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  • Dim 7 Mai - 12:47
    Après s’être résignée à laisser Violence résoudre la situation au niveau de l’estomac, Nineveh finit de rincer le seau et de le laisser à tremper. Son refus de tenter l’expérience pour la moelle épinière est compréhensible et n’offusque pas le Démon outre-mesure, il est effectivement peut-être plus sage de remettre ça à plus tard voir même de rayer cette option tout cours si jamais l’Arme Famélique ne parvient pas à maîtriser pleinement les aléas du corps de l’elfe. Par contre, la savante possède une autre idée ingénieuse en tête à expérimenter avec le Démon. Elle lui propose de récupérer son bras droit et de tester un relaxant musculaire pour aider à la prise de possession, effectivement ça pourrait bien fonctionner, le Démon réfléchit à tout ce que ça implique mais elle aura de toute façon bien plus de théorie à mettre en place une fois qu’elle sera dans la pratique, surtout qu’autant pour les estomacs elle possédais moins d’expérience, autant pour les bras droits, c’était systématiquement ce dont elle s’emparait en premier chez tout ses hôtes.

    La médecin s’injecte une simple dose par piqûre dans le bras après avoir très faiblement dosé l’anesthésiant. Attendant patiemment que la toxine fasse effet, Violence ne se permet pas de se lancer à la conquête du membre avant que Nineveh ne pense que celui ci fasse effet, mais avant même qu’elle ne lui donne le signal, la scie de Gigli toujours pendouillante à sa main droite la voit se lever et aller dans la cuisine.

    ”Ça ne peut pas attendre? De toute façon tu ne peux même pas digérer pour le moment, mais je suppose que le temps de préparer le repas tu auras à nouveau de quoi assimiler les nutriments.”

    Devant l’entêtement de la guérisseuse, la Guerre Personnifiée se résigne. Alors soit ils vont juste délayer l’expérimentation pour après le repas, mais c’est seulement si la médecin parvient encore à cuisiner ledit repas. Parce qu’apparemment c’est pas gagné, Nineveh se plante devant le plan de travail et tente d’attraper une lame mais malheureusement pour elle sa main est rendue à l’état de tas de viande inerte au même titre que la tête de porc qu’elle a sortie de la chambre froide quelques dizaines de minutes plus tôt.

    ”Peut-être que je peux filer un coup de main en combinant l’utile à l’agréable. Laisse moi voir.”

    Sachant qu’elle possède déjà la branche bracciale du système lymphatique qui remonte à travers tout le bras ainsi que la peau de la paume de sa main, Violence les utilise comme épicentre de l’appropriation quand elle envahit le bras droit de Nineveh. La sensation d’irradiation provoquée est sacrément amoindrie par la non résistance des cellules musculaires, complètements inertes en l’absence de stimulation électrique. Bien. En peu de temps, la totalité du membre droit de la médecin est récupéré par le Démon, maintenant celui ci fait face à un autre problème: d’habitude lorsqu’elle pirate une partie de corps, elle ne fait qu’altérer sa structure, en pratique les nerfs sont toujours reliés à la moelle épinière du cerveau de l’hôte elle-même asservie au cerveau, donc le manieur possède toujours le contrôle total sur ses mouvements. Par contre dans ce cas de figure précis, Violence comprend bien que Nineveh ne peut pas commander elle même son membre endormis. Elle concentre son attention sur le système nerveux pour y observer attentivement ce qu’il s’y passe, elle peut ressentir les impulsions électriques qui parcourent les fibres mais le blocage se fait entre les transmetteurs nerfs-muscles. Curieux. C’est donc ça l’effet du curare.

    ”Hmm. Un instant, je suis entrain de regarder à quoi servent chaque branche nerveuse.”

    Le Démon remarque tout de même que les nerfs musculo-cutanés fonctionnent encore en émission mais plus en réception, lisant dans l’esprit de Nineveh par pure curiosité, elle confirme sa déduction, son hôte peut encore ressentir les sensations mais plus contrôler ses muscles. Étrange, elle aimerait bien investiguer pour savoir comment ça se fait mais il y a plus urgent à faire. Déjà… Violence tente de faire bouger un muscle mais elle n’y parvient pas, elle essaie de changer la jonction neuromusculaire du biceps pour lui donner un état autonome excité et… le coude de Nineveh se replie tout seul à fond, restant bloqué dans une position légèrement inconfortable tandis que la main et le poignet dodeline librement dans le geste manquant presque de frapper sa propriétaire au visage.

    ”Oups.”

    Corrigeant le tir, elle modifie les jonctions à la base de l’épaule et à l’opposé du coude tout en désactivant celle qu’elle avait initialement activé, le bras se retends maintenant vers le haut mais se cogne contre le placard situé en hauteur, et comme l’articulation de la clavicule n’est pas contractée, le bras semble tourner sur l’axe de l’épaule tout en restant tendu en l’air. Là pour le coup, ils avaient vraiment l’air ridicule.

    ”Ça n’ira pas, je crois qu’on va devoir procéder autrement, je ne peux pas créer mes propres impulsions électriques donc je vais avoir besoin que tu me les donnes. Je crois que si tu essaies de faire les gestes je peux récupérer le signal et le transmettre mais il va falloir se coordonner. Penses au mouvement que tu souhaites faire, je vais lire dans ton esprit et ensuite seulement tu pourras l’exécuter.”

    Laissant retomber lourdement le bras contre le comptoir, Violence se réintroduit dans les pensées de l’elfe pour y lire ses gestes et anticiper les signaux électriques. Le bras comporte trois nerfs majeurs, le radial qui semble contrôler le dos de la main, les articulations du coude, le biceps de l’avant bras et quelques gestes du poignet, le médian qui régit la plupart des muscles du bras ainsi que la paume de la main et le pouce, l’index et le majeur et enfin, l’ulnaire qui visiblement régit le dessous de l’avant-bras, le poignet, l’annulaire et l’auriculaire.

    ”Essaie d’attraper le couteau maintenant?”

    La femme se concentre, elle fait tout les efforts qu’elle peut pour se saisir du couvert mais sa main se contente juste d’une réponse si faible que sa propriétaire sera épuisée avant d’avoir découpé la première gousse d’ail.

    ”Je ne comprends pas où est le problème. Ça devrait fonc- Oh. Oh je vois.”

    En fonction des pensées de Nineveh, Violence apprête les capteurs neuro-musculaires pour les modifier très localement en construisant une passerelle éphémère de tissu organique, permettant ainsi au signal électrique de passer physiquement du nerf au muscle plutôt que chimiquement, le problème c’est qu’en faisant ça, la double conversion atténue grandement le signal reçu par le muscle. Il va falloir que le Démon aide à la calibration.

    ”Maintenant, là, ça devrait marcher. Essaie pour voir?”

    Et effectivement, la soigneuse parvient à soulever sa main, mais le mouvement est vague et le bras fait des allée-retour au dessus du manche de l’outil, c’est comme si elle était fortement alcoolisée, tout en étant mentalement parfaitement sobre. Lorsqu’enfin elle abaisse sa main sur le manche de l’outil, Violence l’aide à refermer sa poigne un peu trop fort et la peau de Nineveh blanchit. Plus doucement. Voilà. Là, comme ça… Le Démon trouve ça fascinant, mais une partie d’elle ressent autre chose, quelque chose de similaire à ces moments d’euphorie pure lorsqu’elle mutile et annihile le vivant, là… c’est une sensation agréable. C’est la première fois qu’elle ressent cette sensation dans un moment de calme. Elle ne va pas s’en plaindre ceci-dit. Orientant la lame du couteau vers le bas, l’elfe épluche des gousses d’ail à la main et les dispose sur une planche à découper. Elle se contente simplement de faire des mouvements de haut en bas avec la lame tandis qu’elle pousse avec sa main gauche le condiment tout au long de la découpe. Bien.

    Le feu est déjà allumé dans la cheminée, mais ils doivent maintenant mettre le pot à chauffer avec les pommes de terre. Si l’elfe est parfaitement apte à remplir le pot, le porter jusqu’au foyer avec un seul bras relève de l’accident domestique.

    ”Il va falloir que tu équilibres avec ton bras gauche je pense parce que j-atte-Attends ATTENDS ATTOOooooOooOOH”

    Alors que les deux bras ont du mal à se coordonner, le pot gigote dans les mains de l’elfe tandis qu’elle renverse de l’eau un peu partout sur le chemin entre la pompe et l’âtre avant qu’elle ne le stabilise en le bloquant entre le mur de la cheminée et sa poitrine.

    ”On continue?”
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  • Mar 9 Mai - 18:32
    « Mais il faut du temps pour préparer le cochon de lait… » Explique avec un peu de désarroi la médecin.

    Mais le terme désarroi est inadapté pour la suite : une suite de moments hilares, de sincère concentration, d’expériences sur soi-même et tant qu’on y est, de coups de couteaux soigneusement esquivés. Difficile de coordonner son bras droit par la pensée avec Violence, en particulier puisque le reste de son corps n’arrive pas à suivre et s’adapter. On dirait… On dirait cet exercice avec les échelles horizontales, quand il faut se balancer d’un barreau à l’autre : des heures d’entraînement et de renforcement musculaire pour triompher petit à petit de cet exercice.
    Maintenant, reste à voir comment se coordonner pour soutenir l’effort musculaire et éviter de…

    « Non ! » S’écrie en manquant de renverser le pot rempli d’eau avant de se caler contre un mur.

    Elle a évité la catastrophe de peu. Ils ont évité la catastrophe de peu : Violence a quand même le contrôle sur un de ses membres. Nineveh hésite un instant sur la marche à suivre : retenter la marche synchrone ?

    « Juste pour savoir, est-ce qu’il serait possible tu penses d’avoir une sorte de… De numéro à quatre mains ? Un peu comme un piano : deux instrumentistes pour un seul clavier ? Cohabitation du corps pour être une légende à l’épée ? »

    Elle réfléchit un instant à la marche à suivre, puis s’imagine en train de tenir le récipient des deux mains, contre ses abdos. Un instant et quelques approximations plus tard, elle réussit à faire quelques pas en avant.

    « Tu tiens le bon bout Violence ? On est presque arrivé au poêle, oh non ! Nous ne sommes pas à la bonne hauteur. Violence, prépare-toi à la manœuvre, nous n’aurons qu’un seul essai pour faire ça bien. » Elle se visualise fléchir les genoux tout en gardant le pot contre elle, puis le relever à hauteur de la poitrine, puis déposer le récipient sur la plaque chauffante. « Ok, Violence, je vais démarrer, 3, 2, 1, actiooooooon ! »

    Bras droit qui tremble, bras gauche qui essaie de compenser, grognement d’effort, l’elfe a la sensation de jouer au go sur un navire qui tangue au cœur d’une tempête, avec des gants de pugilat, le tout en étant ivre morte. Elle pousse un cri d’exclamation en voyant le pot atteindre son objectif sans tout détruire. Puis une deuxième interjection de joie lorsqu’elle s’éloigne du poêle sans se brûler.

    « Victoire ! On se la tope ! » S’écrie l’elfe avant de se visualiser en train de lever le bras droit puis de taper dedans de l’autre. « Hop. »

    Elle applaudit d’un seul coup.
    L’élite de Melorn et de magic !

    « Maintenant Violence, il faut qu’on découpe de la viande, au hachoir. » Avant de pointer de la main gauche un énorme couteau qui sert probablement à ouvrir en deux des crânes de bœuf.

    Elle regarde sa main gauche, puis sa droite : oui, il va y avoir des problèmes. L’elfe se décide néanmoins à tenter les dieux : elle se visualise saisir l’énorme lame, positionne la barbaque sur le plan de travail et place le bras sous son contrôle dans son dos, là où il ne risque pas de prendre un coup.

    « Les dieux avec nous ! »

    Impact.
    Le morceau de viande se retrouve coupé en deux, un quart trois quart. Ce qui n’était pas exactement l’intention de l’elfe.

    « Manque de précision, on reprend. » Annonce-t-elle avant de s’imaginer brandir le couteau haut au-dessus de sa tête pour frapper une nouvelle fois.
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  • Mer 10 Mai - 17:36
    Nineveh semble se poser plus de questions à propos du partage de contrôle, Violence n’avait jamais réfléchi à ça auparavant, d’instinct elle laissait systématiquement ses hôtes en pleines possessions de leurs moyens, déjà parce qu’elle-même avait mit beaucoup de temps à s’habituer à manipuler la carcasse de Praelia, mais aussi parce qu’elle pense tout simplement que le cerveau de son hôte est la plupart du temps plus efficace qu’elle même pour manier un corps physique. C’est souvent comme ça avec le Démon d’ailleurs, elle n’est régulièrement que le catalyste, elle ne sait pas vraiment bien se battre, elle ne fait qu’améliorer les capacités de combat de son utilisateur. Dans le fond, Violence ne sera jamais qu’aussi dangereuse que la personne qui la manipule à un instant T, dès lors qu’elle se retrouve par elle-même, elle se contente généralement de simplement frapper vite et fort, et possédant plus de taille et de poids que le commun des mortels c’est généralement une stratégie qui fonctionne avec des résultats plus ou moins convaincants.

    ”Vu l’efficacité avec laquelle on bouge actuellement je doute que qu’on puisse mieux se battre que si tu avais le contrôle total de ton corps.”

    Le Démon attends le compte à rebours de Nineveh pour soulever une fois de plus le pot d’eau salée, il lis en même temps dans l’esprit de l’elfe et commence à ouvrir les capteurs neuro-musculaires un cours instant avant la fin du décompte pour accueillir les impulsions électriques, transmettant les ordres aux muscles inactifs. Une fois le récipient placé sur le feu la médecin semble procéder à une espèce de célébration.

    ”On se la tope? Qu’est-ce que ça veut dire?”

    Une fois redirigée vers le comptoir, la guérisseuse dispose sur le plan de travail une planche de découpe, un hachoir et les gros morceaux de viande porcine. Un premier essais de tranche fonctionne mais est peu concluant sur la qualité de la tranche.

    ”Pourquoi est-il important que la viande soit découpée au bon endroit? Je ne me soucie pas d’où je tranche les corps alors quelle différence ça fait?”

    Et tandis que Nineveh lui réponds et intime à Violence de se lever, la main possédée se bloque au dessus de sa tête et n’obéit plus à sa propriétaire.

    ”Hmm. Attends, je pense qu’il doit y avoir une meilleure solution. Tu as déjà fait cette recette de cuisine là n’est-ce pas? Et de manière plus générale tu as déjà effectué des découpes de viandes à plusieurs reprises, alors quelque part dans ta tête il devrait y avoir la mémoire musculaire du mouvement à effectuer. Laisse moi y accéder et je devrai pouvoir voir précisément comment cela fonctionne.”

    Alors que la soigneuse acquiesce, Violence relâche l’effort de tension dans le bras droit et le laisse doucement retomber aux côtés de sa propriétaire.

    ”Respire. Le cerveau est une des zones les plus difficiles d’accès pour moi, je vais avoir besoin de toute ta coopération.”

    Les filaments organiques du Démon remontent depuis le thymus en ligne droite vers la fosse supraclaviculaire, ils s’immiscent ensuite dans la gorge, longeant l’oesophage pour remonter au milieu du crâne avant de bifurquer et de continuer vers le cervelet. Là, les cellules du corps de la médecin se font immédiatement plus retorses et endiguement fortement la progression de Violence, sentant une dangereuse atteinte extérieure à l’organe le plus important du corps. Il allait falloir être minutieux pour pouvoir continuer sa progression désormais. Lentement. Sûrement. Violence grapille les quelques centimètres restants qui la séparent de la chambre crânienne avant d’enfin accéder à la cavité cérébrale. Bon. Maintenant il allait falloir fouiller dans le cervelet à la recherche du réseau synaptique correspondant à l’information qu’elle cherchait. Une aiguille dans une meule de foin est plus facile à retrouver mais fort heureusement pour le Démon, l’aiguille qu’elle cherche est capable d’émettre un signal électrique.

    ”Si tu te poses la question, non je n’ai jamais fait ça auparavant non plus. Je sais juste que ça existe parce que les combattants se reposent là dessus pour se battre et quand j’ai absorbé le corps de Praelia, la forme que tu as vue tout à l’heure, j’ai dû passer du temps sur son cerveau avant de pouvoir l’assimiler.”

    Elle marque une pause, continuant de chercher parmis les dédales neuronaux.

    ”Pense au geste précis, mais pas à le faire, repense juste à toutes les fois où tu as pu le faire par le passé.”

    Et aussitôt dit aussitôt fait, un groupe de neurones s’active plus que les autres, envoyant des signaux électriques jusqu’à la moelle épinière en court-circuitant le cerveau lui-même. C’est ça. Ces signaux là sont générés par les réponses de stimulis moteurs mais comme le bras de Nineveh est musculairement endormi il se contente de réceptionner sans émettre, du coup la mémoire musculaire ne s’activait pas. Maintenant que Violence l’a devant elle, elle décompose le rythme de l’impulsion, comme une sorte de dance au tempo mesuré, elle le retient afin de le reproduire du mieux qu’elle le peut, et plus bas, le bras se remet en mouvement. Une première découpe de hachoir dans le vide pour essayer, le geste est sec, mais pas encore tout à fait net. Une deuxième frappe dans le vent, mieux. D’un seul coup les espoirs de contrôle partagé en plein combat deviennent légèrement plus concrets même si ce n’est qu’un seul mouvement parmis les dizaines de milliers de gestes qu’un combattant doit être amené à apprendre. Chaque petite progression compte, elle suppose. Violence redirige son attention sur le morceau de viande et abat le hachoir sur la tête de porc. La découpe n’est pas parfaite, mais elle est bonne.

    ”Fascinant. Que reste t’il a faire pour ta recette?”
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  • Ven 12 Mai - 12:43
    « On se la tope, ça veut dire que tu tapes dans la main de quelqu’un d’autre, pour crier victoire avec lui. »

    Quant à la découpe, Nineveh reprend d’un ton toujours aussi détendu.

    « C’est pour la cuisson. Préparer la viande afin qu’elle puisse être imprégné d’épices et aussi pour éviter d’avoir à la désosser dans mon assiette quand il sera temps de manger. » Elle cherche une comparaison avec la guerre. « Quand tu tapes dans un type pour le tuer, il vaut mieux frapper à la gorge, au cœur ou à hauteur des vertèbres pour le tuer sur le coup. Si tu le plantes dans l’estomac, il a encore assez d’énergie pour t’en foutre une. Même principe : il faut une découpe de qualité pour avoir une bonne qualité de vie. »

    Puis vient le moment intéressant, mais aussi tendu : se glisser dans son cerveau pour avoir accès à ses souvenirs afin d’essayer d’exploiter la mémoire musculaire. L’elfe a un hochement de tête en plissant du regard, ce qui n’a guère de sens puisque Violence est déjà en elle, mais soit.

    « Attention aux trucs que tu touches à l’intérieur, c’est sensible. » En particulier quand elle commence à ressentir la progression de l’épée démoniaque qui commence à lui remonter dans l’esprit. La médecin tente du mieux qu’elle peut de ne pas entraver sa progression, mais son subconscient est d’une autre opinion et il faut un certain temps au démon pour qu’il puisse arriver à son objectif. « Je vais penser au geste précis, bien compris. »

    Elle ferme les yeux et se concentre sur toutes les fois où elle a découpé et décarcasser une tête de cochon pour préparer le repas. Elle sent son bras droit se mouvoir et une seconde plus tard, le hachoir s’abattre dans le vide. Les yeux ouverts, le deuxième essai est beaucoup plus concluant, même si toujours un peu hésitant et le troisième, directement dans le crâne de cochon est parfaitement adapté, même si un peu brouillon pour une découpe.

    « Faire cuire la cervelle dans l’eau, avec les joues et la langue. »

    Elle jette un coup d’œil à l’eau en train de bouillir.

    « Essayons de ne pas se brûler. » Annonce la docteur en commençant à mettre les abats dans la casserole. « Il reste les épices et la viande. »

    Et encore une fois, elle songe à toutes les fois où elle a mis quelque chose dans de l’eau chaude. Des instruments de chirurgie au thé, en passant par des ingrédients de cuisine. Avec une certaine difficulté, Violence et Nineveh réussissent à tout mettre dans l’eau bouillante sans se brûler et l’elfe remet le couvercle par-dessus.

    « Si tu as absorbé la mémoire musculaire de Praelia, est-ce que cela veut dire que tu peux l’utiliser sur d’autres sujets ? Par exemple, absorber la mémoire d’un grand guerrier, pour réutiliser ses compétences sur d’autres individus. Si nous tentions de lancer un couteau, pourrions-nous le faire avec une précision sans faille ? » Demande la médecin en observant le hachoir sur le plan de travail. « Un instant je te prie. »

    Elle s’empare d’un couteau dans sa cuisine. Est-ce que l’usage de la magie fait partie de la mémoire musculaire ? Elle s’imagine utiliser ses pouvoirs pour toucher planter le couteau dans un pot de fleur en bois, comme elle pu le faire des dizaines, voire des centaines de fois lorsqu’elle a appris à déplacer des objets par la force de son esprit.
    Elle va vite en avoir le cœur net.
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  • Sam 13 Mai - 18:16
    Une fois les épices rajoutés dans l’eau de cuisson et la viande plongée dedans, Violence commence à ressentir le poids du corps qui se révolte contre l’intrusion étrangère à l’intérieur du cervelet, et outre une simple question de mana, les cellules qu’elle a piraté pour lui servir de passerelle dans la tête de Nineveh commencent à la rejeter. Scindant sa concentration entre l’écoute de son hôte et le maintiens de sa présence dans l’organe nerveux, elle peine à se stabiliser, enfin, en entendant ce que la médecin propose, le Démon finit par lâcher prise et rétracte lentement son influence du crâne de la savante pour redescendre lentement dans son cou, le long de sa nuque.

    ”Je vais te décevoir mais c’est impossible. La mémoire musculaire est établie par le cerveau lui-même en fonction de son propre corps, précisément calibrée par rapport à la masse musculaire, à la forme des bras et à la rapidité nerveuse, les différences physiologiques de chacun rendent le portage d’un individu à l’autre infaisable. J’ai déjà essayé de réutiliser ce que je savais de Praelia mais sans succès. Quant à l’usage de la magie, je ne peux pas utiliser les pouvoirs de mon hôte, tout comme lui ne contrôle pas les miens, le mieux qu’on puisse faire dans ce domaine est une utilisation symbiotique en s’accordant mentalement sur leurs usages.”

    Violence laisse Nineveh respirer un peu maintenant qu’elle n’a plus la tête parasitée et il semblerait presque que la vapeur qui se met doucement à siffler sous le pot imite le train de pensées de la guérisseuse qui semble perplexe. Peu après, le Démon retourne son attention sur l’estomac de la femme, mesurant avec prudence le taux d’acidité du liquide présent dans son sac gastrique. Ça devrait être raisonnable maintenant, dans le pire des cas elle aura quelques remontées d’ici demain, le temps que ça s’équilibre, mais elle n’aura probablement rien de plus. Alors, le Démon se retire complètement du corps de l’hôte, lui rendant à la fois sa liberté de pouvoir déposer la scie de Gigli sur la table, et son bras droit inanimé qui pendouille à son côté.

    ”Ton ventre devrait bien se porter désormais, je me suis permis de lui rendre son état normal et de me retirer.”

    Après quelques secondes de silence, Violence reprends:

    ”Nineveh? La semaine dernière pendant notre discussion sur mes propres recherches tu as mentionné le système d’égouts de Melorn, est-ce que tu sais comment y accéder?” En tant que Démon constitué de souvenirs de brutalités, des concepts simples comme des égouts mais complètements sans rapport avec la vie de manière générale lui étaient donc beaucoup moins familier. ”Je ne dois pas m’attarder ici, j’ai lu dans ton esprit à plusieurs reprises ces derniers jours, j’y ai vu des gens qui me cherchent, ceux qui t’ont apporté le corps de Kernov et avec qui tu es sortie à l’extérieur. Qui sont-ils?”
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  • Sam 13 Mai - 20:51
    Ni mémoire musculaire, ni utilisation de la magie, la médecin hoche la tête et a un soupir de soulagement en sentant Violence quitter son corps pour se dématérialiser sous sa forme de scie de Gigli. Entre les ouvertures de crâne et la popote, nul doute que le démon aura passé une semaine relativement enrichissante, quoiqu’un peu atypique. L’elfe ne rajoute rien au sujet de son estomac : elle peut sentir le PH retrouver son état normal et petit à petit, son œsophage retrouve une épaisseur acceptable.
    Tout en cuisinant, l’elfe écoute attentivement les dires de Violence sur les égouts, mais aussi sur son besoin de s’éclipser en discrétion de la cité. Nineveh reste étrangement silencieuse à l’évocation de Rowena, Halewyn et Shan. Elle hésite un instant sur la démarche à suivre : elle ne saurait faire défaut à des amis, mais elle ne saurait trahir quelqu’un qui lui a permis de mener des recherches plus qu’inédites pendant une semaine entière.

    « Mh, » débute l’elfe, pensive, « hm mh, » continue-t-elle en mettant les aliments à cuir. Elle sait ce qu’il lui reste à faire. « Pour répondre à ta question, les gens qui sont à ta recherche sont des traqueurs, certains de métier, d’autres non. Tu as attiré l’attention des mauvaises personnes et je ne donne pas cher de ta peau si tu es révélé au grand jour. L’équipe à ta poursuite est soudée, pas forcément la mieux organisée, ni la plus professionnelle, mais elle se rattrape largement sur ses capacités. Il est sage que tu prennes congés oui. Pour les égouts, c’est une question un peu plus complexe. »

    Elle jette un œil aux casseroles sur le feu : elle peut s’absenter quelques instants. Elle récupère Violence et la dépose sur une table avant de sortir un parchemin usé et de l’encre. Il suffit de voir les nombres décolorations sur le cuir pour comprendre que de nombreuses fois, on y a passé la lame d’un scalpel pour gratter l’encre, quand elle n’a pas été arrachée par télékinésie.
    Nineveh passe une main au-dessus de l’encrier et commence à reconstituer un schéma grossier des égouts de la ville, puis quelques illustrations, par la simple force de son esprit.

    « Les égouts de la ville sont bien organisés, ils ont été refaits et élargis plusieurs fois pour accommoder la croissance démographique de Melorn. Aujourd’hui, après la guerre, la chute de notre empire et son statut de dernière cité, ils ont perdu en fréquentation. La population a diminuée, mais pas la taille des tunnels. Même sous ta forme guerrière, tu devrais pouvoir naviguer sans peine dans les plus gros. » L’elfe se concentre, il faut qu’elle trouve le bon itinéraire, le bon ensemble. « Les égouts sont connectés à une suite d’aqueducs souterrains, des karez-qanats, qui amènent depuis les montagnes de l’eau en permanence. Le système était couplé à des monticules à l’extérieur de la ville pour conserver de la glace toute l’année, même durant l’été. »

    La raison ? L’elfe hausse les épaules.

    « Dans les très vieilles archives médicales, les vieux compte rendus de médecins, il y a des légendes qui disaient que cette glace servait pour des morgues, pour conserver des cadavres. Sans doute pour que des nécromanciens puissent communiquer avec eux, ou au contraire, en attente de légistes. »

    La médecin reprend ses explications.

    « En plus des égouts et du karez, il y a des rumeurs sur des souterrains plus anciens. Mais personne n’a jamais pris le temps de les explorer : la spéléologie est un loisir dangereux et surtout, il y aurait certaines portions qui seraient inondées. Sans compter toutes les ressources à mobiliser : l’éclairage, le fil d’Ariane, les provisions, les effectifs à équiper et tout simplement, le peu d’intérêt à descendre aussi profondément sous terre.
    Durant un autre âge, lorsque les elfes étaient plus nombreux, nous aurions pu descendre, mais c’est le genre d’exploration qui va être difficile à justifier. »


    Ce qui ne répond pas à la question initiale de Violence, un tort que Nineveh s’empresse de corriger.

    « Pour accéder aux égouts, il y a plusieurs moyens : différentes entrées de service pour l’inspection des souterrains. Mais aussi des puits qui donnent directement sur les karez, depuis l’extérieur de la cité ou dans certaines places particulièrement isolées en ville. Si tu n’as pas peur de te salir, il y a aussi une portion de l’égout qui est à ciel ouvert, une ouverture de plusieurs mètres. Il y a une barrière magique pour empêcher les odeurs de remonter, mais… Tu peux sauter dedans. »

    Elle hésite une seconde.

    « Pourquoi donc vouloir t’aventurer dans les égouts ? Si tu veux quitter la ville, ne peux-tu pas te téléporter au loin ? »
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  • Dim 14 Mai - 14:16
    ”Des rumeurs sur des souterrains plus anciens? Alors c’est là qu’on va.”

    Si tant est que ce dédale existe ce sera sûrement là que le Démon aura le plus de chance de trouver le Compendium. Elle réfléchit à la praticité de cette excursion spéléologique, la lumière risque effectivement d’être leur préoccupation principale, quant aux cordes, équipement d’escalade et de descente, tout ça ne serait pas un problème. Dépendant du temps qu’ils se mettent à passer sous terre ils auront peut-être même plus besoin de nourriture pour Nineveh que de piquets et de mousquetons. Pareil pour le fil d’Ariane, nul besoin.

    ”Les entrées de service en dehors de la ville seront parfaites, on évitera d’attirer l’attention. Le pire serait que des mortels nous suivent à l’intérieur donc je pense que le morceau à ciel ouvert a peu d’intérêt. On pourra regagner le système d’égout en revenant vers la Cité par l’intérieur.”

    Reste un point à éclaircir pour son hôte qui le mérite.

    ”Et tu te méprends. Je ne cherche pas à quitter la ville, bien au contraire. Je ne partirai pas de Melorn avant de l’avoir trouvé et ouvert. Le Compendium Daemonum. Un endroit, quelque part en dessous de Melorn, qui devrait normalement contenir des informations sur mon espèce, j’ai besoin de le retrouver mais je n’en sais pas plus que ça, je sais uniquement qu’il est là, quelque part en dessous de la Cité dans laquelle il ne fait jamais nuit. Je peux ressentir les énergies démoniaques, s’il est là et qu’il existe, je le saurai.”

    Et pour finir de clarifier sa situation:

    ”Je ne suis pas préoccupé par le danger que représente tes petits camarades, s’ils peuvent me vaincre en combat alors soit, ce ne seront pas les premiers à le faire. Ce qui m’alarme plus c’est qu’une fois qu’ils m’auront trouvé, je devrai effectivement m’enfuir et il me sera difficile d’atteindre mon but.”

    Après avoir écouté la réaction de Nineveh, Violence rajoute:

    ”Prépare toi, on part demain matin à ton réveil. Emporte des sources de lumière, de la nourriture ce sera à peu près tout ce dont on aura besoin… Peut-être des vêtements chauds pour toi je suppose.”

    Ils finissent alors de discuter, Nineveh prends le temps de manger son porc de lait à la purée, d’effectuer ses brefs préparatifs pour le lendemain et à l’aube, les voilà partis vers la frontière nord de la ville où ils atteignent le bord du dôme magique. De l’autre côté, le soleil matinal timide éclaire la toundra d’un tein blafard et la rosée fumante de givre tapisse la terre humide de l’extérieur. Le Démon est attaché à la ceinture de la médecin emmitouflée dans sa cape de voyage rafistolée, ses fidèles bottes presques aussi vieilles qu’elle au pieds, elle passe la barrière protectrice et accueille le froid brusque avec une certaine réticence. Pour Violence sous cette forme, ça ne fait aucune différence. La progression est un peu lente à cause de l’engourdissement des muscles de l’elfe et ils avancent sans trop vraiment savoir où aller, il faut dire que ces entrées de service font savoir leur existence mais quant à savoir où exactement se trouvent-elles, c’est une autre affaire. Bientôt, une petite construction point à l’horizon, une espèce de minuscule bâtisse, plutôt un abri en fait, constituée de deux murs de bois et d’une toiture précaire qui se dresse au milieu de nul part. En s’en rapprochant, les deux explorateurs aperçoivent également un petit muret de pierre maçonné qui décrit le pourtour d’un trou béant. La lumière descend à quelque dizaines de mètres tout au plus avant de se perdre complètement dans le gouffre, remplaçant le fond hypothétique par une nappe d’obscurité mystérieuse. Des odeurs humides remontent de ce puit sans fond, portées par un très léger courant d’air froid difficilement perceptible à cause du vent déjà présent à la surface, mais l’aspect glacial de celui ci le rend bien distinct de l’alizée des steppes. Nineveh se penche par dessus le muret, jetant un regard sur la paroi tubulaire qui descend dans les entrailles de la terre. Sur le côté du garde-fou, quelques marches d’escaliers permettent un accès facile à des barreaux de fer rouillé et peu rassurant, c’est sûrement ce qui fait office d’échelle pour descendre jusqu’au fond du gouffre, les barreaux sont chacun espacés d’environ un peu moins qu’un demi-mètre, rendant la descente physiquement pénible voir éprouvante en fonction de sa durée. Le Démon observe, le tout, puis prends la parole:

    ”Jette moi dedans.”

    Une fois en bas, elle reviendra dans la main de sa propriétaire, puis se téléportera à nouveau en bas en ajoutant cette fois son hôte à la dépense de mana.
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  • Dim 14 Mai - 18:16
    « Soit, si tu penses pouvoir faire face à tes traqueurs, je n’ai rien à dire dessus. Je ne suis pas la personne la plus apte à juger de ce côté-là. Quant aux souterrains, là aussi je te fais confiance. Tu feras néanmoins attention : si tu cherches cet endroit, il est potentiellement piégé. Les elfes ont toujours été très secrets. »

    Les préparatifs de Nineveh sont assez simples : de la nourriture, plusieurs torches, des vêtements chauds et surtout, du matériel médical. De quoi se rafistoler en bas et de désinfecter une plaie, ce qui ne sera pas un luxe dans les égouts. Elle prend de la craie de sorte à identifier le chemin, afin de revenir éventuellement avec d’autres personnes si par hasard, elle croise un corps ou un squelette. Il y a des gens qui ont disparu et qu’on n’a jamais retrouvés, peut-être sont-ils dans les entrailles de la cité ? En marge de ces préparatifs, elle s’en grille une : le tabac est un luxe qu’elle se permet rarement, à l’occasion, pour décompresser ou se féliciter d’une grande victoire. Dans ce cas-là : pour se préparer mentalement à la journée de demain.
    L’elfe regarde les luminaires de son salon : ils servent rarement, elle reçoit rarement du monde. Les globes bleutés qui brillent tant qu’ils sont chargés de mana baignent la pièce de vie d’une lueur aquarium
    Si elle osait ?
    L’elfe les décroche par l’intermédiaire de la télékinésie. Elle en prend deux : un qui ira dans sa lampe tempête, un autre attaché au bout d’une corde, pour voir au loin.

    D’ordinaire, pour Nineveh, la nuit est porteuse de conseils, mais dans les ombres, rien. Le sommeil devient une torpeur aveugle dont rien ne ressort.

    Le jour d’après au contraire, est l’occasion d’avoir le nez qui coule et de lutter dans la neige qui arrive jusqu’aux genoux de la médecin. L’occasion de déambuler dans le froid à la recherche d’une entrée des égouts.

    « Tu sais quoi ? La prochaine fois que tu passes à Melorn, je te présenterai Amren. C’est un magicien, il aurait été érudit de la cité s’il n’avait pas traité de grosse tarlouze un prof de magic et s’il n’avait pas refusé une chaire dans leur si précieuse université. Il a pris la défense de mon oncle à son procès, et il a traité de connard le procureur. Si tu aimes les expériences douteuses, nul doute qu’il se fera une joie de t’aider dans tes expériences. Surtout que lui, contrairement à moi, a l’habitude de s’ouvrir en deux pour expérimenter sur lui-même. »

    Puis ils arrivent à hauteur d’un puits. Violence veut être balancé dans le trou, mais ce n’est pas exactement ce qu’à l’elfe en tête.

    « Un instant, je veux juste voir dans quoi on s’engage avant. » Déclare la médecin avant de balancer le globe lumineux.

    Il heurte le sol avant que les 40 mètres de cordes ne soient atteints. Il doit rester la moitié de la liasse.

    « Que tu vois quand même dans quoi tu tombes. Bon voyage. » Annonce Nineveh en le lançant au fond.

    Un instant plus tard, le démon revient et embarque Nineveh avec elle.
    En réapparaissant, l’elfe a un reflux et dégueule son petit déjeuner.

    « Mazette, » régurgite la médecin en finissant de cracher un morceau de pomme partiellement digéré. « C’est pour ça que je déteste les téléportations. Une fois sur deux je rends le contenu de mon estomac. » Elle s’essuie la bouche.

    Le démon et l’elfe sont dans un souterrain qui sert à acheminer l’eau. Un vieux karez qui doit descendre plus bas encore dans les vallées plus au Sud. Malgré l’aspect peu reluisant des lieux, c’est un aqueduc d’envergure : assez pour carreler le sol et poser un garde-fou en chaînes. Couvert de rouille, il continue de tenir bon.

    « Je reconnais les lieux. » Annonce la docteur. « On est dans des galeries de collection de l’eau. Je crois qu’ils voulaient faire une nappe phréatique temporaire, sous la ville. » Elle s’éclaircit la gorge et après avoir récupéré son globe lumineux, brandit sa lampe tempête. « Regarde le cours d’eau : les boules blanches qui sont au fond, ce sont des agrégats de calcaire. Tout l’ensemble de la galerie est en train de blanchir. » Explique l’elfe. « Si l’on remonte vers la cité, je pense que l’on trouvera une sorte de cuve, ou un système de rétention et d’organisation de l’eau. Une citerne ? »

    Nineveh range Violence dans sa botte et commence à progresser vers les souterrains de la cité, non sans commenter ce qu’elle voit.

    « C’est un endroit assez jeune par rapport à ce que tu cherches. Mais, techniquement, s’il a été choisi pour être construit, c’est qu’il devait y avoir un espace vide non ? Ils n’allaient pas creuser une immense citerne dans de la roche solide. Il doit y avoir un moyen de descendre plus bas. Qu’en penses-tu ? D’ailleurs, que penses-tu trouver en bas, si ce n’est pas indiscret évidemment. »
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  • Lun 15 Mai - 20:02
    Transmettant sa mana dans le corps de son hôte via les cellules de contact avec la main et celles qu’elle avait précédemment piraté, Violence téléporte Nineveh au fond du précipice, mais à l’arrivée celle-ci se prends d’un malaise et rends le contenu de son estomac par terre. En entendant que c’est un peu habituel pour elle à chaque usage de cette magie particulière, le Démon réponds:

    ”C’est peut-être aussi les après-coups de nos expériences d’hier, ton corps n’est peut-être pas non plus dans les meilleures conditions pour ce genre d’escapade.”

    Après avoir un peu repris sa constitution, la médecin jette un coup d’oeil autour d’elle pour repérer l’environnement qui les entoure. Elle se met à fournir quelques explications au Démon qui acquiesce, songeur. Un détail attrape son attention:

    ”Tu reconnais? Tu es déjà descendue ici?”

    Alors qu’ils se mettent en route vers le sud cette fois pour regagner Melorn via les souterrains, la médecin marche sans trop parler dans le tunnel. L’ambiance est plutôt calme, effrayante peut-être pour les mortels les plus peureux, mais ni pour le Démon, ni pour l’elfe pluri-centenaire. Sa lampe-tempête balaye les surfaces, projetant des ombres irrégulières sur les paroies déformées par l’aggrégation du calcaire pour former des stalactites. Ces dents minérales donnent au tunnel un aspect un peu plus lugubre que nécessaire, brisant la monotonie de l’eau qui s’écoule lentement depuis l’amont par des bruits de gouttes qui tombent et font écho dans la cavité rocheuse. Lorsque la lumière éclaire les parois, il est évident que l’entretien du conduit est discutable, si les murs étaient plutôt bien défraîchis à l’entrée de la colonne par laquelle ils sont descendus, une fois une centaine de mètres vers l’intérieur ils se rendent compte que la pierre se tapisse rapidement d’un mélange visqueux de calcaire et d’algue grimpante. Le tout rends non seulement le sol mais aussi les murs assez glissant et impraticables sans tenir fermement au garde-fou pour progresser, l’humidité est omniprésente et la profondeur décuple le froid qui est passé de mordant à mortifère. Pour briser un peu l’engourdissement glacial qui la pénètre, Nineveh se met à parloter.

    ”Ça ne paraît pas si ancien que ça en effet.”

    La lampe tempête éclaire des morceaux de carrelage, c’est vrai que ça aussi, ça s’est raréfié avec leur progression, les tuiles de pierre taillée à même le sol ont laissé place à la texture naturelle brute que le temps lui as rendu. Enfin, ça c’est quand la couche de vase ne recouvre pas totalement la pierre. À interval régulier ils peuvent voir une espèce de pierre briquée qui ressemble à un relais, planté dans le mur fermement avec du mortier rudimentaire pour marquer leur progression comme des miettes de pain. Il y en a une tout les cents mètres environ et dessus sont inscrits des symboles, des chiffres en elfique, indiquant la distance parcourue depuis la Cité. L’inscription n’est effectivement pas très vieille puisqu’elle est encore clairement lisible sur chaque pierre.

    ”Certains endroits ont l’air d’être d’origine naturelle. La hauteur de plafond est irrégulière, l’ouvrage de la canalisation aussi, il y a de fortes chances qu’il y ait d’autres galeries par-ci par-là.”

    La température continue de chuter et ça se ressent dans le ralentissement de la guérisseuse, son souffle projette des nébules de vapeur par accoups au rythme de ses pas qui résonnent dans la cavité.

    ”Je ne sais pas vraiment, je suppose que je cherche une trace, n’importe laquelle, d’énergie démoniaque. Je suis capable de les ressentir en général, les autres, les Comme-Moi. C’est comme ça que j’ai atterri dans ta cave d’ailleurs, parce que j’y avais senti ma propre signature, je suis à l’affut mais pour l’instant je ne ressens rien de particulier.”

    Ce n’était pas très convaincant pour le Démon. Ils continuent leur procession pénible toujours plus profondément dans le karez, les sons ambiants deviennent de moins en moins rassurant, parfois de petits bruits pouvant se faire entendre et qui n’ont pas l’air de provenir de la nature, comme des couinements lointains de rongeurs dérangés dans leur petite vie paisible, des hurlements fiévreux certainement dû au passage du vent dans les tunnels, des… des… euh.

    Des grattements? Un bruit audible de grattement retentit faiblement d’abord, puis de plus en plus au fur et à mesure que le duo continue d’avancer. Au bout d’un moment il n’y a plus de place au doute, ils entendent bel et bien un son distinct de frottement minéral, comme si des dents rongeaient la pierre quelque part dans le qarat. C’est lorsqu’ils ont la certitude que ce bruit n’est pas une illusion auditive que la structure du conduit change légèrement. La vase qui tapisse habituellement la partie inférieure des parois cède sa place à une pierre usée et râpeuse contre laquelle les bottes de Nineveh accrochent bien. Les murs sont recouverts d’espèces de tentacules végétales proliférantes qui viennent ramper dessus, rattachées à la roche par des minuscules tendons organiques qui s’encastrent dedans. Un coup de lampe tempête révèle aussi la présence des tentacules dans le filet d’eau qui dévale le conduit, elles viennent tremper dans la flotte, prélevant certainement de l’eau pour la croissance de cette entité végétale étrange. En remontant les racines grouillantes à la source, le faisceau de lumière balaye la surface, passe le garde-fou et coupe le passage devant eux jusqu’à révéler un trou dans la paroi. Une faille béante de plusieurs mètres de diamètres crée un autre couloir depuis lequel les sons de grattements semblent provenir.

    Doucement. Violence repasse en télépathie pour ne pas risquer d’alerter la présence de quoi que ce soit qui est à l’origine du frottement.

    En s’approchant de l’entrée du passage alternatif, ils remarquent qu’à l’intérieur de celui ci la végétation semble être bien plus répandue, c’est comme si la flore était drastiquement indifférente des conditions extrêmes qui régnaient en ces lieux et que d’un seul coup des herbes et des plantes se sont mit d’un commun accord à pousser là. Au milieu de la végétation intempestive, une rigole coule tout le long du tronçon de couloir qui leur est donné de voir, parcourue par un peu d’eau. Visiblement les tentacules servent en fait de pont aqueux entre la canalisation et la rigole pour alimenter cet éco-bulle. Parmis les plantes, la raison de ces frottements rampent d’un air menaçant, des dizaines de bestioles difformes ressemblant à des cadavres de Lanconda oscillent entre les feuilles et les tiges, leurs os apparents bougeant de manière spasmique tandis que le corps principal formé par la colonne vertébrale se mue par terre.

    Outillage non conventionnel. [ft Violence] - Page 2 3dd7f6048b27dfedbcbaa4a1d63b191b

    Alors qu’une des bête remarque leur présence, le reste des bêtes à moitié mortes se braquent soudainement, et Violence détecte un fort afflux de signature démoniaque.

    ”NINEVEH!”
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  • Mar 16 Mai - 16:10
    « J’ai cette tendance à être malade après les téléportations. Ne me demande pas pourquoi, mes boyaux qui ne supportent pas d’être secoués. Le cochon de lait d’hier aussi, j’ai quand même bien mangé. Mais oui, je suis déjà descendue dans des secteurs similaires, j’ai travaillé comme médecin de mines à une époque, au Reike. Cela m’a valu une certaine reconnaissance pour le traitement de l’argyrisme, mais j’en ai aussi tiré une certaine expérience des environnements souterrains. Je suis déjà venue ici, mais je ne connais pas vraiment les souterrains de Melorn si c’est ta question. »

    Les galeries sont… Différentes. D’ordinaire, il n’y a pas de vie végétale qui arrive à se développer dans les sous-sols, à la limite, quelques animaux habitués à l’obscurité. L’elfe se souvient d’avoir un jour croisé des crevettes transparentes, qui n’existent que dans les cavernes. Des animaux aveugles, qui prospèrent tels les moules en filtrant l’eau. Mais ici, cela ne ressemble pas vraiment à ça.
    La médecin observe la cavité naturelle. Drôle d’endroit. Elle ne saurait pas vraiment quoi dire. En particulier sur ces tentacules que la docteur se retient fortement de toucher : ne jamais mettre les mains sur une entité inconnue. Violence ne compte pas.
    Mais c’est surtout, plus loin, cette faille, dans la pierre. Nineveh s’approche, elle marche lentement vers cette ouverture gigantesque d’où la végétation semble provenir. Ambiance étrange, anxieuse, l’elfe a une sueur froide lorsque Violence repasse sur la télépathie et le faisceau lumineux déchiffre progressivement la scène.
    D’abord la végétation, ensuite les tentacules, puis les… Lanconda zombies ?
    Regard, regard, regard.
    Les créatures s’agitent et Violence donnent le signal de la curée, ou de la fuite ?

    Nineveh dégaine sa fidèle scie de Gigli, le fil tranchant comme une lame de rasoir part à la rencontre de la créature la plus proche. Guidée par l’esprit de l’elfe et surtout, l’expérience de plusieurs dizaines d’instants « neurochirurgie », la scie filaire taille dans la chair et les os comme dans du beurre. Le fil d’acier se referme sur la première créature, avant de se refermer comme sur un morceau d’argile humide.
    Créature au tapis.
    Encore beaucoup à abattre. Trop pour toutes les combattre, probablement trop rapides pour fuir.

    L’elfe utilise ses pouvoirs pour récupérer toutes les billes de calcaires qui ornent le fond du courant et les balancer dans la cavité avant de s’enfuir. Un instant plus tard, c’est le cri d’un lanconda qui glisser sur une dizaine de billes et se prend le mur du tunnel. Nineveh ne se retourne pas et continue sa course effrénée sans s’arrêter. Tant qu’il y aura du danger, elle continuera de courir.

    « C'est bon là? » Demande-t-elle à Violence sans regarder derrière-elle.
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  • Lun 22 Mai - 13:11

    ”NE T’ARRÊTE PAS!”

    Pendant que la médecin s’enfuit en retournant d’où ils sont venus, Violence observe les créatures étranges qui se faufilent en ondulant sur le sol. Leurs corps sont étranges, similaires à des ossatures vertébrales dépourvues de musculatures, et ce qui ressemble à leur tête sont des sortes de cages thoraciques énormes qui s’orientent de manière archaïque. Les lancondas réanimés sortent de la faille dans le tunnel et les suivent en dehors, peinant au départ à les pourchasser à cause de l’attaque télékinétique de Nineveh. La médecin continue de courir pendant une bonne minute à toute vitesse tandis que les colonnes de vertèbres les talonnent. La scie de Gigli regarde derrière, elle observe. Ces monstruosité ont l’air d’être plus effrayantes qu’elles n’ont l’air dangereuses en réalité, le Démon ne repère ni crocs ni griffes pouvant infliger des dégâts conséquents, ces bêtes sont peut-être capables de magie mais là à vue de nez elles n’en ont pas l’air. L’outil démoniaque ne se contente pas de surveiller leurs poursuivants dans cette course effrénée, elle contrôle aussi la santé de son porteur, et à ce rythme là elle ne tiendra pas. Outre la fatigue musculaire ce sont ses poumons qui la cloueront sur place en premier d’après l’oxygénation qui parvient à sa main droite, ils ne vont pas avoir le choix. Il va falloir se battre. Lorsqu’elle avait traversé les mémoires de la soigneuse, Violence avait parcouru une bibliothèque massive d’opérations médicales, d’expérience en chirurgie du vivant et parfois même du mort, mais quand il s’agissait de faire passer ses adversaires de vie à trépas elle ne trouvais même pas le dixième du quart du demi de la matière. Qu’est-ce qu’elle peut faire? Si jamais elle demande à Nineveh de la lâcher pour qu’elle fasse venir Praelia elle va prendre du temps à se transformer et elle n’a pas envie de se retrouver dans une situation temporaire où les Lancondas seront entre elle et la médecin. Même si elle se téléporte après pour revenir à ses côtés, ça la laisserait vulnérable quelques instants, et se sont justement ces brefs instants qui pourraient être fatidique à la soigneuse, une chute, la fatigue, il y avait trop de risque. Ça ne laissait pas trente six solutions à Violence, vu qu’elle ne pourrait pas téléporter la médecin sans la paralyser encore plus, ce qu'elle allait tenter était également risqué, mais ce serait un danger qui serait de son ressort et sous son contrôle.

    ”À mon signal, tient toi debout sans bouger. Je m’occupe du reste.”

    Monopolisant sa mana, le Démon se concentre pour la tâche technique qu’elle s’apprête à réaliser, il va falloir être synchrone avec son hôte mais ça devrait sans doute passer sans trop d’encombre. Tout d’abord, le dos. Depuis l’arrière de Nineveh, une plaque de métal et de chair amalgamés se matérialise à partir de rien, grandissant rapidement à quelques centimètres du dos de l’elfe et peu à peu, le morceau d’armure prends forme. Les côtes organiques de Praelia s’extrudent de la plaque flottante et viennent entourer la soigneuse comme des protections macabres.

    ”Ne crains rien, continue à courir, encore un tout petit peu!”

    Les côtes s’ornent de métal tandis que le haut de la plaque encadre les épaules et la jupe entoure les hanches de Nineveh, c’est tout ce qu’elle peut faire pousser sans entraver les mouvements de sa porteuse, elle devra faire apparaître le reste le plus vite possible pour la suite.

    ”MAINTENANT!”

    D’un seul coup, la Multitude apparaît, mais elle ne pousse pas sur son promontoir habituel au niveau des épaulières, les bras sortent de l’intérieur de l’armure et ils se tendent pour saisir le corps de la médecin qui s’immobilise abruptement. Le reste du géant de métal se manifeste peu à peu, les bras de Praelia se forment et la cuirasse enveloppe ceux de Nineveh, les jambes de l’aberration démoniaque poussent contre le sol tandis que l’elfe s’élève soudainement, portée par les mains de la Multitude dont les bras continuent de pousser à l’intérieur du colosse pour attraper les membres respectifs de l’hôte. Il était important de positionner correctement le corps physique de la médecin dans l’armure pour une excellente raison: bientôt, les volutes d’essences noirâtres qui permettaient au Démon de faire bouger l’engeance titanesque envahir l’intérieur de l’armure et si Nineveh venait à entrer en contact avec autant de fragments d’âme elle n’en réchapperait sans doute pas au vue de sa réaction dans son jardin. Les brins de fumées nappent l’intérieur de la cuirasse, restant proche du métal pour éviter de toucher le mortel niché au creux du cocon maudit. L’intérieur de la protection est légèrement différent de son extérieur, la partie organique de l’alliage est plus proéminent alors qu’au dehors l’acier est bien plus prévalent, et c’est normal puisque cette abomination vient de la fusion entropique entre Praelia Matricus, l’ancienne hôte de Violence, et l’armure que la mercenaire portait au moment où le Démon s’était brutalement emparé de son corps. Les Lancondas se rapprochent et se ruent sur la création abominable, Praelia n’est pas encore totalement refermée et elle doit utiliser ses mains pour protéger son hôte à grands coups de poings d’acier. La Sphère n’apparaît pas pour finaliser la création, à sa place c’est la tête de l’elfe qui dépasse de l’armure géante, tête dont la proportion est comiquement trop petite par rapport à la taille de ce qui se trouve en dessous.

    ”Accroche toi, ça va secouer.”

    L’enveloppe charnel fait passer la Scie de Gigli à travers l’alliage de sa main, quittant la poigne de Nineveh, mais lorsque l’outil ressort de l’autre côté, c’est sous la forme de la grande Tizona blanche que l’elfe avait ramassé pour la première fois dans sa cave, adaptée à la taille imposante de Praelia. La Lame Famélique en main, le Démon s’atèle maintenant à exterminer leurs poursuivants, l’Épée fuse et tranche les colonnes d’ossements, révélant à l’intérieur même des vertèbres des muscles languissants et déformés de manière surnaturelle. Le combat est chaotique, ce n’est pas un face à face dans les règles et bien rangé, les créatures rampantes se ruent sur l’engeance qui taille en frappant le sol de son épée dans le tas de bestioles, mais quand bien même elle scinde ces monstres en deux, la partie rattachée à la “tête” gesticule encore et continue de progresser. Ceux qui arrivent aux pieds de Praelia s’enroulent autour de l’armure, la restreignant avec une puissance insoupçonnée tandis que Violence a de plus en plus de mal à bouger. Émettant un hurlement de rage, l’armure colossale brise un des vertébré qui s’enroule autour d’elle en faisant pression avec ses bras, les bêtes continuent de remonter avec avidité mais ils ne doivent pas atteindre le haut de la cuirasse, là où la tête du médecin dépasse. Pour la protéger elle fait apparaître ce qui reste de la Multitude en haut des épaulières, ce n’est plus qu’une dizaine de bras qui se mettent en voûte au dessus des cheveux de l’elfe pour former une carapace médiocre. Un énième reptile réanimé passe autour de la taille et exerce sa force de constriction sur le métal grinçant, le Démon passe le plat de la lame entre les os et la carcasse d’acier et d’un coup sec le fait tomber à terre, puis elle écrase d’un grand coup de pieds le tas d’os tombés au sol.

    ”Tu peux continuer à utiliser ta magie pendant que je me bats, tient, prends le relais.”

    Violence est un Démon, dans les mains des mortels, elle a toujours été une arme. C’était bien la première fois de son existence physique sur Sekaï qu’elle devenait une armure. Jettant un coup d’épée en direction de stalactites de calcaires, elle fait tomber les pieux dans le courant d’eau au milieu du tunnel qui leur sert de champs de bataille en espérant que ce soit suffisant pour que l’elfe puisse s’en servir.
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  • Mer 24 Mai - 19:16
    Une armure ?
    UNE ARMURE ?
    Nineveh freine des quatre fers au moment où Violence le lui en donne l’ordre, alors que tout autour d’elle, l’elfe est étreinte, encerclée, protégée par une présence autre, le démon qui grandit et prend sa forme la plus spectaculaire, là où les tunnels sont plus grands. La lumière dehors ne saurait rendre justice à l’apparition d’autre monde. Chevalière prisonnière d’une arme-armure, de son propre harnois démoniaque, la médecin ne réfléchit plus guère. Si ce n’est une inspiration qui se bloque en voyant qu’elle n’aura pas droit à un heaume. Violence éclate lanconda sur lanconda à main nue, puis en récupérant l’arme pour en faire la gigantesque épée longue que Nineveh a vue dans sa cave il y a des jours de cela.
    Puis les monstres se rapprochent, enserrent l’armure, forçant Violence à recouvrir l’elfe d’un heaume qui d’un seul coup, devient aussi nécessaire qu’anxiogène. La médecin ressent d’un coup, des années de compassion qu’elle s’ignorait à l’égard de tous les types qu’elle a passé en hydrothérapie, mais aussi tous ceux qui ont eu droit aux électrochocs et souvent, à la camisole de force.

    « Je vais faire ce que je peux. » Annonce Nineveh.

    Pas vraiment maîtresse de ses mouvements, elle ferme les yeux, essaie d’oublier que ses bras et ses jambes suivent les gestes d’un corps qui ne lui appartient plus vraiment et utilise ses pouvoirs.
    Au revoir la télékinésie fine, bonjour les effets de masse.
    Toutes les pierres, tous les fragments du tunnel se lèvent d’un coup dans un fracas assourdissant. Des milliers de grêlons de calcaire qui heurtent le plafond, puis l’eau qui se met à frémir avant de se retrouver inversée à son tour. Suivi des lianes mortes qui se retrouvent écrasées au sommet du tunnel.
    Puis tous ces shrapnels se mettent à tourbillonner autour de l’armure de manière aussi grossière que brutale. En essayant de garder le contrôle sur le tsunami de pierre et d’eau, l’elfe se rend compte de tous les impacts. Les centaines de caillasses qui viennent cribler les lancondas, les percer de part en part. Le fracas à s’en crever les tympans de pierres qui heurtent l’armure par accident, comme si on cabossait de la ferraille ou qu’on rayait le métal.
    Il risque d’y avoir un peu de tir allié.

    En rouvrant les yeux quelques instants plus tard, Nineveh laisse tout retomber. Absolument tout : les pierres, les billes, les stalactites, la flotte, les morceaux d’os, de dents, de chair, tout ce qui pouvait être utilisé comme shrapnel.
    Claquement à s’en vriller les oreilles, encore une fois.

    « Ok, tu peux me faire sortir s’il te plaît. Je commence à manquer d’air. » Déclare l’elfe en forçant sur ses attaches-entraves. « Faut que je respire et ça presse. » Avant de faire contact de manière inopinée avec de la matière noire et de bouffer une nouvelle dose de réalité alternative.

    En sortant de son écrin de métal, la médecin titube avant de tomber sur le cul dans le charnier qui est devant-eux.
    Du sang, de la chair et des entrailles partout. Le cul sur des poumons de Lanconda zombies, Nineveh relève une main pour voir un morceau d’intestin suspendu à son poignet, et toute la flotte qui coule autour et dans ses chaussures.

    « Tu sais quoi ? Je préfère encore ça à tout ce que Melorn peut chier chaque jour. » Déclare la docteur avec un rire nerveux. « On peut y retourner, par contre, c’est officiel, la prochaine fois que je retourne dans ces souterrains, c’est mieux préparée, et mes classiques révisés : hache et foudre. »
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  • Jeu 25 Mai - 22:45
    Elle avait cru lui donner une arme en faisant tomber les quelques stalactites de calcaire, elle s’était largement fourvoyé sur les capacités magiques de la médecin. Alors que la gravité semble presque s’inverser dans leur tronçon de couloir, la grande armure titanesque se défait des quelques Lancondas altérés qui sont encore attaché à elle et regarde avec admiration les gravats, l’eau et les lianes se mettre à tourbillonner dans les airs tandis que les pouvoirs de Nineveh se déchaînent. La tempête déchiquette les corps squelettiques et déferle autour de la cuirasse, l’érafflant grandement au passage. Les morceaux organiques de Praelia se font griffer par les divers projectiles qui tournoient à toute vitesse, libérant des filets de sang qui viennent agrémenter la tourmente. Le Démon ne ressent pas la douleur physique lorsque l’enveloppe de la géante est endommagée, mais si jamais des brèches supplémentaires sont ouvertes dans l’armure sans qu’elle n’en soit à l’origine elle laisse s’échapper des volutes d’essence démoniaque et la sensation qu’elle subit alors s’approche fortement de ce que les mortels ont en encaissant des dégâts corporels. L’armure improvisée de la médecin se tient fermement debout en attendant que les menaces soient éliminées une par une dans la tornade de débris jusqu’à ce qu’enfin, le capharnaum se calme et le silence retombe comme une chappe sur le tunnel.

    En parlant de la médecin, celle ci semble être assez nerveuse emmitouflée à l'intérieure de l’entité maudite et se presse à sortir. Les bras de la Multitude s’abaissent alors pour attraper les pans de l’armure au niveau de la faille du torse et tirent fortement sur le métal organique pour le déchirer. Son hôte s’empresse malheureusement de sortir avec une précipitation male avisée et sa main balaye brièvement un peu de son essence, encaissant à nouveau une dose ce coup ci bien plus forte de souvenirs néfastes. En sortant, elle titube et s’affale au sol dans le sang et les tripes. Son état semble correcte pour le Démon, Nineveh n’a pas l’air d’être blessée ni d’avoir trop souffert de l’attaque si ce n’est sa nervosité palpable. Violence note alors quelque chose d’étrange: ce constat ne l’excite pas. Elle n’est pas mécontente de savoir la soigneuse saine et sauve, mais elle ne se retrouve que dans un état de simple apathie. Elle range cependant cette remarque pour plus tard, le moment n’est pas à l’introspection comme lorsqu’elle rencontre une de ses soeurs, mais plutôt à l’action, il reste encore beaucoup de chemin et de dédale à parcourir.

    ”Est-ce que tu peux marcher? Je vais garder cette forme dorénavant. Je serai plus apte au combat comme ça que dans tes mains.”

    Refermant sa prise sur le manche de Violence, Praelia se remet à avancer le long du conduit, suivie par l’elfette derrière elle qui trottine pour maintenir le rythme, les grandes jambes du colosse parcourant plus de distance que la petite silhouette qui la talonne. Ensemble ils arrivent à niveau du repaire de Lancondas nécromantiques et la Sphère se penche pour observer l’intérieur de la faille. La flore bioluminescente à l’intérieur suffit à y voir relativement clair, il semble que l’endroit soit maintenant désert parce que rien ne vient se jeter sur eux pour les attaquer. La Sphère est curieuse et sa forme est instable, ondulant le long de ses pourtours au tempo des gouttes de calcaire qui tombent du plafond. L’engeance démoniaque s’approche un peu plus de l’intérieur, se frayant difficilement un chemin dans le couloir annexe, les pas du géant d’acier et de chair s’assouplissant contre la mousse végétale qui tapisse les lieux. La main de Praelia caresse le mur en même temps qu’elle avance, ressentant l’érosion le long de la paroie.

    ”Question Nineveh: est-ce que cet endroit et ces choses étaient présentes lorsque les mortels ont construit ces tunnels?”

    Le Démon ne savait absolument pas identifier quoi que ce soit ici bas, ses connaissances s’arrêtaient à tout ce qui touche de près ou de loin au conflit, à la violence et aux mortels. Quand il s’agissait d’ouvrage, d’artisanat ou de quoi que ce soit d’autre elle se contentait de mobiliser les connaissances des autres par procuration. Regardant plus au fond de la faille, Praelia voit les parois se resserrer jusqu’à ne devenir qu’un passage bien trop fin pour elle même et peut-être trop dangereux pour la soigneuse, et si jamais quelque chose leur tombait dessus dans cet espace exigüe elle ne pourrait rien faire à partir du moment où ils se faufileraient dans cet crevasse. Il fallait continuer dans le conduit principal.

    Revenant donc vers son hôte, Violence prends les devant et presse le pas. La Sphère remarque cependant qu’elle se met à trop distancer la guérisseuse, ses mouvements sont déjà plus lents que les siens à cause de sa taille mais le froid n’arrange rien non plus et endigue toujours plus sa progression, son endurance ne lui permettant pas de continuellement trottiner pour la rattraper. Le Démon marque alors une pause, avant de faire demi-tour et de s’agenouiller devant Nineveh.

    ”Monte.”

    Au même moment, la Multitude sur le côté gauche de Praelia se sépare en deux, certains des bras se couchent sur l’épaulière pour former un siège de fortune tandis que d’autres bras s’enlacent pour faire office de dossier, ceux qui restent encore libre sur les côtés se tendent vers la médecin pour l’aider à monter. Ils progresseront plus vite sans avoir à l’attendre, surtout que le savoir de l’elfe est précieux pour Violence, elle ne peut pas mourir ici. D’ailleurs l’hypothermie est un danger réel et ils ne peuvent pas se permettre de prendre trop de temps dans leur petite expédition, c’est donc par pur pragmatisme qu’elle propose de “l’aider”. Tandis que Nineveh accepte et prends place sur le colosse, celui ci se remet en route et surveille la topographie du plafond, occasionnellement, les bras restants de la Multitude attrapent les quelques stalactites sur le chemin pour les briser avant qu’ils ne gênent la soigneuse. Ils arrivent bientôt à un débouché, et c’est là que le sol s’arrête abruptement. Devant eux, une pente ardue descend en flèche de plusieurs dizaines de mètres et le courant d’eau s’écrase en contrebas dans un vacarme assourdissant, ils contemplent l’énorme cavité qui s’étend sous leurs yeux, englobant une nappe phréatique géante. La grotte décrit une énorme ellipse dont les rayons mesures bien plusieurs centaines de mètres, soutenue à leurs foyers et plusieurs autres endroits par des pilliers naturels qui supportent le poids gargantuesque du plafond. Tout autour du plan d’eau, une zone de plat aménage un niveau de pierre pour pouvoir marcher le long des parois.

    ”Je crois qu’on a ta réponse. Ils n’ont pas construit ça comme ça.”

    Plusieurs lanternes magiques sont éparpillées le long des murs et accrochées autour des colonnes de pierre ce qui leur permet pleinement d’apprécier la vue, ces éclairages leur donnent également la capacité de repérer les deux sorties principales de la grotte, disposées sud et sud-sud-ouest. De ce qu’ils perçoivent de là, il s’agit respectivement d’un couloir de taille humaine en pierre taillée, et d’une entrée de descente dans une ancienne mine. Praelia sécurise Nineveh en passant deux bras de la Multitude autour de sa taille comme une ceinture avant de se pencher en avant et remarque également la présence d’ombres à la surface du plan d’eau. Ils ne sont visiblement pas tout seuls non plus dans cette caverne.

    ”Il va falloir descendre. Tu veux que je te dépose?”
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  • Dim 28 Mai - 19:14
    « Je peux marcher. » Toussote Nineveh en reprenant son souffle, « je vais bien, merci de t’inquiéter mais je devrais être d’aplomb pour la suite. »

    Ils retournent sur leurs pas, là où ils ont croisé les monstres d’outre-tombe et cette fois-ci, c’est un tableau différent qu’ils ont l’occasion de découvrir. L’elfe réactive le globe lumineux d’un geste un peu las et le brandit devant-elle en y injectant plus de mana que de raison, leur donnant l’occasion de découvrir dans toute sa splendeur la cavité naturelle dans laquelle ils sont. Quitte à noyer la flore bioluminescente dans un excès de lumière.

    « Je l’ignore, la spéléologie n’a jamais été mon fort. Je pense que cette grotte était déjà présente, vide probablement. Peut-être le résultat d’une expérience avortée ? Mon oncle n’y est pour rien je pense. En tout cas, les ouvriers qui s’occupaient du qanat auraient bouché cette portion s’ils avaient été confrontés à des créatures hostiles. Cela m’étonnerait qu’on laisse tranquillement les excavations se faire alors qu’à côté, il y a des horreurs de ce type. C’est récent et humain je pense. »

    Ils reprennent la marche et très vite, Nineveh se retrouve à trottiner en silence derrière le géant. Le bon moment pour faire du cardio, même si suite à sa précédente frayeur face aux créatures, elle a déjà usée une partie de son sang-froid. Si elle cache initialement sa fatigue, notamment suite à son usage abusif de la télékinésie, c’est avec gratitude qu’elle accueille la proposition de l’armure de monter sur son épaule.

    « Il ne faut pas me le dire deux fois. J’arrive. » Elle s’accroche à son géant partenaire et ils poursuivent plus profondément dans les tunnels.

    Là où personne n’a mis les pieds depuis des lustres, si ce n’est une poignée de créatures qui ont trouvé leur chemin et survécu par on ne sait quel miracle dans ces lieux éloignés de tout. Isolés par des mètres de terre et de roche de la surface. En particulier quand ils arrivent à une descente plus que raide, qui mène certes à une grande salle qui a peut-être un rôle de triage des passants, mais qui surtout, est habituée par une faune maritime pas forcément amicale.

    « Je vais rester sur ton épaule pour la suite. » Elle pointe du doigt les poissons à la surface de l’eau. « Je pense qu’ils sont inoffensifs : ils doivent se nourrir de krill et des minéraux présents dans les eaux. Cela m’étonnerait beaucoup qu’il y ait de la viande tous les jours au menu pour eux. Je vais nous éclairer la voie pour la descente. » Dit-elle avant de lancer l’orbe encordée le long de la pente. Elle roule jusqu’au niveau inférieur sans mal, ni choir dans un trou inopiné. « On peut y aller. »

    Et un instant plus tard, les voilà dans la grande salle.

    « Un instant, dépose-moi s’il te plaît. » Demande l’elfe.

    Après avoir mis pied à terre, c’est un détail qui attire son attention : des gravures antiques dans les piliers, mais aussi aux murs. Une vieille signalétique qui date de plusieurs siècles, voire millénaires. Pourtant, en passant l’orbe lumineux au plus près, Nineveh arrive à en déchiffrer certaines parties : des années passées sur les bancs de Magic à se farcir les langues anciennes pour lire les vieux manuels de médecine.

    « Dvi… Dvidirt ? Pardon, ahem. » L’elfe se racle la gorge avant de faire une lecture approximative des différentes inscriptions dans la salle. « Le puits de mine est ce qu’il est. Je crois. Il descend dans les niveaux inférieurs, dans la formulation de la phrase, elle sous-entend qu’il y a de l’activité en bas. Du stockage, des logements, j’ignore de quoi il s’agit, mais apparemment, il y a d’autres tunnels qui font partie du complexe sur lequel nous venons de buter. L’entrée à taille humaine mène vers autre chose. Je ne saurais pas dire quoi, mais il y a une fonction cérémonielle peut-être ? En tout cas, cela a l’air relativement sérieux. Il y a des formules assez solennelles que l’on ne retrouve pas pour le puits de mine. Je pense que nous aurons plus de chance avec l’entrée à taille humaine pour trouver ce que tu cherches. »
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  • Dim 4 Juin - 13:03
    Violence regarde le gouffre qui descend vers le plateau en contrebas, puisque Nineveh décide de rester perchée dans la Multitude, elle va devoir s’abstenir de téléportation. Hors de question de sauter également, la hauteur serait même fatale pour Praelia en déformant le métal sous la force de l’impact. Étudiant attentivement le mur qui descend, l’engeance démoniaque plante la Lame Famélique dans le penchant de roche et saute sur la falaise, les pieds écartés pour se réceptionner sur la paroi et glisser jusqu’en bas. La Multitude s’enlace autour de sa passagère comme un cocon de sécurité au cas où elle perdrait son équilibre, mais cette éventualité ne se manifeste pas. À la place elle s’écrase lourdement sur le sol, les bras agissent comme des suspensions pour l’elfe mais l’atterrissage n’est pas aussi doux pour le Démon qui accuse le coup, puis elle se dirige vers les installations présentes de l’autre côté de la grande grotte.

    Maître Nineveh sur son Démon perchée déchiffre les inscriptions hiéroglyphiques avec difficulté, elles sont peut-être passées et lavées par le temps, mais c’est aussi certainement un ancien dialecte vu l’âge des inscriptions. Cependant, quand la médecin lui indique les significations des indications, Praelia s’immobilise et le Démon réfléchit. Elle lui fait la suggestion d’explorer d’abord l’autre entrée un peu plus mystérieuse plutôt que la mine, mais d’un autre côté le réseau minier descend plus en profondeur, donc il y a peut-être des chances de tomber sur quelque chose d’intéressant non? Après, si Nineveh a raison et que le couloir maçonné possède bien une signification religieuse ou cérémonielle, il y a sans doute à parier que le Compendium se qualifie pour être exactement ça.

    Par contre il y a un très léger problème avec le tunnel, sa taille.

    ”Je ne pourrai pas rentrer là dedans, il va falloir que tu me reprenne à la main.”

    C’était forcément plus dangereux, s’ils tombaient sur quelque chose d’hostile à l’intérieur de ce dédale, l’affrontement serait complexe et la médecin n’aurait que ses propres capacités sur lesquelles compter. Dans le pire des cas, elle pourrait peut-être utiliser la… Non, la corruption est encore trop faiblement implantée et c’est surtout grâce au consentement qu’elle parvenait à modifier ou manipuler le corps de l’elfe, en terme de capacité en combat elle ne servirait à rien. L’autre solution c’est d’utiliser sa métamorphose de manière offensive, mais elle n’est pas à l’aise avec l’idée, ça sera uniquement pertinent contre des adversaires faibles et à ce moment là, la télékinésie de la soigneuse sera sans doute plus efficace.

    Déposant délicatement Nineveh au sol, Praelia se résorbe lentement, membre par membre, avant de se transformer en Scie de Gigli sur le sol. Ramassée par la guérisseuse ils s’engouffrent sans plus tarder dans les tunnels. Les couloirs sont humides, parfois légèrement bouchés de quelques gravats ou de pierres descellées qui se sont écroulées par terre. L’Arme Famélique dans les mains de l’elfe inspecte les profondeurs noires qui bloquent la lumière de la lampe tempête, comme une nappe imperméable de ténèbres. Surveillant l’obscurité qui régresse devant eux, Violence demande à Nineveh:

    ”Quel est ton but Nineveh? Les mortels que je croisent cherchent souvent à simplement survivre ou ont des aspirations triviales, mais tu n’es pas comme eux, tu ne réfléchis pas comme eux. À quoi aspires-tu?”

    Au fond du couloir, un angle tourne vers une arche qui délimite l’entrée vers une grande salle.
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