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  • Sam 24 Juin - 16:07
    Une soirée tranquille">
    Enfin ça va pas durer


    Voilà quelques semaines que le nouvellement dénommé Yanzu faisait désormais parti de la petite tribu de Damiq. Bien que jeune adulte, il devait tout apprendre d’un monde qu’il découvrait à peine. Il avait tissé un lien solide avec Zab. D’ailleurs, cette amitié avait pas mal fait évoluer l’humain, lui donnant plus d’assurance. L’hybride de gazelle s’était également fait à la vie en troupeau avec des oryx. Si les animaux avaient d’abord intimidé le petit ruminant, celui-ci s’était peu à peu fait à cette présence. Surtout parce que Zab ne les voyait pas comme des menaces. Pour Damiq, cette nouvelle arrivée faisait du travail, notamment pour l’apprentissage, mais il était également une aide supplémentaire bienvenue et il participait de plus en plus aux diverses tâches. Comme pour Zab, Damiq était convaincu que sa patience allait payer.

    Le groupe parvint enfin au village du jour. L’avantage des trous paumés du désert, c’était le fait qu’il y ait peu de monde et ils étaient relativement tranquilles. Ils avaient le droit à des journées assez calmes, ce qui n’était pas plus mal avec les deux timides. Pendant une bonne partie du trajet dans les dunes, Yanzu avait fait le chemin sur la mule, ses petits sabots de Thomson s’enfonçant beaucoup trop dans le sable. Ils étaient d’avantage taillés pour un sol dur. Contrairement à ceux de Damiq, plus larges et taillés pour marcher aussi bien dans le sable que sur un sol plus dur. Zab portait des sandales pour ne pas trop s’enfoncer.

    Pour le moment, le village était assez calme, principalement peuplé d’éleveurs de chèvres et moutons, rien d’exceptionnel. Quelques poules se dérobèrent devant Damiq. Une brochette de personnes âgées sur un tronc d’arbre accompagnées de chiens amorphes s’adonnaient aux commérages. D’ailleurs, les individus d’un âge avancé étaient assez nombreux. Pourtant, ils semblaient parvenir à survivre dans cet environnement hostile. La vie était rude, mais paisible. Confirmant à Damiq que la loi du plus fort restait une énorme connerie. Mais la jeunesse n’était pas absente pour autant. Des enfants jouaient sur la place. Des bergers rentraient leurs bêtes pour la soirée. S’il ne s’attendait pas à une grosse journée, Damiq savait qu’il aurait quand-même à un peu de travail. Avec autant de vieux qui devaient composer avec des corps fatigués, pas étonnant que les guérisseurs et autres herboristes apprécient de faire étape ici. C’était la garantie de faire une recette solide. Il avait même prévenu Zab et Yanzu qu’ils pourraient avoir des fruits au prochain village. De quoi les motiver.

    Tandis qu’il installait son stand, aidé des deux ex-esclaves, il constatait pleins de vieux à l’affut comme des prédateurs prêts à se jeter sur une proie et certains étaient même déjà en train de s’approcher pour être les premiers à être servis. Il y en avait même deux en train de se disputer dans la queue qui se formait. Yanzu semblait intimidé par cette quantité de travail potentiel. Mais au moins, les personnes âgées étaient bien moins effrayantes pour l’hybride de gazelle qui avait encore un caractère craintif.


    - T’en fais pas, jusqu’à maintenant, on a réussi à gérer à deux Zab et moi, donc à trois ça devrait aller. Puis en général, c’est surtout pour des petits bobos.

    Damiq avait déjà demandé à Zab de préparer des mélanges pour les rhumatismes et arthrite. Car il risquait d’y avoir une très forte demande dans ces produits. L’humain en profitait pour apprendre au nouveau comment préparer les mélanges. Pendant ce temps, Damiq se chargeait de ce qui était communication. Le stand enfin prêt, il invita les premiers clients à lui faire part de leurs requêtes.

    La soirée commença sans grande surprise par des petits bobos. Et Damiq avait bien fait de demander à Zab de préparer des mélanges contre l’arthrite, car ça faisait fureur. Les soins magiques étaient également payants. Fallait bien gagner sa croute. Si Damiq avait besoin de peu d’eau et de nourriture, ce n’était pas le cas de sa suite. Surtout avec l’arrivée de Yanzu qui était une bouche supplémentaire à nourrir.

    Damiq avait eu encore le droit aux remarques demandant où était son maître. Chez les vieux, les traditions esclavagistes avaient encore plus de mal à partir. Ils avaient vécu longtemps avec. Ces derniers lui rappelaient d’ailleurs son maître, un homme âgé, se plaignant souvent comme quoi c’était plus simple avant et qu’on avait toujours fait comme ça, pourquoi s’en plaindre. Enfin, c’était facile quand on avait été du bon côté ou en étant esclave d’un maître respectueux. En revanche, des gens comme Zab et Yanzu n’avaient pas vraiment le même avis sur la question. Ils n’avaient pas choisi cette situation et avaient eu la malchance de tomber sur des maîtres infectes. C’était grâce à eux que Damiq avait remis en question sa vision de l’esclavage.

    Enfin, pour leur défense, il fallait dire que les tenues des trois personnages rappelaient celles d’esclaves et autres indigents. Même si pour Damiq, les poils remplissaient déjà un rôle chauffant. Un pagne lui suffisait. Zab, c’était un peu par imitation, bien qu’il puisse porter une tunique plus chaude, ce qui n’était pas rare la nuit quand il voyageait dans le désert où les températures pouvaient descendre très bas. Yanzu avait beau être poilu, il avait également une tunique pour se protéger du froid si besoin. Ce n’était pas un gros investissement pour Damiq.

    Le temps passa et l’hybride rangeait les pièces qu’on lui donnait dans sa bourse en échange de plantes et de soins magiques. Pour le moment, il avait eu la chance de ne pas avoir de cas de maladies trop graves. Pour cela, ils devaient passer par des médecins plus calés. Mais ces derniers étaient en général dans des villes plus importantes et pas forcément à côté. Les petits villages du désert se contentaient la plupart du temps des guérisseurs, mystiques, chamans, herboristes et autres itinérants, moins coûteux et plus accessibles.

    Avec le temps, Damiq avait appris à connaître les villages par où passer en tant qu’itinérant. Car certains avaient déjà leur guérisseur local qui ne tolérait pas la concurrence. Sans parler des haineux des hybrides. Si certains chefs tempéraient leur population, ce n’était pas le cas de tous et certains s’adonnaient volontiers à ce rejet des hybrides.

    La soirée continuait d’avancer, peu à peu les clients tendaient à se raréfier. Pour Damiq, cela signifiait qu’il serait bientôt l’heure de fermer boutique. Il regarda la recette d’un air satisfait. Décidément, ce village était un bon plan. Pour certains, cela semblerait dérisoire, mais pour un petit herboriste comme lui, c’était beaucoup, de quoi se faire des petits plaisirs pour tout le monde en plus de couvrir les divers frais pour faire tourner la boutique. Sans parler que Yanzu s’était montré relativement calme et n’avait pas paniqué. Sachant qu’il était bien pire que Zab sur ce point.

    L’hybride montra la bourse à ses deux acolytes d’un air satisfait.

    - Je crois qu’on va se faire plaisir au prochain village ! J’offre tournée générale de fruits bien juteux !

    Il reçut des sourires satisfait de leur part. Damiq était de bonne humeur ce soir. La question était de savoir si ça allait durer.

    CENDRES
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  • Mar 27 Juin - 9:35
    « Alors ? Où en sommes-nous ? » Demanda le capitaine de l’escorte, époussetant son armure, secouant ses tissus pour pouvoir se soulager du surplus de sable dans ses habits. « Comptez-vous. »

    Les voix s’élevèrent les unes après les autres entre les rocs, les monceaux de sables et les débris de caravanes. Les uns après les autres, les soldats se relevaient, se comptaient, s’inspectaient, à la recherche de blessures, d’anicroches ou de quoi que ce soit qui mériterait qu’un guérisseur s’y attarde.

    Car nous avions subi une attaque. De nulle-part, entre les dunes, surgirent quelques criminels patentés. Equipés d’arcs et de lames, ils étaient dotés de quelques magiciens qui, profitant de l’effet de surprise, prirent rapidement le dessus sur l’escorte pour d’élite qui m’entoure dans chacun de mes déplacements. Boules et de feu et autres sortilèges provoquèrent alors la destruction de deux caravanes, l’une d’entre elle prenant immédiatement feu dans un tonnerre assourdissant. Finalement, la principale différence entre les criminels et les soldats se fit sentir : ils étaient surentrainés. S’adaptant au caractère précaire de la situation, ils prirent finalement les devants et poussèrent jusqu’à la contre-offensive. Tant et si bien qu’ils m’épargnèrent le fait de devoir user de mes propres pouvoirs… Pourtant, je suis sûr que certains soldats auraient adoré voir ce spectacle.

    L’ambiance s’alourdie soudainement alors qu’une voix manque. Le capitaine, qui connaît ses hommes par cœur, remarque immédiatement cette absence. Se retournant, il hurle un ordre simple : trouver le blessé disparu. Quelques soldats restent en sentinelle, mais les autres, eux, se mettent à la recherche du blessé… Retrouvé sous les décombres de la caravane ardente. Son état de santé est précaire… Très précaire : les plaies sont multiples, une jambe entière est brûlée à un degré avancé – mais pas noirâtre, donc l’espoir est de mise – une partie du visage est également touchée, et enfin, plusieurs doigts sont sectionnés.

    M’approchant de lui, je tente un soin rudimentaire. Un soin élémentaire que je puise dans les flammes alentours, élément que je maîtrise presque à la perfection. Presque. Bientôt, en tous les cas. Mais hélas, malgré la puissance des flammes alentours, ma maîtrise de ces soins ne permet de soulager que les plaies superficielles, et celles-ci, par définition… Ne sont pas mortelles.
    « Il lui faut un guérisseur. Ou un mage. Capitaine, conduisez-nous à l’étape la plus proche de notre position, voulez-vous ? »

    L’officier ne se fait pas attendre. Sitôt mon ordre donné, il met en place une chaîne de commande et d’ordres tous plus précis les uns que les autres. Un village se trouverait non loin, d’après ses dires. Il nous faut nous y rendre, tout de suite…
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    Anonymous
  • Mar 27 Juin - 19:37
    Une soirée tranquille">
    Enfin ça va pas durer


    La soirée allait enfin se terminer pour Damiq. Tandis qu’ils s’attelaient à ranger le matériel, il prit à parti Yanzu.

    - Tu t’es bien débrouillé. Tu prends la main !
    - Merci !

    Yanzu apprenait peu à peu à parler correctement. Sur ce point, il avait fait beaucoup de progrès même si la route était encore longue. Ce qui ne l’empêchait pas de communiquer, notamment grâce à Zab. Damiq savait qu’il revenait de très loin. Après tout, il avait été élevé pour servir de bout de viande sur pattes. A quoi bon l’éduquer. L’hybride-gazelle reprit son travail de rangement. Enfin, quand Zab ne le provoquait pas avec leurs gamineries habituelles. Damiq soupira, des vrais gamins ces deux-là. Enfin, quand il voyait certains nobles capricieux ayant besoin d’esclaves et serviteurs pour le moindre truc, il se disait qu’ils ne valaient pas mieux que des bébés. Sans parler de ceux prêts à tuer n’importe qui ou de raser un village jusque parce qu’ils avaient un grain de sable dans le vagin et voulaient surtout pas qu’on les voit faibles. Niveau maturité, il y avait de quoi se poser des questions. Damiq esquissa un sourire et aida les deux anciens esclaves à ranger les diverses plantes dans chaque tiroir correspondant. Zab connaissait bien les emplacements de chaque ingrédient, cependant, Yanzu avait un peu plus de difficultés et mieux valait encore le superviser. Ce qui rassurait le petit hybride.

    Damiq avait pratiquement terminé son rangement et chargeait les caisses sur la mule quand ses deux assistants se mirent en alerte. Les oreilles de l’hybride pivotèrent vers l’entrée du village. Il vit alors une caravane flanquée d’un cortège de soldats qui au vu de l’état de leurs tenues semblaient avoir essuyé une attaque de bandits ou de créatures. Damiq optait plutôt pour des bandits, plus fréquent sur les routes empruntées par les bipèdes. D’où l’intérêt de passer par les pistes des grands-herbivores. Si les prédateurs étaient présents, cependant, les bandits étaient bien plus rares. A la tête du convoi, un homme richement vêtu. Le groupe passait devant la brochette de vieux assis sur leur rondin qui les observaient comme s’ils étaient des extraterrestres.

    Pas de doutes pour l’hybride, ces gens n’étaient pas du coin. Et aux têtes des grabataires qui peuplaient ce bled, il ne se passait jamais rien. Et les conversations que Damiq avait entendu pendant qu’il ouvrait sa boutique lui confirmait. Entre machine qui trompait truc, bidule qui était mort d’une crise cardiaque. Les oreilles toujours dressées, alors que Zab et Yanzu s’étaient faits tout petits, l’hybride observait un des soldats s’adresser à un des vieux sur le banc. Il montra du doigt l’hybride. Il remarqua un blessé sur un brancard. Damiq se tourna vers Zab et Yanzu.


    - Bon, les fruits vont devoir attendre. On a du boulot!

    L’hybride détacha les caisses du bât de la mule. Zab et Yanzu semblaient un peu déçus de ne pas pouvoir aller au prochain village pour leur tournée de fruits. En plus de ne pas être à l'aise avec tous ces soldats. D'ailleurs, l'un d'eux, sans doutes le capitaine de l'escorte du noble interpella l'herboriste.

    - Ne vous en faites pas, le noble a l’air plein aux as, si c’est un homme de son escorte. S’il nous paye bien, ça fera plus de fruits pour tout le monde !

    L’annonce d’avoir plus de nourriture rendait les deux jeunes bien plus enthousiastes. Damiq se dirigea vers le cortège, saluant rapidement le noble et son escorte avant de se diriger vers le blessé, portant une de ses caisses tandis que Zab et Yanzu le suivaient en tenant la seconde. Ils faisaient un arc de cercle en passant devant les soldats. Ces deux trouillards étaient faits pour s’entendre. L’hybride faisait passer son travail et le bien-être de ses deux congénères avant le léchage de bottes de noble. Même les oryx mâles les plus orgueilleux n’étaient pas aussi exigeants dans les manières de se comporter envers-eux.

    - Messieurs, je vois que vous cherchez quelqu'un pour soigner votre camarade. Je suis Damiq, herboriste itinérant, et voilà Zab et Yanzu, mes assistants ! On va faire de notre mieux. En tout cas, ne perdons pas de temps, du peu que je vois, il est assez mal en point.

    En faisant les premiers constats, il nota qu’effectivement, il aurait du travail et avec des brûlures potentiellement douloureuses, il n’avait pas de temps à perdre. La vie de ce pauvre homme avait bien plus de valeur que l’égo d’un noble. Enfin, peut-être qu'il serait moins payé, mais ça restait de l'argent de gagné.

    CENDRES
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  • Mer 28 Juin - 13:23
    Dire que l’escorte était des plus tendue pour faire les quelques kilomètres qui les séparaient depuis le lieu de l’embuscade, jusqu’au village le plus proche, était un euphémisme. Le capitaine, en fin tacticien et en professionnel militaire digne de ce nom, avait fait envoyer un trio de soldats en éclaireur, plusieurs dizaines de mètres en avant. Ces derniers communiquaient par signaux visuels, puisqu’ils étaient toujours à porter de vue.

    Moi ? J’étais prêt. Mes quelques siècles d’étude au sein de la prestigieuse université de Drakstrang au cœur des programmes d’administration militaire et de stratégie militaire, me permettent d’analyser la situation actuelle au moins aussi bien, sinon même mieux, que l’officier qui commande ce petit détachement. Au cœur du désert, nous sommes affaiblis. Bien que mieux formés, les bandits de grands chemins savent se cacher, et sont bien plus mobiles… Ils peuvent donc apparaître où ils veulent, disparaître quand ils veulent ; attaquer quand ils le veulent, souvent de manière sournoise…

    Mais, surtout, une première attaque n’est pas souvent la seule attaque, ni la principale. Parmi les tactiques de guérilla, la plus dangereuse reste l’attaque de dissuasion suivie d’une attaque principale. L’attaque de dissuasion à pour but de faire peur, de passer pour plus fort, plus nombreux, plus résolus que les autres, et doit faire un maximum de dégâts et de victimes. Lorsque l’attaqué doit agir pour prendre en charge les blessés, il doit se séparer d’une partie de ses forces, soit pour aller chercher du renfort, soit pour aller chercher du soutien. C’est ce que nous faisons ici, aujourd’hui. A ceci prêt que nous n’avons pas assez de blessés pour nous interdire de nous mouvoir, et pour nous imposer une réelle contrainte difficile à gérer. Nous tous, d’un seul mouvement, nous nous dirigeons vers une zone de soutien pour chercher de l’aide pour nos blessés.

    Toutefois, une seconde attaque pourrait être désastreuse. Non seulement nous risquerions de perdre nos éclaireurs, qui sont souvent les premières victimes lors d’une embuscade, mais en plus, nous agissons dans l’urgence, ce qui rend difficile toute action d’adaptation face à un nouvel assaillant… Bref, nous sommes en position de faiblesse. Ainsi suis-je prêt à user de mes propres armes, si cela devait se faire. Le Feu Divin est une arme redoutable que personne n’aimerait voir en action, croyez-moi.

    Finalement, nous arrivons à un village dont le nom m’échappe. La population semble avoir un certain âge, et quelques us bizarres que je ne connais pas, ou très peu. Être ambassadeur ne signifie pas tout connaître de chaque peuplade qui peuple le monde, heureusement. Le capitaine, un brin énervé, cherche de l’aide… Et on nous dirige finalement vers un groupe d’hybrides qui, sans rechigner, se laissent balloter par les évènements alors qu’on entraine manu-militari le blessé, son brancard, et quelques soldats.

    J’entre finalement en dernier. Par effet de scène, pour la prestance, pour l’image, aussi. Ne connaissant pas ces êtres qui vivent ici, et ne connaissant point non plus ces hybrides, et face à la situation où nous sommes clairement en position de faiblesse, il est important de garder la tête haute, et de rendre une image de puissance et de pouvoir. J’entre donc le dernier, chichement vêtu comme à mon habitude, et, joignant mes bras dans mon dos, j’observe la scène avec attention.

    « Enchanté, très cher Damiq. Je me nomme Eylohr, ambassadeur de l’Empire du Reike. Nous avons été attaqué par des criminels sur le chemin, et ce soldat a subi des coups de la part d’une lame aiguisée en plus de brûlures graves. Il était coincé sous les décombres d’une caravane en feu. » Dis-je, expliquant alors la situation. L’on ne comprends jamais aussi bien l’étendue d’une situation, que lorsqu’elle est correctement explicitée. « Faites ce que vous pouvez. Le Reike vous en sera reconnaissant.
    Invité
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  • Mer 28 Juin - 17:55
    Une soirée tranquille">
    Enfin ça va pas durer


    Installés dans une tente de campagne, Damiq s’attelait déjà aux soins. Le noble finit par entrer et se présenter. Damiq s’était contenté d’y jeter un regard rapide avant de se concentrer sur le pauvre homme. Par contre, s’il voulait intimider et impressionner qui que ce soit, au moins, il avait réussi avec les deux petits jeunes. Il avait eu la chance de tomber sur les deux trouillards. Et peut-être les vieux du coin. Damiq, avait déjà vu des oryx mâles plus imposants. Sans parler des hippotragues qui étaient bien plus féroces. Ils ne payaient pas de mine, mais ils savaient se faire respecter et tous les oryx savaient qu’il valait mieux faire attention aux hippotragues.

    Ainsi, il se nommait Eylhor et n’était qu’autre qu’ambassadeur. Ok, c’était pas n’importe qui, au moins, ça promettait une bonne paye. Au vu de l’état du pauvre homme, surtout la jambe, les soins à base de plantes n’allaient pas suffire. Il avait tout de même demandé à Zab et Yanzu pour concocter un baume pour soulager les brûlures. Non, il devait faire appel à autre chose. Et il avait quelques bases assez solides de magie de soins qu’il avait appris avec son maître et perfectionné avec le temps. Il pouvait également user de sa magie de la terre pour des soins élémentaires.
    Les informations données par Eylhor n’avaient pas été inutiles. Au moins, Damiq ne perdait pas de temps.


    - Merci pour ces informations ! Je vais faire de mon mieux. Désolé d’avance pour les vêtements.

    Il découpa les vêtements là où il devait accéder aux blessures afin de faire le moins bouger possible le blessé. Sa priorité était clairement la jambe du blessé. Il se tourna vers Zab et Yanzu.

    - Zab, tu peux désinfecter les plaies liées aux coupures ?!

    L’humain hocha la tête et fut suivi de Yanzu. Ils nettoyèrent les plaies pendant que l’herboriste s’attelait à les recoudre. L’homme grimaçait tandis que l’aiguille transperçait sa peau. Damiq n’avait pas eu besoin d’apporter un soin élémentaire pour les blessures plus superficielles, mais il avait remarqué que ça avait déjà été fait.

    - Je vois que vous avez déjà fait des soins magiques ?

    Les blessures recousues, Zab et Yanzu mirent des bandages pour protéger les plaies. Damiq se concentrait sur la brulure à la jambe. Il avait déjà commencé à appliquer un baume à base de souci officinal. De quoi stabiliser la plaie, mais il ne pouvait pas faire d’avantage. L’hybride soupira. Puis il se tourna vers le noble.

    - Les plaies ont été au moins recousues et nettoyées. Avec du repos et une bonne surveillance, il pourra guérir de celles-ci, juste qu’il aura des cicatrices.

    Son visage s’assombrit quand ils vinrent au sujet de la jambe.

    - Par contre, la jambe, ça va être plus compliqué. Mes soins élémentaires ne sont pas au niveau pour guérir des brûlures aussi graves. Mais je peux faire en sorte de stabiliser son état le temps qu’il soit amené à quelqu’un de mieux câllée dans ce domaine.

    Damiq connaissait un village un peu plus grand à moins d’une journée de marche d’ici où se trouvait un médecin compétent. Elle avait eu à gérer avec l'herboriste des empoisonnements résultant d’un charlatan. Depuis, cette femme le respectait.
    L’hybride se leva et commença à ranger ses affaires.


    - Si cela vous convient, je peux vous y mener et surveiller son état sur la route. Et je connais des routes qui permettent d’éviter les bandits, faudra juste faire attention aux prédateurs.

    La balle était dans le camp d’Eylohr.

    CENDRES
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  • Jeu 29 Juin - 11:18
    Savent-ils ce qu’est un Lumina ?J’en doutes… J’en doutes sérieusement. Mais qui suis-je pour pouvoir réellement leur en vouloir ? Nous sommes si peu nombreux… Nos conditions de naissances et de vies sont si uniques, qu’un être immortel pourrait ne jamais rencontrer le moindre Lumina ni le moindre Ombra, et pourtant voyager dans le monde entier et voir tous les paysages que le monde aura à offrir.

    Toutefois, je crois ces êtres hybrides bien trop intelligents et observateurs pour ne point remarquer l’aura lumineuse qui m’entoure, et la prestance que cela entraîne. Mais sait-on jamais… Les hybrides sont à la fois humains et… Animaux. Enfin, une part de l’animal ou de l’être non humain avec lequel ils sont nés. Qui sait ce que les antilopes possèdent comme capacités et autres compétences, qui ne nous sont pas connues ?

    Observateur, disais-je ? En effet. Il ne fallut point longtemps pour que celui prénommé Dimaq, remarque les reliquats de soins élémentaires qu’il aurait lui-même pu appliquer au soldat, et que j’aurais performé moi-même, tout à l’heure. Intelligent, observateur… Et qui sait rester à sa place. Je dois avouer être surpris, et dans le bon sens du mot.

    « Bien. » Dis-je, réfléchissant un instant. La situation n’était pas encore risquée, mais elle pouvait le devenir : les bandits étaient toujours dans la nature, et les autres bandes étaient nombreuses… Ces choses là se savaient, et pourtant, nous ne pouvions point faire grand-chose pour nous éviter l’affront d’une attaque. La sécurité des routes est pourtant une affaire primordiale pour nous autres, Reikois.

    « Allons-y. Menez nous jusqu’à quelqu’un de compétent pour soigner ce soldat, et vous serez payé à la hauteur de votre aide. »
    Invité
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  • Jeu 29 Juin - 20:42
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    Enfin ça va pas durer


    Le type luisait, bon bah tant mieux pour lui. Damiq n’avait jamais vu ce genre de phénomène, après tout, il avait beau avoir voyagé dans une bonne partie du territoire du Reike, il était loin de l’avoir arpenté de part en part, les territoires nord étaient notamment évités par notre oryx étant donné qu’il n’était pas adapté aux températures et qu’il n’y aurait aucun troupeau pour voyager avec des risques limités. Il préférait rester dans son cher désert. La luminescence du noble était une source de curiosité, mais elle ne suffisait pas à détourner Damiq de son principal objectif. Il restait concentré sur le blessé et donnait des indications à ceux autour de lui pour qu’ils immobilisent au mieux le malheureux pour son futur déplacement vers le prochain village.

    - Si les bandits vous inquiètent, je peux vous proposer qu’on passe par des routes alternatives que je connais bien. Les pistes des grands herbivores, elles sont surtout connues de chasseurs nomades et des prédateurs en dehors des herbivores bien sûr, mais les esclavagistes et autres pillards ont peu d’intérêts à les connaître vu qu’il y a très peu de cibles potentielles qui passent par ces routes.

    Il avait été emmailloté dans plusieurs couvertures qui avaient été sanglés avant d’être disposé sur un travois bricolé. Car les routes que Damiq proposait étaient très difficilement praticables pour des véhicules à roues. Il avait bien compris que le sujet des bandits préoccupait son commanditaire.

    - Le seul inconvénient des routes des herbivores, c’est qu’elles sont très difficilement praticables pour des véhicules à roues, mais elles sont faisables à pied ou pour des montures. On a surtout du plat un peu accidenté jusqu’au prochain village et pas de sable.

    Car le désert n’était pas uniquement des dunes de sable à perte de vue. C’était également des immensités de sol rocheux parsemé de quelques rares plantes comme des cactus. En revanche Damiq ne pouvait imposer à l’ambassadeur une route en particulier. S’il voulait prendre des routes plus conventionnelles, soit, mais il devait s’attendre aux attaques de bandits.

    Avant de quitter la tente, Damiq se tourna vers l’ambassadeur.


    - Si vous voulez prendre les routes plus conventionnelles, je vous suivrais, mais je dois avouer que c’est plus risqué si vos assaillants sont encore dans le coin. La balle est dans votre camp.

    Puis Damiq quitta la tente après avoir rangé ses caisses. Il s’était fait un petit sac dans lequel il avait mit tout ce qu’il fallait pour prendre soin du malheureux. Yanzu et Zab l’avaient aidé à charger la mule avant qu’ils prennent la route. Damiq revint dans la tente et pris le travois bricolé sur lequel avait été installé le blessé. Il allait se charger de traîner le travois s’ils devaient prendre les pistes des herbivores.

    - Zab, tu peux surveiller son état ?

    L’humain hocha la tête. Il avait quelques années d’expérience bien que n’ayant pas de pouvoirs. Et ce n’était pas comme si l’oryx était disponible s’il avait des questions. Zab n’avait pas de soucis à appeler à l’aide. Il attendait le convoi de l’ambassadeur, de son côté, il était prêt.

    CENDRES
    Invité
    Invité
    Anonymous
  • Dim 2 Juil - 17:16
    Mains liées dans mon dos, j’attends. Je vois tout ce petit monde se bouger, s’inquiéter, se mouvoir, s’enticher de missions qu’ils connaissent d’ores-et-déjà par cœur. A bien des égards, cela me fait penser à mes propres officiers : ces soldats d’élites sont capables de s’adapter à toutes les situations, en une fraction de seconde, grâce à des processus décisionnels, réflexifs et adaptatifs, et à une chaîne de commandement capable de s’articuler autour d’une situation donnée. En d’autres mots : ces soldats sont formés pour s’adapter à toutes les situations, grâce à des soldats surentraînés et à des officiers ultra compétents.

    Suis-je inquiet, donc, à l’idée de retomber sur les bandits ? Oui, bien-sûr. Bien que l’on dise qu’un seul soldat d’élite vaille une dizaine de bandits patentés, je n’ai pas envie de tenter ce pari, aujourd’hui. D’ailleurs, faire autant d’études, vivre autant de temps, vous apprends une chose : ne rien laisser à la chance. La maîtrise des tenants et des aboutissants, voilà quelque chose de très important.

    « Bien. Je crois que nous n’avons pas beaucoup de choix… » Lui dis-je, réfléchissant un petit peu. L’idée d’abandonner nos affaires ne me plaît pas du tout… L’idée d’abandonner nos caravanes, en revanche, ne me dérange pas. Nous devrions, toutefois, nous adapter. « Nous devrions donc abandonner nos caravanes, et transférer nos affaires sur les flancs de nos montures. Mes officiers et moi, nous pouvons marcher sans problèmes. Messieurs… » Leur dis-je. « Vous êtes en charge de la situation. Je vous fais confiance. »
    Invité
    Invité
    Anonymous
  • Dim 2 Juil - 21:08
    Une soirée tranquille">
    Enfin ça va pas durer


    Finalement, l’ambassadeur fut convaincu de passer par les pistes des herbivores. Les véhicules étaient déchargés et les affaires étaient transférées directement sur les montures quitte à ce que les hommes marchent. Au moins, ils n’avaient pas peur de se mouiller. Tant mieux, car ils pourraient atteindre le village suivant avec moins de risques de se faire attaquer par les bandits. Mais cela impliquait de rester prudent. Car Damiq espérait que les bandits n’aient pas suivi la caravane. Attendant que la tension baisse chez les soldats pour de nouveau leur sauter dessus. Mais en réalité, il était rare que les bandits insistent s’ils avaient subi de grosses pertes. Souvent, de petits groupes pour qui la moindre perte était très douloureuse.

    Yanzu avait quand-même choisi de monter sur la mule sachant qu’il craignait ce troupeau de bipèdes. Et cela même si le sol était plat et dur, rien de sorcier pour ses sabots. Mais Damiq ne chercha pas à lui interdire de monter. Il savait que l’hybride était encore très mal à l’aise avec les bipèdes. Il avait déjà eu Zab qui avait été obligé de réapprendre à vivre avec ses semblables et la route était pas encore terminée. Mais il avait tout de même fait d’énormes progrès.

    Le départ fut sonné sous les regards de vieux résidant dans le village un peu surpris qu’on laisse les caravanes. Damiq avait laissé le temps à tout ce beau monde transférer leurs affaires sur leurs montures et leur dos.

    De voir autant de bipèdes sur la piste des herbivores surprenait les utilisateurs habituels de ces chemins. A commencer par un groupe d’ibex pas très loin du village. Ils allaient profiter du sommeil des habitants afin de trouver un véritable buffet. Ils étaient de ces espèces ayant bien compris le potentiel des villages en terme de nourriture. Mais ça restait une entreprise risquée. Les oryx restaient à distance des villages. Et Damiq avait fait de même pendant un certain temps. Au point qu’un humain comme Zab avait finit par devenir très craintif vis-à-vis de ses semblables.

    Voyager aux côtés de ces soldats n’était pas ce qui mettait le plus à l’aise l’hybride et ses deux camarades. Ils avaient l’habitude de voyager avec des femelles oryx. Au moins, ces dames n’avaient pas besoin d’en faire des caisses pour se rassurer de leur place et on était un peu plus libres.
    Entre les deux villages, se trouvait le territoire d’un mâle oryx. Et c’était un parano qui fliquait son fief dès que le moindre individu du même sexe y posait un sabot. Damiq vit une ombre cornue surveiller le convoi de loin. Pas de doutes, le concerné les avait déjà repéré. En revanche, il ne représentait pas une menace sur le moment. Peu de chances qu’il prévienne les bandits.

    Zab demanda à Damiq de se stopper momentanément pour donner à boire au blessé et de quoi le soulager un peu. Il avait fait beaucoup de progrès. Puis ils reprirent la route.

    Un troupeau d’Addax se déroba à l’arrivée du convoi, ne cachant pas leur surprise de voir autant de bipèdes sur leur route habituelle.

    - Ils ont pas l’habitude de voir autant de bipèdes sur cette route.

    Sans parler que les antilopes faisaient partie des cibles de prédilection des nobles lors de chasse. On ne parlait pas de quelques nomades qui parcouraient le désert le ventre-creux. Non c’était des gens déjà bien nourris qui prenaient du plaisir à tuer.

    - Sans parler qu’ils voient ça comme un danger…

    Les oreilles de l’hybride étaient dressées, en alerte prêt à détecter le moindre bruit. Des jappements de chacals. Il repéra des ombres furtives parmi le décors rocailleux. Pas de doutes, ils épiaient le groupe afin de trouver un potentiel repas. Bien sûr, ils restaient à distance conscients du danger. Après les magiciens, ces petits canidés seraient une promenade de santé pour des soldats d’élite. Damiq avait repéré un des chevaux de la caravane qui semblait un peu plus fatigué que les autres et avançait plus lentement malgré les supplications de son propriétaire pour qu’il accélère. Ce n’était pas une bonne chose du tout.

    Pour ne pas arranger les choses, l’animal finit par s’effondrer.

    - Oh c’est pas bon du tout… Vous avez pensé à vérifier si les bêtes n’avaient pas des blessures suite à l’attaque des bandits ? J’aurais dû aussi les surveiller.

    En attendant, les chacals ne risquaient pas de leur lâcher la grappe entre le blessé et cette bête qui venait de se coucher, refusant de faire le moindre effort. Ils allaient devoir régler ça avant que les petits carnivores ne profitent de l’épuisement des soldats pour faire bombance. Heureusement, ils avaient eu la politesse de prévenir avant une éventuelle attaque.

    - Restez sur vos gardes ! Le cheval semble les attirer.

    CENDRES
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  • Lun 3 Juil - 14:05
    La situation est détestable. Je veux dire : marcher ne fait jamais de mal, de même que découvrir de nouveaux paysages, et avancer, s’adapter, pour pouvoir remplir une mission et rentrer chez soi. Mais la situation actuelle était détestable, en cela qu’elle allait contre tout ce que j’avais prévu. Devoir faire face à une ou deux attaques de bandits était prévisible. Mais devoir faire appelle à des êtres hybrides pour soigner un soldat l’était moins ; devoir passer par des sentes peu carrossables pour pouvoir rejoindre la destination désirée et choisie tout en évoluant parmi les herbivores et autres créatures, était peu enviable.

    Et, d’ailleurs, voilà qu’un autre sort s’acharne : une de nos montures s’effondre, accablée de chaleur, de soif… Et de blessures, apparemment. Une chose qui, encore une fois, aurait dû être prévisible. Il est du rôle des soldats d’entretenir et de prendre soin de leurs montures, et en cela, quelqu’un venait de fauter. Une faute grave, s’il en était, car perdre une monture en pareille circonstance n’était point chose enviable. Il fallait transférer les affaires et matériels sur une autre monture, et sur quelques soldats qui devaient pourtant déjà supporter le poids de leurs propres équipements et autres bardas. Un travail de bête de somme, en soi.

    « Soldats, vérifiez vos montures. » Ordonnais-je. Une autre déconvenue serait fort regrettable, d’autant que cela me ferait définitivement perdre patience. « Ce ne sont que des chacals. Ils ne tenteront rien, tant que nous serons proches de l’animal. » Dis-je, avant de me tourner vers l’hybride. « Pouvez-vous le soigner ? » Demandais-je, avant de poursuivre. « Autrement, nous abrégerons ses souffrances. Nous avons déjà perdu trop de temps, bien trop de temps. »
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  • Sam 8 Juil - 21:03
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    Enfin ça va pas durer


    Les espiègles petits canidés ne représentaient effectivement qu’une menace limitée. Maintenant, les soldats étaient en alerte. En tout cas, l’ambassadeur n’avait pas très bien pris le fait que ses hommes aient été négligents concernant l’état des montures. Il se plaignait également du fait qu’ils perdent du temps. Damiq devait reconnaître qu’il ne serait pas mécontent quand tout cela serait fini. Il n’aimait pas vraiment trainer avec le gratin des bipèdes. Ils étaient souvent bien plus difficilement supportables que les mâles oryx un peu trop possessifs. Pour le coup, il était d’accord avec la lampe à huile sur pattes. Il se demandait si cela ne pouvait pas se désactiver sa lumière. Au moins, ils éviteraient d’attirer l’attention plus que nécessaire. Déjà qu’en termes de discrétion, les nobles qu’il avait vu étaient rarement des modèles. Celui-ci était sans aucun doute un des pires exemplaires.

    Ainsi Eylohr ordonna à l’herboriste de soigner le cheval, sinon ils seraient contraints de l’abattre. L’hybride avait un peu de la peine pour l’animal, il ferait ce qu’il pourrait, même s’il n’appréciait pas des masses qu’on lui donne des ordres comme n’importe quel subordonné. Certes, certaines matriarches oryx faisaient de même, mais elles n’avaient pas cette arrogance. Au contraire, en elles transparaissait d’avantage l’expérience. Il l’avait également vu chez des leaders de petites communautés du désert ayant gardé leurs traditions. Rien à voir avec des nobles qui étaient la plupart du temps, là, juste parce qu’ils avaient eu la chance d’avoir des parents déjà bien placés.

    Damiq s’exécuta, plus vite ils auraient atteint le village, plus vite ça serait terminé toute cette histoire. Et il aurait de l’argent, en espérant que l’autre ne tienne sa promesse. L’hybride fit desseller l’animal encore au sol. Le cheval respirait de manière très rapide, un peu trop. Il était en sueur, ses yeux étaient exorbités et ses naseaux dilatés. Sur son corps, diverses blessures résultant sans doute résultant du combat. L’animal n’avait pas l’air très vieux. Si les chevaux avaient été dressés à la guerre, ils restaient des proies privilégiant la fuite au combat. Et cet individu semblait avoir mal encaissé son baptême du feu. Surtout une embuscade avec des mages usant de feu. L’hybride usa de la communication animale pour tenter de comprendre ce que ce cheval semblait répéter sans cesse.

    Il parlait de feu, sans cesse du feu avant de dire qu’il était fatigué.

    Damiq se tourna vers le groupe.


    - Je crois que c’est terminé. Il était jeune, c’était une proie dont l’instinct lui criait de fuir, mais il ne pouvait pas. Il a était déjà traumatisé et épuisé par le stress lié à l’attaque et les chacals ont achevé le travail…

    L’animal rendit son dernier souffle. L’oryx avait toujours eu du mal avec les chevaux de guerre. Ces animaux étaient des proies comme les antilopes et aller vers l’ennemi n’était pas vraiment naturel pour eux. Ils étaient dressés pour. Les humains usaient du fait que les chevaux soient des animaux suivant un dominant pour coordonner des charges de cavalerie.

    Le corps de l’animal fut abandonné après les vérifications de l’état des autres animaux. Les chacals eurent ce qu’ils voulaient et la dernière chose que Damiq vit alors qu’il s’éloignait fut les petits canidés se jetant sur la dépouille. Au moins le cheval ne serait pas mort en vain, il allait permettre à d’autres de vivre dans un environnement hostile où les ressources étaient précieuses.

    La route continua sans encombres par la suite, Zab surveillait toujours le blessé dont l’état restait stable pour le moment. Cela permettait à Damiq de continuer à avancer et de ne se stopper qu’en cas d’urgence. Dans moins d’une heure, ils seraient au prochain village. Ils n’allaient pas tarder à rejoindre la route principale. Alors que le calme semblait enfin retomber et que Zab n’avait rien signalé de particulier concernant le blessé, Damiq se risqua enfin d’interroger l’ambassadeur au sujet de la lumière qui émergeait de son corps.


    - Excusez moi mon indiscrétion, mais c’est normal la lumière ?

    En tant que proie, Damiq se disait que ce n’était pas la meilleure chose pour faire preuve de discrétion. De quoi dire aux prédateurs qu’on était une cible. En plus, il serait content qu'on s'intéresse à lui.

    CENDRES
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  • Lun 17 Juil - 23:05
    Je soufflais. Contre-temps après contre-temps, voilà que ce qui devait être un voyage diplomatique se transforme en lutte pour nos survies. Tout cela à cause de quelques bandits patentés, trop heureux de pouvoir faire main basse sur quelques richesses pillées sur des cadavres sacrifiés sur l’autel de leur avarice. Que nous ayons réussis à repousser ces bandits est une chose suffisante en soi… Mais que nous n’ayons point réussis à réellement les détruire m’agace grandement…. Oui, grandement.

    Je profite donc de ce nouveau temps mort durant lequel tout le monde s’affaire à analyser le moindre centimètre carré de peau des montures et autres animaux faisant partie de la cohorte, pour me poser un peu, sur une de nos chaises. Il fait chaud, oui… Mais je tolère plutôt bien la chaleur. L’eau est rationnée, évidemment, étant donné l’allongement de notre durée de voyage. Mais, globalement… Nous nous en sortons bien. C’est surtout l’ennui qui me tue… Façon de parler.

    Finalement, Damiq revient vers nous et nous fait part de son diagnostic. La bête est perdue, et d’ailleurs, il rendit son dernier souffle peu de temps après. « C’est bien dommage… Une monture si jeune, nous aurions pu avoir besoin d’elle encore des années. » Dis-je, rationnalisant alors la chose alors que l’hybride semblait, lui, bien plus touché que moi.

    Finalement, nous reprenons la route. Le blessé semblait entre de bonnes mains, et cela me rassurait. Nos soldats, bien que nombreux, doivent être bien traités, bien soignés, bien formés… Car la menace des Titans est encore bien présente, trop présente d’ailleurs… Et nous aurons besoin de l’aide de tous les soldats pour pouvoir leur faire face. Je suis alors dans mes pensées lorsque l’hybride me pose une question… Que l’on m’aura déjà posé des centaines de fois.

    « Il n’y a point d’indiscrétion. » Lui dit-il. « C’est parfaitement normal, oui. Voyez-vous, je ne suis pas un être humain. » Dis-je, sans détour. « Je suis ce que l’on nomme un… Lumina. Je ressemble à un humain, mais je suis en réalité né grâce à la magie, et uniquement la magie. Et plus précisément, la magie de la Lumière… Aussi, tous les Lamina possèdent cette aura dorée qui nous permet de nous détacher de la population. »

    Explications à la fois complètes et… Vulgarisées. Mais peut-être seront-elles suffisantes ?
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  • Ven 21 Juil - 15:53
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    Le groupe continuait son bonhomme de chemin. En raison du froid du désert, Zab et Yanzu avaient déjà mit des vêtements chauds. Damiq avait son poil parfaitement taillé pour des changements de température extrêmes. Il avait déjà remarqué depuis quelques temps une silhouette cornue qui les surveillait. Mais pas de quoi alerter le convoi. C’était juste un oryx mâle surveillant son territoire d’un potentiel concurrent. Même si l’hybride était stérile, certains le voyaient comme une menace pour le contrôle des femelles. Mais avec autant de soldats, un oryx seul n’irait pas bien loin. Et les bêtes étaient loin d’être suicidaires. Parfois, les bipèdes auraient besoin d’apprendre d’elles.

    Concernant la question de l’hybride vis-à-vis de l’ambassadeur, celui-ci lui répondit et son attitude trahissait le fait que ce n’était clairement pas la première fois qu’il devait faire des explications. Et selon ses dires, effectivement, c’était assez rare de croiser des individus de sa race. Ainsi, c’était un Lumina. Damiq n’en avait jamais entendu parler. Il ressemblait à un humain, comme beaucoup d’autres races à l’image des Valkyries, mais ça n’en était pas un. Contrairement à son exemplaire qui surveillait toujours le blessé. Même si Zab avait un comportement se rapprochant de l’oryx par moments. Et pourtant, il en avait traversé des villages et rencontré du monde, mais jamais il n’avait vu de Lumina. En tout cas, ils naissaient uniquement de magie, toujours mieux que d’être le fruit d’une relation abusive comme les hybrides. Concernant la lueur dorée, Damiq était bien tenté de dire que ça faisait de cet homme une cible facile.


    - Je vois, en tout cas, merci pour ces explications.

    L’attitude de Damiq changea soudainement, ses oreilles se dressèrent en alerte. Derrière lui, Yanzu, perché sur la mule, était également sur le qui-vive. L’oryx qui les surveillait depuis le début avait disparu. Jusqu’à maintenant, il avait toujours été à une distance suffisante pour fuir assez loin avant que les soldats ne réagissent, donc il pouvait surveiller un potentiel rival à loisir. Mais quelque chose l’avait effrayé et empêché de continuer sa surveillance. Autre signe alarmant pour l’oryx, des ibex en train de fuir à contresens. Pas de doutes, ils venaient du village. Et ce dernier n’était plus très loin. Damiq fit part de ses craintes en demandant à l’ambassadeur de s’éloigner un peu de ses hommes.

    - Je crois qu’on a un souci. Depuis tout à l’heure, un oryx nous surveille parce qu’il me voit comme un mâle concurrent, il ne représente pas une menace, mais il n’est plus là. Quelque chose l’a effrayé. Et je vous conseille d’être très prudent. Il est possible qu’il y ait des bandits dans les parages. Ou des prédateurs, mais mon instinct me dit que ce n’est pas ça. Les ibex que j’ai croisé viennent sans doutes du village, ils adorent y aller quand les habitants dorment. Des chacals ne les auraient pas fait fuir comme ça, c’est quelque chose de plus dangereux. Même si ça peut-être des prédateurs, les bandits ne sont pas à exclure.

    L’oryx fit part de soupçons bien plus sérieux. Si c’était bien des bandits, c’était assez inhabituel. Rares étaient ceux qui étaient familiers des pistes des herbivores et ils étaient sans doutes là à attendre pour embusquer le groupe au village suivant. Mais comment pouvaient-ils savoir qu’un convoi passerait par la piste des herbivores ?! Pas de doutes, on les avait informés.

    - Si c’est bien des bandits, ça signifie qu’ils savaient qu’un convoi plus important allait passer par les pistes des herbivores. C’est suffisamment rare pour qu’ils ne le sachent pas autrement que parce que quelqu’un les a informés. Il y a un traître parmi nous ou bien au village précédent, mais ça serait difficile de prévenir les bandits comme ça pour un villageois.

    Avant qu’on n’accuse lui et ses deux camarades, Damiq se dédouana aussitôt.

    - Sachez que je n’ai aucun intérêt à travailler avec les bandits. Je gagne ma vie de manière acceptable avec mon travail d’herboriste. Et j’ai bien plus à gagner à vous amener sains et saufs au village que de vous faire coincer par des bandits. Et les deux jeunes, ils sont très peureux et mal à l’aise avec les bipèdes, donc je les vois mal collaborer avec des bandits dans mon dos. Sans parler que beaucoup de bandits sont de mèche avec des esclavagistes et hors de question que je travaille avec eux.

    Concernant les esclavagiste, Damiq n'étaient pas difficiles à identifier comme d'anciens esclaves. Donc le traitre se trouvait ou bien dans le village ou parmi les soldats. Sans doutes que l’Ambassadeur allait lui rétorquer que ses hommes étaient soigneusement sélectionnés pour leur loyauté. Quoiqu’il en soit, ils allaient devoir démêler le vrai du faux dans cette histoire alors qu’ils approchaient peu à peu de leur destination et sans doutes du piège posé par de potentiels bandits. Ils allaient devoir se tenir prêts. Damiq avait attrapé sa lance et se tenait sur le qui-vive, tandis que Zab se tenait en alerte regardant de temps en temps autour de lui quand il ne surveillait pas le blessé.


    CENDRES
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  • Sam 22 Juil - 13:25
    « De rien ! » Lui dis-je, gratifiant d’un sourire cet hybride qui, encore à l’instant, ne semble qu’à moitié à son aise parmi nous. Je peux le comprendre : les soldats du Reike ne sont point connus pour êtres les plus magnanimes, ni les plus compréhensifs. Lorsqu’ils possèdent un objectif, ils sont formés à y parvenir, qu’importe les moyens à déployer. Et puis, les guerres successives et les éclats menés par le Reike contre les Titans, auront déjà fait parler de nous aux peuplades de tout le continent. « Ce n’est pas la première fois que l’on me pose des questions à propos de ma… Condition. J’ai l’habitude. »

    Je n’ai rien d’un expert animalier, et aucune expérience avec les êtres hybrides. Mais n’importe qui peut ressentir là, tout de suite, ce discret changement dans l’atmosphère ambiante. Quelque chose était en train de se produire… Quelque chose d’inquiétant, quelque chose… Qui pourrait produire des effets peu désirables, semblables à ceux de cette première attaque. D’autres bandits. Et tandis que Damiq m’explique lesdits changements et m’informe de ce qu’il pouvait ressentir et sentir, à distance, grâce à ses atouts plus animaux qu’humains, je me renfrogne, et commence sérieusement à m’énerver. Un traître ? Parmi les villageois ou les miens ?

    « Les soldats de l’escorte de l’ambassades, sont choisis parmi les troupes d’élites impériales, selon un procédé… Impossible à corrompre. Nous avons été trahit, d’accord… Mais pas par un soldat du Reike. N’avez-vous rien vu depuis le village ? Quelqu’un aurait-il usé de ses pouvoir pour nous inquiéter ? Quelqu’un s’est-il envolé ? Un hybride plus rapide que vous ? Un espion animal ? »

    A mesure que je questionne Damiq, je sais que bien des choses doivent être préparées là, tout de suite, maintenant. Tout cela ne m’enchante pas. Je dois même dire qu’en plus de l’énervement, je commence sérieusement à ressentir la fièvre combattive de celui qui se sent acculé. J’ai déjà combattu, par le passé… La plupart des êtres vivants actuels ont même oublié le surnom que ce combat m’avait procuré… Mais qu’importe. Je sais que je suis capable de faire bien des dégâts, et je m’occuperais d’en faire, quand le même sera venu.

    « Préparez-vous. Trouvez-nous un coin dégagé, loin de cette cuvette où nous sommes en position basse. Je veux être sur les hauteurs pour voir venir notre assaillant. Et surtout… Capturez-moi le ou les espions qui nous ont trahis. » Dis-je, ordonnant aux soldats qui m’écoutaient avant de prendre position. « Capitaine ! » Le hélais-je. « Quand tout cela sera terminé… Nous retournerons au village. Et nous trouverons les responsables. Brûlez tout. »
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  • Dim 23 Juil - 14:30
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    Enfin ça va pas durer


    Comme Damiq s’y attendait, l’ambassadeur dédouana ses soldats. Ils étaient choisis sur le volet. Et en y repensant, peut-être qu’ils étaient suffisamment unis pour que la trahison soit impensable. Surtout qu’ils faisaient un trajet pour sauver leur semblable, donc mettre des bâtons dans les roues était pas l’idée du siècle.

    Concernant le village, Damiq n’avait rien vu de particulier. Il y avait surtout des vieux, donc pas des gens assez rapides pour joindre le village le plus proche. L’espion animal était la thèse la plus plausible. Personne n’y faisait attention, sans parler que l’hybride était conscient de n’être pas le seul à être capable de communiquer avec les animaux. Il fallait alors un animal très rapide. La gazelle de Thomson était le second animal le plus rapide après le guépard, mais impossible que Yanzu ait à voir avec quoique ce soit. Pendant tout le trajet, il avait été avec eux et il manquait beaucoup trop d’éducation et était bien trop timide pour pouvoir accomplir quoique ce soit. Un guépard, mais il n’en avait jamais vu dans la région. Restait des gazelles des sables, les seules espèces présentes bien plus rapides qu’un oryx et pouvant faire des points de 85km/h.


    - Ici, on trouve des gazelles des sables, ce sont les seules qui soient plus rapides qu’un oryx dans la région. Un guépard ou une gazelle de Thomson sont plus rapides, mais leur présence aurait éveillé les soupçons.

    Les gazelles des sables étaient de petites créatures au poil clair aux couleurs du désert. En plus, elles étaient crépusculaires comme la plupart des animaux du désert. C’était les meilleures suspectes. Elles étaient très méfiantes, donc, pas une tâche facile pour un mage s’approcher suffisamment d’elles pour établir une communication. Chassées principalement par les humains, elles s’en méfiaient naturellement. En revanche, comme la plupart des gazelles, les nouveau-nés étaient très vulnérables et plus faciles à maîtriser. Les femelles les cachaient et allaient les allaiter de temps en temps jusqu’à ce qu’ils soient assez grands pour rejoindre le troupeau. Donc il était possible d’en attraper un et de faire pression sur la mère pour qu’elle exécute les ordres sous la contrainte.

    - Attraper une gazelle des sables est une tâche ardue, mais les nouveau-nés sont très vulnérables, donc pas impossible que si c’était un mage qui usait de la communication animale, ils ont pu capturer un petit et faire pression sur une femelle pour qu’elle exécute les ordres. On peut faire beaucoup de choses quand quelqu’un à qui on tient a un couteau sous la gorge…

    Un sentiment de révolte transparaissait chez l’hybride. Il avait horreur quand des innocents se retrouvaient victimes de conflits qui ne les concernaient pas. Pour le pas arranger les choses, quand l’ambassadeur parla de menacer de bruler le village précédent, l’hybride se raidit. Des images du village brûlé et aux habitants massacrés, tous, même les animaux et les enfants lui revenaient en tête. Il se souvint de ce qu’avait dit la matriarche du troupeau d’oryx avec qui il voyageait à ce moment-là. En quoi tuer des enfants et des vieillards était une preuve de puissance. Si les responsables de ça étaient si sûrs de leur pouvoir, pourquoi avaient-ils besoin en permanence de se rassurer. Damiq soupira. Mais il n’avait d’autres choix que d’obéir pour le moment, même si ça ne l’enchantait guère si l’ambassadeur se permettait de vouloir brûler un village. Comme la vieille matriarche oryx l’avait dit, les humains étaient très proches des babouins et des similitudes dans le comportement pouvaient-être visibles. Un en particulier était que les individus explicitement très violents envers leurs congénères étaient détestés par la majorité du groupe, une majorité silencieuse, à la colère sourde, mais explosive qui attendait patiemment que les dominants violents se retrouvent en situation de faiblesse pour s’émanciper d’eux.

    A la demande de trouver un point surélevé, l’hybride indiqua une colline un peu plus loin. Malgré tout, le temps qu’ils l’atteignent, ils devraient rester sur leurs gardes. Damiq espérait sincèrement qu’on en arrive pas jusqu’à brûler un village entier en guise de représailles à une attaque de quelques bandits.


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