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    Invité
    Invité
    Anonymous
  • Mar 11 Juil - 20:35
    Spoiler:

    La lune trônait haut dans le firmament ce soir-là, rayonnant avec une majesté indéniable dans un ciel dénué de tout voile nuageux, suivie d'un cortège d'astres scintillants. Une vision rarement accordée à l'elfe, qui, habituellement préservée des aléas de la réalité, se confinait depuis maintes années dans l'enceinte dorée de son existence. Malgré l'amabilité du climat qui l'enveloppait, avec une brise caressante venant lécher délicatement ses joues, dissimulée sous un doux manteau de températures idéales, cette échappée élyséenne ne correspondait guère à ses aspirations. Chaque seconde qui s'égrenait ne faisait qu'accentuer davantage l'incongruité de la situation dans laquelle Lorithiel se trouvait plongée.

    Ce lieu n'était pas celui qui faisait vibrer son cœur, et bien qu'il fût à proximité des frontières de la République qu'elle chérissait et qu'elle pouvait presque effleurer du bout des doigts au-delà de l'horizon obscurci, il s'agissait d'une terre étrangère, un territoire peuplé d'individus peu recommandables aux mœurs singulières et à la civilité discutable. Les récents événements ne faisaient rien pour améliorer l'image que la dame se faisait d'eux, ces hommes et femmes qui avaient cédé face à la barbarie, ouvrant grand les bras aux sauvages, permettant à ces créatures de corrompre jusqu'au noyau même leur culture millénaire. C'était une toile bien sombre, un sinistre artiste qui l'avait peinte, mais ce n'était pas le destin qui attendait sa nation, quelle que soit l'épreuve qui l'attendrait dans les années à venir.

    Pourtant, le sénateur reposait adossé au balcon de cette résidence, qui appartenait à l'un de ses collaborateurs, son esprit naviguant ailleurs tandis que ses sens étaient ancrés dans le monde terrestre. Les délicates senteurs de son remarquable parfum se mêlaient à celles de la salle de bal se tenant juste en face ; il était si facile d'envier le dandysme dans lequel cette femme se prélassait, vêtue d'une robe d'ébène aux motifs complexes dont les bordures rehaussées d'or enseignaient une leçon magistrale de style à ceux qui, en cet instant même, avaient la chance de l'approcher.

    Lorithiel songea un instant à ce point, se demandant si elle n’en avait pas fait trop à ce sujet, après tout, les convives témoignaient d’un goût relatif du paraître dans le milieu mondain, aussi n’eut-il été pas nécessaire de s’habiller de la sorte si quoi qu’elle portât le contraste témoignait invariablement d’une classe sociale bien supérieure.

    Les mélodies envoûtantes de la musique susurraient délicieusement à ses oreilles, incitant l'elfe à ajuster avec précaution son masque, camouflant ainsi son visage derrière une parure faciale évoquant l'élégance d'un hibou argenté, ne laissant entrevoir que la noblesse de ses origines et la teinte carmin de ses lèvres. Le temps de la pause touchait à sa fin, et il était désormais impérieux pour la Wessex de s'immiscer parmi les invités. Les motifs sous-jacents de sa présence en ces lieux étaient à la fois manifestes et empreints de mystère.

    Sur le plan officiel, l'un de ses collaborateurs occasionnels avait exprimé le souhait qu'elle se présente en son nom, une décision pertinente étant donné que certains représentants du système judiciaire, motivés par des desseins obscurs, pouvaient s'immiscer de manière insidieuse dans d'autres sphères d'influence, dans le but de ralentir les enquêtes et les procédures pouvant mettre en lumière des actes répréhensibles. Cependant, dans les coulisses, le sénateur était en réalité à la recherche d'individus impliqués dans le commerce d'esclaves, dans le dessein de se débarrasser de la famille d'Erhardt. Il était hautement probable que ces individus entreprennent de le localiser, et il était donc impératif, dans de telles circonstances, de les faire disparaître. Personne n'aurait alors la moindre idée que ces gens étaient les hilotes d'un citoyen étranger. Leur destin serait scellé, en parfaite harmonie avec celui qui l’avait trahi.

    Descendant avec assurance les marches de marbre recouvertes d'un tapis pourpre, la jeune dame observait d'un regard désabusé les ornements intérieurs, qui, bien que semblables à ceux de sa demeure à Justice, souffraient d'une représentation tronquée et stéréotypée du génie architectural et ornemental elfique. Inutile de lui en tenir rigueur, comment son complice pouvait-il véritablement apprécier la subtilité des chefs-d'œuvre issus de sa propre race ? Seule l'intention importait, et les hôtes ne remarqueraient guère la différence, aveuglés par leur propre naïveté.

    Une pléiade d'hommes et de femmes s'adonnaient déjà à la danse dans cette vaste salle aménagée spécialement pour l'occasion, offrant ainsi une atmosphère propice à la recherche des hommes d'affaires nécessaires à ses desseins. Sans négliger les rencontres dont le républicain l'avait succinctement informée, lequel, d'une main moite, lui avait promis de lui rendre la pareille une fois de retour dans chez elle, avant de se hâter de quitter la pièce où leur entretien avait eu lieu quelques jours auparavant.

    Examinant attentivement les alentours pour repérer ses prochaines cibles, l'elfe se retourna soudainement, ses oreilles palpitantes sous l'onde régulière du pas approchant dans sa direction, juste derrière elle. Il ne s'écoula guère de temps avant que cette élégante créature ne pivote avec grâce, s'avançant résolument à la rencontre de l'interlocuteur qui se tenait désormais face à elle.

    Un homme légèrement plus imposant que le sénateur se tenait là, courbé en une inclination respectueuse, comme pour témoigner de son égard envers sa position. Alors qu'elle l'observait avec attention, s'efforçant de discerner à travers son comportement affable et sa tenue empreinte de raffinement, il prit la parole :

    « Accepteriez-vous de danser en ma compagnie ? »

    Lorithiel se trouva prise au dépourvu par cette question inattendue, et immédiatement son esprit s'emplit de tension, tandis que son visage délicat s'efforçait avec subtilité de dissimuler le profond dégoût que lui inspirait la proposition à laquelle elle était désormais contrainte de répondre. Rien ne la répugnait davantage que de se prêter à ce genre de mascarade en se retrouvant dans les bras d'un étranger, d'un inculte, d'un barbare. Cependant, en dépit de tous ses efforts, elle se trouvait impuissante à discerner l'identité de l'individu qui attendait avec une patience bienveillante sa réponse.

    Les aiguilles du temps s'écoulaient avec une langueur apaisante, enveloppant subtilement l'atmosphère, ne laissant filtrer qu'à peine les tensions qui avaient saisi le corps de Lorithiel. Louées soient les festivités qui dissimulaient avec habileté ses tourments intérieurs. Alors qu'elle caressait doucement son bras d'un geste réflexif, le contact délicat de la dentelle déclencha brusquement l'émergence d'une solution qui germa instantanément dans les recoins de son esprit.

    Protégeant la pureté de ses mains à l'aide de ses gants, elle se prémunissait ainsi de toute souillure pouvant être causée par cet individu potentiellement indigne. À la clarté de cette perspicacité aiguisée, ses épaules se détendirent et d'un geste empreint d'une élégance aristocratique, elle avança le dos de sa main en direction de cet interlocuteur.

    « Je vous en prie, veuillez donc me faire la démonstration des prouesses dont vous êtes capable. »



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