de lumière qui illumina un peu plus la pièce. Le geste était également utile car, armée de cette arme sainte, elle pourrait frapper plus efficacement les potentielles aberrations que le chevelu pouvait lancer contre eux. Mais, pour le moment, seul le crépitement régulier des braséros se faisait entendre. Balayant la pièce du regard, le guerrier sombre reporta finalement son attention sur Ikaryon.

    - La bête?
    - Plus aucun signe. Quand elle est partie, nous avons tenté de nous faufiler jusqu'à cette pièce pour vous retrouver... Mais une aura nous a comme paralysé, puis, le noir total. A notre réveil, nous étions attachés, à attendre tandis qu'il se moquait de nous. Il décrivait votre progression, entre deux rires odieux.
    - Nous sommes chez lui, sur ses terres. Il n'est pas étonnant qu'il se sente en supériorité. Nous jouons avec ses règles.

    Un raclement métallique attira alors l'attention du vétéran qui, machinalement, se retourna vers le couloir d'où ils venaient. Naviguant dans les ombres, trois formes avançaient vers eux. Trois êtres qui s'étaient assurément éveillés des tombes qu'ils avaient passé. La première silhouette, massive et large, se trouvait au centre de leur petite formation. Plus haute que Deydreus d'au moins trois têtes, la créature possédait un corps encore entier et dont la peau avait été marquée par diverses scarifications rituelles. Au bout de ses deux gigantesques bras, de lourdes haches à la lueur verdâtre illuminaient son corps musclé et pourrissant. Malgré la grande capuche masquant partiellement son visage, on pouvait tout de même deviner les traits déformés d'un mort-vivant dont la soif de sang et la volonté de son maître l'avaient poussé à quitter son repos éternel. A plusieurs endroits de son corps, des restes de plaques d'armures semblaient "ancrés" contre sa peau, offrant à l'abomination des protections supplémentaires. Venait ensuite la seconde forme qui avançait sur sa droite. Plus fine que la première, cette dernière rappelait vaguement de par ses atours une ancienne forme féminine. Pourtant, il ne restait sur elle aucune chair, aucun tendon ou muscle permettant d'identifier son sexe. Seulement des os réanimés, qui avançaient inlassablement et qui maniaient deux faucilles à la couleur aussi éthérée que les haches de la première créature. Dans les orbites vides de son crâne, deux perles vertes brillaient intensément et donnait à la créature un étrange regard vicieux. Par dessus son crâne, et venant enrichir son armure de jais, une coiffe tombait dans son dos en cascade tandis qu'une couronne osseuse attachait le tout. Sur ses protections, enfin, on pouvait trouver de multiples runes illuminées, semblables aux scarifications marquant le corps du géant réanimé. Quant à la dernière des créatures, enfin, il s'agissait d'une autre forme osseuse, elle aussi bien plus grande que Deydreus et les autres mortels présents. Possédant moins de protections que ses deux "alliés", cette créature squelettique avait tout de même un casque salade ainsi qu'une gigantesque camail qui tombait lamentablement contre sa cage thoracique. Cette dernière, emplie d'une lueur verte, illuminait partiellement le reste de ses protections d'acier. Dans sa main droite se trouvait une longue lame au stylé épuré. Le long de cette dernière, de multiples symboles impies brillaient tout aussi intensément que les précédentes marques observées chez les autres revenants. Sans dire mot, les Serres et Deydreus se mirent en formation, se préparant à une futur affrontement qui ne saurait tarder. Puis, soudainement, la voix éthérée et désagréable de l'être aux cheveux blancs résonna dans la pièce.

    - Vous, pitoyables insectes... Affrontez mes champions... Divertissez-moi.

    Dans un grognement, le sombre chevalier resserra son emprise sur ses deux lames, s'avançant légèrement devant le reste de ses hommes. Tournant légèrement la tête vers eux, il esquissa un léger sourire tandis que les runes de ses propres lames semblaient briller d'une lueur blanchâtre.

    - Je me charge du géant. Occupez-vous des deux autres. Luvïel, prenez les hommes dont vous avez besoin pour abattre ces êtres maudits. Et faisons cesser les rires moqueurs de ce monstre.

    Reportant par la suite son attention vers le manieur de haches, le reikois se concentra. Car s'il s'entrainait souvent avec Alasker et savait comment contrer la plupart des passes d'armes de ce genre, il ne savait rien des capacités de l'abomination qui avançait vers lui. Et, contrairement au maître de ces lieux, il ne comptait pas faire l'erreur de les sous-estimer. Se penchant donc légèrement en avant, le guerrier à l'armure d'ébène s'élança finalement dans un cri rauque.

    Deux lames mortelles, contre deux haches vicieuses.


    Euphorie - Page 2 MmtmkVy

    " Vous, dont la liberté n'est possible que grâce à la rigueur d'âmes plus pures que la votre, ne vous croyez pas libres, vous n'êtes que protégés. Votre liberté est un parasite, vous vous appuyez sur l'énergie des hommes honorables et n'offrez rien en retour. Vous qui avez apprécié la liberté et qui n'avez rien fait pour la mériter, votre heure est venue. Cette fois vous devrez combattre seuls. Maintenant, vous allez devoir payer votre liberté passée de votre sang et de votre sueur. Car il n'y a pas de paix, seulement la Guerre. Et lorsqu'elle se montrera, elle n'épargnera personne. "

    Apparence des épées de Deydreus:


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