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  • Dim 19 Mar - 20:05
    L’elfe semblait bien excitée, se défoulant un peu sur les corps inanimés de façon verbale. Khalez aurait bien pu les tuer et cela aurait été même plus simple. Mais il s’était rappelé du léger traumatisme du premier garde au mur étranglé par Nineveh. Ainsi, il avait eu la présence de juste leur faire assez de dégâts pour qu’ils tombent d’évanouissement. Mais à la gravité des blessures, seul le temps restait à présent l’ennemi qu’ils devaient affronter.

    En parlant du marqueur temporel, l’orc sentait que plus les secondes s’écoulaient, plus les chances de réussite s'amoindrissent. Il sentait au plus profond de lui que le vacarme qu’ils avaient provoqué rien que dans leur petite escarmouche avait dû alerter le VIP dans la demeure Bertimot. La médecin ramassa une arme avec son pouvoir télékinésique, avant de choisir la confrontation directe comme solution dans leur cheminement.

    Le guerrier acquiesçait complètement à cette voie. Il allait pouvoir enfin appréhender de façon plus directe, une chose qu’il aimait particulièrement, et qu'il excellait. Dès l’instant qu’il sut la marche à suivre, l’elfe et l’orc se mirent vite en marche vers la demeure. Il tenta la porte principale, qui n’était pas verrouillée, et par mesure de sécurité, avait usé d’un coup d’épaule pour la défoncer avec sa force.

    Dans le vestibule, se préparait leur objectif, armure mise, et en termes de défense, proche d’un cuirassé que du fantassin. Se préparait-il à user d’un cheval pour s’échapper ? En tout cas, il allait devoir traverser une elfe un peu remontée, tantôt qu'il fut coupé en pleine parole par le malandrin, et un orc, prêt à lui fondre dessus pour le stopper dans son plan.

    Prenant le fauchon pour le combat dans un lieu donnant peu d’espace de manœuvre, il se lança sans réfléchir à la posture d’Harold, qui de son sabre à la main, exécuta un coup d’estoc pour tenter de toucher le limier. La frappe était portée, et avait bien pénétré la chair du vert, mais de par sa particularité raciale, la douleur ne le ralentissait pas.

    Il s’avançait même plus, et porta une droite directe dans la mâchoire du type, qui n’eut d’autres choix que de lâcher l’arme, reculant un peu en arrière.

    “Le casque, c’est pas en option.”

    Profitant de ce moment d’étourdissement, Khalez usa de sa maîtrise élémentaire aquatique, et fit tomber l’homme d’un balayage d’eau, et tout se rapprochant, il lui ouvrit la cuirasse comme on ouvrirait une conserve. À présent sans armure, il paraissait bien frêle sans la couche de métal protectrice. Suppliant d’être épargné, Soma se préparait à l'exécuter sur place, mais eu un regard rapide vers Nineveh. Il s’arrêta, rangea son arme, et le souleva d’une main face à l’elfe.

    “Vas-y. Défoule-toi.”

    Il sentait qu’elle avait besoin de balancer de se détendre un peu en lui apprenant les bonnes manières. Quoiqu’il advienne et qui se passe, le guerrier l’assomma d’un coup bien placé, avant le mettre sur son épaule. De son regard masqué par son objet, il engagea la conversation.

    “Bon, maintenant, va falloir l’amener vite à la Garde de ton village. Avec un peu de chance, on les croisera sur la route, vu qu’ils me chercheront. En avant.” Il fit trois pas avant de se rendre compte d’un oubli. “Ah oui, c’est resté dans mon épaule.”

    Il posa le corps inanimé sur le sol, retira d’une traite la lame, et reprit l’homme sur son épaule.

    “Les bandages attendront. La mission avant tout.”
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  • Lun 20 Mar - 20:36
    Comme prévu, Khalez ne fait qu’une bouchée du chef bandit, même s’il récolte une vilaine coupure durant le processus. Néanmoins, sang orc oblige, le limier n’en fait pas état. Il se contente de brandir leur prisonnier du jour et l’elfe, de lui balancer un pain bien mérité : ça, c’était pour les injures. Pour le reste, elle a eu sa dose de sang pour aujourd’hui. Elle se force à prendre une longue inspiration : inutile de s’attarder plus longtemps ici.
    Son camarade charge le corps sur son épaule et alors que Nineveh allait se pencher sur sa blessure, il refuse au motif que la mission avant tout. La médecin chasse cet excès de virilité d’un revers de main.

    « Si tu le souhaites, mais ça ne te dispensera pas des sutures ni du désinfectant. » Orc ou pas, il aura le même traitement que les autres.

    Bizarrement, tous les guerriers jouent au plus malin, jusqu’au moment où ils se font rafistoler à froid, en dehors de l’adrénaline des combats. Enfin, la docteur emboîte de nouveau le pas au limier-mercenaire et en quittant la propriété Bertimot, peuvent constater les dégâts causés : les types à moitié conscient qui jonchent le sol, le désordre dans la cour, les portes grandes ouvertes. Difficile de faire moins subtil. Les méthodes orcs ont le mérite d’être efficaces et directes, à défaut d’être discrètes.
    Quelques instants plus tard, alors qu’ils retournent au village, c’est le reste de la garde qui débarque en armes, avec à leur tête… Le garde-champêtre.
    C’est original, mais cohérent : difficile de demander aux gardes de la région de connaître toutes les routes par cœur. Au moins, le vieux monsieur avec une cape verte est aux faits des pistes et sentiers dans le coin, forcément, il vérifie que personne n’empiète sur les privilèges de chacun, mais surtout de la République.

    « Eh bien voilà une équipe fameuse. » Commente le garde-chasse, « je me disais bien qu’une elfe et un orc qui partent en vadrouille feraient du dégât. En particulier avec le vacarme entendu par les voisins.
    -Hélas, la garde arrive un peu tard pour nous porter assistance.
    -On s’occupera du champ de bataille que vous avez laissé derrière-vous. »
    Reprend le bonhomme avant de se tourner vers Khalez, « chargez le corps sur notre mule, ce sera plus simple et moins salissant. M’est avis que votre tenue vaut plus que la vie de ce vaurien. Personne ne le regrettera.
    -Mais il est encore vivant.
    -Ah ! Il pourrira en prison alors. Je vous laisse déposer le voleur sur notre bête de somme. »
    Tandis que l’un balance Bertimot où bon lui chante, Nineveh siffle sa monture et elle arrive au trot.

    Le retour au poste de garde se fait sans évènement perturbateur, si ce n’est quelques blagues sur la gueule du bandit lorsqu’il se réveillera avec les fers aux pieds, dans un donjon ou une oubliette.
    Nineveh, quant à elle, prévoit le fameux évènement perturbateur lorsqu’elle et Khalez sont de retour chez l’aubergiste, ancien sabreur et surtout, débiteur d’un repas gratuit. Mais c’est surtout un lieu calme, on est en heure creuse, il n’y a pas grand-monde. L’elfe sort sa trousse de docteur, de quoi suturer et du désinfectant. Avec un petit sourire, elle se fend d’une remarque à l’attention de Khalez.

    « Allez, montre ton épaule, je vais soigner tout ça avant que ton épaule ne choppe une couleur inquiétante. »
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  • Mar 21 Mar - 22:32
    Bien sûr, le fait d’être médecin, et de voir un type ignorer ouvertement le risque de conséquences d’une blessure, était bien résultant d’un “je m’en fous, je ferais quand même”. C’était à quelques mots près de la réponse que reçu Khalez lorsque l’elfe s’adressa à lui par la suite. En sortant, il pouvait ce qu’il allait laisser gentiment se remettre de leur traumatisme, à savoir un limier, et une femme plutôt douée dans l’art de l’invitation forcée dans une demeure privée. L’orc avait l’habitude d’être une personne plus douée pour l’enfonçage de porte que la confection d'une.

    Puis, une fois au village où le guerrier et la mage s’étaient sustenté, des gardes républicains les croisèrent : c’étaient les mêmes qui avaient accompagné le limier au début de l’enquête. Toujours muni de son masque, comme pour rester officiellement en mission. À la vue, ils s'approchèrent, et un homme plutôt bien vêtu s’adressa au duo, avant de poursuivre la conversation avec Nineveh. C’était facile d’assumer que dès qu’un bout de peau était vert, c’était forcément la race guerrière aux dents pointues de visé. Encore un bon amoureux des orcs. Et comme à chaque fois, le mercenaire ne s'était pas loupé : ils ont effectivement fait du bruit, et la Garde n'était pas là au bon moment, au bon endroit, arrivant après coup. Enfin, pas tous. Là, ce n'était vraiment pas la crème de la République.

    De l’ordre donné, l’homme à la peau verte déposa Bertimot sur l’animal, et une fois chargé à leur façon, était éconduit vers un lieu dont ils pourraient pouvoir le cuisiner un peu. D’autres étaient en direction de la demeure, pour pouvoir sécuriser tout ce qui fallait pour l’investigation. Le chemin se ponctuait de blagues sur l’homme capturé. Si l’on pouvait voir derrière le masque du limier, ce serait celui d’une personne au regard fixé sur les plaisantards, car il n’y avait aucune gloire à tirer de ça, et mettre un homme aux fers, c’était à la fois sa tâche, son travail, son œuvre, et pas celui des tuniques bleues.

    Ils décidèrent de prendre leur séparation non loin de l'auberge, où avant de prendre le sentier vers la bâtisse, l’orc arrêta d’une main l’elfe.

    “Attends.” Cela dura plusieurs secondes, s’assurant que seuls eux d’eux étaient visibles, et aucun regard curieux ne se montre. “C’est bon.”

    Il retira son masque, après quoi, il prend une grande inspiration, et reprit la route avec son alliée. Elle devait avoir l'habitude de sa façon de procéder, pour garder son anonymat.

    Dans l’établissement, un calme plat régnait. N’étant pas l’heure de pointe, ils n’étaient que les seules personnes vivantes, plus l’homme vétéran qui s’occupait de vérifier la tenue de ses équipements. D’un salut amical, il salua les deux âmes qui pénétraient dans son commerce, puis les laissèrent vaquer à leurs affaires.

    Sur une table de deux chaises, le combattant se posa, et la femme aux cheveux d’argent se rapprocha, matériel à la main, prêt à exercer cette fois-ci, son domaine d’expertise. D’un sourire, elle taquina son état. D’un soupir, il s’exécuta, devant retirer sa cuirasse de cuir pour permettre un meilleur examen. Qui sait, peut-être une blessure secondaire à un autre endroit dont sa particularité l’aurait empêché de la remarquer ?

    Khalez sans armure (oui il fait peur comme ça mais je peux mettre ça si je veux rester SFW Very Happy):

    “Après ça, tu seras libre de faire ce que tu veux, comme retourner où je t’ai trouvé. Pour moi, l’heure n’est pas encore au repos. Il faut que…”

    D’un mouvement vif, il subit une tape dans le dos, et un regard aux sourcils renfrogné par Nineveh.

    “Mh ? J’ai dit quoi de mal ?”

    C’était peut-être une première pour l’orc. Il n'avait pas l’habitude de se soucier autant de ce que pouvait penser autrui. Mais depuis sa longue convalescence, il s’était mis à pouvoir essayer de comprendre, par le biais de questions, le ressenti et les émotions de son entourage. Cet élan d'intérêt avait dû surprendre celle qui le rafistolait.
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  • Ven 24 Mar - 23:31
    « Oh, tu montres tes muscles. » Bon, c’était dans la même veine que le triton super balèze qui profitait de chaque occasion pour tomber la chemise et montrer sa morphologie flatteuse, capable de résister à plusieurs kilomètres sous les mers. Nineveh hausse les épaules : il faut croire que les guerriers ressentent ce besoin vital quand elle les traite. « Tu n’as qu’une coupure à l’épaule. Assez profonde, mais propre. » Elle plisse des yeux en observant les lèvres rouges sanguinolentes. « Tout à l’air en place, je vais juste faire un examen en utilisant mes pouvoirs, mais normalement, ce n’est que du muscle qui a été touché. Pas d’artère, ni d’os. Tu as eu de la chance. »

    Et ensuite, pour entendre l’orc lui dire qu’il va repartir au charbon dans la demi-heure au motif qu’il n’a pas droit au repos. L’elfe vire rouge, avec la petite veine qui apparaît sur son front : non, pas sous sa garde et surtout, pas sans qu’elle n’émette un avis médical qui va à contresens. Alias : la petite engueulade de la toubib.
    D’une voix calme, mais relativement contrariée, Nineveh lui fait part de son avis après une tape dans le dos.

    « Khalez, tu as une entaille à hauteur du bras. Tu crois qu’elle va se refermer comme par magie entre deux escarmouches ? Tu as peut-être un bras encore valide, mais l’autre va devoir rester au repos si tu veux que ta blessure se referme. » Tout en utilisant ses pouvoirs en quête d’un ligament ou d’un nerf tranché, elle continue d’une voix plus terne, concentrée sur son analyse de la blessure. « Repose-toi et mange de la viande, c’est le plus important si tu veux te rétablir au plus vite. En attendant… » Elle pose sur la table à côté de lui une petite fiole. « Pour la douleur. »

    Annonce la docteur en commençant à anesthésier la zone autour de la plaie. Un instant plus tard, elle s’attelle à le recoudre, tâchant de refermer des chairs qui n’auraient pas dû voir la lumière du jour pour commencer. Si les êtres vivants ont une peau, c’est pour une bonne raison et il n’est pas de bon ton que d’aérer le reste.

    « En plus, » poursuit l’elfe, « tu pourrais y mettre les formes. Ce n’est pas très poli d’envoyer boulet les collègues après le boulot. Je ne réclame pas une bière à l’auberge, mais quand même. Les criminels peuvent attendre et toi, tu peux profiter d’une journée sans avoir nécessairement à courir derrière des brigands en maraude. »
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  • Lun 27 Mar - 22:18
    Il ne semblait vraiment pas comprendre la réaction à l'elfe au déséquipage de sa protection. Oui, c’étaient ses muscles qui le protégeaient des coups. Mais là était plus histoire de lui montrer l'entièreté de son corps pour une présence quelconque de blessures annexes qui n’aurait pas exsudé de sang.

    Son diagnostic était précis, rapide, et sans superflu. Le strict nécessaire, assez pour que l’orc puisse entre que “la chance” avait aidé à ce que l’entaille n’ait point touché une partie importante de l’endroit. Et de ses paroles finales, il eut le doit à une secousse manuelle, engendré par une tape d’une médecin cachant sa frustration, sous la forme d’une réprimande froide.

    Elle n’avait pas tort : si la sévérité de la blessure s’avérait bien plus grave, un repos devrait s’imposer. L’orc avait déjà eu le droit à cette requête typique, presque tout à fait logique, au vue que maintenant, Nineveh connaissait les conséquences possibles. Elle prodigua un premier soin digne des plus grands, avant de s’atteler à un rafistolage dans la suite. Elle indiqua même que la fiole posée face à lui était pour l’endolorir et le désensibiliser lors de son opération. Il arqua un sourcil, avant de simplement s’exprimer.

    “Nineveh, je suis un orc. La douleur est inconnue pour nous autres. Mais merci de ton professionnalisme. J’apprécie le geste.”

    Elle avait ajouté auparavant, que sa réponse a été une des plus désobligeantes qu’elle ait reçu de sa part. Si le guerrier pouvait culpabiliser, il aurait fait comme n’importe quelle personne lambda doué de sympathie. Lui, fonctionnait toujours par logique, même si depuis quelque temps, il venait à explorer de plus en plus ce monde inconnu qu’étaient les émotions, voulant essayer de comprendre comment les gens pouvaient penser, et non que ceux-ci devaient penser comme lui. Il laissa planer un long silence de cinq secondes, avant de lui répondre.

    “Pardon. J’ai… L’habitude. C’est l’habitude.” Il se tut quelques instants, avant de se tourner, la tête uniquement, vers le gérant du lieu. “Chose promise, chose due ?”

    Un grand rire fendit l’endroit, celui d’un vétéran de la guerre, qui aurait bien parié que la venue des deux personnages était le bon signe qu'enfin, les choses s’arrangeraient. Seulement quelques minutes après, il apporta de quoi manger et boire pour peut-être 6 personnes, et des plats de tout horizon, et le meilleur cru, bière, breuvage, et alcool des dernières vendanges. Tout ça, sur son compte. Il jeta un coup d'œil à son amie, avant de regarder la nourriture servie.

    “Bien. Ça va pas se dévorer tout seul. En avant.”

    Usant de son autre bras, il prit un cuissot du poulet, et commença à y plonger ses dents dans la chair tendre de la volaille. Du jus pouvait en sortir sur la pression buccale, inondant la bouche de saveurs appétissantes. L'appétence venait à mesure de chaque bouchée de viande.
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  • Jeu 30 Mar - 14:10
    « Peut-être que tu es immunisé à la douleur, mais ça ne me dispense pas de faire un travail d’orfèvre. » Du coup, les orcs sont immunisés même quand on les frappe au point faible de tous les hommes ?

    Nineveh ne pose pas la question, notamment parce que cela pourrait être mal interprété et que la résistance à la douleur est quelque chose de très relatif, même si les orcs ont placé la barre de manière totalement anarchique. En attendant, si cela peut éviter des sensations désagréables à son patient, l’elfe est plus que ravie de lui délivrer un anesthésiant.

    « Ce n’est pas grave, ça arrive. » Les patients sont souvent énervés ou en grande détresse lorsqu’il s’agit de blessures de guerre. Cela fait partie du boulot de la médecin que d’éponger ces excès de tempérament, même si cela se fait parfois à son détriment. Quant à savoir si elle est une sainte ou une bonne poire, Nineveh ne préfère pas y penser.

    Heureusement, il y a le vétéran pour détendre l’atmosphère et quelques instants plus tard, les voilà attablés avec suffisamment de nourriture pour un régiment entier. Du poulet, du bœuf, du cochon, sans compter les haricots rouges, le pain et les autres accompagnements. En boisson de la bière, du cidre, du vin, il y a même une bouteille de liqueur ! L’elfe a un hochement de tête approbateur : bagarre, soin, repas. C’est une routine à laquelle elle pourrait s’habituer non ? Cela va faire longtemps qu’elle n’a pas participé à ce genre de truc.

    « Bouteille. » Annonce sobrement la docteur en récupérant une bouteille de vin peu chère, de quoi se désaltérer sans risquer de tomber malade à cause d’une eau trouble. D’un geste qui trahit une certaine expérience, elle cale le goulot entre ses dents, crache le bouchon de liège d’un geste expert et prend une grande et longue gorgée. « Parfait. »

    Idéal pour tasser l’adrénaline de tout à l’heure et la sensation d’avoir assommé quelqu’un de manière purement brutale. Sans compter la quincaillerie de l’apocalypse juste après.

    « Maintenant, la cuisse de dinde. » Poursuit Nineveh avant de croquer dedans, « délicieux. » Ensuite ?

    Ensuite il faut poser les questions importantes évidemment. L’elfe n’oublie pas qu’elle est face à quelqu’un de bien bâti, solide, qui gagne bien sa vie et qui a le sens de l’aventure. Si on omet son visage qui fait un peu sanglier sur les bords, la faute à sa condition d’orc, il y a du monde au balcon.
    Si on arrive à passer outre l’instant sanglier. Mais vu le nombre d’hybride sur le continent, il faut croire qu’il n’y a bien qu’elle que ça dérange.

    « Alors Khalez ? Tu t’es trouvé une copine depuis le temps ? »

    Oui.

    Nineveh adore les ragots et les commérages. En particulier quand il s’agit de savoir qui s’est casé avec qui. C’est une passion qui aide beaucoup à passer le temps quand on est sur la route.
    C’est peut-être aussi l’âge. Les autres sont jeunes par rapport à elle. Alors elle se permet ce genre de question parce que c’est toujours amusant de voir comment les nouvelles générations se débrouillent sur le marché matrimonial.
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  • Sam 1 Avr - 12:45
    Nineveh fut la première a attrapé une bouteille de petit cru et l’ouvra telle une connaisseuse du domaine. Il faut dire qu’avec son âge, elle avait de quoi entretenir plusieurs expertises, et garder quelques habitudes, qu'elles soient bonnes ou mauvaises.

    Bien sûr, elle avait fini d'œuvrer sur la plaie de l’orc, et prenant de part et d’autre, alternant boisson et nourriture, à moindre mesure que le combattant, elle entama ce qui s’apparentait à un buffet de dix personnes. Khalez fit de même, prenant un alcool des plus savoureux, aux notes d’épices du Reike. Il regardait l'étiquetage, et pouvait y lire le mot “Feu-de-dragon”. Un mot qu’il garderait à l’esprit, s’il venait à fouler le sol de l’autre nation.

    Puis subitement, une question, si ce n’était, la question, fut posée par son alliée. Elle avait l’art d’avoir toujours le bon timing pour des répliques des plus déstabilisantes. Si bien que, l’orc eut une surprise générale, le forçant à presque recracher dans la bouteille ce qu’il avait commencé à descendre, une partie du breuvage, ayant raté son cheminement, ayant décidé d’aller dans le territoire des voies respiratoires.

    Toussant à pleins poumons, jamais il n’avait eu une réaction pareille à cette question. De plus ce n’était point la première fois qu’il subissait cette interrogation, lui qui depuis une belle décennie avait écumé routes et chemins. Si l’elfe le connaissait bien, elle se serait rendue compte du côté atypique du résultat provoqué. Entre temps, le guerrier retrouva un peu de son souffle, et se mit à réfléchir, presque à voix haute.

    “Copine… Une copine… Non, et… Oui. Plutôt… Spéciale… Une personne spéciale…”

    Si le mystère de savoir si des orcs pouvaient rougir était encore à l’état de mythe, la médecin allait assister alors à un événement des plus uniques : gêné, rougissant, le manieur de fauchon était un peu désemparé, sans réponse. Presque silencieux comme à son habitude, mais donnant une impression visuelle bien plus différente que jamais. Il sentait que son amie cherchait à en savoir bien plus sur “l'élue de son cœur”. Dans un râlement plus proche du “oh ça va”, il lui répondit.

    “C’était… Proche de la côte intérieur de la Réserve… Une femme… Une fae plutôt.” Il laissa planer un peu le suspens, un peu une façon d’embêter à son tour se faisant mitrailler de questions par la femme aux cheveux cendrés. “Dahlia. Elle s’appelle Dahlia. Et j’ai… J’ai… On a une promesse.”
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  • Sam 1 Avr - 14:05
    Mhhhhh, steak.

    « Copine… Une copine… Non, et… Oui. Plutôt… Spéciale… Une personne spéciale. » Déclare Khalez en cherchant ses mots.

    Activation des neurones, ouverture des yeux et des oreilles, activation des cordes voca… Non, pas maintenant.
    Nineveh se retient de toutes ses forces d’avoir un cri de joie pour son camarade et alors qu’elle sourit comme jamais vu auparavant, l’orc continue un brin gêné. Comme quoi elle s’appelle Dahlia et qu’ils ont une promesse ensemble.
    P-a-r-f-a-i-t !

    « Mais c’est génial ! Toutes mes félicitations Khalez. Elle est belle ? Mais oui bien sûr, tu dois la trouver magnifique, je suis bête. » Toute joyeuse, la médecin elfe se demande comment ils se sont rencontrés. Khalez n’a pas chômé depuis le temps, à peine sorti du coma et paf, on va déjà à la connaissance des dames. En voilà un qui a ses priorités bien définies dans la vie, limier du Razkaal et tombeur des demoiselles.

    « Comment vous vous êtes rencontrés ? Est-ce que tu es amoureux d’elle du coup ? Tu penses faire ta vie avec ? Vous êtes heureux ensemble ? » Nineveh prend une pause pour biberonner sa bouteille de piquette avant de reprendre, « elle ressemble à quoi ? Qu’est-ce qu’elle fait dans la vie ? »

    Puis, d’écouter Khalez se dépêtrer de toutes ces questions tout en mordant une cuisse de dinde avec un appétit de magicienne qui a utilisé ses pouvoirs. C’est-à-dire que d’ici la fin des réponses de l’orc, elle aura déjà anéantie une bonne partie de la volaille et si ce n’était pas pour le reste des plats sur la table, elle serait partie chasser sa deuxième partie de déjeuner. En attendant, elle hoche la tête en entendant les réponses de son camarade et alors que l’alcool lui monte très légèrement aux joues, elle se pose une question importante.
    Non, même, LA question importante.

    « Mais du coup, pardonne ma curiosité, mais elle doit être d’une certaine taille non ? Enfin, je veux dire, un orc et une fae, c’est… c’est un coup à ce que tout ça finisse chez le médecin si la différence de gabarit est trop grande non ? Je sais que beaucoup de fae sont de taille humaine et j’imagine que c’est le cas. A moins que tu n’aies une relation platonique avec une esprit de la forêt ? »

    Ce serait surprenant, mais pas forcément incohérent.

    « Et sinon, ça fait combien de temps que vous vous connaissez ? Ce doit être une jolie histoire. »
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  • Dim 9 Avr - 15:28
    Il semblerait que Khalez soit rentré dans le jeu de l’elfe, n’étant plus trop l’homme taciturne qu’il était deux ans auparavant, son flot de paroles avait sûrement trop révélé sur la nature de la personne au titre si spécial qu'attribuait le limier. Et la boisson n’aidait pas, lui déliait la langue facilement comme n'importe qui.

    À partir de là, un flot de questions s’enchaîna, sans s'arrêter, voulant établir un profil physique et mental de la personne juste par une sommaire description d’un orc, qui sur une seule rencontre. Oui. Cela s’était déroulé quelques mois, et dans ce laps de temps, une unique rencontre. Mais assez, pour avoir fait revoir à long terme les objectifs de l’homme.

    Il n’allait pas esquiver autant d’interrogations, car malgré tout, il venait de se vendre. Alors autant continuer, avec le peu de ce qu’il possédait comme moments partagés avec cette personne spéciale.

    “Nineveh, j’aimerais pouvoir répondre à ta soif inextinguible de ragots sur ma vie privée, mais… Je ne l'ai vue qu’une fois. Depuis le dernier été de l’an 3. Et des critères comme la beauté, l’amour, et tout ce blabla que des gens normaux peuvent s’offrir, dans mon cas, je… Je ne peux pas y donner réponse. Non pas parce que je ne veux pas. Mais plus… Parce que je ne peux pas. D’où notre promesse. Enfin, une partie de ma promesse.”

    Puis, après avoir détruit à coups de crocs et mâchoires comme si ça faisait trois jours que le médecin n’avait pas mangé, elle osait — oui, ce mot n’était pas choisi par hasard — de mettre sur table, une question des plus singulières.

    D’un coup, le guerrier toussa, crachant tout l’alcool contenu dans sa bouche, une partie se logeant dans ses voies respiratoires, à laquelle il expectorant du mieux qu’il pouvait, pour retrouver une fonction physiologique à peu de choses près, normale.

    “Fallait évidemment que t’en parles, ça m‘étonnait que tu allais esquiver cette occasion.” Une gêne visible se lisait sur la gestuelle de l'homme, avant qu’il retrouve son air sérieux. “Je… Je n’y ai pas réfléchi. Une potion de métamorphose pourrait régler ce souci de taille, autant pour moi que pour elle, il suffirait de… Et de quoi je me mêle  !”

    Il attrapa un petit pois et le lança sur son alliée, comme pour ponctuer une nouvelle fois sa gêne.

    “À mon tour maintenant ! Parlons de toi. T’as un mec qui te rôde autour ? Un bel étalon ? Un homme charmant ? Un nobliau ? Ou tu as un crush ? Et sur qui ? Allez, crache le morceau !” Dit-il en continuant à balancer des légumes sur elle.
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  • Dim 9 Avr - 16:07
    « Nia nia nia, il ne peut pas en parler. Je suis sûre qu’elle est jolie, tu ne serais pas du genre à sortir avec une fille que tu trouves laide. Elle doit être belle. Ce n’est pas grave Khalez, tu peux être dans l’incapacité de me dire ce que tu sais d’elle, je trouverai toute seule. Je connais bien les garçons, cela fait cinq siècles que je vis sur ces terres et quand un homme est aussi rouge à l’idée de parler d’une fille, c’est qu’elle lui plaît. Tu as renversé tes spaghettis à la seconde où tu as buté sur un mot. »

    Et Nineveh de croquer dans sa cuisse de dinde pour en terminer une bonne fois pour toute avec sa première victime. Elle s’essuie les lèvres avec un torchon et toute la grâce et la finesse d’une elfe aristocrate, avant de porter le regard sur sa prochaine victime : un bol de soupe avec manifestement, de la cervelle de la chèvre qui flotte dedans. Parfait pour faire le plein au niveau de l’esprit tandis que Khalez doit avoir envie de se vider outre part, compte tenu que la dernière fois qu’il a croisé son amoureuse, c’était il y a un sacré bail pour un homme. La médecin l’écoute attentivement.

    « T’inquiètes pas pour la différence de gabarit, sinon les demis-orcs n’existeraient pas. Oups… » Le problème d’être médecin : on voyait d’absolument tout dans son cabinet et la faute à une réputation d’hyper-compétence, Nineveh a vue toute sorte de choses que seul la connerie peut justifier. Ou une libido hors norme (hybride donc). « Au pire, oui, une potion de métamorphose réglera tous les problèmes, attention à ce que ça ne finisse pas dans mon cabinet pour des raisons peu avouables. » Elle a un gloussement, puis un bref sursaut en voyant le petit pois qui manque de lui arriver dessus.

    Pour seule réponse, elle l’attire à elle via sa télékinésie, directement dans le gosier avec la chèvre et la dinde. Un verre de vin bu par télékinésie plus tard, elle a un hochement de tête à la question de Khalez : si elle a un homme dans sa vie.
    Le tout en manquant de recevoir un poireau.

    « Eh, bonhomme, n’oublie pas de balancer une aubergine tant qu’on y est. Histoire de rendre ça plus explicite. » Enfin, ricanement un brin embarrassée. « J’ai eu quelques hommes dans ma vie, oui. Certains n’ont pas fait long feu faute à leur condition innée, d’autres sont morts prématurément et surtout, de manière beaucoup plus prosaïque, j’ai rompu avec d’autres parce qu’ils étaient cons. » Peu enthousiasmant, mais parfois la réalité est décevante. « Oui, j’ai un n’amoureux, comme quand j’étais une adolescente qui n’avait jamais quitté Melorn de sa vie. »

    Elle a un bref regard au plafond, rêveuse et surtout, flattée en se souvenant de tous les cadeaux qu’elle a pu recevoir et rendre. C’est quand même une belle histoire, même si elle est vouée à l’échec. Il y avait cette volonté des deux côtés de surmonter l’impossible.

    « J’avais un crush sur un triton. Ouais. Un triton fan de pancrace. Tu l’as peut-être connu, il y a ce gros menhir non loin du lac Rebirth. Avec une inscription à la craie : Caeso a soulevé cette grosse pierre au-dessus de sa tête. J’étais présente quand il l’a soulevée. Bon, d’accord, c’était beaucoup plus qu’un crush et il m’a demandé en mariage. » Mais ce ne sont pas les détails intéressants, Khalez doit vouloir du gros ragot juteux. « Nous étions amoureux et je me souviens, il devait me tenir en immense estime car même sa frangine, donc techniquement ma belle-sœur, me disait à quel point il était attaché à moi. Il avait une de ces queue… » Puis elle se rend du compte du double sens, « je parle de la nageoire, quoique… Bref, et je me souviens, cette voix grave comme si c’est un orgue qui me parle. Il a sauté de la muraille de Liberty pour gagner un pari et obtenir un bisou sur la joue de ma part. Enfin, difficile pour ce genre de relation de perdurer quand il a besoin d’eau pour vivre et qu’au contraire, je suis bien sur la terre ferme. Tu imagines aisément que je ne peux pas me faire pousser une paire de branchie pour le suivre au fond de l’océan. »
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  • Jeu 20 Avr - 15:57
    Nineveh avait un don certain pour titiller la partie frustrante d’une personne : dans le cas de Khalez, qui la connaissait depuis ses actions au sein du monde la pègre, et aussi par son travail de limier, elle savait où toucher par l’art oratoire pour déstabiliser l'impassible orc qu’il donnait comme première impression à la plupart des premières tentatives à ouvrir une discussion.

    Tous ses mots étaient soigneusement choisis, et cela atteint son but, quand l’orc surréagit en commençant à user de la nourriture comme munition à distance, comme une réponse à une gêne incontrôlable. Malgré tout, il avait entendu ses bribes de paroles, surtout sur l’histoire des demis. Oui, ils existaient. Mais pour la plupart, c’était simplement une histoire de compatibilité. Il n'allait pas demander à la seule personne de son entourage enclin à répondre à LA question : un demi-orc et fae ? Rien que l’idée traversant l’esprit le fit trembler de malaise. De plus, sa dernière parole était… Trop suggestive.

    “Comme si j’allais le faire devant tes yeux, sale dérangée va…”

    Le ton n’était pas sérieux, et par habitude, cette phrase était plus une tentative à lui de faire un pic, qui échoua mollement. Non, c’était plus la question posée par le guerrier de savoir si elle aussi sa vie était mouvementée par l’étrange sentiment qu’était l’amour.

    Après une énième allusion douteuse, elle entama un long récit qu’était sa vie amoureuse personnelle, offrant par moment quelques rares vues d’un limier à visage découvert souriant, l’écoutant cependant avec une attention particulière. Il était bon de connaître un peu plus son entourage, mais jamais en ce jour, il aurait espéré aborder ce thème de la vie sentimentale d’une amie de longue date. En termes de mortalité d’orc, évidemment.

    La fin était presque une façon qu’il pouvait lui-même interpréter à sa manière : comme l’eau et l’huile, Nineveh ne pouvait rester auprès d’un homme où la vie aquatique était primordiale. C’en était presque similaire à la situation de l’orc et la fae. Il savait que leurs passés respectifs, quoique aucun d’eux n’avaient dévoilés à l’autre, les prédisposaient presque à ne pas pouvoir les réunir sur une éternité. Mais pour l’espace d’un instant, leur rencontre était le fruit de circonstances aléatoires, ayant permis à ce que leur vie se mêle, et en résulte, encore à présent, l’un des meilleurs moments positifs de la vie du guerrier.

    “Dommage, ça t’irait bien.” Dit-il entre deux gorgées, et d’un rire moqueur qui sonnait faux. “De toute manière, elle et moi devons accomplir quelques tâches avant de pouvoir se retrouver : cela est les termes de notre promesse. Oui, ça ressemble à un contrat, mais je ne fais que vivre de la sorte depuis maintenant dix ans, tantôt mercenaire, tantôt limier. Même moi, je ne peux plus continuer à être dans une sorte de double vie. Un jour, je vais devoir choisir, et rien que ça, me jette le voile du doute. Comme…”

    Il ne termina pas sa phrase, car le traumatisme était toujours présent, bien que cela s’était passé presque plus loin que la vie de pègre que menait Khalez.

    “Désolé du cassage d’ambiance. Reprenons le repas.”

    N'ayant plus le choix de plats juteux, il se rabattait sur une bonne soupe où flottait des légumes coupés en tranches.
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  • Ven 21 Avr - 23:58
    « Comme, comme, comme. » Répète Nineveh en prenant une nouvelle gorgée de vin. « Ce n’est pas un drame en soi. Tu es libre de faire ce que tu souhaites, rien ne t’empêche d’abandonner la vie dont tu ne veux plus. Si tu souhaites élever des chèvres avec ta copine quelque part à la campagne, tu peux. Je sais que la vie semble une bien étrange prison Khalez, j’ai eu ma crise d’identité, mais souviens-toi : tu es seul maître de ton destin. Si tu venais à mourir demain, est-ce que tu pourrais dire que tu es parti heureux ? »

    L’elfe termine son verre d’une traite. Malgré sa tentative d’être rassurante, se ressent une certaine rage dans ses paroles : pas de la colère, plutôt le courroux froid d’une femme qui a commis son lot d’erreur et ne veut pas que les autres traversent les mêmes épreuves pour les mêmes raisons. Sur un ton un brin grave mais toujours empreint d’humour, la médecin poursuit.

    « De toute façon, qu’est-ce que tu crains ? Tu es intelligent et tu es bon bretteur. Pire scénario, tu deviendras maître d’arme après avoir buté tes anciens employeurs. J’ai connu pire comme dilemme. En plus j’ai passé l’âge des contrats. » Annonce l’elfe d’une voix caverneuse, surjouée et un brin taquine. « Ne te laisse pas dévorer par tes devoirs ni par tes missions. C’est peut-être amusant d’être une personne d’honneur, mais il ne faut pas que tu sacrifies ta vie sur l’autel de la mission si tu as d’autres plans en perspective. J’ai dû me battre pour garder un équilibre entre mon devoir de médecin et d’assistance envers les autres, par rapport à ma vie privée. »

    Son regard erre dans le vide, par-delà l’orc.

    « En plus, avec le recul, j’aurais pu prendre une maison en bord de mer. » Soupire Nineveh. « Me caser avec mon triton fan de muscu’ et ouvrir un cabinet spécialisé dans les maladies de l’océan. Collectionner les coquillages et mener une vie bien tranquille. »

    Mais à la place, elle baroude aux quatre coins du continent, a participé à toute sorte d’aventure épique et a vécu le grand frisson plus d’une fois. Alors, qu’est-ce que d’expérimenter la petite mort dans les bras d’un autre, quand on a vaincu plus d’une fois la grande ?

    « Mais et toi ? Que ferais-tu Khalez, si tu pouvais écrire ta destinée à la virgule près ? PS : non, tu ne peux pas effacer mes remarques salaces du récit. » Achève Nineveh avec un sourire réconfortant.
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  • Dim 23 Juil - 22:53
    Khalez écoutait la remarque survenant après son dernier monologue. Elle soulevait un point important, mais comme dirait le mercenaire, cela lui semble inconnu. Être heureux… Était-il vraiment dans un sentiment où il se sentait accompli ? Lui qui cherchait à se perfectionner, à devenir infaillible, à être sur qui on pouvait compter quand le job devait être fait. Était-ce le cas ?

    “M’ouais… P’tet pas en fin de compte…” Dit-il entre deux gorgées.

    Elle enchaîna sur une nouvelle expression de sa personne, d’un air plutôt sec, mais sur un trait d’humour. Tuer les limiers, ses chefs ? Quelle idée ! Il ne tiendrait pas six secondes contre eux, et vivre tel un assassin de cette sorte, très peu pour lui. Maître d’armes, il ne serait pas assez causant pour corriger les défauts, lui qui a appris sur le tas.

    Changer de vie pourrait être la solution, vivre plus simplement. L’idée de se trouver un chez-soi, comme le laissait entendre d’une façon très prononcée dans l’humour, que de vivre d’amour, de vie, et d’eau fraîche… De crustacés et de coquillages. Enfin, elle demanda à ce dernier si c’était le maître de son destin, que ferait-il pour y remédier, et se protéger de toute éventualité de malheurs.

    “C’est pas si simple.” Laissait-il planer un peu dans la pièce. “Je crois… Que je troquerais rien au monde pour ce que j’ai vécu. Certes, des événements m’ont dérangé. Mais grâce à ça… Je deviens meilleur que ce que j’étais. Tout ce que je souhaite, c’est de garder mon libre-arbitre.”

    Il termina son dernier verre, se leva, et entama un début de marche digestive vers la sortie.

    “C’était… Intéressant de converser avec toi, Nineveh. Si tu es capable de te mouvoir, je peux t’accompagner sur le chemin du retour. Dans tous les cas, je dois reprendre la route. Je dois faire mon rapport à mes supérieurs. Tu viens ?”

    Attendant une réaction de sa part, il allait prendre le sentier qui menait au plus vite au Razkaal.

    S’il escortait à nouveau la médecin, il l’aurait fait, et reprit son objectif premier. Si pour une quelconque raison elle n’était pas à ses côtés, il aurait coupé à travers champs, pour éviter le moindre détour. Tout en faisant attention aux propriétés privées, et aux repaires de créatures plus fortes que lui.

    En-tout-cas, la mission était accomplie. Peut-être qu’un jour, il viendrait à la revoir.
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  • Lun 24 Juil - 10:11
    « T’inquiètes pas, vu le lancer de petit pois de tout à l’heure, tu as encore du libre arbitre en réserve. Ce n’est pas l’institution qui va te voler ta conscience et ta prise de décision, j’en suis certaine. » De toute façon, on demande aux limiers de faire preuve de discernement.

    Elle termine son verre de vin d’une traite : oui, ça cale bien, oui, ça aide à faire digérer le tout. En particulier quand on vient de manger pour quatre afin de régénérer sa réserve de mana. La méditation c’est bien pour les assassins et les guerriers, les mages, ils dévalisent le garde-manger et ça va mieux.
    Même si, pour être entièrement honnête, Nineveh ne dirait pas non à un gros gâteau au chocolat, avec un grand verre de lait, voire deux, en fait, toute la cruche de lait. Oui, elle se trouvera une pâtisserie en continuant sa tournée, elle a envie d’un gros gâteau.

    « Je viens oui. » Annonce la toubib en récupérant ses affaires. « J’ai une tournée à continuer, il faut que je baroude encore en République pour quelques temps. J’ai cru comprendre que tu devais retourner sur les routes dans l’autre sens. Aussi, je ne vais pas te demander de m’escorter, ce serait un long détour pour toi et surtout, j’ai de quoi me défendre. » Annonce l’elfe en faisant léviter une boule de plomb dans le creux de sa main.

    Elle se demande ce que Khalez va faire, s’il va continuer à faire ses petites affaires en toute discrétion. S’il va monter en grade, ou au contraire quitter la terrible institution. Dans tous les cas, elle ne s’inquiète guère pour lui : il a de la ressource et il saura quoi faire de sa vie. S’il est capable de se débrouiller seule en tant que limier du Razkaal, il est capable de tout faire. Le reste viendra naturellement.
    Il n’empêche, elle a un sourire lorsqu’elle le voit couper à travers champ dans la plus pure tradition orc, quitte à enjamber une clôture ou à disparaître dans les bois.

    « Bon voyage dans les buissons. »

    De son côté, Nineveh enfourche sa monture et part dans le sens inverse. Elle a une tournée à poursuivre.
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