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  • Mar 22 Aoû - 21:42
    Un matin ensoleillé, comme ils l'étaient tous sous le dôme magique qui protégeait la cité elfique, Dahlia observait la danse nuptiale des oiseaux au coeur de sa serre. L'air émerveillée, elle contemplait ce spectacle délicat et somptueux avec un plaisir non dissimulé, tenant dans une de ses mains un pinceau et dans l'autre une palette de couleurs ayant bien trop subi les aléas d'une vie. Son regard basculait de sa toile aux volatiles qui passaient d'un arbre à un autre, roucoulant dans un chant harmonieux qui ne charmait pas qu'eux. Ce ne fut que le son de la porte en verre de la serre qui s'ouvra dans son dos qui fit dévier l'attention de la Fae. D'un oeil distrait, elle s'arrêta sur la présence d'un domestique du domaine qui venait la quérir. « Dame Dahlia, il est l'heure. ». La jeune femme cligna des yeux, perplexe. L'heure ? Aucune horloge ne siégeait dans cet havre de nature, aussi elle ne pouvait que se fier à la lueur du soleil qui se reflétait sur sa longue crinière blonde pour lui donner une estimation du temps qui s'écoulait. Constatant l'impassibilité de la maîtresse de maison, l'elfe se sentit obligé de préciser sa pensée. « L'heure de votre rendez-vous. A la médecine de Melorn. ». Dans un sursaut de compréhension, Dahlia acquiesça, déposant ses pinceaux sur la bâche et remettant ses chaussures plates avant de se diriger vers la sortie.


    Sa grossesse, bien qu'elle fut des plus plaisantes une fois le premier trimestre passait, s'avérait être un enchaînement de rendez-vous médicaux qui ne lui plaisaient guère. Au delà de l'inconfort général, de la nécessité parfois de s'y rendre sans la présence douce et chaleureuse de son bien-aimé, Dahlia avait un passif avec la médecine qui la rendait particulièrement réfractaire. Comme si l'un d'entre eux pouvait déceler en elle la capacité à inoculer des maladies plus ou moins mortelles, quand bien même le secret médical la préserverait, s'il s'agissait d'un véritable serment plutôt que d'une promesse en l'air. Dahlia attrapa son sac en bandoulière posé sur la rambarde qui entourait le domaine, se précipitant dans la diligence qui l'attendait patiemment depuis déjà plusieurs minutes, prenant le temps de s'excuser auprès du cocher. « Je suis terriblement navrée je n'ai pas vu… » « Le temps passer. Ne vous excusez pas Dame Dahlia, à l'instant où Caelan est parti vers la serre je savais que vous ne seriez pas à l'heure. C'est pour cette raison que je suis arrivé en avance. Vous serez pile à temps. ». Un large sourire sincère étira les traits fatigués de la Fae qui caressait son ventre rebondi avec impatience, tandis que la calèche démarrait enfin son ascension vers les quartiers les plus éloignés de Melorn.


    Une fois sur place, Dahlia s'installa dans l'office de médecine et patienta seulement quelques minutes avant d'être prise en charge. Être la femme d'un ambassadeur posait de nombreux inconvénients, à commencer par le nombre de regards noirs qu'elle subissait chaque fois qu'elle sortait en ville, néanmoins elle ne pouvait nier que les avantages, dont le principal étant son bien-aimé, contrebalançaient largement. Des parchemins entre les mains, la Fae quitta le bâtiment gigantesque aux frontières de la cité elfique, la tête dans les nuages, hésitant à passer dans une boulangerie non loin, laissant ses hormones décider à sa place. Elle n'eut le temps que de faire un pas avant d'entendre du grabuge dans son dos et lorsqu'elle se retourna, elle constata qu'une jeune femme rousse se trouvait aux portes de Melorn, inquiétée par quelques gardes qui s'inquiétaient de la raison de sa venue. Si les touristes étaient tolérés, ils n'étaient guère appréciés et dans toute milice, certains se prenaient pour ce qu'ils n'étaient pas. Les sourcils légèrement froncés, la jeune femme s'approcha de l'altercation, accordant son sourire le plus charmeur à l'un des gardes. « Un soucis officier ? Je suis désolée, je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer l'agitation. ». L'homme se retourna vers la Fae qu'il reconnut au premier coup d'oeil, tout à coup un peu gêné de se retrouver aussi proche. « Euh… Non Dame... Dahlia, c'est ça ? On fait juste not' travail. On régule les entrées, les sorties. Enfin la classique, vous savez depuis l'temps. ». La fleuriste afficha un air désolé, se tournant vers le deuxième milicien. « Vous êtes sûrs que vous allez bien ? Vous avez l'air pâle. Vous devriez vous asseoir un petit peu. ». Saisis par des bouffées de chaleurs et des migraines tout droit venus de la magie de la Fae, les deux Elfes se mirent à suer, s'éloignant petit à petit de l'inconnue en lui demandant de ne surtout pas bouger. Dahlia quant à elle se retourna vers l'ingénue qui venait de passer les portes de la cité, l'invitant à la suivre tant que les gardes avaient le dos tourné. « Ne leur en voulez pas, ils sont un peu tendus en ce moment. Vous êtes en sécurité. Je peux peut-être vous renseigner, que veniez-vous chercher à Melorn ? ». Puis elle rattrapa son impolitesse, plaçant une main devant ses lèvres. « Oh pardon, j'en viendrais à oublier la base. Je m'appelle Dahlia, je suis fleuriste et je vis ici depuis quelques mois, d'où l'habitude de ce genre de... surprises. Vous êtes ? ».
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  • Jeu 24 Aoû - 19:33
    Ophélia en avait parcouru du chemin pour arriver jusqu’ici. Melorn, lieu mythique elfique se tenait enfin devant elle. Jamais la jeune sirène ne s’était aventurée si loin après les Terres du Nord. Trouvera-t-elle quelque chose ici pouvant la mener à sa mère ? Au vu de ses précédentes années de recherche, rien n’était moins sûr. Mais elle se devait de continuer pour se prouver que tout ce temps passé n’avait pas servi à rien et, surtout, pour connaître la raison de son abandon.

    En grandissant, le vide présent dans son cœur n’a fait que s’agrandir.

    Lorsqu’elle parcourait les Terres du Nord avec Arcas, ses yeux se sont plus d’une fois posés sur des familles. Parfois aimantes, parfois pas, elles étaient au moins ensemble pour affronter les dangers du monde. Choses dont Ophélia avait dû faire face seule. Sa rencontre avec l’humain lui ayant, certes, beaucoup appris, mais cela n’avait rien à voir avec la chaleur de se savoir aimé par un être de son sang.

    La voici donc là, au pied du dôme de verre de la cité, dans l’espoir infime de trouver quelque chose pouvant la rapprocher de sa mère.

    Contrairement au début de ses recherches, elle avait maintenant un nom : Mélyéna. Ophélia avait peu d’espoir, mais, avec un peu de chance, en se rendant dans un lieu regroupant des archives ou quelque chose comme ça, elle y verrait peut-être ce prénom. C’était sa seule piste.
    Et, dans le cas où elle ne trouverait rien, elle pourrait toujours mettre la main sur un ou deux contrats d’assassinat. Dans une ville aussi grande, cela doit être facile de s’en dégotter.

    D’un pas décidé, la sirène enleva sa capuche en se rapprochant de la grande porte. Il valait mieux ne pas ressembler à une voleuse.
    Cependant, malgré le petit sourire qu’elle lança aux deux gardes, les elfes restèrent de marbre. « Bonjour messieurs, est-il possible d’entrer, s’il vous plaît ? » Prendre cette voix niaise l’ennuyait à chaque fois, mais cela marchait bien avec les simples d’esprit. « Vos papiers, madame. » Mais visiblement, ceux-ci n’en sont pas.

    L’agacement pointait déjà le début de son nez dans la tête d’Ophélia. Elle n’avait pas de temps à perdre devant une fichue porte ! Et surtout, elle n’avait pas le moindre papier sur elle. Pourquoi en fallait-il, d’ailleurs ? Les habitants qui sortent n’ont plus le droit de rentrer chez eux s’ils n’ont pas l’acte de propriété dans leur poche ?

    La sirène ignore combien de temps elle passa à essayer d’amadouer les gardes. Sans doute bien trop longtemps car elle s’apprêtait à user de son chant lorsqu’une femme vint à leur rencontre.

    Ophélia devait reconnaître que cette fae avait de la prestance. Ses ailes multicolores scintillaient dans son dos, révélant sa nature, et sa longue crinière blonde encadrait son visage avec harmonie. Mais, ce qui fit naître une curieuse boule dans sa gorge, fut le ventre rond de l’inconnue. Elle était enceinte et allait très certainement donner la vie dans peu de temps au vu de sa taille. Cette femme allait être mère.

    Mille questions passèrent dans l’esprit de la sirène. Aimait-elle déjà son enfant ? Allait-elle l’abandonner ou au contraire prendre soin de lui ? Lui avait-elle trouvé un prénom ? Savait-elle le sexe ? Si elle voulait une fille mais avait un garçon, est-ce qu’elle l’emmènerait dans un orphelinat pour s’en débarrasser ?

    Ophélia fit de son mieux pour ne pas laisser son trouble transparaître sur son visage. Ce n’était pas la première femme enceinte qu’elle rencontrait, mais cela lui procurait toujours autant d’émotions et d’interrogations. Bien sûr, elle ne se serait jamais permise de les poser à la future maman.
    Cette dernière s’adressa aux gardes, et ceux-ci changèrent de visage. Dahlia. Ainsi, c’était son nom.

    Après d’étranges paroles lancées par la femme, les deux elfes laissèrent leur post sans surveillance, non sans intimer l’ordre à Ophélia de ne pas bouger. Cependant, quand la fae l’invita à la suivre, elle n’hésita pas une seconde. « Merci pour votre aide. » Une fois suffisamment éloigné de la porte, la sirène eux à peine le temps d’admirer le paysage parcourut de milliers de végétaux, que sa nouvelle connaissance l’interpella. « Je me nomme Ophélia, ravi de faire votre connaissance. » Pour la remercier de son aide, la rousse s’adressa à elle dans un langage respectueux. À en juger par son charisme, cette fae devait venir de la haute société. Ophélia se permit même une petite révérence, en tentant de ne pas porter son regard sur le ventre rond de la femme.

    En se redressant, la sirène tiqua sur la première question de la fae. Des renseignements ? Voilà exactement ce dont elle avait besoin. « En effet, je suis à la recherche d’une chose en particulier. Je ne voudrais pas abuser de votre temps, mais, pourriez-vous m’indiquer un lieu où il est possible d’obtenir des renseignements ? Je cherche à savoir si une personne en particulier serait passée par cette ville. »
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  • Sam 9 Sep - 15:59
    Si en règle générale Melorn demeurait un havre de paix pour ses habitants, il arrivait, comme partout, que certains se permettent de semer le chaos dans leur sillage. Moins prudente qu'elle n'aurait du l'être, Dahlia se perdait aisément dans le regard désespéré d'autrui, tendant la main aux moins fortunés, un vilain réflexe qui lui restait de sa vie de directrice d'orphelinat, une charité naturelle découlant de ces dures années à tenter de survivre plutôt que de vivre. Sa grossesse la fragilisait d'autant plus, ses hormones en pelote essayant de reprendre le dessus sur sa raison qui était déjà vacillante, au même titre que sa logique. Les yeux rivés sur la longue chevelure rousse qui encadrait le visage jeune et délicat de l'inconnue à laquelle elle venait de sauver la mise, la Fae se sentait étrangement bien, surprenamment familière. Peut-être était-ce le fait de s'être défaite des gardes de la cité ainsi, ou encore l'envie d'aventure qui la titillait tandis que la vie allait considérablement se compliquer dans les mois à venir, elle l'ignorait. Elle la gratifia d'un sourire réconfortant, sa main glissée sur son épaule et sa magie lui signalant aisément la panique de son interlocutrice, un sentiment qu'elle ne connaissait que trop bien. « Vous n'avez pas à me remercier enfin. Je suis contente d'avoir pu vous être utile, j'ai bien consciente qu'être un étranger à Melorn n'est pas chose aisée, vous pouvez me croire. ».


    Après tout si les contrôles aux portes n'étaient pas aussi sévères qu'au Reike, ils demeuraient présents mais surtout aléatoire. Sans doute que la jeune femme ne leur inspirait guère confiance, pour la simple et bonne raison qu'elle n'était guère pourvue d'oreilles pointues. Quand la demoiselle s'arrêta pour lui faire une légère révérence, Dahlia ne put retenir un petit rire nerveux. Depuis son mariage, elle devait faire face à une ribambelle de nouvelles façons de témoigner son respect mais elle ne s'y faisait pas. Tout semblait trop grand, trop beau. Avec tendresse, la Fae tendit sa main à la jeune fille pour l'aider à se relever. « Oh ne vous embarrassez pas ainsi, je vous en prie. Je ne suis personne si ce n'est une nouvelle venue dans la cité elfique, tout comme vous. ». Un mensonge éhonté qui lui permettait de passer outre la bienséance que certains se sentaient obligés d'appliquer en la présence de la femme de l'ambassadeur. Tout du moins, celle qu'ils arboraient quand elle se trouvait en face d'eux, quant à ce qui se passait quand elle avait le dos tourné, c'était une tout autre affaire… « C'est un très joli nom. Il vous va à ravir. Vous venez de loin, Ophélia ? ». Depuis l'annonce de sa grossesse, Dahlia enregistrait tous les noms qu'elle entendait, priant pour que l'un d'entre eux sonne comme une mélopée à ses oreilles. Rien n'avait trouvé grâce à ses yeux pour l'heure, néanmoins son instinct lui chuchotait que cela ne saurait tarder.


    « Vous n'abusez pas de mon temps, ne vous inquiétez pas. Concernant votre demande… ». Elle plaça son menton entre son pouce et son index, la tête légèrement penchée sur le côté, sa longue chevelure dorée dansant au creux de ses reins. Si la question pouvait paraître simple, la réponse ne l'était point. Melorn restait une cité proche de ses secrets, aussi tout dépendait du type de renseignements que la demoiselle recherchait. « Pour être honnête avec vous Ophélia, ce genre d'informations est pour la majeure partie du temps classifiée. ». Si leur interaction aurait pu s'écourter à ce moment précis, Dahlia fit le choix, désespéré, de prendre une autre route. « Si vous savez à quoi cette personne ressemble, ou son nom, il est toujours possible de faire le tour des commerçants et de leur en toucher un mot. Il est tout bonnement impossible de passer par Melorn sans pratiquer le troc, à ce titre il s'agit souvent de faveurs accordées à autrui et les noms circulent assez aisément. Si l'objet de vos recherches serait plus enclin à utiliser de l'or, il faudra compter sur la mémoire de mes collègues. ».


    Un sourire audacieux sur le visage, une de ses mains caressant distraitement son ventre, la Fae se sentait d'attaque à proposer son aide plus que de raison à Ophélia. Etait-ce son instinct maternel qui la poussait à agir ainsi ? Elle l'ignorait, peut-être que cela n'avait que peu d'importance. « Je ne vous forcerais pas à me donner l'identité de la personne que vous cherchez si vous ne désirez pas me la communiquer. Toutefois, toute information est bonne à donner aux marchands, et je sais exactement qui aller voir en premier… ». La jeune femme attendit quelques secondes que son interlocutrice lui emboîte le pas avant de se diriger tout droit vers un étalage de fruits exotiques. Le gérant, un elfe d'un âge certain, redressa la tête en remarquant la présence de Dahlia, une de ses meilleures clientes. En quelques mots la Fae lui expliqua la raison de sa venue et l'homme se retourna vers Ophélia. « Je vous écoute, mademoiselle. C'est bien pour toi que je fais ça Dahlia, que tu n'oublies pas. ».
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    Anonymous
  • Sam 30 Sep - 18:06
    Qu’il était agréable de parler avec une personne s’exprimant aussi bien. Les conversations d’Ophélia ressemblaient, en général, plus à des joutes verbales qu’a de véritables échanges. Que voulez-vous, il est bien plus dans ses habitudes d’obtenir des renseignements avec un couteau que sans.

    Après avoir remercié la fae pour son aide accordé, toutes deux si mirent en route à travers les rues de Melorn. Pendant que Dahlia parlait, la sirène ne pouvait empêcher son regard de vagabonder dans le paysage. La majorité de ses déplacements l’avait conduite dans les terres glacées du nord ou au fond des océans sans lumière. En bref, voir autant de couleur, de verdure, d’odeurs différentes, venaient chatouiller sa curiosité. Si sa mère était bel et bien passée par ici, il ne fait aucun doute qu’elle devait y être resté un temps. Cet endroit donne envie de le découvrir dans ses moindres recoins.

    Dahlia les conduits jusqu’à une échoppe de fruits tenus par un elfe aux sourcils froncés. Pendant que les deux parlaient, le ventre d’Ophélia se mit à gargouiller. Tous ces fruits avaient l’air si délicieux… Voilà des jours qu’elle subsistait avec des morceaux de viandes séchées. Son métabolisme avait besoin de diversité alimentaire.

    Seulement, au moment où sa main se dirigea vers la précieuse denrée, l’attention de l’elfe se reporta sur elle. « Je vous écoute, mademoiselle. Pouvez-vous me donner quelques détails sur la personne que vous recherchez ? Nom, âge, race, sexe, physique, etc. » Il était évident que répondre à la demande de Dahlia l’ennuyait fortement. Sans doute les deux femmes étaient-elles en train de lui faire perdre un temps précieux qu’il aurait pu utiliser pour vendre sa marchandise. Peu importe, tant qu’il pouvait se révéler utiliser pour Ophélia, elle passerait outre sa mauvaise humeur. « Mélyéna, aucune idée de l’âge, sirène, femme et apparemment on se ressemble elle et moi. » Réponses courtes pour questions courtes. De toute façon, Ophélia n'en savait pas plus. « Alors, ça vous dit quelque chose ? » Honnêtement, la sirène n’avait pas beaucoup d’espoir. Même si cet elfe était vieux, les chances qu’il est croisé sa mère sont d’une sur… « Effectivement. »

    L’homme croisa les bras sur sa poitrine. « J’ai une excellente mémoire, surtout en ce qui concerne ce genre de personnage. Cela remonte à cinq mois environ, mais votre visage ne m’est pas inconnu. Une femme, aux traits plus mûres que vous, est passée à mon échoppe un matin. Elle disait être une voyageuse ayant eu un coup de cœur pour la ville. Apparemment, ce n’était pas la première fois qu’elle l’a visité, mais elle n’a cessé de me faire des éloges sur sa beauté, ainsi que sur mes fruits. Ce n’est qu’une fois son discours terminé et prête à s’en aller, que j’ai aperçu le sac qu’elle avait à la main. Un sac remplit de ma marchandise ! J’ai immédiatement averti les gardes qui se sont lancés à sa poursuite. J’ignore s’il l’ont rattrapé, mais je n’ai plus jamais revu, ni cette femme, ni mes fruits ! »

    Ophélia ne pouvait y croire : sa mère s’était tenue au même endroit qu’elle il y a à peine quelques années ! Comment est-ce qu’après tant de temps passé à la chercher pouvait-elle être si proche et en même temps si loin ? Pour la première fois depuis longtemps, une lueur d’espoir naquit dans son cœur.

    « Je me moque de savoir pourquoi vous la rechercher, mais laisser moi vous dire une chose : ces fruits valaient une petite fortune, s’il s’agit d’un membre de votre famille vous devriez en avoir honte. » La complainte de l’elfe la fit rire. « C’est ma mère. »

    Avant qu’il ne puisse répondre quoi que ce soit, la sirène s’éloigna du stand, comme si elle désirait simplement poursuivre son chemin. Nul besoin de remercier ce type, il avait simplement rendu un service. Une fois suffisamment loin, Ophélia croqua dans le fruit qu’elle lui avait subtilisé. Son jus était aussi bon que le plaisir qu’elle avait ressentit en partant sans qu’il ne remarque le vol. Telle mère, telle fille.

    Des pas se firent entendre derrière elle. Nullement effrayée, la sirène se retourna pour faire face à Dahlia, la bouche encore pleine de son larcin. « Merci pour votre aide, Dahlia. C’était inespéré d’obtenir aussi vite tous ces renseignements. » Elle essuya sa bouche avec sa manche. « Puis-je vous demander un dernier service ? Il me faut me rendre au QG des gardes de cette ville. Qu’ils aient ou non attrapé Mélyéna ce jour-là, ils sauront sans doute m’en dire davantage. » Elle avala sa dernière bouchée. « Nul besoin de m’accompagner. Je ne voudrais pas vous demander plus d’effort dans votre situation. Dites-moi juste où il se situe. Je saurais me débrouiller. » Après tout, c’est ce qu’elle faisait depuis sa naissance.
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