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  • Lun 5 Juin - 17:19
    A la recherche des fouettards">
    Et visite d'un village fantôme.


    La nuit avait enveloppé un village endormi au cœur des montagnes du désert. Un troupeau d’oryx avait décidé d’investir les lieux. D’ordinaire, ces animaux étaient extrêmement craintifs vis-à-vis des humains, qu’est-ce qui les poussaient à se jeter dans la gueule du loup ?! Peut-être parce que les habitants de ce village ne représentaient plus une menace. Enfin, il y avait encore un humain parmi eux bien vivant. Mais il n’était pas un des villageois. C’était le compagnon d’un hybride oryx. Il s’agissait de Damiq l’herboriste itinérant. Accompagné de son ancien esclave Zab et d’une mule, il parcourait le désert et s’arrêtait dans différents villages pour offrir ses services aux habitants et se fournir en plantes et autre ravitaillement. Il voyageait souvent avec des troupeaux de femelles oryx. Cela lui permettait de passer par des itinéraires moins fréquentés par les pillards car moins connus et cela offrait plus de sécurité face aux prédateurs, en revanche, plus fréquents sur les pistes des herbivores.

    Le village se trouvant un peu au dessus de d’Ikusa donnait loin sur l’horizon, on pouvait voir au loin les premier sommets enneigés au nord, enfin plus tellement vu que le printemps était déjà bien avancé. Mais l’hiver, le panorama devait-être magnifique. Enfin, le temps n’était pas à la contemplation d’un tel spectacle. Surtout qu’une telle position aurait permis de voir un ennemi arriver de loin, mais cela n’avait pas suffit aux habitants de se faire massacrer. On les avait sans doutes surpris et pas laisser s’enfuir.

    Zab était nerveux en entrant dans le village. Ses mains étaient crispées à la longe de la mule tandis qu’il se collait à Damiq alors qu’il passait devant un squelette aux côtes enfoncées, sans doutes par une hache. Et pour cause, de nombreux cadavres réduits à l’état d’ossements blanchis ou en partie momifiés par l’environnement sec parsemaient ces lieux. Damiq s’approcha de la femelle qui dirigeait le troupeau. Elle avait un certain âge assez exceptionnel pour ces animaux. L’hybride ne cachait pas son malaise non plus de passer par cet endroit. Et il n’était pas le seul. Même en ayant aucun lien avec les humains, la plupart des oryx restaient nerveux. Surtout les plus jeunes.


    - On aurait pas put passer par un autre endroit ?!

    La femelle lui lança un regard sévère avec les oreilles baissées. Puis elle s’arrêta devant un amoncellement de cadavres plus ou moins désarticulés, certains avec encore de la chair desséchée. Ils étaient surplombés de squelettes encore maintenus debout par des pals. Certains avaient la bouche grande ouverte comme s’ils étaient encore en train de pousser un hurlement d’agonie ou de terreur. Des squelettes plus petits étaient sans conteste ceux d’enfants, certains n’avaient sans doutes que quelques mois, voire quelques jours quand leur vie venant à peine de commencée s’était brutalement arrêtée. Même les bêtes n’avaient pas été épargnées. Des moutons, chiens, chats, chèvres, baudets, dromadaires, volailles et chevaux venaient agrémenter ce sinistre tableau de chasse. Tout comme les humains, ils avaient subi les mêmes supplices. Démembrés, les crânes fracassés. Ceux qui avaient voulu fuir avaient été massacrés sans distinction.

    - Amènes ton humain ! Et traduits !

    Damiq coopéra. Ce n’était pas une bonne idée de se mettre les femelles à dos. Voyager avec elles était ce qu’il y avait de plus sécurisé et gratuitement. Se priver de ça n’était pas une bonne idée. L’hybride demanda à Zab de venir aux côté de la vieille femelle qui avait fait venir les jeunes du troupeau devant l’amas de cadavres.

    - Voyez les enfants, pas que les enfants, tous ! Voilà ce qu’il peut se passer quand on ne fuit pas. On se fait massacrer ! La fuite est une arme et beaucoup de nos prédateurs en sont conscients, sinon ils ne chercheraient pas à nous arrêter de fuir. Les humains ne savent plus fuir et voilà ce qui arrive !

    Damiq et Zab avaient la tête baissée devant cette scène d’horreur. Puis la matriarche s’adressa aux petits mâles du troupeau. Elle désigna les corps d’enfants.

    - Quand vous serez grands, prenez garde à ce que votre violence ne vienne pas se déverser sur des innocents. Un jour, à force de massacrer leurs femelles et leurs petits, ils n’auront plus personne ! Et il n’y a aucune gloire à s’en prendre aux enfants gratuitement, au mieux, ça fait de vous des lâches !

    Damiq savait qu’ils auraient toujours des femelles et des petits, car les humains se reproduisaient beaucoup, mais rien ne semblait justifier un tel massacre. Puis le troupeau jugea qu’il était temps de partir. Seuls les sabots brisaient le silence qui régnait en ces lieux. Les bêtes avaient toutes les têtes et les oreilles baissées. Alors qu’ils s’éloignaient du village, la matriarche prit à part l’hybride et l’invita à le suivre. Il avait beau la surplomber de sa bipédie, elle arrivait se faire respecter.

    - Comment peut-on en arriver là, quel est le but. Toi qui vit avec des humains, as-tu une idée ?
    - C’est sûrement pas des pillards, ils n’auraient pas tué le bétail. Des rumeurs parlent d’une troupe de guerriers sanguinaires qui sont envoyés sur les villages rebelles, pour les punir…
    - Les punir ? De quels crimes ?! Quels crimes ont commis les enfants ?! Et les autres animaux ?!
    - Ils font ça sans doutes pour faire peur, c’est un avertissement, si vous désobéissez, voilà ce qu’il va arriver !
    - Donc les mâles dominants ont besoin de ça pour affirmer leur force ?! S’ils étaient si confiants de leur force, ils n’auraient pas besoin d’affirmer leur force par ces méthodes ! Surtout en quoi tuer des enfants fait de toi un être fort ?! Moi j’y vois surtout de la lâcheté !
    - Je suis bien d’accord avec vous, mais on peut pas y faire grand-chose… Le monde est cruel et…
    - …Et ce n’est pas une raison pour se comporter de la sorte ! Nos prédateurs tuent rarement pour le plaisir !

    Cette femelle n’avait pas tort. Mais elle n’était pas humaine et cet empire était actuellement si bien installé qu’il semblait difficile de se révolter. L’avantage d’être un animal sauvage ou de pouvoir parler la langue d’un animal sauvage, c’était le fait de pouvoir critiquer l’Empire sans risques. Comment pourchasser des êtres qu’on ne comprenait pas et qu’on considérait incapables de penser. Zab avait la tête baissé, honteux. L’oryx lui ébouriffa les cheveux.

    - Ce n’est pas de ta faute ce qu’il s’est passé… Tous les humains ne sont pas des êtres immondes… Même si pour le moment j’ai encore du mal à leur faire totalement confiance, toi t’es l’exception… Malheureusement, il suffit de quelques uns ne voyant la violence comme seul moyen d’affirmer leur force pour créer des abominations pareilles.

    Damiq continua encore un peu sa route avec le troupeau avant qu’ils se séparent et qu’il rejoigne la route principale pour le prochain village. Un où les habitants étaient encore bien vivants. Mais cette visite nocturne allait sans doute les marquer à vie.

    Le soleil n’était même pas levé que déjà, deux voyageurs accompagnés d’une mule arrivaient au cœur d’un village côtier encore endormi. Enfin pas totalement, des pêcheurs étaient déjà debout, menant à bien leurs activités. Celui qui semblait-être le meneur du duo était une de ces grandes antilopes du désert, un oryx reconnaissable à son masque noir et ses longues cornes droites. Sauf que celui-ci était bipède. Après avoir demandé à son accompagnateur humain d’attacher la mule. Il s’attelait à remplir leurs outres dans la fontaine publique du village. Ils avaient besoin d’eau pour affronter le désert. Même si Damiq était capable de se passer en partie du précieux liquide, ce n’était pas le cas de son ancien esclave Zab ainsi que de la mule qui transportait les outils de travail de l’herboriste. Donc autant faire les stocks. Une fois les outres remplies, l’hybride allait devoir attendre ce pour quoi il avait choisi de venir dans ce village particulier. Assez de temps pour ruminer ce qu’il avait vu un peu plus tôt dans la nuit. De quoi rendre encore plus difficile son travail pour réapprendre à faire confiance aux humains.

    Il s’agissait d’une petite boutique d’herboriste, un des nombreux endroits où Damiq se fournissait quand il ne cueillait pas lui-même ses plantes. Et dont le propriétaire le tolérait. Car il n’était pas accepté partout. C’était bien le problème quand on était un hybride. Devoir subir les conséquences des choix des parents. Il avait également prévu de vendre une peau et des os d’un lycaon qu’il avait tué en se défendant contre une meute qui l’avait attaqué. Car les routes empruntées par les antilopes étaient moins en proies aux bandits, mais plus exposées aux attaques de prédateurs. Il aurait très bien put réduire en poudre les os pour de la pharmacopée, mais il se l’était refusé. Car si Damiq croyait sincèrement au pouvoir guérisseur des plantes, il était un peu plus sceptique concernant tout ce qui était aphrodisiaques et autres substances bien-être à base de parties animales.

    En attendant l’ouverture de la boutique, Damiq et Zab en avaient profité pour se reposer un peu après leur longue marche pour rejoindre le village, surtout récupérer de ce qu’ils avaient vu avec le troupeau. Damiq devait se procurer des fouettard, une plante du désert appréciée pour ses qualités culinaires, mais également chez les herboristes. Cependant, s’il pouvait s’éviter une recherche pénible et dangereuse, il n’allait pas cracher dessus.
    Puis le village se réveilla, chose faisant du bien aux deux voyageurs après l’horreur qu’ils avaient vus la nuit. Chacun allait à ses activités. Des pêcheurs avaient rejoint les terrasses des auberges après une nuit de travail et plaisantaient autour de tables. Les enfants jouaient sur la place quand ils n’aidaient pas leurs parents dans leur travail ou pour les plus chanceux, pouvaient aller à l’école. Les habitants devaient sans-doutes être au courant de ce qu’il s’était passé un peu plus loin dans les hauteurs. A moins que ça ne soit pas le cas, ou qu’ils préféraient ne pas en parler, preuve que ces méthodes de terreur avaient leur efficacité d’une certaine façon. Même si Damiq repensait encore aux paroles de la matriarche sur une brutalité cachant en réalité de la faiblesse. Car une brute, pour se maintenir au pouvoir, devait sans cesse faire attention à la moindre faille car elle se faisait de nombreux ennemis.

    Damiq fut le premier client à entrer dans la boutique de l’herboriste. Le gérant, un nain un peu renfrogné l’accueilli sur un ton glacial. Les hybrides n’étaient pas ceux qu’on appréciait le plus par ici, et l’oryx ne le savait que trop bien.


    - Bonjour, qu’est-ce qu’il vous faut ?
    - Bonjour, je cherche des fouettards !

    Le nain se gratta la barbe en ronchonnant.

    - Désolé, je n’en ai plus. J’attends une livraison, mais la caravane qui devait passer n’est toujours pas arrivée et ça fait plusieurs jours…

    Un brin d’inquiétude transparaissait dans sa voix à la fin de sa phrase. En tout cas, Damiq avait bien senti que ce type ne lui mentait pas. Puis il était bien trop conscient des difficultés et dangers qui guettaient les voyageurs. Il remercia le vendeur et quitta la boutique en soupirant. Puis il rejoignit Zab et la mule.

    - Bon, on va chercher un coin d’ombre en attendant de reprendre la route pour le prochain village où on puisse trouver un herboriste qui vend des fouettards… Mais avant, faudra vendre cette peau de lycaon !

    CENDRES
    Invité
    Invité
    Anonymous
  • Jeu 15 Juin - 20:43
    Décidemment, elle n'aurait jamais dû parler à cet aubergiste. C'était un entourloupeur professionnel ! Voilà qu'elle semblait devenue, malgré toutes ses protestations, sa fournisseuse de viande officielle. Et dire qu'à l'origine, elle n'avait chassé que pour aider un frère de race... Elle soupira. Bien. Quitte à chasser pour l'auberge, autant lui fournir quelque chose de bien. De la qualité, tout en étant rare. Après tout, elle était seule, et devrait donc s'assurer que le produit de sa chasse ne soit pas trop lourd. Ainsi, elle pourrait donc gonfler le prix des plats préparés avec cette viande... Ainsi que sa propre paie, par ricochet. Voilà qui était intéressant.

    Alors, vaincue, elle avait accepté. Tout en faisant une fois de plus promettre à l'aubergiste que ce serait la dernière fois qu'elle lui rendrait ce service. Evidemment, elle se doutait que si elle avait le malheur de recroiser son chemin, elle repartirait avec un nouveau contrat. Elle soupira. Ces personnes incapables de tenir une promesse avaient le don de profondément l'agacer. Pour elle qui tenait toujours parole, il était plus que difficile de traiter avec ce genre de personnes.

    Sa recherche de rareté et donc d'argent la mena toujours plus loin dans le désert. Elle ne s'estimait jamais assez loin de la ville pour pouvoir attraper un animal que leurs populations ne connaîtraient pas. Alors, elle cherchait, inlassablement. Elle voulait que les clients qui consommeraient cette viande se demandent ce que c'était. Elle voulait qu'ils soient surpris, agréablement ou non, ce n'était pas son problème. Après tout, ce ne serait pas elle qui cuisinerait. Dans la mesure du possible, elle voulait les faire voyager. Elle espérait que le cuisinier de l'auberge était un minimum compétent.

    Mais avant tout cela, elle se devait de trouver sa proie. Et de ne pas céder à la facilité en l'empoisonnant, ce serait le meilleur moyen d'empoisonner les clients... Et donc de ternir sa réputation. Et, même si la chasse n'était pas directement en lien avec le Coeur, Kilanna l'était et commençait probablement à être connue pour cela. Si la rumeur fondée que la protectrice personnelle du Coeur avait empoisonné des honnêtes citoyens, même involontairement... Sa capacité à choisir son entourage pourrait être remise en question. Non, elle ne pouvait pas se permettre d'attirer le doute sur son employeur. Alors, elle ferait de son mieux. On ne pouvait pas lui en demander plus, de toutes façons.

    Alors, la voilà à présent, survolant le désert. Cette fois, elle sentait qu'elle se trouvait au bon endroit. Que chasser ? Elle n'en savait rien. Elle prendrait ce qui se présenterait, tout simplement. Pour l'heure, elle se contentait d'observer le peu de vie qui s'offrait à son regard. Rha, elle était certaine de louper tout un tas d'animaux, tant ses yeux n'étaient pas habitués à percer le camouflage de ceux qui avaient toujours vécu là !

    Elle en était là de ses réflexions lorsqu'elle perçut un mouvement en contrebas. ça y était, elle tenait sa proie ! Imprudente, elle se rapprocha en piqué... Et ne dut sa survie qu'à ses réflexes, qui lui permirent d'éviter de justesse un jet de venin... Quelle était cette créature ? En effet, la demoiselle n'avait jamais rencontré de lanconda. Et leur première rencontre était celle de deux prédateurs voulant chacun transformer l'autre en proie... Il n'y aurait qu'un survivant, voilà qui était certain. Néanmoins, Kilanna y vit une opportunité : celle de tester la mobilité dont elle était si fière. Si elle parvenait à l'éliminer tout en évitant son venin... Elle n'était pas certaine de vouloir vendre la viande qui en résulterait. Enfin, il serait toujours temps de penser à cela plus tard. Pour l'instant, la bête s'excitait et lui envoyait jet de venin sur jet de venin. Il lui fallait immédiatement le calmer.

    Maîtrisant ses ailes à la perfection, beaucoup moins ses techniques de combat, elle lutta pendant ce qui lui sembla une éternité. Combien de temps s'était réellement écoulé ? Elle n'aurait su le dire. Néanmoins, lorsqu'enfin elle parvint à prendre le dessus, elle n'était pas non plus indemne. Epuisée, elle se posa. Quelque chose lui disait que malgré ses précautions, un ou deux jets de venin avaient sûrement réussi à la toucher, il lui faudrait consulter un soigneur à son retour pour qu'il la contrôle. Si elle parvenait à rentrer, avec une telle bête. Pour la rareté, elle repasserait.
    Invité
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    Anonymous
  • Ven 16 Juin - 14:34
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    Et visite d'un village fantôme.


    Damiq et Zab attendirent le crépuscule avant de prendre le départ pour le prochain village. Quand celui-ci vint, l’oryx rangea son matériel après avoir proposé ses services aux habitants en fin d’après-midi. Il en avait profité pour acheter de la nourriture pour Zab et la mule. Puis ils prirent le départ pour le désert au grand soulagement de l’humain. Des deux, c’était le plus réticent vis-à-vis des bipèdes. Après Damiq préférait largement la compagnie des oryx. Au moins pas de trahisons, du culte autour de cette connerie qu’était la loi du plus fort, de jugements en raison de sa nature d’hybride. Bref, on le respectait.

    Pendant une heure, ils commencèrent la route seuls. Cela ne dérangeait pas forcément Damiq, bien qu’il ait encore du mal à effacer les images de ce village ravagé par des troupes d’êtres sanguinaires sans âme. Pendant son court sommeil sous un arbre quand le soleil fut à son zénith, il avait cauchemardé de tous ces corps désarticulés. Décidément, il lui faudrait du temps pour refaire confiance aux bipèdes après une telle horreur. Il rêvait que ces ordures finissent seules au milieu du désert, livrées à elles-mêmes sans armes rejetées de tous les hommes.

    Finalement, Damiq trouva un autre troupeau de femelles oryx qu’il connaissait. Rejoindre celui-ci ne fut pas très compliqué. L’hybride était bien intégré. Fallait dire qu’il bénéficiait aux antilopes. Entre les soins, la protection face aux prédateurs, bref, que des avantages. Le voyage se fit au rythme du troupeau avec des pauses nécessaires. Le troupeau comportait des jeunes et des individus plus âgés qui avait besoin de plus de repos. Damiq n’était pas spécialement pressé.

    Ils reprirent la route au calme. Le ciel du désert commençait à s’assombrir et se couvrir d’étoiles. Un spectacle dont Damiq ne se lassait pas. Loin de la pollution lumineuse des villes, celui-ci se montrait dans toute sa richesse et sa beauté. Quelques étoiles filantes apparaissaient de manière fugace. Les oryx continuaient leurs pérégrinations à travers les dunes. Leurs oreilles restaient en alerte, car des lancondas étaient encore actifs en début de soirée, avant de peu à peu entrer en léthargie étant des créatures à sang-froid. Mais certains spécimens étaient assez imposants pour avaler un oryx entier. Voire des animaux plus gros comme des Aazhos. D’où l’intérêt de voyager de nuit et en troupeau. Mais Damiq avait bien plus de chances d’être confronté à des lions, des loups, des lycaons ou des hyènes qu’à des lancondas. Mais cela restait des adversaires à ne pas sous-estimer.

    Une ombre humanoïde passant dans le ciel l’intrigua. Il crut voir des ailes de dragon. Cela le rendit plus nerveux, mais celle-ci ne semblait pas s’intéresser à eux. Puis c’était sans doute son esprit qui lui jouait des tours. Les oryx étaient en alerte, surtout quand ils entendirent les cris d’un lanconda semblant attaquer quelque chose. Puis les sons s’évanouirent enfin.

    Tandis qu’ils passaient sur une dune, Damiq remarqua la dépouille d’un grand lanconda. Mais également une bipède… avec des ailes de dragon ?! Il avait déjà cru voir ça et décidément son esprit ne lui jouait pas vraiment des tours. Elle semblait visiblement mal en point. Damiq parti en éclaireur, demandant au groupe et à Zab de l’attendre et il leur demanderait de venir si besoin. Il marchait dans le sable, même en pente avec aisance grâce à des sabots assez large fonctionnant comme des raquettes dans la neige. Il avait beau encore se méfier des bipèdes, son travail en tant qu’herboriste lui disait qu’il devait aider cette personne. L’hybride salua l’intrigante demoiselle ailée non sans cacher sa méfiance. En regardant le lanconda, il soupira en se disant que ce n’était pas vraiment l’idée du siècle de s’en prendre seule à un monstre pareil.


    - Bonsoir, tout va bien ?

    Vu l’état de la demoiselle, il soupçonnait un empoisonnement. L’oryx ne cachait pas son air nerveux, ses oreilles ne se redressant que pour écouter le moindre son suspect. Une aussi grosse carcasse n’allait pas tarder à attirer les prédateurs du coin qui pourraient voir en elle un véritable festin. Damiq s’était d’ailleurs empressé d’allumer une torche afin de tenir d’éventuels carnassiers comme des hyènes ou des chacals à distance.

    - C’est pas un peu dangereux de vous en prendre seule à un monstre pareil ?!

    CENDRES
    Invité
    Invité
    Anonymous
  • Dim 30 Juil - 13:34
    Elle n'eut pas le temps de se satisfaire de sa prise ni même de commencer à la dépecer qu'elle perçut un mouvement. Encore méfiante, et ayant appris sa leçon après s'être fait surprendre par un prédateur local, elle s'envola, dégainant sa dague. Quelle que soit la créature qui approchait, elle saurai réagir. Si elle se faisait attaquer, elle riposterait. Si la créature semblait dangereuse mais s'intéressait plus à la dépouille qu'à elle, elle partirait, la lui laissant en guise de distraction. Si c'était une créature inoffensive, elle se poserait et commencerait à découper la viande pour pouvoir la transporter avant l'arrivée des charognards... À qui elle en laisserait probablement, se sachant incapable de transporter une telle quantité, d'autant plus que, voyageant par la voie des airs, elle devait faire attention à son poids combiné à celui de son chargement, afin de ne pas s'épuiser trop vite en vol.

    Néanmoins, on lui parlait... Elle se concentra sur la créature, qu'elle avait du mal à voir en raison du peu de luminosité disponible. Les ombragons pouvaient-ils voir dans la nuit ? Si tel était le cas, elle n'avait pas hérité de cette capacité. Mais il lui semblait qu'il s'agissait d'un hybride...

    Elle rejoignit alors le sol, étonnée d'être si épuisée... Décidemment, elle n'était pas dans son état normal. Tentant d'activer sa régénération, elle fut déçue de constater que cette action n'avait aucun effet. Ce pouvoir ne fonctionnait donc pas sur le poison... Information utile à retenir.

    Une fois cela fait, elle put se concentrer de nouveau sur l'hybride. En raison de sa nature, il ne lui faisait plus peur. En effet, comment avoir peur de sa famille ? Elle n'avait donc ressenti aucune appréhension à l'idée de baisser sa garde en sa présence. Mais il n'en restait pas moins qu'il lui avait parlé, et qu'elle avait déjà été assez malpolie comme cela avec son mutisme.

    - Je... je voulais seulement l'observer. Mais il m'a attaquée... Et comme j'étais de toutes façons venue chasser, je me suis dit pourquoi pas.

    Puis elle fut à court de souffle. Hum. Elle ferait bien de commencer le dépeçage tant qu'elle en avait encore la force. Raffermissant sa prise sur sa dague, elle s'approcha de nouveau de sa proie.

    - Excusez-moi. Je ne permettrai pas au poison de m'arrêter tant que je n'aurai pas récupérer ce que je peux comme viande.

    Elle ne regardait plus l'hybride. Certes, elle ne le connaissait pas, mais sa simple nature la poussait à lui faire confiance. Même si son passé l'avait bien placée pour savoir que tourner le dos à quelqu'un était dangereux : en effet, elle ne le remarquerait que trop tard s'il tentait de l'assassiner... Mais il s'agissait également d'un signe de confiance. Et puis, dans la situation actuelle, s'il voulait sa mort, il n'aurait qu'à attendre. Ce serait beaucoup plus facile et tout aussi efficace qu'une attaque directe...
    Invité
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    Anonymous
  • Dim 30 Juil - 20:52
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    Et visite d'un village fantôme.


    Il existait des tailles très variées chez les Lancondas. Et celui que la demoiselle venait d’achever n’était clairement pas le plus petit gabarit. Damiq évitait de toucher à d’aussi gros serpents. Quand il faisait face à un danger qui le dépassait, il fuyait. C’était une antilope après tout. Il lui arrivait de chasser, mais c’était assez rare et plutôt pour se défendre contre des prédateurs. Les oryx pouvaient-être des cibles pour de gros lancondas, mais c’était bien plus rare que des lycaons. Ce qui arrangeait bien Damiq qui préférait se confronter aux petits canidés plutôt qu’à ces énormes serpents. Si l’oryx avait un petit creux, il avait une autre source de nourriture.

    Pour des petits en-cas dans le désert, Damiq pouvait compter sur des melons tsammas. Des genres de petites pastèques sauvages à la chair jaune. Les oryx adoraient ça et ils offraient une source d’eau bienvenue. Ils avaient également l’avantage d’être comestibles pour les humains. Ils n’étaient pas aussi goûteux que les pastèques domestiques, mais ils restaient un casse-croûte bienvenu, surtout très riche en eau. Et toujours plus facile à chasser qu’un Lanconda. A la limite, il fallait surtout prier que les plants n’aient pas été pris d’assaut avant par d’autres antilopes du désert ou des nomades.
    Il fallut qu’il attende un peu avant que l’inconnue ne se daigne enfin à lui répondre. Elle racontait être venue observer le grand reptile, mais celui-ci l’avait attaquée. Et étant donné qu’elle était partie e dans le désert pour chasser, elle avait profité de l’opportunité. Damiq soupira, ce n’était pas vraiment la chose la plus intelligente à faire. Pour ne pas arranger les choses, elle continuait son labeur malgré le poison. Tout en tournant le dos bien-sûr à un inconnu qui pourrait sans doutes la poignarder. Son manque d’instinct lui rappelait presque sa mule. Elle voulait récupérer la viande sur la carcasse à tout prix. Sans parler que traverser le désert sous les effets de ce poison n’était clairement pas l’idée du siècle. Damiq s’avança en soupirant une nouvelle fois. Il pouvait voir un peu plus en détail l’inconnue. Elle avait une apparence humanoïde avec des ailes de dragon étant sans doutes la chose la plus remarquable chez elle. Mais l’oryx s’abstenait de juger, en tant qu’hybride, il était très mal placé pour juger.


    - Pas sûr que vous puissiez rejoindre un village sous l’emprise du poison et en transportant un gros bout de viande. Surtout que vous allez attirer tous les carnivores du coin ! Il se trouve que je suis herboriste et que j’ai quelques pouvoirs de soins. Le poison de Lanconda, je peux vous le retirer.

    Damiq regardait en direction de la gueule de l’immense reptile. Il pourrait en profiter pour récolter du venin. Cela pouvait-être utile pour les remèdes. Ce qui pouvait tuer, pouvait également guérir. Cela permettait également de concocter des antidotes contre les morsures de Lanconda. Surtout qu’en boutique ce genre chose pouvait valoir une fortune. L’hybride ne roulant pas vraiment sur l’or, ça serait une bonne occasion.

    - Cependant, ça vous dérange si je prélève un peu de venin ?

    Si le gros de carcasse allait sans doutes être laissée à la merci des charognards, Damiq préférait tout de même demander l’autorisation. Après tout, il n’avait aucunement contribué à la mise à mort de la bête. Mais d’abord, il devait soigner l’imprudente, en espérant qu’elle ne soit pas aussi têtue que la bourrique. Déjà qu'elle était pas très prudente. Même s'il doutait qu'elle ait aussi peu d'instinct de survie que sa mule qui semblait indifférente au monde qui l'entourait et gardait cette même attitude blasée, même quand elle avait le droit à des heures de liberté ou qu'elle pouvait interagir avec d'autres équidés.

    - Mais avant, faut vraiment vous soigner !

    CENDRES


    Melon Tsamma :
    Invité
    Invité
    Anonymous
  • Ven 4 Aoû - 22:05
    Il lui proposait de la soigner. Elle sourit. Alors, lui aussi la considérait comme sa famille ? Après tout, il avait raison. Qu'ils le veuillent ou non, ils s'en sortiraient mieux en se serrant les coudes qu'en s'affrontant. Et s'ignorer ne leur apporterait rien. Ensemble, on est plus fort, n'est-ce pas ?

    - Qu''est-ce que je dois faire pour vous faciliter la tâche ?

    Elle se doutait qu''en tant que patiente, elle aurait forcément des instructions à suivre. Du genre, ne pas bouger, avaler le remède, ou elle ne savait trop quoi. C'était lui le spécialiste, elle se plierait donc à ses indications. Elle n'était pas asse idiote pour s'opposer à quelqu'un qui voulait très clairement lui sauver la vie, après tout.

    Alors qu'elle le laissait exercer son art, elle put répondre à sa question sur le venin. Enfin... Plutôt y réfléchir. Après tout, même si elle avait abandonné son métier d'assasin, elle avait toujours un faible pour le poison, pour éliminer ses ennemis discrètement... Evidemment, elle ne s'en servirait pas pour ses missions officielles de protectrice. La simple aura du Coeur suffisait généralement à la protéger et le simple fait que son poste existe suffisait souvent à éloigner ceux qui pourraient vouloir s'en prendre à son employeur. Non, cette "potion" lui servirait plutôt pour ses autres tâches pas vraiment officielles. Si jamais elle croisait le chemin d'un oppresseur de minorités...

    Mais un poison, ça se fabriquait. Et elle pourrait utiliser le venin dans ce but. Même si elle était loin d'être une experte, elle se disait que simplement un peu de venin pur pouvait suffire. Mais même ainsi, une telle créature en possédait bien trop pour elle toute seule. Et même sa famille ne devait pas forcément tout savoir sur elle... Elle ne lui révélerait donc pas ces informations à son sujet.

    - Faites comme vous voulez, il ne m'appartient pas. Je veux juste pouvoir récupérer un peu de viande, ce que devient le reste, je m'en fiche. Alors, autant que ça serve plutôt que de pourrir sur place.
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  • Mar 8 Aoû - 19:59
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    - Détendez-vous et évitez de trop bouger.

    Damiq usait de sa magie pour purger le poison. Il se concentra et senti peu à peu le poison disparaître en même temps que sa patiente reprenait des couleurs. L’herboriste se leva, satisfait.

    - Je pense que ça devrait aller, mais faudra pas trop forcer.

    Il regarda la carcasse du lanconda mutilée par le combat. Il s’approcha des crocs de la créature afin d’en extraire le poison. L’oryx était concentré sur les crocs de la bête et commença à découper au niveau de la tête pour accéder aux glandes de venin. Puis il vida le contenu dans deux fioles. Il lui servirait à concocter des remèdes. Ce n’était pas la première fois que Damiq devait prélever du venin de serpent. Mais il privilégiait plutôt des spécimens plus petits. Il suffisait de presser la tête du reptile tandis que les crocs étaient plantés dans une fiole. Un lanconda, c’était la première fois. Heureusement que tous les serpents étaient fait de la même manière, donc il savait où étaient les glandes de venin. Il revint vers l’hybride avec deux fioles. Puis il lui en tendit une.

    - Tu l’as chassé, tu y a le droit aussi. Vu le prix que ça coûte en boutique !

    Un souci de réglé. En revanche, la demoiselle avait prévu de prendre de la viande avec elle. L’hybride craignait qu’elle ait les yeux plus gros que le ventre et qu’elle se force trop pour en porter un maximum.

    - Si vous voulez mon avis, évitez de trop vous charger.

    Il prit un air songeur tout en observant le groupe d’oryx. La mule était déjà chargée, mais en remarquant Zab qui attendait sur le dos d’une des antilopes, une idée lui vint à l’esprit. Mais encore fallait-il qu’elles soient d’accord. Il se tourna en direction de la fille aux ailes de dragons.

    - Bougez pas, j’ai peut-être une idée. Mais je dois demander l’autorisation avant.

    Damiq s’éloigna et se dirigea vers le troupeau. Il leur fit part de son idée tout en montrant le lanconda. La première remarque fut si la jeune fille était digne de confiance. Selon Damiq, elle n’avait pas l’air d’être une mauvaise personne, mais il fallait tout de même rester prudent. Puis elle avait été affaiblie par le venin.

    Il revint quelques instants plus tard, suivi de plusieurs oryx, mais tenait également la mule par la longe. Sur l’une des bêtes, se trouvait Zab, l’humain qui lui servait d’assistant. Ce dernier observait avec une certaine crainte, la nouvelle venue, ainsi que la dépouille du grand serpent.


    - Zab, tu peux nous aider ?

    Le jeune homme descendit de l’antilope sur laquelle il était perché comme s’il montait sur un quelconque cheval ou une mule. Il poussa un léger grognement. Zab ne parlait pas. Il avait été éduqué par des oryx après être passé entre les mains d’un très mauvais maître, puis peu de temps après son acquisition par Damiq, il avait subi une agression dans un village, ce qui avait poussé l’hybride à s’éloigner pendant un temps des bipèdes. Les oryx les avaient accueilli sans soucis parce qu’ils avaient su intégrer les codes et avaient des comportements respectueux. Ainsi, l’humain avait réussi à se faire accepter par de nombreux troupeaux. Ce qui était n’était pas gagné d’avance, vu que pour les oryx, les humains étaient de redoutables prédateurs. Pas étonnant qu’il ait finit par en adopter les comportements, ce qui pouvait parfois interroger dans les villages que Damiq visitait. Avant de commencer le dépeçage, l’herboriste se tourna vers la jeune femme.

    - Bon, moyennant paiement en pastèques, c’est meilleur que les tsammas, elles veulent bien t’aider à transporter la viande pour la vendre au prochain village. Avec de la viande de lanconda, vous devriez pas avoir trop de souci en terme de prix. Si ça vous convient.

    Pour son propre paiement, Damiq avait déjà eu le venin de serpent. L’hybride sorti son poignard et s’avança vers la dépouille du grand serpent. Après ça, ils allaient devoir se laver. Car l’odeur de viande risquait d’attirer les prédateurs. Et les bêtes chargées seraient plus lentes et plus vulnérables. Damiq pensait abandonner la viande si besoin, puis au pire, ils seraient d’abord attirés par la dépouille.

    - Par contre, va falloir être très vigilants et se dépêcher, l’odeur de viande risque de rameuter les prédateurs du coin.

    CENDRES

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  • Jeu 10 Aoû - 22:35
    Elle obéit aux instructions pendant les soins. Ah, il utilisait la magie... Bien. Elle se concentra donc sur sa respiration. Puis, une fois terminé, elle le remercia, mais il était déjà passé à l'étape suivante. Récolter le venin... Elle aurait pu, de son côté, retourner dépecer la carcasse avant qu'elle ne pourrisse, mais, pour une raison qu'elle ne s'expliquait pas, elle était fascinée par la récolte qui avait lieu devant elle. Peut-être espérait-elle apprendre à en faire autant ? Mais elle savait bien que l'observation, bien que nécessaire, ne constituait pas un apprentissage à elle seule. Si elle voulait qu'il lui enseigne ce qu'il faisait, elle devrait le lui demander... Et probablement lui donner la raison d'une telle demande. Voilà pourquoi elle ne la formulerait pas.

    Néanmoins, elle ne put dissimuler sa surprise lorsqu'il lui offrit la moitié du résultat de sa récolte. Pour autant, elle ne laissa pas la surprise l'empêcher de se saisir de la fiole. On ne savait jamais, au cas où il change d'avis... Elle prit bien soin de la ranger dans ses affaires avant de le remercier.

    - Merci... Mais vous n'avez pas peur de ce que je pourrais en faire ?

    Après tout, c'était du venin. On ne donnait pas ce genre de choses à n'importe qui ou sans raison...

    Puis vint de nouveau une conversation avec le troupeau qui paissait non loin. Malgré elle, Kilanna se sentit jalouse. Elle ne connaîtrait jamais ce sentiment de faire partie d'un groupe. Après tout, les ombragons étaient solitaires. Même si elle voulait renouer avec son animal, elle n'aurait jamais de famille ou de troupeau. Voilà une autre chose qu'elle aurait aimé demander à ce frère. D'ailleurs, c'est ce qu'elle fit, après avoir tout de même marqué une hésitation :

    - Vous semblez avoir réussi à intégrer votre part animale à votre vie... Honnêtement, je vous envie. Mais je sais que vous ne pourrez pas me l'apprendre...

    Après tout, elle n'avait rien de commun avec ces animaux, qui... Se proposaient de l'aider à transporter sa viande ? Elle secoua négativement la tête.

    - Non. Je suis désolée, mais je ne peux pas accepter. Je ne veux pas me contenter de vendre ça. J'ai été envoyée par un propriétaire d'auberge, et si je ramène une faible quantité, ce sera mon moyen de faire augmenter les prix des plats qu'il préparera avec, donc ma paye aussi, en conséquence. Et puis... Je n'ai jamais demandé à devenir chasseuse. J'espère bien qu'il me lâchera la grappe, après ça !

    Elle s'était laissée emporter. Mais tant pis. Qu'ils la laissent rager, qu'ils voient le dragon renaître en elle, qu'ils réalisent qu'ils n'avaient aucun intérêt à l'aider. Enfin, ça, c'était pour les bovidés. L'hybride, lui, elle voulait toujours des relations positives avec lui. Quant à l'humain... Il ne faisait rien pour attirer son attention, elle ne lui en accordait donc aucune.
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  • Sam 12 Aoû - 22:02
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    De la part de celle qui jusqu’ici ne s’était aucunement méfié jusque-là, c’était un peu gros, mais Damiq garda son calme. Après-tout, il n’était pas du genre à chercher le conflit, même s’il lui arrivait de dire ce qu’il pensait. En revanche, c’était loin d’être un suicidaire. Après tout, il restait une proie dont se préserver à tout prix était dans son instinct.

    Tandis qu’il revenait, elle lui disait qu’il avait de la chance de pouvoir nouer avec sa part animale et contacter ceux de son espèce. Elle marquait tout de même une certaine hésitation.


    - Ils me jugent pas et ne me discriminent pas. La seule chose qui compte, c’est que je respecte les règles du troupeau. Même chose pour Zab, qui n’a pas grand-chose à voir avec un oryx, pourtant, il a très bien intégré les codes au point qu’on dit qu’il sait mieux se comporter que certains mâles. Si seulement les bipèdes avaient cette ouverture d'esprit...

    Il désigna rapidement de la tête l’humain qui se cachait derrière un des oryx de peur qu’on s’intéresse à lui. Qu’il ait réussi à être accepté par plusieurs troupeaux était un exploit tant ces créatures étaient des prédateurs naturels des bovidés.

    - Il est assez peureux, notamment vis-à-vis de ses semblables. M’enfin…

    Zab était le cadet des soucis de la demoiselle qui à la proposition de Damiq, essuya un refus et pas des moindres. Tandis qu’elle s’agaçait, principalement envers le commanditaire de la mission, la plupart des antilopes prirent la fuite, et parmi elles, Zab qui s’était dépêché de monter sur une des bêtes. Même Damiq s’était reculé, prêt à prendre la fuite si elle ne se calmait pas. Les oryx s’étaient stoppés au niveau des hauteurs de la dune. Damiq était un peu plus près. La jeune fille se retrouva bientôt uniquement proche de la dépouille avec pour seule compagnie la mule dépourvue du moindre instinct de survie qui n’avait pas bougé d’un sabot. Gardant bien sûr son air blasé habituel. Cette bête faisait honte à de nombreuses espèces-proies. Damiq ne pouvait s’empêcher de soupirer. Même un humain était plus compétent dans ce domaine. Zab avait très bien intégré des comportements de proie, prêt à réagir au moindre comportement de fuite d’un troupeau. Pas comme cette bourrique qui était encore longue à la détente dans ce domaine. Heureusement que Damiq savait un tant soit peu se battre contre les prédateurs. Un des avantages d’avoir une partie humaine qui permettait d’user d’armes.

    Quand Damiq observait Zab fuir aux côtés des antilopes, il ne pouvait constater le contraste entre le jeune-homme et ce qu’il avait vu au village qu’il avait visité avec le troupeau. Ce gamin qui ne ferait pas de mal à une mouche et en face, ceux qui avait été prêt à massacrer un village entier, y compris ceux qui ne représentaient une menace.

    Puis son regard se tourna de nouveau vers la jeune femme, il devait récupérer sa mule. L’hybride inspira et s’approcha avec prudence de la dépouille du lanconda. Il avait bien compris que pour la viande, pas besoin d’aide apparemment. Donc il prendrait sa mule et partirait avec le troupeau sans demander son reste. Inutile de lui demander de payer.


    CENDRES

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  • Ven 25 Aoû - 9:21
    Bon... Elle avait visiblement légèrement abusé. Si les animaux et l'humain n'avaiet, pour cette fois, aucun intérêt pour elle, l'hybride, en revanche... Elle ne voulait pas le faire fuir. Mais elle avait échoué. Alors, elle se calma immédiatement. Et lorsqu'il s'approcha, elle s'éloigna, puisqu'il semblait la craindre. Elle retenait les larmes. Bravo, Kila. tu as réussi à te faire un ennemi d'un frère !

    - Je... Excusez-moi, je ne voulais pas vous faire peur. Vous n'y êtes pour rien.

    Sans le regarder (après tout, il voulait partir, non ?), elle rejoignit la dépouille et reprit son dépeçage. Mais cette fois, elle n'y mettait aucune bonne volonté. Elle agissait mécaniquement et repoussa la carcasse une fois qu'elle eut récupéré ce qu'elle voulait. Les prédateurs pouvaient bien finir le travail, à présent, elle s'en moquait. Elle avait pris ce qu'elle pourrait transporter, elle avait perdu la confiance d'un cousin.... Son salaire lui importait peu, à présent. Après tout, si elle ne revenait pas, il n'y avait pas grand-chose que l'aubergiste puisse faire. Et puis, ce serait un bon moyen de lui prouver le mépris qu'elle avait pour cette tâche de chasse. Seulement... Elle devrait regagner la troupe de théâtre. Qui se trouvait dans la même ville que l'auberge... Tant pis. Au pire, elle lui montrerait son dragon, à lui aussi. Et avec un peu de chance, il ne voudrait plus s'approcher d'elle.
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  • Sam 9 Sep - 15:04
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    Dans leur vision du monde sauvage, les hommes avaient bien souvent tendance à oublier que la majorité des êtres vivants souhaitaient éviter le conflit quand ce dernier n'était pas nécessaire. Donc pas étonnant que l'arme la plus populaire soit la fuite. Et la plupart des antilopes en avaient fait un véritable art. Les oryx n'étaient pas aussi rapides que certaines gazelles, mais ils savaient bien se débrouiller. Mais certains humains avides de pouvoir et de contrôle avaient décidé d'agir différemment. Ils voulaient à tout prix se battre, ils prenaient du plaisir à dominer, écraser. Comme certains babouins, ils se complaisaient dans la violence pour imposer leur domination sur les autres. Pourtant, les groupes de babouins parvenaient à se débarrasser efficacement des individus violents en les fuyant ou en les chassant. Car ils étaient souvent détestés et la plupart des groupes sous leur coupe avaient tendance à les détester, hormis une minorité. Mais les humains semblaient avoir oublié de faire comme les babouins qui ne leur étaient pas si différents au regard d'un oryx et fuir les individus violents. Donc ces derniers avaient put faire leur loi et ainsi mener des massacres comme ce que Damiq avait put voir au village. Ils pouvaient se permettre de gâcher des vies comme ça, parce qu'ils avaient beaucoup de monde sous leur contrôle et qu'ils étaient en haut de la pyramide, bien nourris et équipés, donc ils ne se souciaient pas du sort des autres. Au point qu'ils en oubliaient combien ils étaient en réalité les plus vulnérables et dépendant du groupe. Car si ceux qui étaient soumis disparaissaient, les dominants ne survivraient pas, tandis que si ces derniers n'étaient plus, les dominés avaient encore des chances de largement s'en sortir. Restait la question des Titans. Pourtant, les animaux avaient bien réussi à leur survivre depuis des millénaires, alors pourquoi pas les humains. La question que Damiq pouvait se poser à leur sujet restait étaient-ils capables de s'en sortir sans les mortels ?! Car tout ce que l'oryx avait vu jusque-là, c'était que la plupart de ceux qui se permettaient de sacrifier gratuitement les autres, étaient en réalité extrêmement dépendants.

    Mais pour le moment, il avait d'autres priorités, il devait récupérer sa mule. Il avait demandé à Zab et au troupeau de l'attendre. Tandis qu'il descendait la dune, il remarqua que la jeune femme semblait un peu triste et déçue et dépeçait sans grande envie sa proie. Grâce à ses sabots, Damiq ne s'enfonçait pas et ne glissait pas. Il n'eut aucune peine à rejoindre sa mule avec prudence. Il se demandait ce qui était passée par la tête de la jeune femme et ce qu'elle avait voulue. Il avait fui comme les autres, elle leur paraissait menaçante, c'était normal. Et il avait eu l'impression qu'elle avait voulu faire fuir le troupeau. Et vu qu'il en était un membre, même temporaire, il avait naturellement fui. La fille aux ailes de dragon finit par s'adresser à l'hybride alors qu'il reprenait sa mule, cette honte des proies qui n'avait aucun instinct de fuite. Elle s'excusa de son comportement vis à vis du groupe. Damiq inspira, tenant toujours la longe de sa bête de somme.


    - Pas de soucis, on est des proies, donc, à la moindre menace, on fuit.

    Il repensa à ce qu'elle avait dit un peu avant. Apparemment, cette chasse n'était pas pour elle, mais pour un commanditaire tiers.

    - Sinon, j'imagine que vous en vouliez surtout à votre commanditaire. Personnellement, je vous dois la fiole de poison, si je peux pas vous aider à transporter la viande, en revanche, je peux vous aider à le convaincre de payer les frais de soins. Ils vous a envoyé au casse-pipe, il a intérêt à bien vous payer pour ça. Affronter un Lanconda, c'est pas une mince affaire. Personnellement, je ne suis pas capable de le faire et je comprends pourquoi le venin en vente et hors de prix.

    Si elle n'acceptait pas l'aide pour le transport, elle pourrait au moins le faire pour qu'il l'aide à se venger du commerçant.

    - Si vous voulez faire du mal à ce type, s'il tient à son portefeuille, devoir débourser des frais médicaux, ça va lui faire très mal. Pour ma part, je vous les offre. Et je connais des routes alternatives qui vont faire éviter les esclavagistes.

    CENDRES
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  • Dim 10 Sep - 21:21
    Il lui expliqua les instincts des proies. Evidemment. Kilanna faisait partie des prédateurs, on ne pouvait pas faire plus différent. L'instinct des proies était la fuite ? Celle des prédateurs était l'attaque. Si on se contentait de fuir, l'assaillant pouvait revenir. Il n'y avait pas de manière plus efficace de se débarrasser d'un assaillant si on ne tentait pas au moins de lui faire peur. Dans le cas le plus doux... Elle effleura sa fiole de poison à travers le tissu de son paquetage. En cas de problème, elle saurait toujours s'en sortir. D'autant plus qu'à présent, elle disposait également du venin... Oui, vraiment, elle était capable de s'en sortir.

    Puis il lui prouva sa perspicacité. Oui, c'était à cet aubergiste qu'elle en voulait. Néanmoins, voulait-elle pour autant lui faire du mal ? Après tout, ce n'était qu'un commerçant... Bien trop zélé, oui, mais un commerçant, ni plus ni moins. Autrement dit, son but était de gagner de l'argent. Et une nouvelle source de matières premières lui permettrait de gagner plus d'argent plus rapidement... Une aubaine, pour lui ! Elle pouvait le comprendre. Pour autant, elle tenait à sa liberté. Et elle estimait que deux emplois, situés dans deux villes différentes, c'était bien suffisant. D'autant plus que dans le cas de la troupe comme celui de Tagar, c'était elle qui avait demandé ces emplois. C'était elle qui s'était présentée aux auditions. Plus tard, c'était elle qui avait proposé ses services à Tagar. Et c'était l'aubergiste qui lui avait demandé... plutôt ordonné d'aller chasser. Au début, elle avait accepté, pensant, peut-être naïvement, que ce contrat ne durerait que le temps d'une chasse. D'ailleurs, en parlant de cela... Il ne lui semblait pas se souvenir d'avoir signé le moindre contrat.

    Mais oui, c'était vrai ! Elle ouvrit de grands yeux. Elle n'avait pas de contrat ! Ainsi, lui pouvait l'exploiter, mais... Elle non plus n'avait pas d'obligation ! Elle observa la viande qu'elle s'apprêtait à ramener. Elle n'était pas tenue de la lui amener. Elle pouvait...

    Son cousin l'interrompit en lui proposant de faire en sorte que l'aubergiste paie ses frais de soins. Elle afficha de nouveau un sourire carnassier.

    - J'ai mieux. Voyez-vous, je viens de réaliser que je n'ai pas de contrat, pour cette chasse. Il n'a donc légalement aucun moyen de me forcer à lui ramener cette viande, je peux la garder pour moi ou même la vendre moi-même. Et en plus de ne pas avoir sa viande, il devrait payer... Voilà un bon moyen de le dégoûter de faire de nouveau appel à moi... Si vous acceptez ces nouveaux termes, est-ce qu'on peut dire qu'on a un accord ?

    Cependant, si tel était le cas, ils devraient voyager ensemble... Voilà qui compliquait les choses. Elle avait prévu de rentrer par la voie des airs... Néanmoins, il avait un coup d'avance car il lui proposait déjà un itinéraire.

    - Je vais être honnête, je comptais sur mes ailes pour me ramener. Mais vous avez raison, vous devez récupérer votre paie pour les soins. Pour ce qui est des esclavagistes... Disons simplement que vous n'avez pas à vous en inquiéter.

    Elle pensait être encore capable de les neutraliser. Et au pire des cas... Elle observa l'hybride, songeuse. Elle devrait pouvoir le mettre à tire-d'aile hors de leur portée si elle lâchait la viande. Qu'il soit d'accord ou non importerait peu, ce serait un vol ou une capture. Le choix semblait vite fait. Et puis, cette situation ne se présenterait pas, normalement. Sinon, elle pourrait immédiatement aller remettre sa lettre de démission à Tagar.
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  • Mar 19 Sep - 15:55
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    Effectivement, entre un prédateur et une proie, on ne pouvait pas faire plus différent. Certains se demandaient pourquoi fuir, si l'agresseur revenait sans cesse. Autant l'affronter. Mais c'était facile à dire quand on avait les armes pour. Puis un prédateur tombé serait toujours remplacé par un autre. Les antilopes avaient été taillées pour la course, et donc pour la fuite. Pour Damiq, demander à une gazelle de combattre un adversaire plus gros et lui reprocher d'être lâche, faible et incapable, c'était comme traiter un poisson d'incompétent parce qu'il n'était pas capable de grimper aux arbres. Et Damiq avait vu nombre de paysans et de nomades fuir quand il faisaient face à des attaques de bandits. Ils n'étaient pas de taille, donc la fuite restait la meilleure arme. L'oryx serait bien le dernier à les critiquer sur ce point. Chacun ses compétences et à force d'en valoriser certaines, on en oubliait d'autres.

    Du haut des dunes, des silhouettes cornues, dont l'une était montée par un humain, observaient le duo en train de discuter à côté de la dépouille du lanconda. Damiq tenait sa mule par la longe. Il écoutait ce que Kilanna avait à lui dire. Elle réfléchissait aux réflexions de l'oryx sur le commerçant. Donc elle n'avait pas de contrat et n'était pas obligée de lui donner la viande, elle pourrait lui vendre. Le cornu se gratta le menton.


    - Ma foi, ça me paraît pas être une mauvaise idée. Après tout, comme vous le dites, vous n'aviez pas de contrat. Et vous avez risqué votre vie pour combattre ce serpent, alors qu'à cet instant, il n'était pas une menace directe pour le commerçant en question. Et s'il était vraiment une menace pour le village, j'imagine qu'il y aurait eu un contrat, et ça ne serait pas un type comme lui qui l'aurait donné.

    Damiq avait beau ne pas faire des quêtes du genre, il savait que ce genre de contrat de protéger un village d'un prédateur dangereux était plutôt demandé par des pouvoirs locaux et autres guildes spécialisées, pas juste un boucher qui avait besoin d'une viande particulière.

    La jeune femme indiqua qu'elle comptait rentrer au village en volant. Cependant, elle nota que Damiq devait effectivement récupérer ce qu'on lui devait pour les soins. Un moyen de plus pour pourrir ce commerçant qui allait décidément passer une mauvaise journée et sans doutes se passer de demander au tout-venant de lui chercher de la viande de Lanconda sans contrat au préalable. Ayant un peu oublié la dangerosité de ces gros serpents. Mais il y avait un petit souci. Non pas les esclavagistes, puisque qu'il leur serait fort compliqué de viser une cible dans les airs, et des combattants capables de voler chez eux ne devaient pas courir les rues. Mais ce souci avait pour nom, Zab. Sans oublier la bourrique. Damiq avait de sérieux doutes sur le fait que Kilanna puisse porter tout le monde. Et il était hors de question que l'hybride ne laisse son camarade comme ça.

    - A vraie dire, je suis pas seul, il y a cette bourrique, mais aussi Zab, mon assistant. Et pas sûr que vous puissiez nous porter tous les trois.

    Il désigna de la tête l'humain sur le haut de la dune avec le troupeau. Puis il repris un air songeur. Un léger vent frais fit à peine broncher Damiq. Les nuits dans le désert étaient très froide. Un éternuement fit pivoter une des oreilles de l'hybride en direction des hauteurs. Quelqu'un aurait besoin de quoi se tenir chaud. Il prévint en amont Kilanna.

    - Bougez pas, je vais juste ramener la mule et donner à Zab sa tunique. Il est assez timide, il n'aurait pas osé descendre pour la prendre.

    Même si en réalité, c'était surtout parce qu'il avait eu très peur de la réaction de la jeune femme. En tout cas, ça n'avait pas arrangé les choses. Il grimpa la dune, suivi de la mule à cause de qui il avait été contraint de faire le tour pour aborder une pente plus douce pour l'équidé. Une fois en haut, il tendit la tenue à Zab qui l'enfila, content d'avoir quelque chose lui tenant chaud. Il pouvait la prendre quand il le voulait, juste qu'il avait pas eu envie de descendre, surtout après que la fille aux ailes de dragon lui ait fait peur. Fréquenter des antilopes, après une vie d'esclave sous la coupe d'un maître tyrannique avait déteint sur lui et il agissait comme une proie. L'hybride indiqua à Zab qu'ils allaient aller au village car l'herboriste avait besoin que quelqu'un puisse le rembourser. L'humain montra Kilanna avec un air inquiet. Il n'avait pas vraiment envie de s'en approcher, il avait encore peur.

    - Je comprends, mais ce n'est pas contre toi qu'elle en avait, mais c'est au type qui me doit de l'argent.

    Il regarda le reste du troupeau.

    - Enfin, je pense qu'on peut faire autrement...

    Damiq décida d'en parler au troupeau avec qui il voyageait jusqu'au prochain village. Peut-être qu'ils pourraient garder Zab et la bourrique le temps que l'herboriste ne fasse l'aller-retour avec Kilanna. Et s'ils pouvaient voler, ça pourrait raccourcir le temps nécessaire pour cette entreprise. Les oryx savaient échapper aux prédateurs et sur les routes des herbivores, Damiq savait son protégé à l'abri des bandits et autres esclavagistes. Les femelles oryx acceptèrent de prendre Zab en charge le temps de l'absence de l'hybride et l'intéressé fut également d'accord. Il craignait encore ses semblables alors qu'avec les herbivores, les choses se passaient mieux pour lui. Pour le troupeau, l'humain n'était pas un souci, il connaissait parfaitement les codes et règles de savoir-vivre dans un troupeau et pouvait même comprendre des mots très basiques du langage des animaux. Pour la mule, ça avait été un peu plus compliqué du fait que la bourrique n'avait pas beaucoup d'instinct de survie. Mais Zab allait gérer si besoin.

    Une fois l'affaire réglée, il revint vers la jeune femme.


    - Bon, le troupeau va garder Zab le temps qu'on gère cette affaire, et la mule par la même occasion. Il est très facile à vivre pour les oryx au point que certains disent qu'il est mieux élevé que certains jeunes et certains mâles. Donc c'est quand vous voulez pour le départ !

    Damiq était tout de même dubitatif concernant le vol. Il n'avait jamais eu à faire ce genre chose. Donc c'était un peu une première pour lui et se demandait s'il n'avait pas pris la mauvaise décision et dans quoi il s'embarquait.

    CENDRES
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  • Jeu 21 Sep - 19:35
    Il validait son point de vue. Il n'en fallait pas plus à la demoiselle. Elle ne parvenait pas vraiment à le suivre lorsqu'il parlait de contrat de défense de village, mais peu importait. Après tout, elle n'était pas de ces aventuriers qui aidaient quiconque se trouvait sur leur chemin pour leur demander de l'aide. Elle aidait uniquement des personnes très précises... Lorsqu'elle ne se faisait pas exploiter en toute illégalité. Ah, vraiment, cet aubergiste allait le payer ! Et pas seulement en monnaie ! Elle comptait bien s'assurer qu'il ne reproduise pas les mêmes méfaits, avec elle ou quelqu'un d'autre. Un contrat, ou son absence, impliquait deux parties. Si lui pouvait en faire ce qu'il voulait... Elle aussi. Elle espérait simplement avoir parfaitement bien compris ses attentes... Afin de pouvoir faire exactement l'opposé. Voilà qui aurait le double avantage de l'amuser et de ne pas vraiment être au goût de l'umain. Qui devrait y réfléchir un peu plus s'il voulait retenter d'exploiter quelqu'un.

    Néanmoins, par respect pour ce cousin qui avait eu le courage de revenir malgré les instincts qui poussaient les siens à fuir devant un prédateur, elle se devait d'éclaircir un point.

    - En fait... Il ne m'a pas demandé spécifiquement de lanconda. C'est moi qui cherchais quelque chose d'assez rare pour l'impressionner et ainsi augmenter ma paie... Avant de me faire attaquer. C'était lui ou moi.

    Néanmoins, elle serait désormais capable d'impressionner son faux patron... Mais pas dans le sens positif du terme. Elle le ferait souffrir. Suffisamment pour qu'il ne se contente pas de regretter de l'avoir ainsi envoyée dans une situation dangereuse. Il faurait réussir à enmpêcher quiconque de subir le même sort. Quoi que... Certaines personnes le mériteraient bien... Mais elle abandonna immédiatement cette idée. En effet, les personnes auxquelles elle pensait n'iraient jamais aider qui que ce soit... Et ne pourraient donc jamais se faire avoir. Un coup pour rien.

    Puis son frère de race mentionna... Sa monture et cet humain qu'elle n'avait même pas remarqué jusque-là ? Elle ne put s'empêcher de leur accorder un regard dédaigneux. Ils ne pouvaient pas s'en sortir seuls ? Après tout, il n'y avait probablement plus de grand danger dans ce coin du désert, depuis la mort du lanconda. Et puis, les oryx étaient des créatures originaires de cet écosystèmes, ils savaient donc comment y survivre... Le troupeau ne pourrait-il pas leur faire profiter de son savoir ?

    Comme s'il avait lu dans ses pensées, son cousin alla confier les gêneurs au fameux troupeau. Elle hocha la tête, appréciative.

    - Nous avons eu la même idée. Je pense que vos compagnons sont en sécurité avec le troupeau. Je ne le connais pas, mais ces créatures doivent connaître le désert comme personne. Quant à nous... Allons-y.

    Elle se plaça derrière lui, l'aggripa fermement... Et ne put pas s'élever de plus de quelques mètres. Rha, pourquoi tous ceux à qui elle proposait des vols étaient-ils lourds ? Néanmoins, l'exercice effectué dernièrement lui permit de ne pas le lâcher. Au moins, elle avait la satisfaction de réaliser que l'honneur était sauf. Pour le reste... Le trajet serait long, à faible altitude et avec de nombreuses pauses. Mais ils finiraient par arriver à destination. Et ce serait toujours plus rapide qu'à pied. À présent... Tout était une question de motivation. La force de l'esprit était à présent dominante.
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