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  • Jeu 27 Juil - 17:55
    Elle etait allongée dans sa chambre, sur son grand lit, dans l'obscurité la plus totale. Il faisait grand jour dehors et c'etait le milieu de la matinée. Elle aurait du se lever, aller s’entraîner, cuisiner un peu dans ce lieu qu'elle n'avait pas utilisé depuis des semaines. Des mois. Et pourtant c'etait bien la premiere fois qu'elle ne se sentait pas vraiment ravie d'etre rentrée. Pendant un moment, dans ce bureau au clair de lune, elle s'etait clairement dit que tout serait plus simple si elle stoppait son travail pour venir habiter a Liberty. Mais elle ne pouvait pas se changer ainsi, du jour au lendemain, sur un coup de tête...

    Elle se redressa soudainement. Elle ne pouvait pas encore rester a rien faire. Elle etait rentrée en début de nuit, et s’était juste allongée, avait dormit, avait beaucoup pensé, a la seule personne qui occupait son esprit depuis quelques jours. Depuis un mois et demi, si elle était totalement honnête avec elle même.

    Ça faisait trois semaines qu'elle n'avait fait aucun échange avec Zephyr. Elle ne faisait jamais de rapport écrit, mais souvent elle envoyait juste un message bref, codé, ne voulant rien dire d'autre que « je vais bien ». Mais cette fois, elle ne lui avait pas laissé un seul mot. Il était temps d'aller voir le maître des espions.

    Elle attrapa une robe d'été, le genre de tenue qu'elle ne portait quasiment jamais quand elle n'etait pas a Ikusa, et qui soulignait sa taille fille et sa vivacité naturelle avec un charme indeniable. Elle lissa ses cheveux, de plus en plus longs, arrivant sous ses fesses maintenant. Il faudrait voir pour les couper, mais elle en parlerait avec Eloise.

    Ni une, ni deux, elle enfila ses chaussures, et dévala l'escalier de l'aguille vers le bas, pour uen fois. Ca n'arrivait quasiment jamais, elle passait, par habitude, toujours par sa fenêtre.

    Elle croisa quelques serviteurs qui la saluèrent, content de la revoir. Elle s'arreta plus particulièrement a coté de un ou deux qu'elle côtoyait depuis l'enfance. Le meilleur moment pour obtenir les histoires qui avaient pu se passer entre les gens du dome durant les dernieres semaines. Les informations qu'elle seul pouvaient avoir, et qu'elle déciderait de fournir a Zephyr ou non. Ca restait chez elle, son domaine. Si il voulait se l'approprier, elle devrait lui passer sur le corps.

    Finalement, elle parvint a atteindre le petit chemin souterrain qu'elle cherchait. Un passage, comme le dome en comptait énormément, la dirigeant vers la maison ou vivait le maitre espion. Elle le savait chez lui a cette heure, et autant commencer par ce qui pouvait etre le plus désagréable. Elle avait quelque parties de son rapport qui pouvait s'avérer compliqué.

    Elle commença a marcher, tranquillement, jusqu'à arriver vers la fin du passage, qui remontait jusqu'à un panneau de bois formant une porte. Elle frappa cinq fois dans un rythme bien précis, qu'elle connaissait par cœur, avant de pousser le bois soudainement ouvert. Elle s'étira en montant les marches donnant sur une petite piece de la maison, en arriere de la rue. Elle s'étira et poussa le panneau du talon avant de continuer vers le couloir.

    - Saluuut.

    Elle tendit l'oreille et grimpa les marches, se suivant au bruit et a l'odeur, dans une maison qu'elle n'avait quasiment jamais visité. Elle n'avait empreinté le passage qu'une ou deux fois, sans jamais s'aventurer vers le bureau, ou elle se dirigeait.

    - Visite surprise !

    Elle poussa la porte sans attendre, et se campa devant le meuble principale, les poings sur les hanches. Un peu sans gene comme arrivée, alors que la totalité des autres espions venaient en rempant, la tete contre le sol en signe de respect. Certaines choses ne changeaient pas.

    - J’espère que je t'ai manqué, parce que l'inverse est pas du tout vrai.

    Un grand sourire sur son visage. Marquant bel et bien son retour.
    Noble du Reike
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    Zéphyr Zoldyck
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  • Jeu 3 Aoû - 17:06
    Zéphyr résidait souvent au palais royal. Il n’était cependant pas rare qu’il s’échappât dans les rues d’Ikusa, notamment grâce à son clonage, pour aller dans diverses caches des espions. De là, non seulement il pouvait donner ses directives à des subordonnés bien choisis, qui seraient parfaits pour telle ou telle mission, mais en plus, il pouvait se tenir au courant de l’activité en ville et des allées et venues de ses subalternes dans tout le Royaume. Ses chefs de cellule réalisaient une énorme part du travail, évidemment, et lui faisaient parvenir les rapports les plus importants. Mais il était toujours plus facile d’obtenir la loyauté de ses hommes quand un chef était présent pour écouter les remarques de ses agents, voir comment ils récupéraient de leurs blessures, ou encore comment ils développaient les compétences. Si l’Oreille prenait donc soin de ses agents, il veillait cependant à ne jamais devenir prévisible et il ne prévenait jamais de ses visites. Rares étaient également ceux qui pouvaient venir le trouver comme si de rien n’était. Hormis ses chefs de cellule et les membres de la Main, peu avaient une liberté absolue pour le contacter, d’autant que l’Oreille était souvent insaisissable et difficile à trouver.

    Mais bien sûr, il y avait quelques exceptions.

    Elia en faisait partie. La fille de l’ancienne Feu avait un potentiel énorme, et surtout, elle possédait un caractère qui plaisait au maître-espion. Ce n’était pas une suiveuse : la guerrière aimait faire ses propres choix et développer ses propres stratégies. Loin de lui manger dans la main, elle avait suffisamment d’audace pour lui donner son avis, parfois avec toupet, certes, mais ce n’était jamais déplacé au point que ce soit de l’irrespect. Avant qu’elle ne partît pour la République, le ministre lui avait permis d’être davantage elle-même dans son rapport avec les autres. Elle n’était donc pas obligée de mentir sur son nom, par exemple, et elle pouvait interagir avec autrui de la façon dont elle le désirait. La seule exigence de l’Oreille, qui était somme toute naturelle, c’était que la jeune femme ne révéla rien de son activité d’espionne pour le compte du Reike. S’il y avait bien quelque chose que le commandant des assassins exigeait, c’était la loyauté, la discrétion, et l’efficacité. Contrairement à Deydreus, qui pouvait rétrograder ses soldats si ceux-ci fautaient, Zéphyr ne pouvait pas faire preuve de la même clémence envers ses propres agents. Si l’un d’eux commettait une erreur et donnait des informations sensibles, cela pourrait avoir des conséquences importantes. De plus, si ses hommes trahissaient l’Empire en vendant des informations pour autrui, non seulement le métamorphe le traquerait, mais en plus, il serait obligé de le tuer plutôt que de lui donner une seconde chance. A moins qu’il n’eût la possibilité d’utiliser ce félon à son propre avantage, et que celui-ci eût donc l’opportunité d’avoir une chance de rédemption. Mais cela était bien rare.

    Elia devrait donc cacher ses activités d’espionne, ce qu’elle n’avait jamais mis en doute, au demeurant.  Par l’intermédiaire de l’Eau, il avait gardé un œil de loin sur ses activités républicaines, et il savait évidemment qu’elle était rentrée dans son pays d’origine. Nul doute qu’elle allait bientôt s’inviter, puisqu’Aurilia et lui avaient créé à l’époque un tunnel entre leurs demeures respectives. Il aurait bien fait le déplacement lui-même, sauf qu’une demande de son chef de cellule l’avait poussé à retarder sa visite. L’Eau actuelle avait eu une longue carrière au sein de l’Empire, et étant une humaine, comme bien d’autres membres de son pays, la vieille femme désirait maintenant prendre sa retraite. Elle avait donc demandé la permission à l’Oreille de se retirer et lui avait même fourni des noms pour ceux qui pourraient la remplacer.

    En tête de liste figurait Elia Steren.

    Zéphyr avait eu droit à une longue liste de compliments à son égard, bien que son associée n’avait pas non plus eu de scrupules à l’égratigner et à reconnaître ses défauts. Elle était donc jeune, mais elle avait été formée par Aurilia Steren en personne. L'apprentie de Neera connaissait aussi le métier d’espionne comme sa poche, et elle continuerait à être un élément remarquable parmi tous les agents du Reike. De plus, son potentiel n’en finissait pas de grandir et elle avait une grande loyauté envers l’Impératrice. Zéphyr-même semblait avoir gagné son respect, avait déclaré la vétérane de guerre. Alors pourquoi ne pas lui donner sa chance ?

    Le conseiller royal n’avait pas donné de réponse favorable ou défavorable à ce moment-là. Il préférait y réfléchir calmement plutôt que se laisser aller à son ressenti et à ses sentiments. Dans les faits, lui octroyer un tel poste ne le dérangeait pas, car Elia cochait effectivement toutes les cases pour être un de ses bras droits les plus fiables. Mais accepterait-elle, seulement, et serait-elle prête à endosser toutes les responsabilités que cela induirait ?

    Pour le savoir, il fallait que le guerrier l’interroge. Or, ça tombait bien, puisque l’intéressée décida de venir elle-même jusqu’à lui. Bien que discrète, son arrivée n’échappa pas aux serviteurs de son manoir, qui étaient essentiellement composés des meilleurs espions avec qui il partait souvent en mission. Zéphyr avait bien sûr donné l’ordre de la laisser se promener dans la maison, sans quoi elle n’aurait sans doute pas pu faire un pas en dehors de la trappe : elle aurait été neutralisée sur le champ. Le code qu'elle avait néanmoins donné aurait joué en sa faveur, puisque c'était signe qu’elle appartenait bien à son réseau et que c’était normal qu’elle emprunte cette galerie.

    La belle monta donc à l’étage et alla jusqu’au bureau de l’Oreille. S’arrêtant dans l’entrebâillement de la porte, elle lui lâcha un joyeux « visite surprise » en prétendant qu’il ne lui avait pas du tout manqué.

    Menteuse, va.

    Zéphyr lui rendit néanmoins son sourire et lui répondit du tac au tac :

    - Avec toutes les folies qui se sont passées, je crains que tu n’aies pas eu le temps de me manquer. Même si, en définitive, j’aurais bien aimé que tu aies été à Sable d’Or… Mais ça tombe bien que tu sois là. Je comptais venir te voir à l’Aiguille ce soir, si je ne te voyais pas aujourd’hui.

    Faisant un geste pour qu’elle entrât dans la pièce, Elia se rendra vite compte que de multiples protections ont été placées dans son bureau, en collaboration avec l’Esprit. Pour autant, le bureau du maître-espion n’est pas un fouillis lamentable. Contrairement à Tagar qui a un portrait du couple royal dans son bureau, Zéphyr, lui, a une très grande carte du Sekai accrochée au mur derrière lui. Sur un coin de son bureau, il reste des rapports des rapports qu’il doit lire, mais qui sont pour le moment correctement entreposés en tas à côté de lui. Bien sûr, il y a également des lettres et des missives des nobles et même de commerçants du peuple, qu’il doit gérer en tant que conseiller royal. Sans compter les entrevues plus diplomatiques. Mine de rien, même si Zéphyr collabore énormément avec Deydreus, il doit aussi pas mal s’associer à la Voix pour gérer tous les esprits forts du pays. Et s’il tombe sur des informations importantes concernant l’une ou l’autre famille – par exemple, un mage qui est un véritable prodige – il est alors de bon temps qu’il en informe l’Esprit ou ses propres chefs de cellule.

    - Installe-toi. Je vais te servir un verre. J’ai des fruits, si tu veux, sinon, il te suffit d’aller réclamer quelque chose en cuisine.

    Quoi que lui réponde Elia, Zéphyr lui tend au moins une boisson fraiche, et puis, il croise les mains alors qu’il la regarde attentivement.

    - J’ai entendu dire que ton enquête liée sur la Dame n’est pas restée sans fruits. C’était visiblement ce que l’Eau lui avait soufflé dans son tout dernier rapport. Elle ne devrait normalement plus lui en faire… si Elia acceptait de reprendre le flambeau. Raconte. Qu’as-tu vécu et qu’en as-tu pensé ? Comment s’est même passé ton retour à la République depuis la dernière fois ?

    Ce n’est pas une question innocente. Pour lui donner le poste en question, il faut qu’Elia s’intéresse aux relations internationales avec la nation de Dangshuuang et des cités-états.
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  • Lun 7 Aoû - 0:25
    Elle poussa la porte avec la vivacité qui la caractérisait et pénétra le bureau, tout en levant un sourcil interrogateur quand a sa réponse. M'ouais, elle n’était pas convaincue. Elle ne le connaissait pas encore assez bien pour vraiment pouvoir évaluer ses émotions et la vérité qui pointait derrière ses paroles, mais elle savait assez qu'il avait l'air te faire attention a elle. Au grand minimum a cause de la disparition de leur mentor commun. Il n’était pas beaucoup plus vieux qu'elle, mais il avait peut être la sensation d'avoir une responsabilité vis a vis de la jeune Reikoise. Elle n'en savait rien, mais peut être même qu'ils en avaient déjà parlés tous les deux, avec Aurilia, de quoi faire vis a vis d'Elia si l'ancienne feu venait a disparaître.

    - Sable d'or ? Oh, oui, cette histoire d'attaque d'une ville au sud ouest ? Tu y étais, toi ?

    Elle avait pensé qu'un chef espion comme lui serait resté en retrait. Les secrets du monde reikois passaient tous par lui, et sa disparition aurait pu être d'une gravité sans nom. L'envoyer en première ligne était donc, de son point de vu, totalement stupide. Mais elle n’était pas la chef après tout. C’était son problème si il voulait se faire tuer. Elle espérait juste que son successeur serait une femme. C’était plus simple pour elle.

    - J'ai déjà mangé en arrivant chez moi dans la nuit. Si tu me dis que tu savais je fais changer tous les serviteurs du dôme pour ne plus avoir de taupe qui te raconte tout. C’était le deal, tu te souviens ? Et je sais très bien qu'on ne m'a pas contrôler mon tatouage à l'entrée. J'exige des explications, « boss ».

    Elle prit un air outrée, mais était bien sur ironique. Il n’était peut etre pas encore assez proche d'elle pour le comprendre du premier coup, elle était bonne comédienne, comme le voulait les besoins de son rôle. Elle accepta cependant le verre et se retrouva avec du jus de fruit dans un gobelet de terre qu'elle garda entre les mains, avant de tomber dans un des fauteuils du bureau. Elle replia les jambes vers sa poitrine, venant posé les talons sur le bord devant elle, et prit une petite gorgée.

    - Tu veux commencer par la fin ? Je préfère reprendre au début pour ne rien oublier.

    Elle eu un petit sourire amusé et ajouta :

    - Mais c'est donnant donnant, moi aussi je veux des news. Alors tu devra me raconter ce qu'il s'est passé dans notre bonne vieille capitale.

    Elle commença a fermer les yeux, comme reprenant le schéma entier qu'elle avait traversé durant ces dernières semaines. Elle n'avait pas chaumé, et ça avait commencé a peine quelque temps aprés son départ. Pour sa première mission.

    - Tu m'avais demandé de jeter un œil a cette fille la. Amalia, la religieuse. Alors j'ai fais un détour par son campement, ou il y a aussi ses adeptes. Une belle bande de branquignole d'ailleurs si tu veux mon avis. Pour faire des grands « oooh » et « aaaah » y'a du monde. Mais la sécurité...si vous voulez pas qu'elle se fasse égorger dans sa tente, il va falloir mettre un peu plus de monde et surtout, des gens plus qualifiés.

    Elle reprit une gorgée, en se remémorant le discours que la rousse avait fait. Passionné, enflammé, mais surtout assez terrifiant dans le fond. Il n'y avait pas de place pour la différence. Il n'y avait la place que pour ce en quoi elle et ses adeptes croyaient. Elle se demanda l'avis de Zephyr sur la question mais si cela ne venait pas de lui, elle n'en parlerait sans doute pas.

    - Il y avait eu une purge une ou deux semaines avant. Un gars survivant de la purge est venu pour l'assassiner. J'etais la et j'ai tué le mec. Ca aurait pu très mal finir. Enfin je suppose que si elle meurt, vous en avez d'autre a mettre a la place.

    Elle tourna le doigt sur les contours du gobelet d'un air songeur.

    - Mais en tout cas, pour l’intérêt de la paix social, il faudrait peut etre faire attention aux gens qu'ils vont massacrer gratuitement pour leurs « dieux ».

    Elle lui fit un petit sourire factice et se pencha en avant pour poser son verre avant de retomber contre le dossier de sa chaise.

    - J'ai passé la nuit avec elle, au cas ou, mais il etait sans doute tout seul. Je suis parti le matin comme convenu vers Mael. Je crois que c'est de la que j'ai envoyé ma derniere lettre a ce moment la.

    Elle n'avait fait que deux rapports ensuite. Un juste aprés Mael, et un autre juste avant l'affaire avec Koraki. Jamais vraiment des rapports, simplement des messages pour dire qu'elle allait bien. Elle agita les doigts de pieds dans ses bottes.

    - A toi d'abord. Raconte moi un peu les evenements d'ici. Sable d'or, mais les autres aussi. J'ai du rater des choses non ?
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  • Sam 9 Sep - 16:46
    - Oui, j’étais à Sable d’Or, répond placidement Zéphyr. C’était une sacrée nuit, pour tout t’avouer. Une attaque surprise, qui a débouché sur rien de moins que les enfants de X’Orath. Mais je vais te raconter.

    L’homme l’invite d’un geste à s’assoir et un sourire fin naît sur ses lèvres quand Elia parle de ses propres serviteurs dans le Dôme. Décidément, elle redoute vraiment qu’il sache tout sur tout. Evidemment, l’Oreille peut concevoir qu’elle veuille conserver une certaine intimité, mais il faut qu’elle se fasse à l’idée également qu’il ne laissera pas ses espions les plus talentueux sans un minimum de soutien et de surveillance.

    - Je n’ai pas mis mes subalternes dans ta demeure, lui déclare-t-il honnêtement. Quel intérêt puisque nous avions un accord et qu’en plus tu travailles pour moi ? La confiance s’acquiert, mais elle se mérite aussi. Quand je donne une parole, je la romps pas. En tout cas, quand il s’agit de ses propres agents et de ses plus proches collaborateurs. Les autres… ils ne sont pas à l’abri d’un pieux mensonge de la part du maître-espion. On ne t’a pas contrôlée à l’entrée parce que mes hommes ont appris à reconnaître ta signature magique, et je leur ai donné la permission de te laisser passer.

    Quoi qu’il en soit, les voilà avec un rafraichissement, l’un et l’autre avec un jus de fruit, et le guerrier se contente d’hocher la tête quand son acolyte lui demande que leurs échanges soit donnant donnant. Son interlocutrice commence ainsi à lui parler d’Amelia Siderea, la Prima Stella qui dirige le culte des enfants stellaires. Apparemment, la ferveur règne parmi son groupuscule mais la sécurité autour de l’illuminée est totalement ridicule, voire inexistante.

    - Cela ne me fait rien qu’ils adulent le couple royal et les Astres. Cela peut même être utile pour supprimer des germes de rébellion et faire marcher le peuple derrière nos souverains. Je peux aussi rebondir sur leur croyance pour favoriser ma propre propagande. Mais la foi ne doit jamais devenir totalement aveugle et si cette femme a des opinions trop tranchées, elle pourrait s’attirer l’ire de la populace ou de l’aristocratie. Certains seraient même assez bêtes pour s’en prendre à elle alors que, selon mes sources et tes propres informations, elle a l’air de maîtriser le feu divin.

    Et en fait, contre toute attente, les suppositions de Zéphyr s’avèrent justes puisqu’Elia lui déclare qu’un Reikois s’est effectivement pris à la rousse à cause d’une purge qu’elle a effectuée quelques temps auparavant. L’espionne a même été contrainte de tuer l’insurgé pour protéger sa cible. C’était sans doute le meilleur moyen pour gagner sa confiance, mais il n’en reste pas moins qu’il va falloir surveiller ses agissements d’un peu plus près et mettre le « hola » si c’est nécessaire. Prêcher la confiance en la royauté, c’est bien. Massacrer des dissidents liés à leur foi… Cela pourrait desservir l’autorité en place, si celle-ci laisse faire et ferme les yeux trop longtemps là-dessus.

    - Je dirai au Vent de lui assigner une surveillance, à elle et à ses fidèles. Et je calmerai d’une manière ou d’une autre ses désirs de créer des bûchers pour les hérétiques, afin qu’on n’ait pas une insurrection en périphérie de la capitale.

    Amélia Siderea pourra évidemment toujours repérer qui n’était pas assez fervent, selon elle… Ou qui mettra en doute la lutte contre les Titans ainsi que la suprématie du couple impérial. Mais il y a toujours moyen de s’occuper de tels individus autrement qu’en les brûlant vif. Si la Prima Stella est intelligente, elle comprendra vite l’intérêt d’agir de manière plus subtile pour le bien de son mouvement. Quitte à même trouver un arrangement avec le service des renseignements reikois.

    En tous les cas, c’est à Zéphyr de prendre la parole, et il déclare donc :

    - Pendant ton absence en République, nous avons reçu un message urgent de la part d’une ville portuaire. Une horde de morts-vivants se massaient devant la ville et menaçait de submerger la cité. Des renforts ont aussitôt été demandés à la capitale, et la Griffe a donc déployé une partie de ses troupes, tout en faisant appel à des volontaires. Nous avons donc été sur place. Faisant danser le liquide brun dans son verre, Zéphyr continue. Si tu te demandes pourquoi j’ai participé, c’est parce que je voulais m’assurer qu’aucun Titan n’était concerné dans cette histoire. Une armée qui se lève soudainement, si vite, au profit de la nuit... C’était suspect. Cela pouvait bien sûr venir de l’oeuvre de plusieurs nécromanciens, mais il y avait des géants, des trolls, des goules des créatures beaucoup plus agiles que la normale, également. C’était trop divers pour que ce soit l’oeuvre de simples mortels. Et la suite nous a donné raison. Nous avons découvert des orbes… Qui ont fini par laisser place à des Archontes, les envoyés de X’Orath. Nous en avons abattu deux, non sans avoir de nombreux dégâts en ville et de nombreux dégâts humains. Moi-même, il m’a brisé en plusieurs morceaux, confirme laconiquement l’Oreille, en se rappelant comment il a volé et heurté plusieurs bâtiments avant que les Serres ne le récupèrent. Un mal pour un bien puisque j’ai survécu et que ça m’a permis de développer de nouvelles capacités de regénération. Mais la lutte contre ces créatures n’est pas terminée. Un autre de leur confrère est apparu et a récupéré lesdits orbres. Il a aussi réduit en cendres le corps de nos victimes, et nous a laissés sur ces entrefaites. En un mot, X’Orath veut anéantir le Reike et il désire probablement faire de nous un exemple. Il n’a pas vraiment réussi, mais on ne peut pas dire non plus que ce qui est arrivé est une victoire complète… Nous avons perdu bon nombre de vie humaine et Sable d’Or est à reconstruire. Il fallait dire aussi que certaines actions avaient été, sinon stupides, au moins maladroites. Viser les porte-peste avec des flèches enflammées, au point de les faire exploser, avait fortement endommagé les remparts par exemple. Mais ce qui était accompli ne pouvait être changé et dans l’immédiat, il fallait avancer. Ces créatures ont eu accès à mes souvenirs. Avant que ces entités n’apparaissent en chair et en os, la priorité était de trouver ces sphères étranges, de savoir leurs rôles et de découvrir s’il en existait d’autres. Puisqu’elle ne réagissait à aucun contact d’un objet inanimé, je les ai touchées et cela s’est suivi d’un échange. Ils m’ont donné une série de visions, de Sable d’Or et du Sekai, qui montrait vraisemblablement leurs positions. Quant à moi, j’ai eu un contrecoup physique d’abord, ainsi qu’un vol des souvenirs ensuite. Ils n’ont pas eu le loisir de prendre mes souvenirs les plus récents, c’était indépendant de leur volonté et de la mienne. Mais tu te doutes bien que, compte-tenu des fuites qui ont eu lieu, j’ai procédé à une réforme majeure de notre réseau, pris notes de tous les agents envoyés en infiltration, remplacé ceux qui devaient l’être pour ne pas qu’ils soient pris de revers sans qu’ils ne comprennent pourquoi. J’ai fait aussi renforcer nos passages secrets par des protections supplémentaires et j’ai modifié nos caches d’espions. Sans doute la mesure qui a pris le plus de temps, mais qui n’est pas impossible, puisque les troupes spéciales doivent par essence s’adapter à n’importe quelle situation. Evidemment, j’ai laissés quelques planques en place, pour jouer le rôle d’appât. Mais il n’y aucun secret majeur à l’intérieur de celles-ci. Je leur ai plutôt laissé de fausses informations sur place si jamais de pauvres inconscients cherchaient à s’y aventurer.

    Un léger silence.

    - Deydreus et moi pensons que nous avons des gens infiltrés au sein du Reike. Des agents des Titans. C’est pourquoi il nous faudra encore plus redoubler de prudence. Mais il y avait un autre point dont je voulais te parler. Tu sais que j’ai des chefs de cellule, qui filtrent déjà les informations pour moi et me les font parvenir. Le Feu, l’Eau, et le Vent. Une légère pause alors que Zéphyr boit une gorgée de sa boisson. Je compte les remplacer. Le Vent actuel aimerait concentrer ses affaires sur le Shoumei, en vue de lutter contre les Titans, mais il ne peut assumer ses recherches et son rôle en même temps. Il restera néanmoins un précieux allié sur place. Pour le Feu, tu sais ce qu’il en est. Quant à L’Eau, elle doit partir à la retraite et elle va s’en aller enseigner à Drakstrang, en vue de se concentrer sur les jeunes recrues qui viendraient rejoindre notre réseau. Elle s’est penchée sur les meilleurs éléments qui pourraient me remplacer. Et t’a recommandée pour prendre sa place. L’Oreille débite cela comme si de rien n’était, et il continue d’un ton tranquille, une lueur intéressée sur son visage alors qu’il étudie les réactions de sa seconde. Qu’est-ce que tu en penserais ?
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  • Lun 11 Sep - 3:23
    Je lui ai dis de t'envoyer une missive si jamais elle avait besoin d'une protection. Ce n'est pas une méchante fille je pense. Elle semble juste un peu...dépassée, et elle s'invente des choses pour ne pas exploser sous la pression. Enfin, c'est ainsi que je vois les choses la concernant...je me trompe peut être...mais je pense qu'il faudrait qu'elle ai avec elle une bande parfaitement entrainée. Entrainé comme nous. Pas comme des paysans récupérés je ne sais pas ou qui peuvent exploser a la moindre vision d'une épaule nue.

    Elle se souvenait de leurs airs a l'entrée de la tente. Difficile de rester concentré visiblement. Avec tous le respect qu'elle pouvait leurs donner, ca sortait pas de l'académie impérial tous ces types la. Enfin, elle non plus dans un sens. Mais dans les fait, elle avait eu une encore meilleure formation. La meilleure d'entre toute. Comme son homologue. La meilleure formation de la meilleure des formatrices.

    Elle s'enfonça dans son siege en écoutant son récit sur l'evenement majeur de ce mois qui venait de s'écouler. Comme quoi, visiblement, elle n’était pas la seule a avoir eu l'incroyable chance de faire la rencontre de l'une des entités extraordinaires. Elle avait du mal a vraiment croire ce qu'elle entendait. Bien qu'elle etait préparé pour ça, comme tous le monde, subir ainsi une attaque au cœur du territoire, avec autant de mort et de désolation, ca avait le don de jeter un froid sur la salle.

    - Ca va mieux maintenant... ? Je veux dire, tu as l'air d'aller bien.

    Elle pencha la tête sur le coté, comme si il allait soudainement s’effondrer. Mais il avait l'air bien vivace. Elle se rembrunit un peu a la mention de la griffe qu'elle n'appreciait absolument pas. Sans aucune vraie autre bonne raison que le fait que c'etait un homme a la réputation de bourrin. Il etait dans la même case que l'empereur dans sa tete. Ceux qu'elle ne voulait surtout jamais rencontré de sa vie. Les voir de loin, ca lui suffisait, et le moins souvent possible.

    - Quoi ?

    Elle se redressa soudainement. Comme ça, des souvenirs volés ? Alors ça c’était mauvais. Très mauvais. Alors qu'elle était en train de commencer a se dire qu'en démissionnant, elle aurait une chance de s'éloigner de tout ça. Et si avec Eloise, ca continuait de bien se passer...comme des amies ou...peut importe, elle ne la mettrait pas en danger par sa présence. Mais ça changeait tout. De toute les personnes, Zephyr était la seule qui avait connaissance d'elle. C’était donc la pire situation possible.

    - Et genre...tous tous tous ? Je veux dire...même en ce qui me concerne ?

    Elle s'en fichait un peu au final, elle n'avait pas peur de devoir se défendre. Mais pour ses rares proches c’était une autre paire de manches. Elle eu un petit frisson involontaire, avant de rougir très légèrement. Elle se gratta par réflexe, ses doigts passant sur sa lotion habituelle dont elle s’était enduite la peau.

    - D...désolée, je voulais pas paraître égoïste en pensant directement a moi. Et je sais que tu as fais au mieux pour contrer tous les soucis. C'est juste que...

    Est ce qu'elle pouvait véritablement lui en parler ? Il allait le découvrir tôt ou tard de toute manière. Elle était sur qu'il ne savait pas. Car il ne l'a faisait pas observer. Pour la simple et bonne raison que c 'était elle qui allait observer les gens pour lui. Mais si elle demandait a démissionner, alors il allait forcément faire attention, avec tous ce qu'elle avait comme connaissance.

    - Rien, excuse moi, continu.

    Elle était totalement d'accord sur la dernière partie. Il était évident que des gens étaient assez haut placés pour pouvoir avoir des informations sur elle, soit un des secrets les mieux gardés des forces d'espionnages reikoises. On pouvait en effet faire difficilement plus secret que l'ancienne feu du reike, ainsi que le nouveau maître espion. Il était peut etre pas si con ce Deydreus. Enfin, tous le monde aurait pu le deviner a sa place avec toute les informations qu'il devait avoir chaque jour et...hein ?

    - Kof kof kof.

    Elle s'étouffa a moitié avec sa boisson qu'elle avait continuée de siroter distraitement. Elle n’était pas tout a fait certaine d'avoir bien compris. Elle ? Une promotion aussi importante ? Chef de cellule ? Ca faisait qu'elle aurait eu un statut équivalent a celui de sa mère, d'un coup. Nan, il devait faire erreur.

    - C'est quoi cette connerie encore ? Moi ? Je la connais même pas.

    Et d'ailleurs, depuis quand elle était connue, elle ? Bon, ça restait l'eau, elle avait du apprendre son existence lors de son premier départ en République. Elle ne pouvait pas être totalement invisible, et il y avait forcément une poignée de personnes au courant de son existence.

    - Je viens de commencer ça fait...même pas un an ? C'est quoi le piège ? Si j'accepte je fini en prison ? Je dois refuser pour montrer que j'ai pas la grosse tête ?

    C’était vrai qu'elle avait souvent une grande confiance en elle, elle ne pouvait pas trop dire le contraire, après réflexion...enfin, c'etait normal de reconnaître qu'elle etait forte, merde ! Etre humble, c'etait bien, mais il fallait reconnaître ses efforts. Et puis pourquoi elle pensait a ça, la, maintenant, il n'y avait aucun rapport !

    - Ca m'énerve, pourquoi tu me balance ça maintenant ? Pile a ce moment la en plus.

    Elle se pencha, se prenant la tete dans les mains, comme si elle etait en proie a une intense réflexion.

    - J'arrete pas de penser que je suis pas fait pour ça. Tromper des gens ca me fend le cœur, parfois. Encore plus...

    Au final elle avait dit une partie de la vérité a Neera et Eloise. Personne ne savait sa profession, son appartenance au Reike. Ca, pour le moment, ca restait secret. Mais elle en avait dis assez pour etre vue comme une traitresse. Elle ne tiendrait pas longtemps, a ce rythme.

    - Écoute. Pour être tout a fait honnete, j'etais venue pour...hum...démissionner.

    Elle avait baissé d'un ton en disant ça, comme si elle n'en etait pas tout a fait sur elle meme. Une seule chose était sur pour le moment, c’était qu'elle avait totalement oubliée son rapport initial...

    - Je...je m'imagine vraiment difficilement avec un poste pareil. Je te jure que vous allez vite le regretter avec quelqu'un comme moi.

    Elle éluda encore une fois Eloise. Elle ne pouvait parler d'elle, ca lui donnait la sensation d'etre en train de la trahir. Elle tomba dans le silence, ne sachant quoi dire de plus.
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    Zéphyr Zoldyck
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  • Sam 23 Sep - 18:01
    Zéphyr n’interrompt pas Elia lorsque celle-ci lui déclare que la Prima Stella n’est pas une méchante fille et que, selon elle, la dirigeante du Culte des Enfants Célestes aurait intérêt à avoir des hommes plus entrainés pour assurer sa protection. La demoiselle n’a pas tort, bien au contraire. Mais l’argent est le nerf de la guerre, et si l’élémentaliste de feu divin souhaite avoir ses propres troupes, elle devra les payer de sa propre bourse. Ca, ou… obtenir les faveurs royales. Mais pour jouer au grand jeu de la politique, l’Oreille sait que le gouvernement reikois y réfléchira à deux fois avant d’apporter un soutien quelconque à la belle rousse. L’appuyer, lui octroyer une protection est par extension reconnaître ses idées. La Main sera-t-elle prête à franchir ce pas ? Le maître-espion n’en est pas sûr, essentiellement parce que le Reike lui-même n’a jamais été très friand du fanatisme. Même la Prophétie de la Lune et du Soleil n’a pas été créée par les souverains du Reike. Ceux-ci savent d’ailleurs à quel point un seul faux pas aux yeux de la populace peut leur attirer l’ire de la foule, cela même si cette dernière les adorait la veille à peine. Alors protéger la cheffe d’un groupuscule religieux serait à réfléchir. Cela serait déjà bien si la principale concernée montrait qu’elle n’était pas une menace pour l’autorité royale ni pour l’ordre et la paix du pays. Ensuite, si elle rencontrait l’un des deux souverains du Royaume, cela ferait déjà avancer les choses, même si ça n'arrivera pas tout de suite, évidemment.

    - Tu as bien fait de lui recommander de m’écrire si elle avait besoin d’aide. Si elle le fait, ça me donnera un prétexte pour entrer en contact avec elle et pour voir de mes propres yeux l’expansion de son mouvement. Comme je te l'ai dit, je demanderai au Vent de continuer à la surveiller dans tous les cas. Et si nous l’estimons nécessaire, nous lui octroierons une protection, mais ce n’est pas quelque chose que je peux décider seul.

    A cet égard, le point de vue de ses confrères et de ses supérieurs seraient tout aussi important que le sien. Clôturant dans tous les cas le sujet, Zéphyr enchaine sur l’attaque de Sable d’Or, en lui expliquant tout ce qu’il s’est passé dans la ville portuaire. Il hoche laconiquement la tête quand l’espionne lui demande s’il va mieux et ajoute :

    - Mieux que les jours qui ont suivi. Tout était chaos. Il fallait rapidement se briefer sur l’entièreté de la bataille, chasser le ou les assassins qui avaient pu s’en prendre au Régent, rassembler un maximum d’informations sur les archontes… Tout cela en faisant fi de la fatigue de son propre corps. Mais je m’en suis bien remis, comme tu vois. Au mieux, j’ai une cicatrice là où un pieu m’a transpercé, mais les cicatrices sont communes au Reike, et je ne la vois pas comme une infamie, loin de là. Au mieux, ça laisserait un souvenir sur la dangerosité de ces êtres gigantesques. Pour le reste, son corps s’était bien remis et il ne pouvait se plaindre quand on considérait le nombre de morts qui avaient eu lieu suite à cette terrible bataille.

    Evidemment, Elia ne prend pas bien qu’il se soit fait voler ses souvenirs. Il peut difficilement le lui reprocher. Par contre, à certains égards, Zéphyr peut quand même la rassurer : non, ils ne lui ont pas tout pris. Il ne manquerait plus que ça d’ailleurs. Silencieux, pour lui laisser pleinement l’occasion de réagir, le guerrier secoue la tête pour signifier qu’il n’a pas mal pris sa question et il la sonde un instant pour voir si elle veut continuer sa pensée. Mais puisqu’elle s’abstient et lui laisse de nouveau la main, c’est lui qui reprend la parole, en répondant à ses doutes et à ses craintes.

    - Impossible qu’ils parcourent toute ma mémoire avec un contact si réduit. Se synchroniser à l’orbe, cela permettait un échange : des informations contre un contrecoup physique ou contre un contrecoup mental. Je suppose que chaque connexion accroissait l’influence de l’anomalie, mais paradoxalement, ils n’avaient pas le pouvoir de diriger l’information qu’ils me transmettaient et qu’ils me volaient. Ils ont donc piochés des souvenirs à droite à gauche de ma mémoire. Des souvenirs de mon enfance, de mon cursus à l’Université de Drakstrang. Ils peuvent savoir que Misry Lurrak a été une de mes professeurs par exemple. Et puis, bien sûr, et un rictus s’échappe de ses lèvres en prononçant ses mots, ils ont certainement connaissance de mon statut de conseiller royal et de maître-espion. Mais de là à connaître tous les espions du Reike ? Non. Ce serait une fouille trop poussée et ils n’en ont pas eu l’occasion ni le temps de la faire. C’aurait été aussi divulguer potentiellement leurs propres plans et faiblesses. Je ne crois pas qu’ils pouvaient se le permettre. Un silence alors que l’Oreille plonge son regard dans celle de sa subalterne. Dans ton cas, nous n’avons véritablement eu des contacts que depuis quelques mois. A choisir, je dirais plus qu’ils connaissent le visage de ta mère que le tien. Mais prudence étant mère de sûreté, je préfère partir du principe qu’ils ont vent de ton existence. Les chances sont moindres, mais elles ne sont pas nulles pour autant. A dire qu’ils t’aient associée à mon service. Zéphyr marque une pause pour y réfléchir. Ils pourront le supposer, sans en avoir de certitudes. Comme tu as résidé longtemps en République, cela nous a permis de ne pas avoir de souvenirs communs trop rapprochés, ils ne peuvent donc pas établir jusqu’à quel point nous sommes proches.

    En un mot, Elia devrait être prudente et cette fois, c’est l’assassin qui lui renvoie la balle.

    - Que voulais-tu me dire tout à l’heure, que tu n’as pas osé aller jusqu’au bout de ta pensée ?

    Sa question est ouverte et est dite sur un ton un peu curieux, peut-être. D’une certaine manière, l’Oreille a toujours veillé à ce que sa protégée puisse lui dire ce qu’elle pense, la demoiselle doit donc bien savoir qu’elle peut presque tout lui dire et qu’il prendra le temps de l’écouter.

    Quoiqu’il en soit, après cette petite accalmie, c’est de nouveau au guerrier de reprendre la main, et il lui soumet donc les recommandations que lui a soumises son chef de cellule. Un sourire clairement amusé apparaît sur son visage à la réaction de la jeune femme. C’est justement parce qu’elle ne désirait pas une telle place et ne désirait pas le pouvoir qu’elle faisait aussi une bonne candidate.

    - Evidemment que tu ne la connais pas, lui répond-il gaiement. C’est justement parce que tu ne la connais pas que ça en fait une de mes meilleures espionnes, déclare-t-il avec calme alors qu’il étudie sa réaction. Manifestement, l’espionne n’est pas emballée, et il ne peut s’empêcher de ricaner légèrement lorsqu’elle lui balance qu’elle n’a commencé son métier il y a tout juste un an. Officiellement, peut-être. Mais la vérité, c’est qu’Aurilia t’a éduquée pour que tu sois une espionne dès ton plus jeune âge. Tu écoutes et rassembles des informations sans doute sans même t’en rendre compte. Quant à la question-piège, poursuit-il, il n’y en  a pas particulièrement, mais si tu refuses, je ne te ferai pas d’autres offres, tout simplement.

    L’homme fronce davantage des sourcils quand il voit son interlocutrice se prendre la tête entre les mains, comme tiraillée par un cruel dilemme qui la divise. Puis, elle lui balance qu’elle n’est pas faite pour le métier d’espionne, que ça lui fend le cœur de tromper les gens, qu’elle songe même à démissionner, ce qui n’est quand même pas anodin dans son cas.

    - Tu penses vraiment ce que tu dis ? lui demande-t-il d’un ton sérieux, qui n’a rien d’espiègle, cette fois.

    Bien sûr, Zéphyr a conscience de ce problème depuis quelques mois déjà. Cette fille est trop intègre pour son propre bien. Une fois qu’elle s’attache à des personnes en particulier, son instinct lui criera de les protéger, de ne pas les trahir, de les aimer. Et si le maître-espion lui avait permis de ne se faire connaître sous l’identité qu’elle désirait, il n’en restait pas moins qu’il ne pouvait pas avoir une cheffe de cellule qui soit tiraillée entre deux chaises. Il fallait que son oui soit un oui ou son non soit un non.  Alors l’Oreille la dévisage, réfléchit un moment, puis reprend posément la parole. D’une voix posée, sans la juger, mais sans lui mentir le moins du monde non plus.

    - En l’état, déclare-t-il, tu as trois options. La première, c’est que tu continues ton métier actuel, en tant qu’espionne, avec un nouveau chef dont tu ne connaîtras pas l’identité. Cela dit, pour toi, ce n’est pas vraiment un problème, puisque tu me connais en personne. Le bretteur fait tourner le liquide dans son verre avant de continuer. La deuxième option, c’est effectivement que tu démissionnes, comme tu le désires. Mais te connaissant, je suppose que ce serait pour aller vivre en République. Tu y es attachée n’est-ce pas ? Plus qu’au Reike et qu’au territoire du désert. Imperturbable, Zéphyr continue son analyse, même s’il s’agit de prononcer certaines vérités tout haut. Tu sais que je ne peux permettre à mes agents de partir en leur tapant l’épaule sur la main et en leur souhaitant bonne route pour la suite. Pour les informateurs, qui n’ont pas une place importante dans mon réseau, c’est possible. Ca l’est beaucoup moins pour les espions, qui peuvent connaître des secrets, des rapports, des caches, et certaines réalités liées à la propagande nationale. Ceux qui cherchent à fuir, d’ailleurs, à cause du poids qu’ils portent, ont rarement mon respect, et ceux-là, je les mets devant leurs responsabilités et le fait accompli de leur lâcheté. Evidemment, Elia n’est pas dans ce cas, elle a au moins le courage de vouloir quitter son poste proprement. Si tu veux partir, si tu souhaites réellement quitter ton poste, je ne t’en empêcherai pas mais je ne peux te laisser partir à l’étranger avec tout ce que tu sais actuellement. Notamment vu que tu connais ma réelle fonction au sein de l’Empire. Tu devras passer par une magie rare, qui empêchera que tu divulgues quoi que ce soit sur notre réseau. Une mesure que la jeune femme devrait comprendre, le problème n’étant pas forcément elle, mais plutôt ceux qui pourraient vouloir profiter de ses connaissances, même à son insu. Par ailleurs, si tu pars vivre en République et que tu perds ta citoyenneté reikoise. Aie bien conscience que tu perdras aussi le Dôme et que tout son complexe ira à la Couronne. Mais il reste bien sûr une troisième voie, que Zéphyr ne tarde pas à mettre sur le tapis. Enfin, il y a la possibilité que tu acceptes le poste de l’Eau. Je n’ai pas l’impression que tu aies conscience des possibilités que ça représente. Cela veut dire avoir nos espions à l’étranger sous ta responsabilité. Cela veut dire aussi convaincre les locaux des villes de te confier ce qu’ils entendent, des ragots au rumeurs avérées. Cela signifie enfin que tu devras garder un œil sur Aquaria, sur Melorn, sur la République, et potentiellement, sur une renaissance du Shoumeï, quoique le Vent surveillera beaucoup cette terre. En un mot, ça te permettra de rassembler, de déléguer, de protéger. Tu n’es pas forcément obligée de mentir à ton entourage direct – tes subalternes seront là pour ça, pour s’implanter où tu veux qu’ils s’implantent, pour entendre tout ce que tu veux qu’ils entendent. Ce sera ensuite à toi de faire le tri entre ce qui te semble important et ce qui ne l’est pas. Après quoi, tu devras m’en faire un rapport. Une légère pause. Evidemment, quoique tu penses de l’Empire, il faudra également chercher à protéger le Reike. Si des scandales éclatent à cause de compatriotes imbéciles, ce sera à toi de prendre aussitôt les mesures. Si tu entends au contraire des menaces à l’encontre de notre pays, il faudra aussitôt m’en avertir. Ta fidélité doit aller plus à Ayshara et à moi-même qu’à la Présidence, à Magic, ou même à ceux que tu aimes. Car un poste s’accompagne de responsabilités, comme tu le sais, et je n’octroie pas de tels rôles à n’importe qui.

    Zéphyr en a bientôt fini, pourtant, il lui faut encore appuyer sur certains points.

    - Tu doutes de tes capacités. Mais est-ce que tu n’as pas réussi à infiltrer le réseau de la Gorgone ? Est-ce que tu n’aurais pas réussi à gagner ses faveurs si tu l’avais voulu ? Est-ce que tu n’as pas repris l’usage des enfants à ton propre avantage, en lui prouvant par là-même que tu étais immensément douée ? Ne me fais pas rire, Elia. Tu es née pour rassembler des informations en tout genre, pour t’infiltrer partout, selon ce que tu désires. Tu en as les capacités réelles. Quant à ce que j’ai dit précédemment, sur le fait de ne pas mentir. Tu ne pourras évidemment jamais révéler ta nation reikoise et ton appartenance à mon réseau. Fais cela, trahis-moi et je te tue. Au sens propre comme au sens figuré. Sa déclaration peut paraître froide, mais c’est tout simplement parce que la guerrière a devant elle le maître-espion plutôt que son ami et protecteur en cet instant précis. Cela étant dit, il est évident que si des rumeurs de trahison arrivaient à ses oreilles, l’assassin chercherait à clarifier le tout avant de prononcer un jugement potentiellement irréversible. La complicité entre les deux protagonistes est réelle, et l'homme n'est pas du genre à agir sous un coup de tête, surtout face à l'un de ses meilleurs éléments. Le sabreur reprend en tout cas la parole pour éclaircir une dernière chose. Je ne mens pas quand je dis que tu peux manipuler ton histoire pour la bâtir autant que possible sur un fond de vérité. N’est-ce pas vrai que tu es Elia, une fille qui maîtrise la magie de l’électricité et qui a pour professeure une enseignante de Magic ? Il ne tient qu’à toi de bâtir la base qui te plaira en République. Peu me chaut de ce que tu inventes, tant que cela permet de t’implémenter partout, et tant que tu es prête à veiller sur les cités-états du Sekai.

    L’homme se tait un instant, parce qu’il a déjà assez parlé, parce qu’il faut laisser à Elia l’occasion de réfléchir, aussi.

    Ce n’est que lorsqu’un moment est passé qu’il reprend la parole, avec un air de bienveillance, cette fois. Quoi qu’elle choisisse, il le respectera.

    As-tu décidé ? Je peux aussi te laisser du temps avant que tu ne me rendes compte de ta décision. On peut se revoir dans trois jours. Cela te permettra peut-être d’avoir une réflexion plus poussée sur ton avenir et sur ce que tu veux faire.
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  • Dim 24 Sep - 2:18
    Elle resta étrangement silencieuse durant la totalité du plaidoyer du Reikois. De son « boss ». Qui était en train a la fois d'essayer de la convaincre et a la...menacer ? Elle n'aimait pas trop le ton de Zephyr, et encore moins sa façon de parler. Il parlait trop. Ca lui faisait mal a la tête. Elle resta les yeux clos, les bras croisés, la main serrée sur son gobelet. En tout cas il en avait des choses a dire, il débitait, débitait, débitait...il fallait sans doute etre un beau parleur pour avoir sa place a la table de la main.

    - Tu as fini ?

    Elle ouvrit finalement les yeux pour le fixer. Elle ne l'aurait pas prit de cette façon sans la dernière partie de sa première intervention. Elle n'aimait pas ça. Non, elle détestait ça. Cette façon de s'adresser a elle. Comme a une gamine.

    - Tu peux dire tout ça a qui tu veux, mais pas a moi. Ne me menace pas.

    Elle l'observa froidement. La dessus ils avaient été élevés a la même école, et ils avaient sans doute beaucoup plus de points communs dans leurs façons de penser et d'agir qu'eux même ne pouvaient s'en rendre compte. Ils étaient tout les deux globalement comme un miroir. Ils avaient la même façon de se battre, de penser, de planifier. La différence se trouvait sans doute dans leur caractère. Elle était probablement plus naïve que lui.

    - La seule raison pour laquelle tu as besoin de me le dire, c'est pour me dissuader de le faire. Parce que tu sais très bien que ce serait beaucoup plus difficile de gérer la situation si tu devais essayer de me tuer. Je ne suis pas moins forte que toi. Ou que la plupart de tes espions. Et si je disparais, tu aura bien du mal a me retrouver. Pour la même raison qui fait que tu ne poursuis pas ma mère aussi férocement que tu le voudrais. Tu n'as juste pas les moyens a ta disposition.

    Et tout le reste pouvait être contourné d'une manière ou d'une autre, surtout en vivant dans les bas fond de la république ou la pègre avait globalement accès a tout. Aucune magie n’était impossible a faire disparaître. C’était bien plus simple d'enfermer ou de tuer, la dessus, elle le rejoignait de toute manière.

    Elle sauta du fauteuil et se tourna de profil, marchant négligemment jusqu'à la bibliothèque, en reprenant une gorgée. Elle n'évoqua même pas le fait qu'elle avait désormais plusieurs personnes derrière elle. Elle était sans doute bien plus proche de Neera que ce dont Zephyr pouvait se douter. Elle savait sans l'ombre d'un doute qu'en cas de soucis, elle viendrait l'aider. Et il ne pouvait se permettre de se mettre un tel ennemi a dos. Désormais, Elia etait probablement un élément clé qui, mal manipuler par le maître espion, pouvait causer un véritable incident diplomatique en cas d'affrontements.

    - J'avoue que je ne comprend pas trop comment tu peux me menacer aussi rapidement. Je pensais que tu me connais, mais tu ne peux t’empêcher d'appuyer du talon avec le petit pouvoir que tu as dans la main. C'est typiquement masculin ce genre d'attitude, ça ne devrait pas m'étonner plus que ça...il faut croire que tu n'es pas différent des autres.

    Elle leva la main et passa le doigt sur les reliures de quelques livres, plus pour se donner de la contenance que vraiment par intérêt. Surtout que pour etre ainsi en démonstration, ça ne devait être que des bouquins assez banals. Rien de bien excitant. Il devait avoir un endroit ou étaient dissimulés une bonne partie de ses documents plus intéressant. Peut être qu'elle y aurait accès un jour. Enfin, en fonction de la finalité de cette entrevue.

    - Je sais que je suis douée pour ça. Je sais ce dont je suis capable, et la suite du rapport que je dois te faire vas encore l’étayer. Je ne pense pas me vanter en disant que j'ai bien réussis ma dernière mission. J'ai beaucoup d'informations que tu voulais. Le problème ce n'est pas ça. Même la Gorgone, Ssisska. C'est une pauvre femme. Une créature qui s'est perdue au cœur du vice et de la cruauté humaine. Aujourd'hui c'est une belle salope qui fait des saletés a beaucoup de gens, ca c'est sur. Mais ca m'a quand meme fait mal au cœur de lui mentir. Parce que je pense que j'aurais pu tirer quelque chose de bon venant d'elle. J'suis sacrément conne de penser ça parce que dans le fond, elle a sans doute atteint le point de non retour. Bref. Je sais pas pourquoi je te raconte ça.

    Elle revint vers le bureau et posa sa boisson sur la table, dans l'angle. Avant de le fixer a nouveau. Il n'avait pas tarit d'éloge a son sujet. Et a vrai dire, ca faisait une sacrée nouvelle a encaisser. Elle deviendrait la big boss. En Republique, dans toute les villes en dehors du Shoumei, ce serait elle. Elle n'aurait personne qui pourrait soudainement arriver et lui donner un ordre. C’était exactement ce qu'elle voulait. Et dans le fond, c’était sans doute pour ça que sa mère l'avait éduquée. On lui indiquait globalement une zone, mais autrement, personne n'avait de prise sur elle. Même Zephyr. Elle ne le considérait pas du tout comme son chef. Plutôt...comme un égal. Et c’était déjà pas mal.

    - Je ne connais meme pas Aquaria et Melorn je n'y ai fait que quelques pas. J'ai du mal a croire qu'on me propose un tel poste en l’état...mais je suppose que j'apprends vite...

    Elle soupira. Ca changeait tout. Vraiment tout. Elle qui avait songé un instant qu'elle allait bientôt déménagé, tout a coup, elle se retrouvait a etre dans la position totalement inverse. Elle etait en train de s'enfoncer encore plus profondément au cœur du système. Encore un peu, et elle devrait rapidement faire des rapports elle même devant le couple royal. Elle eu un léger malaise a cette idée, et espéra qu'elle parviendrait a éviter ça.

    - Si je dis oui, je pourrais vraiment agir a cent pour cent a ma manière ? Aider qui je veux ? Recruter qui je veux si j'en ai besoin ? User des fonds que je considère comme nécessaire pour accomplir ce que j'ai en tête ? J'ai carte blanche ?

    C’était important. Si elle se retrouvait avec des toutous sur les basques, ça n'allait jamais marcher. C’était même étonnant qu'elle ai aussi envie de retourner vivre dans le petit appartement d'Eloise, au vu de sa façon d'etre si indépendante, aimant la solitude. C'etait peut etre pour ça qu'elle avait un si gros coup de cœur, car c'etait la seule personne a ce jour qui lui avait prodigué une telle sensation.

    - J'ai rencontré quelqu'un. Qui est déjà...super importante pour moi. Je lui ai dis d'ou je venais. J'ai rien dis d'autres, mais c'est déjà plus d'informations que ce que j'ai jamais donné a personne. Et je pense que je ne pourrais pas lui mentir longtemps. Non, je refuse même de lui mentir tout court.

    Elle retomba assise, comme si tout ce petit tour de la pièce n'avait été que pour faire quelque chose et ne pas rester immobile. C’était même purement et simplement pour ça.

    - Qu'est ce que tu réponds a ça ? Tu es toujours prêt a me donner le poste ?
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  • Lun 9 Oct - 22:07
    A-t-il été trop direct ? Trop long peut-être ? Dès lors qu’Elia prend la parole, le maître-espion devine qu’une partie de ses propos n’a pas plu à sa protégée, et il croit deviner quelles paroles l’ont particulièrement renfrognées. Il aurait certainement dû ponctuer sa franchise par une pointe d’humour, ou par un ton léger qui aurait au moins adouci la dureté de sa déclaration. Mais nul homme n'est parfait, et s’il y a bien une chose que le maître-espion n’apprécie pas, c’est les traîtres et les indécis, qui ne savent pas choisir leurs camps. Nommer Elia comme cheffe de cellule ne le dérange pas le moins du monde – d’autant qu’il la connait, la respecte, et sait qu’il peut compter sur elle – mais il ne faut pas, à ses yeux de Reikois, qu’elle soit tiraillée entre l’allégeance de ses proches et l’allégeance à sa nation. En tout cas si certains en venaient à suspecter quelques choses. Que la belle protège naturellement ses amis, il ne le lui reprochera jamais ; qu’elle dise totalement la vérité à autrui, ou qu’elle parle du réseau d’espionnage si des soupçons se portaient sur elle lui parait beaucoup moins, en revanche.

    Si Zéphyr a été assez prolixe l’instant d’avant, c’est à son tour de se taire et d’observer silencieusement la fille d’Aurilia. L’espionne n’a pas tort lorsqu’elle dit qu’elle serait insaisissable sur les terres de la République. La belle connaît bien le système de la pègre et n’aurait aucun mal à s’y fondre pour échapper aux hommes de l’Oreille. La Nation de l’Est a ses propres dédales de l’ombre, après tout, et l’influence de l’assassin y est réduite. Toutefois, ça ne signifierait pas que la vie serait douce pour Elia, et mettrait-elle un pied dans l’Empire qu’elle serait bien sûr traquée jusqu’à ce qu’elle comparaisse devant lui.

    Enfin, ce serait uniquement le cas dans le cadre d’une trahison potentielle. Et Zéphyr ne l’envisage pour ainsi dire pas. Il serait idiot de nommer des gens qui pourraient trahir sa confiance, surtout chez quelqu’un qui va vivre loin de l’Empire et de sa capitale. Mais la jeune femme connaît au moins totalement son état d’esprit, il ne lui a rien caché sur ce plan-là.  Suivant Elia du regard, cette dernière finit énoncer la Gorgone, en songeant qu'elle aurait pu tirer du bien de l’hybride-serpent. Peut-être n’a-t-elle pas tort, mais la situation était aussi totalement différente.

    - Tu n’avais pas l’influence que tu pourrais avoir maintenant, si tu acceptes le poste. Pour elle, tu n’étais qu’une de ses subalternes, et toi, de ton côté, tu avais tes ordres et tu jouais double-jeu. Désormais, tu seras davantage l’une de ses égales, voire même une de ses concurrentes. L’échiquier va donc être totalement remis en jeu, mais tu vas pouvoir jouer selon tes propres règles, et Ssisska devra s’y plier ou te présenter les siennes.

    Fondamentalement, c’est une autre raison pour laquelle Zéphyr souhaite la nommer au poste de l’Eau. Parce que la demoiselle a su mettre un visage sur les personnages de l’ombre, à une époque où elle n’était encore « rien » pour les criminels républicains. Elle pourra d’autant mieux bâtir son réseau en tenant compte des grosses têtes de la pègre actuelle et ne sera absolument pas une nouvelle venue qui doit tout apprendre de la corruption à Courage, Justice ou Liberty. Evidemment, elle ne sera pas pour autant omnisciente : il est même à prévoir qu’elle connaîtra des échecs et qu’elle devra aussitôt rebondir dessus pour protéger les siens et ses propres secrets. Mais la Reikoise est une battante, une lionne au caractère bien trempé. Ele ne se laissera donc pas faire, et si c’est vraiment éncessaire, elle demandera de l’aide au maître-espion ou à ses « collaborateurs » les plus proches.

    Quant à ne pas connaître Melorn ou Aquaria…

    - Tu n’as pas besoin d’être présente sur place toute l’année. Tu auras aussi quelques espions sur place qui auront pour charge de te transmettre ce qu’il faut savoir. Mais tu dois quand même les garder à l’œil, d’autant qu’ils sont nos alliés, ce n’est pas négligeable.

    L’homme s’interrompt ensuite légèrement car la jeune femme a des questions, ce qui est bien compréhensible. Il l’écoute donc tout en faisant tournoyer légèrement le liquide dans son verre et il finit par reprendre la parole à son tour.

    - Tu as carte blanche, mais tu devras évidemment me tenir au courant des grands faits que tu apprendras en République ou ailleurs. Selon ton bon jugement, essentiellement. Quels sont les favoris pour la présentielle par exemple. Et je ne parle pas là ce ce que diront les crieurs publics – qui sont juste des pions du pouvoir en place, tu le sais bien. Il te faudra aller bien plus en profondeur pour connaître les jeux d’influence de la nation de Dangshuan. Le guerrier achève son verre, puis reprend. En un mot, mes chefs de cellule doivent tout simplement faire l’usage de leur discernement pour savoir ce qui est important ou pas et me le remonter ensuite. Ils doivent bien sûr être prompts à agir sans mon aval si cela est nécessaire. Le délai des missives est trop long, et certains pouvoirs comme la télépathie ou la projection astrale ne sont pas donnés à tout le monde. Tu auras donc de la liberté et une autorité certaine, mais évidemment, tu n’agiras jamais seule, et en cas de d’échec ou de réussite, il faudra que cela remonte à moi et que nous voyions tout ce que cela implique. Finalement, Zéphyr hausse des épaules. Considère donc que c’est à la fois un travail en solo et en même temps un travail d’équipe, aussi bien avec moi qu’avec les espions qui seront sous tes ordres et ta responsabilité. Si j’assumerai pour toi tes actions devant le couple royal, il va de soi que tu devras me présenter tes propres projets plus ou mins régulièrement. Ce n’est pas parce que tu partiras vivre en République que nous perdrons contact. Au contraire, un chef de cellule était justement là pour servir de soutien et de référence au maître-espion.

    Reste enfin une dernière remarque d’Elia à prendre en compte. Elle a rencontré quelqu’un et ne souhaite pas lui mentir. On en vient donc au cœur véritable du problème, puisque la guerrière a depuis longtemps le désir d’être elle-même auprès de ses proches. Mais plutôt que lui répondre par un « oui » ou par un « non », l’Oreille préfère retourner les choses d’une autre manière.

    - Si tu rentrais aujourd’hui même à Liberty, qu’est-ce que tu lui dirais ?

    Après tout, il y a un abîme entre dire la vérité pleine et entière et ne pas mentir.

    Un léger silence s'établit alors que Zéphyr réfléchit. Puis, il replonge son regard dans les prunelles d’Elia et il prend une dernière fois la parole.

    - Qui est cette femme qui a su piquer ton intérêt ?
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  • Dim 15 Oct - 15:17
    Elle avait du mal a tenir en place, dans le fauteuil. Elle le laissa a son tour répondre a ce qu'elle avait dit. Pas question de l'interrompre, elle detestait les gens qui faisaient ça. Qui ne laissait pas l'autre s'exprimer dans un débat. Ou dans une conversation. Couper la parole c'etait le summum de l'irrespect, et ca ne produisait jamais rien de bon. D'autant qu'elle etait plus qu'agacée. Vraiment en colère par la situation. Tiraillée. Elle sentait la pression, contrairement a la plupart du temps ou elle la dépassait sans soucis.

    - Bon, ça ne me dérangerais pas de faire ce boulot. Je connais déjà des gens. Je commence a avoir un réseau. Mais je n'aime pas...non, je déteste la manière que tu as de t'y prendre. Tu ressembles, la, maintenant, a tout ce que je déteste dans la vie. Pire encore, tu ressembles exactement a la chose que tous le reste du monde déteste chez nous. J'ai l'impression d'avoir l'incarnation de la tyrannie Reikoise en face de moi.

    Elle le fixa d'un regard furibond, et se releva debout pour éviter de dire plus avec son regard qu'avec sa langue. Elle ne lui en voulait, pas il défendait ses intérêts, mais c’était ce genre d'attitude qui causait la plupart des soucis géopolitiques. Et ce n’était pas le seul, ils étaient pareils de l'autre coté. Il débordait de haine, d'ambition, besoin d'avoir toujours plus alors qu'ils ne manquaient déjà de rien.

    C’était pour ça que les bas quartiers de Liberty existaient. C’était eux la racine de la pègre. L'engrais qui alimentaient la rébellion et la dureté des clans du désert. Elle pensait qu'au moins, l'impératrice l'avait comprit. En abolissant l'esclavage, elle avait cru qu'ils avaient fait un pas dans la bonne direction. Mais dorénavant, elle n'en était plus vraiment certaine. Elle devait bien l'avouer, elle ne savait pas vers qui son allégeance devait se tourner, parfois.

    - Cette façon passive agressive d'agir. Tu me caresse les cheveux d'une main, en vantant mes qualités, et tu me serres la gorge de l'autre, en me menaçant. Tu crois que c'est ainsi que j'ai envie de te faire confiance ? Vous croyez tous que c'est avec cette utilisation de la force, que vous allez parvenir a dominer toute ces populations ? En usant de la peur, de la crainte ? En menaçant ? Tot ou tard, ca ce retournera contre vous...

    Elle se mordit la levre.

    - Contre...nous.

    Parce qu'elle allait dire oui. C'etait quasiment fait, elle le savait. Et surtout, il le savait. Elle travaillait pour ce qu'elle venait de décrire. Pour obtenir les informations qui permettraient de mettre la pression sur tout ces gens. Les obligeant a se rallier a eux, ou a mourir. Mais elle ne comptait pas les aider a faire ça. Elle travaillerait a la bonne entente des peuples. Elle protégerait ce qu'elle pouvait protéger. Et cette promotion l'aidait encore plus dans cette direction.

    - Prend garde a tes paroles et a tes actions. Prend garde a tes choix, Zephyr. Car parfois, dans votre tour d'Ivoire, vous oubliez légèrement les conséquences de vos actes et de vos ordres, vous tous du conseil. Vous oubliez que sans le peuple, vous n'etes rien.

    Elle était dos a lui maintenant. C’était un conseil, car elle etait désormais totalement sur de ne jamais pouvoir faire parti de la même caste que lui. Elle venait d'en prendre conscience. Peut importe sa richesse, ses biens, son importance. Elle ne venait pas de la. De la haute, de la noblesse. Elle faisait parti des gens du rien. Du peuple. De ceux qui vivaient le dos courbés pour participer, de gré ou de force, au développement de la nation. Quand on imposait les choses par la force, un jour ou l'autre, le peuple vous le fera payer.

    - Quand a moi...je ne serais jamais ton chien. Ou ton homme de main. Ni a toi, ni a la couronne, ni a personne. Je suis libre. Plus jamais je ne serais...

    Elle s'interrompit. Plus jamais esclave. Née en bas de l’échelle. Travaillant dans la rue, encaissant les coups et les crachats, jusqu'à la limite ou vendre son corps devenait possible, comme toute ses jeunes amies esclaves qui avaient montées les escaliers les unes aprés les autres. Peut etre que c'etait finalement son tour, de monter les marches, aprés toute ces années. Pour ensuite ne plus jamais etre comme avant. Elle soupira, en revoyant de vieux visages, qui pour beaucoup ne devait meme plus etre de ce monde. Peut etre qu'elle ferait enfin un détour dans ce quartier ou elle avait toujours refusée de remettre les pieds. Peut etre qu'elle, elle lui donnerait la force.

    - ...Cette femme...je ne te dirais pas son nom. Si tu veux le savoir, tu n'as qu'a m’espionner. Si tu respectes ma vie privé, alors tu ne le saura que lorsque j'aurais envie d'en parler, si ça arrive. C'est une femme incroyable. Extrêmement intelligente, raffinée. Douce. Un peu émotive, mais dure a la tache et au mal. Déterminée aussi. Je...je l'aime beaucoup, bien qu'on ne se connaisse pas tant que ça...

    Mais peut être qu'elles pourraient continuer a passer du temps ensemble, maintenant ? Elle en avait plus que tout envie. Et avec cette promotion, elles pourraient en profiter pour voyager toute les deux. Elle pourrait lui proposer...quitter l'école quelque temps...

    - Je ne lui mentirais pas. Si un jour elle me demande clairement, je lui dirais la vérité, sur qui je suis et ce que je fais. N'ai crainte, je n'irais pas lui raconter nos secrets, ou tout du moins, ce dont je suis au courant, c'est a dire pas énormément. Mais je ne dissimulerais pas pour qui je travail, et pourquoi je le fais, ça c'est certain. C'est ta derniere chance de m'en empecher, d'ailleurs.

    Elle se retourna vers lui, en lui souriant gentiment. Parce que dans le fond, elle avait beau avoir l'air d'en avoir gros sur le cœur, elle l'aimait bien. Il lui rappelait sa mere, et c'etait bien la chose la plus précieuse qui lui restait sur ses terres. Elle désigna donc le siege du bout du doigt.

    - Si tu ne m'arrete pas, et que j'accepte le poste, je peux continuer mon rapport, maintenant ?
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  • Jeu 2 Nov - 18:08
    Assis dans son siège, Zéphyr écoute les propos d’Elia, qui reste toujours fidèle à elle-même. Si elle n’aime pas certaines de ses paroles, ou certaines de ses actions, la guerrière n’a pas froid aux yeux et n’hésite pas à le lui dire. Un trait d’esprit que le conseiller royal apprécie, car il n’y a rien de plus désagréable que d’avoir des laquais sans cervelle. La belle ne fait heureusement pas partie de cette catégorie, mais puisque la jeune femme parle sincèrement, sans mâcher ses mots, la moindre des choses est qu’il s’exprime lui aussi de la même manière et qu’il lui dise honnêtement son point de vue. A commencer par la manière dont il lui a parlé peu de temps auparavant. Apparemment, le fait qu’il l’ait menacée ne passe pas, et puisqu’il n’a pas encore rebondi sur ce point en particulier, il va s’y arrêter plus longuement maintenant. L’Oreille dépose donc son verre puis croise ses mains ensemble sur son bureau alors qu’il plonge ses prunelles dorées dans ceux de son interlocutrice. Quand il est sûr qu’elle a fini de parler, c’est lui qui reprend l’initiative.

    - Est-ce que j’ai déjà prétendu que j’étais parfait Elia ? Une lueur d’espièglerie apparaît sur ses traits alors qu’il continue, d’un ton calme, mais sérieux. Comme n’importe qui, je suis influencé par une multitude de facteurs, par ce que j’apprends, et par des idées préconçues aussi, propres au Reike, notamment. Il est évident, par exemple, que j’ai un mépris latent pour ces nobles républicains, qui préfèrent rester dans leurs salons mondains, plutôt que de prendre de vraies initiatives contre les Titans. Et comme tout patriote, je serais toujours tenté de prendre le parti de mes frères d’armes. Bien que certains de nos citoyens sont bêtes comme leurs pieds, avouons-le. Se laissant aller contre le fond de son siège, le sabreur continue. Tu dis que je ressemble à la tyrannie reikoise en ce moment-même. Un tyran, c’est celui qui ne laisse aucun choix et qui impose son autorité au détriment des autres. Je n’agis pas de la sorte avec toi. Je t’ai présenté plusieurs possibilités – celle de continuer à ton poste, celle de ne plus être espionne, ou encore celle de devenir l’Eau. Je ne t’impose pas une voie ou l’autre. C’est toi et toi seule qui choisis ton avenir. Ca, c’est une première chose. Mais venons-en aux paroles menaçantes qu’il a dit quelques instants plus tôt à sa protégée – car c’est définitivement ceci qu’elle n’arrive pas à avaler. Je t’ai dit que si tu acceptais ta promotion et que tu me trahissais, si tu parlais de notre réseau et éventait ses secrets, je ne le laisserai pas passer. Mais en quoi cela t'étonne ?  Un agent des renseignements qui parle de ses activités, de ce qu'il a découvert à son entourage n'est pas un espion, c'est au mieux quelqu'un de bavard et d'indécis, au pire un flagorneur et un opportuniste. Un naïf qui donne des armes à n'importe qui, sans se préoccuper des conséquences de ses actes. Evidemment, dans des situations d'urgence, il peut y avoir des exceptions. Mais ces cas restent rares. Zéphyr marque un court arrêt, puis il poursuit. Quand on devient chef de cellule, on peut apprendre des choses dangereuses, parfois vitales pour son pays ou celui dans lequel on habite. Celui qui a davantage de puissance et de pouvoir a encore plus de devoirs et de responsabilités. Et c’est pourquoi je peux plus demander à celui qui a beaucoup reçu, tout comme je peux être plus indulgent envers un simple espion qui n’a pas su correctement compléter sa mission. Te paraîtrait-il normal que tu divulgues à des Républicains des choses que nous seuls devrions savoir en priorité ? Ou te paraîtrait-il encore normal que je ferme les yeux sur le chaos que provoquerait certaines de nos paroles ? Tout comme la Griffe est en droit d’être exigeant envers son tovyr, moi, je dois l’être aussi envers mes bras-droits. A certains égards, le maître-espion doit encore être plus sévère que le général des armées, car un secret éventé, des informations trop vite divulguées peuvent créer très rapidement le chaos sur la scène géopolitique. Souviens-toi que les mots sont parfois bien plus tranchants qu’aucune épée.

    Une légère pause.

    - Voilà pourquoi je ne peux me permettre la moindre trahison parmi ceux qui me sont le plus proches. Parce que ce que nous faisons n’impacte pas que nous, mais potentiellement notre entourage et les décisions des factions elles-mêmes. De plus, les chefs de cellules sont mes yeux, je me dois d’être certain de leur allégeance. Sinon, je serais juste un imbécile et un maître-espion fantoche. Zéphyr penche légèrement la tête sur le côté alors qu’il regarde la belle se lever.  Si j'ai été trop brusque, je peux te présenter mes excuses, ça ne me dérange pas. Mais aurais-tu préféré que je me contente de te caresser la tête en t’adressant juste tes félicitations ? Tu me connais assez pour savoir que je suis franc et que je ne cache pas ce que je pense à mes plus proches amis. Même Deydreus aurait droit clairement à mon opinion s’il faisait selon moi une erreur, et il n’hésiterait pas non plus à me faire assumer mes conneries si j’en commettais. Elia ferait aussi pareil, quand on y pensait. Bref, tout ça pour dire que je ne tolère pas qu’on trompe ma confiance, et vu mon poste, je serais un incapable si je tolérais que mes bras-droits balancent entre deux camps, sans savoir s’ils ont la fermeté nécessaire pour assurer leur rôle avec intégrité. Je ne te demande pas de détester les Républicains, je te demande juste de savoir quand te taire et quand parler, ainsi que de me référer toute information et décision importantes.

    Zéphyr marque une pause plus prononcée quand Elia reprend la parole et lui conseille de faire attention à ses choix, à ne pas s’enfermer dans une tour d’ivoire, aussi. Quand elle affirme enfin qu’elle ne sera plus le chien de personne, et qu’elle s’interrompt même à un moment donné, le bretteur croit deviner le mot qu’elle avait sur les lèvres. Suffisamment délicat pour ne pas prononcer la désigner par ce terme, il rebondit sur ses paroles comme si elle ne s’était jamais interrompue par elle-même.

    - Je ne t’ai jamais demandée d’être mon chien. Je t’ai demandée de m’être loyale, tout simplement. Pas à cause de l’Empire, mais parce que moi, je te fais confiance, et que j’attends donc la même chose venant de toi. Si tu crois que je considère mes seconds comme des larbins, sourit-il, tu me connais mal. Je protège toujours ceux qui sont sous mon aile autant que possible. Tout en leur laissant généralement leur indépendance, pour qu’ils mènent à bien leurs missions comme ils l’entendent. Si Zéphyr est protecteur, il n’est cependant pas un papa poule.

    D’ailleurs, ils en arrivent à cette femme qui a attiré l’attention d’Elia. Et vu comment la demoiselle en parle, il n’y a pas à dire, elle lui a totalement tapé dans l’œil.

    - Tu ne manques pas de louange à son sujet, observe-t-il. Qu’elle ne la connaisse pas encore tant que ça, ça pouvait s’expliquer par ses différents voyages. Mais si elle s’implémentait dans la République, la guerrière devrait avoir tout le loisir de tisser des liens plus forts avec elle. Fondamentalement, je ne suis pas là pour juger le lien que tu as avec cette femme. Tant que ça ne t’empêche pas de faire ce que tu dois faire, tu es libre de réaliser ce que tu veux. Bon, évidemment, si ladite femme était une personne de pouvoir, il ne tiendrait peut-être pas le même discours, mais il finirait par apprendre tôt ou tard qui était celle qui intéressait tant la magicienne de foudre. Là où il est moins d’accord, c’est sur la manière d’Elia de dire de but en blanc la vérité si sa moitié l’interroge. Je ne te conseille pas de tout dire. Ni que tu es espionne, ni que tu surveilles la pègre, ni que tu travailles pour le maître-espion du Reike. Car si tu y réfléchis un instant, cela ne fera que la mettre en danger, et ça ne fera que t’exposer. A la place, dis juste un pan de la vérité, puisque tu y tiens tant – un pan de la réalité qui ne soit pas mensonge, mais qui soit suffisant pour satisfaire sa curiosité. Par exemple, que tu as été élevée par une noble du Reike, et que suite à la disparition de ta mère, le conseiller royal t’a pris sous son aile. Cela tu peux le dire. Mais le reste ? Zéphyr secoue la tête. Si tu tiens vraiment à elle, il vaut largement mieux passer ces détails sous silence.

    Si Elia prenait le temps d’y réfléchir, elle comprendrait les raisons qui se cachaient derrière cette prudence naturelle. Du reste, ne pas tout dire était monnaie courante, dans leur rôle d’espion.

    Enfin, visiblement, elle acceptait le poste et un mince sourire satisfait éclaira le visage de Zéphyr alors que la Reikoise lui demande si elle peut poursuivre son rapport.

    - Oui, oui, tu peux continuer, fait-il d’une voix légèrement amusée. Mais si tu acceptes le poste, dis-moi. Veux-tu que nous te trouvions un logis ou tu habites déjà chez celle qui semble avoir piqué ton intérêt ?

    Est-ce qu’il la taquine ? Peut-être un peu. Mais bon, passés les moments électriques et parfois un peu sous tension, c’est commun que ces deux-là se taquinent gentiment, parfois de manière bon enfant.
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  • Sam 4 Nov - 14:26
    - …

    Elle rongeait son frein, mais a chaque nouvelle parole qui sortait de sa bouche, elle se mordait un peu plus la lèvre pour ne pas exploser. Il n'avait vraiment, mais vraiment rien compris a tout ce qu'elle avait dit et surtout, le sous entendu qu'elle lui avait fait. Pire, il en remettait une couche ! Quel abruti !

    - ...Gnignigni...

    C'etait long, un véritable monologue. Il en avait des choses a dire, a tel point qu'elle avait l'impression qu'il avait dit plusieurs fois la meme chose. Elle se penchait de plus en plus, comme comprimée a l'intérieur de quelque chose qui brûlait en elle. Une cocote minute de plus en plus remplit de la vapeur exponentielle qui n'avait comme fin que la finalité de son discours. Et lorsqu'il commença a parvenir a la fin, elle capitula. Elle se redressa d'un mouvement brusque, faisant voler deux ou trois livres et son verre vide qui allèrent tous s'écraser un peu partout dans le bureau.

    - Mais tu vas te taiiiiiiire. Aaaah j'ai mal au crane.

    Elle se retrouva sur ses pieds et se massa les tempes d'un air fatiguée. Elle sembla a ce moment la remarquer ce qu'elle avait provoqué. Par chance c’était des gobelets en bois et pas du verre, ainsi rien était cassé. Elle s'éloigna du bureau pour ramasser les livres ainsi que le receptacle de sa boisson terminée avant de se retourner.

    - T'es vraiment un idiot des fois. Tu as absolument rien compris a la finalité de ce que j'ai dis. Bon dieu de bon dieu, pas étonnant que tu ai pas de copines.

    Elle souffla et reposa le tout sur le bureau avant de s'éloigner. La chaise ne lui plaisait plus, comme souvent elle avait facilement besoin de changement. Elle tomba assise dans un fauteuil plus loin, avant de croiser les bras et de le regarder un peu durement, comme une gamine aprés s'etre fait donner la leçon. C’était ça, c’était spécifiquement ça qu'elle détestait. Elle n'avait pas besoin d'une deuxième mère !

    - Tu vas continuer de me parler comme a une gamine pendant combien de temps encore ? C'est ça, c'est exactement ça que je veux pas que tu fasses. Putain, tu me fais confiance ou pas ? Tu me parle depuis tout a l'heure « des conséquences de mes actes », mais si la premiere chose que tu fais pour me motiver c'est de passer vingt minutes a me parler comme si j'etais je sais pas lequel des petits cons qui sortent de l'académie, ça ne marchera jamais.

    Elle souffla. Bon, il allait peut être prendre un peu conscience de ce qu'il venait de faire.

    - « A gneu gneu, tu devrais faire ci, ça, a gneu gneu si tu fais ça tu vas voir les conséquences ». T'es trop chiant. Je suis pas conne, au cas ou, si tu te demandais. Parce que c'est ce que tu dois croire en me faisant autant de remarque. Par pitié réfléchis deux secondes avant de commencer a me balancer tes leçons de morales. J'imagine pas ce que ca doit etre les petits repas avec tes indics. Y'a un gars dans l'ombre avec un couteau sur leur gorge pendant que tu leurs parles en souriant ? Alala. Il faut croire que je ne suis pas la seule qui a des progrès a faire en matière de communication.

    Elle s'étira. Bon, c’était réglé maintenant, elle l’espérait. Si la il n'avait pas compris elle ne pouvait plus rien faire. Voila, la il a raison. Il n'est personne pour juger ce qu'elle doit faire et a qui. Et...mais il recommence. A lui dire « tu ne devrais pas lui dire ça, tu vas lui faire ci » et blablabla. Sa main se crispa sur le dossier de son fauteuil. Mais elle ne fit qu'un simple sourire.

    - Je ne ferais pas la meme erreur que ce que tu viens de faire. Celle de la sous-estimer. Je pourrais m'en mordre les doigts. Je te le redis, je ne lui mentirais pas. Mais je ne dirais rien qu'elle ne me demande pas. Pour le reste, c'est mon problème.

    Et elle l'avait vu utiliser sa magie sur cet homme qui avait voulu les éliminer. Elle ne s'en faisait pas trop pour elle. C'etait une professeur a la prestigieuse Magic aprés tout. Pas le genre a se faire massacrer dans le coin d'une ruelle. Alors qu'elle etait en train de penser a la suite, elle fut surprise par la phrase de Zephyr.

    - Un logement ? Je pensais que les espions devaient se débrouiller sur le terrain.

    Elle continua a réfléchir. Elle n'habitait pas vraiment chez Eloise et ne voulait pas s'imposer de la sorte. Peut etre que ca viendrait, mais en attendant c'etait une bonne opportunité.

    - ...Ce serait pratique oui. Un truc sympa. Eloigné des bas quartiers. Je ne peux pas etre vu en faisant des aller et retour. Peut etre dans une zone plus riche de la ville ? Enfin, je te fais confiance, tu es du genre a maitriser ce genre de truc.

    Elle passa ensuite l'heure suivante a lui faire un résumé de tout ce qui était arrivé. De la plupart des gens qu'elle avait rencontré. Puis a la fin, bien sur, les deux plus gros événements. Toute la journée ou elle avait enquêté sur la disparition de la Dame, puis la balade avec Neera, ou elle etait tombée sur ces deux assassins qui semblaient la connaître.

    - Pour la dame je n'ai pas beaucoup plus d'info. C’était tellement proche du pouvoir que j'avais peur de me faire griller, je suis vite partie. J'ai quand même rencontré cette Koraki. Elle est dangereuse. Je pense qu'elle a énormément a voir dans ces événements. Je n'ai pas de preuve, mais mon instinct me hurle que tout ce qui s'est déroulé dans cette journée n'est arrivé que parce qu'elle nous a envoyé la bas. Chez des gens qu'elle avait elle même placé.

    Quand a la suite, avec Neera, elle ne précisa pas qu'elle lui avait revélé qu'elle venait du Reike. Elle n'avait rien dit de plus concernant ses activités. Mais pour le reste, elle avait longuement décrit les assassins et la créature qui les avait attaqué avec.

    - Ils m'ont visés, clairement. Ils savaient qui j’étais, surtout l'un d'eux qui était le chef du groupe. Il connaissait ma mere. Il m'a dit qu'il voulait me «tester », mais ils ont surtout été un peu con de s'attaquer a moi alors que Neera Storm etait a mes cotés. Elle les a massacré. Cette femme c'est quelque chose. Elle semble avoir des reserves de mana infini. Je suis contente de l'avoir comme alliée. Si un jour il y a un conflit avec la Republique, ce sera très compliqué de la gérer.

    Ce serait son rôle a elle, sans doute. De l'éloigner du conflit, de la faire passer comme élément neutre. Mais ce n'etait de toute façon pas a l'ordre du jour.

    - C'est un long rapport, j'espere que je ne t'ai pas trop cassé la tete. Ca fait beaucoup a assimilé.

    Elle avait reprit son verre dans ses mains et continuait de jouer avec, pour avoir quelque chose a faire tout en parlant. Ca sentait l'hyperactivité a plein nez. C'etait bien représentatif d'elle.
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  • Lun 18 Déc - 21:58
    Eh bien, décidément. Soit ils n’arrivent pas bien à se faire comprendre, soit l’un d’eux s’est levé du mauvais pied aujourd’hui. Calme et méthodique pendant son discours, Zéphyr regarde son homologue féminin maugréer, jusqu’à ce que finalement, elle explose en lui sommant de se taire. Le maître-espion hausse un sourcil alors que son regard se dépose sur les livres envoyés au sol ainsi que sur son gobelet d’eau désormais vide. Le récipient ne s’est pas cassé, faute d’être en bois, et l’Oreille ne va pas s’en plaindre, il n’a pas envie de nettoyer son bureau après son entrevue avec Elia. Evidemment, l’intéressée a des raisons pour s’énerver : il est certain que devant un inconnu, elle aurait été un masque de calme et de patience ; qu’en d’autres circonstances, elle n’aurait rien montré de ses autres sentiments, à moins qu’elle ne se sente en présence d’amis véritables. Il n’empêche que d’autres espions seraient scandalisés de son attitude et Zéphyr n’aurait pas pu leur en vouloir. Officiellement, ils ont un lien d’employé et d’employeur, mais heureusement, fort heureusement, ils ont un lien plus profond qui explique la franchise de la demoiselle.

    Cette dernière lui demande d’ailleurs quand il va cesser de la prendre pour une gamine et Zéphyr est à deux doigts de hausser les épaules. Pour être honnête, il a l’impression qu’elle en est une, là, maintenant, à surréagir de la sorte. Si elle ne veut pas de ses explications, puisqu’elle avait si mal pris la mouche face à ses propos un peu plus tôt, autant le lui dire directement. Mais bon. Ce qui est dit est dit et il n’est jamais possible de revenir dans le temps. Quand bien même cela serait-il possible, est-ce que le guerrier reviendrait sur ses propos ? Il n’en est pas sûr, si cela reflète exactement sa pensée. Mais bref. Voilà que la belle se fait, a fini sa première tirade, et un sourire légèrement sardonique apparaît sur les lèvres du combattant.

    - Tu peux bien ne pas mentir à la jeune femme qui te plaît, mais moi, je serais un maître-espion bien incompétent si je t’autorisais à parler de ton rôle à la première amie qui se présente à toi, eut-elle une place privilégiée dans ton cœur. Donc ton rôle, ta fonction, je t’impose de ne pas lui en parler même si elle t’interroge sur ce que tu fais. Non seulement parce qu’elle est Républicaine, professeure à Magic, mais parce que le rôle d’espion a vocation à être secret, tout simplement. Et si elle se plaint que tu sois trop secrète, tu me préviendras, moi, ou des collègues de confiance, pour la rassurer avec une histoire qui tienne debout. Encore une fois, je te ne dirai jamais assez que la vérité, on la manie comme on la veut, il n’est pas toujours nécessaire de mentir pour présenter la réalité d’une certaine façon.

    Zéphyr se contente ensuite d’hocher la tête pour ce qui a trait du logement d’Elia. Son réseau est tout naturellement moindre qu’au Reike, mais il n’est naturellement pas inexistant, il a des contacts qui l’aideront à trouver quelque chose.

    L’heure suivante, Elia fait son rapport et lui raconte ses dernières aventures. L’homme est bien sûr intéressé quand sa seconde lui parle de Koraki, Mairesse de Courage, qu’elle a entrevue lors de son enquête pour la Dame. Selon la miss, cette harpie jouerait au grand jeu de la manigance et de la politique : elle serait même potentiellement liée aux responsables qui ont enlevé la Présidente de Magic. La Diplomate de la République était donc à surveiller, même si ce n’était pas un fait nouveau. Quant au fait que la Directrice de l’Université républicaine n’était pas encore retrouvée, ce n’était malheureusement pas Zéphyr qui allait compatir. Cela permettait à leurs voisins de régler d’autres soucis en interne, plutôt que de se préoccuper des affaires de l’Empire. Mais il allait falloir faire attention à ce que cette Assemblée n’ait pas les yeux plus gros que le ventre.

    - C’était un long rapport, c’est vrai, concède Zéphyr, mais tu as fait du bon travail. Je pense que les choses ne seront pas faciles prochainement en République, surtout avec les élections qui arriveront dans quelques mois. Le pouvoir poussera les pires racailles à se réveiller. Sois prudente une fois que tu seras sur place.

    En son absence, de toute façon, l’Aiguille sera gérée comme il se doit. En tous les cas, il ne resterait plus qu’à fixer son départ pour que la fille d’Aurilia puisse prendre les voiles vers la Nation Bleue. La jeune femme lui communiquerait tout en temps en heure. Quant à savoir ce qu’elle apprendrait là-bas, seuls les Astres savaient ce qu’elle découvrirait.
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