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    Raymond l'Exilé
    Raymond l'Exilé
    Messages : 3
    crédits : 152
  • Mar 30 Jan - 16:37
    Raymond l'Exilé
    Race : Humain
    Sexe : Masculin
    Âge : 60 ans
    Métier : Ingénieur Militaire, Bijoutier, Joaillier
    Taille & poids : 1m70/65kg
    Alignement : Neutre Bon
    Faction : Reike
    Rang : Réponse ici
    Religion : Shierak de façade
    Avatar : IA trouvée sur le net

    Pouvoirs et objets


    Mage Élémentaliste

    4000+ 500credits(wanted rôle)

    ->Maîtrise de la Terre [Palier 2](300+600credits)
    Raymond se sert de ces capacités pour créer de fins modèles et des pièces minutieuses comme brouillon pour ses projets. Capable tout de même de déplacer et façonner le sol, il préfère utiliser sa puissance pour mener à bien son travail.

    ->Maîtrise de l'Eau [Palier 2] (300+600credits)
    Raymond est capable de créer des vagues, des remous ou des formes artistiques. Il ne se considère pas comme un élémentaliste maître de l'eau, la seule véritable utilisation qu'il fait de ce pouvoir c'est de remplir son estomac de liquides et de les recracher en un jet assez puissant pour découper métaux et pierres précieuses.

    ->Maîtrise du Metal [Palier 2] (900+1800crédit)

    La maîtrise exceptionnelle du métal de Raymond se manifeste à plusieurs niveaux, démontrant ainsi l'étendue de son talent et de sa compréhension des propriétés magiques du métal.

    Tout d'abord, Raymond est capable de manipuler le métal avec une précision chirurgicale, lui permettant de le plier, de le façonner et de le sculpter selon ses désirs. Que ce soit pour créer des bijoux complexes, des armes redoutables ou des structures métalliques sophistiquées, il est capable de travailler le métal avec une dextérité et une finesse remarquables. De plus, Raymond possède une compréhension approfondie des propriétés du métal et des pierres précieuses. Il peut renforcer la résistance du métal, le rendre plus tranchant ou lui conférer des propriétés spécifiques selon les alliages, telles que la conductivité électrique ou la capacité à absorber les chocs.

    En somme, la maîtrise du métal de Raymond se manifeste à travers sa capacité à manipuler, à fusionner et à faire chanter le métal, lui permettant de créer des œuvres d'art et des créations magiques qui dépassent l'entendement et qui font de lui l'un des maîtres métallurgistes les plus talentueux et les plus respectés du Reike.



    Veuillez indiquer la vocation de votre personnage (Mage ou Guerrier) et sa sous-spécialisation (voir le règlement à ce sujet).

    Description physique et mentale

    À NE PAS FAIRE SI VOUS JOUEZ UN PRÉDÉFINI !

    Erudit - Sanguin - Appliqué - Courageux - Explosif - Mélancolique - Résilient - Athlétique - Fidèle - Paranoïaque


    La mine sévère, le visage et la peau tannée par ses années de cavale et d'aventures douteuses, Raymond affiche des allures de vieil homme sage et expérimenté. L'âge a emporté avec lui ses cheveux, nous laissant découvrir son crâne luisant et dégarni tandis que son grand nez aquilin et tordu par les bagarres de sa jeunesse est souligné par une magnifique moustache aux reflets roux précédée par une grande barbe touffue ornée de ses fines lèvres pincées et gercées. Son regard est franc, ses yeux sont deux billes parfaitement noires toujours dans l'ombre de ses arcades proéminentes. Ses mains sont grandes, ses doigts fins et tordus eux aussi, ses paumes calleuses et ses ongles ébréchés. Depuis qu'il évolue dans l'Empire du Reike, il arbore son tatouage garant de sa citoyenneté reikoise à l'arrière de son cou glabre à la vue de tous lorsqu'il n'est pas couvert pas son col plissé. Il arbore toujours une sorte de bure à boutonnière intégralement noire aux épaulières bouffantes aux manches tissées de fil d'or. Sur son torse il arbore une gigantesque broche parsemée de chaînons et de fines parures de sa concoction. Bien qu'il s'agisse d'un superbe objet décoratif c'est en réalité une source suffisante de métal pour que Raymond puisse l'utiliser et la façonner à sa guise lors de situations périlleuse, transformant sa broche en véritable arme au besoin.



    Histoire ou test-rp



    Histoire (à faire pour les personnages qui ne sont pas des prédéfinis)
    - REPUBLIQUE-
    Raymond est issu d'un petit hameau perdu aux alentours de Courage, fils du forgeron du village et d'une mère au foyer couturière par ennui. Son paternel était du genre dédié à sa besogne, reconnu dans les parages pour son habileté au marteau, bien que le gros de son boulot ait été de mouler des fers à canassons et de forger des clous, il lui arrivait souvent de s'occuper de grosses commandes. Les bourgeois des alentours et les propriétaires terriens connaissaient bien les services du forgeron et se déplaçaient de loin pour en profiter. Ils appréciaient si bien le travail du vieux fourneau que l'un des nantis lui en offrit un nouveau trois fois plus gros que l'original ! C'est ainsi que même les réservistes de la caserne la plus proche passaient commande au briscard pour venir se faire réparer l'armure et rajuster la maillette. Sa mère quant à elle était une bonne mère au foyer, comme le voulait la vie rude de ce genre de hameaux. C'est elle qui éduqua Raymond la majeure partie de son enfance, jusqu'à ce qu'il puisse utiliser ses bras à d'autres chose que pour acheminer de la nourriture à son gosier.

    Raymond était un brave petit, un miracle d'un mariage paysans voué à rassembler quelques terrains bien plus fertile que le couple qui ne s'attendait plus à recevoir un enfant du ciel. Et quel cadeau des cieux ! En effet, le petit bambin s’avéra vite être une véritable anomalie énergétique, magique et tout ce que vous voudrez. Le professeur du village, un érudit, un senseur comme on dit, s'était alarmé de ce que lui inspirait l'enfant, qui selon ses dires détenait un véritable pouvoir magique. Et c'est ainsi que tout s'accéléra, ni le paternel ni la maternelle n'avaient ne serait-ce qu'une poussière de magie en eux, un ancêtre dira-t-on. Un ancien de la famille qui aurait soi-disant peut-être qu'il se dirait que... Enfin, vous voyez le tableau. On se lance et relance la pierre sans jamais vraiment savoir le pourquoi du comment. Mais cette information aussi abracadabrante soit-elle ne déclencha rien chez le jeune Raymond. Il avait beau s'évertuer à jouer les élémentalistes en jonglant avec les charbons de la cheminée ou en barbotant dans la flotte du bras qui passait par le village. Mais rien. Aucune vision, élucubration cosmique, rien du tout, juste un gamin et quelqu'un qui pensait voir en lui un grand sorcier. Alors on fait venir d'autres grands mages avec des noms à coucher dehors, de grands experts et amis du professeur qui se réunissait chaque fin de mois dans l'école du village pour débattre de la nature du mioche. A chaque fin de débat, les intriguant s'en allaient sans rien dire ni rien faire, et ce pendant des mois, et des années. C'était devenu une habitude, un rituel, comme se brosser les dents. On se lève, on fait son lit, et on va voir les vieux barbus.

    C'est ainsi qu'il baigna dans cet univers paysans et agricole même puisque ses parents comme tout bon habitant des campagnes possédaient de maigres terres louées à un roitelets et y faisaient pousser des tubercules en profitant de l'air iodé charrié depuis les côtes. Ainsi les hivers Raymond restait blottit dans les jupons de sa mère, roulé en face de la cheminée de l'unique pièce de la maison et recousait les sacs pour les récoltes des mois prochains. Il lui fallut du temps avant de pouvoir complètement raccommoder les sacs de jutes de sa bonne mère, mais il ne pleurait plus lorsque l'aiguille venait lui piquer le doigt. Et pour cause, le travail avec son père était beaucoup plus éreintant, mais tout aussi formateur. Il apprenait la précision avec sa douce mère, prendre le temps de faire les choses, les faire bien, ne pas être dissipé. Tandis qu'avec le paternel, c'était une autre histoire et certains jours relevaient presque de l’entraînement militaire. Du haut de ses dix ans, le petit Raymond devait charrier les sceau d'eau en se dépêchant d'aller les remplir au puit à la grande place, s'occuper du soufflet et bien faire attention de ne pas perdre du temps surtout ! Et quand il ne battait pas le fer et ne charriait pas les marmites du puits, il s'adonnait à sa passion que lui et les petits gars de son village était tous friands.

    Après avoir passé la matinée à aider leurs parents, les enfants des hameaux de la régions lorsqu'ils finissent les cours qui ne durent que quelques heures dispensées par le plus malin du village. Mais lorsque ils peuvent enfin vaquer à leurs occupations ils se rendent avec bon cœur grouiller sur les berges et les docs pour s'adonner à une activité bien particulière. En effet depuis bien longtemps les paysans et les ruraux, éleveurs d'huîtres et pêcheurs, compagnons tailleurs de pierre itinérant et soldat régulier, tous participaient aux joutes nautiques ! Il y avait des écoles, des rivalités, des prix et des légendes de la pratique. Les tournois de joutes nautiques étaient l'occasion pour toutes les communautés des environs de se rassembler et de se côtoyer en de grandes fêtes et boustifailles sous l'égide du sport. C'était un sport très codifié et on ne jouait pas à la "Courageuse" comme à la "Justicienne" et les hurluberlus qui voulaient faire passer des règles inventées et fumeuses parce qu'ils aurait l'habitude de jouer à la "Sanctiroise", on ne leur ouvre pas les portes du tournois !

    "Courageuse", "Justicienne", "Sanctiroise", la discipline concerne tellement de patelins et de régions éloignées que bien souvent des patois locaux oubliés viennent se mêler à d'autres et on se retrouve avec un lexique distordu aux consonances aussi rurales que fluctuantes, certaines termes changeant selon les saisons. Les origines des joutes nautiques remonteraient à bien longtemps lorsque des marins décidèrent de s'acquitter d'un différend par une joute spectaculaire montée sur bateau. Mais celle-ci n'était en rien en loisir et les jouteurs étaient équipés de véritables lances et le duel ne se terminait que dans le sang. La curieuse tradition se perpétra et en de rares occasions, lorsqu'on se disputait un filet ou qu'un autre avait fricoté avec sa femme, les gens du port se réglaient à la joute. Mais rapidement on joutait pour n'importer quel prétexte et on dénombrait d'innombrables morts et estropiés, c'est pour ça que l'acte fut réformé. Les harpons et les culs de tonneaux qui servaient de bouclier furent changé, on se battait désormais à l'aide de grandes perches et on arborait une lourd et imposante targe de bois. Ainsi, les duels se raréfièrent et on ne joutait plus que pour mettre un terme à de légers litiges, une insulte, une pinte renversée, une minette draguée. On ne faisait plus couler le sang mais voir son adversaire tomber à l'eau devant le regard de toute la population du village était une satisfaction assez grande. C'est ainsi que bien vite, les joutes évoluèrent et que les jeunes sanguins jouaient les coqs en se pavanant, un véritable bras de fer sur barque.

    Le jeu n'a pas beaucoup changé depuis et voyant la popularité de ses évènements qui arrivaient jamais sans prévenir, des règles ont vite été établies. Deux barques d'une dizaine de mètres, souvent peintes et décorées de fleurs et de blés mûrs, elles ont la spécificité d'avoir leur poupe surmontée d'une plate-forme longue de cinq ou six mètres qui s'élance obliquement au dessus de l'eau. Les barques contiennent respectivement une douzaine de rameurs qui propulsent l'embarcation, posté au creux de la proue, eux joueurs de binious avec une partition qui donnent le rythme, et posté sur la plate-forme, dix jouteurs. On s'affrontait en tant que maisons, écuries, bandes, groupes, guildes, confréries... On s'octroyait des titres et on s'amusait souvent à décorer les boucliers de joute d'écussons grivois ou caricaturaux et c'est ainsi que des rivalités s'installèrent et que les tournois et les rencontres amicales se multiplièrent. Le but était simple mais il y avait un grand nombre de règles qui changeaient selon les régions et qui étaient au cœur des sujets des pratiquants. Il fallait faire tomber le jouteur d'en face en frappant son bouclier à un endroit bien précis. Tomber à l'eau et éliminatoire, au même titre que de planter sa lance dans le côté haut du bouclier où figurent les initiales ou l'écusson de la maison. La lance aussi est peinte de zébrures qu'il ne faut pas dépasser, si on les dépasse on est blâmé par les arbitres et au troisième blâme, c'est l'élimination. Si l'on est jeté à l'eau alors que son adversaire a dépassé les rayures de sa cane, on est séché et changé et le jeu ne reprend que lorsque le jouteur retrouve son poste. Enfin, laissons ce petit bijoux de culture derrière nous et revenons à nos Raymond.

    Le temps était passé et Raymond était un fier gaillard, un peu court mais bien costaud, avec une bonne bouille. Il se foutait pas mal d'être mage ou pas, il aidait son père à la forge et parcourait du pays grâce à ça. Il s'occuper de se rendre dans les grandes villes, vendre les créations de son père mais aussi les récoltes de sa mère, ce n'était pas grand chose mais cumulé c'était un bon pécule pour des gens honnêtes. Mais avec les grandes villes, le Raymond découvrit les joies nocturnes, les beuveries et les femmes. Trop de fois on l'a surpris essayer d’agripper le bout d'un sein ou de redessiner la silhouette d'une fesse de ses doigts avinés, et trop de fois son nom revient aux oreilles rougies de colère de son père qui avoine son fils copieusement lorsque ça arrive. Il va rapidement devenir complètement accro à la vinasse, à la binouze, à la gnôle et aux frelatés. Trouvant la moindre excuse pour s'éclipser et s'acoquiner à droite et à gauche, il part se beurrer le soir avec de biens mauvaises fréquentations et de biens bonnes filles. Toujours le premier à se pinter, toujours le dernier à se pinter. Raymond était un véritable pilier de bar, à seulement dix-sept ans il rivalisait avec les plus vieux rince-chopines des environs mais s'attirait les ennuis qui vont de paire avec de tels taux d'alcoolémie. Bagarres, rixes, courses poursuites, dégrisement... Il jouissait d'une certaine notoriété, on était abasourdi par son débit d'alcool mais aussi par la qualité de ses appuis sur le pont, Raymond étant un jouteur émérite s'étant illustré dans quelques tournois de sa catégorie. Il n’arrêtait pas de baigner dans des magouilles et des larcins de traîne patins, à la grande colère de son père qui n'avait d'autre choix que de sévir. Mais il se faisait vieux et l’aide de son con de fils étaient plus qu’indispensable. Mais un jour, l’une des joyeuses beuveries qu’affectionnait tant Raymond tourna au vinaigre. Si pour la majorité des cas les échauffourées  ne se soldaient que par de simples échanges de coups et des insultes bien salées, ce soir là, il en fut autrement.

    Le jeune forgeron stationnait alors dans le boui-boui d’une petite ville à la tombée de la nuit, il s’était attablé pour s’initier aux jeux de dès comme s’il ne cumulait déjà par les tares. Mais la partie de dès s’envenima, Raymond semblait d’un naturel doué et le gus contre qui il jouait n’avait pas l’intention de ce faire plumer ce soir là. C’était un vieux, un daron, une masse aux mains calleuses qui empoigna le jeune Raymond par le col, le traînant sur la table dans un grand fracas. Toute l’auberge semblait vibrer, le massif dégaina son opinel et porta son fil aiguisé sous la gorge nouée du jeune aux joues trempées de larmes. Alors que des gaillards se levaient pour s’interposer et libérer le petit, Raymond cria de détresse et disparut. Il s’était évaporé, en un clin d’œil, devant la stupeur de tout le monde. On commence à retourner les chaises et les tables, certains rigolent, d’autres s’exclament et certains ne comprennent pas. Raymond non plus n’y comprenait rien, il se retrouvait désormais le cul planté sur le toit de l’auberge comme si il y avait été téléporté. Bouleversé, en équilibre entre les tuiles, il tenta d’étouffer ses sanglots avant de descendre du toit tant bien que mal sans se casser la figure. Il ne se présenta pas pour honorer la réservation de sa chambre, il déambula jusqu’au petit matin et se précipita de rejoindre sa maison aux premières lueurs.

    Frigorifié, déboussolé, les yeux cernés et les cheveux ébouriffé il arriva à l’orée du hameau, il se faufile entre les masures et les granges qu’il connaît si bien et se rend à pas de loup sur le parvis de la maison familiale où les fourneaux du paternel rougeoyaient déjà. Au petit matin, il alla voir l'érudit et lui explique avec ses mots ce qu'il lui était arrivé hier soir. Le vieux bouc était tout jouasse que ses intuitions se confirmèrent enfin. Le lendemain, l'érudit ne dispensait plus les cours au village puisqu'il se lança à l'aventure, prétextant qu'il allait rejoindre de vieux amis à lui et qu'il reviendrait avec de bonnes nouvelles pour le jeune. Et c'était le cas, après plusieurs semaine, Bognir, c'était son nom, retrouva le petit hameau et s'empressa de se rendre chez le père de Raymond. Alors que ce dernier rentrait de son entrainement de joute, il se voyait bien surpris de voir le vieux Bognir avec son paternel couvert de suifs aux avants-bras roussis discuter avec des sourires jusqu'aux oreilles.

    "Vieens ! Viens-donc mon petit !" S'exclamait Bognir qui tortillait ses longues oreilles elfiques avec ses doigts. Bognir était un demi-elfe affublé d'une longue vie qui était tombé amoureux de ce hameau et des gens qui y vivent. "Je t'avais bien dit que je reviendrai avec de grandes nouvelles n'est-ce pas ?" Il posa sa main ridée sur l'avant-bras poilus du paternel et articulait gaiement avec sa bouche striées et noueuse."J'ai tout expliqué à ton père, la téléportation, mon voyage et tout le tralala !" Raymond posa son sac sur le pas de la porte sans prendre la peine de la refermer et les rejoignit à la table, benoîtement il balbutie quelques excuses à son paternel. "J'm'excuse vieux, j'allais t'le dire qu'je..."

    "Ecoute-dont le fils."

    "Quand j'ai pris la route, c'était pour me rendre à Liberty, bien loin d'ici jeune Raymond ahah ! Je suis allé rencontrer des amis à moi, et pour tout de dire ils ont de solides contacts à l'Université Magic. J'en parlais à ton père justement, alors écoutez-moi comme ça je n'aurai pas à me répéter. C'est une institution prestigieuse qui se trouve à Liberty, et elle produit les mages les plus performant du royaume ! La crème de la crème, les meilleurs ! Tu... Tu es un magicien, que tu le veuilles ou non et il serait stupide de laisser un si beau potentiel en jachère. Tu sais, cela fait bien des lunes que je suis ici et j'ai déjà aidé une jeune fille par le passé, elle est sûrement morte depuis... Enfin ! Elle aussi disposait d'une condition rare ! Elle maniait le feu comme personne et elle brûla la grange de son pauvre père. Je l'ai prise sous mon aile pour la protéger de la fureur des paysans. Contrairement à toi elle était en pleine possession de son énergie et c'est ainsi que rapidement, lorsqu'elle avait environ ton âge, j'ai pu l'y inscrire."

    "Mais enfin Bognir ! J'ai rien d'un satané magicien vindieu de boudu ! C'est arrivé... Comme ça ! Et plus jamais d'pis ! Et moi je..."

    "Ecoute-dont le fils je t'ai dit ! Tu veux finir comme ton vieux à se roussir l'poils dans l'feu sans jamais n'y rien faire d'aut' ? Laisse dont l'vieux Bognir finir son histoire. Toi magicien, mes p'tits enfants n'manqueront de rien."

    "Je disais, je disaaaais... Ah ! Oui ! J'ai inscrit cette petite et puis.. et puis voilà, il me semble qu'elle a bien vécu. Mais ce n'est pas si simple que d'y rentrer, rassure toi nous avons du temps devant nous. L'inscription n'est pas donnée.. Et tu ne pourra pas rentrer sur la seule preuve que tu t'es téléporté par mégarde, il va falloir s'en-trai-ner mon petit ! Quelque chose s'est débloqué en toi et désormais nous l'exploiteront ! Donc... Concernant mes bons amis, ils parleront de vous aux recruteurs de l'académie, ils ne comptent pas garder de place pour toi mais ils ont pu faire jouer un réseau estudiantin et il sera aisé de te trouver une piaule dans Liberty, les chambres en internat ne sont pas données à tout le monde hélas."

    "Mais.. Qui qui va aider père à la forge ? Et pis pour recoudre les vieux sacs avec mère ?"

    "Ne t'en fais pas, ils y arriveront très bien sans toi. Et puis, avant que tu y ailles, il vous faudra économiser et chaque fin de semaine, nous nous réunirons avec mes amis. Nous ferons en sorte de te guider et de t'apprendre à contrôler tes énergies ! Sans ça jamais tu ne rejoindra l'Université, ils n'y verront pas d'intérêt."

    Et c'est ainsi que la vie de Raymond changea drastiquement, son quotidien se résumait à aider son paternel, s’entraîner à la joute avec les copains et chaque fin de semaine, pratiquer avec les mages de Bognir. Mais rien ne semblait motiver le jeune homme à faire parler sa magie, il n'arrivait plus à se téléporter, ni à ne rien faire. Pourtant, les mages mettaient vraiment du cœur à l'ouvrage et croyaient au potentiel du petit humain auquel ils s'étaient attaché. Mais un beau jour, alors qu'il rentrait d'une séance encore infructueuse, il croisa son père toujours le nez dans sa forge à tordre de vieux morceaux de métal. Comme à son habitude, le vieux paternel demanda à son pitre de fils s'il c'était enfin passé quelque chose. Raymond se contenta de mimer les mouvements stupides qu'il s'était évertué à faire toute la journée et... Et il s'arrêta net, avec son père, quand ils furent tous les deux éclaboussés de la tête au pied. Le paternel gardait toujours un sceau d'eau ou d'huile pour faire durcir ses lames et un seul mouvement de bras du jeune suffit à en déverser le contenu en trombe sur leurs pommes. Stupéfait, ils allèrent se jeter encore trempe à la porte de Bognir tout lui raconter.

    Le vieux sage après avoir opéré une grande batteries de test sur Raymond conclut que ce dernier était tellement casanier, chauvin, et attaché à son chez-lui que rien ne semblait attiser ses énergies à part ce qu'il affectionnait. A savoir l'eau et la terre, peut-être que ces éléments faisaient résonner en lui une corde sensible, la flotte des joutes et  =des sceaux de papa et la gadoue des plantations de maman et du  village. Bognir et sa clique se focalisèrent alors sur ces éléments, Raymond serait alors un élémentaliste depuis tout ce temps ? Son entraînement pu réellement commencer, une routine vertueuse s'installa et le jeune garçon semblait s’assagir au fil des ans. Il aidait toujours ses parents, participaient toujours assiduement aux tournois de joutes ainsi qu'à ses cours de magie qu'il ne louperait pour rien au monde. Il venait d'avoir la vingtaine, il était désormais pleinement capable de concentrer ses énergies et d'utiliser ses pouvoirs naissant à sa guise. Ce n'était pas grand chose, il ne disposait pas de cours quotidiens mais n'en perdait jamais une miette. Il pouvait générer de petits remous et déplacer un certains volume d'eau d'un endroit à un autre, mais il était tout aussi capable de déplacer de grosses mottes de terres ou d'en compacter en formes primitives par sa simple pensée. C'était bien assez pour Bognir, avoir une palette si étendue de compétence à un si jeune âge et sans réel tuteur, c'était assez remarquable pour tenter de postuler à l'Université Magic.

    Le paternel avait bien évidemment pris soin de faire une cagnotte pendant ces trois ans, cent cinquante pièces n'était pas une petite somme, c'était la preuve de la confiance qu'il pouvait avoir en son mouflet. C'est ainsi que Raymond quitta son village, ses amis, sa famille et ses racines pour se rendre à Liberty accompagné du vieux Bognir. C'est la première fois que le jeune Raymond désormais adulte posait les pieds dans la capitale, il était époustouflé et intimidé par sa grandeur, la taille et la puissance qu'il en émanait. Bognir lui dévoila les rues et les avenues, les monument somptueux et les marchés animés de la grande ville. Mais le plus impressionnant pour un jeune gars de la campagne comme lui, c'était la majesté de l'institution fondée il y a 5000 ans. Il avait bien conscience qu'il laissait derrière lui toute sa vie et ce n'est pas sans pleurer à chaude larme qu'il dit ses adieux à son père et à sa mère qu'il laissa à leur hameau. Plus de joutes ni de beuveries, Bognir et le paternel comptaient sur lui pour devenir quelqu'un de grand, et surtout, de faire bonne impression aux recruteurs. Quand le vieux sage l'amena jusqu'au Parc de la Mandragore, il était subjugué par les étranges canassons aillés du Pinacle d'Argent. Le lendemain, au petit matin, il prendront une calèche tirée par ces pégases oniriques pour rejoindre l'université.

    Émerveillé mais aussi apeuré par la traversée, ils arrivèrent dans les locaux secrets et somptueux de l'Université Magic qui semblait rayonner d'une aura indescriptible qui prendrait n'importe quelle forte tête aux tripes. Bognir et Raymond furent accueillit par un petit comité administratif qui les guidèrent dans les dédales et les couloirs des lieux, jusqu'à un immense bureau richement décoré où attendaient les recruteurs. L'ambiance était pesante et comme un musicien au conservatoire, le jeune homme était toisé de toutes parts par des mages et des rats de paperasse qui semblaient attendre beaucoup de lui. L'un d'un s'avança vers Raymond, un carnet à la main et une fine paire de lunette sur la truffe, l'air hautain et suffisant, il se racla la gorge.

    "Bon bon bon... Raymond c'est bien ça ? Notre cher... Bognir, nous a beaucoup parlé de vous récemment" Il riait jaune, le vieux Bognir les avait harcelé nuits et jours de missives pour leur quémander une entrevue. Il feuilletait son rapport tout déblatérant sans articuler "Vous avez vingt ans...moui.. moui.. C'est un peu vieux par rapport aux autres premières années mais ça f'ra l'affaire moui.. Vous avez déjà prouvé pour régler la cotise... Moui..."Il  relève les yeux de ses feuilles et plonge son regard fatigué dans les yeux de Raymond. "Bien, bien, vous dites maîtriser l'eau et la terre c'est bien ça oui ? Enfin maîtriser... On s'compreeend. Mh, oui en effet c'est marqué juste ici. Bon eh bien, montrez-nous." Le recruteur claqua trois fois des doigts et deux étudiants débarquèrent avec une grosse bassine chacun, l'une remplie d'eau, l'autre d'argile. Ils posèrent les récipients devant Ryamond et disparurent aussitôt. "Bieeeen. Raymond, voilà de quoi nous montrer de quoi vous êtes capable. Vous allez transférer le contenu de ces.. euuh.. bassines en même temps et sans qu'ils ne se touchent ni ne se mélange."

    Aussitôt Bognir affiche une mine déconfite, ce n'est pas qu'il sous-estimait son protégé mais ce genre d'exercice n'avait pas vraiment été au cœur de leur maigre apprentissage. Raymond, paniqué, se retourna vers son tuteur tout aussi décontenancé que lui. Le vieil érudit lui saisit le poignet et lui donna un regard amical et chaleureux, de ceux qui vous réchauffent le cœur. Raymond prend son courage à deux main et commence à faire le vide dans son esprit, il n'entend plus rien autour de lui et fais preuve d'un calme inhabituel, étant plutôt connu pour ses pitreries. Son corps se raidit, ses épaules se lèvent et son visage rougit à grande vitesse. Soudain il tend ses bras vers les récipients et en un geste unique et précis il transvase comme demandé les deux matières dans les bassines opposées sans en renverser une goutte.

    "Bieeeen, très bien. Je vois que votre père est forgeron je crois ? Hm ? oui.  Avez-vous aidé votre père dans votre vie ? Vous vous y connaissez en foooor...-gisme ? -age ? Vous vous y connaissez en forge ?"

    Les observateurs commençaient à maugréer et marmonner entre eux, le jeune jouteur, fier de lui et reprenant son souffle répondit sans hésiter et sans cacher son fort accent paysans.

    "Oui mon sieur ! Toute ma vie j'ai aidé l'vieux père à la forge ! Je connais les alliages, les temps de trempe, les rivets, la temp..."

    "Très bien, très bien. Votre profil est pour le moins... Atypique. Bien, merci Raymond, merci Bognir." Il tendit un bout de parchemin au vieil érudit. "Tenez, j'ai cru comprendre par votre phrasé que vous venez de loin. Restez à cette auberge et nous vous enverrons un messager en ville pour vous tenir au courant de notre décision. Merci beaucoup, vous allez être raccompagné jusqu'au parc."

    Exalté et excité, les deux acolytes s’attablèrent à l'auberge du point de rendez-vous où il louèrent une chambre pour la semaine. Bien que content de sa performance, le jeune paysans ne se rendait pas encore bien compte de ce qu'impliquait une inscription dans une telle institution et malgré l'euphorie suscitée par l'entretient et la traversée en pégases la mine du Raymond était bien basse. Pour un petit paysans comme lui, Liberty c'est le bout du monde et son hameau est une toute autre planète. Adieu père, adieu mère, adieu l'iode charrié par les bourrasques, adieu les copains, adieu les auberges et les tavernes, adieu la vie d'avant. Quelques jours plus tard, le messager se présenta à eux avec une lettre exquise, faite dans un papier gauffré et plissé sans faute. Réponse favorable. Le visage des deux compères s'illumina et Raymond dont la diction laissait à désirer laissa à Bognir le soin de lire la lettre à voix haute.

    "Mr. Raymond Bélibastou, c'est toi ahah ! Ahem... Nous avons le plaisir... blabla... oui.. Après avoir... Hmhm.... êtes considéré comme apte à rejoindre la prestigieuse Université Magic ! Tu vois ! Tes efforts ont portés leurs fruits Raymond ! Ah, attend voir, c'était pas la fin. Cependant, deux solutions s'offrent à vous concernant le début de l'année.... Ah ! Regarde, ils te donnent le choix." Tout excité par la nouvelle, le jeune homme aracha la lettre des mains du vieux Bognir qui ronchonna. Raymond relus la lettre du début et en effet deux choix s'offraient à lui à l'entrée de sa première année. L'année était déjà entamée depuis quelques mois et ça représentait une partie conséquentes des bouquins et des théories que ses futurs camarades ont déjà eu le temps d'apprendre en long en large et en travers. On lui proposait de rejoindre l'Université dans le courant de la semaine prochaine, qu'on lui trouverait une place en internat mais qu'il sera obligatoire pour lui de passer des examens supplémentaires sur les notions du début de l'année lors des prochaines périodes d'évaluations. La seconde solution était de ne s'inscrire que pour le début de l'année suivante afin de ne pas prendre le cursus en cours de route.

    - Université Magic-

    Bien que la perspective de pouvoir passer une dernière année dans son village était très séduisante le jeune Raymond grâce aux conseils du sage Bognir décida après une longue hésitation à se jeter dans le grand bain. Bognir l'avait grandement félicité de ce choix mature, et il jura de tenir au courant son père le plus souvent possible et que s'il se tenait à carreau, il convaincra ce dernier de se ramener à la capitale voir son fils changé. C'est ainsi que débuta l'aventure de Raymond Bélibastou, humble fils de forgeron, dans les locaux inestimables de l'académie. Tout naturellement, lorsqu'on lui demanda le cursus qu'il comptait prendre il n'hésita pas une seule seconde et cocha la case "Artisanats, Finances et Forges Magiques".

    Ses premières journées furent éprouvantes, ce n'était pas quelque chose de commun d'être d'une extraction si basse et qui plus est d'oser rejoindre les cours en plein milieu d'année. Ses camarades se moquaient de son accent, il avait l'air benêt et il utilisait des mots qui faisaient glousser. Mais l'avantage d'être née au sein de la République c'est que même s'il était un bouseux, il savait très bien lire et écrire comme les lois l'obligeaient et l'obligent toujours. Malgré les railleries il ne se laissait pas démonter, il avait connu bien pire en tant que jouteurs quand les petits cons des équipes rivales vous lâche les plus grosses énormités pour que vous perdiez vos appuis. Raymond n'était plus aux enfantillages et aux démonstrations de force comme à son habitude, il sentait le poids de la confiance portée sur lui et ne comptait décevoir personne. C'était un bûcheur, un lâche rien, un buté, zélé, il avait connu les avoinées de son père et des grands de son village, les engueulades de sa mère mais aussi les mots durs de Bognir qui savait être cinglant parfois. Il se modela en parfait petit élève bien que muré dans une solitude très coriace et une timidité bien marquée. On disait de lui qu'il parlait une langue de bouseux, qu'il était spécialisé dans la magie pour désherber ou qu'il avait le  pouvoir de parler aux porcs et aux vaches.

    Mais le jeune Raymond était une force tranquille et son tempérament de sportif prenait le pas sur sa frustration et sa colère et il comptait bien montrer à ses foutus détracteurs que lui, fils de paysans, valait bien mieux qu'eux. Comme en joute, lorsque ton adversaire t'insulte, ne va pas lui décocher une châtaigne mais fais lui tremper le cul dans l'eau des docs dans les règles de l'art. Bien qu'il était dans le fond du panier lorsqu'il s'agissait de s'exprimer à l'oral, les autres se cours se passaient à merveille bien que les débuts furent difficile et le paysans était souvent bien classé lors des examens et des certifications. Mais l'académie ce n'était pas seulement que des cours et des théories, c'était un véritable mode de vie en sois, comme une ville dans la ville. On y dormait, on y mangeait, on y riait, on s'y embrouillait... C'était un véritable écosystème à la hiérarchie solide qui encadrait cette énorme machineries de classes, de professeurs et de personnels qui grouillaient à l'intérieur. Des amis, il en avait, bien que les membres de sa promotion étaient tous de nature très disparate, il dormait en internat avec trois autres élèves dans la même pièce. Un elfe, un Ombre et un autre humain tout comme lui. Ils n'étaient pas spécialement proche mais parfois se laissaient en proie à des fou rires ou des bêtises avant l'heure du couvre-feu, on se racontait des histoires rocambolesques, les déceptions amoureuses, on racontait aussi d'où on vient, qui on est. Et c'est grâce à ces conversations que Raymond se rendait compte que son mode de vie qu'il affectionnait tant n'était pas plus exotique que ceux de ses camarades qui poussaient des cris d'admirations et des rires quand il leur racontait avec ses mots à lui les péripéties des joutes nautiques de son chez lui.

    Le temps passa, Raymond lors de ses permissions voyait ses parents guidé par le vieux Bognir dans Liberty, profitant de son maigre temps libre pour leur raconter sa vie étudiante mais aussi pour entendre à quel point sa famille était fière de lui. Mais ces moments étaient très rare et le jeune Raymond était un véritable bourreau de travail. Évidemment que son doux pays lui manquait, que le soleil sur sa peau, les pieds dans l'eau entouré de ses potes aussi. Il se voyait comme une sorte de moine, dédié à son œuvre et bien décidé à en voir le bout, on le connaissait comme quelqu'un de brillant mais réservé, conspué par ses pairs mais plutôt bien vu par l'élite de la classe, les intellos comme on dit. Il avait réussi à cacher son accent en s’entraînant avec ses colocs et durant certains cours de soutiens. Souvent il fut réprimandé en salle de classe ou bien dans le grand réfectoire quand il pose les coudes sur la table comme un rustre ou lorsqu'il utilise les manches de son uniforme scolaire comme une serviette. C'est donc au fur et à mesure que d'un jeune homme chaotique, rustre et sans manière, il se métamorphosa en jeune homme studieux, bien élevé et discret pour le plus grand bonheur de son père et de Bognir. Il avait désormais vingt trois ans, ses premières années étaient derrière lui et sa spécialisation allait enfin commencer. Il attendait ce moment avec impatience, enfin il allait pouvoir toucher du doigt sa spécialisation chérie, la forge magique. C'est évidemment ce qu'il voulait faire, ça lui rappelait son pays et mine de rien son père lui avait donné la fièvre du métal et ça l'attirait de plus en plus. Il s'était illustré dans les disciplines du socle commun et même s'il n'était pas premier ni second de la promotion, son nom sortait parfois lors des félicitations.

    Tout son potentiel se dévoila lorsqu'il entra en quatrième année, privilégiant le cursus d'ingénierie, toujours porté par son désir ardent de toucher du doigt la forge magique. Disposant déjà de grandes capacités en magie élémentaires, c'était tout naturel pour lui de se hisser parmi les meilleurs de sa promotion. La métallurgie aussi, c'était un domaine où il était qualifié de "naturel" par ses professeurs et ses camarades, et son aisance dans la discipline amenèrent rapidement jalousie et convoitise des cracheurs de fiels et des fils à papa qui s'empressaient de rappeler ses basses extractions aux admirateurs du jeune Raymond. Mais ce dernier n'hésitait pas à les corriger à l'orée des couloirs, à l'ombre des angles morts ou à l'abris des dédales des dortoirs. Bien qu'il était de petite taille par rapport à certains de ses camarades sang-mêlé ou de races dont il ne connaissait pas l'existence avant de rentrer dans l'université il ne se débinait jamais. Raymond même s'il était un apprentis magicien émérite et élève prodige dans sa branche ne se considérait pas comme tel lorsqu'il n'était plus en cours, jamais il ne se considérait comme tel en dehors des classes. C'est pour ça qu'il ne réglait jamais ses différents à l'aide de la magie mais avec ses phalanges rustiques, un crochet dans le ventre ou une bonne gifle bien calleuse suffisait généralement à calmer les petits plaisantins qui s'amusaient à l'insulter de bouseux, de paysans ou de tricheur.

    Les années défilèrent, les cours et les classes s'enchainèrent et Raymond démontra après un dur labeur et des nuits blanches successives dans les bibliothèques de l'université sa maîtrise brillante de la forge magique et de la manipulation des métaux. C'est avec une aisance déconcertante qu'il façonnait de magnifiques parures, des pièces d'armures somptueuses, des dagues et des armes d'exception ainsi que des bijoux aux éclats les plus délicats. Mais c'est alors qu'il était au zénith de son art, de sa maîtrise et de sa popularité qu'une nouvelle effroyable lui tomba sur le coin du museau sans prévenir. Vieux père était mort, et vieille mère n'avait pas le cœur de vivre sans lui et s'évapora une nuit dans les remous des océans. C'est Bognir qui s'occupa de la lourde tâche d'expliquer la situation au pauvre Raymond qui s'effondra comme un château de carte alors qu'il s'apprêtait à étudier pour les rudes concours qui étaient censés le propulser aux portes de la tant convoitée septième année et du tutorat. Sans prévenir, laissant ses affaires dans sa chambre, il quitta l'université sans se retourner.


    -Piraterie, Pègre et Kaizoku-

    Plus rien ne le retenait, il n'avait pas eu coeur à retourner dans son petit village natal, ni à plus jamais rentrer dans les clous et les sentiers bien éclairés. Chassez le naturel et il revient au galop, c'est le jeune Raymond fougueux, espiègle, alcoolique et bagarreur qui s'imposa aux commandes de sa vie. Au diable les institutions, au diable l'académie, au diable les élèves tous plus vicieux les uns que les autres, au diable la capitale et au diable les bourgeois, au diable les langues elfiques et les dialectes morts, au diable l'accent neutre et polissé qu'on lui imposa pendant toutes ces études, et même au diable Bognir.

    "Ah, on va parler de Raymond, ce mec-là, il aurait pu être une légende. Avec ses talents magiques, il aurait pu soulever des montagnes, littéralement. Mais la vie, mon pote, elle est pas écrite comme un conte de fées. C'est plutôt comme une histoire sombre, avec des héros qui se perdent dans les ombres. Tout a commencé avec la nouvelle de la mort de ses parents. Deux paysans anonymes, perdus dans les méandres de la vie. Mais pour Raymond, c'était tout. C'était ses racines, ses repères, son putain de foyer. Et quand ce foyer-là s'est effondré, il s'est retrouvé comme une boussole sans nord, à errer dans un monde qui lui crachait à la gueule à chaque tournant.

    L'université Magic, c'était son échappatoire. Son billet pour un monde meilleur. Mais quand la mort est venue frapper à sa porte, même la magie la plus puissante n'a pas pu le protéger de la douleur. Alors il a pris une décision qui allait changer sa vie à jamais.Il a laissé tomber ses études, ses ambitions, tout ce en quoi il avait cru jusque-là. Il s'est retrouvé à errer dans les rues sombres de la ville, là où les ombres dansent au son des coups de poignards et des poings qui s'entrechoquent. Il a traîné dans les bars crasseux, où l'alcool coule à flots et où les âmes perdues se cherchent un peu de réconfort dans les bras de la nuit. C'est là qu'il a rencontré les mauvaises personnes. Des types louches avec des sourires qui te glacent le sang, des promesses de pouvoir et d'argent facile. Raymond, il était comme un aimant à emmerdes, attiré par tout ce qui brillait, même si ça cachait un putain de précipice en dessous.

    Et il a plongé, mon gars, il a plongé comme un plongeur dans un océan de merde. Des petits larcins d'abord, juste pour survivre, juste pour sentir l'adrénaline qui te brûle les veines. Puis les larcins sont devenus des braquages, des cambriolages, des trucs qui te font frissonner rien qu'à y penser. Il est devenu l'un des leurs, un membre de la Pègre, un magicien parmi les vautours. Et crois-moi, il en a vu des vertes et des pas mûres. Des coups montés à la perfection, des fuites épiques devant les autorités, des bastons où la magie se mélangeait au sang et à la sueur.

    Mais au fond, derrière son masque de dur à cuire, y'avait toujours ce gamin qui pleurait la perte de ses parents, qui cherchait désespérément à combler le vide dans son cœur. Alors il continuait à courir après l'argent, après le pouvoir, pensant que ça pourrait remplir le trou béant dans son âme. Mais la vie, mon pote, elle est pas un conte de fées. Et même les sorts les plus puissants ne peuvent pas réparer ce qui est brisé à l'intérieur. Raymond, il l'a compris trop tard. Il a traversé l'enfer et il en est ressorti brûlé, meurtri, mais pas complètement foutu. Parce que même dans les ténèbres les plus profondes, il y a toujours une lueur d'espoir qui brille quelque part. Et peut-être, juste peut-être, que Raymond trouvera un jour la lumière au bout du tunnel.
    "

    -Barry Trogneboule, ex-associé de Raymond, disparu depuis.

    Voilà un précieux témoignage qui brosse bien le tableau de ce nouveau Raymond le fou, un vrai saltimbanque, un voleur, et peut-être même meurtrier selon certains. Il s'est fait un nom au sein des petites pègres locales, mais sa notoriété grandissante attira aussi l'oeil vengeur de la justice républicaine qui comptait bien mettre la main sur ce magicien renégat. Il se faisait appeler "Rélibaste" dans le milieu, un mélange plutôt grossier de sa véritable identité, seul ses collègues et acolytes les plus proches comme Barry, paix à son âme, connaissaient son prénom. Même le moindre petit coupe-jarret à la petite semaine sait à quel point le Razkaal fout les jetons. On en a pas peur à causes des témoignages de ceux qui en sortent, mais justement parce que personne ne sort des geoles du Razkaal, jamais. Et Raymond le savait bien, même si sa maîtrise exceptionnelle du métal l'a déjà extirpé de sacrés problèmes, il se savait en danger si les limiers arrivaient à mettre leurs sales patounes au col de sa veste.

    C'est ainsi qu'il quitta les terres républicaines se sachant recherché et craignant le courroux des limiers. Sa destination était toute trouvée, le paradis des fuyards, le foyer des fugitifs et des gibiers de potence ; Kaizoku l'indomptable. Pourquoi diable ni avait-il pas pensé plus tôt ? De l'eau à perte de vue, cette flotte écumeuse qui lui manquait tant et qu'il avait même oubliée. Ca le démangeait, ça le grattait, le piquait au vif. Les joutes pardis ! Raymond importa avec lui sa culture de la joute et se fit un petit trou dans les sphères pirates de l'île, on le trouvait bien étrange ce gars-là. Son accent était totalement inconnu, personne ne savait d'où il venait et le dernier qui s'était foutu de sa taille ou de sa moustache agricole s'était retrouvé la tronche à l'envers. Il était bien rigolo ce bonhomme perché sur des barques trafiquées à jouter contre des types qui voulaient s'essayer au jeu. Mais en parallèle, Raymond s'était rapproché de pirates et de brigands peu scrupuleux. Le jouteur était devenu un faux-monnayeur, changeant de vulgaires bouts de métal en écus plaqués d'or semblant être véritables, retranscrivant le motif bien réel d'une pièce sur sa doublure en fer blanc. C'était son boulot pendant de longues années et il s'y plaisait bien, jonglant entre les joutes nautiques et la gravure de fausse monnaie.

    "Lui, il a un talent, un don qui le distingue du commun des mortels. Il sait manier le métal comme personne d'autre, grâce à sa maîtrise magique, ouais, tu m'as bien entendu, magique, du métal. Imagine ça, mon pote. Il prend une simple pièce de cuivre, un bout de ferraille, et en un clin d'œil, il en fait une pièce d'or. Enfin c'est pas d'l'or, ça reste un bout de ferraille à la con mais il peut te la plaquer or en un clin d'oeil, sans sourciller, sans transpirer ! Ouais, tu m'as bien entendu, une pièce d'or ! C'est comme si il avait un truc avec le métal, une connexion spéciale, tu vois ce que je veux dire ? Et c'est pas tout. Avec sa magie, il peut sculpter le métal comme un artiste. Il peut lui donner toutes les formes qu'il veut, des plus simples aux plus complexes. Une clé, une épée, une armure, tu lui demandes, il te le fait en un rien de temps. Mais là où il devient vraiment impressionnant, c'est quand il se met à contrefaire de la monnaie. Ouais, tu m'as bien entendu, de la monnaie ! Avec sa maîtrise magique du métal, il peut reproduire les pièces les plus fines, les plus détaillées, au point que même les experts se font berner.

    C'est un vrai génie. Il a cette capacité à manipuler le métal avec une précision chirurgicale, à en faire ce qu'il veut, quand il veut. Et crois-moi, quand il se met à travailler, c'est comme si le métal lui obéissait au doigt et à l'œil, comme s'il était né pour ça. Alors ouais, c'est pas juste un magicien du métal. C'est un maître, un virtuose, un artiste dans l'âme. Et quand il se met à faire ses tours de magie, c'est toute l'île qui retient son souffle, admiratif devant tant de talent, devant tant de génie. Il avait pas d'ennemis c'mec là, les gens s'écharpaient pour l'avoir pour eux tout seul, mais jamais ils voulaient l'écharper lui.
    "

    -Sanko Faïzawa, pirate de Kaizoku, mort depuis l'annexion


    -Vieillesse et Sagesse, le Reike-


    Le temps est passé, les rides dardent maintenant le front et les yeux de Raymond qui ne trouve plus son compte sur l'île de tous les possibles. Il voulait se ranger, raccrocher les wagons, aspirer à une nouvelle vie. Malgré son train de vie fastueux sur Kaizoku et sa notoriété il n'était jamais tranquille, peur d'être toujours filaturé par les chiens du Razkaal bien trop connu pour leur pugnacité et leur zèle. Il avait entendu nombres d'histoires concernant le puissant voisin de la République, l'Empire Reikois et sa discipline de fer. Son plan était déjà tout prêt dans son esprit, se faire passer pour un ermite, un érudit sauvage et solitaire, il forcerait son accent et se donnerait des airs d'illuminé prodigieux. Les magiciens métallurgistes ça ne se trouve pas en secouant des arbres et ils peuvent s'avérer être un atout de choix si bien employés. Peu importe ce que l'avenir comptait lui réserver, Raymond n'avait pas le luxe de la longévité et comptait bien utiliser le temps qui lui restait pour bien finir sa vie et la rendre utile.

    C'est donc ce qu'il fit, il se rendit à Kyouji, fatigué de fuir son passé trouble, décide de prendre un nouveau départ à Kyouji. Se faisant passer pour un mage errant en quête de sagesse et de louer ses services, il franchit les portes de la ville avec une lueur d'espoir dans les yeux. Son but est simple : se fondre dans la masse, trouver un endroit où il pourra se reconstruire loin des regards inquisiteurs et des souvenirs douloureux. Au fur et à mesure qu'il explore les rues animées de Kyouji, Raymond est frappé par la beauté et la diversité de la ville. Les jardins suspendus, les ruelles illuminées de bougies et d'encens, tout cela lui semble irréel après les sombres ruelles des villes qu'il a traversées par le passé. Raymond se mêle aux habitants, écoutant leurs histoires, apprenant leurs coutumes. Il se rend vite compte que Kyouji est un lieu de rencontre et d'échange, où les gens viennent des quatre coins du monde pour commercer, prier et partager leurs connaissances. Pour Raymond, c'est un soulagement de trouver enfin un endroit où il se sent accepté, où il peut commencer à envisager un avenir meilleur. Mais il sait aussi qu'il doit rester sur ses gardes, que son passé pourrait le rattraper à tout moment. Alors il continue d'avancer, un pas après l'autre, dans l'espoir de trouver enfin la paix qu'il cherche depuis si longtemps.

    Mais après avoir quitté l'université Magic et trouvé refuge dans la ville de Kyouji, Raymond a rapidement réalisé que s'il voulait vraiment faire partie intégrante de cette société, il devait obtenir la citoyenneté reikoise. C'était le seul moyen pour lui de trouver un emploi stable, de bénéficier des services publics, et surtout, d'être pleinement accepté par ses futurs concitoyens. Il savait que cela ne serait pas facile. Les critères pour devenir citoyen reikois étaient stricts et bien définis, comme il l'avait appris en écoutant les conversations des habitants de Kyouji et en se renseignant auprès des autorités voulant bien lui répondre. Il devait prouver son engagement envers le Reike, démontrer sa loyauté envers la nation, et accepter les valeurs fondamentales qui régissaient la société reikoise.  Pour Raymond, cela signifiait prêter serment d'allégeance au Reike auprès d'un officier royal. C'était le premier pas vers l'obtention de la nationalité. Mais avant cela, il devait remplir les conditions préalables, notamment en recevant une éducation militaire obligatoire et en montrant son engagement envers les valeurs du Reike, telles que la force, l'honneur et la discipline. Le chemin serait long et semé d'embûches, mais il était prêt à tout pour intégrer pleinement la société reikoise et démarrer une nouvelle vie. Il commença donc par s'inscrire dans un centre de formation militaire, où il suivit un programme intensif d'enseignement pendant plusieurs années. Il apprit les rudiments de la stratégie militaire, le maniement des armes, et les valeurs fondamentales du Reike.

    Une fois sa formation terminée, Raymond se présenta devant un officier royal et prêta serment d'allégeance au Reike avec conviction et détermination. C'était un moment solennel, où il scellait son engagement envers sa nouvelle patrie et affirmait son désir sincère de devenir un citoyen à part entière. Après avoir satisfait à toutes les exigences, Raymond reçut enfin la nouvelle tant attendue : il était officiellement reconnu comme citoyen reikois. C'était un moment de fierté et d'accomplissement pour lui, le couronnement de ses efforts et de son engagement envers sa nouvelle patrie.

    Désireux de mettre en valeur sa maîtrise exceptionnelle de la magie métallurgiste, il décida de se lancer dans la création de bijoux et de gravures somptueuses comme des lames et des armures resplendissantes. Il savait que ces œuvres d'art seraient le moyen parfait de démontrer son talent et de se faire remarquer dans les hautes sphères de la société reikoise, en particulier dans le domaine de l'ingénierie, militaire ou non. Grâce à sa connaissance approfondie des propriétés magiques du métal, Raymond était capable de manipuler le fer, l'acier et d'autres métaux avec une précision hors pairs. Il combinait habilement sa maîtrise de la magie élémentaire avec ses compétences artistiques pour créer des motifs complexes et des détails exquis. Peu à peu, il commença à se faire un nom dans le monde de la bijouterie et de la gravure et certaines des plus fières lames de la région venaient le rencontrer pour embellir leurs matériels. Ses créations étaient recherchées par les nobles et les riches marchands, attirant l'attention des cercles les plus influents de la société reikoise.

    Mais Raymond ne se contentait pas de créer de simples bijoux et gravures. Il avait une vision plus grande en tête : devenir ingénieur militaire et mettre en branle tout ce qu'il avait appris à l'académie républicaine, un cursus qu'il se garda de dévoiler. Il savait que pour atteindre cet objectif, il devait démontrer sa capacité à appliquer ses compétences métallurgiques à des projets d'ingénierie militaire. Ainsi, il commença à travailler sur des projets de conception et de fabrication d'armes et d'armures pour l'armée reikoise. Grâce à sa maîtrise extrêmement fine de la magie métallurgiste, il était capable de créer des armes et des armures de qualité supérieure qui les rendaient encore plus redoutables sur le champ de bataille. Sa réputation grandissante attira l'attention des hauts dirigeants de l'armée reikoise, qui le recrutèrent pour travailler au sein des hautes sphères de l'ingénierie militaire. Grâce à ses compétences exceptionnelles et à sa détermination sans faille, Raymond devint rapidement l'un des ingénieurs militaires les plus respectés et les plus influents du Reike, contribuant ainsi à renforcer la puissance militaire de son pays d'adoption. Mais ce qu'il préfère par dessus tout c'est de voir la mine ravie des ravissantes bourgeoises rekoises lorsqu'elles se parent de ses créations.


    .

    Groupes d'intérêts

    - Université de Drakstrang - Université Magic - Piraterie - La Pègre - Limiers du Razkaal -

    Les groupes d'intérêt ne sont pas obligatoires.

    derrière l'écran

    Pseudo : Advorix
    Comment avez-vous connu le forum ? DC Advorix
    Avis sur le forum : /
    Fréquence de connexion : Variable
    Raymond l'Exilé
    Raymond l'Exilé
    Messages : 3
    crédits : 152
  • Lun 26 Fév - 2:28
    Bonsoir ! Je pense que ma fiche est terminée ! Je ne savais pas vraiment quel rang attribuer à Raymond, c'est la seule chose qui manque à l'appel.
    Empereur-dragon du Reike
    Empereur-dragon du Reike
    Tensai Ryssen
    Tensai Ryssen
    Messages : 99
    crédits : 796

    Info personnage
    Race: Drakyn
    Vocation: Guerrier combattant
    Alignement: Chaotique neutre
    Rang: S
    qui suis-je ?:
    https://www.rp-cendres.com/t2323-tensai-ryssen-l-empereur-dragon
  • Lun 4 Mar - 21:47
    Bonjour Raymond et rebienvenue sur le forum !

    Voilà une histoire qui a été très riche, très détaillée, mais très agréable à lire. C'est très sympa de suivre le jeune Raymond, puis le Raymond étudiant, puis le Raymond pirate et enfin le Raymond reikois. J'ai apprécié aussi comme tu t'es renseigné sur le lore, et je n'ai vu aucune erreur qui m'ait choquée particulièrement ^^ Du coup, félicitations pour cette belle fiche !

    Venons-en à quelques détails maintenant.

    En ce qui concerne ton rang, je te propose au minimum d'avoir le rang C (citoyen reikois) ou le rang B, les Ingénieurs étant quand même un bataillon spécial de la faction et étant bien vu par le royaume.

    Pour les pouvoirs il va malheureusement falloir faire une petite rectification. En fait, pour manier le métal, il faut maîtriser la terre et l'air P1 et P2.
    Actuellement, tu ne maîtrise que la terre P2. Est-ce que ça t'irait si tu changeais ta magie de l'eau en la magie de l'air pour que ça aille ? Il faudrait alors que tu rectifies ces points dans ton histoire Wink

    Comme je l'ai dit plus haut, ton histoire est très riche et je l'ai beaucoup appréciée ! Tu prends le temps de développer ton personnage et ça se ressent dans ta plume.

    Il y a cependant un petit passage qui m'a fait tiqué :

    Raymond cria de détresse et disparut. Il s’était évaporé, en un clin d’œil, devant la stupeur de tout le monde. On commence à retourner les chaises et les tables, certains rigolent, d’autres s’exclament et certains ne comprennent pas. Raymond non plus n’y comprenait rien, il se retrouvait désormais le cul planté sur le toit de l’auberge comme si il y avait été téléporté. Bouleversé, en équilibre entre les tuiles, il tenta d’étouffer ses sanglots avant de descendre du toit tant bien que mal sans se casser la figure. Il ne se présenta pas pour honorer la réservation de sa chambre, il déambula jusqu’au petit matin et se précipita de rejoindre sa maison aux premières lueurs.

    Dans ta fiche, tu n'as pas téléportation : je ne vois donc pas comment c'est possible de disparaître sur le toit de l'auberge scratch Pourquoi ne pas dire qu'il y a un petit tremblement de terre, que ça surprend tout le monde et que Raymond en profite pour partir ? Smile Dans ce cas, il te suffirait juste de modifier les endroits où tu mentionnes la téléportation.

    Pour le reste, il n'y a rien d'autres qui me vient à l'esprit. Ce n'est pas tous les jours qu'on a un personnage de 60 ans, donc j'ai hâte de voir notre sage Ingénieur en jeu Very Happy Mais qui sait, peut-être qu'il aura son penchant bagarreur qui reviendra de temps en temps Wink

    En tout cas, fais-moi signe quand les modifications sont effectuées ^^
    Raymond l'Exilé
    Raymond l'Exilé
    Messages : 3
    crédits : 152
  • Lun 11 Mar - 21:00
    Salut ! Merci pour les retours et désolé pour la réponse tardive, IRL tourmenté ces temps ci ! Mea culpa je me suis emmêlé les pinceaux dans les pré-requis pour la maîtrise du métal j'étais persuadé qu'il fallait maîtriser l'eau ! Laughing Etant donné que j'ai foutu de la flotte partout dans mon histoire je vais prendre un peu de temps pour remplacer tout ça ainsi que l'histoire de la téléportation et je vous fait signe !

    Encore merci Very Happy
    Empereur-dragon du Reike
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    Tensai Ryssen
    Tensai Ryssen
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    qui suis-je ?:
    https://www.rp-cendres.com/t2323-tensai-ryssen-l-empereur-dragon
  • Ven 22 Mar - 22:42
    Bonjour Raymond,

    Je viens aux nouvelles concernant ta fiche Wink

    N'hésite pas à me signaler quand tu auras fait tes modifications o/
    Permission de ce forum:

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