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  • Dim 10 Sep - 15:56

    Ploc. Ploc. PLOC.

    Le bruit continue des gouttes traversant le toit miteux de l'auberge dans laquelle je me trouvais aurait pu rendre fou n'importe qui. Pourtant, je n'y prêtais pas réellement attention. M'en servant comme d'un métronome, je continuai doucement à préparer mes divers outils et concoctions. Dans quelques heures, j'allais avoir rendez-vous avec l'un de mes contrebandiers. Au programme, plusieurs herbes illégales et drogues que je comptai utiliser pour divers sujets d'expériences afin d'observer l'assimilation des toxines sur les races inhabituelles. De plus, la conception de nouvelles drogues expérimentales était également un moyen d'enrichir un peu plus le laboratoire en offrant diverses sources de revenus n'étant pas liées directement au système politique républicain. Ou bien à une quelconque personne.

    Une fois ma préparation terminée, je quittai finalement ma chambre pour descendre au niveau de l'étage inférieur de la taverne où une dizaine de marins étaient déjà en train de s'enivrer. Il fallait croire que les voyages sur l'eau changeaient véritablement les hommes ou leur façon de voir les choses. Peut-être qu'en neutralisant ainsi leurs sens ou bien leurs sombres pensées, ils en oubliaient le côté pitoyable de leur existence. Le fait qu'ils ne seraient, dans leur vie, que les sous-fifres de sous-fifres. Et qu'ils n'auraient comme récompense à leur labeur que la joie de derniers jours pénibles. Enfin. C'était là leur propre destin, leurs propres choix. Tout le monde était libre de partir et de changer de vie. Aussi incertains que soient ces changements, ils n'en demeuraient pas moins possible.


    Curiosité Morbide [Capella] TEwUuTD


    Combury était une petite ville côtière se situant en périphérie de Courage. A environ une bonne heure et demie de trajet, la petite bourgade vivait principalement du commerce et de la pèche, permettant également le transit de matières "non déclarées" en République. Assez peu présente, l'autorité républicaine avait tendance à fermer les yeux sur les petits trafics, préférant bloquer les gros poissons et les affaires plus sérieuses. Ainsi, et malgré le côté crasse de la cité, la vie y était plutôt tranquille. Ici et là, pécheurs et marins s'entremêlaient pour échanger des vieilles histoires de navigation ou pour préparer de futures expéditions. Construite en plusieurs maisons s'étendant de la berge jusqu'à quelques mètres dans l'eau, de multiples pontons reliaient les bâtiments entre eux et permettant l'arrimage direct des petits bateaux et autres chaloupes. Pour le reste, le bourg n'avait rien de véritablement intéressant, mis à part la richesse des poissons récupérables au marché et l'odeur saumâtre qui les accompagnaient.

    Naviguant d'ailleurs parmi les étales des différents produits, j'observai d'un œil curieux les différentes caisses de carbonite et d'auréolite qui venaient abriter les dernières prises de pécheurs commerçants. Si rien de ce qui était proposé ne m'intéressait, j'y trouvai au moins un minimum d'intérêt quand aux différents spécimens présentés. Et puis, le marché faisait de toute façon partie intégrante de mon trajet pour pouvoir quitter la ville et ensuite me rendre jusqu'au lieu d'échange. Quand, enfin, mes pas me firent sortir de Combury, je ne pris pas le temps de m'arrêter pour savourer l'air à présent bien moins empli de sel. Il me fallait me rendre vers un coin un peu plus reculé, dans un bosquet caché où transitait régulièrement les hommes avec qui j'avais affaire et où les autorités locales n'approchaient pas.

    Ainsi, c'est en pleine nuit que j'atteignais le fameux bosquet. Comme prévu, aucune âme pour venir entraver ma route. D'ailleurs, c'est bien ce qui finit par me déranger. Aucune âme. Même pas celle de mon contact... Fouillant un peu la zone de rendez-vous je commençai peu à peu à me demander si mon contact ne s'était pas simplement moqué de moi quand une texture étrange sur l'herbe attira mon regard. Se reflétant à la lumière de la lune, de petits éclats lumineux vermeil étaient perceptibles sur le sol. Du sang. En assez grande quantité et dont les gouttes partaient de manière répétées vers différents buissons un peu plus loin. Et c'est là que je remarquai la forme luminescente qui s'étirait dans l'obscurité locale.

    Derrière les feuillages, une silhouette féminine était en train de fouiller les restes de mon contact. Etendu dans l'herbe et portant clairement les signes d'un corps qui avait été trainé sur plusieurs mètres, le pauvret adoptait sur ses traits une expression particulièrement étonné et inquiète. A vrai dire, peu m'importait le sort du contrebandier. Il n'était qu'un contact dans une liste s'étendant de manière infinie et si sa perte s'avérait gênant aux vues de la facilité avec laquelle il parvenait à se procurer les produits demandés, il demeurait tout de même un parfait inconnu dont la valeur se limitait uniquement à son potentiel commercial. En revanche, mon regard fut instantanément attiré par le membre bioluminescent qui semblait accroché à un morceau de viande à l'apparence féminine. Une tueuse. probablement une mercenaire ou je ne sais quoi, qui avait pensé bon de tuer un contrebandier de la pègre pour s'attirer quelques faveurs ou par pur malice. Enfin. Encore une fois, peu m'importait ses intentions meurtrières. Et même si son bras attisait un peu ma curiosité, je devais reconnaître qu'une chose chez elle m'agaçait tout particulièrement. Elle tenait dans ses mains le sac de mon contact, et tout ce qui se trouvait à l'intérieur. En prime, la blonde aux yeux étranges qui venait de se retourner vers moi terminait d'insérer dans le sac un énième effet personnel de sa victime. Me redressant doucement pour adopter ma posture d'épouvantail, je posai mon regard sur l'étrange silhouette féminine afin de jauger son intention, pointant simplement du doigt le sac qu'elle tenait. Puis, de manière brutale, mon esprit commença à s'insinuer dans le sien, faisant résonner dans son crâne ma voix psychique ésotérique.

    * Pardonnez moi de vous déranger mais... Ceci... C'est à moi. *
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  • Mar 28 Nov - 12:49
    S'il y a bien une chose que Capella ne supporte pas, c'est qu'on la double.

    Tout avait commencé avec une bête histoire de pari. Un client ne souhaitant pas s'engager en choisissant un seul prestataire, ils avaient été plus d'une dizaine à répondre à son offre : bien sûr, la mercenaire avait bondi sur l'opportunité d'en faire une "compétition". Comment mieux se débarrasser des crétins, sinon en les montant les uns contre les autres ? Seulement voilà, pendant qu'elle s'assurait qu'un par un, ses collègues abandonnaient sa mission, l'un d'entre eux en avait profité pour prendre de l'avance, se croyant plus malin que tout le monde. Et lorsque la sirène immature se rendit compte que le retard qu'elle avait accumulé avec ses magouilles ne lui permettrait jamais de rattraper ce vil contrebandier, il va de soi qu'elle trouva son insolence absolument impardonnable. Comment osait-il se croire au-dessus des autres, supérieur au reste du menu fretin ? Non, cette place n'était réservée qu'à elle, et l'argent qu'il empocha plus tard en faisant son rapport, également.

    Cet imbécile n'allait pas tarder à payer le prix de son impudence. Elle l'avait traqué jusqu'aux alentours de Courage, dans un bourg côtier qui n'avait rien d'intéressant sinon sa proximité avec la mer. Mange, ris, flâne, pense Capella alors qu'elle le suit comme son ombre. Profite de cette vie que tu n'as pas mérité, car ce tort sera bientôt corrigé. L'homme se retourne parfois pour chercher quelque chose du regard, comme s'il avait un mauvais pressentiment. Dans les recoins des rues qu'il arpente, la mercenaire, quant à elle, arbore un sourire mauvais.

    Peut-être par instinct, ou simplement par bêtise, il s'éloigne des habitations pour pénétrer une futaie isolée - grave erreur, pense la sirène. Maintenant qu'il est seul, elle n'a plus besoin de prendre la moindre précaution vis-à-vis des gardes de la ville. Glissant à pas de loup entre les troncs d'arbre, elle active sa vision nocturne pour être sûre de ne pas être trahie par une vilaine branche. Sa proie semble à l'affût, mais c'est en vain : il regarde dans la mauvaise direction.

    Un sifflement pour le forcer à se retourner, et son épée courte, déjà dégainée, vient taquiner ses viscères. Il n'a pas le temps de réaliser qui l'attaque, que son âme quitte déjà cette dimension. Capella ricane, et chuchote quelques adieux au cadavre forcé de l'écouter, figé dans une expression hébétée.

    - Retiens cette leçon pour ta prochaine vie. Faut jamais faire le malin si t'as pas la chance qui va avec le talent. Pauv' con, va.

    Elle l'attrape par un bras, et ignore les craquements de ses articulations qui protestent alors qu'elle traîne le cadavre un peu plus loin - certes, elle le déteste, vient de le tuer et d'insulter sa dépouille, mais ce n'est pas pour autant qu'il ne mérite pas d'être offert aux Ombres. Du bout de l'index, elle recueille un peu de son sang pour tracer un symbole à côté du corps, et chante une prière courte alors qu'elle commence à fouiller dans ses affaires. Des correspondances inutiles, des sachets d'herbe dont l'odeur était bien éloignée des algues avec lesquelles elle était familière… ah, voilà sa bourse. Et bien remplie, en plus ! La sirène s'empresse de retirer ses gants pour compter les pièces plus rapidement, aidée par sa nyctalopie pour en déterminer les couleurs. Satisfaite de cette paie qu'elle estime bien méritée, elle la place dans son propre sac, puis continue ses fouilles. Bon sang, ça fait beaucoup de fioles dans un seul sac, quand même… Pense-t-elle avant d'être interrompue par des bruits de pas.

    Capella fait volte-face, et ne sait trop quoi penser face à l'étrange figure qui s'adresse à elle. Est-ce que c'est humanoïde, ce truc ? Elle peut situer sa tête grâce à son masque, et supposer qu'il possède au moins un bras fonctionnel, puisqu'il la pointe du doigt. Le fait est que malgré ces observations on ne peut plus perspicaces, il ne fait pas le moindre bruit, plus proche d'une apparition éthérée que d'un réel être de ce plan. La voix étrange qui s'adresse à elle dans ses pensées semble maladroite, moins démoniaque que la seule autre qu'elle ait connu. Elle se redresse, et s'approche du télépathe de quelques pas, gardant le sac qu'il désigne comme "à lui" dans les mains. Quoiqu'il soit, elle ne lâchera pas son butin si facilement.

    - Bah non, t'es bête. C'était à lui et je l'ai tué. Donc c'est à moi, maintenant. C'est comme ça que ça marche.

    Elle pose sa main libre, dont la lumière verdâtre illumine leur échange, sur le pommeau de son épée. Signe clair qu'elle n'hésitera pas à recommencer, s'il le faut. Cependant, la politesse de la créature l'a interpellée : peut-être serait-il ouvert à une négociation, qu'elle pourrait tourner à son avantage ? D'une voix plus mielleuse, elle décide de lui faire une proposition, tout en secouant doucement le sac pour faire clinquer les fioles de verre entre elles.

    - Ca a de la valeur, tout ça, pas vrai ? Si tu me proposes un prix que je trouve acceptable, on peut s'arranger. N'oublie pas d'y ajouter un bonus correct : je viens de faire le sale boulot pour toi, si j'ai bien compris, non ?

    Sa voix révèle le sourire mutin qui se dessine sur ses lèvres, que la pénombre révèle à peine.

    CENDRES


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  • Sam 2 Déc - 10:42

    Observant l'étrange créature qui me faisait face, mes yeux balayaient chaque repli de sa tenue tout comme le moindre tressaillement d'expression. Cette... Femme, tenait dans ses mains les fioles et autres produits dont j'avais besoin, et semblait de prime abord être responsable du malheureux contre le sol. Si en temps normal, je me serai contenter de simplement l'abattre, je devais bien avouer que l'étrange lueur qui s'échappait de son bras m'intriguait au plus haut point. Cependant, je ne pouvais quand même pas ignorer le fait qu'elle avait en premier lieu démontré une attitude hostile. Attitude renforcée par la suite avec sa voix pseudo mielleuse qui m'évoquait plus le gout du champagne de contrefaçon qu'autre chose.

    * Vous n'avez, ma pauvre, rien compris. *

    Je me redressai, fixant un peu plus intensément la blonde qui me faisait face. De nouveau, mes yeux accrochèrent son bras étrange, avant de finalement se reporter sur son visage.

    * Je n'ai que faire de ce pauvre imbécile ou de s'il vivait ou non. De plus, si les objets que vous avez récupérés m'intéressaient, je sais aussi comme il vous sera difficile de les revendre ou de les utiliser. Les herbes séparément n'ont aucune valeur malgré leur nature illégale, et les fioles ne sont que ça. Des fioles. A vous de voir si vous préférez vous encombrez d'un tel fardeau ou simplement laisser ce maigre butin là où il est. De plus... *

    Curiosité Morbide [Capella] WO6ULL6


    J'altérais alors ma forme, m'élevant subitement pour prendre mon apparence corbine. Dans l'obscurité nocturne, mes yeux se mirent à luire tandis que je me penchai à présent un peu plus sur la frêle créature qui me faisait face, faisant par la même tournoyer autour de nous une multitude de rocailles et autres morceaux d'arbres déracinés.

    * Je n'ai pas véritablement l'envie de marchander. D'autant que, visiblement, vous disposez de quelque chose de bien plus... Intriguant. *

    Je fis un nouveau pas, ouvrant mon bec pour dévoiler une grande langue qui s'amusa à passer sur le fil de mes dents. Ce bras. Verdâtre. Dont les os étaient apparents... Cela m'était totalement inconnu et... De fait... Particulièrement intéressant.

    * Qu'êtes vous, petite créature blonde aux yeux hétérochromes? Hum? *

    Un autre pas, pour me retrouver bientôt à moins d'un mètre de la jeune femme. A cette distance, la luminescence de son membre venait d'autant plus m'éclairer, révélant au passage ma seconde paire de bras tout comme les nombreuses plumes parsemant mon corps. Complètement vouté au dessus d'elle, j'étais semblable à une figure cauchemardesque qui ne semblait pourtant pas l'effrayer. Bien, elle faisait donc partie de cette tranche de la population. Intéressant.

    * Et ce bras... Pourquoi brille-t-il? Est-ce là le résultat d'un énième larcin, comme pour ce sac? Ou bien... Avez-vous joué avec des forces qui vous dépassait, petite créature? *

    Un rire éthérée s'échappa de ma gorge, seul son dans une nuit obscur où le silence n'était brisé que par la multitude d'objets tournoyants autour de nous. Tendant l'une de mes mains griffues, je me décidai cependant à montrer "patte blanche" à cette jeune femme, ne serait-ce que pour lui prouver que mes intentions n'étaient, pour le moment, pas hostiles.

    * Comment vous nommez vous jeune femme? Egalement... Oubliez ce sac. J'ai une offre plus... Lucrative, à vous faire. *

    J'attendis sa réponse, et son geste éventuel, avant de me redresser finalement pour rassembler les différents objets autour de moi pour finalement les laisser choir sur le sol, fixant de mes yeux Capella.

    * Laissez moi étudier votre bras, faire quelques examens. Quelques expériences. Je ne vous promets pas grand chose, si ce n'est un montant en or bien supérieur à ce que toutes ces marchandises vous auraient rapporté. *

    Un bruit attira alors mon attention. Tournant subitement la tête, je remarquai trois pauvres aventuriers qui avaient eu le malheur de s'aventurer trop loin dans la forêt. En observant ma forme, ces imbéciles avaient décidé de sortir leurs armes, potentiellement dans l'idée d'occire un monstre et de revenir en héros. Laissant mon esprit se propager tout autour de moi, je répandais dans ce pan de forêt lugubre une terrible illusion. Les arbres se déformèrent, courbés et torturés par magie qui laissait sortir de leurs carcasses de multiples mains couvertes de sutures. Puis, le sol et l'eau se mirent à rougir, faisant remonter une quantité folle de raisiné. De ce sang vermillon, d'autres mains vinrent s'étendre perturbant l'attention des pauvres malheureux qui se prirent les diverses pierres que j'avais initialement fait léviter pour frapper la femme au bras d'émeraude. La lapidation fut violente, mais pas mortelle, brisant simplement la jambe de l'un des aventuriers tandis que les autres grognaient en esquivant les projectiles. Pour éviter que l'imbécile au membre brisé ne révèle le principe de l'illusion à ses camarades, je focalisai alors mon attention sur lui, écrasant subitement sa gorge à l'aide d'une lourde branche qui pulvérisa dans un premier temps sa glotte avant d'enfin se maintenir contre lui. La mort fut rapide, mais offrit un abject spectacle à ses camarades. Quand le corps cessa enfin de bouger, les lèvres bleutées et les yeux exorbités du malheureux annonçait un sort funeste pour les deux derniers survivants. Amusé, je tournai mon bec vers la blonde à mes côtés.

    * SI vous acceptez mon offre... Faites couler le sang de ces deux imbéciles. *
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    Capella Tiamat
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  • Jeu 18 Jan - 18:46
    La mercenaire continue d'agiter son butin, visiblement bien moins précieux qu'elle l'imaginait, essayant de jouer avec les nerfs de son interlocuteur en rythmant ses paroles avec le bruit des fioles qui se battent dans la sacoche. Elle n'abaisse son bras que lorsqu'elle réalise qu'il n'a pas l'air d'accorder tant de valeur que ça à ce qu'elle a récupéré. A moins que ce soit du bluff ? Capella s'apprête à rétorquer avec sarcasme qu'elle saura très bien se débrouiller malgré la difficulté.

    Quand soudain, le masqué laisse place à une créature bien plus intéressante… et plus impressionnante. Incapable de cacher sa surprise, ou même son admiration, elle prend le temps d'absorber le spectacle qui lui est offert - sans pour autant perdre une miette de la suite de sa phrase. Son regard ébahi se pose tantôt sur son plumage, puis son bec, son corps difforme, ses yeux luisants, sa grande langue et ses grandes dents. C'est un corbeau géant - comme le sien ! Mais en mieux, beaucoup mieux. Quelle magnifique apparence. Sa main verte, précédemment posée sur son pommeau, tombe le long de son corps.

    - Sirène.

    Est le seul mot qu'elle arrive à prononcer devant cet être à la beauté magistrale, et elle l'extrait de sa gorge avec difficulté. Capella a beau ne pas savoir ce qu'elle est en train de regarder, sa naïveté et ses Rêves ont pris le dessus pour combler les trous : quelle que soit cette créature, elle est merveilleuse. Il s'approche encore, et elle doit complètement lever la tête pour soutenir son regard. Elle déglutit, et au milieu du déluge qui l'entoure, sa réponse murmurée est emportée comme les débris qui les entourent. Sa fierté prend un coup, et elle se maudit intérieurement d'apparaître comme si petite et si faible devant la majestueuse présence qui s'adresse à elle. Elle serre la sangle de la sacoche dans son poing et prend la résolution d'égaler la superbe de Ce qui s'adresse à elle, au moins le temps de leur interaction.

    Un frisson grisant parcourt son corps alors que la créature rit, cette fois en dehors de sa tête. Il peut donc produire des sons ? Rit-il parce qu'il est heureux de la découvrir ? Cela semble être le cas, puisqu'il lui tend une de ses quatre mains. La sirène pose sa main luisante dans la sienne, mais plutôt que de la serrer en guise de salut, elle passe lentement le bout de ses doigts autour de la paume, curieuse de sentir la texture de cette main et de ses griffes. Son visage penché sur la main qu'elle tâte prudemment, elle lui répond avec un peu plus de facilité (et certainement pas parce qu'elle évite cette fois son regard, bien sûr).

    - Je suis Capella Tiamat. Je garderai le sac, puisque tu n'en veux pas. Quelle offre ?

    Il se redresse, et elle éloigne sa curiosité, reculant également d'un pas pour pouvoir (essayer de) maintenir son regard plus facilement alors qu'il développe cette fameuse offre. Ils sont interrompus avant qu'elle puisse répondre, par trois misérables qui n'ont rien à faire là. Distinguant chacune de leurs armes dégainées avec sa vision nocturne, elle fronce les sourcils, agacée par leur impudence autant que par leur intrusion. Le paysage change autour d'eux, et la mercenaire devine instinctivement qu'elle s'apprête à assister à un spectacle de qualité.

    Le metteur en scène ne déçoit pas, et elle lui adresse un sourire éclatant alors qu'il tourne le bec vers elle, et lui offre son propre rôle dans la pièce. Il a déjà dit et fait tout ce qu'il fallait pour la convaincre - si en plus, elle peut ajouter deux morts de plus à ses offrandes au Royaume des Âmes, n'est-elle pas absolument gagnante dans cette affaire ? Avec un petit gloussement, elle active son invisibilité, et seuls les bruits de ses gestes trahissent le fait qu'elle a rangé "ses" affaires, qu'elle a dégainé, et qu'elle s'approche lentement de ses deux cibles.

    Un coup de fouet retentit, et lacère un bras qui lâche son glaive sous la douleur. Un autre coup de fouet, et un bouclier de bois est marqué par l'impact, et constelle le sol terreux d'échardes. Les deux aventuriers restants n'ont pas le temps d'analyser correctement ce qui vient d'arriver à leur ami, qu'ils doivent maintenant faire face à des assauts invisibles dont le son terrifiant résonne à chaque coup. Mais Capella veut gâter son spectateur.

    Elle apparaît aux côtés de l'humain désarmé, et place son pied sur la lame qu'il essaie de récupérer - en vain, maintenant qu'elle met tout son poids sur son seul espoir de survivre. Maintenant visible, elle sent sur elle le regard furieux de l'autre, et tourne la tête vers lui avec un sourire carnassier. Il plonge son regard dans le sien et, comme bien des imprudents ayant commis cette erreur par le passé, se retrouve pétrifié. Paralysé, incapable de bouger ou de parler, capable seulement de regarder. Son ami abandonne son arme pour courir vers lui, effrayé de le voir ainsi figé, et se retourne vers la cultiste pour… pour quoi ? Supplier ne le mènera à rien, et aurait-il une chance d'obtenir la moindre pitié en se rendant face à elle ? Elle ne fait que le fixer en souriant. Non, elle n'écoutera pas la raison, il doit se battre, pour sauver sa vie et celle de son partenaire ! Il essaie de prendre l'épée de son camarade, mais n'arrive pas à lutter contre sa poigne figée, et a peur de le blesser s'il use de sa force brute. Il lui reste bien une solution…

    - Tu ne gagneras pas, monstresse !

    Il fouille les poches de la veste de son ami pétrifié, et en sort une grenade à clous qu'il lance dans sa direction. Avant la moindre détonation, Capella gèle le projectile en plein vol, et une sphère givrée retombe tristement au sol. L'aventurier se rend alors compte qu'il ne peut compter que sur ses poings, et s'élance vers elle. Une fois de plus, le fouet retentit, et le coup qu'il se prend en visage l'interrompt dans sa charge.

    - Tu veux sauver ton ami à ce point ?

    Le visage ensanglanté, malgré la douleur qu'il gémit, il répond qu'il est prêt à mourir face à elle pour le sauver. Un joli choix de mot. Elle désigne la grenade glacée avec la pointe de son épée, et lui ordonne de la ramasser.

    - Alors, fais-le. Mets ça dans ta bouche, et il sera libre.

    L'aventurier pétrifié ne peut que regarder son ami qui ramasse le projectile, d'abord hésitant, puis déterminé après avoir regardé dans sa direction. Il ne peut pas lui hurler de s'enfuir, d'aller chercher du renfort, ou même simplement de ne pas écouter cette diablesse. Il ne peut que l'observer alors qu'il ouvre la bouche, rencontre quelques difficultés à écarter suffisamment sa mâchoire, jusqu'à ce qu'il parvienne enfin à la coincer entre ses dents. Capella recule dans la direction de la Belle Créature, et attend que la salive de l'insignifiant finisse de faire fondre la fine couche de givre qui retient l'explosion imminente.

    - NON !

    La gueule béante de l'imbécile sentimental explose, et elle érige une protection de glace face aux clous et aux dents qui volent dans tous les sens ; le Sublime ne doit pas être sali. Pas tant qu'elle n'aura pas répondu comme il se doit à son offre. Le cri qui a retenti venait de l'épéiste, libéré de sa pétrification à temps pour s'en protéger derrière son bouclier, à défaut d'avoir pu faire quoique ce soit à part assister à la scène. Son ami à la mâchoire désintégrée git au sol dans le sang et la terre, pas encore mort mais presque, son corps agité par des spasmes d'agonie, dont il se plaint en gargarismes incompréhensibles. L'épéiste s'agenouille près de lui et chuchote son nom dans un sanglot, tandis que Capella désinvoque sa protection et s'approche à nouveau, presque en sautillant.

    - Ben quoi ? T'es tout triste ? Regarde, j'ai tenu ma promesse, tu es libre, non ? Tu devrais être tout fier d'avoir un ami aussi fidèle, non ?

    Elle pare son estoc et marque son geste d'un rire cristallin. Même au bord de la rupture, celui-là veut encore se battre. C'est les proies les plus drôles ! D'un mouvement assertif du bras droit, elle le force à reculer et le fixe avec un air réjoui. Son énergie magique s'accumule, et elle lui inflige plusieurs assauts mentaux, assez puissants pour le désorienter, mais surtout pour le rappeler à toute l'horreur à laquelle il vient d'assister. Les cadavres de ses deux amis, gisant défigurés à leurs pieds, et la terre qu'ils ont rougi, dans laquelle les deux combattants piétinent, sont deux outils bien utiles pour affaiblir sa psyché. Emportée par l'euphorie de son jeu malsain, Capella ne cesse d'attaquer son mental, et regarde le dernier survivant lutter contre son propre esprit, tout désorienté. C'est lorsqu'il commence à se prostrer et à régurgiter qu'elle trouve le jeu bien moins amusant - c'est le problème avec les faibles, ils ne tiennent pas longtemps. Puisqu'il n'est plus en état de ne rien faire, elle prend son temps pour enrouler son fouet et le replacer à sa ceinture, rengainer son épée, et épousseter un peu sa toge. Il est temps de le finir, et de poser les termes de son offre avec la beauté qui l'attend. La sirène pose sa main sur les yeux exorbités du dernier misérable, et fait appel à la glace pour générer deux pics, dont la racine se matérialise au niveau de ses orbites, et la pointe, eh bien… à l'intérieur. Avec le mépris d'un chat qui a épuisé sa proie, elle laisse son corps retomber et s'en détourne, l'air suffisant et contenté.

    - Voilà, tu as ma réponse.

    La voilà qui se montre bien plus confiante, alors qu'elle s'approche à nouveau du corvidé, la voix chantante, entourée des effluves de boue et de gore qui marquent les restes de son terrain de jeu. Elle tend sa main gauche devant son visage, montrant fièrement sa chair luisante à celui qui s'y intéresse tant.

    - Ce bras est unique au monde, tu sais ? J'ai jamais vu personne avec une séquelle de malédiction comme la mienne. Si t'as vraiment assez d'or pour vouloir m'étudier… je veux en voir la couleur. La moitié avant, et le reste quand tu auras fini.

    Elle lève l'index pour marquer une distinction importante.

    - M'examiner coûte cher, mais si tu en as les moyens, je te laisserai carte blanche. C'est pour ça que j'insiste sur mon paiement, tu comprends ?

    Il faut au moins s'appeler Capella Tiamat pour réclamer son argent de poche à un monstre avec autant d'aplomb.

    CENDRES


    Curiosité Morbide [Capella] Ypnq
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    Le Docteur
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    qui suis-je ?:
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  • Dim 28 Jan - 11:56

    Ainsi, cette créature était une sirène? Cela faisait plusieurs années que je n'en avais croisé. Qui plus est, je devais admettre n'en avoir étudié que trop peu de fois. La faute, sûrement, à leur fâcheuse tendance à partir dans l'eau dès l'approche d'un scalpel trop ambitieux. Enfin...

    Alors que la blonde s'élançait contre les brigands, je pris un malin plaisir à l'observer se déchainer sur ces malheureux. Outre son extrême cruauté, je devais bien admettre apprécier l'ingéniosité dont elle faisait preuve. Il n'y avait pas qu'une mort froide qui attendait les intrus. Non. C'était un véritable spectacle que la sirène m'offrait. Comme si elle désirait spécifiquement me montrer ce dont elle était capable. Peut-être n'était-ce pas le cas, mais l'idée m'amusait grandement. Redressé, je vins joindre mes mains tandis que mon bec s'ouvrait pour savourer toutes les odeurs caractéristiques de la mort. Sang, entrailles, pisse et peur. Un mélange abject pour la plupart des personnes foulant le sol de Sekai mais qui pour moi éveillait des souvenirs flous. Et qui me rappelait à des expériences passées.

    Quand le massacre fut enfin achevé, la blonde revint finalement à mon niveau, visiblement un peu plus confiante que lorsqu'elle s'était élancée contre les intrus. Ecoutant ses remarques tout en prenant également en compte sa voix nasillarde et provocatrice, je passais machinalement ma langue noire sur les dents acérées de mon bec alors que mes multiples yeux vinrent se poser sur l'hétérochromie de la jeune sirène.

    * Avant toute chose, il s'agissait là d'un spectacle appréciable, Capella. *

    Je marquai une pause, commençant doucement à avancer vers elle tandis que j'usai de ma télékinésie pour venir faire voleter doucement la bourse d'or qui aurait dut initialement payer les marchandises. Une somme beaucoup trop haute pour la marchandise recherchée initialement, mais qui serait probablement suffisant pour la sirène.

    * L'or est bien souvent le nerf de la guerre. Et celle que je mène se livre inlassablement contre l'ignorance et le statut quo. Alors voila, petite créature, la moitié de l'or que tu obtiendras si tu me laisses étudier ce bras étrange qu'est le tien. Vingt cinq pièces d'or. Un total de cinquante, une fois l'expérience passée. *

    Déposant doucement la bourse dans sa main non maudite, je vins doucement tourner autour d'elle afin d'analyser son bras sous toutes ses coutures. La luminescence de ce dernier était aussi impressionnante qu'intrigante. Sans même parler des os parfaitement visibles qui se trouvaient à l'intérieur.

    * Une malédiction? Voila qui est bien curieux. Il existe bien des façons de supprimer ce genre de maléfices. As-tu déjà cherché un moyen de retrouver un bras "normal"? As-tu mal avec ce dernier? Les sensations sont-elles les mêmes pour ta dextre que pour cette main brillante? *

    M'approchant alors soudainement, l'une de mes mains vint soudainement saisir le membre de Capella pour le soulever. Mes yeux glissèrent dessus, amusés et intrigués par cette couleur captivante.

    * Absolument fascinant. Il faudrait que je puisse étudier ton sang. En prélever un extrait. Carte blanche tu m'as dit, n'est-ce pas? *

    Ricanant, je vins doucement passer une griffe sur ce dernier, l'incisant sur la longueur de l'avant-bras afin de faire perler une hémoglobine dont je m'attendais à ce qu'elle soit d'une couleur fantasque. Récupérant ensuite le liquide vermillon, je vins le soulever doucement du bout de ma griffe pour passer ma langue dessus. Un gout ferreux classique, aucune différence de texture particulière. La malédiction frappant son bras n'était donc, visiblement, pas lié à son sang. Relâchant finalement son bras, je vins poser une main sur l'épaule de la blonde, mêlant de nouveau mon esprit au sien.

    * La première étude est assez satisfaisante. Mais je dois avouer être bien curieux quant aux autres spécificités qui pourraient se trouver dans ce corps maudit. Tu es une sirène, n'est-ce pas petite créature? Dis moi. Y-a-t-il d'autres spécificités lié à ta race? Ou bien es-tu aussi banalement écailleuse que le reste de ta race? *

    Puis ma main la quitta, revenant se figer contre les autres. Mes yeux pétillèrent d'une lueur nouvelle alors que j'attendais sa réponse. Une volonté de dissection. Ce sujet était intriguant, et si elle révélait la moindre information intéressante, alors je savais que je pourrai en tirer des croquis passionnant. Même si ces derniers seraient alors dessinés dans le sang de la future expérience.
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