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  • Ven 10 Mar - 19:49
    Il y avait beaucoup de dangers sur le Sekai. Beaucoup de dangers. Les Titans et leurs armées impies étaient un exemple très XXL du genre de catastrophe qui pouvait tomber sur la tête d'un pauvre sire mais pas nécessairement représentatif de tout ce qui pouvait tomber sur les civils paisibles de la République, éloignés des villes majeures, pas abandonnés par l'état mais quand même beaucoup moins saufs qu'un Justicier (c'était bien le nom adapté, non ? Elle ne savait plus trop) logé paisiblement dans son appartement au centre de la ville. Eux devaient faire avec quelques prédateurs affamés, des brigands impitoyables, des araignées géantes d'après quelques rumeurs échangées entre quelques ricanements. Sans oublier certains revanchards de l'île des pirates, Kaizoku, pas satisfaits avec l'invasion de leur petite île "tranquille".

    Bien sûr, tout ce qui méritait l'attention des chefs locaux était rapidement neutralisé ou chassé. Mais quelques fois, Verzebel avait la chance de s'occuper d'un cas avant qu'il ne prenne des proportions à en inquiéter les maires du coin, ce qui sauvait du temps et de l'argent aux doux citoyens de la République. Et dieu sait comment l'argent y était précieux, ici. Cette petite pile de brigands inconscients aux pieds de Verzebel, par exemple, avait pour idée de foncer dans les commerces de la petite ville de Mirabois pour acquérir les écus accumulés par ses habitants au cours du mois. Leur travail complété, ils auraient disparus dans les bois pour retenter leur coup. Et peut-être qu'ils auraient réussis, si jamais une certaine rousse n'avait pas été là au moment où le chef avait décider de lancer la charge !

    Elle avait été plutôt douce, ils n'étaient qu'inconscients. Bon, elle avait tapé sur eux avec ses poings super-forts mais ils vivraient pour regretter leurs actions.Elle se permit quand même de poser un pied sur le dos du leader du groupe, gisant par terre avec l'arrière-train pointé vers le ciel. C'était un peu humiliant pour lui mais son capital de sympathie envers le monsieur n'était pas très grand, particulièrement vu la taille de la machette gisant sur le pavé à ses côtés. Nul doute qu'elle n'aurait pas été utilisée pour taillader les portes en bois du patelin.

    Merci beaucoup, brave chevalière, Le maire du village avait des airs dignes, tout haut et tout droit dans ses vêtements de couleur sombre, les cheveux gris bouclés lui descendant vers les épaules. Le nez acéré, tout comme le menton, il ne prit pas la peine de sourire, laissant le soin à sa courbette polie d'exprimer toute sa gratitude. Et aussi, peut-être, ne voyait t-il toujours pas raison de sourire. Il aurait été fâcheux de perdre cet argent. Nous ne pouvons vraiment pas nous permettre de perdre ne serait-ce qu'un écu. Ce serait très dommage si quelqu'un venait à nous demander de nous séparer de notre argent en quelconque quantité. Ce cas de figure serait incongru même si cette personne venait à le demander poliment et même si le village lui était redevable. Ce serait fâcheux que d'être exposé à ce dilemme.

    Verzebel croisa les bras, un sourire amusé au visage. Elle comprenait parfaitement les reluctances de certains avec les Et si cette personne venait seulement à demander une auberge pour la nuit, en payant sa chambre comme tout le monde ?

    Je lui conseillerais de visiter "La boisson hérisson", Verzebel était une jeune femme très polie mais le ton éternellement sérieux du maire la ferait presque s'esclaffer. Si le maire paraissait suffisamment rassuré pour avoir un très léger sourire en coin, si imperceptible qu'elle pensait que ce n'était qu'une ride au coin droit de sa lèvre au début, son ton restait toujours très.. sérieux. De sa poche, il tira un petit bout de papier blanc, qu'il tint entre son index et son majeur, tendant ensuite dans la direction de la rousse. Cette dernière agrippa doucement le petit bout de papier, avec un "merci" aussi discret que poli. Vous méritez quand même une petite remise sur la chambre. N'hésitez pas à y souper, aussi : un barde va jouer, ce soir. Pas mal de cet argent que vous venez de sauver lui sera remis si tout se passe bien.

    Un barde ? Verzebel avait pensée simplement trouver un lieu où dormir mais se relaxer un peu en écoutant de douces chansonnettes lui paraissait tout aussi idéal. Cela faisait un moment qu'elle avait pu être spectatrice à une performance de barde, en plus. La vie vagabonde et tout ! Il doit être plutôt doué ! Je serais honorée de profiter d'une telle performance !

    Le vieux maire poussa un petit soupir dépité. Avec un prix pareil ? J'espère que la performance en vaut la peine. À ce soir, mademoiselle. Il s'éloigna mais Verzebel se tint sur place, se massant le menton avec un air curieux au visage. Une performance de barde était une récompense particulièrement... unique pour un travail bien fait mais elle se souciait seulement d'avoir un lit, un toit et de la nourriture pour passer la soirée. Elle avait quelque chose à faire à Justice, après tout. Et le chemin vers la ville phare de la République pourrait encore prendre un tout petit peu de temps si elle traînait. Non, d'ici les premières lueurs de l'aube, la rousse devra être sur ses deux pieds, prête à reprendre le chemin.

    Mais écouter ce barde, bah, ça pouvait en valoir la peine, non ? C'était rare qu'elle assiste à leurs performances depuis... depuis... un moment, quoi. Cela ferait un souvenir sympathique ! Même si elle ne comptait pas rester la soirée, autant voir si elle ne pouvait pas avoir une ou deux chansons en tête d'ici la fin de la soirée.

    Hm, mademoiselle ? Vous avez le pied posé sur l'un d'entre eux, ça aiderait de le retirer.

    Ahhh hmm oui bien sûr, désolée.
    Invité
    Invité
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  • Dim 12 Mar - 18:10
    La vie d'artiste...
    Voyager de ville en ville et vivre de sa passion, c'était une belle vie pour notre barde qui n'avait jamais rêver de mieux. Bien sûr il lui arrivait de repenser à sa vie d'avant, celle où il faisait partie d'un groupe où chacun se complétait lors de représentations ingénieuses toujours plus appréciées par un public de qualité et de renommée.
    Oh ça oui, c'était bien mieux que de jouer pour une bande d'ivrognes dans une taverne miteuse, des soulards incapables de comprendre la finesse des mots ce qui, lorsque que l'on use de rimes est le pire des maux.

    Enfin, il ne pouvait y avoir que des avantages à vivre en solitaire, au moins il n'avait personne sur le dos, pouvait faire ce qu'il voulait lorsqu'il le voulait et par rapport à la vie de troupe c'était déjà beaucoup. Avec la grande époque il avait eu l'occasion de mettre pas mal d'argent de côté, amplement de quoi subvenir à ses besoins, cumuler à quelques représentations par-ci par-là et il avait de quoi bien vivre. En plus, comme il avait une bonne tête et n'avait pas pour habitude de causer des problèmes, il lui suffisait de demander gentiment avec un beau sourire pour avoir une remise pour la nuit et le repas offert. Oui cette vie lui plaisait, il ne manquait de rien et n'avait pas de quoi se plaindre. Sans être un profiteur, Øxen avait appris à accepter ce qu'on pouvait lui offrir, et c'était généralement les gens qui avaient le moins qui offrait le plus. Jamais un nobliau n'aurait eu l'idée ni l'envie d'offrir un festin, mais un miséreux lui, aurait partagé jusqu'à son quignon de pain.

    Mirabois était une petite bourgade dans laquelle il était déjà allé plus d'une fois, principalement avec sa troupe, chose qui avait le don de faire remonter tout un tas de souvenirs plus ou moins agréable à la surface. Un endroit somme toute sympathique et pas aussi paumé qu'on aurait pu le croire, on pouvait même parler d'une petite ville. Au début Øxen n'avait pas vraiment prévenu de jouer, mais le tenancier de l'établissement était un ancien ami, pousser la chansonnette en échange d'une ou deux nuits et des repas... On lui avait dit que les habitants c'étaient cotisés pour payer cette « prestation», mais le barde comptait refuser l'argent, il pouvait faire plaisir à un ami et cela avait plus de valeur à ses yeux que des pièces sonnantes et trébuchantes. Il aimait pouvoir rendre service, se dire qu'il pourrait égayer la soirée de quelques clients était une récompense bien suffisante pour lui.

    Le barde était déjà présent à l'auberge bien avant la représentation, s'amusant à faire l'animation dans l'établissement, il avait joué aux cartes, perdu au bras de fer contre un type qui faisait deux fois sa carrure, fais les yeux doux à une serveuse...
    Finalement, il était venu s'asseoir au comptoir, simplement pour discuter un peu.

    - Ton ancienne troupe est passée dans le coin il n'y a pas longtemps, certains l'ont encore mauvaise suite à ton départ, ça raconte même que tu serais partie avec un de leur petit bijou.

    L'aubergiste lança un regard au luth que le barde portait en bandoulière dans son dos.

    - Mon luth ? Il appartenait à mon père de cœur, et qu'est-ce que cette bande de rustres ferait d'une merveille pareille ?

    - Aucune idée mon gars, mais ils disent que tu l'as volé.

    - Balivernes de crève-la-faim. C'est encore un coup de cette sorcière de Yéléna c'est ça ? Cette acrobate de foire... pour voler les vêtements qui pendaient entre les bâtiments de Liberty, ce n'était pas la dernière. Toujours vêtue comme un sac, incapable d'accorder deux couleurs. Qui aurait pu jouer d'un tel instrument ? Notre monsieur muscle, Hektor ? Certes pour casser des cailloux avec sa tête et porter des charges lourdes c'est un champion, mais niveau finesse il a autant de doigté qu'un couillon.

    - Hé ! Moi aussi je porte des charges lourdes alors attention à ce que tu sous-entends de ma finesse ! J'ai les muscles durs comme des couilles de bœuf.

    - Fais voir tes couilles de bœuf.

    Fit-il du tac au tac. Le barde laissa s'écouler plusieurs secondes avec de rigoler de bon coeur.
    Invité
    Invité
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  • Lun 20 Mar - 19:04
    98... 99...

    Repousser ses limites, c'est la façon de faire des vrais chevaliers. Même au repos, il fallait essayer de faire quelque chose de son temps, vu que chaque seconde perdue à ne rien faire pourrait lui coûter plus tard. Tout allait de son énergie disponible après, car pousser son corps quand elle manque de force ne peut que lui amener préjudice, mais assez heureusement battre quelques bandits n'avait pas tellement puisé dans ses réserves. Et sa marche vers le village non plus : il n'y avait pas eu d'attaques de la part de loups mutants ni de groupes d'hors-la-loi génériques autres que ceux dans le village. Agréable, non ? La République avait ses problèmes mais la GAR faisait attention à ses sujets. Et les villages n'étaient pas tous en souffrance, attendant et priant pour qu'un(e) étranger/étrangère au bon coeur et à l'épée adroite vienne les délivrer de leurs maux.

    Mais parce que ce village là était en paix ne garantissait pas que le suivant soit en paix. Et ainsi, Verzebel devait travailler dur pour être à la hauteur et ne pas reposer sur ses lauriers. C'était pour ça qu'elle avait décidée de pratiquer les haltères avec l'armoire de sa chambre, y fourrant son armure et ses armes pour lui donner quelques précieux kilos de plus avant de se lancer. C'était un pari risqué de faire ça, surtout si la pauvre armoire devait tomber et abîmer une partie de la pièce, mais ça l'encourageait à être prudente, quelque part. Elle soulevait et baissait l'objet de façon très délibérément, les doigts agrippant bien l'objet, s'arrêtant quelques instants pour inspirer et expirer dès qu'elle sentait ses forces la quitter. Il ne fallait quand même pas attendre que ses bras chancellent, pas vrai ? Son objectif était d'atteindre 100 avant que ça n'arrive, ce qui était un peu bêta, elle l'avouerait, mais la rousse s'imaginait atteindre le nombre clé rapidement.

    Ce qui était un peu bêta ça aussi, on va être honnêtes.

    100 ! Bravo Verzebel ! Pas tirée d'affaire pour autant, Verzebel posa bien l'armoire sur le côté, ne relâchant son attention qu'une fois l'armoire bien remise à sa position initiale. Se frottant des mains, la jeune femme se cala un petit applaudissement solitaire avant de se relever, contente de se sentir un peu plus épuisée qu'avant. L'excitation interdite d'avoir fait quelque chose de dangereux brûlait pourtant en son âme, lui donnant l'envie de recommencer mais avec une seule main à la place. Pourtant, si son âme se faisait tentatrice, son corps était beaucoup plus honnête avec elle : même sa brève séance d'applaudissement lui avait envoyé des secousses dans les os, à s'en effriter les muscles. Sacrée lourde, cette armoire ! Comme quoi il ne fallait pas sous-estimer la puissance de tout un tas de couvertures emmitouflé les unes sur les autres. Les pompes allaient attendre: Verzebel se sentait encore combative mais il était important que son corps se repose un peu entre chaque exercice stressant.

    Sinon, elle risquait surtout de se retrouver collée au lit un long moment, avec les muscles déchirés et les os plus proches de tiges de bois en solidité qu'autre chose. Toute guerrière surhumaine que Verzebel était, même elle n'était pas sans limitations humaines naturelles. Comme la fatigue ou le... trop-plein de sueur après un effort physique intense, urgh. Encore heureuse qu'elle ait enlevée son armure avant de commencer !

    ...

    Descendre au rez-de-chaussé de l'auberge lui avait semblé raisonnable, après une petite séance de nettoyage pour éviter que son odeur ne ruine la soirée. Elle avait soif, après sa petite séance physique : elle irait chercher de quoi boire de l'eau au bar puis discuterait un peu avec les braves locaux, peut-être resterait un peu pour voir si elle ne pouvait pas se glisser dans les jeux et activités de la salle et puis elle resterait pour le barde ou rentrerait dans sa chambre, selon l'horaire. Le contact humain lui avait un tout petit peu manqué, ces derniers jours. Il fallait dire que sa carte de la région avait été... agrippée dans la mauvaise direction pendant quelques heures. Et puis avait été balayée par un vent assez fort. Et puis avait été récupérée, ce qui était sympa mais lui avait surtout montrée que la carte était inutile maintenant, parce qu'elle ne savait pas du tout où elle se trouvait.

    De toute évidence, ça avait été un coin plutôt isolé. Et vu le mois, personne n'allait se promener dans les bois de sitôt quand la nuit tombait de sitôt.

    Mais bon, elle était de retour en civilisation polie, non ?

    Hahahaha, couilles de boeuf ! Rit un homme au bar, ayant écouté deux autres parler avant de lancer sa tirade, espérant sans doute rejoindre là la conversation. Verzebel écarquilla des yeux, fraîchement arrivée mais plus amusée qu'indignée. Elle n'aimait pas les jurons mais la rousse n'allait quand même pas faire la police des mots, non ? Elle était déjà plus intéressée par l'idée de s'abreuver ! S'approchant du bar à grandes enjambées, la jeune femme vit en arrivant qu'un des joyeux lurons avait un instrument de musique sur son dos, elle le reconnaissait. C'était un.;

    Un...

    ... Bah, ah, ça faisait un bail qu'elle avait été parmi des troupes itinérantes hein ?

    Bonsoir ! Fit t-elle à l'assemblée, avant de se tourner vers le barman. De l'eau, s'il vous plaît ! Fouillant dans sa poche droite rapidement, la jeune femme déposa une poignée d'écus sur le comptoir. Autant pour maintenant que pour de futurs achats, au cas où ce seul verre n'irait pas. Et voir autant d'écus allongés pour seulement de l'eau poussa le barman à vite se mettre au travail, content d'avoir du monde pour ce soir.

    Dites, cet instrument de musique sur votre dos, fit la rousse se tournant vers son voisin. Qu'elle commençait à comprendre son rôle dans la soirée. Hrm c'est... une petite guitare ou ça à un nom spécial ?
    Invité
    Invité
    Anonymous
  • Jeu 23 Mar - 18:05
    - Je pourrais, mais…

    - Oui, garde ton attirail au chaud, c'est un coup à ce que l'on finisse au frais toi et moi pour exhibition, je t'aime bien, mais… passé une journée avec toi dans 10m² avec un seau en guise de chiotte et sans l'ombre d'une seconde d'intimité, sans façon.

    - Tu pourrais peut-être y croiser ta Yéléna, l'occasion de renouer… au moins niveau intimité tu ne seras pas gêné avec elle hein ?

    La pique lui fit relever la tête. Le barde fronça légèrement les sourcils, que lui-même parle de Yéléna était une chose, d'un ami qui utilise sa relation passée pour lui envoyer une pique en était une autre. Mais Oxen était bon joueur, il aurait pu se braquer, envoyer son poing dans le coin de la mâchoire de son interlocuteur, ou peut-être jouer une note de musique pour lui envoyer une bouteille dans la figure. Plutôt que cela, il se contenta de sourire à la plaisanterie, même si derrière ce sourire se cachait une douleur qui ne l'avait jamais quittée. Le barde fit finalement volte-face lorsque sa voisine de comptoir l'interrogea sur son instrument.

    - Mes salutations noble dame !

    Fit-il en levant son chapeau.

    - Et bien pour tout vous avouer il s'agit d'un Luth, à la différence de la guitare le luth ne possède pas de caisse de résonance et il n'est pas doté d'une forme cintrée.

    Ce n'était pas tous les jours qu'on prenait le temps de lui poser une question concernant son instrument, la plupart des gens se fichaient bien du nom qu'il pouvait porter, tout comme les différences qu'il pouvait avoir avec les autres instruments à cordes pincées. Le barde aurait même pu s'étendre sur les capacités magiques de son instrument, notamment le fait qu'il soit incroyablement résistant, enfin, bien plus qu'un instrument classique.

    - Excusez-moi, quel malpoli je fais, Oxen Eilhart, barde, écrivain et parfois aventurier, pour vous servir.

    - Et voilà qu'il recommence…

    Finis par dire le tenancier en soupirant derrière son comptoir. L'homme se tenait à une distance raisonnable de barde, il nettoyait des verres pour le service du soir.

    - Quelque chose à redire peut-être ?

    - Vas-y, conte fleurette à mes clientes.

    - Sottises. Retourne donc à tes verres et laisse-nous discuter entre personnes de bon goût, actionne tes petits muscles de bœuf hein, si tu vois ce que je veux dire.

    Le tenancier marmonna quelque chose dans sa barbe puis retourna à ses affaires. Pourquoi fallait-il que quelqu'un vienne s'occuper de ses conversations ? Oxen était pourtant suffisamment âgé pour discuter à une jeune femme sans être importuné à la première occasion. Bon, il n'était pas mentir de dire qu'il avait parfois jacté avec la mauvaise personne, mais là, c'était tout bonnement sans risque.

    - Excusez-le, c'est un brave type, mais un peu rustre qui me couve comme une mère poule. A qui ai-je l'honneur ?

    - Si elle te casse la gueule, compte pas sur moi pour intervenir.

    - Non mais c'est fini oui ?!
    Invité
    Invité
    Anonymous
  • Mar 28 Mar - 13:08
    C'était ça le truc marrant avec le vagabondage : On croise beaucoup de gens très sympatoches, curieux et uniques, qui restent hors des grandes villes ou dans leurs patelins, restant hors de chemin des drames frappant le Sekai jour après jour. Les seconds, elle comprend parfaitement. Dans un monde en ébullition comme le leur, qui donc voudrait bien s'éloigner du confort familier de son village et dans le tourment inconnu tout autour, déjà tant capable de raser un paisible village dans sa lancée destructrice ?

    Mais en elle, il était compliqué de ne pas avoir plus de respect pour les aventuriers et vagabonds comme elle, bias subconscient comme beaucoup d'autres. N'était-ce pas brave de s'éloigner sans cesse du familier et du confortable pour explorer le monde, quitte à devoir s'aventurer dans des territoires dangereux pour sauver la mise d'un autre voyageur moins chanceux, encore que le mal n'allait pas juste au devant de soi en menaçant des autochtones tranquilles ?

    Bon, pas sûr qu'un barde aille nécessairement se battre comme elle, un instrument de musique est une bien pauvre arme pour taper avec, elle avait pu vérifier ça -au malheur d'un barde différent il y a un petit moment-. Mais de un, il devait savoir se débrouiller pour vagabonder et de deux, il y a plus à la vie que le talent combatif, même sur une terre aussi boursouflée de conflits que leur cher continent. Et ça paraissait facile à dire pour une jeune fille qui venait de soulever une armoire mais la vérité était qu'elle avait beaucoup de respect pour les artistes de ce genre. Apporter de la joie de vivre et du bonheur aux gens par la chanson... ça, elle ne pouvait pas le faire. Et oui, elle ne se pensait pas minable pour ça, elle était fière de ses talents, mais un artiste nomade qui enjolive l'humeur dans un village puis passe à un autre, y a pas plus sympa !

    D'une certaine manière, il y avait eu du bon timing. Elle qui se débarrasse de bandits et lui qui vient jouer après. Mirabois allait marquer ce jour d'une pierre blanche sans nul doute !

    Verzebel mit ses pensées en ordre alors que le barde finissait son interaction avec le barman, qu'elle trouvait amusante mais aussi un poil vulgaire à ses oreilles. Oh, lui casser la geule ? Verzebel fit un petit rictus gêné mais ne répondit initialement pas, clignant simplement des yeux et ricanant. Errmm, à moins que quelque chose de très peu appropriée ne se passe, je ne pense pas lui casser la geule, haha ! Elle pouvait pas dire à des hommes adultes de parler plus poliment, c'était pas sa place, mais elle avait encore du mal quand c'était à elle qu'on lui parlait. Encore que le barman n'avait justement rien dit de méchant, le pauvre homme.

    Dépité, le deuxième soûlard revint à son verre, l'oeil droit encore actif, pour chercher une occasion d'intervenir de nouveau. La rousse l'ignora, involontairement, et posa simplement sa main sur son torse, baissant légèrement la tête en avant comme en révérence. Mon nom est Verzebel ! J'erre de village en village et j'aide les gens, que ce soit en chemin, un peu hors du chemin ou dans le village ! merci beaucoup pour l'eau ! Le barman lui déposa son verre d'eau, avec un petit sourire patient au visage. Il y croyait, vu qu'elle avait tapée sur du bandit, mais il devait sans doute s'imaginer qu'elle avait plus de raisons que ça d'aider les gens et de passer de village en village. Encore une fois, elle le comprenait. Tout le monde à quelque chose en tête en faisant une action.

    Même aider quelqu'un sans rien réclamer en retour peut-être vu comme un acte intéressé, censé dorloter quelqu'un dans le confort qu'il est une bonne personne qui aide les gens.

    Mais bon, autant prendre plaisir à aider les gens qu'à les faire souffrir, non ?

    J'ai brièvement été dans des petits groups itinérants, au début de ma... "carrière". J'étais un peu moins fortiche qu'aujourd'hui. Donc je voguais en groupe pour éviter les ennuis, son regard revint sur le luth. Ça avait été court mais smpa. La caravane avait croisée une femme qui avait été d'accord pour l'entraîner et tout s'est enchaîné. Bon, bien sûr, elle n'avait pas été artiste. Elle aidait la vie de camp mais les instruments étaient faits de verre du point de vue des artistes, avec interdiction de même regarder pour certains. Crainte qu'une vibration de clignement d'oeil ne fasse tout s'écrouler, peut-être ? Quelqu'un avait un luth mais j'avais oublié le nom. Merci beaucoup pour votre explication !

    Elle remarquait le manque de troupe maisss du calme, Verze. Il fallait éviter de trop le tacler.

    Vous êtes un écrivain, aussi ? Vous écrive sur quoi ?
    Invité
    Invité
    Anonymous
  • Sam 1 Avr - 13:38
    Nul doute que le tenancier tentait de le faire passer pour le dernier des rigolos, certes Oxen savait s'exprimer convenablement, c'était une personne souriante et cultivée, évidemment les gens de bon goût préféraient parler avec lui qu'avec un vieux type à la mine sévère toujours en train de grogner en nettoyant des chopes derrière son comptoir. Alors que malgré sa trogne patibulaire, Godric était un homme tout à fait sympathique qui avait servi son pays durant la guerre.

    - Et il ne se passe jamais rien d'inapproprié avec moi soyez-en certaine, il est juste de mauvaise humeur à cause de problèmes de dos, vous savez il n'est plus tout jeune et il a perdu en souplesse.

    Le tenancier releva alors la tête en plissant dangereusement les yeux.

    - C'est moi qui vais te rosser si tu continues, troubadour de carnaval.

    Oxen se contenta de rigoler, ce n'était pas la première fois qu'il avait ce genre d'échange avec le tenancier qu'il pouvait d'une certaine manière considérer comme un ami, un vrai. Parfois les mots se faisaient peut-être plus durs que la pensée, mais aucun des deux hommes ne se vexait pour autant.  Godric resta terriblement sérieux durant de longues secondes avant de rigoler à son tour, il claqua son torchon sur son épaule et lança un regard à la rouquine.

    - Je vous laisse entre de bonnes mains m'dame, en cas de problème vous pouvez taper dessus.

    - Ravis de faire votre connaissance Verzebel, chevalière itinérante ou… peut-être mercenaire ? Oh non ne prenait pas ombrage de mes propos, je sais que le mercenariat à le vent en poupe et c'était une activité que beaucoup pratiqué, plus ou moins bien cela dit… Enfin si je puis me permettre, vous avez plus le teint et le sourire d'une chevalière que la trogne patibulaire d'un coupe-jarret.

    Le barde avait déjà fait quelques mauvaises rencontres durant sa vie, le plus généralement avec des hommes, le genre avec une tête de débile profond qu'on aurait bercé trop près du mur, ou de l'escalier. L'artiste ne doutait pas que l'on puisse trouver des femmes dans ce genre de profession, bien sûr certaines devaient être plus belles que d'autres, mais… cela ne changeait pas le fait qu'il n'avait jusqu'alors pas croisé un seul maraudeur avec des courbes féminines, et c'était sans doute mieux ainsi, se battre avec une femme n'était pas digne de son éducation.

    - Aaaah, une troupe itinérante, c'était aussi mon cas par le passé, et puis j'ai voulu tenter l'aventure en solo, faire ce qu'il me plaisait quand je voulais sans dépendre des autres. C'est une réflexion sans doute égoïste, mais il faut savoir penser un peu à soi de temps en temps, car personne ne le fera à votre place.

    Devoir toujours dépendre des autres… quelle horrible expérience, il y avait bien sûr des avantages, mais la liberté, la vraie, valait amplement le fait de devoir tout laisser derrière soi.

    - Principalement sur mes aventures, une sorte d'autobiographie, j'ai vu beaucoup de choses durant mes vadrouilles, bonnes comme mauvaises d'ailleurs. J'ai aussi écrit une ou deux nouvelles qui ont eu la chance d'être publiées. « Nuit torride dans la haute ville », je vous concède que le titre est un peu racoleur, mais il y a une vraie histoire derrière vous pouvez me croire.

    - Je vois que t'es toujours vivant.

    Fit le tenancier en revenant de l'arrière-boutique avec des torchons propres et une bonne bouteille de vin.

    - Vous êtes sûr qu'il ne vous importune pas m'dame ?
    Invité
    Invité
    Anonymous
  • Sam 8 Avr - 12:21
    C'était ça, une vraie amitié de mecs, que Verzebel se dit en voyant Øxen interagir avec Godric. Du genre qu'elle ne se sentait pas obligée d'intervenir même quand les deux larrons échangeaient des mots qui, bien souvent, n'étaient que préludes à des échanges de coups de poings bien sentis chacun. Si c'était bien lui qui avait un concert à accomplir, alors le barde devait se garder sobre, mais elle restait admirative de leurs patiences respectives et de la camaraderie bon-enfant entre eux, elle qui ne s'imaginait pas en mesure de parler ainsi à n'importe qui, même ses amis. Surtout parce qu'elle n'avait pas eu beaucoup de ces derniers pour tester ses plaisanteries et familiarités, en fait.

    La vie vagabonde emmène les gens loin et Verzebel ne voulait pas impliquer des innocents dans ses aventures, surtout quand le but de ses journées était surtout d'affronter des bandits et autres menaces aux bons citoyens de la République. Bien mauvaise héroïne elle serait, si elle utilisait des gosses pour affronter des meurtriers et des monstres. Qui donc pouvait faire ça ? Jeter de jeunes enfants en costumes sur des maniaques excentriques et créatures carnivores ? Bah pas elle.

    Et puis, c'était dur de garder son apparence "parfaite" avec quelqu'un si prêt d'elle. Elle ne se pensait tout simplement pas capable de supporter le regard déçu ou trahi d'un autre ! Non non, si elle avait des connaissances ou alliés, elle préférait encore ça à des amis. Moins de chance de les décevoir. Øxen semblait agréer d'une certaine façon, mais peut-être pas pour les même raisons. Lui aussi préférait bien l'aventure en solo pour des raisons "égoïstes", là où la rousse essayait de se trouver un justificatif altruiste. Une différence de philosophie, donc ? Le barde semblait en tout cas en paix avec lui-même. Verzebel en était un peu admirative, de voir quelqu'un dire tout haut ce qu'elle pensait si bas.

    Mais elle existait, en son opinion, que dans le regard des autres. Elle était la chevalière auréolée de gloire qui frappe le mal de son épée, la samaritaine mystérieuse, la "gentille", quoi. Penser à soi, c'était bien, mais le "soi" de Verzebel se trouvait dans les yeux de gamins ravis et d'adultes rassurés, surtout. Sans tout ça, qu'était t-elle vraiment ? Haha, je préfère être nommée Fourreau ! Je ne tue pas les gens et je ne leur met des déculottés que quand ils essayent de rosser des innocents ! Fit t-elle, après un petit rire poli suivant sa remarque. Coupe-jarret, hm ? Elle était fascinée par les petits noms pour "meurtriers". Sans doute que quelqu'un dans ce monde portait ce titre avec fierté, même. Brrr ! Une épée doit avoir un bon fourreau pour contenir son tranchant et la protéger des éléments, aussi. C'est quelque chose qui protège l'épée et la garde "sage", on va dire.

    Oui, une épée, ça reste sage tout le temps, ça bouge que très peu par soit-même. Mais elle aimait l'analogie.

    Je suis très d'accord avec vous, c'est bien de se concentrer sur soi ! Mais j'ai gagné mes aptitudes actuelles grâce à l'aide des autres, fit t-elle, posant une main au dessus de sa poitrine. Mais j'admet que j'aime voyager en solitaire. J'aurais peur pour mes compagnons de route et il y a un bénéfice certain à pouvoir se sentir penser, vous savez ? Je peux remettre mes pensées en ordre et ne me soucier que de mes besoins, quelque part.

    Oh non non, elle rit, voyant le barman revenir à la charge. Elle but un peu plus de son eau, levant l'index pour signaler "pause" aux autres. J'apprécie très sincèrement l'attention. Mais Monsieur Øxen est du genre gentilhomme. N'ayez crainte qu'un client plus sournois aurait été fermement rossé !

    Bon, ça lui arrivait rarement. Les sangsues de comptoir pouvaient voir l'armure, l'épée ou les bandits inconscients et décidaient de voir ailleurs. Mais elle appréciait les plus braves ou inconscients du lot justement parce qu'elle pouvait au moins les taper, eux, sans qu'ils ne puissent simplement attendre son départ. Nuit torride dans la haute ville ? fit t-elle, le ton dubitatif mais intéressé, avec un sourcil légèrement dressé vers le haut.
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    Anonymous
  • Lun 10 Avr - 11:06
    - Mh…ce sera Verzebel fourreau de la justice dans ce cas, cela sonne bien mieux à mon oreille qu'un simple « mercenaire », et l'on comprend tout de suite votre position lorsque l'on s'éloigne du droit chemin.

    Ce n'était pas souvent que le barde avait l'occasion de discuter ainsi, il appréciait la métaphore de la jeune femme. Porter une épée était une grande responsabilité, cela octroyait le droit de vie ou de mort sur autrui. Pour certains choisir qui doit vivre ou mourir était un pouvoir que seuls les dieux pouvaient avoir, si c'était vraiment le cas, alors n'importe quel idiot pouvait être un dieu. Oxen s'était déjà battu plus d'une fois dans sa vie, parfois il avait gagné et parfois il avait pris de sacrées raclées. Avait-il déjà tué ? Dire que non serait mentir… il ne l'avait fort heureusement jamais fait pour assouvir une sombre pulsion, mais parce qu'il n'avait tout simplement pas eu le choix. Heureux pouvaient être ceux qui n'avaient jamais eu à prendre une vie pour sauver la leur ou celle d'une personne chère à leurs yeux.

    - Je vous comprends tout à fait, la liberté c'est quelque chose d'important, avoir une troupe même si dans le fond c'est une chose très agréable, ça restreint tout de même, ça force une autre façon de voir les choses.

    Une façon de voir les choses, oui… À cinq heures du matin sur le port, rond comme une queue de pelle à chanter des chansons aux rimes audacieuses, parfois périlleuses, jusqu'à finir au tour pour tapage nocturne, quelle époque.

    - Tu vois, je suis un « gentilhomme », je suis bien heureux que quelqu'un d'autre que moi le dise. Point de sournoiserie en moi, je n'ai envie d'être la cible de votre fourreau.

    Godric ronchonna légèrement, mais ne rajouta rien pour autant, Oxen connaissait le vieux briscard et il y avait fort à parier qu'il préparait déjà sa nouvelle envolée lyrique. Puis la chevalière le questionna sur ses écrits, la chose était surprenante, d'habitude ce genre de chose n'intéressait personne, excepté un public de niche bien entendu.

    - Voilà exactement, ça fait hausser un sourcil aux curieuses et aux curieux.

    Fit-il en faisant un clin d'œil à la jolie rouquine.

    - C'est l'histoire d'un barde, un type gentil, mais un peu exubérant qui se retrouve dans une sale histoire alors qu'il est innocent. Pour prouver son innocence, il se retrouve à coopérer avec la capitaine de la garde de la cité, une femme aussi belle et tranchante qu'une lame. Au début, bien sûr elle ne supporte pas la présence du barde qu'elle considère comme un boulet qu'elle doit traîner derrière elle, mais petit à petit, elle se lie de sympathie avec lui, jusqu'à… Nuit torride, vous voyez le principe ?

    - Dis donc le grand poète, tu n'aurais pas couché sur papier un petit fantasme avec une haute gradée de l'armée ?

    - Moi ? N'importe quoi haha… Balivernes. Tu devrais peut-être y lire ça te donnerait des idées tiens ! En plus je ne connais aucune gradée, où est-ce que j'aurais rencontré une capitaine hein ?

    - Oh tu sais… une partie de cartes dans une taverne, un peu d'alcool, la chansonnet…

    - Excusez-le, il divague, encore une fois l'âge ça joue… Si l'histoire vous intéresse, je devrais pouvoir vous trouver un exemplaire.
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