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  • Lun 20 Fév - 0:06
    Nous sommes en pleine nuit, en plein hiver et je suis là, à marcher en pleine ville. Et pourquoi ? Parce que Mademoiselle Eloïse Natsk a décidé que réfléchir avant d’agir était apparemment de trop. Qu’est-ce que je peux être conne des fois. Et aujourd’hui en particulier j’ai décidé de me surpasser. Ce froid… Même en resserrant ma cape, le vent parvient à percer dessous. Punition mérité. En fait, on pourrait probablement bien me faire n’importe quoi ce soir que je trouverais ça mérité. D’accord, peut-être pas n’importe quoi.

    Me voilà dans le quartier, c’était quoi déjà la suite de ses indications ? ‘une grande maison au milieu du quartier riche’. Elle me fait rire, toutes les maisons de la zone sont grandes. J’aurais dû mieux l’écouter quand elle m’expliquait le chemin. Ce n’est pas la première fois que je suis dans une situation d’urgence mais il a fallu que parmi toutes ce soit sur celle-ci que je cède à la panique. La dernière fois j’avais pourtant réussi à garder mon calme, qu’est-ce qui est différent aujourd’hui ? Déjà la précédente… Urgence était désirée. Je savais dans quoi je m’engageais, en tout cas je pensais le savoir (il faut bien avouer que la suite était pleine de surprise, un peu trop même), et surtout je pouvais me faire une idée de l’ensemble. Là…

    Tiens, mes pas m’ont amenés à proximité d’une petite place fleurie. Parfait, il faut que je me pose, que je réfléchisse. Juste que je souffle. Ça fait sept ans que je fais attention, que je slalome entre les soucis, que j’évite de me faire remarquer pour que les gens ne sachent pas quand je dépasse les limites. Et avec juste une petite erreur, une baisse d’attention, me voilà dans une galère sans nom. Bon. Je me suis déjà sortis de pire. Bien pire. Et la pression commence à retomber. Parfait. Merci au vent glacial qui traverse ce square. Si je mets de côté que je commence à trembler, l'endroit n’est d’ailleurs pas désagréable. Les quartiers riches de Liberty ont décidément tous ce petit quelque chose qui rends agréable de flâner dedans. Quand la situation se sera calmée et une fois que la température aura commencé à remonter je reviendrai ici. Sans faute. Mais pour l’instant l’heure n’est pas aux visites et aux projets. L’heure n’est techniquement pas à une balade nocturne de manière générale mais passons.

    Cette petite pause m’a vraiment fait du bien. Entre autres, elle m’a permis de me rappeler certains points concernant mon objectif. À commencer par ce que je cherche.  La Maison d'Oreithye. Drôle de nom. Les alchimistes, artisans en tout genre en réalité, ont tendance à aimer donner à leur échoppe un nom en rapport avec ce qu’ils font et avec les matériaux qu’ils exploitent. Je peux faire une erreur, ce n’est clairement pas mon domaine de prédilection mais je suis presque certaine qu’aucune plante ne porte ce nom. Un animal ? Ça n’aurait pas beaucoup de sens… Et la maison de quoi d’ailleurs ? Personne ne vit dans son atelier aux dernières nouvelles… Ça ne sert à rien de me prendre la tête, je pourrais toujours demander une fois sur place. Oui tiens bonne idée ça comme si la discussion allait permettre de diverger ‘Bonjour, vous allez bien ? J’ai involontairement effacé intégralement la mémoire de quelqu’un, d'où vient le nom de la boutique sinon ?’ En réalité, si les choses sont comme ils me les a décrites elle a probablement déjà dù gérer des demandes plus atypiques, ça ne change en rien que dans mon cas, tout ça est un peu trop impressionnant.

    Depuis tout à l’heure je déambule dans les rues au hasard, en essayant un peu de penser à tout sauf à mon problème, mais on dirait bien que le destin a décidé que je n'échapperais pas à la situation en s’imposant à moi. Soit. Je n’ai pas le choix de toute façon alors disons que c’est un coup de chance d’être rapidement tombé dessus. Et même comme ça, à cause de l’humidité et de la fine neige qui tombe, ma cape a largement eu le temps d’être trempée et je commence à être transie de froid. Je dois bien reconnaître qu’elle avait raison et que son indication bien que floue est parfaitement juste. Le bâtiment se remarque très clairement même au milieu des autres. Et il est presque assez imposant pour que j’hésite à passer le pas de la porte. La réalité c’est que je n’hésite pas à avancer, j’ai vraiment peur de ce qui m’attends derrière. Qu’est-ce qui va se passer si elle refuse ? Comment est-ce que je présente la situation ? Comment est-ce que je fais pour parvenir à la convaincre ? Je ne suis personne… Juste une étudiante qui doit gérer des soucis bien trop grands pour elle. Encore.

    “Il me faut de l’aide… Quelqu’un…” Cette prise de conscience m’aura fait atteindre ma limite. La pression me submerge et je sens les larmes commencer à couler alors que je pousse péniblement la porte de la bâtisse. Si je ne fais rien j’aurais tout perdu, je dois avancer. Ce n’est pas une option. “Ex… Excusez-moi..” Mes pas résonnent dans l’entrée, les yeux embués je ne regarde même pas si quelqu’un est présent pour m’accueillir. Même si je ne pleurais pas de toute manière je ne m’en rendrai probablement pas compte. Je n’arrive pas à relever la tête et détacher mon regard du sol. “J’ai besoin d’aide.”
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  • Mer 22 Fév - 21:44
    Dans l'échoppe et le laboratoire attenant régnait un silence pesant, troublé seulement par le léger tintement d'une énième fiole emplie d'une substance dont la pureté était incertaine, ou par l'énième soupir d'une femme emplie d'une lassitude qui ne l'était pas. La nuit était tombée et établie depuis de longues heures déjà, et la boutique s'était vidée de son personnel. Seule restait Perséis, dans le laboratoire, affairée devant un imposant plan de travail en marbre, parsemé de quelques flacons divers et d'instruments aux allures aussi magiques que techniques.


    Pour la première fois depuis de nombreux mois, le contrôle de qualité hebdomadaire sur les produits de ses échoppes secondaires avaient révélé une faille. Rien qui ne couterait la vie d'un malchanceux, rien qui entacherait la réputation de ses établissements, et même rien que quiconque autre qu'un alchimiste chevronné ne pourrait déceler sans une étude approfondie, mais cette variation était inacceptable. Si Perséis avait passé des années à perfectionner ses processus et à mettre au point ses recettes, c'était précisément pour que des employés moins qualifiés qu'elle puissent les appliquer à la lettre et obtenir un résultat acceptable – selon ses standards qui dépasse très largement le perfectionnisme.


    Cette anomalie avait plusieurs sources potentielles, et il était impératif pour elle de déterminer s'il s'agissait d'une erreur humaine, d'un ingrédient défectueux, ou d'un procédé de fabrication trop élaboré pour une production à grande échelle. Dans le dernier cas, sa nuit de labeur ne faisait que débuter, car elle ne s'arrêterait qu'une fois toute incertitude évincée. Dans les deux premiers, le responsable serait aisément identifié – grâce à une traçabilité à toute épreuve de chaque potion, précurseur et ingrédient, qu'elle mettait un point d'honneur à imposer –, sévèrement réprimandé, et attentivement surveillé.


    La sirène s'empara d'une autre fiole, un échantillon du précurseur précédent dans la succession d'étapes qui avait mené à l'obtention de la potion incriminée. Elle l'approcha de la lumière vive d'une lanterne pour, avant de procéder à des analyses plus poussées, s'assurer de l'absence de tout corps étranger. Alors que son œil expert parcourait chaque millilitre du liquide translucide, la porte de l'échoppe s'ouvrit timidement. Absorbée par sa tâche, elle n'avait pas encore fermé la boutique, et ne s'attendait surement pas à ce que qui que ce soit n'en franchisse le seuil.


    Profondément agacée par l'intrusion, elle réprima un autre soupir, avant de reposer le flacon. Un bref répit ne lui ferait sans doute que du bien, et pour qu'un client mette le pied chez elle à cette heure de la nuit, sa situation était probablement des plus pressantes. Elle étira légèrement son dos endolori afin de reprendre sa contenance, avant de se diriger vers la boutique de son habituelle démarche presque impériale.


    Les yeux rivés sur le sol, les joues striées de quelques larmes, une jeune femme sobrement vêtue franchissait la porte de la boutique d'un pas qui semblait hésitant. D'une voix qui finissait de révéler sa détresse, elle appelait à l'aide. Perséis n'avait pas la moindre idée de ce que cette jeune femme voulait, mais une chose était sûre, elle ne s'était pas méprise sur le caractère pressant de sa situation. Elle pressa le pas dans sa direction, en s'efforçant de prendre une voix plus chaleureuse qu'à l'accoutumée. Ses états d'âme ne l'importait guère, mais une personne rassurée est une personne plus à même de présenter précisément la nature de sa déconvenue.

    - "Mademoiselle ? Que puis-je faire pour vous aider ?"


    L'empathie n'était pas la plus brillante de ses qualités, et elle en était consciente. Alors qu'elle prononçait les derniers mots de sa phrase, elle fit appel à quelque chose qui, en revanche, faisait partie des nombreuses cordes de son arc, la magie. Sans révéler quoi que ce soit de ses intentions, elle tenta d'atténuer la tristesse de son interlocutrice.


    Elle plaça une main sur son épaule, et de l'autre lui pointa un des riches fauteuils qui bordaient la pièce.

    - "Je vous en prie, asseyez-vous. Prenez un instant, et dites-m'en plus sur ce qui vous trouble."


    Plus vite elle se reprendrait, plus vite Perséis pourrait en apprendre davantage. Et qui sait, peut-être que le malheur de l'une ferait pour l'autre une distraction fort bienvenue en cette nuit, qui semblait vouée à un labeur fastidieux.
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  • Mar 21 Mar - 16:26
    Est-ce que je viens réellement de sursauter en entendant un bruit de pas ? Si je suis ici c’est bien parce que j’espère trouver quelqu’un pour m’aider, il n’y a aucune raison d’être surprise ou d’avoir peur d’une présence quelconque. Si, soyons honnête deux secondes, c’est plutôt logique d’être surprise ou d’avoir peur. Déjà que fait quelqu’un ici en pleine nuit ? Maintenant que j’y pense j’ai agi sans réfléchir, dans l’urgence, mais il y avait quand même de très très fortes chances que la porte de l’établissement me reste juste fermée au nez. Et qu’aurais-je fait si ça avait été le cas ? Vu mon état je me serais probablement roulée en boule devant la porte en pleurant avant de me relever et repartir plus tard. Pas l’idée la plus reluisante, je commence à être bien contente que cette porte se soit ouverte.

    Reste la deuxième raison de mon sursaut, si les quelques indications qu’elle a pu me donner à son égard sont avérées, rien de surprenant que dans mon état de détresse je panique aussi facilement. Il faut que je respire, une grande inspiration pour m’aider à reprendre pied. Disons plutôt, m’aider à ne pas m’enfoncer plus que je ne le suis déjà. Sa voix m’apporte la dernière touche de réconfort nécessaire pour commencer à remonter. Mes larmes cessent doucement de couler et je commence à retrouver mon souffle. Heureusement que je ne me maquille pas, je n’ose imaginer mon état si c’était le cas. Déjà que je n’offre pas le meilleur des spectacles. Cette pensée est la dernière touche qui me fait retrouver mon calme. Je pense même ne pas avoir réussi à retenir ce sourire.

    Le moins que l’on puisse dire c’est que les fauteuils sont confortables, elle ne m’as pas menti en me disant qu’elle avait fait de son mieux pour rendre l’établissement principal le plus accueillant possible. Par ou commencer “Je… Euh…” Ce n’est apparemment pas parce que je me suis calmée que je suis en mesure d’expliquer clairement la situation… Reprenons-nous, comme j’ai pu me le dire en venant elle a déjà du voir et entendre des demandes bien pires que la mienne, il y aura certainement du jugement mais finalement si c’est le risque principal je suis prêt à l’encaisser. “Pour… Pour faire simple et aller à l’essentiel un… Une… Ma… Une connaissance perd progressivement la mémoire. Très vite en fait.” J’ai eu plus de mal que je ne l’aurais cru à décrire sa place. Peut-être parce que c’est encore nouveau tout ça. “En environ deux heures elle a perdu tout souvenir allant de son plus ancien à ses dix ans et la situation continuait d’évoluer quand je suis partie. À sa demande. C’est elle qui m’a donné votre adresse.”

    Petite pause, yeux fermés. Le soucis ne consistait pas à expliquer le problème mais plus ce qui nous a amené à cette situation et la quantité d’éléments que nous avons pu ajouter qui viennent rendre tout ça plus compliqué encore. “Nous sommes étudiantes à Magic, elle en Artisanat et Forges Magiques. Elle avait une théorie sur une nouvelle potion à essayer et voulait quelqu’un pour la surveiller pendant le test.” Ce n’est clairement pas la réalité mais vraiment même avec tous mes efforts je n’arrive pas à assumer la situation. Si elle insiste où se doute de quelque chose alors je rentrerai dans les détails, pour l’instant une semie-vérité me semble un très bon compromis. D’autant plus qu’il me reste deux points à lui avancer qui risque de la faire grincer des dents. Même sans étudier l'artisanat, j'ai bien conscience que l’un des deux va être très mal reçut. J’ai ma conscience pour moi d’avoir tenté de l’en dissuader

    “Il y a… Deux points en plus dont… Dont vous allez surement avoir besoin… Mon… Mon amie est une élémentaire de glace, elle m’a dit de vous l’indiquer, apparemment des fois d’un peuple à l’autre les potions ne réagissent pas de la même manière… Ensuite…” C’est le moment de me désolidariser. J’ai plus que ma part de responsabilité dans toute cette affaire mais sur ce point précisément elle a agit seule. “Le deuxième a probablement plus d'importance. J’ai essayé de la convaincre qu’il existe d’autres solutions, mais elle n’en a fait qu’à sa tête. Pour changer…” Ce n’est pas la première et la dernière fois qu’elle fera quelque chose sans prendre en compte l’avis des autres. J’aimerais que les gens qui pensent que les élémentaires d’eaux sont capables de garder la tête froide la rencontre. Ils changeraient bien vite d’avis. “Pour éviter que la situation n’empire pendant mon absence, elle a décidé de boire une potion de sommeil. À l’écouter c’est quelque chose d’assez fort pour la faire dormir jusqu’à demain soir au plus tôt… Sauf que… Vous vous y connaissez mieux que moi, mais il y a des risques quand on boit plusieurs potions en même temps avec des effets si différents non ?”
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  • Mar 6 Juin - 15:45
    Les larmes qui se tarissaient, une profonde inspiration, un petit sourire qui s'esquissait sur son visage... Bien. La jeune femme se remettait de ses émotions. L'alchimiste allait pouvoir se pencher sur la mésaventure de l'amie mentionnée... à condition bien sûr, d'obtenir toutes les informations nécessaires, sans aucune cachotterie, et sur ce point, Perséis ne se montrait pas réellement convaincue. L'histoire, si elle se concentrait sur l'essentiel, sonnait toutefois faux. Soit sa nouvelle cliente omettait quelques détails, soit la victime était une idiote.


    - "On n'expérimente pas une nouvelle potion en la consommant soi-même, Mademoiselle. Il y a d'autres méthodes d'analyse moins rudimentaires, d'autant plus à Magic, où le matériel ne manque pas. Une étudiante en artisanat magique devrait le savoir. Quand les essais humains sont inévitables, on ne les pratique pas sur soi-même, et quand bien même on en arriverait à ce genre d'extrémités, on s'entoure de personnes qualifiées. En quelle année d'études est votre amie ?"

    Sa voix était devenue légèrement plus froide et sévère, pour deux raisons radicalement différentes. La première était qu'elle n'appréciait pas qu'on puisse penser la berner avec un récit aussi lacunaire. Naturellement l'urgence de la situation et le trouble de la jeune femme ne la mettaient pas dans la meilleure des conditions pour élaborer une version alternative crédible des faits qui dissimulerait ses fautes dans cet incident; elle était excusable sur ce point. La seconde, c'était l'erreur grossière commise par cette élémentaire, que ce soit par incompétence ou par insouciance. Perséis était intransigeante, d'autant plus quand il s'agissait d'alchimie.


    - "Je comprends que vous souhaitiez omettre certains points quant à cet ... incident. Je ne vous en tiens pas rigueur, je n'ai pas besoin de connaître tous les détails, mais assurez-vous bien de me donner tous ceux qui sont pertinents pour contrer cette affliction. J'ai moi-même étudié à Magic et transgressé un certain nombre de règles durant mon cursus, les potentiels détails incriminants resteront entre vous et moi."

    Il fallait reconnaître que le règlement de l'université pouvait être assez restrictif. L'ambition et la créativité ne devraient pas être entravés de la sorte, d'autant plus dans ce qui se veut être le fleuron de la connaissance magique dans tout le Sekai. Si les règles et les lois sont nécessaires pour contenir les masses, les esprits les plus affutés doivent savoir s'en soustraire parfois, et en ce point, elle respectait l'initiative de son interlocutrice. Restait encore à déterminer quelles étaient les motivations de ces supposées transgressions...


    Son ton s'adoucit quelque peu, alors que, pensive, elle considérait les dernières informations données par la jeune femme, le regard perdu dans le vide.

    - "J'imagine que la perte de mémoire n'était pas le but premier de la potion. S'il s'agit d'un effet secondaire, vu son moyen d'action, il doit être magique, pas physiologique... La bonne nouvelle, c'est que sa nature d'élémentaire n'influera pas sur ce point, et qu'une potion de sommeil, le plus souvent physiologique, a peu de chance d'avoir une interaction néfaste avec. La mauvaise, c'est que la potion de sommeil était tout de même une idée peu judicieuse..."


    Elle s'extirpa soudainement de sa réflexion. Ces quelques secondes avaient suffi à ce qu'elle déduise des informations à sa disposition tout ce qui pouvait être utile à son cas. Elle plongea son regard dans les yeux légèrement rougis de l'étudiante.

    - "Un effet magique d'une potion agit en quelque sorte comme un sort. Dans ce cas, c'est un sort dirigé contre l'esprit de votre amie. Si elle est éveillée, son esprit peut lutter, au moins inconsciemment, contre l'affliction, et ralentir sa progression. Le sommeil aurait pu fonctionner contre un effet physiologique, pas contre un effet magique. Au contraire, maintenant qu'elle dort, en l'absence d'opposition, l'effet ne sera que plus rapide."


    Deux problèmes majeurs se profilaient à l'horizon avec cette perte de mémoire. La sirène aurait pu garder ces informations pour elle, et épargner les nerfs de son interlocutrice, mais plus cette dernière était consciente de l'urgence de la situation, plus elle se montrerait coopérative, et plus les changes de parvenir à une issue positive augmentaient.

    - "J'ai beaucoup étudié les effets de perte de mémoire. Elle s'effectue en deux temps. D'abord le sujet perd, en quelque sorte, la conscience du souvenir. Il est toujours présent, mais le sujet n'a plus conscience de son existence. Cet état est réversible, et le souvenir peut être récupéré. Dans un second temps, le souvenir est purement et simplement détruit et ne pourra jamais être restauré. Au fur et à mesure que l'effet progresse, les premiers souvenirs affectés vont commencer à disparaître irrémédiablement un par un. L'autre danger, c'est qu'avec la perte des souvenirs récents arrive une profonde désorientation. Le sujet ne sait plus qui il est, ce qu'il fait là. Les réactions deviennent alors imprévisibles, et potentiellement dangereuses, d'autant plus chez un utilisateur de la magie."


    Elle en savait trop peu sur la potion responsable de toute cette affaire, et sans en connaître la composition exacte, élaborer un remède à même de contrer l'effet prendrait des jours... Un temps que la jeune élémentaire n'avait pas. Son seul espoir était que l'alchimiste puisse mettre la main sur la potion pour l'analyser, et concevoir un contre-sort adapté.

    - "Dans un premier temps, nous allons devoir la réveiller. Si vous pouvez me dire exactement quelle potion de sommeil a été consommée, ou mieux m'en fournir un échantillon, je peux la sortir de son sommeil en douceur. Dans le cas contraire, il faudra utiliser une potion un peu plus lourde, et le réveil sera... désagréable. Comme une très, très vilaine gueule de bois."


    Elle marqua un bref temps d'arrêt, considérant rapidement les maigres options à sa disposition, avant de pousser un léger soupir.

    - "Pour le reste... Avez-vous en votre possession un échantillon de la potion expérimentale ? Sans elle, je crains que personne ne puisse produire un remède suffisamment vite pour sauver sa mémoire."
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  • Mar 27 Juin - 18:00
    Ne pas expérimenter sur sois… Ce n’est pas à moi qu’il faut le dire, je le sais bien. C’est du bon sens. Un bon sens qu’elle n’a pas eu et dans lequel je me retrouve embarquée… Bon oui ça ne fait pas de mal de rappeler cette évidence… Et on ne m’y reprendra pas. Je ne m’avancerais pas à dire qu’il n’y aura plus jamais d’essais humains. Il y en aura, c’est la base de ce que j’apprends en même temps, mais je m’assurerais d’avoir les cartes en mains pour éviter ce genre de désagrément. Même si cela me demande un quantité de travail monumentale, d’avancer dans des domaines qui ne devraient pas me concerner, je suis prête à essayer. Et réussir. Mais ce n’est pas la question. Pas encore. “ En quelle année…” Elle ne va pas aimer la réponse. Ce n’est pas réellement la réponse qu’elle ne va pas aimer mais ce que cela inclus. “Sixième année… Et… Oui… Pour quelqu’un qui est arrivé à ce niveau d’étude c’est… C’est une erreur inadmissible… Mais honnêtement je crois que présente ou non elle aurait traité la situation de la même manière.” En réalité j’en suis sûre, elle a toujours agit de cette manière… Il fallait bien que ça lui retombe dessus à un moment ou un autre… C’est peut-être bien pour ça qu’elle connaît son nom d’ailleurs… Une mesure de sécurité au cas où les choses tournent mal…

    Les éléments pertinents de la situation…” Je ne vois pas ce que je pourrais lui raconter de plus… Les choses sont comme ça… La race, l’effet, les erreurs… Hm… Un détail peut-être… “Non, je ne pense pas oublier quoi que ce soit… Bien sûr je peux me tromper mais là je ne vois pas quoi vous dire de plus…” Le souci est que je ne suis pas dans ce milieu. Des choses évidentes pour elles pourraient totalement m’échapper… Et cette idée m’insupporte. Non seulement pour les risques que cela inclut mais ça fait sept ans que suis habituée à voir les problèmes dans leur ensemble, trouver les failles ou les points forts et agir en conséquence. Être ainsi dépassée… J’étais peut-être un peu optimiste en disant être prête à me dépasser sur des domaines qui ne me concernent pas. Mais je suis encore plus motivée à y arriver… Et elle semble presque prête à m’aider à y parvenir…

    Nul doute que ses paroles, ses pensées, sont plus destinées à elle-même qu’autre chose. Au moins cette situation semble représenter un certain intérêt à ses yeux. C’est déjà ça. Et son discours est intéressant… Même pour des étudiants en pratiques interdites, il faut bien avouer que nous avons assez peu de connaissances sur le fonctionnement des potions et de leur impact sur le corps. Ou même sur le fonctionnement de l’esprit. On nous demande d’agir, pas de réfléchir au fonctionnement derrière nos actions. Peut-être une erreur, probablement même, mais les choses sont ainsi. Si je le pouvais j’aurais bien aimé lui poser des questions, j’aurais sans doute quelques leçons à apprendre, même si l’alchimie n’est pas mon domaine de prédilection certains sorts peuvent avoir des effets similaires, il serait bon de savoir à quoi s’attendre. Et sans aller jusque là, je ne suis pas bête au point d’ignorer une évidence. Toutes les connaissances du monde ne peuvent rivaliser avec l’expérience. Chose que je n’ai pas. Elle oui. Si la situation venait à durer j’aurais presque plus à gagner qu’à perdre… Sauf qu’on ne veut clairement pas que la situation s’éternise… Dommage… D’autant plus qu’à ses dires l’avenir n’est pas rose… Soit, ce sera pour plus tard. Elle ne me semble pas être du genre à perdre du temps avec des incompétents mais sait-on jamais. Je pourrais peut-être trouver une raison quelconque de revenir…

    Même si je l’avais je crois que je vous aurais dit ne pas l’avoir. Un réveil difficile ne lui fera pas de mal. C’est la moindre des choses pour avoir agi comme ça sans penser aux conséquences ou sans penser à moi…” Ma voix tremble d’amertume. Elle a ce qu’elle mérite il faut bien l’avouer… Mais ce n’est pas une raison pour juste la laisser comme ça. Encore moins quand elle a mis sa situation dans mes mains.“ Donc non, je n’ai pas la potion de sommeil. Et je ne m’avancerai pas à tenter de supposer ce qu’elle a utilisé, il pourrait aussi bien s’agir de quelque chose qu’elle a récupéré dans le commerce qu’une composition personnelle. Et si par hasard vous n’êtes pas sûre de vous et êtes obligés de donner quelque chose d’un peu fort… N’hésitez pas.” Oui, c’est un coup bas que je n’ai aucun problème à porter. “Et pour la potion… Elle doit être quelque part…” La question est ou… Je l’ai rangée en urgence, pas dans mes poches intérieures, mon pantalon n’a rien pour la stocker… “Tenez… Ce n’est pas grand chose mais c’est ce qu’elle m’a donné. Le froid extérieur et le fait de courir n’ont pas eu d’impact dessus ?” Je lui tends une petite fiole à peine remplie au quart d’un liquide vert pâle, presque bleu. Le flacon ne doit pas contenir plus de quelques gouttes, j’espère que ça lui conviendra. “Elle m’a dit que vous n’auriez pas besoin de plus… Je vais avouer être sceptique mais… J’espère qu’elle ne s’est pas trompée…
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  • Dim 9 Juil - 20:01
    Quelque chose dans cette affaire était suspect. L'élémentaire serait en sixième année d'un cursus où l'alchimie est un des domaines étudiés, et elle aurait commis une telle erreur ? N'importe qui ne pouvait pas se targuer d'être admis à Magic, et encore moins d'approcher à ce point du terme d'un des prestigieux cursus de l'université, alors il n'y avait que très peu de chance qu'il s'agisse tout simplement d'une idiote ou d'une incompétente. Et pourtant, quelle raison aurait cette jeune femme de mentir sur ce détail ? Sa détresse avait l'air suffisamment authentique pour qu'elle ne se permette pas de retenir d'information cruciale, tout comme elle l'affirmait elle-même.


    Néanmoins, si cette élémentaire avait demandé l'assistance de la jeune femme qui se tenait ce soir face à elle, il y avait fort à parier qu'elle soit une étudiante en fin de cycle également. Elle n'avait pas précisé de quel cursus elle provenait, mais elle semblait écouter les explications de l'alchimiste avec une attention qui trahissait à la fois une certaine curiosité naturelle, et un manque d'expertise dans ce domaine particulier. Elle provenait vraisemblablement d'une toute autre filière.


    En prenant délicatement la petite fiole que lui tendait l'étudiante, elle lui demanda, les yeux rivés sur les quelques gouttes restantes du liquide incriminé.

    - "Non, le froid et votre course n'auront aucune incidence. A la consommation, peut-être, selon la nature du produit, mais pas pour une analyse."


    Elle inclina légèrement le flacon en le pointant vers une source de lumière. Pas d'impureté visible, pas de précipité, pas de dépôt. Ce n'était peut-être pas du bon travail, mais au moins, il s'agissait d'un travail propre.

    - "Et vous, quel cursus suivez-vous, Mademoiselle ..." Elle marqua une brève hésitation, sans quitter du regard le flacon qu'elle inclina légèrement en le pointant vers une source de lumière. "Pardonnez-moi, je crois ne pas avoir demandé votre nom."


    Perséis réprima un petit rire devant l'aigreur soudaine qui pointait dans la voix de la jeune demoiselle, et cette volonté assumée de ne pas vouloir lui épargner un réveil pénible. Compréhensible, cela dit. Des éléments en sa possession, Perséis comprenait que l'élémentaire avait fait de sa propre imprudence le fardeau et la responsabilité de son amie, dans une situation devenue critique. Elle fit quelques pas au travers des riches rayonnages chargés de fioles diverses aux prix plus que rédhibitoires pour le commun des mortels. Après tout, elles se trouvaient ici dans sa boutique personnelle, celle qui bénéficiait plus que toutes du savoir-faire et de la réputation de Perséis, en plein milieu des quartiers les plus aisés de la capitale. Elle s'empara d'un flacon presque machinalement, sans en lire l'étiquette ou jeter un œil à son contenu. Même si elle travaillait rarement dans la boutique en elle-même, elle connaissait chaque recoin de cet endroit et chaque produit qui y était en vente, qui étaient préparés en suivant scrupuleusement la moindre de ses directives par les meilleurs alchimistes de la République, en qui elle plaçait toute la confiance dont elle était capable.

    - "Tenez. Peu importe ce qui a induit son sommeil, ceci l'en sortira. Non sans lui laisser un souvenir âpre de cet égarement." lui dit-elle en tendant le flacon dans sa direction. "Pour ce qui est de cette potion là, accompagnez-moi dans l'arrière-boutique."


    Elle se dirigea de son habituel pas vif en direction du laboratoire où elle travaillait avant l'arrivée de cette cliente inattendue. De grandes étagères chargées pour certaines d'ingrédients variés, pour d'autres de contenants et d'instruments, quelques bibliothèques, et plusieurs plan de travail ornaient sobrement la vaste pièce bien éclairée, aux murs d'un blanc éclatant. Le gigantesque plan de travail central, de marbre blanc, couvert de flacons et d'instruments divers trahissait, compte tenu de son organisation d'ordinaire irréprochable, la tâche laborieuse à laquelle elle était affairée précédemment.

    - "Pardonnez-moi pour le désordre, j'étais au beau milieu d'un travail ... envahissant. Les clients ne viennent d'ordinaire pas dans cette partie de l'établissement, mais dans notre cas, le temps presse."


    Sans perdre une seconde de plus, elle prit le flacon dans le creux de sa paume gauche, et vint le recouvrir de son autre main. Son regard se perdit dans le vide alors qu'elle se concentrait sur le liquide suspect. Il était hors de question d'ouvrir la fiole sans précaution préalable. Même s'il était peu probable à ses yeux que la jeune femme soit ici pour essayer de l'empoisonner d'un gaz volatil, ses activités variées et moins recommandables la poussait à ne jamais exclure cette hypothèse. Mais plus important encore, elle souhaitait s'assurer qu'aucune émanation ne viendrait les affecter à leur tour si elle en ôtait le bouchon.


    De légères volutes dorées commencèrent à émaner de ses doigts pour se dissiper dans l'air ambiant, manifestation visuelle spontanée de la magie unique qui était à l'œuvre entre ses mains.

    Tout d'abord, comme prévu, aucune trace de poison. Aucune trace non plus de substance volatile. Parfait, la manipulation ultérieure de la potion n'en serait que plus simple.

    Ensuite, en poussant davantage l'analyse, apparurent à la sirène les premières traces des effets du liquide. Nul doute que la potion avait été conçue pour affecter l'esprit de son consommateur. Mais ici, les choses devenaient ... confuses. Assurément la perte de mémoire n'était pas l'effet voulu de la potion, sans quoi l'élémentaire ne l'aurait jamais bue elle-même. Et en effet, Perséis était capable de le retrouver et de l'identifier dans la concoction  car elle connaissait particulièrement bien cet effet magique, mais il était profondément enfoui. Il s'agit bel et bien d'un effet secondaire imprévu.

    La préparation de la potion était manifestement un échec, car les effets principaux étaient difficiles à identifier, malgré la maitrise de l'alchimiste pour qui cet exercice était presque routinier. Et pourtant, au fur et à mesure qu'elle démêlait les multiples essences magiques qui entraient en conflit dans la préparation, une tendance se dégageait lentement... Une tendance qu'elle connaissait aussi très, très bien.


    Elle leva un sourcil incrédule, alors qu'un petit sourire amusé apparaissait imperceptiblement sur ses lèvres. Troubles des perceptions, euphorie, relaxation musculaire, hallucinations légères... Ce qu'elle avait entre les mains était le fruit d'une tentative, qui s'était manifestement soldée par un échec, de recréer quelque chose qu'elle ne connaissait que trop bien. Voilà qui expliquait absolument tout : l'absence d'un protocole d'expérimentation habituel au sein de l'université, l'échec de la préparation aux mains d'une étudiante pourtant censée être compétente, le secret et la gêne autour de cette déconvenue...

    - "Hmm. Je vois. Vous apprendrez pour moi à votre amie que les substances visant à affecter l'esprit sont parmi les plus difficiles à élaborer, d'autant plus quand on ne suit pas strictement une recette établie. Après tout, ce n'est pas sans raison si ce genre de préparations s'arrache à prix d'or. Je salue néanmoins l'effort derrière cette tentative. Moins l'inconscience de l'avoir consommée elle-même, cela dit." Perséis lui adressa un petit regard de connivence, détournant enfin son attention du flacon. "Si elle retrouve la mémoire et son plein potentiel, envoyez-la à moi une fois diplômée."


    Elle posa le flacon sur le marbre blanc et croisa les bras, avant de dévisager son interlocutrice.

    - "Mais dites-moi, Mademoiselle. Saviez-vous qu'il s'agissait d'une drogue ?"
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    Anonymous
  • Mer 26 Juil - 16:47
    Pardon ? Oh… Oui… Oui pardon mon nom… Excusez-moi pour les présentations…” J’avais vraiment la tête ailleurs pour oublier ça… Ou alors l’information ne m’a pas semblé importante… Disons les choses comme elles sont, je suis juste encore paniquée, en état de choc, et les choses les plus évidentes me passent au dessus. “Éloïse Natsk… Je… J’étudie les pratiques interdites… C’est… Je suis en dernière année.” Hormis le fait d’être en dernière année et ne pas pouvoir arrêter une camarade bien décidée à mettre en pratique une sacrée idée de merde, je n’ai pas réellement à avoir honte de mon parcours d’études. Dans un sens c’est un cursus comme un autre, c’est ce que nous faisons d’elles qui rendent les connaissances apprises bonnes ou mauvaises, et je peux me vanter d’être arrivée en dernière année. Elle devrait pouvoir s’en vanter aussi… Si elle ne prenait pas systématiquement les mauvaises décisions. Mon ressentiment doit se sentir, je ne fais pas grand-chose pour le cacher en même temps, ça se voit à son sourire. Si la situation peut amuser quelqu’un c’est déjà ça…

    Les étagères s’enchaînent, remplis de fioles en tout genre, de couleurs diverses… Elle doit passer un temps fou dans cette boutique.. Pour être encore présente à cette heure de la nuit, c'est une évidence. Mes pensées divergent, cherchent à s’éloigner de la réalité et de l’absurdité de la situation… Comment peut-elle justifier la raison de sa présence dans sa boutique à l’heure où toute la ville, tous les honnêtes gens, dorment ? Par amour de son travail ? Par obligation ? Je sursaute “Pardon, le sommeil oui… D’accord.” Elle n’ajoute rien… Ça veut dire qu’il n’y a rien à ajouter non ? Pas de manière précise de lui donner le liquide ou quoi ? Juste boire ? L’envie de déboucher la fiole, la sentir, peut-être même essayer une goutte du breuvage est forte. Parfaitement déconseillé, elle le prendrait très certainement mal, mais forte. À la réflexion, elle le prendrait peut-être en rigolant. Pas un vrai rire franc mais un rire de surprise… Ou alors elle me traiterait encore d’abrutie d’expérimenter alors que le contexte ne s’y prête pas. Ce qui serait justifié. Le flacon rejoint vite ma sacoche, loin de toute idée parasite. C’est mieux ainsi.

    Mes digressions l’ont fait me distancer légèrement, me forçant à presser le pas pour la rattraper et déboucher dans une nouvelle pièce. Une pièce beaucoup plus intéressante que de simples rayons de potion. Le cœur de son travail… Et la raison de sa présence. Un travail qui s’est éternisé. De nouveau cette envie. Je ne sais pas si cela aurait une chance quelconque de déboucher sur quelque chose mais j’aimerais parler avec elle. Mais serait-elle encline à parler de ses expériences à une personne qui n’en connaît rien ? Rien n’est moins sûr… Je pourrais toujours tenter ma chance si une occasion se présente. Pour l’heure résoudre mon problème est la priorité alors pendant qu’elle commence à agir sur la potion je prends place sur l’un des hauts tabourets de la salle et attends patiemment son expertise.

    Ah ? Je ne saurais dire comment mais il semblerait qu’elle soit enfin parvenue à répondre à la grande question de ce que fait la potion. C’est donc le moment où le secret est dévoilé. Bien, il va falloir la jouer fine… “Je ne manquerais pas de lui transmettre votre invitation… Même si je pense qu’elle avait déjà un œil sur votre situation. Elle n’aurait pas pu me donner l’adresse autrement. Et si vous vous demandez comment elle a bien pu l’avoir et, surtout,  pourquoi, honnêtement moi aussi.” J’aurais bien quelques pistes à lui soumettre mais connaissant Anastasia il pourrait aussi bien s’agir d’un vrai intérêt de sa part pour l’alchimiste comme d’une rencontre fortuite. “Et je ne manquerai pas de lui faire parvenir le message.” Ce qu’elle en fera ne me regarde pas. Elle sait déjà tout ça mais peut-être qu’avoir un vrai retour d’une personne compétente et respectée dans son domaine viendra changer les choses… En attendant… La vraie question.

    ... Je ne dirais pas que je ne le savais pas. Disons que…” Nouveau soupir, on y revient, encore et toujours, “Je vous ai déjà dit qu’elle ne communique pas beaucoup sur ses idées et projets ?... Enfin… Quand elle est venue me voir plus tôt c’était, je cite, pour : ‘expérimenter une drogue récréative.’ Sans m’en dire plus.” Je me penche un peu en arrière, yeux levés vers le plafond. Vraiment rien de plus ? Je n'oublie rien ? Il ne me semble pas… “Pour faire écho à ce que vous venez de dire, je crois qu’elle a agi par excès de confiance… C’est… Ce que je vais vous dire ne sortira pas d’ici n’est-ce pas ?” La jouer fine… Autant jouer carte sur table, je ne suis déjà pas sûre de ne rien oublier et en plus ce n’est pas mon soucis. “Mais dans les grandes lignes retenez juste qu’avant d’agir sur l’esprit elle a déjà agi sur les autres sens. Pour des résultats un peu similaires. Et que ça lui a rapporté pas mal d’argent. Alors… Elle a dû vouloir explorer un nouveau domaine.” Ce n’est pas une supposition, c’est clairement la réalité, un des seuls points sur lequel je suis vraiment sûre. “Et si vous vous demandez ma place dans tout ça… Je vous ai déjà dit qu’elle ne communique pas beaucoup ?
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