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    Citoyen de La République
    Citoyen de La République
    Carl Sorince
    Carl Sorince
    Messages : 43
    crédits : 1696

    Info personnage
    Race: Humain
    Vocation: Guerrier assassin
    Alignement: Neutre Mauvais
    Rang: C
    qui suis-je ?:
    https://www.rp-cendres.com/t2350-le-serpent-et-ses-sanglots-termine
  • Mer 2 Aoû - 18:28
    Le Repaire des Sanglots
    LA VIEILLE BARAQUE

    Il faut compter une heure-et-demie de marche, en partant du sud de Justice, pour pénétrer dans la forêt larmoyante. Au sein de ces bois ténébreux, où la lumière du soleil ne peut pas même espérer pénétrer son plafond de branches, de feuilles et d’épines, il y a un sentier, délimité par une arche naturelle, composée de plantes grimpantes bizarrement entortillées dont les plus jeunes extensions bourgeonnantes servent de rideaux masquant ce qui se trouve de l’autre côté. En défiant mère nature elle-même, on peut trancher les obstacles et pénétrer au sein d’une petite clairière, suivre ce sentier à peine détectable au milieu des hautes herbes, puis longer une mare infestée de moustiques et de nénuphars, où coassent grenouilles et crapauds à la nuit tombée. Après quelques longues minutes passées à patauger dans la boue, on découvre que la brume recouvrant les lieux cache un pont délabré, traversant la mare et menant aux pieds d’une haute et sombre maison au toit triangulaire recouvert de mousse. En empruntant cette passerelle malgré les grincements de mauvaise augure, on arrive aux pieds d’un escalier de trois marches, donnant sur la porte principale de l’établissement.

    De l’extérieur, il est impossible d’entendre les conversations de ceux qui vivent ici. Les murs sont assez épais pour que rien de ce qui se passe à l’intérieur ne puisse venir déranger la paix de la forêt. Le silence est complet, jusqu’à ce que l’on tourne la poignée pour pénétrer dans le saint des saints du monde des Sanglots.

    Car la vieille baraque est leur repaire. Trois étages de bois grinçant, de clous rouillés et une dizaine de pièces la constituent. Chacun y a établi sa couchette sans rechigner car, pour des vagabonds issus des ruines de Shoumeï, le simple fait d’avoir un toit sur la tête suffit à satisfaire un besoin tout relatif de sécurité. Les pièces principales se trouvent au rez-de-chaussée, ses deux étages étant réservés aux chambres. Une énorme table de bois rouge, entourée de divers sièges de faible facture, a été placée au centre de la plus grande des trois salles communes. Une carte, des couteaux et quelques dés traînent à sa surface, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. L’unique cheminée, faite de pierres et de cendres, se trouve à quelques pas de cette table de réunion, encadrée par une réserve de bois sec empilée négligemment et même dangereusement proche de sa gueule toujours affamée. Si elle est bien souvent la seule source de lumière des lieux, une lanterne posée près du tas de bois peut servir pour les déplacements nocturnes. Ce grand salon, auquel on accède en suivant le long, étroit et poussiéreux couloir d’entrée, sert de salle de réunion ou de détente. C’est ici que les plus sociaux d’entre-eux viennent se détendre et échanger avec leurs comparses en s’efforçant d’ignorer les éléments instables, qui ne s’intéressent bien souvent qu’à la trappe dissimulée sous le plancher de la table et donnant directement sur l’humide cave de la Vieille Baraque, où les mercenaires enferment certaines de leurs malchanceuses victimes.

    Il y a des armes, dans la vieille baraque. Beaucoup d'armes. Dissimulées sous des planches, dans le plafond ou les murs... Lames et piques de toutes sortes attendent qu'un intrus ose débarquer sur place pour sévir une fois de plus. Sous ses airs de ruine croulante, c'est une petite forteresse de bois et d'acier coupant. Son sous-sol, précédemment mentionné, ne sert pas uniquement de mouroir à prisonniers : Joshua, le géant et forgeron de la bande, a également creusé un long tunnel d'évacuation donnant derrière la maison, dont l'accès -bien évidemment camouflé sous une couche de végétaux- est verrouillé par une grille disposant d'un verrou à code que seuls les sanglots connaissent. Au dernier étage, dans la chambre d'Alexey, une baliste a été fixée près de la fenêtre centrale de ce niveau -derrière un drap tendu pour camoufler la présence de l'arme- de sorte à ce que le tireur d'élite et ses yeux de lynx puissent réagir aussi brutalement que possible à la vue du moindre intrus. Un énième indice de la paranoïa sévissant à chaque instant dans le cœur et l'esprit des mercenaires exilés.

    Rien de plus qu'un énième refuge d'individus instables penseraient certains, ce qui ne serait pas tout à fait faux...Seulement, depuis quelques temps, les malfrats semblent s'être mis en tête d'étendre la taille de leur domaine en entamant la construction d'un deuxième bâtiment, à une trentaine de mètres au nord de la première bicoque. La végétation présente sur ce nouveau site a été scrupuleusement fauchée puis arrachée, et des matériaux s'empilent au fur et à mesure des semaines, sur place. Personne, pas même les assassins eux-mêmes, ne paraît vraiment savoir ce qui se prépare, ici, si ce n'est Carl.
    Et il n'est pas du genre à partager ses pensées.
    CENDRES
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