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  • Dim 6 Aoû - 23:21
    Fin de piste, début de traque
    Fin Mars 04

    Quoi qu'il ait vu, cela ne viendrait pas jusqu'à mes oreilles. Il tressaille et le peu de brume dans laquelle il était encore perdu, seul avec lui-même, s'effrite. La silhouette de jadis disparait et un rejet aussi sinueux et rampant que Serpent tend ses muscles lorsqu'il éloigne ses bras de moi. Ma gorge se serre et un moment, je reste très exactement en place sans oser bouger.

    Il ne m'aime pas...

    Ce n'est que lorsqu'il roule sur le côté que je glisse à bas de lui... Et du matelas dans un mouvement souple, préférant mettre un écart entre sa peau et la mienne. Les deux mains agrippées au rebords du matelas, je l'observe, étendu sur sa couche, et secoue la tête négativement. Non... Il ne m'a pas fait mal. Pas de la façon qu'il a en tête.

    Si... C'était moi. J'en ai cette certitude profonde. J'étais là, avec lui, tout du long. J'étais prête à l'accompagner au cœur de ce qu'il ne voulait explorer seul et, quand il a tourné les talons, j'étais aussi prête à ne rien attendre de plus que ce lui est. C'est moi... Tout moi... Et ma poitrine se fait lourde... Les larmes me montent aux yeux comme ça ne m'était pas arrivé depuis longtemps. Depuis ma rencontre avec Mort ? Mais pas de la même façon. Le baiser sur mon front empêche les larmes de couler, mais je ne me sens étrangement pas mieux. Même lorsque sa main caresse mes cheveux, passant et repassant une longueur entre ses doigts comme il s'amusait à le faire depuis notre rencontre, cela n'allégea que bien peu le poids que j'ai sur l'âme.

    - C'est toi n'est ce pas ?

    Mes yeux restés baissés jusque là se relevèrent, happés par les siens. Oui !... Mais il tronque sa question en en rajoutant d'autres et tout un contexte. Comment je me nourris... Comment je vis... Il comprend comment, le cite d'une façon lointaine, propre à lui. Mais il n'a pas apprécié. Il me refuse la possibilité d'être moi... Moi telle que je suis et telle que je veux... Il ne veut qu'Havae, sans Désirs. ... Mais c'est moi...

    Je ne comprends pas... Pourquoi vouloir que je me donne à moi-même un nom si c'est pour me refuser d'être moi ?

    Il pose un doigt à l'emplacement de mon cœur et mes larmes débordent. Il ne veut pas alors je ne ferai pas... Si pour la présence et la sécurité de mon Grand Duc, je ne peux être qu'Havae, il en sera ainsi. Je ne serai jamais entière avec lui. Je peux le faire. C'est facile. Ce n'est rien si ça me permet d'être près de lui... Alors pourquoi ça fait aussi mal ?

    ...

    Moi ou lui ? Moi ou ce que je ressens de lui ?

    Sa question me transperce de part en part. J'ouvre la bouche et la referme aussitôt. Mes oreilles basses se plaquent de plus en plus contre mon crâne. Comment faire la différence ?Je n'arrive soudain plus à être sûre de rien, cherchant la limite entre moi et moi, brouillée par la crainte que je ressens fort ... Si je réponds pas juste, il va m'en vouloir ? Il ne voudra plus être près de moi ? Je tente de sécher les larmes en les épongeant d'un revers, mais elles coulent toujours.

    Je voulais seulement être à nouveau près de lui. Lui montrer celle que je suis. Profiter de sa présence si sûre et de la curieuse tranquillité qu'il pose sur le monde. J'ai attendu son réveil et je l'aurai attendu longtemps encore. Je voulais entendre ses mots et voir ses geste de personne qui sait. ... Il m'a même dit que je sais au moins un peu de lui. Et maintenant ?

    Les larmes redoublent et je recule précipitamment. Je ne veux pas qu'il m'en veuille ! Je préfère ne pas répondre ! Je ne sais pas qui de moi ou de moi l'aime. Je me détourne à quatre pattes et me relève précipitamment, une respiration bien inutile gonflant puissamment ma poitrine à la recherche d'une sensation réconfortante. Comme seul point de mire, je veux m'engouffrer à l'extérieur pour me cacher au milieu des cheveux. Eux je ne risque pas de ne plus pouvoir les voir pour une mauvaise réponse.

    CENDRES
    Invité
    Invité
    Anonymous
  • Dim 6 Aoû - 23:56
    Il ne fit aucun commentaire. Il comprenait sans comprendre. Il voyait le fond du problème, mais il peinait a en voir les contours. Il comprenait sans poser le doigt sur la chose la plus importante. Il était tout a fait présent sans être tout a fait a coté. Un lien profond et pourtant fragile, qui pouvait s'étirer lentement pour les éloigner l'un de l'autre.

    Elle pleurait.

    Cela ne fit que renforcer des doutes qu'il pensait a tord avoir éclairer. Il se redressa assit, et la regarda ramper vers le fond du lit, a l'abri de tous, et surtout de lui. Ça ne lui fit pas vraiment mal au cœur. Parce qu'il avait conscience que ce n’était qu'un pas. Une incompréhension. Il n’était même pas le moins du monde anxieux.

    Il avait une énigme a résoudre face a lui. Il recula a l'opposé d'elle et appuya son dos contre la parois du mur, comme quand il était debout mais toujours sur le lit, une jambe replié vers son torse, l'autre allongée dans sa direction. Elle était repliée sur elle même, mais se relève finalement debout, pour sortir. Il tend aussitôt son bras et s'attrape par la taille.

    - Havaé.

    Avec une poigne de fer qu'elle ne peux pas franchir sans se défendre clairement ou changer d'apparence, il la ramène sur ses genoux, assise. Serpent lève la tête d'un air interrogateur, devant ce changement d’atmosphère. Il ne faut pas laisser la situation comme ça, quand ils sortiront, tout sera clair. Si cela est arrivé, alors ca allait arriver un moment ou un autre et c’était même une bonne chose qu'il puisse la comprendre dés maintenant.

    - Ne t’enfuis pas, parle moi.

    Il l'a fait s'asseoir et la chatouille au niveau du ventre du bout des doigts, et au niveau d'une de ses petites cornes du bout des lèvres. De son autre main libre, il vient caresser sa joue, et récolter tous doucement ses larmes, passant le pouce sur la partie basse de ses paupières pour les lui essuyer, continuant aussi longtemps qu'il faut, tant que les larmes ne sont pas taries.

    - J'ai fais une erreur, bien que je ne la comprenne pas. Mais si tu fuis, je ne pourrais pas comprendre, tu vois ? Tu dois me dire. Parce que c'est toi, j'ai envie de comprendre.

    Il se remémora les événements, comme se répétant une énigme pour en chercher la moindre faille et trouver son dénouement. Havae était la, puis la question. Puis ses paroles. Son chant, son énigme. Puis les émotions, le frappant, la frappant, le contact, l'augmentation de la tension, la vivacité gagna ses muscles, la luxure troublant sa voix. Les visions.

    - Je ne vais pas t'abandonner. Je ne veux pas te repousser. J'ai...j'ai eu un peu peur un instant. Car j'avais l'impression que mon esprit ne me disait pas la même chose que mon cœur.

    Il était descendu de sa corne vers son oreille, afin de pouvoir parler tout doucement. De cette façon, serpent disparu cette fois entièrement sous le lit, comme apaisé par la vibration sonore qui émanait des deux êtres sur le lit.

    - Depuis que je suis réveillé, j'ai l'impression de comprendre enfin mon cœur. Et soudainement...j'ai cru que je m'étais trompé. Je ne veux pas me tromper. Je veux te comprendre. Et ce n'est pas le cas. Alors explique moi. Détaille moi. Je t'aime.

    Il eu soudainement une petite révélation. La compréhension n’était qu'a un pas, mais il avait besoin de plus. Il murmura lentement, comme pour l'encourager.

    - Je veux comprendre tout ce que tu es. Pour pouvoir t'aimer vraiment. Et ne plus te faire pleurer. Je suis désolé.

    Reconnaissant ses tords, les comprenant, lui, qui avait toujours su avoir raison, il admettait quelque chose envers elle qu'il n'aurait jamais dit pour quoi que ce soit d'autre. Car c'etait la seule chose qui etait assez complexe vis a vis de son cœur pour ne pas etre entierement visualisable en un clignement d'yeux. Il devait avoir plus. Elle devait lui faire confiance.
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    Anonymous
  • Lun 7 Aoû - 0:27
    Fin de piste, début de traque
    Fin Mars 04

    Le cœur gros et la vision embuée, l'étau se referme sur ma taille et m'attire en arrière sans que j'ai le moindre mouvement de lutte ou de refus. Il me place sur ses genoux, mon dos dans le creux de son bras, de profile par rapport à son torse comme s'il s'apprêtait à me soulever comme une princesse. Je fixe obstinément un point quelque part vers le sol. Je ne veux pas qu'il soit encore en colère, qu'il rejette mon contact. Comme jadis, il m'empêche de partir et comme jadis je n'ai aucune résistance à sa volonté. Il exige que je reste. Que je parle. Mais ça, c'est bien plus difficile.

    C'est la première fois que je ressens ça de cette façon et le poids dans ma poitrine semble s'obstiner à presser mon être pour en faire sortir des larmes. Même le contact électrique contre mes cornes ne change rien et il faut de longs instants pour que les larmes se tarissent sous ses doigts.

    Parce que c'est moi... Non. Il se trompe. Il n'a pas envie de comprendre. Je secoue la tête de droite à gauche, les yeux toujours baissés quoi que sec.

    Il ne va pas m'abandonner... Un hoquet m'échappe. Son esprit et son cœur. Je ne comprends pas ! ça a l'air si facile pour lui, si clair ! Mais je ne suis visiblement pas quelqu'un qui sait, même un peu de lui. Je ferme les yeux et serre les mâchoire, comme un paquet trop plein qui menace d'exploser. Sa voix dans mon oreille se veut tellement rassurante. Je veux le croire...

    Je ne dois pas changer.

    Et il parle. Encore et encore. Tout ce qu'il dit me semble si vrai, si sincère... Plus que tout ce que Crocodile ou Mort a bien pu prononcer. Je ne pourrais rien faire. Même le fait que s'il ne comprenait pas, il préférait que je lui explique en quoi plutôt que de partir. ... Et ça fait mal de l'entendre parler comme ça. ça fait mal de l'entendre dire qu'il m'aime après une estafilade toute fraiche.

    Désolé...

    Je ne l'ai jamais entendu prononcé ce mot. C'est si surprenant que je le laisse happer mon regard, scrutant l'argent opalin de ses iris ... ça n'a pas de sens... Aryan n'est jamais désolé. Il ne s'excuse pas. ... Et plus encore le problème est bien là. Les yeux encore rougis, je me contorsionne pour poser ma main sur sa joue.

    - Tu n'aimeras pas tout ce que je suis. "
    soufflais-je, la voix enrouée. Il me détestera comme les autres... Mes doigts quittent sa joue et se referment sur mon propre corps. " Être juste Havae avec toi, ça me fait mal... Comme si j'avais pleins d'entailles partout sur la peau. J'essaye, je promets. Mais je sais pas quoi faire pour que ça arrête. " Pour être seulement comme il veut lui. Profiter de sa présence... Je n'y arrive pas ! Même en le voulant très forts... " Pars pas... Je ferai mieux... "


    CENDRES
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    Anonymous
  • Lun 7 Aoû - 0:56
    Il cessa de parler un moment aprés avoir dit ce qu'il avait sur le cœur. Il avait l'habitude de parler, pour combler. Ses mots étaient souvent vides d'émotions, s'adaptant en arrondis autour de la situation, pour pouvoir s'y glisser de la meilleure des manieres. C'etait pour lui d'une facilité déconcertante. Et pourtant, cette fois, il décida de rester silencieux. Elle pleurait toujours, de moins en moins. Elle prenait acte de ce qu'il disait, l'analysait a sa façon.

    Beaucoup aurait pu dire qu'Havae etait simple d'esprit. Aryan n'etait pas de ceux la. Elle avait au contraire a ses yeux un esprit des plus puissants, disposant d'une analytique exemplaire. Elle l'avait démontré a nouveau a peine quelque minutes plus tot, et de nombreuses fois, par ses mots simples et sa recherche d'explication, elle l'avait lui même conduit sur des routes qu'il n'aurait pas trouvé avec son esprit alambiqué.

    Elle semblait souffrir de la situation, alors qu'encore quelque temps avant, tout était dans une telle symbiose. Mais il soupçonnait dorénavant que cela n'avait été possible que par le manque de temps. Plus ce temps allait durée, plus il était important de cerner toute ces choses pour que chacun puisse s'épanouir totalement auprès de l'autre.

    - Pourquoi es tu si certaine de ça ?

    Il en avait une petite idée. C’était parce qu'il l'avait repoussé juste avant sans doute, et qu'il avait remit des choses en cause qu'il ne soupçonnait même pas pour l'instant. Il la prit par la taille et la souleva pour la retourner entièrement pour qu'elle soit assise face a lui et puisse voir les étoiles lumineuses qui tournaient désormais autour de ses pupilles argentés. Comme marquant une évolution mentale.

    - Tu crois vraiment qu’après toute ces semaines de voyage ensemble, puis ces mois a te rechercher sur tous le continent...je pourrais soudainement ne plus t'aimer ? Regarde mes yeux pour être sur que je ne mens pas. Tu peux même fouiller mon esprit et mon cœur. Je ne veux qu’être avec toi, comme je te l'ai dis.

    Il avança son visage comme pour lui permettre de détailler plus. De le toucher et de voir comme elle voulait pour en être totalement sur. Il l'avait fait s'asseoir sur le lit entre ses jambes, et ramena ses genoux derrière elle comme pour bloquer toute retraite.

    - Ne sois pas agacée ou en colère contre toi même. Ce n'est pas toi qui dois changer pour me correspondre. Tu ne dois pas retenir quoi que ce soit. C'est moi qui doit te comprendre dans ta globalité.

    Il recula finalement le visage a nouveau, pour lui laisser un peu d'espace vital.

    - Mais pour ça, je dois te voir. Je n'aurais pas du te repousser. Ce n'est pas un rejet...c'etait parce que...je n'avais pas compris. Et tu sais comme je n'aime pas quand je ne comprend pas.

    Il lui prit les mains dans les siennes, finalement.

    - Par contre, je pourrais ne pas etre content, si tu te décide a forcer a etre ce que tu n'es pas, et que tu te fais du mal pour ça. Je le verrais, si tu ne vas pas bien. A un moment ou a un autre. Et souviens toi, quand tu n'est pas bien, je fais le tour du monde pour te retrouver.

    Il les serra d'avantage.

    - Tu veux bien me laisser une autre chance ? S'il te plait.
    Invité
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  • Lun 7 Aoû - 18:11
    Fin de piste, début de traque
    Fin Mars 04

    - Je suis pas certaine, j'ai vu.

    Il ne voulait pas que je sois comme ça avec lui. Il l'avait dit lui-même. Il me bouge et me replace face à lui, à agenoux sur le lit. Je garde la tête basse, refusant d'expliquer pour avant. Je n'aurais pas du le dire et me contenter d'être ce qu'il voulait. Cette nouvelle part de moi il ne veut pas la voir. Intérieurement, une sorte de soulagement me met du baume au coeur en me rendant compte à quel point j'avais bien fait de résister à ce qu'il m'évoquait la première fois qu'il avait prononcé mon nom. Ses mots, ses émotions et ses actes sont encore plus différents que ceux de la plupart des hommes et je ne sais à quoi me fier...

    Il approche son visage du mien, exige avec gentillesse que je le regarde dans les yeux. Timidement, je remonte les miens, la lueur fuchsia presque imperceptible à la lumière du jour et si simple à appercevoir lorsque l'ombre venait s'en mêler, lorgne l'argent avec attention. Comme je l'avais déjà perçu, il a changé. ... En quoi je n'en suis pas certaine, mais la façon qu'il a de me regarder, le scintillement vivant dans ses yeux... Il a changé.

    - Tu ne mens pas. " quatre courtes griffes s'allignèrent sur sa joue une fois de plus, l'une d'elle soulignant ses yeux en caressant sa pomette de très près. Mentir n'est pas une fin en soit, il a toujours un but quand il ne dit pas la vérité... Mais comme tout être qui ne se connait pas entièrement, sa vérité est lacunaire. Tronquée. Tordue. Une tristesse non dissimulée est visible dans cette caresse que je m'autorise sur sa joue, dans l'espace réduit qui nous sépare encore.

    Ses jambes bougent autour de moi, me gardant de reculer. Cela ne me fait pas peur, ni ne me tend le moins du monde. J'aurais même préféré qu'il reste près au lieu de prendre mes mains dans les siennes. Oui, je sais qu'il n'a pas compris. Je sais que la silhouette brumeuse lui file entre les doigts. J'acquiesce... Et quelques larmes roulent une nouvelle fois sur mes joues, rares cette fois. Un sourire touché mais perturbé m'échappe. Il ne veut pas que j'ai mal. Il veut me protéger. ... C'est ainsi qu'il a défini l'amour la première fois que je lui ait posé la question. Avant même que je soit celle qu'il avait cherché pendant longtemps. J'acquiesce encore. Bien sûre que je veux bien lui donner une nouvelle chance.

    - Je ne sais juste pas comment faire... "
    Revenant à ses yeux, je ne les lâche plus. " Tu as cherché Havered, longtemps. Tu l'aimes. Tu voulais la retrouver. Tu ne l'abandonneras pas. " Je croyais en chacun de ces mots. C'était l'évidence même. " Mais je ne suis plus tout à fait Havered. ... Je suis Désir. " Mes mains glisse entre les siennes, non pour s'en échapper, mais pour s'en emparer. Mes doigts courent le long de ses paumes en arabesques mais mes yeux ne quittent pas les siens. J'essaie de savoir où je suis... consciente de ce que je suis en ce moment précis, malgré la difficulté que cela représente et la douloureuse inexactitude de cetté mélodie immature qu'il me demande de mettre en mot maintenant. " Je... Ce que je ressens, tout le temps... Ce je prend, ce que j'entends... J'ai enfin compris ce qui coule dans mon sang. Je veux que tous soient satisfaits pour de vrai. Pas en apparence, pas en surface, mais là où rien ne s'efface. C'est ma nature de le sentir et c'est ma nature de... Je me sens bien quand... " Si difficile de trouver les mots. Je me sens bien, c'est tout. " Souvent, j'agis et me sens bien. " Sauf que cela impliquait de faire quelque chose que je n'avais pas envie de faire mais ça c'est moi qui cloche. " Presque tout le temps. "

    Je penche la tête de côté, toujours lové dans ses yeux opalins. Mes doigts se glissent entre les siens, suspendus entre nos deux bustes.

    - Je peux pas être autre chose que Désir. C'est moi. Havaé, c'est ce que je permet aux autres de voir. Ceux qui ne sont pas toi. Pas Panthère. Qui ne veulent pas et ne comprennent pas. ... " Je souris et serre un peu plus fort ses mains dans les miennes. " J'ai appris... Avec Mort, j'ai appris à ne plus être moi. Avec mon Maître j'ai appris à ne plus être mois. Avec Crocodile et Lyu, j'ai appris à faire semblant. J'ai essayé d'oublier ton nom. J'ai essayé d'oublier le temps passé avec toi. Mais j'ai pas réussi. ... A cause de toi je veux des choses différentes. Je ne peux pas être juste ce que toi tu veux... Et ça fait mal de ne pas vouloir ce que d'autres veulent... Ce que tu veux toi. ... Mais je peux pas changer. Je peux juste faire semblant. Parce que je suis ce que je suis...

    CENDRES
    Invité
    Invité
    Anonymous
  • Lun 7 Aoû - 20:51
    - Hum.

    Il appuya la tete sur le mur de la carriole, pour réfléchir a ce qu'elle venait de dire. Elle n'avait pas tord dans le fond, il était totalement vrai, un fait assumé, qu'il avait cherché la version d'elle qu'il avait côtoyé, mais c’était aussi un peu logique, puisqu'il ne l'avait jamais vu autrement que comme ça. Peut etre que ce soir la, en présence de Reve, il avait pu entrevoir ce qu'il y avait au dela de la petite créature rose qui le suivait en l'écoutant religieusement.

    - Tu as raison sur ce point. C'est vrai. J'ai cherché Havered pendant de long mois. Et Havered, jusqu'à preuve du contraire, c’était toi. Havered, Havaé, ce sont des noms. C'est toujours toi. Non ?

    Elle avait assumé le contact physique, et l'avait meme renforcé, a son plus grand plaisir. Il la laissa jouer avec ses mains tout en continuant de suivre son fil de penser. Elle pouvait continuer a se débattre autant, elle tombait dans le domaine de la lutte mentale, du jeu. Un secteur qu'il adorait plus que tout. Il etait dans son élément.

    - Et c'est toi qui l'a dis, tout a l'heure, non ? Il est possible de changer sans perdre l'essence de ce que l'on était a la base. Ça m'a touché, quand tu as dis ça. Parce que j'ai eu l'impression que tu m'avais réellement comprise. Plus que ce que j'avais moi, compris, depuis mon réveil. Aujourd'hui. Ou alors peut être même celui d'avant.

    Il retourna un de ses poignets pour prendre le dessus avec la différence de taille entre leurs mains, ses doigts venant cette recouvrir les siens un instant, avant de doucement les caresser ses phalanges.

    - Je ne te l'ai jamais dis. C'est vrai que j'avais peur que tu changes, mais ma plus grande peur était ailleurs. Je ne sais rien de moi. J'avais envie de savoir, de me souvenir...mais en même temps, j'avais peur du fait que, si jamais je me souvenais, je ne sois plus vraiment celui que j’étais maintenant.

    Il bloqua l’accès a l'argent de ses pupilles en fermant les paupières un instant, comme pour se remémorer le chemin qui l'avait conduit jusque la.

    - Mais aujourd'hui, tes mots m'ont libérés. Évoluer, ce n'est pas perdre ce que l'on etait, c'est devenir une meilleure version de soi même. Je n'ai plus peur, dorénavant. Je ne savais pas. Mais toi, tu sais.

    Il laissa les fameuses étoiles de ses yeux exploser a nouveau dans ceux de la démone avant de laisser glisser ses mains des siennes, pour venir froler ses bras sur toute leur longueur et atteindre sa taille. Il l'a prit gentiment, de chaque coté, et la tira de nouveau contre lui, comme au tout début de leur retrouvaille, sans force, juste de la douceur. Il l'embrassa sur les lèvres, puis sur le front et murmura.

    - Merci Havered. Merci Havaé. Merci Desir. De m'avoir réveillé.

    Désormais le visage contre le sien, légèrement sur son profil, lui masquant encore une fois ses yeux,il soupira vraiment, l'air parfaitement calme et serein. Confiant. Apaisé.

    - Comme je t'ai dis, tu as raison. Je ne te connais pas entièrement. J'avais peur avant, mais plus maintenant. Ce que tu gagnera a mes yeux, ne fera pas disparaître ce que tu etais. Je le comprend maintenant. Ce n'est pas que pour t’empêcher de te faire du mal. C'est pour te connaître.

    De sa taille, il passa dans son dos, Déplacement calculé sur les zones les plus sensibles de son corps, la ou il savait que la peau etait la plus fine, et ou elle pourrait récolté le plus aisément la chaleur qu'il voulait lui transmettre. Celle de son cœur désormais ouvert.

    - Ne fais plus semblant. Montre moi juste qui tu es. Je ne suis pas les autres. Je suis moi. Je ne sais pas non plus ce qu'ils voulaient. Mais je sais ce que je veux. Je te veux toi. Entiere. Tu t'es trompée aussi. En croyant que je ne voudrais jamais autre chose que la vision que j'avais d'avant.

    Il posa ses lèvres contre ses cheveux, sans vraiment l'embrasser la, juste marquant sa présence. Pour s’enivrer de la sienne.

    - Ou peut etre que tu avais raison, sur le moi d'avant. Mais je ne suis plus le meme. Plus totalement. Toi et moi, nous sommes plus maintenant. Je voudrais que nous puissions nous connaître.

    Puis en se mouvant enfin jusqu'à son oreille, dans un dernier murmure.

    - S'il te plait.
    Invité
    Invité
    Anonymous
  • Mar 8 Aoû - 12:12
    Fin de piste, début de traque
    Fin Mars 04

    J'ai beaucoup parlé... J'ai la gorge sèche comme rarement et ce n'est pas seulement du aux larmes. Quand je chante, je n'ai pas la gorge sèche comme ça. Là, j'ai essayé au plus du mieux que je peux. J'ai essayé de dire, d'expliquer ce que j'ai sentis, ce qui a résonné en moi que je le veuille ou non. ... Et parce qu'il est Aryan, il ne se formalise pas. Son désordre ne vient pas amplifier le mien. Il est dans sa tête et je respire, essayant toujours de ne regarder qu'en moi... Complètement contre nature.

    Il a raison. Je suis Havered. Plus tout à fait comme avant, mais pas un être différent. Je l'ai dit moi même... Il a encore raison. Ce changement que j'ai perçu en lui n'est pas important. Enfin si... Mais il ne m'inquiète pas... Enfin si. Un peu. Un peu de crainte. Un peu de curiosité. Mais il est lui et de ça je ne peux douter.

    De lui, je ne peux douter.

    Il déroule sa logique, implacable, ma main couverte de la sienne. Il passe aux aveux, mettant de nouveaux mots sur bien des choses que je sentais sans savoir quoi en dire ou quoi en faire. ... Lui qui sait tout sauf sur lui-même. Il ferme les yeux et souffle pour lui.

    - Tu n'es plus celui que tu étais. Tu as changé. Et tu es toi.

    Il me le confirme en quelques phrases. Il n'a plus peur et ça, ça me met du baume au cœur. Je souris, sentant la vérité brute derrière ses mots. Si heureuse pour lui... Moi je sais ? ... Un tout petit peu alors... Juste lui. Je le sais un peu lui. Malgré sa réaction ? Malgré la peur que moi j'ai ? Malgré le fait qu'il n'aime pas tout de moi ? ... Peut-être.

    Ses yeux me ravissent à nouveau, leur éclat lumineux cherchant à dire quelque chose que je ne suis pas sûre de saisir. Il m'attire contre lui. A genoux, je me redresse pour suivre le mouvement et, appuyée sans retenue contre son torse, je me retrouve un peu plus haute que lui. Suffisamment pour baisser légèrement la tête vers lui quand il vient m'offrir encore ces frêles contactes qui me semblent si agréables. Un baiser sur mes lèvres. Un autre sur le front. Un remerciement à mon oreille... Et une boule dans ma gorge. Il ne recule, pas, niche son visage contre le mien, son souffle chaud sur ma joue et ma main peignant ses mèches d'encre. De l'autre, je m'appuie sur son épaule. Un sourire. Un aveux.

    - C'est la première fois que quelqu'un me remercie d'être comme je suis...

    Je ferme les yeux. Il soupire.

    Ses mots vibrent dans l'air. Ils vibrent dans ma chair au rythme des caresse qu'il étirent sur mon dos. Là où pourraient naitre mes ailes. A la base de ma queue. Au creux de mes reins. Ma tête pèse contre la sienne, me laissant allé aux sensations agréables qu'il promène sur ma peau. Au calme. A la chaleur qui émane de lui et me détend physiquement comme je ne l'ai plus été depuis cette nuit après avoir rencontré Reflet. Une chaleur aimante. Baignée dans le cours tranquille d'un désire paisible qui ronronne comme un chat assoupi au coin du feu, je me sens enfin en sécurité. Vraiment en sécurité. Toutes les alertes, toutes les alarmes se désengagent et je fond sous ses doigts, reposant complètement contre lui. Non plus parce qu'il m'y tenait ou m'y avait amené, mais parce que je suis bien là. Parce qu'il me répète de ne pas faire semblant, et que cette fois je le crois. Parce que cette fois, il s'ouvre aux autres possibilités. Il se ressemble si peu... Tout en étant parfaitement lui, toujours.

    ... Nous connaitre. J'en ai envie aussi. Ne plus jamais avoir peur qu'il déteste ce qu'il verra... Mais comment faire ? Je n'ai jamais choisi cette forme. Elle s'impose. Elle dispose. Encore sauvage, si peu apprivoisée.

    Un long frisson remonte de la pointe de ma queue, tout le long de mon dos et jusqu'à me faire dresser les cheveux sur la nuque. La supplique qu'il fait passé en un souffle, en trois mots, m'aimante. A fleur de peau, mon oreille tremblote et le feu en moi devient brûlure.

    Ma peau se fait cendre pâle, fissurée par la lumière violacée du feu fond de mes entrailles. J'inspire profondément. Un frisson me cambre. Mes ailes se déploient en un claquement de voile dans la tempête, s'écrasent sur le mur et les étagères dans l'espace exiguë de la roulotte. Un courant d'air chaud me nimbe, faisant danser ma chevelure qui s'agite et prend peu à peu l'apparence d'une cascade de flammes dansantes. Mes cornes s'imposent et s'allongent, le diamant rayonnant de cette même lueur rose que les marques sur ma peau et le feu qui brûle dans mes orbites autour de deux iris reptiliennes dans lesquelles se distinguent l’abime sans fond ni retour.

    ... Mais c'est différent...

    Mes griffes ne s'aiguisent ni ne s'allongent. Je ne sens aucune craquelure sur le côté de ma bouche pour fendre mon visage en un rictus béant. Et surtout, je ne sens pas cette Faim terrible qui me lacère le ventre les dernières fois. Cette réclamation totale, soumettant tout mon être à un but précis. J'ai Faim... Je me sens vibrer à chacune de ses volontés... Mais je crois... Je crois que je peux choisir ? ... Mais j'ai Faim. Veillé pendant plusieurs jours, cela fait longtemps que je ne suis pas sorti la nuit. J'ai Faim... Mais je me retiens, cherchant le regard d'Aryan. Il ne voulait pas tout à l'heure. Il ne voudra sans doute pas à l'avenir. Mais il m'offre goutte à goutte de précieux changements. J'espère qu'il ne le regrettera pas en posant les yeux sur moi.

    CENDRES
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  • Mar 8 Aoû - 19:54
    Il n'ajouta rien, la laissant procéder au cheminement mental qui pouvait courir jusqu'à la finalité qu'elle allait approcher. Comprendre ou pas son propre point de vu sur la question. En la sentant ainsi s'abandonner dans l’étreinte, il comprit qu'elle avait accepté l'idée d'essayer. Et c’était bien tout ce qu'il lui demandait. Il la laissa profiter autant qu'elle le désirait du contact sans dire quoi que ce soit de plus, pour qu'elle puisse apprecier comme elle en avait envie.

    Un frisson le parcourt soudainement, alors qu'il ressent l'electricité qui passe des pieds a la tete de la démone. Une énergie qui la fait trembler a son tour, et fait exploser la magie qui émane d'elle. Il peut le sentir, instinctivement, qu'elle est en train de faire quelque chose, que dans son corps, il se passe un petit événement.

    Il déscend ses doigts juste avant que les ailes ne viennent cogner de chaque coté de la carriole, la recouvrant des membranes et faisant totalement disparaître la luminosité au fond de l'habitacle. Son corps semble se transformer, non, évoluer. Il la reconnaît toujours, mais plus exactement comme elle etait non plus. Comme un savant mélange entre l'intensité qu'il avait sentit plus tot émanant d'elle, mais aussi celle qu'il connaissait plus et qu'il côtoyait depuis la toute première nuit, au beau milieu de nulle part.

    La métamorphose s'acheva, et lui donna l'impression qu'au lieu d'une évolution, elle avait en fait regressé physiquement. Mais pas de façon péjorative. Elle n'avait pas progréssé a un stade supérieur, c'etait le contraire. Elle etait revenue en arriere, loin des artifices qu'elle portait pour se protéger des regards qui lui faisaient si peur. Elle était revenue a son stade originale, ou au moins s'en était rapprocher.

    Il ne dit pas un mot, la fixant doucement.

    Il pencha la tête pour observer de plus prêt, sa peau désormais plus violacée. Plus intense, et son cœur fit un petit bond inconnu vers elle. Il se pencha carrément sur le coté, désormais plus appuyé sur le coté que sur le mur derrière lui, et il passa l'oeil sur toute la longueur de la membrane. Ses ailes semblaient plus épaisses, plus puissantes, mais surtout, la couleur qu'elle avait dorénavant, plus intense, le rendait presque...penaud ?

    - Es tu Havered ? Havaé... ?

    Du bout du doigt, il osa suivre la membrane en question, alors que de sa main libre, il venait poser le pouce sur ses lèvres pour l’empêcher de répondre, en ajoutant sa joue dans sa prise. Au lieu de le poser simplement, il accentua légèrement la pression pour qu'il s'enfonce entre la pulp horizontalement, juste légèrement, comme pour apprécier la sensation.

    - Ou Désir ?

    Son autre main venait remonter le fil de son aile, appréciant la puissance qui s'en dégageait, l'admirant meme. Dans cette forme, avec cette majestuosité, il etait quasiment certain qu'elle pouvait largement le suivre dans les airs dorénavant, sans qu'il n'ai même besoin de se retenir.

    - Ou alors es tu vraiment les deux a la fois ?

    Il apprecia grandement revenir jusqu'à son ventre, détaillé les petites parcelles qui n'avaient pas totalement prit la nouvelle apparence. Elle était en train d’émettre beaucoup plus de chaleur, et ses capteurs magiques étaient sens dessus dessous. Et a nouveau cette pression qui venait l'envelopper. Mais pas de la même manière, moins violente, plus douce, comme si elle venait l'etreindre avec amour. Il lui prit alors la main.

    - Guide moi.

    Il la lui posa sur son propre cœur, en retirant finalement son pouce de ses lèvres, sans pour autant que sa grande main ne quitte sa joue. Il ne voyait plus vraiment ce qu'il faisait de toute façon.

    Il n'avait d'yeux que pour les tenebres que ses pupilles lui offraient désormais, s'y enfonçant avec une avidité amoureuse.

    Si elle avait faim, elle pouvait se servir tout son saoul.
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  • Mar 8 Aoû - 22:44
    Fin de piste, début de traque
    Fin Mars 04

    La roulotte me semble trop étroite. Plus maintenant qu'elle ne l'a jamais été. A l'inverse total des moments ou je revêtais l'aspect d'une minuscule fée pour ne pas sentir les murs de bois se refermer sur moi, le bois gémit légèrement sous le coup de mes ailes. La brusquerie du mouvement m'a redresser légèrement, m'éloignant du visage d'Aryan, et une main s'être brusquement plaquée contre le mur de bois. Mes griffes s'y enfoncent d'un rien, comme dans une motte de beurre tendre. Je prend toute la place. Je prends trop de place. Alors, immobile, assimilant doucement l'état dans lequel je suis, je l'observe sans un mot. Comme il m'observe en retour.

    Qu'en pensera-t-il ? Qu'en ressentira-t-il ?

    Il fixe mes ailes, les détaillant avec cet air neutre derrière lequel bien des choses se passent. Aube changeante auparavant, elles sont maintenant pluie de cendre dans l'ombre d'un soleil déjà mort. Plus grandes. Plus larges. Bien trop dans cette boite de bois.

    Je prends une légère inspiration pour lui répondre, mais il m'interrompt et tourne plus franchement mon visage vers lui, un doigt sur mes lèvres, alors que les autres se posent sur mes ailes en une longue et lente route agréable au touché. Ce genre d'examen qu'il apprécie tant... Et le plus surprenant est bien là. Il apprécie. Je m'attendais encore un peu à le voir refuser une seconde fois. Mais ça n'a rien à voir. Aussi curieux que le soir de notre première rencontre. Aussi attentif que la nuit de notre premier baiser. Les émotions peu communes qui afflux en lui m'étonnent et me rassurent. Sans sourire, trop prise par l'intensité de son regard et de sa poigne, je l'observe simplement. J'inspire. Je me gorge de l'instant. Je me gorge de lui, intensément consciente de ses faille et de ses vagues sans pour l'instant m'y perdre... C'est... Nouveau.

    Il ne veux pas que je lui réponde... étonnant... Mais du bout du pouce, il contrôle les questions comme la venu des réponses. Son doigt teste mes lèvres. Leur chaleur, leur forme, leur réalité peut-être ? Puis, finalement, il s'y glisse. Un nouveau contact qui, venant de lui, est agréable, aussi inattendu soit-il. Mon Nom sur ses lèvres fait frémir les miennes et deux pointes bifides viennent frôler sa peau. Mes deux mains se posent sur son ventre, légères, là ou sa respiration vivante gonfle son corps à intervalle régulier.

    Il parle encore. Demande encore. Je suis tout moi ! Instinctivement, j'entrouvre légèrement la bouche pour répondre, mais sa présence se rappelle à moi et me garde mutique tout en s'appropriant ce que je ne lui dispute pas. Les mots me sont interdits mais les gestes peuvent aussi en dire tellement. Ses doutes sont bien plus flous que tout à l'heure et je veux simplement qu'il voit que je me contiens. Par quel miracle ? Aucune idée. C'est la première fois qu'il me semble important de faire cet effort. Ma langue reptilienne le caresse, jouant lentement avec ses contours... Un parfum encore différent de ce que j'ai l'habitude de sentir sous ma forme bipède à moi. Il picote comme une lumière forte... Mais froide.

    La façon dont il m'observe et m'apprend sur le bout des doigts me pousse à rester concentrée sur ce que je suis profondément. Moi est importante. Autant le ventre sous ses doigts, la bouche ou le regard qu'il vient fouiller... Je plisse les yeux. Ce regard, je le reconnais trop bien, et je ne le lui connaissais pas... Ma main sur son cœur, ma langue accompagne son mouvement de retrait. Un ordre unique. Un frémissement des ailes et je tente de les refermer au moins un peu alors que du bout de la queue, je caresses son bras. Il faut que je me souvienne... Moi... Je suis importante. Ses mots et ce qu'il est sont différents... Mais je ne détourne pas les yeux, prédateur à l'affût.

    J'ai le déçu... Non... Il me laisse la maîtrise pour un moment. Je me penche de nouveau, envahissant son espace, emplissant mon champ de vision de ses yeux clairs sans joindre plus que nos souffles. Les étoiles qui y dansent ne sont ni perdues ni oubliées dans l'infini des ténèbres qui lui font face... Il y a tant de creux... Je déglutis. La main sur son cœur ne bouge pas mais l'autre remonte sur son épaule, s'empare de son cou, mon pouce traçant une ligne de sa pomme d'Adam à la pointe de son menton. Mes désirs comptent et se mêlent aux siens en une pelote déstabilisante. Je ne peux exister entièrement pour lui. C'est... Inconfortable et grisant. Je sens... En posant ma main sur lui, il s'est ouvert au quatre vents, renoncé à tout comprendre sur l'instant à tout contrôler. Je pourrais si facilement le faire basculer... Comme on pousse quelqu'un au bord d'une falaise instable... C'est si alléchant... Et pourquoi qu'est-ce que je veux ? Si alléchant... Je déglutis une seconde fois, roulant comme une vague pour rapprocher nos corps un peu plus étroitement.

    - Non. " Une voix chaude, suave, plus riche que celles de la petite créature rose, souffle une seule syllabe.

    Un frisson douloureux me remonte le long du corps. Douloureux mais pas uniquement... Un sourire que je ne peux expliquer cisèle mon visage. Trop d'émotions et de sensations se croisent pour que je puisse les penser. Je les vis et les accepte, je les accueilles, entremêlées et vives.

    Je ne le guiderai pas plus loin ce soir.

    - Plus loin, tu auras mal. " Autour de son cou ma poigne remonte encore un peu pour caresser son visage. Je n'y verrai pas les marques et la folie que j'ai vu sur d'autres. Je n'irai pas plus profondément. Pas comme tout à l'heure, c'était trop. " Tu n'es pas prêt. " Délectable, mais hors d'atteinte...

    Pourtant j'en ai envie... Oh... Tellement envie. Et tellement pas envie. J'étends de nouveau mes ailes, plus doucement, trouvant un équilibre pour nous en entourer un peu sans me cogner. Puis je m'empare de sa main pour la reposer sur le cuir doux dont mon aile est constituée. Jamais je ne quitte son regard. Son regard que je guette avec une pointe nouvelle que je ne comprends pas encore.  

    - J'ai assez... Tu m'offres assez. "


    CENDRES
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  • Mer 9 Aoû - 0:04
    Il commençait a se sentir transporté. Il avait lâché ses mains, libéré ses doigts, la laissant totalement guide de ce qu'elle désirait faire pour la suite. Il alla même jusqu'à clore a moitié les yeux tandis qu'elle procéda a bouger ses ailes pour s'acclimater a l'espace dont elle disposait.

    Finalement, presque piégé dans une cage créer par ses élaborations ailées, elle fait un tout petit mouvement en avant pour aller dans sa direction une ultime fois, lui offrir la derniere autorisation qu'elle, peut etre, attends encore. La main sur sa gorge vint le dissuader de devoir en faire beaucoup plus. Elle avait prit le contact. Et s'engagea d'avantage, et lui accepta enfin de lacher prise un minimum. La mer etait la, devant elle. Mais la marée etait encore haute.

    - … ?

    Il n'avait meme pas eu le temps de faire un pas sur la plage qu'il avait ouvert les yeux de nouveau. Une voix venait de le reveiller. Pas celle qu'il connaissait, une autre plus forte, assurée. Plus femme aussi. Plus que toute celle qu'il avait entendue dans sa vie. Une voix qui provoqua un écho en lui. Qui venait lui dire « oui, c'est elle. »

    Il se rendit compte qu'il n'avait absolument pas fermé les yeux. Presque comme si il était au milieu d'un reve eveillé, elle etait toujours la. Ce n'etait pas un reve. Havaé, Désir, toute les autres avant et celles qui viendraient après. Elle, était la. Et elle savait. Bien plus que loin. Il lui faisait confiance.

    - Tu es certaine... ? Tu sais ?

    Elle vint se blottir un peu contre lui, et il releva les bras pour reprendre un peu de mouvement dans l'échange, retrouver un équilibre plus grand entre eux. Plus lui qui dominait. Plus elle qui était en contrôle. Un échange équitable pouvait maintenant se mettre en place. La mer vint caresser les pieds de la démone, doucement, comme pour essayer de lui prodiguer, timidement, gentiment, ce dont elle avait besoin. Elle n'allait pas courir se baigner a l'intérieur, c’était peut être trop tôt.

    - Je te fais confiance.

    Alors qu'ils etaient déjà un peu sérré, ses ailes vinrent s'ouvrir a leur tour. Une étagere entiere de livres fut aussitôt renversés dans le plus grand fracas. Il s'en moquer. Les douces plumes immaculés vinrent se reposer sur la membrane mauves sombres, pour la caresser, pour établir le pont entre eux, venant se superposer un peu au dessus d'un coté, un peu en dessous de l'autre, pour augmenter l'effet cocon qui les plaquait l'un contre l'autre.

    - Tu es magnifique. Merci.

    Il se pencha, sans pouvoir le faire beaucoup pour ne pas perturber la bulle qu'ils avaient créer chacun d'un commun accord silencieux. Il lui embrassa ensuite le dessus de la tete, entre ses cornes, avant de s’intéresser a ces dernières. Elles avaient toujours été une part d'elle, sans que ce soit autre chose que quelque chose a tripoter négligemment. A présent, elles étaient une curiosité a part entiere qu'il avait envie d’expérimenté sans trop oser le faire.

    - Merci de m'avoir fais confiance.

    Il se rendit soudainement compte qu'il était un peu...gêné ? Comme pouvait l’être un jeune homme devant son premier amour de jeunesse. Impressionné. Personne ne lui avait jamais donné cette impression de...grandeur ? De puissance incarnée ? Cette satisfaction d'avoir quelqu'un le regardant de la sorte ? Les autres ne lui avait jamais au grand jamais donner cette sensation. Qui rendit ses joues très légèrement chaude. Sans que ce soit particulièrement visible a l’œil nu.

    - Je crois...je crois que je te trouve encore plus belle maintenant.

    Et le battement involontairement chaotique de son cœur ne pouvait pas vraiment nier cette évidence. Il la serra de nouveau comme a son reveil dans le lit. Quand il avait retrouvé Havaé. Il venait de retrouver Desir. Ou peut etre simplement de la rencontrer.

    La boule etait revenue dans sa gorge, légérement.
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  • Mer 9 Aoû - 12:04
    Fin de piste, début de traque
    Fin Mars 04

    Sa surprise me fait sourire. Jamais il ne s'est laissé allé comme ça devant moi. Ni avec moi. Ni avec personne d'autre. C'est... étrange. Si grand. Si puissant. Protecteur indépassable face auquel je ne peux rien. Aujourd'hui à la merci de mes mains... Quelque chose ne va pas, ne correspond pas... m'intrigue. C'est lui qui devrait être à ma place. Pourtant, dans toute cette découverte, je n'hésite pas un instant sur mon refus. Mon tout premier refus.

    - Je sais un peu de toi. " acquiesçais-je en remontant pour caresser ses cheveux. Papillon était prêt à mourir pour ses ombres, je ne suis pas prête à le voir partir, lui. PAlors se forme une moue, une supplique. " Je ne veux pas le faire... murmurais-je en me blotissant contre lui, toujours en maîtrise mais cherchant son approbation. L'opposition trop rude que je viens d'exprimer me glace, me terrifie et m'épuise, bien que je ne pense pas avoir eu tord.

    S'il l'exigeait encore une fois, que pourrais-je bien faire sinon m'y plier... Mais il ne m'y oblige pas. Il se redresse, s’assoit tout en supportant mon poids. Il me rassure d'une confiance que je sais ne pas mériter... Et je sursaute quand le chaos et le vacarme s'abattent sur nous. ça tombe ! ça cogne ! Une main s'éloigne d'Aryan, suivant la direction de mes yeux qui se son braqués du côté de l'étagère ravagée, mais l'autre s'y agrippe, enfonçant maladroitement mes griffes dans son épaule alors que je me plaque contre lui, restant plus proche plutôt que de m'en éloigner... Avant de comprendre ce qui vient d'avoir lieu.

    Ses ailes.

    Comme jadis... Et pas comme jadis. Il a ce geste doux pour m'entourer de ses douces plumes blanches. Mes yeux de feu et d'ombre reviennent aux siens. Surprise. Agréablement surprise. Un sourire admiratif... aimant, manque de briser la commissure de mes lèvres. Mais je garde ma composition. J'aime quand il nous coupe comme ça du monde, des autres, de tout danger. Cette fois, la sensation est légèrement différentes puisqu'il faut composer aussi avec moi. Il s'insinue, nous entrelace, et je  comprends rapidement ce qu'il tente de faire, enchevêtrant nos ailes d'une nouvelle façon. " Magnifique... " répétais-je totalement incrédule. Différente. Jolie. Attirant l’œil des humains. Il m'avait dit tout ça. Il m'avait expliqué tout ça. Il me l'avait fait sentir et apprit à moins en être impacter, par sa seule présence. Mais cet éclat dans sa voix ne m'a jamais été destiné.

    - J'ai choisi de te faire confiance il y a longtemps... Les humains trahissent et changent comme le vent... Mais ce jour là, celui de l'arbre, sous la roche et sans palabre, tu as risqué ta vie pour moi. " Ma main libre caresse ses lèvres, copiant ce geste qu'il avait si souvent eu sur les miennes. Même au loin, je savais qu'il viendrait. J'avais choisi de le croire. Il me l'avait promis. Peu importe le temps, ça ça ne comptait pas. " Je n'ai pas douté de toi. "

    Il n'y a plus que nous. Plus de bruit. Plus de lumière. Plus de changement de courant d'air sur ma peau. Le parfum de sa peau et de ses plumes. Le feu de mes yeux. La clarté stellaire des siens. ... Et l'odeur du sang.

    Je frissonne et mon regard dévie sur son épaule. J'avais desserré ma poigne mais dans mon geste instinctif de tout à l'heure, quatre petites gouttes de sang avaient perlées là où mes griffes avaient serrées sa peau de trop près. En m'en rendant compte, j'éloigne la main mais il me coupe la retrait, me serrant contre lui avec force. Je glissais ma tempe contre la sienne, mes cornes plus massives le caressant au passage, leurs lueur fluctuant légèrement.

    - J'aime quand tu dis que je suis belle... J'aime être belle à tes yeux. " Mon sourire s'intensifie sans avoir besoin de voir à nouveau ses iris. " Tu m'as manqué, Aryan. "

    La boule dans la gorge, bouleversée par beaucoup de choses qui sont de moi et pas de moi, je me serre contre lui avec une force tranquille. J'inspire et laisse les émotions prendre la place qu'elles souhaitent, les siennes ou les miennes peu importe. Diapason conçue pour vibrer avec lui, mes yeux ne peuvent pleurer je crois, mais je lâche ce qu'il retient, le vivant avec lui ou pour lui s'il n'arrive pas à le traverser seul.

    Un moment sans bougée, je finis par poser les lèvres sur les quatre petites égratignures avec une précaution extrême. D'une goutte de mon sang, je les efface une par une. Une excuse en acte là où je ne peux que murmurer. " Je ne voulais pas. "

    CENDRES
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  • Jeu 10 Aoû - 0:06
    Il n'avait pas eu une énorme réaction a la blessure qu'elle lui avait fait pas inadvertance. Il n’était concentré que sur le fait de l'écouter, alors qu'elle acceptait encore une fois de dévoiler un peu plus de ce qu'elle avait sur le cœur. A vrai dire, elle aurait même pu les enfoncer plus profondément. Elle avait simplement eu peur, un sursaut réflexe qu'il avait provoqué sans le vouloir également. Du coup, ils étaient a égalité sur ce point.

    Il etait content qu'elle soit satisfaite qu'il la complimente, et les vibrations de sa voix, la sensualité nouvelle qui se dégageait d'elle renforçait cette satisfaction profonde qu'il ressentait. Quand jusque la, elle n'avait jamais eu l'air de vraiment prendre la véritable teneur de ce qu'il disait, cette fois, elle en avait conscience. Et peut etre que c'etait lui aussi, qui pensait vraiment. Il l'avait toujours trouvé jolie. Mais pas comme maintenant. Pas comme une femme.

    - Je sais, Havaé. Tu n'as pas a t'inquiéter. Je n'ai pas mal.

    Elle vint se pelotonner contre lui et il l'accepta avec reconnaissance. Il aimait même le fait d’être encadré ainsi, de part en part, par ces grandes cornes qui lui donnait l'impression d'une délimitation particulièrement apaisante. Il vint même en caresser une tranquillement, en relevant le bras.

    - Tu m'as infiniment manqué aussi. J’espère qu'on ne se quittera plus. Je le pensais vraiment. Je ne veux plus d'un voyage a tes cotés.

    Laissant ses plumes venir caresser la membrane de ses ailes, presque comme si elles avaient une conscience a part, il se pencha et l'embrassa a nouveau, plus longuement cette fois, sans relâcher la pression entre leur deux corps. Il avait l'impression de revenir des mois auparavant, le soir dans cette foret, ou il ne l'avait pas nommé comme elle l'attendait. Il avait repoussé Désir. Ce soir, il la laissait totalement s'épanouir, et si elle était restée dans cette forme la, il en aurait sans doute été extrêmement content.

    - Havaé. Nous devrions commencer par aller voir ton ami. Pour régler cette situation. Et ensuite nous pourrons peut être songer ensemble a ce que nous ferons demain, le mois prochain, et pour le reste de notre temps ensemble. Qu'en pense tu ?

    Il avait souvent eu cette façon de lui demander son avis, mais très souvent, elle n'avait jamais vraiment donné un avis clair, et ce n’était pas sur qu'il aurait vraiment prit en compte. Pas de la façon dont elle pouvait comprendre la question, a présent. Elle comptait, dorénavant. Il n'imaginait plus son voyage seule avec de la compagnie. Mais une vie a deux.

    - On peut aussi rester la un peu plus longtemps...

    Il l'embrassa de nouveau sur le front et continua de la serrer, le cœur en joie d'avoir reussit a se lier encore un peu plus avec elle.
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  • Jeu 10 Aoû - 0:49
    Fin de piste, début de traque
    Fin Mars 04

    Je frissonne et me pelotonne dans son cou. Il ne se rend pas compte à quel point le long baiser que nous venons d'échanger accentue les émotions et les impression chaotiques qui s’agitent en moi. Je respire, les mains lâchement lacées sur son col, sur sa nuque. Je suis bien... A ma place. En sécurité. Et pourtant, le fait qu'il ne prenne pas toutes les décisions me fait également plaisir. Je ne sais pas encore ce que je veux exactement, mais j'ai mon mot à dire. Je ne me suis jamais senti à se point stable, ancrée, alors que les émotions passent et se déchainent sans heurt.

    - D'abord Panthère. Après on cherchera un endroit au bord d'une plage avec de grands arbres et pas trop loin des humains. " Je sourit de son baiser sur mon front. De ses mots. De ses doigts qui se baladent sur ma corne, faisant fluctuer avec force la lumière qui danse dans le diamant. " ... Ou ce que tu voudras déjà faire quand le soleil se couchera. J'ai une robe à moi maintenant... Ou les toits de Justices sont magnifique quand la lune se reflète sur le gel.

    Je me redresse rien qu'un peu, pour pouvoir à nouveau voir ses yeux auxquels je m’habitue bien désormais, leur froideur ne me manquant plus du tout. Je replace quelques mèches sombres en arrière.

    - Je t'aime, Aryan... Merci... Merci de ne pas me demander de n'être que la moitié de moi.

    CENDRES
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