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  • Lun 20 Fév - 0:15
    30 novembre 03
    Ikuza



    Rowena était rentré sans un mot ce soir là. Le propriétaire de l'auberge l'avait regardé monter les escalier en s'étonnant, sans doute une invité de Cirdan et Aelle ?

    D'ailleurs, Aelle ne l'avait pas accompagnée pour une fois. La jeune femme aux cheveux roux s'était parfaitement entrainée pendant l'absence de sa professeur et ses crises de terreur nocturne dues à sa magie s'étaient considérablement calmées... Mais celles qu'elle faisait encore étaient bien plus fortes qu'avant. Avec le travail de ses perceptions magiques venait une sensibilité encore plus grande et tant qu'elle ne saurait pas ouvrir et fermer les paupières à volonté, les fantômes risqueraient toujours de la rendre folle pour de bon. Rowena avait donc passé une grande partie de la journée et de la nuit de la veille à aider son amie et à rattraper ce que son voyage à Taisen l'avait obligé à affronter seule... Mais au matin, la rouquine était trop épuisée pour faire bonne impression. La républicaine était donc allé seule au Palais pour voir l'ange de Xo'Rath qui l'avait déjà orienté dans la direction du Masque de la Mort.

    Si une personne pouvait confirmer que l'artéfact qu'elle avait tant peiner pour avoir à Taisen était bien le bon, c'était elle. Oui... Et ce qu'elle avait confirmé allait dans le sens opposé de tous les espoirs de Rowena. Le Masque qu'ils avaient risqué leurs vies pour obtenir était un faux. Un bête enchantement de levé de malédiction standard.

    Alors ce soir là, lorsqu'elle avait refermé la porte de la chambre derrière elle, elle était restée un moment immobile au milieu de la pièce, sans un mot. Sans un son.

    Elle préférait rester là, statufiée. Parce que sa rage et sa douleurs étaient tels que si elle bougeait ne serait-ce que d'une phalange, elle réduirait chaque meuble de la pièce en miette, si ce n'était le bâtiment tout entier.

    Alors quoi ? Elle était vraiment revenue à la case départ ? Sans rien d'autre que de la poussière inutile à suivre jusqu'à ce que son existence s'efface ? Non... ça elle le refusait. Si pour l'instant le Masque restait hors de sa porté, elle réunirait ce qu'il fallait pour trouver le véritable artéfact et tout ce qu'il fallait pour effectuer le rituel.

    Désolée Shan... Elle mettrait sans doute un peu plus de temps que prévu à venir au rendez-vous.





    12 décembre 03
    Justice



    - Désolé, ma belle.

    Le oni sans corne plia une jambe pour la posé sur l'autre, parfaitement détendu. Malgré sa haute taille et sa stature imposante, il portait un costume républicain à la dernière mode et ses ses longs cheveux étaient parfaitement coiffés et coupés de façon à cacher les marques de sa mutilation, le faisant paraitre plus humain qu'il ne l'était malgré sa peau bleutée.

    En dix ans, le Diable de Justice n'avait pas changé. Toujours aussi suave. Toujours aussi séducteur. Toujours aussi dangereux. Harzhan Azhek, propriétaire de l'Eden, maison de jeu, taverne et bordel bien connu des gens friqués de la ville de la Loi et de l'Ordre, chef d'un gang qu'il ne valait mieux pas se mettre à dos, ce courtier d'information était aussi mortel qu'affable... Et il était particulièrement heureux de revoir cette drôle de dame qu'il avait vu débarquer un soir dans son établissement, trempée jusqu'aux os et accusée de meurtre. Les rares fois où ils avaient fait affaires, elle s'était toujours acquitté de ses dettes avec une rare diligence.

    - Il n'a absolument aucune ficelle que je peux tirer. Ce type est un saint... Un diviniste extrémiste, sexiste et un putain d'avar, mais ça tout le monde le sait, on ne peut rien en faire pour l'obliger a changer d'avis.

    La jeune femme prit une longue inspiration sur la longue pipe droite faite d'un métal ouvragé, qu'elle gardait distraitement entre les doigts. Une nappe de fumée mauve s'échappa de ses narines avant qu'elle ne se décide à ouvrir la bouche.

    - Bon... S'il ne veut pas vendre, qu'on ne peut pas l'y pousser... Tu n'aurais pas quelques personnes à me conseiller ? Discrètes, qui n'incrimineront pas ma famille et qui ne feront de mal à personne ?





    15 décembre 03
    Courage



    Portant une robe de satin noir sous un manteau fourré d'hermine, les petits talons de Rowena claquaient sur pavé de la cité endormie. Le clair de lune nimbait d'un halo pâle le gel et la neige qui couvrait les toit, les rebords de fenêtres et les branches des arbres soigneusement taillés. Le souffle de la sirène se figeait en un petit nuage à la sortie de ses lèvres et les rues vides depuis des heures déjà, ne rendaient l'impression de solitude que plus intense.

    Lorsqu'elle poussa la porte du Lagon Noir, pourtant, l'ambiance était tout autre. La pénombre était reposante pour les yeux des nyctalopes, mais l'animation d'un endroit plein de vie se faisait sentir dès le seuil. La journée des êtres nocturnes battait son plein à cette période de l'année. Les horloges pendues partout affichaient gaiement l'heure encore timide de ce début de nuit noire et les rires s'échangeaient autour de verres couleur rubis et de pintes alourdies de sang de bœuf. Repère de vampire devenu have de paix pour toutes les races exotiques ou mal comprises de la république - sauf les Valkyries pour une obscure raison que seule la propriétaire connaissait - les gobelins côtoyaient les élémentaires aux traits dévoilés et les loup-garous payaient des coups sans avoir à cacher leur gueule poilue.

    La sirène ne venait pas souvent, mais depuis l'été, elle s'était prise à y remettre les pieds deux ou trois fois et la salle ne lui était pas inconnue. Sidra, la splendide patronne aux yeux de velours, dévoila ses canines en saluant la jeune femme qu'elle avait bien identifiée depuis son premier passage... Mais dont elle n'avait visiblement plus le moindre souvenir.

    - Bienvenu au Lagon Noir, c'est votre première fois ?

    Elle n'avait plus qu'à faire une croix sur son sourire et sa façon amicale de se pencher au-dessus du comptoir pour faire la bise. Tout en laissant son regard trainer entre les tables de la salle principale, Rowena se défit plutôt de son épais manteau pour profiter de la chaleur douillette de cet établissement mi-thermal, mi-taverne, mi-auberge discrètes aux chambres louées à l'heure.

    - Je suis déjà venu, il y a longtemps et...

    Elle s'interrompit. Là-bas, un grand brun taillé comme une armoire et doté d'un visage au moins aussi placide que le meuble en question venait de lui faire signe. Elle s'excusa auprès de la tenancière pour rejoindre son ami, constatant avec soulagement que lui ne l'avait pas encore oublié. Si quelqu'un connaissait une personne de confiance qui pourrait l'aider dans sa récente entreprise, c'était bien Vindicare.

    ... En revanche, ce qu'elle n'avait pas prévu, c'est qu'elle n'était pas la seule sirène à être venu prendre un verre dans les thermes nocturnes les plus underground de Courage. Et celle là n'avait pas ses oreilles dans sa poche.





    20 décembre 03
    Justice


    Depuis le matin, il neigeait sans discontinuer, les toits d'ardoise bleue, si particulier à la ville de Justice, s'étaient emmitouflés d'une couverture cotonneuse dont la blancheur immaculée luisait au moindre rayon de soleil. Les bruits de la ville étaient engourdis, assourdis par le tapis blanc et brun qui tachait le pavé là où le gel ne le rendait pas dangereusement glissant. Heureusement, dans cette grand rue les hydromanciens et les cryomanciens s'étaient occupé de déneiger et de dégivrer le sol. Les calèches s'y succédaient sans mal et les piétons ne risquaient pas grand chose.

    Le quartier était central, mais populaire. Une rue à la limite entre les quartiers artisanaux et les guildes marchandes de la ville qui brassaient tout un tas d'honnêtes citoyens allant du travailleur bien installé à la haute bourgeoisie. Ici, rien ne dépareillait de trop. Il suffisait d'être propre sur et de ne pas montrer d'arme soit pour passer inaperçu quelle que soit son espèce ou sa classe sociale.

    C'est dans cette rue qu'avait poussé l'Eden. Un nom qui évoquait bien des plaisirs. Comme il le faisait souvent, Harzhan s'était posté près de la porte d'entrée pour fumer son cigare en regardant l'extérieur. Dans son costume sur mesure qui faisait la part belle à sa carrure, les nouveaux venus le prenait invariablement pour le videur et le saluait à peine de la tête, ce qui ne le gênait pas. On faisait des rencontre amusante de cette façon... Et on pouvait sortir les connards plus facilement. Du coin de l'oeil, il vérifiait que les hôtesses faisaient bien leur travail, que ses croupiers trichent avec parcimonie, que ses barmans et barmaids soient irréprochables dans leur service. Tout devait être un spectacle pour les sens à l'Eden.

    Ici, tous les désirs pouvaient être assouvis, même les plaisirs les plus déviants que la morale réprouverait... Bien que cela se passe à l'étage ou au sous sol plus que dans la maison de jeu qui avait pignon sur rue. Harzhan avait veillé à ça, à ce que chacun de ses clients parte conquis de sa soirée, autant pour la qualité de service que pour l'anonymat garanti.

    Ce soir, en retrait des tables de cartes, des roulettes et des jeux de plateaux agrémentés de toutes sortes de paris aux alentours festifs, c'était Rowena qui profitait de cet anonymat. Plusieurs alcôves à la fois à l'écart et bien visibles, bordaient la grande salle débordante de musique. Un charme atténuait le bruit ne laissant filtrer qu'une musique de mélodie tout à fait supportable. Là, une table ronde était entourée deux divans confortables qui se faisaient faces.

    La soirée s'étirait un peu, mais une femme aux cheveux blancs rassemblés en un chignon serré et piqué de perles était arrivé bien en avance de l'horaire qu'elle avait donné aux trois autres personnes qu'elle allait rencontré aujourd'hui. Tout dans son allure, prouvait qu'elle appartenait aux plus autres couches de la société et qu'elle avait par conséquent le droit absolu de se trouver ici comme tous ceux qui portaient leurs plus beaux atours. Sa robe aussi blanche que sa chevelure était taillée à la dernière mode. Elle arborait un haut stricte, presque militaire, dont les pan s'ouvraient en corolle au-dessus de ses genoux pour dévoiler ses jambes gainées d'un collant brodé au fil d'argent. Sa silhouette bien campée était loin d'être frêle et même plutôt musclée. Elle arborait enfin, un masque en métal blanc qui couvrait la moitié gauche de son visage sans même un trou pour l’œil, ne laissant qu'une unique iris bleue scruter ses invitées tout en fumant une longue pipe en argent.


    NB:
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    Invité
    Anonymous
  • Lun 20 Fév - 20:53
    « Ouvre. » Le vampire dévoile une rangée de dents tout ce qu’il y a de plus ordinaire, si on excepte deux canines acérées comme des fers de lance. « En voilà de jolis épieux. Tu pourrais croquer un éléphant avec ça, tu as déjà essayé ? » Demande Nineveh en glissant un morceau de bois dans sa bouche.

    Elle vient parcourir les dents du courtier en information avec une petite tige métallique, en quête de la moindre aspérité : certains vampires terminaient leur vie en buvant à la paille. L’armoire à glace qu’elle examine n’a aucunement l’intention de finir ainsi, raison pour laquelle elle s’attarde sur sa dentition.

    « Eh bien alors ? Tu ne réponds pas ? »

    Forcément, la gueule grande ouverte, il ne prononce que les voyelles. Suite incompréhensible de mots prononcés sans bouger les lèvres ni la langue. L’air placide, habitué à ce numéro, le vampire ne dit rien. La petite intervention de routine se poursuit : l’elfe résorbe une cavité au recoin d’une dent, corriger une petite imperfection au niveau de la gencive puis nettoie ses instruments alors que son patient rince l’intervention d’un grand verre de vin. Personne n’aime subir le dentiste, même quand c’est une elfe au grand cœur qui prend un soin religieux (mais pas titanesque) à rendre l’intervention indolore. Il y a cette perte momentanée des sensations, tout le temps de sa magie, et ensuite, retour à la normale, avec des dents qui semblent rugueuses lorsqu’on passe la langue contre l’émail, le tartre qui a disparu, les aspérités gommées.
    Finalement, l’armoire à glace lui répond.

    « Ah ! C’est cette mystérieuse étrangère dont tu as parlé cette fois-là, après une bouteille d’absinthe, celle dont tu connais le nom mais dont tu es incapable de parler. La maudite ! »

    En face, il est pris au dépourvu par tant d’enthousiasme sur sa vie relationnelle, sentimentale ? Non. Il ne l’avouera jamais : le vampire est mage. L’espace d’un instant, le rouge lui monte au joue et il doit empêcher un mouvement involontaire du regard qui le trahirait. Il se maîtrise parfaitement, il ne s’empourpre pas, il n’a pas de réaction, il reste placide.
    Mais la médecin a des armes qu’il n’a pas, une profonde connaissance de la médecine magique, de l’anatomie et des différentes races. Elle a un manuscrit en peau d’oni spécialement dédié à la physiologie de chaque espèce. Elle peut le sentir ! L’afflux sanguin, il le dissimule en contractant les capillaires sanguins dans ses joues, mais elle peut sentir l’afflux d’hémoglobine dans ses parties supérieures.

    « Tu es amoureux ! »

    Et là, l’autre vampire se chie dessus. Au lieu d’un « non » effréné ou au contraire, d’un calme « oui », il ne dit rien, il reste opaque, pas de réaction, même pas un battement de cil. La médecin se refuse à utiliser ses pouvoirs une nouvelle fois pour lui tirer les vers du nez.

    « C’est pour ça que tu traînes autant au Lagon Noir !
    -Peut-être. »
    Il laisse planer le doute. « Tu prends le contrat ?
    -Oui, tu lui apporteras des fleurs ? »
    Il ne répond pas. « Les fleurs ! » S’enthousiasme l’elfe comme une étudiante de magic qui soutient sa meilleure amie. « Les fleurs ! »

    L’autre ferme les yeux. Il a une moue un peu déçue, pour quelle raison ? Elle l’ignore. Simplement, elle est consciente qu’il y a anguille sous roche, elle doit le travailler d’avantage à un autre moment.

    « Peut-être. » Répond le vampire, impassible. « Combien te dois-je pour les soins ?
    -Un bouquet de roses.
    -Je ne peux accéder à ta requête Nineveh.
    -Je n’ai jamais dit qu’elles étaient pour moi.
    -Je n’ai jamais dit le contraire. »
    Le meuble ne rajoute rien.

    Comme d'habitude.

    ________________

    Rendez-vous dans un palais des plaisirs.

    Nineveh n’est pas du genre à traîner dans ce lieu, ni même à fréquenter la haute. Les beaux vêtements, les bijoux. Alors qu’elle frotte ses cheveux dans une baignoire d’eau tiède, ses fringues de la soirée posées sur une chaise un peu à l’écart. Le savon, le shampoing, le parfum, tout cela est une marque de professionnalisme. Une tenue comme une autre, une coquetterie qu’elle aime, mais qui n’est pas compatible avec son rôle d’aventurière et de médecin itinérante.

    Est-ce la raison pour laquelle elle met toute cette attention dans son apparence ? Probablement, c’est un luxe dont elle ne profite que rarement, quand elle séjourne en ville, dans une grande cité. Là, elle se pare, s’apprête, sans jamais gommer les balafres qui barrent son visage.

    En arrivant sur place, c’est une Nineveh en bleu et jaune, dans les teintes sombres. Manches amples, typique de la mode aventurière elfe, bottes de cuir, sans être excessivement tape à l’œil, l’ensemble ne passe pas inaperçu et reste relativement pratique. Toujours moins que ses tenues de voyage, mais il est difficile de faire mieux que ces dernières.

    Le contact qu’elle doit rencontrer, selon le meuble qui l’a aiguillé sur cette mission, est une femme aux cheveux argentés, balafrée. En y songeant, l’elfe porte une main aux cicatrices sur son visage : ça leur ferait un point commun. Dans les alcôves, elle trouve vite une personne qui correspond à la description, si l’on excepte pour le masque qui cache une partie de son visage. Ce devait être elle.

    Naturellement, avec tout le respect qui est dû à une collègue de travail, Nineveh se présente.

    « Mes respects, je crois que nous avons une armoire à glace en commun. Je me prénomme Nineveh de Basileïa, médecin et spécialiste en apotropaïque. Puis-je vous offrir un verre ? » Question de respect.

    Elle se ferait inviter en retour plus tard, mais en attendant, la politesse voulait qu’elle propose une boisson.
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  • Lun 20 Fév - 21:17
    Il n y avait pas plus belle ville en la République que Justice. Où du moins, Verzebel avait entendu moult mérites sur la beauté de la ville mais aussi l'importance des lois qui y étaient discutées et appliquées, faisant de l'émérite cité une pierre tournante de sa patrie. Qu'elle soit directement placée sur les bords du Lac Rebirth, en faisant un endroit généralement très attirant même sans pouvoir se payer un logis donnant directement dessus, devait aussi pas mal aider sa réputation. Elle était sûre que c'était un très bel endroit, avec des gens qui essayaient très fort d'appliquer des lois justes pour tout le monde dans la République...

    Et c'était précisément pour ça qu'elle ne pensait jamais visiter l'endroit de toute sa vie.

    Parce qu'un endroit comme ça ne devait pas être très propre, elle le savait : quand un endroit est rempli de gens riches ou de politiciens, il y a forcément anguille sous roche. Mais il y avait donc sans aucun doute pas mal de gens en train de livrer bataille pour réclamer la ville à ses sinistres individus, utilisant de coups-bas variés pour gagner l'avantage ou garder la dragée haute. Rien n'était simple là-bas, se disait Verzebel. Et parce que les justiciers de la ville étaient déjà bien présents et capables de tout gérer, il lui paraissait plus facile d'aider des gens sans justiciers attitrés, plutôt que d'être visage parmi d'autres. Dis comme ça, on la penserait égoïste, mais c'était une question d'aider les gens avec moins de moyens que quelqu'un qui vit dans une ville pareille.

    Pourtant, c'était bien les rues de Justice que Verzebel était en train d'écumer, débarrassée de ses chères épées par souci de ne pas avoir des airs de psychotique dangereuse. Mais toujours équipée de sa fidèle armure, bien toute propre pour l'occasion mais sans plus. Elle n'avait pas exactement d'échelle pour monter sur son 31 : son argent, elle l'utilisait pour se payer des vitalités comme de la nourriture, un forgeron, un lieu de repos et une hygiène basique mais pas en frivolités basiques comme de jolis vêtements. Qui... qui, hé bien, ont une utilité fashion mais qui lui sont inutiles à elle. Tout son argent excédentaire, elle l'envoyait à sa maman à Liberty, afin de garder l'Orphelinat de son enfance en marche. Qu'une goutte dans un océan, bien sûr, mais c'était toujours de l'or bien investi.

    Oui, son problème avec les villes de riches comme ça, c'est qu'elle se disait que y avait sans aucun doute des garde-robes qui coutaient plus chères que tout le salaire annuel d'une bonne douzaine de braves hommes et femmes de provence. Ce n'était pas que tout cet argent était mal utilisé mais plus elle s'enfonçait dans la ville plus elle se surprenait à se demander quel était le prix de tout ce beau tissu sur les corps de ces charmantes personnes. Quel nom avait cette soie exquise ? Quel en était son prix ? Qu'est-ce que cet argent aurait pu financer pour aider des gens qui seraient très chanceux de pouvoir se payer un centimètre de cette soie ? Ce n'était pas qu'elle voulait dire à ces gens comment utiliser leur argent, ces gens l'avaient mérités ou alors leur grand-parents mais... bah, c'était un peu décourageant à voir.

    Et encore, c'était de l'argent utilisé au moins. Ce qui la gênait, c'était ces riches riches pour être riches. Tout cet argent investi en rien du tout, gardé dans un coffre ou des caves piégées, c'était dommage non ?

    Elle repensait à ce messager qu'elle avait reçu peu de temps après son retour chez elle en République, alors qu'elle s'époussetait encore du sable Reikois. Un coursier, exactement comme Pyxis mais sans la nécessité de traverser un volcan pour aller porter son message.

    - Je peux t'assurer que le client n'est pas un riche pourri. Pas du tout. Par contre, l'autre gars, si. Si ça te dit d'en entendre plus, tu sauras où aller.

    C'était ambigüe, sans doute pour éviter de trop facilement reporter tout ça aux autorités compétentes si Verzebel se décidait à tout dire. Une décision malheureuse mais sage : on pourrait la penser trop fidèle à sa contrée pour ourdir complot envers quiconque. Et pourtant, elle avait été recherchée, donnée une date, heure et location, les détails vagues mais avec l'implication nécessaire. Un riche "gentil" contre un riche "méchant". C'était une opportunité de tacler le système de la République sur ce coup. Qui sait, peut-être qu'ils allaient mettre ce méchant derrière des barreaux ? Ce serait une grande première. Et peut-être que le faire permettra à beaucoup d'autres de son acabit de finir emprisonnés eux aussi, sans recours à leur argent pour simplement s'extirper du marteau fatal du karma.

    Donc, Verzebel avait fait comme demandée, confiante de ses capacités à se défendre à main nues si ce n'était qu'une fourbe embuscade, accélérant le pas pour ne pas être trop en retard. L'ambiance de la ville était complètement différente de celle de la forêt ou des villages et aussi, elle se dépêcha un peu, voulant éviter d'être traquée par des ninjas ou autres agents secrets pour les riches. L'Eden était donc sa destination : elle accueillit le videur d'un Bien le bonsoir ! poli, craignant d'être en retard. Se caler en avance, c'était bien.Toujours être quelque part au moins cinq minutes avant l'heure de péremption, c'était sa manie à l'orphelinat. Et c'était sa manie maintenant.

    - Bonsoir à toi aussi, fit t-il, la voix à en faire frissonner un rocher, quoi que son sourire semblait amical. Je pense que tu les reconnaîtra facilement.

    Ah, bah, ça voulait dire que c'était le bon bar non ? Verzebel décocha un Merci !  poli en réponse, s'engageant droit dans le bar avec la nervosité d'une élève en retard à son contrôle de maths. Elle ? Plus lente qu'un autre ? Mais comment... est-ce que sa collègue avait une manie d'être toujours quelque part six minutes avant l'heure de péremption ? En regardant les alcoves, négligeant sa boisson au passage (c'est qu'elle avait soif). Il y avait une... oh, oui, elle était riche. La mode excentrique était un sacré indicateur. Verzebel ne comprenait pas trop le mal à une chemise et un pantalon. Surtout quand l'autre femme avait des vêtements colorés mais pratiques comme ça.

    Bon, juger c'était mal. C'était la bonne riche, sans doute. Ou du moins, si c'était une tentative de la tromper, la rousse se démerderait-se débrouillerait pour sortir d'ici sans heurts sur quiconque. Ignorant son désir pour un verre de lait, Verzebel s'approcha de la table à grandes enjambées, se disant que, au pire, si c'était pas elle, bah ça serait juste quelques secondes gênantes.

    Salutations ! C'est moi, Verzebel ! fit t-elle une fois introduite, qu'on soit vite fixés. Elle fit la courbette, essayant de se rappeler de sa catchphrase. J'ai cru entendre que vous avez un problème ! J'aimerais beaucoup en être la solution ! Fit t-elle, joignant les mains ensembles, se les frottant en attendant de voir si elle avait eu affreusement tort ou pas. Allez, confiance.
    Citoyen du monde
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    Capella Tiamat
    Capella Tiamat
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    Race: Sirène
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    qui suis-je ?:
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  • Lun 20 Fév - 22:32
    Ca semble peut-être évident comme réflexion, mais quand même, le continent, c'est vraiment bien différent. Capella avait déjà eu l'occasion de regarder des gens jouer avec leur argent, mais disons que chez les pirates, les coutumes liées à ces pratiques étaient moins… clinquantes ? Élégantes ? Son regard curieux se promène sur le décor, et elle ne peut pas s'empêcher d'essayer de calculer le prix des meubles et le salaire des employés de la maison de jeu. Enfin, elle n'est pas complètement naïve non plus : la jeune sirène se doute bien que le gros du bénéfice se fait dans les coulisses.

    Vêtue d'une simple étoffe noire qu'elle porte en toge, c'est avec sa ruse et son culot qu'elle mérite sa place ici. Certes, elle ne joue pas son argent : mais s'il y a bien une chose pour laquelle elle est douée, c'est pour pousser les autres à dépenser le leur. Alors elle fait mine de conseiller une joueuse qui doute sur sa mise, avant de glisser aux côtés d'un elfe solitaire qui lui paie un verre, verre qu'elle promène jusqu'à une nouvelle table où elle se joint à un petit groupe qui encourage une naine qui enchaîne les victoires…

    En même temps qu'elle glisse à travers la salle, ses oreilles se promènent, et elle retient jusqu'au moindre petit ragot. Untel aurait parié son manoir, un autre voudrait investir dans la production de fourrure, bla, bla… Tiens ? Capella sourit. La conversation qu'elle entend ici semble bien plus intéressante que les autres - peut-être même plus rentable, si on pense au prix des informations. Elle ferme les yeux pour mieux se concentrer, et tend l'oreille. Celles qui parlent sont dans son dos, mais suffisamment proches pour qu'elle saisisse quelques mots. Des noms, des banalités, des professions… Et surtout, une drôle de mission. Jackpot.

    La mercenaire se retourne, et analyse ses cibles. De belles femmes (c'est un détail appréciable), dont une qui arbore sa fortune sans honte. Pas besoin d'être une lumière pour en déduire qu'elle paiera bien ceux qui travailleront pour elle… et qu'elle n'engage pas n'importe qui. Capella décide de rester telle qu'elle est, puisque c'est ce qui lui a permis d'arriver jusque là : culottée et éhontée. Elle aussi, elle n'est pas n'importe qui !

    - Bah alors, les criminels se cachent même plus pour comploter, maintenant ? En tant qu'honnête citoyenne, j'crois bien que j'vais devoir avertir les autorités de vos vilains petits plans, les filles.

    Elle vient s'appuyer contre le bord de la table, et croise les bras en regardant tour à tour chacune de ses interlocutrices.

    - Moyennant finances, peut-être que je pourrais oublier vos noms… l'endroit où j'ai vu vos jolis minois… Hm… Est-ce qu'on peut vraiment oublier des choses comme ça ? J'sais pas…

    Le requin en elle arbore un sourire carnassier. Ca l'amuse de jouer la comédie de cette façon, alors que ses intentions sont aussi faciles à deviner que la satisfaction dans son regard.

    - Le plus simple, pour payer mon silence, ce serait de m'engager aussi, nan ? Je ferai en sorte qu'aucun autre témoin indiscret ne se mêle de nos affaires, et vous me ferez plus confiance si on est toutes dans la même galère. On fait comme ça ? Je vous laisse pas trop le choix. Au fait, je m'appelle Capella. Enchantée !

    Elle attrape un verre au hasard sur la table et le vide. Pas sûr que les autres soient "enchantées" de son arrivée…

    CENDRES
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  • Mar 21 Fév - 21:23
    Rowena s'était levée en voyant arriver la drôle d'elfe en bleu et jaune qui semblait à la fois apprêtée et parée pour l'action mais elle n'avait sourit qu'à la mention de leur connaissance commune. Bien sûre, une militaire connaissait plus d'une armoire à glace mais dans ce contexte, il ne pouvait être question que d'un meuble en particulier et la jeune femme correspondait assez bien à ce qu'il lui avait décrit, balafre comprise.

    - Avec plaisir. De l'eau de source avec une tranche de citron, ça sera parfait.

    L'habitude de ne pas boire sur son temps de travail rejaillissait dans ce genre de tractation... Et la privation d'eau qu'elle avait subit dans le désert lui faisait encore plus apprécier cet élément fondamental pour elle. Elle attendit que la jeune femme s'occuper des boissons et s'installe tout en tirant une nouvelle goulée de fumée mauve.

    - Rowan. Psychomancienne, soin de l'esprit et de l'âme que les causes soient magiques ou somatiques. Je suis heureuse que vous ayez accepter. Notre ami commun était très confiant en parlant de vous... Ce qui le concernant veut dire beaucoup. A votre santé à tous deux.

    Elle n'avait pas employé le terme "enthousiaste" parce que pour Vindicare, ça aurait été un peu trop expansif, mais il avait vraiment l'air de penser que cette jeune elfe savait ce qu'elle faisait et qu'elle était une personne de confiance. D'expérience, après avoir roder dans les coins les moins recommandables de Courage avec lui pendant des semaines, Rowena avait tendance à faire aveuglément confiance au vieux vampire sur ces points... Et à y regarder de plus près, elle se fit la réflexion qu'elle devait vraiment avoir un truc avec les hommes dangereux, usés, taciturnes et peu expressifs. Enfin... Elle était vraiment heureuse de l'avoir revu.

    - J'imagine que vous avez des questions sur ce qui m'a pousser à demander l'aider d'une personne qui s'y connait en magie. C'est principalement du à la nature de l'artéfact. je préfère qu'il soit manipuler par des mains expertes et...

    Une nouvelle jeune femme, en armure, arrivé toute proche. Elle était vraiment... jeune, mais son nom était le bon. Son accroche était toute républicaine d'ailleurs, presque une punchline qu'on pouvait entendre sur les marchés, devant le stand d'un vendeur de potion miracle. Bon... La recommandation était moins solide, mais tout de même. Elle connaissait assez ses contact pour savoir qu'ils ne se permettrait pas de lui conseiller une personne qui ne soit pas un minimum compétente.

    - Sacré entrée. " sourit la grande femme aux cheveux blancs en se levant pour l'accueillir, constatant avec une certaine joie qu'elle ne détonnait ni par la taille, ni par la musculature à côté des femmes que ses connaissances lui avaient trouvé. Elle salua Verzebel à la républicaine avant de l'inviter à prendre place en face d'elle sur la même banquette qu Nineveh, d'un signe de la main. " Appelez-moi Rowan. Je vous en pris, vous prendrez bien quelque chose ?

    Elle tourna le liquide immaculé dans son propre verre pour que la rondelle de citron répande un peu plus son jus, le temps que le troisième verre arrive, et continua.

    - Bien... J'imagine qu'on vous a déjà demandé de garder profile bas, mais je préfère me répéter. Tout ce dont il sera question aujourd'hui doit rester confidentiel. J'ai besoin de vous pour récupérer un artéfact rare dont j'ai besoin pour trouver un remède pour une malédiction créée par un Titan. Il se pourrait que cela vous mette en danger. Je préfère être claire, si vous vous faites prendre, je ne pourrai rien faire pour vous. Alors je vous demande de prendre un temps pour réfléchir et si vous préférez ne pas vous engager là-dedans, il est toujours temps de nous souhaiter une bonne soi...

    Bon sang c'était la soirée des interruptions... Et le sacro-saint anonymat de l'Eden venait de prendre un bon coup de pied au cul à cause d'une fille encore plus jeune que la précédente. Une enfant... C'est Harzhan qui allait être content et pouvoir la mettre sur sa liste noire des casse-couilles à ne pas laisser rentrer ! Mais en attendant c'était à elle de gérer le coup.

    Elle n'était pas particulièrement inquiète et tapota sa pipe au-dessus du cendrier pendant que la jeune femme s'imposait, avant d'en reprendre une longue et délicieuse goulée qu'elle expira entre ses lèvres pâles. Le lambeau de fumé suivit un instant le contour de son demi-masque opaque. Elle-même n'avait pas grand chose à craindre et les filles avec elle n'avaient rien signer. Il n'y avait absolument aucune marchandise, rien de compromettant. Et puis même s'il y avait eu quelques papiers incriminants, si le moindre officier républicain venait à la rencontrer dans ces circonstances, il enlèverait surement son chapeau en s'excusant de l'avoir déranger et en lui souhaitant une bonne fin d'année. Elle ne portait pas ses atours familiaux, mais personne n'osait se revendiquer publiquement de cette famille sans l'être... Il y avait eu bien trop de disparition et de faillite au fil des millénaire pour que quelqu'un avec deux neurones fonctionnels s'y risque encore.

    Alors, il fallait l'avouer, Rowena hésitait entre l'agacement et l'amusement face à cette gamine au menton levée qui venait de s'enfiler son verre d'eau en pensant surement s'ingurgiter un demi-litre de vodka-citron.

    Gants. Toge noire. Jolie. Culottée. ... Et avec un instinct de survie pas franchement développé. Sa magie naturelle était atypique, son aura pas franchement engageante... Tien... Cette signature particulière ne lui était pas inconnue. Une sirène ? Un sourire en coin se dessina sur les lèvres de la mage de guerre. Un poisson du jour toute fraiche sortie de l'eau vu son comportement et sa propension à ne pas connaitre les règles de l'endroit où elle se trouvait.

    Oui, elle la jugeait à la tête du client, mais elle gardait aussi les réflexes de suspicion qui lui avaient permis de ne pas mourir malgré son emploi, ses sens magiques en alerte, l'esprit armé pour résister à toute éventualité. Elle armait une main tout en tendant l'autre.

    - Je vois... Désolée mes dames, il semblerait qu'il y ait un imprévu. Je préfèrerai éviter le scandale pour l'instant. " et le regard qu'elle leur lança était bien plus amusée qu'agacée au final. " Et bien asseyez-vous, Capella. Et dite nous avec quels talents vous comptez éviter de mourir et de me faire perdre mon temps ? Je demande en tant que criminelle face à une honnête citoyenne.

    Du bout de sa pipe, elle fit signe à une serveuse qui passait par là et lui demanda de lui ramener un verre.

    - Cette jeune femme me l'offre. "
    ajouta-t-elle en désignant Capella
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  • Mar 21 Fév - 22:20
    « Une pinte d’absinthe s’il vous plaît, sans sucre ni eau. » L’extrême opposée de Rowena.

    Pourtant, elle se sent obligée de prouver ses talents, une manière de faire de l’esbroufe sans pour autant dépasser les bornes. Une démonstration silencieuse de technique pour affirmer ses talents, même si la recommandation du vampire vaut sans doute bien plus qu’une capacité à boire sans fin, sans craindre l’ivresse. Sans avoir à utiliser ses mains, l’elfe dénoue sa bourse et en tire quelques pièces afin d’avancer les boissons. Elle écoute attentivement les mots de sa collègue et employeuse : la raison de sa présence, manipuler un artefact et pourquoi pas offrir des soins si la situation venait à dégénérer.
    Elle allait répondre, mais c’est une deuxième larronne qui fait son entrée dans un style typiquement républicain. Une jeune fille, humaine, avec un fort tempérament qui sera sans doute fort utile s’il faut rentrer dans le tas, même si la docteur espère qu’il n’y aura pas besoin d’en venir à ces extrémités.

    « Bonsoir, installez-vous. Je vais vous faire une place. » Elle se tasse un peu plus au fond de l’alcôve afin d’offrir un peu d’espace à la nouvelle arrivante. « Nineveh, enchantée. »

    De l’autre côté de la table, une nouvelle pièce vient s’ajouter à celles qui attendent qu’une serveuse apporte les boissons. La télékinésie est un talent certain quand l’on n’aime guère se déplacer ou ranger le matériel. Pour des raisons évidentes de sérieux et d’image, la médecin ne mentionnera jamais les innombrables verres, gobelets et assiettes qu’elle a brisé en développant son don. Question d’orgueil.

    En parlant d’orgueil, le sien est piqué au vif lorsqu’une quatrième jeune fille fait irruption dans l’alcôve, cette fois-ci avec des intentions moins que louables. Elle va tout gâcher pour une question de fric ? Elle a une moue sceptique : l’établissement semble pourtant de bonne réputation, comment une bandit de grand chemin a-t-elle pu s’introduire ici ? Que fait la sécurité ?

    Heureusement, Rowena s’empare de la situation et annonce tout de suite la couleur. L’elfe ne rajoute rien durant le temps de cette petite rixe, le temps que l’échelle hiérarchique soit clairement définie, puis lorsque la situation est revenue à la normale, elle reprend.

    « Je peux le sentir. » Le titan qui sommeille en la sirène. « Je suis familière de ces choses. C’est mon métier. » Question d’éthique : elle ne laissait jamais un patient sur le carreau, le travail est fini quand il n’y a plus rien à faire. Mais le reste de la conversation sera pour une autre fois, à l’abri des oreilles indiscrètes. « Dans tous les cas, je suis dedans. » Pour des raisons de mobilier, évidemment. Lorsqu’on contracte une dette auprès d’un placard, on la paie comptant.

    Enfin, trêve de palabre, l’elfe a soif. Elle saisit doucement sa pinte et commence à boire de plein verre, ses pouvoirs font le reste et elle avale l’absinthe comme si c’était de l’eau. Son foie élimine l’alcool en un temps record. Une petite démonstration de savoir-faire : à de telles doses, l’éthanol est mortel, en particulier pour une elfe de son gabarit. Après avoir démoli sa boisson en quelques instants, elle se permet une petite remarque.

    « Elles sont plus fortes en République qu’à Melorn. » Raclement de gorge, « pour les demoiselles qui nous ont rejoint en cours de route : je suis médecin, diplômée de Magic et spécialiste en apotropaïque. Je suis plus habituée à travailler avec des cercles d’incantations et des grimoires, plutôt qu’avec des épées et des armures de plate. »

    Quant à la mystérieuse étrangère qui s’est incrustée, elle a une moue curieuse : ce n’est pas vraiment l’endroit pour se comporter en voyou.

    « Jeune fille, c’est un établissement assez réputé, ce genre de comportement embarrasse tout le monde à table. Entre professionnelles, ayons des standards qui justifient nos salaires. Cela n’en sera que mieux pour nos métiers respectifs : les corporations et les guildes n’aiment pas les concurrences agressives. »

    Mais surtout, elle n’a pas sa trousse de médecin avec elle. Si Rowena décide de fracasser des têtes, il sera bien difficile à la médecin de refermer les plaies et ressouder les os fracturés. C’est une spécialiste des malédictions après tout, elle n’a qu’une formation conventionnelle en médecine.
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  • Mer 22 Fév - 4:05
    Ah ! Bien, bien. C'était la bonne table. Sans penser à ce qu'elle aurait dit ou fait s'il s'était trompée, Verzebel hocha la tête de haut en bas plusieurs fis de suite, s'insérant sur son siège. Rowena et Nineveh donc ? De jolis noms ! Et de gentils gens on dirait. On avait même complimentée son entrée, qu'elle ne trouvait pas très élaborée mais bon, un compliment est un compliment à la fin, non ? Elle savait plus que jauger ainsi ces deux femmes simplement à leur comportement social, parce que le mal avait vite fait de se voiler avec une langue de bois et des beaux habits, mais la rousse se pensait en affaire avec des gens de confiance. Une républicaine comme elle et une elfe, aux blessures qu'elle ne prit pas la peine de mentionner. Sujet délicat, à ne pas en parier.

    Merci, merci beaucoup ! Enchantée, mesdames ! Hm, oui, du lait, s'il vous plaît

    Que pouvait t-elle dire ? Elle aimait bien le lait. C'est honnête, ça lui rappelle son enfance à l'orphelinat et en acheter supporte d'honnêtes travailleurs. Croisant des jambes, après un rapide coup d'oeil en bas pour vérifier son espace optimal, la rousse lâcha un sourire à moitié gêné, moitié fier. Surtout en voyant la boisson de l'elfe. Autant d'alcool, c'était sain ? Il appartient à chacun de décider du sort de son corps mais l'alcool est un fléau qui influence le désespoir et la violence dont elle se nourrit pour subsister.

    Le moment décisif ne faisait que venir : l'explication de ce qu'elles devaient faire, elle et cette elfe. En si petit comité, ça ne devait pas être une tâche délicate. Elle avait cherchée le mieux qu'elle pouvait, c'était sûr. Et si Verzebel était très contente de faire partie d'une liste de gens de confiance, elle se demandait bien si jamais elle allait pouvoir préserver sa petite réputation toute acquise. Sans parler de la nature du boulot en lui-même : qui savait le genre de bataille elles allaient devoir mener dans cette éternelle querelle intestine.

    Charmante qu'était cette Rowene, la rousse allait peut-être repartir de Justice les mains vides au petit matin après avoir refusé un travail compromettant. Et la distance n'était pas un problème, elle avait marchée dans le désert du Reike bon sang, mais elle craignait d'être harcelée par des hommes de main belliqueux pour pas mal de temps après, histoire d'éviter qu'elle n'ébruite des détails à ses rivaux. Ou aux instances politiques de la ville. Ou à un simple fermier de passage. Ou à un écureuil. Ou à l'arbre où vivait l'écureuil. M'voyez comment ça rend parano, les affaires de riche ?

    Heureusement, Verzebel ne savait pas qui était cette femme. Elle pensait qu'elle pourrait, facilement même -un demi masque, voyons !-, mais elle ne connaissait pas le nom de famille ni avait une connaissance élaborée des nobles du coin. Une qu'elle cultivait, par insouciance délibérée des dernières nouvelles socialites, mais qu'elle regrettait un peu maintenant qu'elle se trouvait devant cette figure blanchette. Qui savez ? Rowena pouvait être Katrina Hellblood, mangeuses d'enfants professionnelle, si maléfique que lui arracher le coeur ne la tuerait pas tant il lui était superflu. Et... et elle ne savait pas si Katrina Hellblood existait, mais voilà. Et pis bon, il fallait l'écouter. Et se rappeler, un peu au fond de sa tête, que c'était pratiquement une politicienne. Et que ce qu'elle disait n'était pas forcément véridique.

    La rousse n'était pas hostile à Rowena. Elle ne la pensait pas mauvaise ou manipulatrice. Mais il fallait savoir se méfier de ce que l'on entend et se préparer à de déplaisantes vérités sous de jolis mensonges. Ce n'était pas être cynique mais prudent. Et de toute façon, Rowena gagna dans son confiance-o-mètre assez vite. Un artéfact "rare" pouvant guérir des malédictions liées aux titans ? Verzebel se pencha un peu en avant, posant les coudes sur la table, posant les yeux dessus par précaution avant de s'assurer qu'elle ne passerait pas au travers. Le menton calé sur le dos de ses mains, elle écouta, tentant de paraître au niveau de ses mesdames. C'est que dans l'esprit de Verzebel, il existait une différence de rang entre une femme comme elle et une Dame comme Miss Neera ou sa maman. Et clairement, Nineveh et Rowena étaient de la catégorie deuzio.

    La première pouvait être plus vielle que Miss Neera ou Dahlia réunies !

    Donc, il allait falloir se maturiser parmi ces poids-lourdes de féminité mature, hochant la tête avec un air grave un moment puis se rafaissant sur sa couette, se massant le menton avec la main droite, avant de se rajuster en avant. M'oui, tout compréhensible. La récompense serait grande pour tous et toutes mais le danger l'était tout autant. Et sans possibilité de s'en tirer si Rowena venait à voir ses complices capturées. Un scénario tout à fait plausible dans l'une des villes-phares de la République, rognée par des siècles de coups bas entre nobles. Et si Verzebel voyait sa question tranchée, elle attendit avant de répondre, histoire de ne pas paraître imprudente aux yeux de ces Dames.

    Mais le tout était trop bénéfique à l'Humanité pour que la conséquence possible la gêne. Une cure à une malédiction de Titans ? Elle pourrait être la base de beaucoup d'autres. On pourrait aider beaucoup de gens de Shoumeï ou des soldats empoisonnés ou des victimes de maléfices... c'était parfait, idéal même. Elle ne saurait reculer devant une opportunité pareille d'aider beaucoup de gens. Rowena, commença Verzebel, posant la main sur la base de son propre cou, en préparation à une phrase du tonnerre. Elle articulait bien, comme pour vraiment être entendue. Je-

    Quoi la baise ? Mais de quel sinistre dessous de bras était sorti cette sorcière apparue devant leur table, aux mots moqueurs ?! Est-ce que Verzebel avait prévenue... posant rapidement ses mains devant sa bouche, Verzebel attendit de tout entendre de sa part avant de protester, au cas où il ne s'agissait là que d'une simple pitrerie verbale de la part d'une autre recrue, mais la façon qu'elle eut de se servir d'un verre qui n'était pas le sien... H-hey ! Ce n'est pas très gentil, excuse toi tout de suite ! Verzebel fit, indignée.

    Pas gentille et rude. Il allait falloir la neutraliser !

    Mais comment ? L'attention prodiguée... peut-être qu'elle pourrait essayer de faire passer ça pour une rixe de bar ? Elle irait boire son verre de lait et un peu celui de Niveneh, à la boisson alcoolisée, puis elle assommerait cette sorcière d'un coup à la tête. Comme ça, ça devrait chambouler sa mémoire. Oui, et puis vu qu'elle paraîtrait soûlée, personne ne soupçonnera rien. Les femmes iront recommencer leur conversation ailleurs et cette blondasse ira se rappeler de quel chiffre il y a entre soixante et un. Brutal ? Oui, mais c'était un peu la logique de Verzebel. La force est un moyen comme un autre de s'extraire du danger.

    C'était une affaire d'être emprisonnée avant même de commencer, en plus.

    Mais heureusement, le calme apparent de Rowena la garda sur terre. Ça et l'aspect de la blonde, aux yeux si particuliers. Et peut-être que dans un monde où elle pouvait s'asseoir à côté d'une elfe alcoolique, des yeux multicolores n'étaient pas si bizarres que ça. Mais leur aspect précis et cette couronne de laurier... non, ça ne pouvait pas être... le destin était curieux, hein ? Une connaissance de Pyxis peut-être ?La jeune femme s'assit juste là, ses plans ambitieux figés avant d'être appliqués. Rowena avait vite désamorcée la situation de toute façon. Et sa logique était sensée. Donc... donc, hé bien, pas de risque d'être arrêtées, non ? Et puis, la violenter ne servait à rien.

    Bon quand même, elle agrippa bien son verre de lait avant de le boire d'un coup. Pas question que cette poufiasse n'aille étancher sa soif avec son verre !

    De toute façon, Verzebel se vit plus concernée par la décision de sa voisine d'imbiber énormément d'alcool d'un coup. Un peu stupéfiée, Verzebel réagit tardivement, tentant d'apporter la pinte à ses yeux pour en vérifier le contenu, ses yeux rouges écarquillés de surprise. Mais... c'est très dangereux de boire tout cet alcool ! Si ça va mal, en général ou alors à cause de la boisson -pour imbiber autant, il fallait avoir quelques troubles ici là-. Prévenez-moi, d'accord ? Je suis sûre que cette ville est remplie de médecins.

    Et pour Rowena, bah zut, allait falloir attendre de voir si Ninevah allait bien.
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    Capella Tiamat
    Capella Tiamat
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    Race: Sirène
    Vocation: Mage noir
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    qui suis-je ?:
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  • Jeu 23 Fév - 1:18
    Désormais installée confortablement au fond d'un des divans, Capella ne se gêne pas pour dévisager chacune de ses interlocutrices. Chacune a l'air d'avoir un sacré pedigree, et c'est avec fierté qu'elle se dit qu'elle mérite parfaitement sa place à cette table ainsi qu'un rôle de choix dans leur affaire. Aucun doute, ce qui se passe ici est bien plus amusant et rentable que n'importe quel jeu disponible dans cet établissement.

    - Moi j'trouve que je suis plutôt sympa. J'ai rien cassé, j'ai pas dit de gros mots, et j'ai même souri. J'vais pas m'excuser d'avoir bu alors que j'avais soif, non plus, quand même.

    Elle a choisi de répondre à la jolie rousse en premier, puisqu'elle a l'air si perturbée. Alors oui, forcément, quand elle explique ses actions qui sont de son point de vue, "parfaitement raisonnables et adaptées", ça sonne faux. Mais la sincérité dans sa voix montre clairement que la jeune sirène ne s'en rend absolument pas compte au fur et à mesure qu'elle s'explique. Et si elle affiche maintenant une expression plus sérieuse, c'est bien parce qu'elle se demande honnêtement ce qu'elle a fait de si méchant. Ou même ce que la médecin a bien pu boire de si dangereux. Elle a déjà vu des poivrots boire bien plus et être toujours en vie, et celle-là n'a même pas l'air pompette, alors où serait le problème ? Peut-être qu'elle aussi, elle pourrait faire pareil ?

    Heureusement, avant que sa curiosité ne la pousse à commettre une erreur bien dangereuse, Capella reprend le fil de ses pensées. Elle s'inquiètera des verres des gens après avoir parlé des choses sérieuses. Elle tourne la tête vers la dame masquée, et choisit soigneusement ses mots pour essayer de gagner son intérêt.

    - Pour répondre à la cheffe, je dirais que le talent qui me permet au mieux d'éviter la mort, c'est mon mental d'acier. J'ai pas peur de risquer mes écailles si ça veut dire que je peux mener à bien ma mission, et je ferai tout pour atteindre les objectifs qui me sont fixés tant que ma paie finale est à la hauteur. Je m'en fous de me salir les mains, dans tous les sens du termes. Si un client peut se payer ma loyauté, c'est à moi de le rendre satisfait.

    Elle s'éclaircit la gorge, et reprend sa tirade.

    - Je te ferai pas perdre ton temps, parce que ton temps sera mon argent. Comme j'disais tout à l'heure, je peux m'occuper de faire taire ou disparaître de potentiels témoins. Je peux couvrir vos arrières, faire diversion pour attirer de potentiels gardes à gauche si vous avez besoin de passer à droite… ou directement neutraliser les dangers qui pourraient se dresser sur vos chemins. Je sais me battre et j'ai bossé suffisamment de magie noire pour me permettre d'être polyvalente.

    Elle hésite à détailler son utilisation de la magie, puis se dit qu'elle verra bien assez vite si elle a piqué la curiosité d'une de ces dames. Alors qu'elle conclut, elle adresse un sourire entendu à la tablée.

    - Et si jamais quelque chose tourne mal, vaut mieux que ce soit une mercenaire inconnue qui y reste, plutôt que quelqu'un d'important comme une de vous, non ? Je laisserai pas ça arriver parce que j'ai confiance en moi, mais j'sais que ça rassure les friqués de savoir qu'ils ont au moins un pion jetable sous la main.

    Capella a dit ce qu'elle avait à dire - comme toujours avec très peu de tact - et maintenant, elle est curieuse de savoir si on lui fera de nouveaux reproches… ou qui sait, des compliments ? Si elle devait choisir, elle se ferait des compliments, en tout cas. Mais c'est normal, elle est comme ça.

    CENDRES
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  • Jeu 23 Fév - 19:37
    « Je vais prendre un lait moi aussi. » Nineveh lève une main, « s’il vous plaît, un lait avec des fraises et allez-y sur les fraises, ça va être une longue soirée. »

    Un instant plus tard, l’elfe reçoit son verre de lait et des fraises, heureusement. La médecin a un soupir avant de siroter sa boisson : en attendant que Rowena réagisse, elle ne trouve pas grand-chose à dire. Ce n’est pas son rôle, elle se défère à l’autorité de la sirène. Tout simplement car elle n’est pas cheffe d’équipe. Nineveh ferme les yeux un instant, songeuse, puis en rouvrant ses yeux rouges, elle reprend la parole, clairement lasse, blasée même.

    « Si tu as un mental d’acier… » Elle s’interrompt, elle n’aime pas ce genre de dialogue avec des gens butés, elle se demande comment font certains quand ils sont confrontés à des gens comme ça. « Baste, ce n’est pas une négociation ni un exercice de vente. Il y a de nombreux porte-lames dans la ville, je suivrai l’opinion de ma cheffe. En tant que médecin, il n’est pas de mon rôle de juger de la composition de l’équipe, mais de m’assurer de son bien-être et sa capacité à poursuivre la mission. »

    Elle s’adosse au divan, ne souhaitant plus prendre la parole : elle est neutre dans cette affaire, c’est la docteur du groupe. Son travail est de garder tout le monde en vie et de s’assurer de la meilleure qualité des soins pour ses patients. Elle est là sur demande d’une personne tierce pour aider Rowena et quiconque sera de la partie. En attendant, c’est la sirène balafrée qui a le dernier mot.

    « Je cède mon vote à la meneuse. »

    Elle a un lait fraise à finir et pour être tout à fait honnête, c’est encore ce qui compte le plus à l’heure actuelle. Elle a payée pour cette boisson après tout.
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  • Ven 24 Fév - 3:20
    Oh, elle avait vraiment envie de lui caler une baffe, à cette petite blonde insupportable qui venait d'entrer en scène. Comprenez que Verzebel ne se pensait pas inutilement violente : ses pensée n'étaient pour l'instant que fantaisie déroutante, pas mal loin de celle qu'on à tous eu une fois dans la vie en voyant une tête à claques. Si elle pratiquait vraiment violence sur cette femme, ce serait bien elle en tort à la fin, surtout vu qu'elle n'avait encore exprimé que son droit de parler en terre Républicaine. Mais quand même, c'était une sacrée chipie ! Mais franchement, Verzebel était assez hallucinée de voir comment quelqu'un pouvait se dédier à agir de la façon la plus mesquine possible à chaque occasion. Chaque syllabe sortant de sa bouche était dégoulinante de condescendance distillée, bafouant la protestation outrée de la rousse avec ses excuses bien élaborées, elle qui s'asseyait sans invitation à leur table après que ses petites menaces ridicules aient échouées.

    M-mais tu commandes un verre alors ! Et... rétorqua Verzebel, tentant de ne pas laisser son irritation lui marquer la voix. ... Et tu ne dis pas s'il te plaît avant. Vu que tu ne demandes pas ! C'est vraiment...

    Ni Rowena ni Nineveh ne semblaient trop concernées par la menace, la première quémandant simplement des informations sur ce qu'apportait la jeune femme à l'équipe, l'autre se concerna avec... du lait aux fraises. Dur de ne pas se sentir un peu abandonnée, particulièrement après sa remarque sur l'alcoolisme inquiétant de l'elfe. Sans doute qu'elles gardaient leurs émotions en ordre, consciente que la petite vipère allait se nourrir de leur frustration. Et elle devait faire maillon faible dans ce lot : c'était la moins expérimentée, donc la plus vulnérable donc la plus apte à aliéner des autres. Aussi, Verzebel se mura très promptement dans le silence, croisant des bras et observant la situation, sans tenter d'interrompre la jeune femme. C'était utile de savoir si elle pouvait prodiguer ou non de l'aide si le groupe ne savait rien de ses pouvoirs. Et encore qu'elle mentait totalement, la blonde semblait pas mal investie dans sa description de tout ce qu'elle pouvait faire.

    Donc Verzebel se tut. Et pensa comme Dahlia. Le stoïcisme de sa mère lui était étonnant, autant à ses yeux enfants qu'a ses yeux adultes, mais elle comprenait un peu comment ça marchait. C'était une affaire de trouver une faille dans l'argument imparable de l'autre. La brèche du bouclier par laquelle se faufile la dague adverse."La paie". Une mercenaire, quoi. Loyale tant que ses finances sont assurées mais au risque de courir voir un porte-monnaie plus rempli si quelque chose se passe. Elle se désigna même comme t-elle. Malheur !

    L'on pourrait dire que seuls les saints travaillent gratis, et que dans la République en particulier il fait bon de monnayer bien ses talents, mais le Mercenaire est particulièrement cynique. Voir ailleurs pour gagner sa vie, oui, normal. Mais violenter et tuer pour de l'argent ? Sans aucune hésitation ? C'était bien différent. Et non, elle ne voyait pas ce boulot comme du bête Mercenariat. L'argent n'était qu'outil pour supporter l'orphelinat et assurer qu'elle soit nourrie, logée, propre et saine de jour en jour. La promesse d'une cure anti-malédiction de titan, c'était ça qui l'intéressait. L'on ne parlait pas du noble Perlinpinpin qui paye des tueurs à gages, ici. Mais bien d'une façon d'aider beaucoup de gens dans l'avenir à venir. Autrement plus salvateur que le genre de travail que cette femme devait pratiquer.

    Et la magie noire... brrr ! Verzebel la savait enseignée à une université du Reike pour s'en prévenir mais elle n'aimerait vraiment pas savoir comment cette mercenaire allait l'appliquer pour "neutraliser" des dangers. Nul doute qu'elle étirerait les limites de la non-létalité autant que possible.

    La rousse grogna légèrement, pouffant bien des joues en attendant son tour et tournant la tête vers le côté. L'avis de la cheffe était suprême mais Verzebel se pensait indépendante : elle ne voulait pas être complètement passive, s'écraser et laisser quelqu'un décider de la marche à suivre. Aider Rowena, oui. Mais entièrement la laisser décider pour le reste, non. Elle vaudrait pas plus mieux que cette cruche avare si c'était le cas. Le silence de Nineveh pouvait se comprendre quelque part. Et il semblerait bien que la blonde avait vraiment de quoi aider le groupe, mais elle voulait au moins informer Rowena du danger.

    Ou établir très clairement que, si elle n'était pas vieille de 600 ans comme une ou née noble comme l'autre, Verzebel n'était quand même pas naïve au point de se laisser marcher dessus.

    Se raclant la gorge, pour annoncer son entrée en scène verbale et pour se calmer, Verzebel posa les deux mains sur la table, le ton posé, se raclant la boîte crânienne pour trouver quelques souvenirs sur la façon de faire de sa mère.

    Un "mental d'acier", tu dis ? Très facile à dire, ça. Commença t-elle, dubitative. Elle avait commencée à parler sans se préparer à l'avance, inquiète de se voir damner le pion par Rowena : ainsi, tout son discours n'était qu'improvisation. ... Et si jamais la personne d'en face vous offre une meilleure paie, vous ferez quoi ? Vu la ville et la personne, Verzebel n'était pas sûre que les filles aillent passer à tabac des brigands dans la forêt voisine. Ou des araignées géantes dans celles de Liberty. Peut-être théorisait t-elle trop ? En vu de ce qu'avait dit Rowena avant l'interruption de cette chipie, toute discrète et affirmative sur la question compliquée de la mission, c'était sûr que du gros poisson allait être abordé.

    Ah, ça lui donnait faim de penser à du poisson. Conséquence de venir directement au bar sans prendre rien à manger, ça. Je ne vous laisserais pas derrière, moi. Parce que je n'aime pas abandonner des gens, même des mercenaires et aussi parce que... hé bien, je pense que si ça "tourne mal", ils vont vouloir savoir qui à commandité ça, au lieu de simplement vous tuer. Ils vont se dire que cette "mercenaire indépendante" verra sa "volonté d'acier" elle pliait des doigts en guillemets à chaque fois, tentant de garder le ton calme avant de remettre les mains bien ensembles. Elle avait le visage stoïque, gardant l'oeil droit bien fermé et l'expression détachée au possible. se plier comme du papier si on lui donne une bonne paie en échange d'informations. Et ils sauront très vite la paie de base, hm ?

    Fallait t-il caler le finisher de Pyxis ? Non, ça serait pour plus tard, en combo de fin. Tant qu'elle avait de quoi argumenter, il serait plus dur pour elle de perdre son calme.

    Votre loyauté va et vient avec le contenu de votre bourse, madame Capella la mercenaire. Vous n'êtes pas un pion jetable. Vous en êtes juste un qui peut très vite changer de couleur quand la situation le dicte. Et vous ne vous êtes toujours pas excusée pour avoir pris le verre de... Madame ? Mademoiselle ? Il fallait pas froisser. ... Dame Rowena, d'abord.
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  • Ven 24 Fév - 15:58
    - Aucune personne n'est jetable. " s'était contenté de dire Rowena avant de laisser pleinement la parole aux deux autres en profitant de son sublime verre d'eau.

    Jusque là, elle avait laissé la nouvelle venue parler sans l'interrompre. C'était un peu... un sketch. Mais l'important était là, la jeune femme savait ce qu'elle voulait savoir sur cette autre sirène. Mage noire tablant plus sur la ruse et le culot que sur le force brute. Elle ne doutait pas qu'elle soit redoutable lors d'une bagarre de taverne mais comparée à l'humaine aux cheveux roux - qui lui rappelait follement Aelle avec son visage poupin d'ailleurs... - elle n'avait rien d'une combattante émérite. Jeune, impétueuse, vaniteuse à un degré qu'elle n'avait pas vu depuis sa prise de bec avec Elaena... Enfin ce dernier point n'était pas trop déstabilisant. Elle entendait d'ici le rire de son compagnon, mentor et collègue qui s'était surnommé lui-même le Roi des Profondeurs et Maître du Razkaal. Entre lui, Halewyn et l'autre connaisse démoniaque dont incompétence avait couté la vie à nombre de ses proches, cela faisait des années qu'elle avait son comptant d'orgueilleux. Certains à raison, d'autres en pure vanité mal placée. Restait à savoir dans quelle catégorie Capella

    Avec le temps, elle avait appris à garder les joutes verbales pour ceux qu'elle estimait et appréciaient et tolérait plutôt bien les melons gonflés. En revanche, elle tolérait mal le manque de respect et la volonté de rabaisser les autres. Heureusement pour elle, Capella n'était pas tombée dans la seconde catégorie pour le moment. Elle se faisait surtout mousser.

    En somme, il restait surtout à savoir si Capella était plutôt du genre "excellente qui l'assume" ou "médiocre qui en fait des caisses"... Et dans les deux cas, Rowena réfléchissait sec pour savoir si le jeu en valait la chandelle. Si elle avait été elle-même sur le coup, elle n'aurait jamais travailler avec une tête brulée pareille, mais elle avait l'air bien plus rodée aux choses un peu sournoises que les deux autres. Elle aurait au contraire adoré travailler avec l'elfe à la bonne descente et à la honte sociale totalement absente et avait déjà pris sous son aile de jeunes recrues aussi enthousiastes que Verzebel, mais pour cette mission précisément le manque d'habitude des bas-fonds et du manque de loyauté pourrait leur couter cher. Si la plus âgée des trois - Nineveh - c'était montrée plus encadrante ou désireuse de prendre le lead, ça aurait pu passer avec les deux, mais si c'était finalement Verzebel qui se retrouvait en position de commandement... Finalement, l'arrivée du troisième larron n'était peut-être pas une si mauvaise chose.

    Toute à ses réflexions stratégiques, elle écoutait les arguments et contre arguments, prenant également en compte la façon d’interagir des différents membre de ce qu'elle entrevoyait de plus en plus comme une équipe.

    - C'est gentil de vous en faire pour mon verre, mais la question de loyauté que vous soulevez m'intéresse bien plus...

    A priori, la participation ou non de cette étrange voyou allait se jouer là-dessus. Si on lui proposait plus d'argent ou n'importe quoi d'alléchant, la mercenaire avait-elle suffisamment de professionnalisme pour s'en tenir à sa mission ou non ?

    Laissant l'argumentation se poursuivre, Rowena se pencha légèrement vers l'elfe pour lui souffler à voix basse. " Je peux vous piquer une fraise ? "
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    Capella Tiamat
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  • Sam 25 Fév - 2:27
    Capella fixe Verzebel avec un air perplexe. Elle avait l'air très à cheval sur la politesse, et la sirène avait beau réfléchir, elle ne voyait vraiment pas pourquoi la jeune femme était si frustrée par le fait qu'elle ait bu. Elle voit pourtant bien que celle-ci est irritée, mais elle ne voit pas ce qu'elle pourrait dire pour l'apaiser.  Son attention accaparée par l'humaine, c'est tout naturellement qu'elle l'écoute attentivement pendant qu'elle expose ses arguments.

    La loyauté envers l'argent était donc si peu convaincante que ça ? Pourtant, ce qui apparaissait comme un dilemme dans les propos - selon elle, idéalistes - de Verzebel, lui semblait bien évident. Ses doigts tapotent lentement le bord de la table alors qu'elle réfléchit à comment mieux formuler ce qu'elle veut dire. L'employeur soulève aussi son intérêt pour le sujet, et Capella lui adresse un regard avant de tourner la tête vers son interlocutrice.

    - Hmm… Je vais essayer de dire ça autrement. Y a un côté "premier arrivé, premier servi", tu vois ? Si je passais mon temps à courir après la meilleure paie dès qu'on me demande un truc, je commencerais tout plein de trucs sans jamais les finir, et du coup, sans toucher une seule pièce. Ma force mentale, c'est ce que je met à disposition pour compléter une mission. Pour ne pas détourner les yeux devant un choix difficile, ou un truc dégueulasse, quand ça devient nécessaire. Et ce que je choisirai, ce sera toujours ce qui me rapprochera de mon objectif. Donc un seul objectif à la fois, pour ne pas hésiter quand il faut frapper, voler, ruser… tout ça.

    Elle entrecroise ses doigts et passe à la suite.

    - Concernant la thune… Oui, je vais au plus offrant. Si je mets ma vie en danger, si je dois être prête à tuer, à drainer tout mon mana… je vais évidemment choisir la personne qui paie mieux ? Après, dans le métier, les gens préfèrent payer avant et après, pour éviter les trahisons - enfin je t'apprends rien en disant ça. Si une belle bourse m'attend à mon retour, pourquoi je changerais de camp en cours de route ? Suffit que la madame Rowan paie mieux que ses potentiels ennemis, non ? D'après ce que j'ai pu observer jusque là, ça a l'air d'être le genre de trucs qu'elle peut se permettre, surtout s'il s'agit de quelque chose d'aussi rare et dont elle a autant besoin.

    Bon, c'est plutôt agréable de papoter comme ça, mais ça commence à lui donner soif de parler autant. Capella jette un regard aux verres de lait et d'eau sur la table, et se dit que ça ne vaut pas vraiment le coup de relancer la discussion sur l'étiquette à adopter quand on veut boire un verre. Elle claque des doigts en direction d'une employée jusqu'à attirer son attention, puis lui demande une pinte d'hydromel, cette fois en précisant bien "s'il te plait". Elle attend que cette dernière reparte, avant de se retourner vers les trois dames avec un air tout fier. Elle a dit une politesse après qu'on lui aie demandé, c'est un signe incroyable de sa volonté à faire ses preuves, non ? … Non ?

    CENDRES
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  • Sam 25 Fév - 11:18
    « Tu peux pour les fraises. »

    Nineveh hésite quant au reste de la conversation : une quatrième personne ne serait pas de trop, une deuxième porte lame qui plus est. En cas de pépin, avoir une seconde épée pour éclater des cultistes et des mercenaires à la solde d’un collectionneur ne sera pas de trop. L’elfe porte son regard sur sa cheffe : la balafre est clairement là, sous un masque. Reste à voir sa nature, si elle est invalidante, si elle peut se battre, où sera son esprit durant cette affaire de haute voltige.
    Ensuite, il y a Verzebel : elle a quelque chose de trop doux dans le regard, ses yeux manquent de ce silence inné à tous ceux qui ont vu et faits des choses. L’elfe s’interroge un instant : est-ce que cela vaut vraiment le coup de sacrifier l’innocence d’une jeune fille, si une autre est volontaire pour couper des têtes ? Est-ce simplement moral de laisser Verzebel assumer tout le sale boulot ? Non.
    Reste alors l’option d’engager Capella : il y a une once d’agressivité primitive dans son regard. Un instinct sauvage qui témoigne d’une volonté certaine d’en découdre. Si elle en croit ses cours de physionomie et tant qu’on y est, de craniologie, Nineveh se laisse dire que la mercenaire est tout à fait apte à la bagarre. Qu’il y a dans sa morphologie faciale, des traits qui lui donnent « la gueule de l’emploi », un fort besoin d’action avec une tendance à privilégier les paris avec de forts enjeux, une quête constante du grand frisson. L’espace d’une seconde, l’elfe se demande si Capella est, à l’image de ces aliénés, une condamnée de ses propres instincts.

    « Pourquoi pas. » La réponse peut surprendre, et après avoir pris une gorgée de lait, elle poursuit. « Si madame a réussi à survivre jusqu’ici en menant un style de vie aussi rocambolesque, c’est qu’il y a une compétence certaine. Nul doute que Capella serait une addition pertinente au groupe. Si tu arrêtes de siphonner les verres des autres, cela va de soi. Sinon, mes soins se feront sans anesthésie. »
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  • Sam 25 Fév - 14:31
    Bien... Les choses prenaient forme finalement. Elle avait tout de même un code en tant que mercenaire et irait donc au bout de la mission. Cette casse bonbon pouvait aussi devenir un atout. L'elfe ne semblait rien avoir contre et la jeune rouquine n'aurait pas à se confronter elle-même à l'obscurité sans quelqu'un qui sache un peu plus quels risques il y avait à le faire. Une bouffée de fumée mauve et Rowena s'autorisa un sourire plus amical qui illumina curieusement sont demi-visage.

    - Bien. Nous sommes donc d'accord. Vous êtes embauché mademoiselle.

    Elle se redressa un peu et baissa soigneusement le ton, vérifiant cette fois que personne d'autre n'épiait à proximité.

    - Bien. Nous pouvons donc en revenir à l'important. La mission. " La voix paisible de la sirène souriante était clair comme du cristal, aussi agréable qu'une rivière d'eau fraiche en plein désert. Il y avait quelque chose dans cette voix mélodieuses aux harmonies riches qui flirtait avec les limite du surnaturel. " Je veux que vous récupériez un artéfact magique, un collier, qui se trouve dans la collection privé d'un shoumeïen établi depuis l'an dernier à Justice. C'est un divinistre extrémiste, sexiste, traditionaliste et particulièrement avar. J'ai essayé de commercer avec lui, de lui acheter ou même de lui louer l'artéfact pour mes recherches sur le mal créé par les titans mais il ne veut rien entendre. Pour lui, si quelqu'un est frappé par une malédiction des titans c'est que cette personne le mérite et ne doit surtout pas échapper à sa condition. Donc je n'ai pas d'autre choix que de vous demander de le récupérer par d'autres moyens et je ne pourrais pas vous accompagner. Mais je pose dès maintenant une condition explicite. Pas de mort. Si vous tuez quelqu'un dans le processus, vous n'aurez pas un sou. Dans la même idée, vous aurez un bonus si personne ne garde de séquelle. Vous aurez un tiers de la somme en même temps que les documents que j'ai pu rassembler sur lui et les deux tiers plus les éventuels bonus au retour. Toujours partantes ?
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  • Dim 26 Fév - 15:39
    La République est une démocratie, ça veut dire que c'est un endroit où on écoute tout le monde. Que leurs opinions paraissent hideuses ou non, on peut toujours gagner à écouter quelqu'un. Pour au moins comprendre leurs raisons de penser ainsi ou glaner quelques bons points dans la mélasse. C'était pour ça que Verzebel la laissa lui répondre sans l'interrompre, quoi que son sourcil droit se propulsa comme une fusée -c'est quoi ? t'occupe- en entendant la blonde parler de "tuer" ou de "trucs dégeulasses". Oui, c'était clair pour elle que Capella aurait très bien pu être son ennemie si jamais les deux femmes s'étaient croisées ailleurs. Si ce n'était pour l'aspect délicat de la mission, en fait, elle aurait très facilement jouée de sa vitesse pour la tabasser avant qu'elle ne puisse tenter quelque chose de sale. Dieu seul savait que les limites de sa moralité étaient testées à devoir travailler avec une tueuse qui ne travaille que pour de l'argent.

    Tu tues pour de l'argent, c'est très difficile de te croire sur tout ce que tu dis après ça, merci bien, répondit Verzebel, se demandant si vraiment elle pouvait pas juste lui sauter dessus. Le "vous" absent, le ton restait poliment irrité. Je ne te pense pas assez noble de caractère pour ne pas changer de camp si les choses vont mal. Surtout quand il suffit que cet horrible ravisseur t'offre plus d'argent que la bourse totale de Dame Rowan Et à moins que quelque chose debizarre n'arrive, je ne pense pas qu'elle sera là pour augmenter la mise, Ça faisait du sens à ses yeux : Capella pouvait dire autant de me-de choses que possible, c'était compliqué de s'imaginer beaucoup d'intégrité de la part d'une mercenaire utilisatrice de magie noire. Si d'aventure quelque chose allait vraiment mal, c'était quoi la garantie qu'elle ne se barre pas ? C'était même, sans vouloir virer parano, probable qu'elle décide de partir voir l'autre si jamais la paye lui déplaisait.

    Utile qu'elle pouvait être, si ça ne tenait qu'a Verzebel, elle lui mettrait une gifle. Et condamnerait sa mission, vu que l'autre blonde irait partir chercher la cible pour l'informer du danger sur sa possession. Heureusement malheureusement, Nineveh et Rowan n'avaient pas de problèmes avec la présence de la mercenaire dans l'équipe. Et parce la République est une démocratie, la voix de Verzebel en valait moins que deux. Avec un grognement silencieux mais désapprobateur, l'épéiste ne put qu'accepter qu'elle était embauchée. Sans doute voyait t-elles du potentiel à sa présence ou non, ça ne changeait pas son constat de base qui était qu'un mercenaire n'est jamais loyal qu'a une tirelire. Il allait falloir garder un oeil sur elle.

    Mieux valait encore camper sur sa position, au risque de paraître têtue, plutôt que d'abandonner si facilement ses convictions quand ça l'arrange. Il lui était déjà gênant de s'allier à Capella... et Rowan vint rapidement aborder le sujet principal, donc. "L'important", la rousse rongea un peu son frein, espérant vraiment que le refus des deux Dames n'ira pas leur mordre le talon plus tard. Et sa voix était jolie mais Verzebel n'était pas d'humeur à l'apprécier. Il lui fallait rester droite et calme et accepter la réalité, histoire de ne pas être vue comme trop émotionnelle devant une situation qui lui déplaisait. Nul doute que les deux dames devaient s'imaginer la protéger. Ou du moins couvrir ses arrières, en embauchant quelqu'un qui semblait avoir plus d'expérience pratique. Ça la gênait, consciente qu'elle était de l'écart d'âge en dépit de tout.

    Comprenez, l'aide, c'est agréable. Elle ne dirait pas non à ça, jamais. Mais... faut être prudent avec des mercenaires. Et savoir ne pas émousser son moral en acceptant trop de compromis.

    On ne devient pas une héroïne en étant apitoyée par les autres. Oui, on peut avoir d'humbles origines ou être sous-estimé, c'est plausible, mais c'était chiant de se sentir presque pouponnée.

    La cible était charmante. Un Shoumeïen, malheureux rescapé des titans, qui vint rapidement dissiper la sympathie accumulée en étant mentionné comme un diviniste sexiste, traditionaliste et avare. Impressionnante liste de défauts, hm ? Il refusait de léguer son artéfact anti-malédictions pour des raisons très peu sympathiques, aussi. C'était... bizarre. Verzebel, au risque de paraître parano, se demandait ce qui était là vérité et ce qui était là un agréable mensonge pour énerver les femmes du groupe et les amener à coopérer sans problèmes. Elle comprenait très bien que quelqu'un pouvait être une mauvaise personne, absolument même, mais de pareils défauts plus un petit aparté sur des tentatives plus honnêtes d'acquérir son prix... ça lui paraissait un peu suspect, peut-être.

    Il fallait bien penser à ses coups dans le monde. Comme elle aimait le dire, elle était optimiste mais pas naïve. Et le meilleur moyen de surpasser sa naïveté, à ses yeux, était de toujours se questionner un peu et ne pas accepter tout ce que l'on entend comme une raison évidente. Elle ne pensait pas Rowan malhonnête, juste prudente, et elle ne pensait pas non plus qu'elle était très loin de la vérité en décrivant cet homme. Mais... il était bon de faire preuve de vigilance et de précautions. Et la riche se "racheta" un peu en mentionnant pas de morts ni de séquelles graves, tout bon, donc. C'était ce qu'elle avait besoin d'entendre.

    Tuer n'est pas dans mes cordes et je ferais attention aussi. Répondit t-elle. Je suis forte et rapide. Je n'ai pas vraiment de talents magiques ni de moyen de montrer ma force discrètement. Mais je peux briser des épées en deux entre mes doigts. Je peux aussi me contrôler, n'ayez crainte, ah, elle voulait dire quelque chose avant que la blondasse n'arrive aussi. Pour le danger, je savais que l'affaire serait un peu complexe d'avance. Et depuis le début de ma carrière, je sais que je m'expose au danger, commença t-elle, posant la main sur la poitrine. Si jamais cet artéfact peut être utilisé pour sauver des gens de ces vicieuses malédictions, alors je serais ravie de l'acquérir peu importe le danger;

    C'était une tentative de tester Rowan aussi bien qu'une vraie déclaration. Voir si elle voulait faire un truc honnête et pas juste vendre l'artéfact pour payer ses dettes ou simplement garnir le salon. La phase de Verzebel voulait un peu la "pousser" dans ce sens, quoi. Mais bon, autre problème, l'argent. Il allait falloir être prudent avec. Si tout se passe bien et que le riche se rend compte du larcin, Rowan pourrait être sur la liste des suspects si elle avait été assez insistante sur les dernières demandes : elle s'imaginait l'artéfact un peu convoité par tous, après. Mais comme dit plus haut, c'était une affaire de vigilance.

    Donc il allait falloir être prudente avec la dernière demande et éviter d'exposer sa pauvre maman et l'orphelinat à un richouillard enragé et toute sa bande de ninjas. La rousse pouvait gérer ça, elle se disait. Ou au moins garder la tête basse. Mais elle ne laisserait pas du malheur inutile tomber sur sa famille simplement parce que Rowan allait bientôt y investir de l'argent.

    J'aimerais qu'une très grande partie de ma paye soit investie dans un endroit spécifique de façon anonyme. Vers une certaine Dahlia, et son orphelinat "Les Jardins du Destin". Elle apprécierait, je pense, Verzebel commença, haussant des épaules. L'argent, je n'en ai besoin que pour les basiques. De la nourriture, un toit pour dormir, être propre... ça serait criminel d'avoir autant de pièces d'or quand elles peuvent servir une bien plus grand cause, Affirma t-elle, sans glisser un regard à Capella. Ce qui m'intéresse, c'est de pouvoir damner le pion à l'un de ces parasites de la société qui s'engraisse sur de l'or qui pourrait appartenir à plus de monde et aider quelqu'un de bien à trouver un remède à ces fichues malédictions.

    L'honnêteté, ça aide. Et si Rowan se sent visée, ce n'était pas la faute de Verzebel. C'était déjà clair qu'elle utilisait bien son argent, elle.
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